La Survie de Molly Southbourne : Tade Thompson

Titre : La Survie de Molly Southbourne

Auteur : Tade Thompson
Édition : Le Bélial’ Une Heure Lumière (11/06/2020)
Édition Originale : The Survival of Molly Southbourne (2019)
Traduction : Jean-Daniel Brèque

Résumé :
Qui est Molly ? Une jeune femme frappée de la pire des malédictions, morte dans l’incendie de son domicile… Et pourtant là. Semblable mais différente.

Qui est cette Molly ? Certains veulent la voir disparaître. D’autres brûlent de la capturer, de percer à jour les secrets de sa nature étrange.

L’objet d’enjeux qui la dépassent, voilà ce qu’est Molly. Condamnée à fuir, à tenter de survivre. Avant de peut-être, enfin, apprendre à vivre…

Critique :
Comment arriver à faire une suite à la novella « Les Meurtres de Molly Southbourne » sans se prendre les pieds dans le tapis ou écrire un récit insipide qui ne serait qu’un prolongement fade du premier opus ?

L’auteur a été intelligent ! S’il a repris les codes de sa première novella, il en a changé l’ingrédient principal, nous montrant une copie plus que réussie.

Non, pas une copie de son texte, mais une copie d’autre chose (no spolier).

Si le premier récit était intimiste puisque nous suivions Molly dans sa vie, dans la gestion de sa malédiction, le second tome nous emporte dans la foule, dans la ville, dans le monde et notre molly va devoir apprendre à gérer sa paranoïa et sa violence.

C’est une novella qui se lit d’une traite, elle est courte mais elle est bonne, même si je lui préférerai le premier tome. Plus de personnages, plus d’action dehors, plus de psychologie et plus de rencontres qui permettront à molly de faire un travail sur elle et d’en apprendre plus sur les origines de sa malédiction.

Il y a une évolution fulgurante du personnage de molly avec la malédiction qui n’est plus et une sorte d’acceptation de son état et de ce qui en découle. Une belle rédemption de la part de molly, un fameux travail sur elle-même !

Une novella que je conseille, surtout que vous pourrez lire les deux l’une à la suite de l’autre et ne pas rester sur le cliffhanger de la première.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°266], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°15]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

London – Tome 01 – La fenêtre fantôme : Rodolphe et Isaac Wens

Titre : London – Tome 01 – La fenêtre fantôme

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Isaac Wens

Édition : Glénat – Grafica (2005)

Résumé :
« Mon histoire se passera là-bas… En Moldavie ou en Valachie, parmi les Alpes transylvaniennes, les Carpates… Dans ces lieux reculés, ces vallées encaissées, où ni le progrès, ni le soleil ne s’aventurent… Les mœurs, comme le climat, y sont rudes…

Et la mémoire des gens est pleine d’histoires terribles ! Des légendes, bien sûr, mais aussi des faits historiques monstrueux. On m’a parlé d’un Voïvode du XVème siècle, un des princes régnants de Valachie, un certain Vlad II… Son père était surnommé « Drakull », ce qui veut dire « Le Diable », et lui-même « Tépes », « L’Empâleur » !

Ce charmant garçon fit en effet empaler plus de 40000 personnes, Turcs pour la plupart ! Un des personnages les plus sanguinaires de l’histoire ! On raconte qu’il n’est pas vraiment mort et qu’il dort en attendant que son peuple ne le rappelle ».

Voilà ce qui est en train de germer dans la tête de Bram Stoker, l’écrivain qui deviendra mythique en écrivant « Dracula », sommet de terreur en littérature…

Critique :
Mort London est un jeune peintre, mouton noir de la famille. Son ami, Bram Stoker, lui raconte une partie de son futur roman qui mettra en scène Vlad Tepes, dit L’Empaleur (et pas en raison d’une vie sexuelle débridée).

Puisqu’il est sans le sous, Bram donne l’adresse de Sir Charles, avocat, à Mort afin que ce dernier se fasse engager chez lui et puisse gagner sa vie tout en continuant son art.

Et dans la maison des Trelawny, il se passe des choses étranges ! Très très étrange !

Comme dans les ruelles de Londres où il semble que l’Éventreur serait revenu aux affaires, 10 ans après.

N’allons pas par quatre chemins, je n’ai pas été subjuguée par les dessins et le graphisme. Mais je dois reconnaître qu’il allait comme un gant à l’ambiance sombre, gothique et mystérieuse de cette bédé.

Il est difficile de lâcher ce premier tome car il est bourré de mystère, d’angoisses et de questionnements. Mort London n’est pas un Sherlock Holmes, mais avec la belle gouvernante, Miss Gray, ils vont enquêter sur les phénomènes étranges qui se déroulent sous leurs yeux et c’est addictif.

Les dialogues ne volent pas haut, ils ne décrocheront pas le prix d’interprétation intellectuelle, mais ils n’en sont pas moins corrects pour l’époque et énoncés par des personnages réalistes.

Les femmes sont cantonnées au rôle qui leur été échu à cette époque victorienne (être belles et se taire, surtout se taire) mais on sent tout de même une envie d’émancipation sexuelle entre une qui veut se taper le joli peintre (ou poser nue pour lui) et l’autre que le peintre aimerait coucher dans son lit et qui hésite.

Cela reste une belle mise en bouche (oups) pour un premier tome et je m’en vais de ce pas lire le suivant afin de crever l’abcès du suspense de cette fenêtre fantôme.

Il est à noter que le tome 3 (qui n’en est pas tout à fait un) ne porte pas le nom de cette saga  dont les deux premiers sont parus en 2005… Mais maintenant que je l’ai vu, je peux vous garantir que la saga se termine totalement dans « Le gardien des ténèbres ».

PS : un bel hommage à Sherlock Holmes dessiné par Sidney Paget dans cette image…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°265], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°14], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages)  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.