Chez les Gauchos : Hugo Backhouse

Titre : Chez les Gauchos

Auteur : Hugo Backhouse
Édition : Marabout Junior (1954)
Édition Originale : Among the Gauchos (1950)
Traduction : Henry Daussy

Résumé :
L’existence aventureuse libre des « cow-boys » de la Pampa, vécue par un jeune homme de 18 ans.

Sur son cheval, dont l’étendue dépend pas, le Gaucho est le type même de l’homme libre, le symbole vivant de « l’aventure » dans le plein sens du mot.
De sa vigilance dépend le sort des milliers de têtes de bétail. À lui de les protéger contre la sécheresse qui tarit mares et abreuvoirs, contre l’incendie qui ravage le pacage, contre les voleurs de bestiaux et les condors.

À l’âge de 18 ans, Hugo Boackhouse quitte son Angleterre natale est difficile de se faire Gaucho. Il apprend à monter, adresser le cheval sauvage et à manier le lasso. Mais quelle initiation !

Peu à peu, il conquiert ses grades, bravant chaque jour la mort, échappant aux cornes des taureaux et aux sabots des chevaux.

Trois instruments tiennent une place importante dans sa vie : sa guitare, son lasso et son couteau. Ne s’en sépare jamais.

Le voici enfin un véritable Gaucho, un de ces hommes courageux qui ne cherchent ni ne provoquent l’aventure mais qui la vivent.

Critique :
Voilà une belle manière de faire le saut entre le Mois Espagnol/Sud-Américain et le Mois Anglais !

Un roman parlant de la vie des gauchos argentins, écrit par un Anglais. Si ça c’est pas de la chance d’avoir mis la main sur ce vieux roman, dans une brocante.

Après ♫ Englishman in New York ♪ voici venu « Englishman in Pampa ». Le voyage d’un anglais qui, à 18 ans, à quitté sa province, bien décidé à empoigner la vie…

Chez les gauchos, on chevauche toute la journée, du matin au soir, même la nuit s’il le faut, pour récupérer des bêtes égarées, ou les rassembler pour les tondre, pour l’hiver, pour les vendre…

La vie y est rude, dure, autant pour les hommes que pour les bêtes et les chevaux doivent être les plus robustes possibles, les plus rapides, les plus endurants. Mon royaume pour un Criollo !

Ce roman est assez dense, malgré ces 157 pages et les petites histoires se succèdent, un peu à la manière de nouvelles, puisque l’auteur nous raconte ses souvenirs, ses aventures, des anecdotes, sur lui, sur sa vie de gaucho, sur ses collègues, sur son métier de régisseur, sur les animaux qui peuplent la pampa…

Difficile de s’ennuyer avec une vie pareille ! Difficile de s’ennuyer aussi dans un tel récit d’aventure, de chevauchées fantastiques et de chutes où les cavaliers, véritables hommes de cheval, retombent toujours sur leurs pieds (moi pas).

Ce ne sera pas le roman de l’année, mais il était dépaysant, bourré d’aventures, de chevaux, d’hommes fiers, maniant le couteau pour défendre leur honneur, sautant à cheval comme des Indiens, maniant le lasso comme des cow-boys, arpentant la pampa désertique ou s’enfonçant des des forêts peuplées d’arbustes piquants.

Une vie de fou, une vie qui ne fait pas de cadeau, mais un bel apprentissage de la vie, de l’amitié, du travail au grand air. Et des tas d’histoires à raconter au coin du feu, une fois de retour en Angleterre !

Un roman d’aventure avec un grand A. Ma foi, c’est déjà pas mal.

Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9), le Mois Espagnol et Sud-Américain chez Sharon – Mai 2020 [Lecture N°20 – Fin] et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°09].

Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T01 – Le chien des Baskerville : Ian Edginton et Ian Culbard

Titre : Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T01 – Le chien des Baskerville

Scénariste : Ian Edginton
Dessinateur : Ian Culbard

Édition : Akileos (2010)

Résumé :
« Que signifie toute cette histoire, Holmes ? » Un bâton de marche noueux ; une botte disparue ; un portrait de famille négligé; un détenu criminel en cavale… et l’ancestrale malédiction d’un chien fantôme…

Le grand détective Sherlock Holmes a besoin de toutes ses forces de déduction « élémentaires », ainsi due du soutien sans faille de son ami le Dr Watson, pour résoudre le terrifiant mystère de sa plus fameuse affaire… « Il s’agit d’un meurtre, Watson… »

Critique :
Je ne dérogerai pas à ma règle qui veut que j’entame le Mois Anglais par un manga ou une bédé. Là, pour le compte, ce sera une bédé de Sherlock Holmes.

Le chien des Baskerville, je l’ai lu en roman, je l’ai vu en film, en série, en bédé… Bref, toutes les adaptations possibles et imaginables, réussies ou loupées.

Mais je n’avais pas encore découvert la version de Edginton et Culbard.

D’emblée éliminons de suite le sujet qui fâchera : je n’ai pas aimé les dessins ! Ni la représentation graphique de Holmes et encore moins cette de Watson qui, dans cette bédé, affiche un air tristounet.

Je n’ai pas apprécié non plus ce trait noir que le dessinateur applique à tous les visages, comme si tous avaient une cicatrice à la Albator (mais en moins sexy).

Si vous connaissez encore le roman, vous retrouverez tout ce qui en fait son charme, ses mystères, son suspense et son petit côté fantastique sans en être.

Par contre, pour le final, j’ai tiqué car Holmes annonce bien trop vite le nom du coupable et nous donne les clés pour comprendre le pourquoi du mobile du crime. Non les gars ! On n’annonce pas la couleur aussi vite, il faut penser à ceux et celles qui n’ont jamais lu ou vu Le Chien !

Mince, alors qu’on a fait monter la tension, le suspense, la température, bardaf, on fout en l’air toute la surprise. Holmes n’annonce jamais si vite le nom du coupable.

Anybref, une bédé bien épaisse, fidèle, à quelques détails près, au roman, mais aux dessins sombres, minimalistes et peu agréables pour mes yeux, au début. Pour la défense du dessinateur, je dirai que si cela m’a fait grimacer au départ, ensuite, ça a été mieux et je me suis concentrée sur l’histoire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°XXX, Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°00] et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).