L’Homme en armes : Horacio Castellanos Moya

Titre : L’Homme en armes

Auteur : Horacio Castellanos Moya
Édition : Métailié (13/02/2020)
Édition Originale : El arma en el hombre (2001)
Traduction : Roberto Amutio

Résumé :
Surnom : Robocop.
État de service : sergent dans le corps d’élite du bataillon Acahuapa. Démobilisé à la fin de la guerre civile en 1991 après les accords de paix au Salvador.

Juan Alberto García, ancien d’un escadron de la mort, souffre de son retour à la vie civile. La guerre est terminée sur le papier, mais en fait elle se poursuit dans les ténèbres de cette société opaque, et Robocop, qui ne connaît d’autre métier que celui de tuer, devient l’homme de main de diverses factions rivales.

Acide et haletante confession d’un homme sans âme pris dans l’engrenage d’un système corrompu.

Avec L’Homme en arme, Horacio Castellanos Moya dépeint sans pitié et avec un humour noir cruel les convulsions d’une société pourrie par la guerre et les injustices.

Critique :
Qu’on se le dise, le Robocop de ce roman n’est pas celui du film du même nom. Ce n’est même pas un Homme reconstitué car Robocop est juste un surnom.

C’est une machine à tuer, mais sûrement pas à penser.

Juan Alberto García, de son vrai nom, fut sergent dans l’armée du Salvador, dans le bataillon Acahuapa, pendant la guerre civile.

Tel un Rocky qui ne sait que boxer, notre Juan ne sait rien faire d’autre que se battre, tuer et faire la guerre, puisqu’on ne lui a appris rien d’autre que ça. Démobilisé avec une prime de trois mois de salaire, Robocop est une grenade dégoupillée qui va sauter un peu partout.

Je vous passerai le détail de toutes ses exactions, ses crimes, ses assassinats pour zéro pesos… Le roman est cru, l’auteur ne prend pas des gants et appelle un chat un chat. C’est sanglant, violent et bien souvent, elle est gratuite, comme assassiner deux petits vieux pour finalement n’arriver à rien leur voler.

Robocop est une machine à tuer qui fait ce qu’on lui dit de faire, qui tire là où on lui dit de tirer et si l’auteur voulait démontrer l’absurdité des guerres et des hommes que l’on forme pour être impitoyable durant celles-ci, le but est atteint.

Par contre, une fois de plus, je ne me suis pas retrouvée dans ce récit violent où aucun personnage n’est attachant car peu développés.

Le récit est sanglant, Robocop travaille avec plusieurs patrons, selon l’endroit où il s’est échoué puisque de toutes façons, des tas de factions rivales se font toujours la guerre.

Je l’ai survolé, me demandant dans quel bourbier littéraire j’avais été me foutre et heureusement pour moi, le roman n’était guerre épais. J’en suis vite venue à bout, accomplissant, tel un hélicoptère, quelques survols lointains avant de l’envoyer dans un coin, une fois terminé.

À oublier et au suivant, une fois de plus !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°XXX et Le Mois Espagnol et Sud-Américain chez Sharon – Mai 2020 [Lecture – 07].

22 réflexions au sujet de « L’Homme en armes : Horacio Castellanos Moya »

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      • De toute façon j’ai pas le droit d’aller à plus de cent kilomètres de chez moi… Question exotisme on repassera… Oh oui… En effet… Je repasserai… j’ai plein de linge qui attend le fer là… 😀

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        • Toi au moins tu as un beau pays !! Nous, on va se taper la Belgique ! Je te laisse repasser, je déteste ça et je fais tout ce que je peux pour y échapper 😆

          En Belgique, si on va à 100 km de chez nous, on sort du pays. PTDR

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          • Ah mais tu n’as pas bien saisi la dernière ânerie de notre gouvernement ! Nous on ne doit pas aller à plus de 100 bornes de chez nous mais, les ressortissants de la communauté européenne peuvent aller où ils veulent chez nous! Je ne sais pas si c’est valable pour des vacances cela dit…

            C’est tellement énorme que j’ai du mal à y croire donc c’est à vérifier… j’ai juste entendu un humoriste qui brocarde l’actualité en parler. C’est sujet à caution… il en aurait été question en tout cas. Tu vois tu vas peut être pouvoir venir randonner chez nous! 😉

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  5. Lu il y a quelques années. J’ai apprécié, la plume, la violence, le Salvador… Par contre, entre la rivalité et les différents commanditaires et commandants, je me suis souvent senti perdu dans cet jungle.

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    • Oui, j’avais vu sur Babelio que nous n’étions pas sur la même longueur d’onde 😆

      Pour les commanditaires et commandants, c’est comme en politique : tout le monde il est copain et tout le monde il se tire dans les pattes et se plante des couteaux dans le dos !

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  6. Ah Horacia Castellanos Moya…..j’adore a petite dose…car c’est l’enfer dans ses pages….quand j’en lis un j’attends longtemps avant d’en lire un autre….dommage pour celui-ci….que je n’ai pas lu d’ailleurs….

    Aimé par 1 personne

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