Le portrait de la Traviata : Jinki Do

Titre : Le portrait de la Traviata

Auteur : Jinki Do
Édition : Matin Calme (04/06/2020)
Édition Originale : The Portrait of La Traviata (2017)
Traduction : Kyung-ran Choi & Delphine Bourgoin

Résumé :
Les enquêtes de Gojin, avocat de l’ombre
Deux morts dans un appartement au premier étage d’un immeuble paisible de Séoul.

La femme qui y habitait – un coup de couteau pour elle – et un voisin – un coup de poinçon pour lui –, un type détestable qui lui tournait autour ces derniers temps.

Mais puisque le principal suspect gît à côté de la victime, il faut chercher ailleurs. Le concierge pourrait faire un coupable correct, le commissaire Lee Yuhyeon boucle son enquête et l’envoie en procès. Mais rien ne se passe comme prévu. L’innocence du vieux bougre s’impose, le procès est un fiasco.

C’est alors que dans son téléphone, Lee Yuhyeon entend un rire familier et moqueur, celui de l’avocat Gojin, l’avocat de l’ombre. Oui, il faudra tout recommencer, tout reprendre depuis le début. Car chacun dans cet immeuble pourrait avoir quelque raison d’avoir commis ce double meurtre.

Critique :
QUI ? Oui, qui a tué Jeong Yumi, hôtesse dans un bar, d’un coup de couteau ?

Le colonel Moutarde ? Madame Pervenche ? Non, c’est sans aucun doute son voisin qui la harcelait !

Petit problème : celui git à côté d’elle, poignardé aussi… C’est emmerdant, non ? Pas grave, le concierge fait un parfait coupable aussi, allez hop, on l’embarque, on l’inculpe et on le juge.

L’inspecteur Lee Yuhyeon est satisfait, sauf que… Gojin, l’avocat de l’ombre, lui fait comprendre qu’il s’est fourré le doigt dans l’oeil jusqu’au coude !

Véritable whodunit, ce polar coréen qui s’attaque à un problème de presque chambre close, entraînera ses lecteurs sur de nombreuses pistes avant que tout s’éclaire. Moi, je n’ai rien vu venir !

Gojin, le redoutable avocat de l’ombre va passer en revue tous les scénarios possibles, tous les alibis seront vérifiés, toutes les hypothèses de tricherie ou de magouille de son alibi seront disséquées.

Une partie de Cluedo Coréen où l’arme du crime est déjà connue, le lieu aussi, ne manque que le nom du coupable et le mobile…

Oui, ce Cluedo aurait pu avoir lieu ailleurs qu’en Corée du Sud, mais le fait que l’auteur soit Coréen ajoute une plue-value à ce roman policier à énigme car il explore un contexte socio- culturel que nous ne connaissons pas (ou peu) et en profite pour nous en apprendre un peu plus sur les bars à hôtesses et sur ceux où ce sont des jeunes mecs qui accueillent les dames et jouent à faire des extras…

Par contre, je cherche toujours le rapport entre l’enquête et la Traviata…

Un polar à énigme qui remet le whodunit au goût du jour, qui change la manière dont il est présenté habituellement, qui supprime le rassemblement de tous les suspects dans un lieu précis et qui nous permettre de voir toutes les hypothèses possibles et imaginables pour ce crime des plus bizarres.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°211] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°37].

23 réflexions au sujet de « Le portrait de la Traviata : Jinki Do »

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  4. Ping : Mois du polar 2021 | deslivresetsharon

  5. Voilà un roman qui a l’air sympathique… Faudra que je vois ça avec ma libraire… Je ne connais pas les polars coréens…

    Le rapport avec la Traviata ? Bon… Mamie Ida va t’expliquer… Installe toi confortablement… Elle va te raconter une histoire…

    La Traviata est un opéra de Verdi (le seul de Verdi que je trouve entendable… je m’emmerde lors des opéras de Verdi… Son écriture musicale est assez décevante je trouve… une jolie ligne et élégante ligne musicale au premier plan et au deuxième plan une simple ligne rythmique souvent trop appuyée qui donne à l’ensemble un côté musique de fanfare quand le chef d’orchestre ne cherche pas à l’atténuer)…

    Cet opéra est lui-même tiré d’un roman d’A.Dumas fils, « La Dame au Camélia » racontant la courte existence de Marie Du Plessis à qui Dumas fils avait voulu rendre hommage. Ils s’étaient connus…

    Marie Duplessis (oui elle ne s’était pas encore anoblie) est une petite normande orpheline de mère vendue par son père incestueux à 13 ans à des amants de passage, puis à un vieil homme qui finit par la lancer dans la carrière de courtisane à Paris, c’est à dire de prostituée de haut vol… On les compare souvent à tort avec les escorts d’aujourd’hui car les escorts même si elles sont supposées plus jolies et classieuses que les tapineuses à 10 balles, enchaînent les clients différents pour des honoraires élevés mais pas si délirants que ça… Alors que les courtisanes de la fin du XIXe et du début du XXe (leur espèce s’est éteinte après la première guerre mondiale) demandaient des sommes astronomiques et avaient souvent un amant officiel qui les entretenait à grands frais et dont elles devenaient une sorte de vitrine sociale…

    Elles avaient aussi quelques à côté… mais toujours un protecteur (pas un proxénète ! Il n’encaissait pas ses passes, mais payait lui-même plus que les autres! ) qu’elles choisissaient. Marie Du Plessis fut LA cocotte de son époque… Belle comme un cœur, 23 ou 24 jour par mois, pour signifier qu’elle était praticable elle portait un camélia blanc sur son décolleté… Et les 4 ou 5 jours d’indisposition, elle portait un camélia rouge… afin de décourager ces messieurs. D’où le surnom de dame au camélia. Hélas! Tuberculeuse, ce qui à l’époque était une condamnation à mort, elle s’éteignit à l’âge de 23 ou 24 ans, ruinée car elle menait grand train même quand la maladie ne lui permettait plus de monnayer ses charmes. A sa mort, ses biens restants magnifiques furent dispersés lors d’une vente aux enchères où le tout Paris se bouscula pour emporter un petit bout de la belle la plus célèbre de Paris.

    Si le parcours de Marie Duplessis heu… Du Plessis (je ne sais jamais moi avec ces roturières qui veulent jouer les aristos 😆 ) alias la Dame au Camélia, alias Violetta dans La Traviata vous intéresse, figurez vous que Christophe Hondelate avait fait un « Faites entrer l’Accusé » consacré à son parcours disponible sur Youtube. On se demande pourquoi car… le seul meurtrier dans l’affaire est une maladie et que ce n’est pas trop le style de Faites Entrer l’Accusé… Mais en fait on s’en fout. C’est passionnant. On pourra lire ou relire la Dame au Camélia aussi… Après tout on est ici sur un blog de livres 😉 !!!

    Bref, ta victime étant une hôtesse de bar qui en principe officiellement n’est pas censée coucher mais le fait quand même… l’auteur à fait un lien avec la Traviata… Mais… c’est ici évidemment une Traviata au rabais! 😀

    Et voilà! Tu sais tout!

    Aimé par 1 personne

    • Mais j’avais été demander à Wiki, qui m’avait dit tout ça mais de façon nettement moins chouette que toi. Ok, elle était escort, mais pas pute de haut vol qui connait tout son kama et pratique son sutra et elle n’est pas morte de tuberculose mais d’un coup de couteau, alors, je cherchais et je ne voyais pas ! 😆

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