Le Fléau – Tome 2/2 : Stephen King

Titre : Le fléau – Tome 2/2

Auteur : Stephen King
Édition : Le Livre de Poche (2003)
Édition Originale : The stand (1978)
Traduction : Jean-Pierre Quijano

Résumé :
Il a suffi que l’ordinateur d’un laboratoire ultra-secret de l’armée américaine fasse une erreur d’une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche.

Le Fléau, inexorablement, se répand sur l’Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %.

Dans ce monde d’apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun.

Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l’Homme sans visage, l’Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L’incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.

C’est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

Critique :
Après avoir lu le premier tome durant le confinement, j’ai eu besoin d’une pause et après 3 mois, j’ai estimé que je pouvais entamer le second tome.

Mes amis les Gentils m’attendaient sagement et ce fut avec grand plaisir que je retrouvai Nick, Stu, Ralph, Frannie, Larry, Glen, Tommy, Joe et Mère Abigaël.

Quant aux Méchants, aux ordres de l’Homme Noir, du Patron, du Promeneur, ils sont à Cibola, ou plutôt à Las Vegas…

Si le premier tome m’avait embarqué et que je n’avais pas vraiment ressenti certaines longueurs (je l’ai lu en version intégrale, sans les coupes de l’éditeur), dans ce second et dernier tome, j’ai eu plus de mal, je n’avançais plus aussi vite, comme si je devais faire la route à pied.

Rome ne s’est pas faite en un jour, je le sais, il faut du temps pour repartir après l’extermination de 90% de la population, mais le périple de La Poubelle était long et monotone. Ce fut le passage le plus chiant, avec les comptes-rendus du comité de Boulder.

Autant ou certains passages sont longs et laborieux, autant le final a été expédié d’un coup de cuillère à pot après un périple, à pied, de plus de 1.200km et de 1.500 pages.

D’accord, je râle lorsque les auteurs font traîner les affrontements finaux pour faire des pages et qu’à la fin, on tourne en rond, mais ici, je m’attendais à un affrontement Bien-Mal d’une manière différente.

Durant des centaines et des centaines de pages, le King nous parle de deux personnages étranges dont les gens rêvent : Mère Abigaël ou l’Homme Noir, représentant le Bien et le Mal et tadaaa boum, en quelques paragraphes, c’est expédié, rayé de la carte.

Je me suis sentie grugée, surtout qu’ensuite, le King prend 90 pages pour un voyage de retour qui dure, qui dure… Ça fait un sacré déséquilibre.

Un affrontement plus travaillé et un retour plus rapide aurait été plus intelligent, même s’il y a de l’ironie et du cynisme dans la manière qu’à le King de résoudre le problème de l’Homme Noir. L’arroseur arrosé par son propre tuyau.

Malgré tout, je suis contente d’avoir ENFIN lu le Fléau car il y a une chose que je ne peux pas reprocher au King, c’est d’avoir fait preuve de manichéisme.

Certes, les Méchants ne sont pas sympas et on aimerait boire un verre avec les Gentils, mais il y a une évolution dans ses personnages car tous ont évolués, appris quelque chose, changé de caractère et même Tommy, à qui il manquait une case, a changé. Dans le camp de l’Homme Noir aussi, des consciences s’éveillent.

À Boulder, en Zone Libre, on essaie de changer, de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’avant, mais chassez le Naturel, il revient au galop… L’Homme a du mal à perdre ses mauvaises habitudes et ses peurs primales des Autres.

Une fois de plus, le King nous propose un livre dérangeant à bien des égards. La dictature chez l’Homme Noir semble plus simple que la tentative d’ébauche de démocratie en Zone Libre car quand un seul prend des décisions et donne des ordres, c’est plus rapide que de demander l’avis de tout le monde…

Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions et la démocratie de la Zone Libre est peut-être un mirage puisque le comité reprend les personnages principaux du premier tome.

Quand on réfléchit bien (et le King nous donne de quoi réfléchir), il y a du bon et du mauvais dans les deux camps et si la dictature est à proscrire, la démocratie a du plomb dans l’aile quand elle décide d’en envoyer certains au front…

Le Fléau, ce n’est pas qu’un simple roman fantastique pré et post-apo, c’est aussi une tentative de reconstruction, la méfiance des autres, mais aussi du besoin des Hommes de se regrouper puis de se séparer lorsque le groupe devient trop important et qu’on commence à se marcher sur les pieds.

En un mot, Le Fléau, c’est à lire !

Après une telle lecture, je m’en vais lire un Astérix, ça me fera du bien au moral…

PS : Stephen King, aurait-il par hasard une dent sur les belettes ? Parce que dans son roman, il cite mon animal totem au moins 36.000 fois et jamais pour leur jeter des fleurs…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°XX]et le Challenge Pavévasion – Saison 1 (17 mars – 15 avril ?) chez Mez Brizées [Lecture N°07 – 790 pages – Livre de Poche].

 

26 réflexions au sujet de « Le Fléau – Tome 2/2 : Stephen King »

  1. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Août 2020 | The Cannibal Lecteur

  2. Ping : Premier bilan du challenge polar et thriller session 2020-2021 | deslivresetsharon

  3. T’as raison! De toute façon ceux qui ont survécu au Fléau ils ont tous une résistance, voir des capacités hors normes… Donc ils peuvent se marave la gueule pendant des heures sans transpirer! 😀

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    • Rhhhaaaaa! Damned j’ai ouvert un autre com au lieux de répondre à ta réponse… C’est pas grave, t’auras compris… T’es la superBelette! Tu sais lire, et même les BD, non? 😀

      Aimé par 1 personne

      • Oui, je sais lire les bédés parce qu’il y a des n’images ! mdr

        Pour le reste, je ne comprend plus rien mais je fais semblant 😆

        Je fais plancher mon staff pour comprendre tout ce que tu me dis et je prendrai des médoc ou j’en boirai… PTDR (humour de chaleur).

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    • Pas de transpiration, pas d’odeur ! Enfin, ce n’est pas la transpi qui pue, c’est, parait-y, les bactéries qui viennent te la digérer… Pour le moment, c’est une dure lutte (mdr) entre mon corps qui a chaud et qui fait couler les liquides de partout…

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    • Je doute qu’on nous reconfine, les caisses sont vides et on puise toujours dedans, alors que vu le nombre de gens qui ont perdu leurs jobs, leurs culottes et le reste, moins de fric rentre. Des tas de gens vont devoir traverser la route pour trouver un boulot… On devra vivre avec et faire avec, ce connardvirus… :/

      Moi je l’avais commencé à la fin du confinement.

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  4. Oh punaise..quand je lis King…je fuis….burger King…stephen King….non pas pour moi….alors desolee je n’ai pas lu ta critique (y’a du King quoi…;))

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  5. Honte au King s’il n’a pas encore compris le Pouvoir de La Belette!!!😁

    Comme je l’avais dit dans les com’ de ton billet sur la première je l’ai lu et en ai effectivement conservé le souvenir d’un pavé plein de longueurs surtout dans la deuxième partie. Au point que je n’ai pas franchement dans l’idée de le relire un jour ( nan mais? T’as pas vu ma PAL??? 😁).

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    • Non mais, t’as vu ma PAL à moi ?? La tienne fait minuscule à côté de la mienne qui se voit de la lune !! 😛

      Râlant, pour le roman du King parce qu’on a des longueurs pour des choses moins importantes et ensuite, le dénouement, LE combat contre le MAL, boum, deux pages à tout casser et basta, fini ! Heu… Préliminaires longs et conclusion rapide… 🙂

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      • J’aime bien les préliminaires… mais pas les éjaculateurs précoces! Je comprends ta frustration avec ce King là! 😂🤣😂 Cela étant les scènes de combat qui se prolongent dans les films ça me soule grave! D’autant que quand on voit les patates qu’ils se collent, on sait que n’importe qui serait KO en 30 secondes… bref c’est pas réaliste. Les vrais combats durent peu de temps! Même avec des gants de boxe les rounds durent 2mn!

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        • Oui, ça me fait chier aussi, dans les films, des scènes de combat qui durent 36h.

          Mais dans un roman, quand tu as bouffé 1.400 pages de préliminaires, tu t’attends à ce que le combat soit un peu plus long que deux pages… 🙂

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