Dortmunder – 02 – Comment voler une banque : Donald Westlake

Titre : Dortmunder – 02 – Comment voler une banque

Auteur : Donald Westlake
Édition : Rivages Noir (2011)
Édition Originale : Bank shot (1972)
Traduction : Maud Sinet

Résumé :
Et dire que John Dortmunder en est réduit à faire du porte à porte pour vendre des encyclopédies (ou plus exactement faire semblant de les vendre) ! Du gagne-petit pour un cambrioleur habitué aux gros coups.

Heureusement, Victor, ancien agent du FBI et neveu d’Andy Kelp a eu une idée géniale : un vol de banque. Attention, pas un braquage avec des menaces, des cris, des coups de feu et toutes ces choses désagréables.

Non, l’idée c’est vraiment d’embarquer la banque puisqu’elle est là, provisoirement installée dans un mobile home en attendant la réfection du bâtiment qui l’abrite en temps normal. Un mobile home, comme son nom l’indique, est fait pour être déplacé.

Avec un camion et un bon chauffeur, Stan Murch par exemple, l’affaire devrait marcher… comme sur des roulettes.

Une des plus mythiques aventures de Dortmunder et de sa bande rééditée dans une traduction révisée et complétée.

Critique :
Ceci est la nouvelle édition avec nouvelle traduction conforme de ce que la Série Noire avait publiée sous le titre « Le paquet ». Avouez que le nouveau titre est plus intriguant que l’ancien !

On pourrait croire, de prime abord, que nos vieux amis de la bande de John Dortmunder vont nous expliquer comment cambrioler une banque de nuit ou comment la braquer, de jour…

Il n’est en rien ! Ici, on va bel et bien se carapater avec l’intégralité de la banque ! Oui les amis, on prend tout…

Avant, il y avait une banque, après le passage de Dortmunder et de ses gars, il n’y a plus rien !

Le personnage de Dortmunder, pour ceux et celles qui ne le connaissent pas, est celui d’un braqueur, d’un cambrioleur à qui il arrive des tas de bricoles qui font toujours mal tourner ses coups. Heureusement qu’il ne manque pas d’idées pour essayer d’arranger ce qui part en couilles…

Lui et sa bande ont toujours des idées originales pour leurs braquages mais font souvent preuve de malchance, comme ce sera le cas ici et avant le final, on n’est jamais sûr si nos lascars pourront profiter des fruits de leur labeur… de leur audacieux vol.

Lire Dortmunder, c’est être assuré de passer un bon moment avec une équipe de voleurs qui ont tout de bras cassés mais qui ont une imagination débordante et un sens de l’improvisation au top.

Porté par des personnages qui sont sympathiques, amusants, bourrés d’humour et de réparties en tout genre, voilà un roman qui met de bonne humeur dès les premières lignes, même si on a de l’empathie pour ce pauvre John Dortmunder qui est obligé de vendre des encyclopédies pour survivre…

Bon, il arnaque les gens qui ne recevront jamais rien, mais malgré tout, il est tombé bien bas, notre voleur de haut-vol qui jamais ne fait couler le sang.

Le récit de Westlake est réalisé au millimètre, on ne perd pas de temps en discussions inutiles car même quand ses personnages ont l’air de parler de la pluie et du beau temps, c’est toujours intéressant et ne fait qu’augmenter notre empathie pour ces escrocs flamboyant dans leur malchance.

Lire un récit de John Dortmunder, c’est l’assurance de passer un bon moment de détente, d’assister à des plans de fous pour partir avec une banque en entier, de voir les flics tourner en rond et nos amis aller de malchance en malchance tout en se demandant comment ils vont s’en tirer, cette fois-ci. Là, c’est toujours une surprise.

PS : Si vous préférez les voleurs plus violents et moins malchanceux, alors il faut vous diriger vers Parker, l’autre brigand de Westlake, qu’il publia sous le pseudo de Richard Stark.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°30].