La mort du petit cœur : Daniel Woodrell

Titre : La mort du petit cœur

Auteur : Daniel Woodrell
Édition : Rivages Noir (2002/2018)
Édition Originale : The Death of Sweet Mister (2001)
Traduction : Frank Reichert

Résumé :
Shuggie Atkins est un adolescent solitaire et obèse. Sa mère l’appelle son « petit cœur ». Son père le traite de « gros lard » et le force à s’introduire au domicile de grands malades pour y voler les « drogues » qui leur sont prescrites.

Shuggie accepte, pour l’amour de cette mère qui ne cesse de le provoquer sexuellement sans avoir l’air de s’en rendre compte.

Tout cela est supportable jusqu’au jour où Jimmy Vin Pearce, un grand et bel homme, surgit dans le paysage au volant d’une magnifique T-Bird…

Critique :
On pourrait renommer ce roman en « Chronique d’un anéantissement programmé d’un ado ».

Effectivement, ce roman noir est poisseux, il colle aux doigts, il est toxique, il est glauque, tout en restant assez pudique, sans sombrer dans le pathos et sans jamais porter de jugement.

La famille Atkins, ce serait du pain béni pour les services sociaux et tout ceux qui étudient les cassos car là, on est tombé chez des champions du monde !

Entre Red, le père qui traite son fils (si c’est bien son fils) Shuggi de gros lard et qui l’envoie cambrioler des maisons pour y voler des médocs et Glenda, sa mère, chargée de l’entretien du cimetière et qui ferait bander les morts tant elle joue de ses charmes avec tout le monde, même envers son fils… Quand je vous dis que c’est glauque !

Une fois de plus, les ingrédients étaient réunis pour me faire passer un bon moment avec ce roman noir bien serré, plus serré que le string de Glenda quand Red y fourre sa main.

L’Amérique profonde, l’univers particulier des Orzaks et un récit vu au travers des yeux d’un ado de 13 ans, un peu à la manière de « Un bikini de diamant » sauf que Shuggie n’est pas un innocent et qu’il a un regard cynique et sans illusions aucune sur le monde qui l’entoure.

Bardaf, encore une lecture où je suis passée à côté de tout ! Malgré le caractère ironique du récit, malgré le côté oppressant, malgré le comique de certaines situations (même elles ne prêtent pas à rire, dans le fond), je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages et j’ai survolé la fin du roman, n’arrivant plus à me concentrer sur le récit.

Dommage parce que Woodrell est un auteur que je connais, dont j’apprécie les ambiances, la mise en scène des pauvres Blancs et qui m’avait fait vibrer avec ses autres romans (Un feu d’origine inconnue / Un hiver de glaceChevauchée avec le diable).

Il en fallait bien un qui au lieu de me coller aux doigts me tombe des mains.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°68] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

22 réflexions au sujet de « La mort du petit cœur : Daniel Woodrell »

  1. Ping : The American Month is finish – Bilan du Mois Américain [Septembre 2020] | The Cannibal Lecteur

  2. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2020 [Mois Américain] | The Cannibal Lecteur

  3. Ping : Billet récapitulatif – Le mois américain 2020 | Plaisirs à cultiver

  4. Purée d’sa mère! Petit Coeur??? C’est aussi comme ça sue j’appelais mon Choupinou jusqu’à ses 13 ans!!!! Tu te rends compte à quoi il a échappé ???😱😱😱

    Et si en plus j’avais fait bander tout le cimetière??? 😱😱😱

    Mon Choupinou n’a plus voulu que je l’appelle Petit Coeur depuis qu’il est ado… Quand il m’a dit ça j’étais effondrée. Alors j’ai tenté le tout pour le tout! Je lui ai demandé s’il ne préférait pas que je l’appelle « Chéri Mignon » devant ses copains à la sortie du collège ! 🥰🥰🥰

    Cet ingrat a alors menacé d’appeler le 119 (numéro vert pour les enfants maltraités !). 😭

    Alors on a âprement négocié et depuis je peux l’appeler Choupinou quand on est seuls… 😍

    🎵Il aura bientôt 18 ans🎶 Il est bébête comme un enfant🎵Chiant comme mon homme🎶 C’est mon bébé évidemment🎵 Depuis toujours et même avant🎶Chuis sa bobonne🎶…

    🥰😘😍🤩🥰😁

    Aimé par 1 personne

    • Mais que tu chantes bien, toi ! Les ados sont des débiles, on sait de quoi on cause, on l’a été avant eux, na ! La honte des parents, elle tombe sur chaque gosse, sur chaque ado… Et la honte des parents, est-ce qu’on en parle ?? NON !! Quel numéro pour les parents maltraités ??

      Moi je ne suis pas contre le fait de faire bander tout le cimetière, mais pas ce soir, je suis raplapla… Muerte la vacca !

      Dis, j’appelle mon petit neveu « ma poule », jusque quand penses-tu qu’il acceptera ce doux nom ??? 😆

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