Bilan Livresque Mensuel : Mai 2021

Mai 2021 a été un bon mois pour plusieurs raisons :

  • C’était le Mois Espagnol
  • J’ai un bon Bilan Livresque
  • On nous déconfine un peu plus
  • Minou va toujours bien
  • J’ai pu aller faire une balade à cheval
  • Ma nièce est toujours aussi choupi

Le Bilan Livresque de ce Mois de Mai n’est pas si mal que ça. 15 romans, 19 bédés et 2 comics de lus = 36 lectures. À ce jour, c’est mon meilleur score pour 2021 !

Sur Babelio, j’ai 140 lectures au compteur (tous les genres confondus) et nous ne sommes pas encore à la moitié de l’année. Arriver à 250 lectures sera donc, une fois de plus, tout à fait faisable.

Par contre, en ce qui concerne le temps, ce n’est pas avec le Mois de Mai que je vais prendre des jolies couleurs !! Par contre, mes pieds commencent à se palmer… Et j’ai trouvé des poissons dans le fond du jardin (mdr).

Au rayon des bonnes nouvelles, par contre nous avons donc la réouverture des restos et cafés, mais uniquement en terrasse. Dommage que le temps soit celui d’octobre et que la loi de Murphy soit toujours bien présente. Apparemment, si rien ne change, le 9 juin, ce sera la fête du slip et on pourra manger à l’intérieur des restos.

Minou, lui, il ne se plaint de rien, sauf qu’il voudrait encore plus de coups de brosse… Moi je ne suis pas contre, mais j’ai peur qu’un jour il n’ait plus un poil sur le dos à force de se faire passer la brosse. Depuis janvier que je brosse la bête deux à trois fois par jour, je viens toujours avec des sous-poils et je pourrais me faire un second manteau.

Comme toujours, si je suis à la véranda l’après-midi, Monsieur Chat me fiche la paix royale, me laisse même piquer une mini sieste, se contentant lui de dormir sur son torchon, couché à mes pieds (qui sont étendus, j’ai des grandes jambes), la tête contre ma pantoufle (ce chat est un chien !!!).

J’arrive à le caresser tout à fait dans cette pièce, mais faut qu’il soit en demande, sinon, il s’enfuit (pas trop vite). Si je pianote au PC sur la table de la cuisine, j’ai quelques chances qu’il me laisse écrire mes chroniques avant de réclamer que je monte chez lui pour le câliner, mais si je suis à la salle à manger, là, je n’y coupe pas, c’est directement qu’il pousse son miaulement plaintif de pauvre bête martyrisée !

Je résiste, je lui dis « non » alors monsieur va dans la véranda se chauffer la couenne puis revient à l’abordage. L’autre jour, il s’est assis non loin de moi mais en me tournant le dos. J’étais pliée de rire sur mon clavier.

Ma nièce continue de pousser, d’apprécier les balades avec moi et le chien et dernièrement, alors que je m’étais faite des tartines de choco (le Galler, choco Belge sans huile de palme, fournisseur de la Cour) comme dans pub (petites tranches de pain que je n’avais pas refermée), mademoiselle est venue près de moi, m’a fait comprendre qu’elle voulait venir sur mes genoux (je l’ai assise donc) et cette bougresse m’a piqué ma tartiné, a reléché consciencieusement le choco dessus puis a balancé ce qu’il restait, avec un air de suffisance affiché sur sa jolie bouille barbouillée de choco !

Sa tata est plus généreuse avec le choco sur les tartines que sa mamy… Bien que, ma mère n’ait pas tort d’en mettre très peu, vu l’état dans lequel la petite a quitté la table… PTDR

Sale gosse, va ! (comme sa tante, en effet).

Et puis, j’ai enfin fait referrer mes deux juments, il y avait du soleil et j’en ai profité pour monter la vieille bique et partir une heure (elle était speedée, la vieille !). Bon, pas le choix, j’ai fait, pour la 47 millionième fois, un tour que l’on connait plus que par coeur, mais putain, que ça faisait du bien de chevaucher au soleil.

Je n’ai pas réussi à obtenir un galop de la miss, mais j’ai eu au moins droit à un trot rapide (mois rapide que quand elle était jeune). Par contre, son pas est toujours rapide et la flânerie impossible avec elle. On ne la changera plus.

En commençant le mois par un conte, je ne pensais me prendre une telle baffe dans la gueule. Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda est un conte philosophique, une ode à la nature, qui n’est jamais tendre, un pamphlet sur ceux qui ne respectent rien, le tout sans jamais adopter un ton moralisateur, personne n’étant tout blanc ou tout noir dans ses pages.

Un voyage en camion me tentait bien alors je suis montée avec Patagonie, route 203 de Eduardo Fernando Varela et si au départ, je me suis amusée dans ma découverte, ensuite, le camion a continué sa route sans moi et je n’ai jamais réussi à reprendre le fil de l’histoire.

Huis-clos oppressant, Le puits de Ivan Repila est un court roman qui m’a mise fort mal à l’aise de par son sujet : deux enfants au fond d’un puit de terre, sans nourriture, sans eau. Les émotions ressenties sont fortes, donnent mal au ventre, mais je déplore que l’auteur n’ait pas approfondi certaines choses dans ce roman. Malgré tout, une fois ouvert, vous ne le fermerez qu’une fois la dernière page tournée.

Constitué de trois récits à des époques différentes, Le Ciel à bout portant, Jorge Franco nous immerge totalement en Colombie grâce à ses personnages travaillés qui seront nos guides dans la narration et qui, au travers de leur récit, tenterons de nous expliquer ce qu’est la Colombie et ses narcos.

San Perdido de David Zukerman a beau être une ville fictive, elle a tout de même eu assez de réalisme que pour s’infiltrer dans les pores de ma peau. Et dans mon âme, elle brûle encore, à la manière d’un grand soleil (oui, Brassens est dans ta tête maintenant). Assurément, un grand roman, porté par une belle écriture, simple sans jamais être simpliste et qui finit d’office dans mes coups de coeur 2021.

On pourrait croire que c’est un énième roman sur la shoah, mais non : Le magicien d’Auschwitz – Comment celui que l’on surnommait le Grand Nivelli a survécu à l’enfer de José Rodrigues dos Santos est bien plus que ça, même si son sous-titre aurait pu être plus sobre… Sans sombrer dans le voyeurisme ou le glauque, ce roman historique mêle la fiction avec la réalité, les personnages fictifs croisant les réels et nous parle de ces nazis fanas d’ésotérisme et de théories totalement farfelues, dingues, mais auxquelles ils croyaient dur comme fer. Un histoire à suivre que je me réjouis de retrouver au mois d’octobre.

L’univers du roman Les Voleurs de curiosités de Jess Kidd [LC avec Bianca] est un univers fantastique, sans pour autant que l’on fasse appel à la magie. L’intrigue, assez étrange, m’a un peu déroutée au départ, mais juste le temps de quelques pages. Ensuite, j’étais bien vautrée dans l’univers. C’est étouffant, ténébreux à souhait, mais amusant aussi, car il y aussi de l’humour grinçant dans ces pages et un fond d’humanité.

Avec un roman, ça passe ou ça casse ! Chez moi, quand ça ne passe pas, ça casse… Et c’est ce qui a eu lieu avec Les eaux troubles du Tigre de Alicia Plante. Son 4ème de couverture, avait tous les ingrédients pour faire un récit intéressant (les années de plomb de la dictature argentine, les vols de bébés) mais le passé dictatorial m’a semblé survolé en ce qui concernait les enfants volés et en prime, je me suis perdue dans les incessants aller-retour du récit

Deux ambiances différentes dans cette novellas SF qu’est Le fini des mers de Gardner Dozois qui sans en avoir l’air, parviendront à se rejoindre sur le final du roman om l’auteur semble nous adresser un pied de nez, nous laissant hésiter entre « tout cela était donc vrai » ou pas… Une excellente novellas pour ceux ou celles qui, comme moi, ne sont pas familière de l’univers SF mais qui ont envie d’aller s’y encanailler en commençant petit. Un récit très émouvant.

Les enquêtes du détective privé Heredia me faisaient de l’œil alors j’ai commencé par le dernier : Negra soledad de Ramon Diaz-Eterovic. Heredia est un détective privé bourru qui enquête à son aise, un peu comme un Maigret. L’atmosphère de ce roman était faite pour moi, je m’y suis sentie à mon aise et j’avais envie de poursuivre avec les autres romans et puis, l’auteur m’a fait un coup de pute dans ce roman-ci qui ne me donne pas envie de revenir. Dommage.

Mapuche de Caryl Férey est st un roman noir, fort sombre, qui mélange adroitement les faits réels et la fiction, lui donnant plus de poids que si nous avions juste lu des chiffres ou des faits, ad nauseam. Le roman ne nous apprend pas tout sur la dictature argentine, mais il est tout de même éclairant sur ce qu’il se passe durant les années de la dictature militaire et dont on ne parle pas assez souvent.

Après tous ces romans noirs, j’avais besoin d’une bouffée d’air frais et Enquête étrusque au Louvre 01 de Carole Declercq [LC avec Bianca] est arrivé à point nommé. Certes, il faut attendre la moitié du roman pour avoir un cadavre (mort naturelle), certes, ce n’est pas avec ce roman que vous serez incollable sur l’art étrusque, mais de mon point de vue, ce n’était absolument pas grave tant ce roman m’a fait du bien au moral. Il ne révolutionnera pas les romans policiers, mais il m’a apporté de la sérénité et m’a reboosté pour replonger dans le noir.

Entre le détective privé Mário França et moi, ça n’a pas matché… Quand les vautours approchent de Miguel Miranda est à prendre au second degré. Pourtant, impossible pour moi de passer la seconde, je suis restée en première et vous pensez bien que ce n’est pas passé… Moi qui n’ai rien contre les parodies, là, ce fut le bide total.

Son premier roman avait été un coup de coeur, il était impératif que j’aille voir ce que le suivant allait donner. Guerilla social club de Marc Fernandez m’a entraîné cette fois-ci du côté du Chili et de l’Argentine, durant quelques instants des années de plomb qui pèsent toujours sur les épaules des familles qui cherchent leurs disparus.

Pour le Mois Anglais, j’ai choisi le mauvais roman pour commencer car L’accusé du Ross-Shire de Graeme Macrae Burnet se déroule dans les Highlands (pas encore trop grave) mais son auteur est Écossais et non pas Anglais ! Bardaf, l’embardée, il ne peut entrer dans le Mois Anglais.

Mélange habile de thriller, de confession, de polar historique et de récit sur la conditions des paysans sous l’autorité d’un laird en 1869, c’est aussi le récit désespéré d’un jeune garçon qui voit son père baisser la tête sous le harcèlement de leur constable et qui un jour décide de mettre fin à tout cela. Ce thriller aurait pu se nommer « La vie des paysans dans les Highlands au XIXème siècle » ou tout simplement « La condition humaine ».

Bilan Livresque : 15 romans

  1. Le vieux qui lisait des romans d’amour : Luis Sepúlveda
  2. Patagonie, route 203 : Eduardo Fernando Varela
  3. Le puits : Ivan Repila  
  4. Le Ciel à bout portant : Jorge Franco
  5. San Perdido : David Zukerman
  6. Le magicien d’Auschwitz : José Rodrigues dos Santos
  7. Les Voleurs de curiosités : Jess Kidd [LC avec Bianca]
  8. Les eaux troubles du tigre : Alicia Plante  
  9. Le fini des mers : Gardner Dozois
  10. Negra soledad : Ramon Diaz-Eterovic
  11. Mapuche : Caryl Férey
  12. Enquête étrusque au Louvre 01 : Carole Declercq [LC avec Bianca]
  13. Quand les vautours approchent : Miguel Miranda
  14. Guerilla social club : Marc Fernandez
  15. L’accusé du Ross-Shire : Graeme Macrae Burnet

Bilan Livresque : 19 Bédés & 2 Comics = 21 lectures

  1. 1984 (BD) : Orwell George et Nesti Fido
  2. Batman – Gotham by Gaslight : Barreto Eduardo, Mignola et Augustyn
  3. Blacksad, 01 – Quelque part entre les ombres : Diaz Canales et Guarnido Juanjo
  4. Blacksad – Tome 2 – Arctic-Nation : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  5. Captain America – Steve Rogers, 01 – Heil Hydra ! : Spencer, Sepúlveda, Piña et Saiz Jesús
  6. Don Vega : Alary Pierre
  7. Hel’Blar, T1 – Les chasseurs de Draugar : Sierra Sergio et Sierra A
  8. Hel’Blar, T2 – Le Roi sous le Tumulus : Sierra Sergio A. et Sierra A
  9. L’or des fous, T1 – L’expédition : Di Giorgio et Olivares G.
  10. L’or des fous, T2 – Par le feu et par le sang : Di Giorgio et Olivares
  11. L’or des fous, T3 – Vaincre ou mourir : Di Giorgio et Olivares
  12. Dernier templier, 01 – L’encodeur : Imbiriba Miguel de Lalor  et Khoury
  13. Dernier templier, 02 – Le chevalier de la crypte : Imbiriba Miguel
  14. Dernier templier, 03 – L’église engloutie : Miguel de Lalor Imbiriba et Khoury
  15. Dernier Templier, 04 – Le faucon du temple : Miguel de Lalor Imbiriba et Khoury
  16. Mafalda, tome 03 – Mafalda revient : Quino
  17. Manos Kelly, T1 – Le drame de Fort Alamo : Hernandez Palacios
  18. Waluk, 01 : La grande traversée : Ruiz Emilio (Espagne) et Miralles
  19. Les ombres de la Sierra Madre, 01 – La Niña Bronca : Philippe Nihoul et Daniel Brecht
  20. Les Traqueurs – T01 – L’arme perdue des dieux : David Muñoz et Tirso
  21. Les Traqueurs – T02 – L’héritage de sang : David Muñoz et Tirso

Le Mois Español chez Sharon esta terminado ¡Olé! – Bilan [Mai 2021]

Hé oui, tout à une fin, même les bonnes choses… Terminado le Mois Espagnol et viva le Mois Anglais qui va commencer.

Oui, passer de l’excellence d’une paella à une tourte à dieu sait quoi ou pire, à du pudding, ça te fout l’estomac et les papilles en l’air. Heureusement que pour les Mois, les organisatrices ne nous obligent pas à manger la cuisine du pays mis à l’honneur. Pour l’Espagne, je suis partante, moins pour l’Angleterre…

Pour cette édition 2021, j’ai fait de mon mieux, je n’ai pas à rougir de ma participation (personne ne devrait d’ailleurs) et j’ai tout de même fourni assez bien de fiches à Sharon.

En Mai 2020, j’avais posté 20 fiches et en Mai 2021, c’est au score de 32 que je suis arrivée.

Il me restera encore des bédés dans ma PAL Lusophone, mais soit ce sera pour l’édition 2022 (si Dieu le veut et si Sharon le peut) ou bien je les lirai durant l’année. Entre nous, je ne compte pas laisser en plan Waluk l’ours blanc, ni Blacksad le chat noir.

Bilan du Mois Espagnol : 31 fiches

  1. Patagonie, route 203 : Varela Eduardo Fernando (Argentine)
  2. Le puits : Repila Ivan (Espagne)
  3. Guerilla social club : Fernandez Marc (Espagne)
  4. Le vieux qui lisait des romans d’amour : Sepúlveda Luis (Chili)
  5. Le Ciel à bout portant : Franco Jorge (Colombie)
  6. Les eaux troubles du tigre : Plante Alicia (Argentine)
  7. Negra soledad : Diaz-Eterovic Ramon (Chili)
  8. San Perdido : Zukerman David (France/Panama)
  9. Mapuche : Caryl Férey (Argentine)
  10. Quand les vautours approchent : Miranda Miguel (Portugal)
  11. Le magicien d’Auschwitz : Santos José Rodrigues dos (Portugal)
  12. 1984 (BD) : Orwell George et Nesti Fido (Brésil) + Mois Anglais
  13. Batman – Gotham by Gaslight : Barreto Eduardo (Uruguay) et Mignola
  14. Blacksad, 01 – Quelque part entre les ombres : Canales et Juanjo (Espagne)
  15. Blacksad, 02 – Arctic-Nation : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido (Espagne)
  16. Captain America – Steve Rogers, 01 – Heil Hydra ! : Spencer, Sepúlveda (Mexique), Piña (Espagne) et Saiz Jesús (Espagne)
  17. Don Vega : Alary Pierre (Californie mexicaine)
  18. Hel’Blar, T1 – Les chasseurs de Draugar : Sierra Sergio et Sierra A (Espagne)
  19. Hel’Blar, T2 – Le Roi sous le Tumulus : Sierra Sergio A. et Sierra A (Espagne)
  20. L’or des fous, T1 – L’expédition : Di Giorgio et Olivares G. (Conquistadors)
  21. L’or des fous, T2 – Par le feu et par le sang : Di Giorgio et Olivares (Conquistadors)
  22. L’or des fous, T3 – Vaincre ou mourir : Di Giorgio et Olivares (Conquistadors)
  23. Dernier templier, 01 – L’encodeur : Imbiriba Miguel de Lalor (Brésil) et Khoury
  24. Dernier templier, 02 – Le chevalier de la crypte : Imbiriba Miguel (Brésil)
  25. Dernier templier, 03 – L’église engloutie : Miguel de Lalor Imbiriba (Brésil)
  26. Dernier Templier, 04 – Le faucon du temple : Miguel de Lalor Imbiriba (Brésil)
  27. Mafalda, tome 03 – Mafalda revient : Quino (Argentine)
  28. Manos Kelly, T1 – Le drame de Fort Alamo : Hernandez Palacios (Espagne)
  29. Waluk, 01 : La grande traversée : Ruiz Emilio (Espagne) et Miralles (Espagne)
  30. Les ombres de la Sierra Madre, 01 – La Niña Bronca : Philippe Nihoul et Daniel Brecht (Mexique)
  31. Les Traqueurs – T01 – L’arme perdue des dieux : David Muñoz et Tirso (Espagne)
  32. Les Traqueurs – T02 – L’héritage de sang : David Muñoz et Tirso (Espagne)

Resterons dans la PAL : 71 

  1. La caverne des Idées : Somoza José Carlos (Espagne)
  2. L’Histoire d’Horacio : González Tomás (Colombie)
  3. Les voix du Pamano : Cabré Jaume (Espagne)
  4. Barcelona : Sánchez Pardos Daniel (Espagne)
  5. Femmes de l’ombre : Bryan Helen (Andalousie)
  6. La table du roi Salomon : Montero Manglano Luis (Espagne)
  7. Le temps de la haine : Montero Rosa (Espagne)
  8. Le Poids du coeur : Montero Rosa (Espagne)
  9. Welcome to Harmony : Garduno Juan de dios (Espagne)
  10. Bioy Trelles : Paz Diego (Pérou)
  11. Taxi : Zanon Carlos (Espagne)
  12. La transparence du temps : Padura Leonardo (Cuba)
  13. À tombeau ouvert : Argemi Raúl (Argentine)
  14. La stratégie du pékinois : Ravelo Alexis (Espagne)
  15. Ombre de l’ombre : Taibo II Paco Ignacio (Mexique)
  16. Jours de combat : Taibo II Paco Ignacio (Mexique)
  17. Les hommes t’ont fait du mal : Mallo Ernesto (Argentine)
  18. Le silence des cloîtres : Giménez-Bartlett Alicia (Espagne)
  19. 2666 : Bolaño Roberto (Chili)
  20. Cinq femmes et demie : González Ledesma Francisco (Espagne)
  21. Avril rouge – Félix Chacaltana 01 : Roncagliolo Santiago (Pérou)
  22. La peine capitale – Félix Chacaltana 02 : Roncagliolo Santiago (Pérou)
  23. Un doux parfum de mort : Arriaga Guillermo (Mexique)
  24. Le jeu de l’ange : Ruiz Zafón Carlos (Espagne)
  25. La dame de cachemire : González Ledesma (Espagne)
  26. Le gardien invisible : Redondo Dolores (Espagne)
  27. La face nord du cœur : Redondo Dolores (Espagne)
  28. Le dernier pape : Rocha Luis Miguel (Portugal)
  29. Des morts bien pires : González Ledesma (Espagne)
  30. Un nom de torero : Sepúlveda Luis (Chili)
  31. L’Obscure Mémoire des armes : Diaz-Eterovic Ramon (Chili)
  32. Des hommes en noir : Gamboa Santiago (Colombie)
  33. Je reste roi d’Espagne : Salem Carlos (Argentine)
  34. Par-delà la pluie : Arból Víctor del (Espagne)
  35. Le poids des morts : Arból Víctor del (Espagne)
  36. La veille de presque tout : Arból Víctor del (Espagne)
  37. La maison des chagrins : Arból Víctor del (Espagne)
  38. Monteperdido : Martinez Agustin (Espagne)
  39. Le gardien de la Joconde : Fernandez Diaz Jorge (Argentine)
  40. Le Mauvais Chemin : Santiago Mikel (Espagne)
  41. L’étrange affaire du cadavre souriant : Miranda Miguel (Portugal)
  42. Pluie des ombres : Quiros Daniel (Costa Rica)
  43. Le ghetto intérieur : Amigorena Santiago H. (Argentine)
  44. À l’ombre du convoi T1 – Le poids du passé : Toussaint Kid et Beroy (Espagne)
  45. À l’ombre du convoi T2 – L’espoir d’un lendemain : Toussaint Kid et Beroy José-Maria (Espagne)
  46. Batman – Année 100 : Pope Paul et Villarrubia Jose (Espagne)
  47. Bouncer, 03 – La justice des serpents : Jodorowsky Alejandro (Chili) et Boucq
  48. Héraclès, T2 – Les Douze Travaux : Ferry , Bruneau et Duarte Carlos Rafael (Espagne)
  49. Héraclès, T3 – L’apothéose du Demi-Dieu : Ferry , Bruneau et Duarte Carlos Rafael (Espagne)
  50. Justice League : New Justice, 01 – La Totalité : Snyder, Tynion IV, Janín Mikel (Espagne) et Jiménez (Espagne)
  51. Justice League : New Justice, 03 – Retour au mur source : Snyder, Tynion VI, Sampere (Espagne), Ferry Pasqual (Espagne)
  52. La guerre des mondes, tome 1 : Cifuentes Vicente (Espagne) et Dobbs
  53. La guerre des mondes, tome 2 : Cifuentes Vicente (Espagne) et Dobbs
  54. Lazarus, T1 – Pour la famille : Rucka Greg, Lark et Arcas Santiago (Espagne)
  55. Dernier templier, 03 – L’église engloutie : Imbiriba Miguel de Lalor (Brésil)
  56. Aventuriers du Transvaal, 01 – L’or de Kruger : Bartoll JC (Espagne) et Köllé
  57. Mac Coy, intégrale, tome 1 : Hernandez Palacios Antonio
  58. Mafalda, tome 04 – La bande à Mafalda  : Quino (Argentine)
  59. Manos Kelly, T2 – La montagne d’or : Hernandez Palacios Antonio (Espagne)
  60. Solo, T1 – Les survivants du chaos : Martin Oscar (Espagne)
  61. Superman Rebirth, 02 – Au nom du père : Tomasi, Gleason et Jiménez (Espagne)
  62. Superman Rebirth, 03 – Mes doubles et moi : Tomasi et Jiménez (Espagne)
  63. Superman/Batman (Urban), 02 : Loeb, McGuiness et Pacheco Carlos (Espagne)
  64. Héraclès, 02 – Les Douze Travaux : Bruneau et Carlos Rafael Duarte (Brésil)
  65. Héraclès, 03 – L’apothéose du Demi-Dieu : Ferry, Bruneau et Carlos Rafael Duarte (Brésil)
  66. Tex, 01 – Flammes sur l’Arizona : Nizzi et Victor De La Fuente (Espagne)
  67. Les ombres de la Sierra Madre, 01 – La Niña Bronca : Brecht (Mexique)
  68. Amazonie – T01 (Kenya, saison 3) : Leo, Rodolphe et Bertrand Marchal (Brésil)
  69. Amazonie – T02 (Kenya, saison 3) : Leo, Rodolphe et Bertrand Marchal (Brésil)
  70. Fawcett – Les cités perdues d’Amazonie : Dorison, Bocci et Clot (Am. du Sud)
  71. Helldorado, T1 – Santa Maladria : Morvan et Ignacio Noé (Argentine)

Guerilla social club : Marc Fernandez

Titre : Guerilla social club

Auteur : Marc Fernandez
Éditions : Préludes (2017) / LP (2018)

Résumé :
Deux hommes disparaissent à Madrid. Un autre à Paris et une femme à Buenos Aires. Chaque fois, le même scénario : les victimes sont enlevées et leur cadavre retrouvé mutilé. Toutes ont aussi un passé commun : leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.

Parmi ces disparus figure l’un des amis du journaliste madrilène Diego Martín. Il décide de se pencher sur cette affaire pour son émission de radio, aidé par la détective Ana Durán, sa complice de toujours, et par l’avocate Isabel Ferrer.

Une enquête de tous les dangers qui va les mener de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, et les obliger à se confronter aux fantômes de l’Histoire. Ce qu’ils découvriront fait froid dans le dos, car, quarante ans après l’opération Condor, le rapace continue de voler.

L’auteur de l’acclamé Mala Vida, finaliste du Grand Prix des lectrices de Elle, revient avec un nouvel opus, plus haletant que jamais, à cheval entre l’Europe et l’Amérique latine, où le passé vient frapper à la porte d’anciens guérilleros… Ennemis un jour, ennemis toujours.

Critique :
Lorsqu’un roman noir de politique-fiction est bien mené, il instruit son lecteur, le rend moins bête.

Ce fut le cas avec ce deuxième tome de l’auteur, où j’ai retrouvé les personnages de Mala Vida, sauf que je connaissais une partie de l’histoire.

Quelle histoire ? Les dictatures sud-américaines des années 70-80 et leurs exactions (tortures, enlèvements, disparitions, meurtres, assassinats,…). Attention, je ne connais pas tout mais les grandes lignes oui, vu que ce mois de mai, j’ai lu assez bien de romans noirs se déroulant en Amérique du Sud.

Cette fois-ci, notre journaliste Diego Martín ne va pas enquêter, comme dans le premier, sur les assassinats d’ancien guérilleros, retrouvés morts, après avoir été torturé et ce, 30 ans après les faits.

Non, Diego Martín ne va pas rester les bras croisés et muet, loin de là, mais ce sera surtout Isabel et Léa en Argentine qui vont mettre à jour des dossiers et au fur et à mesure que chacun apportera sa pierre à l’édifice, la solution apparaîtra dans toute son horreur.

Une fois de plus, le récit est glaçant car même si en l’état, c’est une fiction, on sait que ce qui est développé dans le récit à notre époque s’est déjà passé et se passera encore car il est un excellent moyen pour manipuler les gens et les faire accepter ce que vous proposez pour leur sécurité.

L’auteur est habile pour mêler le vrai et le faux, la réalité et la fiction, cette dernière servant de liant pour parler du passé et des horreurs des dictatures militaires sud-américaines.

Comme nous repartons avec la même équipe, nous sommes en terrain connu, mais cela n’empêche pas l’auteur de continuer de soigner les portraits de ses personnages, de les rendre réalistes à tel point qu’on aurait envie d’aller boire un verre avec eux à la Casa Pepe (en terrasse, bien entendu). En tous les cas, Ana reste ma préférée.

C’est comme toujours percutant et comme le roman est assez court, l’auteur va directement à l’essentiel et ne perd pas de temps, allant droit au but. Peut-être qu’un peu plus de pages n’auraient pas fait de tort et auraient données encore plus de poids au récit, même s’il pèse déjà lourd dans mon esprit.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°262] et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021 [31ème et avant-dernière fiche].

Blacksad – Tome 2 – Arctic-Nation : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido

Titre : Blacksad – Tome 2 – Arctic-Nation

Scénariste : Juan Diaz Canales
Dessinateur : Juanjo Guarnido

Édition : Dargaud (2003)

Résumé :
Oldsmill, le maître de la ville, est un tigre blanc.
Karup, le chef de la police, un ours blanc.
Huk, l’âme damnée de Karup, un renard blanc.

Avec les autres animaux à pelage immaculé, ils forment la société WASP (W pour White, AS pour Anglo-Saxon, P pour Protestant).

Tous les autres habitants, de la pie noire au renard brun-roux en passant par le chat tacheté et la biche châtain, ne sont que racaille.

Et si la police n’est pas capable de maintenir l’ordre des blancs, les gros bras d’Arctic-Nation, le parti raciste, cagoulés et vêtus de robes blanches, s’en chargent sans états d’âme. Ils ont les cordes et les croix enflammées qu’il faut.

Dans cette ambiance pas câline, câline, Blacksad, le chat détective privé, enquête sur la disparition d’une enfant de couleur. La mère de Kyle, Dinah, travaillait comme femme de ménage chez le même Karup et, selon quelques bonnes âmes, serait au mieux avec le fils Oldsmill.

Un vrai nœud de vipères dans lequel Blacksad plonge les pattes et joue au justicier prompt à griffer si nécessaire… Son seul appui est Weekly, le reporter d’un magazine à scandale, un fouille-merde qui sera utile à John.

Et ça vaut mieux. Coups bas et coups tordus vont pleuvoir comme à Gravelotte…

Critique :
Le premier tome de Blacksad sentait bon le polar hard-boiled à l’ancienne (nous sommes dans les années 50) et avait tout d’une grande bédé.

Le tome 2 grimpe encore plus haut et crève le plafond et explose la cotation.

Hard-boiled, il l’est toujours, mais en lieu et place d’une enquête « classique », on met les pieds dans l’auge puante (et j’insulte les cochons) du ségrégationnisme, du racisme, des encagoulés du KKK et des bas de plafond des WASP (le banc anglo saxon et protestant).

Bienvenue dans le quartier de The Line, bienvenue chez la racaille des Claws, bienvenue aussi chez les suprémacistes d’Artic Nation, ceux qui viennent du froid et qui sont plus Blancs que Blancs que même les poudres à lessiver Dash/Dixan vont leur coller un procès tellement qu’ils sont Blancs.

Si au départ on pense à une enquête classique sur la disparition d’une jeune gamine Noire, restez sur vos gardes car il n’en sera rien et le scénariste sait non seulement monter une histoire qui tient la route mais en plus, il sait comment nous trouer le cul à la fin de son album. J’adore me faire entuber de la sorte.

Le dessinateur Juanjo Guarnido me donne envie d’acheter des ex-libris de Blacksad tant ses dessins sont sublimes, magnifaïïïïks, géniaux (et faudra aussi que j’achète un dico car les superlatifs comment à manquer).

Lorsque je lis (que je dévore goulûment) Blacksad, j’ai l’impression de regarder un vieux film des années 50, un bon vieux polar à l’ancienne, avec des atmosphères à la Bogart. Les dialogues, eux, sont toujours ciselé au scalpel, rempli de cynisme et de sarcasmes. J’adore !

Surtout qu’une espèce de fouine (une belette ?) a fait son entrée aux côtés de Blacksad : le journaliste surnommé Weekly qui ne manque pas d’humour.

L’anthropomorphisme est toujours bien réalisé à tel point que l’on oublie que l’on a affaire à des animaux qui souffrent des mêmes tares que les Humains.

Blacksad, c’est sobre, soigné, c’est intelligent, c’est fin, bref, je me demande pourquoi je n’ai pas lu cette série plus tôt. Avantage, je la découvre avec encore plus de plaisir et là, elle a sa place sur les plus hautes étagères de ma biblio, là où je classe le Graal de la bédé…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°261], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 56 pages Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°58], le Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) [N°20  Une bd récompensée] et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

  • 2003 : prix spécial du jury au festival de Sierre;
    • Prix Saint-Michel du meilleur album francophone pour Arctic-Nation.
  • 2004 : prix du public et Prix du dessin au Festival d’Angoulême pour Arctic-Nation ;
    • Prix Virgin du meilleur album pour Arctic Nation.
  • 2005 : Prix Harvey du meilleur album original pour Arctic-Nation;
    • prix Virgin du meilleur album pour Arctic-Nation.

Les enquêtes du Louvre – 01 – Enquête étrusque au Louvre : Carole Declercq [LC avec Bianca]

Titre : Les enquêtes du Louvre – 01 – Enquête étrusque au Louvre

Auteur : Carole Declercq
Édition : City (04/11/2020)

Résumé :
Fougueuse et indépendante, Anna Stein vient d’ouvrir un cabinet d’expertise d’art à Paris, mais sa jeunesse et son sale caractère font grincer bien des dents.

Alors, quand le milliardaire François Borelli lui demande d’inventorier sa collection, c’est enfin la reconnaissance qu’elle attendait.

Mais quelques jours plus tard, Borelli est retrouvé mort. Malade, il avait certes déjà un pied dans la tombe, mais ne l’y aurait-on pas un peu précipité ? Lorsque d’autres cadavres s’invitent dans l’entourage du collectionneur, Anna est obligée de mener l’enquête.

Aidée par un extravagant lord anglais, courtisée par un policier italien et poursuivie par son ancien amoureux, la jeune femme ne sait plus où donner de la tête. Pourtant, elle doit garder les idées claires.

Car dans les eaux troubles du trafic d’art, à vouloir déterrer d’inavouables secrets, elle risque d’être la prochaine victime…

Critique :
YES ! À peine les musées réouverts que j’avais déjà mon billet Thalys pour aller au musée du Louvre à Paris !

Bon, c’est au travers de la fiction que je suis entrée au Louvre sans faire la queue mais je m’en fiche parce que ça a fait du bien.

Pour les fans de meurtres, je risque de doucher vos attentes puisqu’il faudra attendre un peu moins de la moitié du roman (il en fait 280) pour avoir un cadavre et encore, mort naturelle. Et avant le mort naturel ? Ben rien, nada… Pas d’enlèvements, pas de disparitions, pas de courses-poursuites.

Non, non, ne partez pas parce que même en prenant son temps durant plus d’une centaine de pages pour poser sa panoplie de personnages, à la limite de la caricature (mais ils étaient drôles) et planter ses décors, l’auteure ne m’a jamais donné envie de m’endormir ou d’aller voir ailleurs pour des trépidations.

Ne connaissant rien au monde de l’art et des musées, j’ai apprécié d’en apprendre un peu plus, sans que cela devienne indigeste ou lourd, sans que cela vire au cours magistral. À la fin du roman, je ne sais toujours pas grand-chose, mais c’était toujours plus qu’au départ. Je soulignerai aussi que ça ne vire jamais au Da Vinci Code et autres romans dérivés.

Comme je le soulignais plus hauts, les personnages sont assez typés, on est à deux doigts de la caricature mais le ton du roman étant léger (sans être débilitant), les différents protagonistes allaient bien à l’atmosphère générale du récit sans pour autant virer à la série bas-de-gamme produite par une chaîne de télé fort connue pour que l’on s’abrutisse le soir et que l’on offre notre temps de cerveau disponible à Qui-Vous-Savez.

Si l’enquête n’a rien de transcendantal, rien d’exceptionnel, rien qui vous trouera le cul, le ton général fut une bouffée d’air frais pour moi qui avait lu mon lot de romans noirs, sombres et bourrés de morts, de dictature et autre.

C’est bien simple, je l’ai dévoré sur une petite journée, ayant bien du mal à le reposer tant je m’amusais comme une petite folle avec les personnages, dont Anna, son oncle Albert et Thomas Alexander, un lord anglais devenu libraire à Paris et fan de San-Antonio.

Anybref, sans révolutionner la littérature policière, sans avoir des cadavres à toutes les pages, en utilisant la violence avec parcimonie, l’auteure a réussi un agréable petit cosy-mystery à la française en nous faisant entrer dans le monde de l’art et des musées, le tout avec une plume légère, humoristique, sans pour autant être gnangnante ou simpliste.

Roman policier addictif, qui n’essaie pas d’en faire plus pour s’imposer, qui prend son temps sans pour autant que le lecteur ne s’emmerde. Un roman policier qui fait du bien au moral, qui apporte un rayon de soleil dans une journée grise et vous requinque d’un coup après des lectures assez dures.

Un tout grand merci à Bianca de m’avoir proposée cette LC qui est réussie parce que sans elle, jamais je n’aurais coché ce roman et cela aurait été une erreur. De son côté, c’est plus mitigé, elle aurait aimé que le meurtre arrive plus vite et en apprendre plus sur les étrusques. Comme quoi, deux avis différents ! N’oubliez pas d’aller lire le sien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°260].

Le fini des mers : Gardner Dozois

Titre : Le fini des mers

Auteur : Gardner Dozois
Édition : Le Bélial’ Une Heure Lumière (28/06/2018)
Édition Originale : Chains of the Sea (1973)
Traduction : Pierre-Paul Durastanti

Résumé :
Un jour, ils débarquèrent, comme tout le monde l’avait prévu. Tombés d’un ciel bleu candide par une froide et belle journée de novembre, ils étaient quatre, quatre vaisseaux extraterrestres à la dérive tels les premiers flocons de la neige qui menaçait depuis déjà une semaine.

Le jour se levant sur le continent américain, c’est là qu’ils atterrirent : un dans la vallée du Delaware vingt-cinq kilomètres au nord de Philadelphie, un dans l’Ohio, un dans une région désolée du Colorado, et un (pour un motif inconnu) dans un champ de cannes des abords de Caracas, au Venezuela…

Critique :
Ça y est, les extra-terrestres ont débarqués et je vous le dis de suite, nous sommes loin de ceux dans le film des « Gendarmes » où « ils rouillent, mon adjudant, ils rouillent » !

Pas de ça ici, nous sommes face à des E.T d’un autre genre et ils semblent bien plus dangereux que ceux croisés ailleurs, bien plus intelligent et préfèrent discuter avec nos I.A ou les Autres…

Deux ambiances différentes dans cette novellas : l’arrivée de quatre vaisseaux extra-terrestres d’un côté, la population que l’on tient à l’écart.

De l’autre, Tommy, un jeune garçon rêveur vivant dans une famille où les parents s’engueulent, où les coups frappent et où notre Tommy est capable de voir les Autres qui vivent dans notre monde.

Si les réactions face à l’atterrissage d’un vaisseau au Venezuela vire à la guerre civile, à l’empoignade, chez les Américains du Nord, ce n’est pas mieux, même si tout est sous contrôle… Enfin, qu’ils croient !

J’ai aimé ces deux récits qui, au départ, ne semblent avoir aucun rapport l’un avec l’autre. Face aux brimades que Tommy reçoit chez lui, face au traitement qu’il reçoit de la part de sa maîtresse (un bûcher, vite !), on se dit que le plus urgent serait de l’aider et de s’occuper des E.T ensuite…

Comme quoi, face à sa douleur de ne pas être écouté, compris, lorsqu’on est dans un cercle vicieux sans fin, ce qu’il se passe dans le reste du Monde, même grave, important, passe en second plan.

D’ailleurs, l’invasion ne pourrait être qu’un prétexte pour nous parler de l’incompréhension des enfants face à certains comportements des adultes.

Écrit en 1973, cette novellas de SF n’a pas mal vieilli, si ce n’est que personne n’a de téléphone portable ou de PC, que les réseaux sociaux n’existent pas, empêchant les gens de propager les nouvelles, mais en ce qui concerne les chaînes de télé, les États-Unis étaient mieux lotis que nous.

Une excellente novellas pour ceux ou celles qui, comme moi, ne sont pas familière de l’univers SF mais qui ont envie d’aller s’y encanailler en commençant petit. Un récit très émouvant.

PS : au départ, je pensais faire entrer cette novellas dans le Mois Espagnol et Sud-Américain puisqu’on parlait du Venezuela dans le résumé… Oups, on parle tellement peu de l’Amérique latine que cette novellas pourrait juste participer à la minute Espagnole (si Sharon l’organisait).

Les ombres de la Sierra Madre – Tome 1 – La Niña Bronca : Philippe Nihoul et Daniel Brecht

Titre : Les ombres de la Sierra Madre – Tome 1 – La Niña Bronca

Scénariste : Philippe Nihoul
Dessinateur : Daniel Brecht

Édition : Sandawe (17/05/2017)

Résumé :
Traumatisé par les horreurs de la Première Guerre mondiale, Moroni Fenn, jeune Mormon au comportement violent et imprévisible, est envoyé au Mexique pour assurer la sécurité des colonies qui y sont implantées.

En chemin, il manque de se faire tuer par un vieil ermite à moitié fou et sauve, puis adopte, une petite Indienne exhibée comme un animal sauvage.

Malgré les mises en garde du vieil homme, qui parle de bandes d’Apaches encore sauvages en ces années 20 et le comportement intrigant de sa fille adoptive, Moroni ignore les signes étranges et les cris nocturnes qui se multiplient autour de sa maison. Il va le regretter.

Critique :
Non le western n’est pas mort ! Tu as vu son hommage chez Jean-Pierre Foucault ? Non… Donc le western n’est pas mort.

Il a même encore de beaux restes et des auteurs de talents pour lui rendre ses lettres de noblesse.

Même si le scénario reste conventionnel, le talent est dans la manière de raconter l’histoire et clairement, nous sommes face à un conteur de talent qui est arrivé à m’entraîner là où je ne m’y attendais pas.

Moroni Fenn, notre personnage principal est un mormon. Depuis son retour des tranchées de la Première guerre Mondiale, il n’est plus le même. Déjà qu’il n’était pas le plus zélé des membres de l’église des Saints des derniers jours, ça ne s’est pas arrangé avec les traumatismes de la guerre.

On l’envoie donc au Mexique, à Colonia Juárez, pour assurer la sécurité de la communauté mormone qui s’y trouve. Mais sur la route, il croise celle d’une gamine, la Niña Bronca, utilisée comme objet de foire.

Décidemment, Moroni ne fait jamais rien de ce qu’on attend de lui et c’est ce qui est génial avec ce personnage car il de l’humanité, lui ! Et il nique toutes les règles des mormons : il boit de l’alcool et n’a qu’une seule femme.

Les décors mexicains, comme ceux des tranchées nous plongent d’emblée dans l’ambiance. Celui de l’Argonne est rempli de boue et de sang, ceux du Mexique sont secs et remplis de poussière.

Plusieurs personnages hauts-en-couleurs officient dans ce western et en toile de fond, il y a les terribles guerriers Apaches qui cherchent à récupérer la gamine puisqu’elle fait partie des leurs. On se doute que dans les tomes suivants, ça va barder…

Si cela fait 20 ans que l’on a plus vu d’Apaches dans le coin, ils n’ont jamais disparus totalement de l’endroit, restant cachés en petits clans afin de ne pas se faire repérer par les chasseurs de scalps. Là-bas, un bon Indien est toujours un Indien mort…

Un western qui, bien que possédant un scénario classique, tire son épingle du jeu en racontant l’histoire différemment, en proposant des personnages ayant réellement existé, avec d’excellents dessins et des ambiances chaudes et poussiéreuses.

Sûr et certain que je vais acheter la suite maintenant que j’ai découvert ce premier tome.

Le cahier final comporte les portraits des personnages qui ont réellement existés, ce qui les ancre encore plus dans cette bédé réaliste.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°259], et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 56 pages et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Le Mois Anglais is de nouveau back – Juin 2021 [10ème saison]

Yes, yes, yes, le Mois Anglais est de retour ! En plus d’avoir le challenge « Year In England » durant toute l’année… Mais vous me connaissez, ce qui me rend aussi excitée qu’une tique affamée devant la salon du chien, c’est le Mois Anglais…

Il y a dix ans, en 2011, LouCryssilda et Titine lançaient la toute première édition du Mois Anglais (où j’étais absente) et donc, en 2021, on va souffler les 10 bougies de ce Mois que j’adore et où j’ai commencé à participer en 2013 seulement et depuis, je me suis toujours déchaînée une fois par an (deux fois, avec le Mois Américain), pour le plus grand malheur bonheur (quoique) des organisatrices.

L’entraînement strict a commencé : tous les matins, je me lève en chantant le God Save The Queen et je fais des pompes devant un discours de Sa très gracieuse majesty avant de prendre un petit-déj anglais avec oeufs, haricots, tomates et bacon, plus du thé et des toasts, of course. Bref, je suis en forme, une fois de plus…

Pour cette 10ème année, je devrais me déchaîner encore plus, mais vu mon score de Juin 2020, ce ne sera pas possible de dépasser les 64 fiches (ou alors, c’est moi qui vais me coller une dépression post-English-Month (si, si, ça existe mais ce n’est pas pris en compte par la médecine du travail).

Donc, je vais rester calme et ne pas me déchaîner. Là, bizarrement, je sens les organisatrices soupirer d’aise…

Ma liste est prête depuis un certain temps, je ne me suis pas foulée, j’ai repris celle de l’année dernière et j’ai ajouté des titres au fur et à mesure que je les encodais dans Livraddict.

Une fois de plus, j’aurai du Sherlock Holmes au menu, du Hercule Poirot (on ne change pas un duo gagnant) mais aussi de la Fantasy (faudrait VRAIMENT que j’en relise plus), de la SF (oui, oui, faut que j’y aille dans cet univers) et je ne vais pas me priver d’ajouter des romans qui se déroulent ailleurs qu’en Angleterre (tant que l’auteur est anglais, hein) ou des romans se déroulant en Angleterre et écrit par des autres nationalités ou carrément de partir dans des mondes imaginaires.

Et puis, j’ai encore trouvé un tas de bédés à lire pour le Mois Anglais !!

Une liste de 154 titres ! Si, si, c’est possible ! L’année dernière, je n’avais sélectionné que 128 titres… Tiens, bizarre, bizarre d’en avoir plus lorsque l’on promet d’être sage cette année où je ne partirai pas en vacances comme en 2020…

Vous les entendez trembler, les organisatrices ?? Mhouhahahaha

Anybref, il me reste toujours à lire des romans qui se retrouvent depuis un siècle à chaque Mois Anglais (j’en avais lus assez bien en 2020, des vieux brols, mais il m’en reste toujours) et je vais essayer, une fois de plus, de les liquider de ma PAL Noire, celle qui date de Mathusalem… Vœux pieu, sans aucun doute.

Puis, comme vous êtes sages, je vous réserve une petite surprise de derrière les fagots… Mais je n’en dis pas plus. Ne la cherchez pas dans la liste, elle en est absente, de même que dans la liste publiée sur Livraddict… Je suis démoniaque, je sais.

Une fois de plus, les logos que j’ai fabriqué sont pour les participantes, au choix !

Mon énorme liste à lire pour le Mois Anglais (classée selon le nombre de page croissant puisque copiée de mon tableur telle qu’elle était éditée) :

  1. Acadie : Hutchinson Dave [SF]
  2. Jane Austen contre le Loup-Garou : Ciaudo Marianne [Fantastique]
  3. La Survie de Molly Southbourne : Thompson Tade [Fantastique]
  4. Le secret de Sherlock Holmes : Guillon et Chevalier [Polar]
  5. Ormeshadow : Sharma Priya [Fantastique]
  6. La ferme des animaux : Orwell George [SF]
  7. Poumon vert : MacLeod Ian R. [SF]
  8. En fuite vers Bradford : Flanders John [Fantastique]
  9. Aventures du fils de Sherlock Holmes : Dr Watson [Polar]
  10. Elle n’en pense pas un mot : Tey Josephine [Polar]
  11. La méthode de Sherlock Holmes : Riggs Ransom [Polar]
  12. Carnet d’enquêtes de Sherlock Holmes : Dedopulos Tim [Polar]
  13. Highland fling : Mitford Nancy [Roman]
  14. Colère de Dieu – Frère Athelstan 04 : Doherty Paul [Polar Historique]
  15. La Malédiction des Baskerville : Gauthier Wendling [Polar – Jeu]
  16. Crime à Black Dudley – Albert Campion 01 : Allingham Margery [Polar]
  17. H2G2, 01 – Le guide du voyageur galactique : Adams Douglas [SF]
  18. L’inconnue de Queen’s Gate – Beth Huntly 02 : Beddingfeld Anne [Polar]
  19. Le Repaire du Ver Blanc : Stoker Bram [Fantastique]
  20. Northanger Abbey : Austen Jane [Roman Classique]
  21. Sacrilège à Blackfriars – Frère Athelstan 03 : Doherty Paul [Polar Historique]
  22. Absolution par le meurtre – Soeur Fidelma 01 : Tremayne [Polar Historique]
  23. Agnès Grey : Brontë Anne [Roman Classique]
  24. Annales Disque-Monde 01 – Huitième Couleur : Pratchett Terry [Fantasy]
  25. Sherlock Holmes et les ombres du passé : Niogret [Polar]
  26. L’hôtel de la dernière chance : Thornton Nicki [Fantastique]
  27. L’héritage de Jack l’Éventreur : Buan Hugo [Polar]
  28. Au service de Sa Majesté la Mort 01 – Ordre des revenants : Hervieux [Fantastique]
  29. Les Notes de sang 01 : Vailly Corinne [SF]
  30. Enquêtes d’Hector Krine, 01 – Pilleurs de cercueils : Tamaillon [Polar]
  31. Enquêtes d’Hector Krine, 02 – L’affaire Jonathan Harker : Tamaillon [Polar]
  32. Les fantômes du passé : Perrin-Guillet [Polar Historique]
  33. Quarantaine : May Peter [Polar Apo]
  34. Ganesha – Mémoires de l’Homme-Éléphant  : Mauméjean [Fantastique]
  35. Roslend 01 : Somers Nathalie [Fantastique]
  36. L’accusé du Ross-Shire : Macrae Burnet [Polar Historique]
  37. Chroniques St Mary’s 03 – Une seconde chance : Taylor Jodi [Fantastique]
  38. Au nord du monde : Theroux Marcel [SF]
  39. Les anges sans visage – Max Wolfe 02 : Parsons Tony [Polar]
  40. Meurtres à Kingfisher Hill – Poirot 04 : Hannah Sophie [Polar]
  41. Ostland : Thomas David [Polar Historique]
  42. Avec vue sur l’Arno : Forster E.M [Roman Classique]
  43. Promenade du crime – Trilogie Brighton 01 : Guttridge Peter [Polar]
  44. Le Dernier loup-garou : Duncan Glen [Fantastique]
  45. En quête de Jake, et autres nouvelles : Miéville China [Fantastique]
  46. Les secrets de Cloudesley : Richell Hannah [Roman]
  47. UK Serial Killers – Livre noir tueurs en série britanniques : Tibbatts [Polar]
  48. Hanté – David Ash 01 : Herbert James [Fantastique Horreur]
  49. Crime en toutes lettres – Poirot 03 : Hannah Sophie [Polar]
  50. Le lord, le magicien et la malédiction : Lee Welch [Fantastique]
  51. La maison des morts : Pinborough Sarah [SF]
  52. Titre mystère !! Surprise… : Auteur ??? [Z’aurez pas la catégorie]
  53. Depuis le temps de vos pères : Waddell Dan [Polar]
  54. Les sorcières de Pendle : Halls Stacey [Historique]
  55. Assassin’s Creed, 05 : Forsaken Bowden [Fantasy]
  56. Loup blanc – Drenaï 10 : Gemmell David [Fantasy]
  57. Les Mortes-Eaux : Hurley Andrew Michael [Polar]
  58. La quête des héros perdus – Drenaï 04 : Gemmell David [Fantasy]
  59. Hercule Poirot, une vie : Ruaud et Mauméjean [Étude]
  60. Détectives du Yorkshire 05 – Rendez-vous avec le danger : Chapman [Polar]
  61. Gretel and the dark : Granville Eliza [Fantastique]
  62. Birdman : Hayder Mo [Polar]
  63. Sherlock vs Cthulhu 02 – Psychoses neurales : Gresh Loïs H. [Fantastique]
  64. Terre de héros 01 – Rien que l’acier : Morgan Richard [Fantasy]
  65. La trahison de la reine – Thomas Hawkins 02 : Hodgson Antonia [Historique]
  66. Blackwing 03 – La Chute du corbeau : McDonald Ed [Fantasy]
  67. SS-GB : Deighton Len [SF Dystopie]
  68. Tess d’Urberville : Hardy Thomas [Roman Classique]
  69. Conspiration des fantômes  : Herbert James [Fantastique Horreur]
  70. Merfer : Miéville China [Fantastique]
  71. Diamant Saint-Pétersbourg : Furnivall Kate [Historique]
  72. Téméraire 05 – La victoire des aigles : Novik Naomi [Fantasy]
  73. La séparation : Priest Christopher [SF Dystopie]
  74. Raven Blade 01 – L’Appel du loup : Ryan Anthony [Fantasy] >500 pages
  75. Étrange cas de homme mécanique : Hodder Mark [Fantastique Steampunk]
  76. L’âge du feu, 04 – L’attaque du dragon : Knight E. E. [Fantasy]
  77. L’honneur du samouraï – Musashi Miyamoto 02 : Kirk David [Historique]
  78. Le sourire du Diable – Th Hawkins 01 : Hodgson Antonia [Polar Historique]
  79. Les Dernières heures : Walters Minette [Historique]
  80. L’âge de la folie 01 – Un soupçon de haine : Abercrombie Joe [Fantasy]
  81. La Rose pourpre et le Lys 01 : Faber Michel [Historique]
  82. Mage de Bataille 01 : Flannery Peter A. [Fantasy]
  83. La Rune du loup – Craw Trilogy 01 :Lachlan M.D. [Fantasy]
  84. De trèfles et de plumes – Sláine Adamson 01 : Arden J. [Fantastique]
  85. Bartiméus 04 – L’anneau de Salomon : Stroud Jonathan [Fantastique]
  86. Nostromo : Conrad Joseph [Roman]
  87. Lame damnée – Assassini 01 : Grimwood JC [Fantasy]
  88. Le prix de l’hérésie – Giordano Bruno 01 : Parris S. J. [Polar]
  89. Chevauchée vers l’Empire – G. Khan 03 : Iggulden [Historique] >600 pages
  90. L’homme de Berlin : McCallin Luke [Historique]
  91. Maudit mercredi – Frieda Klein 03 : French Nicci [Polar]
  92. Troie 03 – La chute des rois : Gemmell David [Fantasy]
  93. Anno Dracula 01 : Newman Kim [Fantastique]
  94. Lady Helen 01 – Le club des mauvais jours : Goodman Alison [Fantasy]
  95. Mansfield park : Austen Jane [Roman Classique]
  96. Deux soeurs pour un roi : Gregory Philippa [Historique]
  97. Dragon blood 01 – Le sang du dragon : Ryan Anthony [Fantasy]
  98. La première loi 01 – Premier sang : Abercrombie Joe [Fantasy] >700 pages
  99. Le Roman de Londres : Crnjanski Miloš [Roman]
  100. Livre du Cercle – L’Âme du temple 01 : Young Robyn [Historique]
  101. Blitz 01 – Black-out : Willis Connie [SF Dystopie]
  102. Terres de sang, 01 : Servir froid : Abercrombie Joe [Fantasy]
  103. La Nuit de l’infamie : Cox Michael [Historique]
  104. Prophétie : Sansom C. J. [Historique]
  105. Insurrection – Maîtres d’Écosse 01 : Young Robyn
  106. Blood song 01 – La voix du sang : Ryan Anthony [Fantasy]
  107. Au service surnaturel de sa majesté 02 : O’Malley Daniel [Fantastique]
  108. Je suis Pilgrim : Hayes Terry [Polar]
  109. La Quête : Lyndon Robert [Historique]
  110. Dominion : Sansom C. J. [SF Dystopie]
  111. Le Prieuré de l’Oranger : Shannon Samantha [Fantasy]
  112. Les Douze enfants de Paris : Willocks Tim [Historique]
  113. Enquêtes commissaire Raffini T11 – Inconnue Tower Bridge [Bédé]
  114. Les Voies du Seigneur T1 – 1066, Hastings : David et Calderón Jaime  [Bédé]
  115. Golden Dogs, T1 – Fanny : Desberg et Griffo [Bédé]
  116. Golden Dogs, T2 – Orwood : Desberg et Griffo [Bédé]
  117. Golden dogs, T3 – Le juge Aaron : Desberg et Griffo [Bédé]
  118. L’Histoire Secrète, T05 – 1666 : Pécau JP et Pilipovic [Bédé]
  119. London, T01 – La fenêtre fantôme : Rodolphe et Wens [Bédé]
  120. London, T02 – Le Carnet Volé : Rodolphe et Wens [Bédé]
  121. Le gardien des ténèbres : Rodolphe et Wens [Bédé]
  122. Basil et Victoria, T2 – Jack : Grattery Edith et Yann [Bédé]
  123. Basil et Victoria, T3 – Zanzibar :Grattery Edith et Yann [Bédé]
  124. Basil et Victoria, T4 – Pearl : Grattery Edith et Yann [Bédé]
  125. Basil et Victoria, T5 – Ravenstein : Grattery Edith et Yann [Bédé]
  126. Les traqueurs, T2 – L’héritage du sang : Muñoz David et Tirso [Bédé]
  127. Les traqueurs, T3 – La dernière chasse : Muñoz David et Tirso [Bédé]
  128. Le secret de Chimneys : Rivière, Suhner, Christie [Bédé]
  129. L’affaire Protheroe : Christie et Norma [Bédé]
  130. Témoin indésirable : Chandre et Christie [Bédé]
  131. Cartes sur table : Christie et Leclercq [Bédé]
  132. Le meurtre de Roger Ackroyd : Lachard et Ongalro [Bédé]
  133. Mister Brown : Rivière, Leclercq, Christie [Bédé]
  134. La nuit qui ne finit pas : Rivière et Leclercq [Bédé]
  135. ABC contre Poirot : Brémaud, Christie [Bédé]
  136. La Mystérieuse affaire de Styles : Vivier, Gleyse, Christie [Bédé]
  137. Hercule Potiron, T1 – La meilleure façon de mourir : Veys et Caracuzzo [Bédé]
  138. The London Mystery Club T1 – Loup-garou Hyde Park : Cali et Robert [Bédé]
  139. WW 2.2, T3 – Secret Service : Gabella et Cara [Bédé]
  140. L’homme invisible, T1 : Dobbs, Regnault, Wells [Bédé]
  141. L’homme invisible, T2 : Dobbs, Regnault, Wells [Bédé]
  142. Stonehenge, T1 – Erin : Corbeyran et Pinson [Bédé]
  143. Grandes aventures de S. Holmes : Tall Nick et Redondo [Bédé]
  144. Blake et Mortimer, T23 – Le bâton de Plutarque : Sente Yves, Juillard [Bédé]
  145. Blake et Mortimer, T24 – Le testament de William S. : Sente, Juillard [Bédé]
  146. Blake et Mortimer, T27 – Le Cri du Moloch : Dufaux Jean, Cailleaux [Bédé]
  147. Enola Holmes, T1 – La double disparition : Blasco, Springer [Bédé]
  148. Sherlock Holmes – Enquêtes surnaturelles : Boutanox et Jarvin [Bédé]
  149. Ligue des Gentlemen Extraordinaires, intégrale, T1 : Moore et O’Neill [Bédé]
  150. Ligue des Gentlemen Extraordinaires, intégrale, T2 : Moore et O’Neill [Bédé]
  151. Lord Jeffrey, T1 – Le train de 16h54 : Hemberg et Hamo [Bédé]
  152. Lord Jeffrey, T2 – La nuit du cerf : Hemberg et Hamo [Bédé]
  153. 1984 : Orwell George et Nesti [Bédé]
  154. Le capital : Iwashita et Marx [Manga]

Mapuche : Caryl Férey

Titre : Mapuche

Auteur : Caryl Férey
Édition : Gallimard Série noire (2012) / Folio Policier (2014)

Résumé :
Jana est Mapuche, fille d’un peuple indigène longtemps tiré à vue dans la pampa argentine. Rescapée de la crise financière de 2001-2002, aujourd’hui sculptrice, Jana vit seule à Buenos Aires et, à vingt-huit ans, estime ne plus rien devoir à personne.

Rubén Calderon aussi est un rescapé un des rares « subversifs » à être sorti vivant des geôles clandestines de l’École de Mécanique de la Marine, où ont péri son père et sa jeune sœur, durant la dictature militaire.

Trente ans ont passé depuis le retour de la démocratie. Détective pour le compte des Mères de la Place de Mai, Rubén recherche toujours les enfants de disparus adoptés lors de la dictature, et leurs tortionnaires…

Rien, a priori, ne devait réunir Jana et Rubén, que tout sépare. Puis un cadavre est retrouvé dans le port de La Boca, celui d’un travesti, « Luz », qui tapinait sur les docks avec « Paula », la seule amie de la sculptrice.

De son côté, Rubén enquête au sujet de la disparition d’une photographe, Maria Victoria Campallo, la fille d’un des hommes d’affaires les plus influents du pays.

Malgré la politique des Droits de l’Homme appliquée depuis dix ans, les spectres des bourreaux rôdent toujours en Argentine. Eux et l’ombre des carabiniers qui ont expulsé la communauté de Jana de leurs terres ancestrales…

Critique :
Ayant souvent voyagé à travers le monde avec l’agence « Caryl Ferey », c’est toujours avec crainte que je prends un billet d’avion dans sa compagnie car je sais que je vais trinquer, avoir mal au bide, au cœur, aux tripes.

Il m’a fallu 9 ans avant de sortir celui-ci de ma PAL (et pourtant, je voulais le lire au plus vite) et avant de l’ouvrir, j’ai pris une grande respiration.

Argentine, Buenos Aires, dans les taudis avec des gens qui tirent le diable par la queue en se prostituant…

Une Mapuche (Jana) dont le peuple a été génocidé durant des siècles et un travelo, « Paula » sont amis. Une belle amitié, forte, puissante, mais nous sommes en voyage avec Caryl Ferey, alors, oubliez les Bisounours et entrez dans l’Histoire super sale de l’Argentine et des enfants volés durant la dictature (parents torturés et assassinés ensuite).

J’ai attendu 9 ans avant de me faire gifler, boxer et mettre au tapis… Non je ne déposerai pas plainte, ça fait toujours du bien de se faire tabasser par la littérature et par des personnages forts, puissants, réalistes et qui ont pris une place dans ma vie, comme s’ils étaient vraiment vivants.

Une fois de plus, l’auteur mélange adroitement les faits historiques dans un récit de fiction, imbriquant l’un dans l’autre afin d’essayer de nous faire prendre conscience de ce que furent les années de dictature en Argentine.

Il est impossible de prendre tout en compte (sans compter que les morts ne peuvent plus témoigner) dans les atrocités qui eurent lieu et des périodes qui ont suivi où certains ont tenté vaille que vaille de faire comparaître en justice les tortionnaires avant qu’une amnistie générale ne leur donne l’absolution totale, au mépris des mères et grands-mères qui ont perdu leurs enfants, petits-enfants.

Malgré tout, l’auteur a tout de même réussi à nous brosser un tableau fort sombre, violent, limite à vomir pour une scène qui sera racontée dans un cahier.

Si vous n’avez pas envie de lire un roman sombre, glauque, violent, vaut mieux ne pas le lire, même si l’auteur ne fait que raconter ce qu’il fut durant ces années de plomb. Le cœur trinque et les tripes se serrent en imaginant la douleur de ces personnes qui ont perdu des proches (et encore, ne l’ayant jamais vécu, on ne pourra jamais ressentir leur douleur).

La réalité historique est déjà d’une violence rare et l’auteur en a ajouté dans son récit, doublant la dose. Avec toutes ces personnes qui mouraient dans d’atroces circonstances, j’aurais pu décrocher du récit, mais Jana et Rubén Calderon, le détective, m’ont scotchés à leur histoire et grâce à eux, j’ai pu traverser ces horreurs.

Mapuche est un roman noir fort sombre, qui mélange adroitement les faits réels et un récit de fiction, lui donnant plus de poids que si nous avions juste lu des chiffres ou des faits ad nauseam. Le roman ne nous apprend pas tout mais il est tout de même éclairant sur ce qu’il se passe durant les années de la dictature militaire et dont on ne parle pas assez souvent.

Maintenant, lorsqu’on me parlera de la coupe du monde en Argentine (78), je penserai aux gens que l’on torturaient pendant que d’autres marquaient des goals et couraient sur la pelouse.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°258] et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Blacksad – Tome 1 – Quelque part entre les ombres : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido

Titre : Blacksad – Tome 1 – Quelque part entre les ombre

Scénariste : Juan Diaz Canales
Dessinateur : Juanjo Guarnido

Édition : Dargaud (2000)

Résumé :
Par un moche matin couleur sépia, Blacksad, détective privé de son état – ou  »fouille-merde » selon certains – est appelé par le flic Smirnov pour reconnaître un cadavre.

Il reconnaît : c’est Natalia Wilford, une actrice avec qui il a vécu jadis la plus heureuse époque de sa vie. En bon flic, Smirnov lui conseille de garder le museau hors de cette affaire.

En bon fouille-merde, Blacksad ne suit pas ce conseil avisé : un salaud a tué une femme et, par la même occasion, ses meilleurs souvenirs. Il va payer.

Critique :
Je sais, je sais… Il m’en aura fallu du temps pour découvrir Blacksad !

Croyez-moi, j’ai honte de ne pas m’être penchée plus tôt sur cette bédé dont tout le monde avait parlé à l’époque, pour n’en dire que du bien…

C’est sur le tard que je viens de découvrir le premier tome et je me suis pris un uppercut dans la gueule pour plusieurs raisons.

La première concerne les graphismes ! Ce sont de véritables œuvres d’art, tant au niveau du coup de crayon de Juanjo Guarnido mais aussi en ce qui concerne les couleurs.

C’est bien simple, dès la première case aux tons sépia, on est subjugué et on se demande si on ne va pas rester de longues minutes à examiner la case pour apprécier le luxe de détails.

Le dessinateur a aussi réussi à rendre vivants les personnages qui ont des têtes d’animaux sur des corps humains (avec la carrure qui va avec), mais, encore plus fort, à les rendre tout à fait réaliste, poussant le vice jusqu’à leur donner la tête de l’emploi (le rat espionne, le gorille boxe, le chien commissaire).

Le chat étant curieux de nature, c’est à un élégant chat noir qu’incombe le rôle de détective privé. Oubliez votre gentil minou tout câlinou, John Blacksad n’est pas une boule de poils ronronnante !

Tout comme pour les autres personnages, ses expressions sont étudiées, soignées et parfaitement restituées.

L’enquête est classique mais ses ramifications vont plus loin que l’on aurait pu le penser au départ et elle nous fera entrer dans un monde de corruption, de violence, de meurtres gratuits… Bref, c’est glauque, poisseux et on adore ! Un détective hard-boiled comme au bon vieux temps de Dashiell Hammett et ses pairs.

Si vous n’avez pas encore découvert Blacksad, je vous conseille de vous la faire prescrire par votre libraire dealer et pas en version homéopathique mais en injection directe. L’abus de Blacksad n’est pas nuisible pour la santé (l’abus de bédés non plus).

Blacksad, une merveille graphique !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°257], Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°57], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 48 pages et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.