Commissaire Montalbano – 11 – La Première Enquête de Montalbano : Andrea Camilleri

Titre : Commissaire Montalbano – 11 – La Première Enquête de Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri
Édition : Pocket Policier (2007/2012)
Édition Originale : La prima indagine di Montalbano (2004)
Traduction : Serge Quadruppani

Résumé :
La Sicile doit sa notoriété à la splendeur d’un volcan, à la majesté de ses temples et au caractère impitoyable de certains de ses habitants.

À ces attraits, il faut ajouter aujourd’hui un personnage hors du commun : le commissaire Montalbano. Pour la nonchalance, la gourmandise, l’érudition et le flegme, le « dottore » Montalbano n’a pas d’égal.

Lui qui déteste les crimes de sang trop faciles à résoudre, le voici, pour sa première enquête, devant l’énigme la plus saugrenue, un condensé d’humour noir et de surréalisme : un lundi, on trouve un poisson abattu à coups de 7.65.

Le lundi suivant, pareillement assassiné, un poulet. Ensuite un chien. A quand l’âne ou le bœuf, et quelques villageois ? L’affaire est sérieuse et Montalbano à pied d’œuvre.

Critique :
Lire une enquête du commissaire Montalbano, c’est prendre des vacances, retrouver un vieil ami épicurien, bien manger en faisant le tour de toutes les trattorias du coin, faire des balades digestives sur la plage et aller piano.

Montalbano, c’est le commissaire Maigret en version sicilienne ! On ne court pas et on prend la peine de manger des bons petits plats. Sauf qu’il n’y a pas de madame Montalbano et qu’avec sa Livia, c’est pas toujours simple.

Ce roman est en fait un recueil de trois enquêtes, la deuxième étant la « prima » du commissaire dans la petite bourgade de Vigatà.

Le point commun de ses trois enquêtes, c’est qu’il n’y a pas de sang, pas de crimes, pas de cadavres ! Donc, si vous avez une copine qui aimerait lire des polars mais sans violences et bien, fourrez-lui ce roman dans les mains, il est fait pour elle !

Sauf si le fait de tuer, d’une balle dans la tête, un poisson, un poulet, un chien, un âne est considéré comme de la violence… Mais ce seront les seules et vous n’entendrez pas les animaux souffrir.

Trois enquêtes qui ne se ressemblent pas, trois enquêtes totalement différentes mais où le talent de Camilleri prend vie, une fois de plus et où, grâce à sa plume, nous partons en Sicile sans bouger un doigt de pieds de notre canapé.

Dommage que nous ne puissions pas déguster les bons petits plats que le commissaire d’enfile derrière la cravate… Oui, c’est un gros bémol, ça ! Surtout quand on apprécie bien manger et découvrir les cuisines du monde.

Lire Montalbano, c’est découvrir la Sicile d’une autre manière qui n’est pas celle des tour-opérateurs mais qui montre l’envers du décor et les gens tels qu’ils sont, avec leur parler qui sent bon le Sud et ce, grâce au talent du traducteur, Serge Quadruppani.

Anybref, si vous avez envie d’évasion sans devoir faire des tests ou des quarantaine, Montalbano est fait pour vous, à condition de ne pas être à la recherche de courses-poursuites en tout genre car avec notre commissaire, je vous l’ai déjà dit, on va piano, donc on va sano !

Cette lenteur n’est jamais ennuyeuse car l’auteur a réussi à faire entrer la Sicile dans ses romans et ses personnages sont toujours bien décrits, bien typés, recherchés et l’équipe de Montalbano, ce sont des amis que l’on retrouve avec plaisir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°189] et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°15].