Bilan Livresque Mensuel : Août 2020

Le Mois d’Août fut caniculaire et ça a fait fondre un peu ma PAL. Juste un peu, elle est plus épaisse que la calotte glaciaire, rassurez-vous.

Mon Bilan Livresque est donc correct pour ce mois de 31 jours puisque j’ai lu 12 romans (dont 2 pavés), 3 bédés, 3 comics et 5 mangas = 23 lectures (233 lectures tout compris depuis le 1er janvier 2020).

Au moment de dresser mon bilan, je n’aurais pas imaginé avoir réussi à lire tout ça car j’ai tout de même eu deux gros pavés, une putain de migraine qui m’a cloué une journée, ainsi que la chaleur horrible qui ne me donnait qu’une seule envie : me terrer à la cave et ne plus en bouger.

Minou a eu du mal, comme nous tous, durant les jours les plus chauds. Pas de jeux avec ses souris, pas de courses dans les escaliers mais il est resté près de nous, jusque 12h30 parfois avant de monter faire la sieste à l’endroit le plus chaud de la maison (imbécile, va !).

Le chat était content, j’étais en télétravail super light, donc présente dans la maison. Il a donc pieuté à la frontière entre la salon et la salle à manger. Affalé au maximum pour que la plus grande surface de son bidou soit au sol.

Une nuit (celle du 13 au 14) où je crevais encore plus de chaud, je suis redescendue m’étendre dans le divan, laissant la porte de notre étage ouverte, pour tenter d’avoir un peu d’air. Minou est arrivé super vite, le sourire aux lèvres et à particulièrement aimé le fait de dormir sur le sol, non loin de moi qui était couchée dans le divan.

Le matin, j’ai senti un truc tout doux contre mes jambes et comme mon épilation ne remontait pas à si loin que ça, j’ai capté que Minou était venu se coucher contre ma jambe. Pourtant, il ne venait jamais se coucher lorsque j’étais allongée. De nouveau un palier de franchi.

À ce moment-là, il faisait un tout petit plus frais dans la pièce (alléluia), ça a rendu Minou un peu fou et il a rampé sur le divan avant de sauter sur sa pauvre souris (celle qui fait du bruit) et de jouer comme un malade, à 5h du mat’, puis de rejouer le remake de la charge des cavaliers de Napoléon dans les escaliers, qui sont en bois. 5h du mat’, tu n’as pas bien dormi et lui, il joue avec toutes ses souris et sans discrétion aucune… Merci Minou !

J’avais lu le premier volet durant le confinement, il était plus que temps de terminer Le Fléau – Tome 2/2 de Stephen King. Mon bémol sera pour un final qui n’est pas digne du King car il se déroule trop vite, trop facilement… C’est un peu court, jeune homme ! Alors qu’on s’est farci 1.500 pages parlant de l’arrivée du virus, de l’annihilation des êtres vivants, de l’exode et d’une tentative de rebâtir quelque chose…

Un petit tour dans les bayous de Louisiane, cela faisait une paie que je n’avais pas continué la saga de James Lee Burke et de son Dave Robicheaux – 02 – Black Cherry Blues. À ne pas lire si vous voulez de l’action qui pulse car ici, on prend son temps, on mange, on déguste les phrases, on mène l’enquête sans courir mais en foutant des coups à bien des gens.

Si vous aimez le fantastique et que le mélange Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles (Loïs H. Gresh) ne vous dérangent pas, préférez-lui la trilogie de Lovegrove qui offre des personnages plus conformes au canon holmésien. Pour ce roman, j’ai apprécié la première partie mais la seconde était lourde et fort longue. Sentiment mitigé pour ce premier tome.

Pour ceux ou celles qui ont envie d’un peu de fraîcheur, je ne pourrais que leur conseiller de découvrir un personnage hors-norme avec Les énigmes d’Aurel le Consul – 01 – Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin. L’enquête ne sort pas des sentiers battus, mais l’enquêteur, oui et c’est ce qui fait tout le piment de ce polar.

Le personnage principal n’a rien pour plaire, de prime abord, mais au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans le récit Terres fauves de Patrice Gain, notre homme acquiert une autre dimension, évolue après avoir échappé à la mort et va se révéler être une épine dans le pied de celui qui pensait se débarrasser de lui. Un roman sur la survie en milieu froid et hostile qui n’a qu’un défaut : la rapidité du récit fait qu’il manque parfois de vraisemblance.

Le boucher de Chicago de Robert Bloch ne vous parle pas de la Boucherie Sanzot qui aurait déménagée à Chicago mais de G. Gordon Gregg qui ressemble à s’y méprendre à H.H. Holmes, le tueur en série. Un polar historique addictif car, entre les manigances d’un séducteur qui tue pour de l’argent et l’enquête d’une jeune journaliste qui rêve de faire un scoop, on n’a pas trop le temps de s’ennuyer.

De temps en temps, j’aime revenir à la fantasy et puisque Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1) de Brandon Sanderson était bien cotée, je me suis plongée dans ce pavé. Problème : 990 pages à lire, quand on rame sur plus des cent premières pages et qu’on patine à certains chapitres, ça fait long. Lorsque le récit s’est débloqué, ce fut un plaisir à lire car l’univers de l’auteur est très riche. Je poursuivrai donc la suite.

Si, si, dans Dortmunder – 02 – Comment voler une banque de Donald Westlake, Dortmunder et sa bande de voleurs vont nous expliquer comment voler une banque en l’emportant avec soi. Si vous connaissez le personnage, pas besoin de vous en dire plus, et pour ceux qui ne savent pas, sachez que Dotmunder et sa bande sont souvent victimes de malchance caractérisée. Un petit bijou d’humour, un excellent moment de détente littéraire.

Arrive un vagabond de Robert Goolrick aurait pu se nommer « Chronique d’un drame annoncé » car il n’y a que dans les Harlequin que les histoires d’amour interdites se terminent bien. Roman d’amour, roman noir, la frontière est mince entre les deux, mais une chose est sûre : pas de guimauve ni de grandes envolées lyriques dans ce texte. Sobriété, émotions, amour, drame. Un récit magnifique.

Quand c’est trop court, ça ne laisse pas vraiment le temps à l’auteur de donner de la profondeur à ses personnages et même si le scénario n’est pas mal, Dylan Stark – Tome 12 – La peau du nègre de Pierre Pelot ne permet pas non plus de développer toutes les subtilités des esprits qui s’échauffent lors d’une poursuite d’un pauvre Noir par un posse composé de Blancs.

Voilà un roman noir plus que glaçant. Atlanta, 1948, des policiers Noirs accèdent à la fonction de policiers. Oui, mais, ils n’ont quasi aucun droits. Darktown de Thomas Mullen, sous le couvert d’une enquête sur le meurtre d’une jeune fille Noire, va nous expliquer toutes les horreurs que les Noirs ont vécu à cette époque et avant.

Puisque j’étais déjà dans la ville, j’ai poursuivi avec Meurtres à Atlanta de James Baldwin qui parle aussi de ségrégation raciale, de racisme, d’injustices, d’intégration, de meurtres,… 28 enfants ont été assassinés, tous étaient Noirs et issus de la classe sociale pauvre et de ces horribles meurtres vont servir de base à l’auteur pour décortiquer la société américaine Blanche.

Quand une connerie de gamins débiles se transforme en une folie meurtrière… La Culasse de l’enfer de Tom Franklin est tirée d’un fait réel, que l’auteur met en scène en changeant les personnages. La soif de pouvoir, d’argent, la vanité, l’impunité, le plaisir des armes à feu et le sentiment de se sentir inférieur par rapport aux notables locaux, tout cela donnera naissance à un déferlement de violence d’une intensité folle.

James Welsh excelle dans les descriptions des grands espaces et dans celle des âmes humains. L’hiver dans le sang nous conte la vie quotidienne des habitants d’une réserve, le travail au ranch, le mépris des Blancs. Les dialogues sont taillés au cordeau, pas un mot de plus, sont empreints d’une justesse qui me fait dire qu’il n’en fallait pas plus. J’ai moins aimé les passages où le narrateur erre de bar en bar. Mitigée je suis.

J’ai clôturé mon bilan littéraire ce 26 août afin de me consacrer à fond au Mois Américain qui se profile, en lisant quelques bédés/romans et en préparant quelques fiches car je ne suis pas en vacances en Septembre.

Même si ces romans et bédés seront lus fin août, ils compteront pour le bilan du mois de Septembre.

Ce n’est pas dans mes habitudes, je suis maniaque dans mes bilans mais puisque j’avais des fiches de programmées jusque fin août et que je ne voulais pas faire de double publication (je laisse ça pour septembre et son Mois Américain), me voici en train de déséquilibrer volontairement un bilan. Shame on me !

Bilan Livresque Août : 12 romans

  1. Le fléau – Tome 2/2 : Stephen King (790 pages)
  2. Dave Robicheaux – 02 – Black Cherry Blues : James Lee Burke
  3. Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles : L.H. Gresh (480 pages)
  4. Les énigmes d’Aurel le Consul – 01 – Le suspendu de Conakry : J-Ch. Rufin
  5. Terres fauves : Patrice Gain
  6. Le boucher de Chicago : Robert Bloch
  7. Archives de Roshar – 01 – La voie des rois (1/2) : B. Sanderson (990 pages)
  8. Dortmunder – 02 – Comment voler une banque : Donald Westlake
  9. Arrive un vagabond : Robert Goolrick
  10. Dylan Stark – Tome 12 – La peau du nègre : Pierre Pelot
  11. Darktown : Thomas Mullen (500 pages en poche)
  12. Meurtres à Atlanta : James Baldwin

Bilan Livresque Août : 3 bédés, 3 comics et 5 mangas (11 lectures)

  1. American Vampire Legacy – Tome 01 – Sélection naturelle :  Snyder et Murphy
  2. American Vampire Legacy – Tome 2 – Le réveil du monstre : Snyder et Nguyen
  3. Astérix – Tome 01 – Astérix le gaulois : René Goscinny et Albert Uderzo
  4. Bloodborne – Tome 1 – La fin du cauchemar : Kot, Kowalski et Simpson
  5. Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4 : Matsumoto et Shimaboshi
  6. Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5 : Matsumoto et Shimaboshi
  7. Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6 : Matsumoto et Shimaboshi
  8. Six-coups – Tome 1 – Le crash de monsieur Crunch : Jouvray et Thibault-Jouvray
  9. Pinkerton – Tome 1 – Dossier Jesse James – 1875 : Rémi Guérin et Damour
  10. Vinland Saga – Tome 22 : Makoto Yukimura
  11. Vinland Saga – Tome 23 : Makoto Yukimura