Sang Chaud : Un-Su Kim [LC avec Rachel]

Titre : Sang Chaud

Auteur : Un-Su Kim
Édition : Matin Calme (09/01/2020)
Édition Originale : Hot Blooded (2010)
Traduction : Kyung-ran Choi et et Lise Charrin

Résumé :
Huisu, homme de main pour la mafia de Busan, atteint la quarantaine avec pas mal de questions.

Jusque-là, il n’a vécu que pour les coups tordus, la prison, les exécutions, tout ça pour se retrouver dans une chambre minable, seul, avec pour horizon des nuits passées à dilapider son argent au casino. il est temps de prendre certaines résolutions… avec un solide couteau de cuisine dans son poing serré.

Critique :
♫ Parla più piano e nessuno sentirà ♪ Il nostro amore lo viviamo io e te ♫ ♪Nessuno sa la verità, Nemmeno il cielo che ci guarda da lassù. ♪

Avec la mafia, même Coréenne, il vaut mieux parla più piano (parler moins fort) e nessuno sentirà (personne n’entendra).

Si Séoul peut-être comparé à Paris, Busan pourrait être l’équivalence d’un Marseille avec son port qui est d’une importance capitale.

On a beau être au pays du matin calme, à Busan, les habitants ont le sang chaud et dans le quartier mal famé et sordide de Guam (qui n’existe pas en vrai).

Nous sommes dans les années  90. Les habitants tirant tous et toutes le diable par la queue, la prostitution et les trafics en tous genre sont légions. Ils sont bien souvent les seuls moyens de survie ou de quoi mettre un peu de beurre dans les épinards.

Pourtant, malgré les trafics, les gens sont souvent perclus de dettes et les taux d’intérêts dépassent souvent la dette en elle-même. Dès que l’on contracte une dette, on se retrouve pieds et poings liés pour la vie, impossible de s’échapper.

Oui, ce roman noir, c’est un peu la version Coréenne du Parrain : plusieurs clans règnent sur les trafics, sur les quartiers, mais la plupart des chefs n’ont pas de sang sur les mains, comme le père Sohn, le chef de Huisu. Pas parce qu’il est tendre et bon, juste parce qu’il délègue ce genre de choses à d’autres, comme Huisu.

Au début du récit, tout semble calme et paisible dans le petit monde des mafiosi coréens, on se salue, on fait des courbettes, on mange ensemble, on se tape parfois dessus, mais juste avec les poings, rarement avec des armes à feu… Mais faut jamais jurer de rien, après le soleil, la tempête peut arriver.

Ce roman noir, c’est une carte postale sombre de la Corée du Sud, l’envers du décor, les coulisses sordides des trafiquants, des jeux de pouvoir, des guerres du trône, des trahisons, des coups fourrées, de couteau à sashimi planté dans le ventre ou dans le dos.

Au départ, je me suis un peu perdue dans cet univers, j’ai mélangé les noms, j’ai un peu galéré avant de me sentir à mon aise dans ces pages. Et puis, je me suis attachée à Huisu, au père Sohn et à différents personnages.

L’auteur leur a donné du corps mais surtout une âme, des sentiments, des questions existentielles, des doutes, une conscience, des sentiments… Non, nous ne sommes pas face à des truands méchants, stéréotypés et sans nuances. Ce sont des êtres humains et ils sont soumis aux mêmes questionnements que tout le monde, à des emmerdes, à des trahisons… Ok, nous, dans les bureaux, on ne règle pas nos problèmes avec des couteaux…

Un polar noir qui a tout d’une tragédie, une tragédie qui arrive doucement, qui prend son temps pour se mettre en place car l’auteur ne se dépêche pas et pose toutes les bases de son récit, de ses personnages, de ses décors afin que l’on s’immerge en douceur dans ce monde que nous ne connaissons pas vraiment.

C’est sanglant, meurtrier, violent et sans concession. Les mafiosi, qu’ils soient italiens ou coréens, ce ne sont pas des Bisounours… Un roman à découvrir avec l’esprit bien ouvert et un petit papier afin de noter certains noms et ne pas se tromper ensuite. Une belle plongée dans le monde de la mafia du pays du matin calme.

Un polar noir qui m’a donné envie de ne plus manger QUE des poissons végétariens et plus des carnivores… Je vous laisse deviner pourquoi… Mais au moins, je salue l’esprit de recyclage des truands coréens. On n’y pense pas assez souvent.

Un grand merci à Rachel de m’avoir proposé cette LC Coréenne (on y est abonnés, aux auteurs Coréens) car cela faisait longtemps que je voulais découvrir ce roman policier dont tout le monde avait beaucoup parlé en début 2020 (la blogo). Pour connaître son avis, suivez le lien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°216].

30 réflexions au sujet de « Sang Chaud : Un-Su Kim [LC avec Rachel] »

                    • Nous, quand l’ancienne ancienne ministre des transports a communiqué, elle a dit que 15 minutes de retard, c’était pas du retard ! Puis elle s’est plantée ensuite dans tous les calculs, bref, une incapable !

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                    • Tu me dis que l’ancienne ministre des transports. Mais vous avez beaucoup de ministre qui ont le même métier comme la santé tu m’as dit.
                      Si un ministre dit n’importe quoi, un autre dira autre chose.

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                    • On a plusieurs ministres de la santé parce qu’en plus de l’était fédéral (la tête du pays), on a les communautés et les régions qui ont des compétences, un peu comme si en France on avait une ministre de la santé « générale » et un/e ministre de la santé dans les départements en plus… ça ferait lourd, ben chez nous, ça existe ! :/

                      Pour les transports, on ne doit avoir que au fédéral, par dans les régions/communautés.

                      Mais quand tu en as plusieurs, que personne ne connait ses compétences, ça devient cacophonique, bordelique et rien n’avance ! La Belgique, c’est comme l’Europe, tout le monde cause et chacun fait ce qu’il veut :/

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                    • ils ont moins de bagage avec la loi. Beaucoup ont du démissionné pour quelques placements mals ou trop bien placés. Mais si tu es accusé de viol ça va, tu peux être ministre de l’intérieur.

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                    • Je me méfie depuis quelques temps des accusations de viols, attouchements et autres… depuis qu’une connaissance en a fait les frais alors que si nous tous sûr qu’il en est totalement incapable, d’ailleurs, ça l’a miné, foutu en l’air… un véritable prédateur, il s’en fout. Quand quelqu’un veut foutre la vie d’un autre en l’air, juste pour le plaisir, pour qu’on fasse attention à elle ou par pure vengeance, ce genre d’accusation peut faire tache sur le CV d’une personne innocente… J’ai connu une personne accusée de pédophilie, renvoyée de son travail, jugement et la totale et au final, oh, l’accusateur qui avoue avoir menti, mais le mal était fait…

                      Le politicien est peut-être coupable, mais avant qu’on ne le prouve, il reste la présomption d’innocence ! Je réserve mon jugement.

                      Depuis des années, mon père ne fait plus les états des lieux seul, il demande toujours la présence d’un témoin, surtout si le locataire futur ou ancien est une femme seule. Je l’ai accompagné souvent, je haussais les épaules mais depuis peu, je le comprend mieux, le paternel !

                      Chez nous, des ministres ont brûlé de l’argent un jour, il est ministre de la santé aujourd’hui, un autre a fait du délit d’initié, un autre avait magouillé et puis dit que c’était des billets mis de côté depuis des années, sauf que c’était des tout neuf, les tout nouveaux avec l’effigie du roi Albert II et de la reine Poala, nouvellement mis sur le marché…. PTDR

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                    • Les accusations de viol en effet peuvent être des arguments destructeurs. Toutefois cela reste rare. Et l’aboutissement des plaintes aboutissent assez rarement.
                      Il y a des gens que l’on croit gentil et au final, ils peuvent être aussi des violeurs, des pédophiles, des gens qui font des incestes.
                      Pour le cas de notre ministre, la cause de la plainte a été changé. Il a demandé des faveurs sexuelles contre un coup de pouce pour un boulot. Il ne nie pas avoir eu le rapport sexuel. Il nie l’avoir pour un troc. L’affaire traine depuis un moment.

                      Le souci sur incriminer se fait aussi chez les enfants qui parfois mentent pour se venger. Mais cela reste rare quand même.

                      Les ministres testent le système pour savoir s’il est fiable pour éviter les fuites d’argent.

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  1. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Mars 2021 | The Cannibal Lecteur

  2. Et oui les djeuns! A 40 ans si t’as réussi à vivre aussi vieux dans les gangs sans avoir été cadavré, et ben t’as pas un rond et t’as rien construit ni rien fait de ta vie!!! Il te reste plus que 10 ans pour t’offrir ta Rollex et c’est mal barré!

    Bon ok… les écoles coréennes c’est assez insupportable. Genre le bagne! Si t’es pas prêt à rester dans ce système de l’ultra performance t’es un raté et tu finiras brigand! Arrrghhh! C’est noir de noir c’t’histoire!!!! 😱

    Aimé par 1 personne

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