Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle

Auteur : Irene Adler (Iacopo Bruno)
Édition : Albin Michel Jeunesse (02/09/2020)
Édition Originale : Caccia alla volpe con delitto (2015)
Traduction : Béatrice Didiot

Résumé :
Londres, hiver 1872. Irene propose à son père un séjour à la campagne afin de lui changer les idées.

Au cours d’une partie de chasse, un homme disparaît mais personne ne semble s’en inquiéter.

Irene contacte Sherlock et Lupin pour qu’ils l’aident à mener l’enquête.

Critique :
Sortez les fusils de chasse car Lord Ingletorpe a l’autorisation de faire une chasse au renard hors saison !

Attention, les fusils que je vous demande de sortir, ce n’est pas pour tirer sur le pauvre renard que l’on va poursuivre à cheval, mais sur les chasseurs…

Visez bien, il ne s’agirait pas de tuer un cheval dans l’histoire.

Il est des amis que l’on aime retrouver, même si c’est pour aller au fin fond du trou du cul de l’Angleterre juste en compagnie d’Irene, de son père et de leur domestique Horatio (qui ne porte pas de lunettes de soleil comme celui des Experts Miami).

Quand Irene prend quelques jours de détente en compagnie de son père, c’est comme quand Hercule Poirot va quelque part : un crime à lieu ! Ces gens sont des dangers publiques, ils attirent les assassins comme le miel attire les insectes.

J’aurais aimé avoir des potes comme elle : un message au sujet d’un truc louche qui semble s’être déroulé et voilà Sherlock et Lupin qui rappliquent dard-dard (jeu de mot suite à l’utilisation de miel plus haut et il n’y a pas d’autres sous-entendus).

Des suspects, on en aura des flagrants, comme toujours. Mais est-ce le personnage le plus louche qui est coupable ou pas ?

C’est toujours frais, amusant, enlevé et ça fait un bien fou au moral. L’inconvénient est que ça se lit trop vite.

Mon petit bémol concernera Sherlock qui, repartant enquêter à Londres, ne nous fera vivre ses pérégrinations et déductions que par procuration (sans mettre du vieux pain sur son balcon), lorsqu’il passera la porte pour désigner le coupable.

Zut alors, moi j’aurais bien aimé suivre mon jeune détective en herbe dans les rues de Londres… Puisque la narration est pour Irene, ce que font ses amis, nous ne le savons jamais qu’après. C’était aussi un moyen simple et efficace pour l’auteur de ne pas nous mettre trop vite la puce à l’oreille.

Les indices récoltés m’avaient permis de désigner la bonne personne mais il me manquait le mobile et sans les explications de Sherlock, je ne l’aurais pas trouvé… Seule son enquête à Londres le permettait.

Une fois de plus, c’est un chouette moment que je viens de passer en compagnie de mes vieux amis et j’ai hâte de les retrouver dans de nouvelles aventures policières.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°108].