Bilan Livresque Mensuel : Avril 2020

Le Mois d’Avril restera aussi marqué dans ma mémoire pour le confinement… Ce mois m’avait ravi un chien et un cheval en 2005 (la même année que les décès de Rainier et Jean-Paul II) et celui de 2020 sera marqué lui aussi au fer rouge.

Les amis et les copines, je vous le dis : ça commence à devenir long et dur ! Tout le monde espère tous une liberté conditionnelle pour le 4 mai… On verra si la Première Ministre à raison d’oser nous relâcher en suivant des phases bien précise pour notre décongélation.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’on va vers une putain de bordel quand on va ouvrir les vannes et libérer la population… Croisons les doigts que la deuxième vague ne soit pas trop grave, sinon, retour case « casa »…

Malgré le fait que nous pouvons sortir pour aller marcher, le temps me semble long sans les contacts sociaux avec la famille, les chevaux, les collègues, les potes,…

Puisque je n’avais pas le courage d’entamer des grands rangements ou nettoyage de printemps, j’ai lu ! Et j’ai bien lu…

Pas moins de 18 romans, 3 bédé, 1 magazine America (22 lectures) et pas un seul manga…

Pour commencer le second mois du confinement, j’ai sorti un roman noir, très noir. La prière du maure d’Adlène Meddi est un roman écrit par un journaliste d’investigation, et ça se sent tout de suite car derrière ses phrases, il y a eu enquête. Mon problème fut avec l’écriture style staccato de l’auteur.

La valeur sûre, dans ma biblio, c’est entre autre Stephen King et puisque son dernier opus, L’Institut, était dedans, je n’allais pas passer mon tour, surtout que l’on me parlait d’une histoire de gamins comme dans ÇA… J’ai passé un excellent moment d’angoisse avec le King et en compagnie d’une bande de jeunes kidnappée par des scientifiques parce qu’ils avaient des dons de télépathie et/ou de télékinésie mais l’histoire d’amitié était un chouïa en-dessous de celle dans ÇA.

L’enfer, c’est les autres… Laurence en sait quelque chose, elle qui est brimée par son grand frère, par les élèves de sa classe… Cinq cartes brûlées de Sophie Loubière est un roman qui se lit tout seul, mais je n’ai pas vraiment eu d’empathie pour Laurence, juste de l’exaspération devant son immobilisme. Par contre, le récit est ciselé et son final est excellent.

Confinement ou pas, moi je suis partie en Corée du Sud et j’y ai découvert les conditions des femmes qui ne sont pas joyeuses puisque les femmes sont soumises à leurs maris et aux décisions des mâles en général. Kim Jiyoung, née en 1982 de Nam-joo Cho nous parle de ces femmes résignées, soumises, qui courbe l’échine et qui mettent leur carrière de côté pour élever les enfants. Un livre choc, à lire. Très beau mais très dur pour nous les femmes car nos sociétés dites évoluées ne le sont pas tant que ça.

Il est bon parfois de lire un roman bourré d’émotions mais des positives, le tout rehaussé d’une goutte d’amour et d’une bonne dose de musique. Âme brisée d’Akira Mizubayashi est tout ça à la fois. On commence par des moments difficiles et puis, on se dirigera vers le pardon. J’ai pris mon pied littéraire avec, j’ai terminé ma lecture dans un état de zénitude totale et jamais, à aucun moment, ce roman n’a sombré dans la guimauve.

Non, Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie de François Cheng ne donne pas des envies de suicide, mais plutôt des envies de réflexion sur le fait que sans la mort, la vie n’aurait aucun sens. Sans la maladie, être en bonne santé n’aurait aucun sens… Ce petit roman de méditations, c’est de la poésie, au sens propre comme au figuré, c’est de la justesse, ce sont des mots réfléchis, c’est aussi de la philosophie et le fait que tout ce qu’il dit s’imbrique l’un dans l’autre.

Après Cheng, il faut un peu de légèreté et j’ai été bien servie avec La Tête sous l’eau d’Olivier Adam qui est une parfaite lecture pour la plage car ce roman de littérature jeunesse reste léger, comme s’il ne fallait pas alourdir la tête des jeunes. Personnages juste esquissés, mobile de l’enlèvement un peu court, dénouement trop rapide et l’auteur survole en vitesse le monde des ados et des foutus réseaux sociaux utilisés pour nuire. Juste bon pour la plage car il est divertissant.

Un roman se déroulant en Russie durant la sombre période du communisme est un plaisir littéraire mais souvent une torture pour le coeur et ce fut une fois de plus le cas avec Enfant 44 – Leo Demidov – Tome 1 de Tom Rob Smith [LC avec Bianca]. Cette Russie communiste, cette Russie de Staline qui broie le peuple est décrite d’une manière qui s’intègre parfaitement bien dans le récit. L’auteur a étudié le pays, ses moeurs, son système et, une fois de plus, j’en ai pris plein ma gueule et ça fait toujours mal. Le seul bémol sera pour le mobile des meurtres horrible que j’ai trouvé un peu limite.

Si tenir debout sur une planche de surf au milieu des vagues ou des tempêtes est une belle métaphore de nos vie, j’aurais dû penser à me munir d’un gilet de sauvetage car je me suis noyée à la moitié de Jours barbares de William Finnegan. Ce roman n’était pas fait pour moi.

Après avoir voyagé un peu partout sur le globe, j’avais envie d’un voyage dans le temps et j’ai été me promener en 1407 avec Le soleil des rebelles de Luca Di Fulvio. Si le réalisme ne manque pas du côté des décors et de la dure vie des serfs, je mettrai un petit carton rouge pour les personnages un peu trop manichéens à mon goût. Malgré tout, je ne bouderai pas mon plaisir car j’ai frémi, souri, eu de l’aventure durant ces 600 pages, même si, à un moment donné, on avait quelques longueurs.

Une fois de plus, j’avais un excellent roman qui prenait la poussières depuis des années dans mes étagères : Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Quelle histoire, mes amis ! Quel texte, quelle plume ! Pourtant, l’histoire est banale, habituelle, déjà vue, rien de neuf sous le soleil pourrait-on croire, mais l’art est toujours dans la manière de conter les histoires, de créer les personnages, de les faire évoluer. Et là, Gaudé a été un bon créateur.

Caroline du Nord, les Appalaches, une de mes destinations régulières en littérature, mais jamais pour un balade bucolique. Ce lien entre nous de David Joy est un roman noir violent où il est difficile de porter un jugement sur l’un où l’autre protagoniste. Pas de manichéisme mais un travail des personnages pour leur donner une profondeur qui en fait des êtres ni tout à fait blanc, ni tout à fait noir. L’action est présente, mais c’est le côté psychologique qui est le plus important et c’est pour lui que ce roman vaut la peine d’être découvert.

Je consomme donc je suis… Cela pourrait être le résumé de nos vies et ce contre quoi  Pierre Rabhi voudrait nous mettre en garde dans son livre Vers la sobriété heureuse, nous expliquant que l’on peut vivre mieux avec moins car la Terre n’est pas un puits sans fond où l’on peut se servir à l’exagéré, laissant sur le côté les autres puisque tout le monde ne saurait vivre comme nos sociétés. À méditer.

Une super grippe décime les États-Unis, puis le Monde… Faut être zinzin pour commencer à Le Fléau – Tome 1/2 de Stephen King en plein confinement Covid-19 ! Je le suis assez pour le faire. Les personnages du King sont travaillés, présentés dans leurs vies banales et mis en face du virus qui tue tout le monde autour d’eux. Ce premier tome mélange habillement les scènes de vie normale, les scènes anxiogènes, les scènes horribles d’assassinats, les tentatives de fuites, les survivants qui s’organisent et introduit un élément fantastique avec les rêves bizarres qui comportent la vieille dame et l’homme en noir.

Une touche de frais et d’innocence ensuite avec Les aristochats de Walt Disney en roman. Le roman du dessin animé. Pas de surprise je connais l’histoire. Une histoire cousue de fil blanc avec des rebondissements, des plans machiavélique, des chats qui jouent de la musique et une rencontre improbable entre une chatte distinguée et un chat de gouttière. Pretty Woman à l’envers !

Ben oui, tant qu’a faire, puisque j’y étais, autant poursuivre avec Le Livre de la jungle de Walt Disney. ♫ Il en faut peu pour être heureux ♪ Un roman agréable, sans véritable méchant, mais avec des leçons de vie : la jungle n’est pas faite pour un petit d’homme.

Bilan Livresque Mensuel : 18 Livres

  1. La prière du maure : Adlène Meddi
  2. À la recherche de Dracula – Carnet de voyage de Jonathan Harker : Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly
  3. L’Institut : Stephen King
  4. Cinq cartes brûlées : Sophie Loubière
  5. Kim Jiyoung, née en 1982 : Nam-joo Cho
  6. Âme brisée : Akira Mizubayashi
  7. Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie : François Cheng
  8. La Tête sous l’eau : Olivier Adam
  9. Jours barbares : William Finnegan
  10. Enfant 44 – Leo Demidov – Tome 1 : Tom Rob Smith [LC avec Bianca]
  11. Le soleil des rebelles : Luca Di Fulvio
  12. Le Soleil des Scorta : Laurent Gaudé
  13. Ce lien entre nous : David Joy
  14. Vers la sobriété heureuse : Pierre Rabhi
  15. Le couple d’à côté : Shari Lapena [LC avec Bianca]
  16. Le Fléau – Tome 1/2 : Stephen King
  17. Les aristochats : Walt Disney
  18. Le Livre de la jungle : Walt Disney

Bilan Livresque Mensuel : 3 bédés + 1 magazine (4)

  1. Mages – Tome 1 – Aldoran : Jean-Luc Istin, Kyko Duarte et Nanjan
  2. Mages – Tome 2 – Eragan : Nicolas Jarry, Stéphane Créty et Olivier Héban
  3. Mages – Tome 3 – Altherat :
  4. América N°4 : François Busnel