Columbo – Saison 02 – Épisode 04 – Dagger of the Mind

Ecrit par : Jackson Gillis

Produit par : Dean Hargrove

Casting :

  • Peter Falk : Lieutenant Columbo
  • Richard Basehart : Nicholas Frame
  • Honor Blackman : Lilian Stanhope
  • John Williams : Sir Roger Haversham
  • Wilfrid Hyde-White : Tanner

Résumé : Lillian Stanhope a séduit le producteur Sir Roger Haversham avec la complicité de son mari pour qu’il produise Macbeth, la pièce dans laquelle compte jouer le couple.

Lorsque le producteur s’aperçoit des intentions du couple, il décide de tout arrêter.

Victime d’un mauvais coup durant une dispute, il meurt et le couple va tenter de faire passer cet homicide pour un accident. Columbo, en visite à Scotland Yard (pour y apprendre les techniques de pointe pratiquées par Scotland Yard auprès du très anglais detective chief superintendent Durk) va mener l’enquête.

Columbo pour le Mois Anglais ? Non, non, je n’ai pas fumé mes herbes de Provence ou abusé du café eet non je n’essaie pas d’entuber les organisatrices ! C’est oublier qu’un jour, Columbo a été invité par Scotland Yard et que, pas de bol pour les meurtriers, il les a coincé avec son espièglerie habituelle.

S.O.S. Scotland Yard est le titre V.F de l’épisode, mais pour ajouter du mystère, j’ai décidé de mettre celui en V.O afin de vous faire hausser les sourcils. Dagger of the Mind fait référence à Macbeth.

Columbo en Angleterre, à Londres, plus précisément, ça vaut son pesant de cacahuètes. Déjà que le lieutenant à l’imper froissé détonne dans les maisons chics où il enquête, le voir courir partout pour prendre des photos du folklore anglais pourrait laisser croire que les touristes américains sont ainsi lorsqu’ils visitent un pays à l’Histoire forte : courant partout comme un lapin pour shooter des images.

Une fois de plus, tout le monde pensera que le lieutenant n’est pas un homme intelligent, qu’il est décalé, un peu fou et qu’on leur a envoyé le débile de service. Ben non messieurs les anglais !

J’apprécie tous les anciens épisodes de Columbo, mais lui, c’est un de mes chouchous.

Les ambiances londoniennes sous la pluie changent de celles de Los Angeles sous le soleil étincelant.

Pas de grosses voitures américaines mais de belles anglaises, dont celle du couple formé par Nicholas Frame (Richard Basehart) et Lillian Stanhope (Honor Blackman), sorte de voiture de sport à hauteur d’un basset qui ne comporte pas de vitres latérales à tel point que l’on se demande comment ils n’ont pas froid lorsqu’ils conduisent ou attendent l’autre dans une ruelle mal famée.

Pour une fois, nous enquêterons dans le milieu du théâtre, avec deux acteurs sur le retour qui ont conspirés pour que Sir Roger Haversham (John Williams) leur monte Hamlet et une fois que le vieil homme pété de thunes se rendit compte que l’on jouait avec ses pieds, vitupéra à l’encontre de ces deux acteurs et paf Sir Roger Haversham…

Mort, tué accidentellement par Lillian Stanhope que cet homicide involontaire va hanter, comme dans Macbeth qui nous montre les affres que traversent les meurtriers qui ne peuvent plus jouir d’aucune sérénité jusqu’à ce que leur forfait soit découvert et leur crime puni.

D’ailleurs, nos deux acteurs, Nicholas Frame et Lillian Stanhope, qui jouent respectivement Macbeth et Lady Macbeth, deviennent réellement Macbeth et Lady Macbeth en tuant Sir Roger Haversham, sorte de substitut du roi Duncan qui deviendra ensuite l’équivalent du fantôme de Banquo, lorsque Lillian, dans la réserve du musée, tombera nez à nez avec la tête de cire de Sir Roger, comme s’il était revenu d’outre-tombe pour hanter son esprit.

Ce qui me fait toujours rire dans les Columbo, c’est que personne ne le prend jamais au sérieux, surtout les coupables et quand le couperet tombe, ils sont souvent les premiers étonnés car Columbo était toujours arrivé vers eux avec cette expression de fausse candeur affichée sur le visage. Ce n’est qu’à la fin de l’épisode que les coupables se rendent compte que Columbo a toujours mené le jeu.

Nos deux acteurs sur le retour vont se démener pour le mener sur des fausses pistes mais peine perdue, notre lieutenant connait son métier et à coup de phrases cultes, telles « Juste une dernière chose » ou de « Quand je vais dire ça à ma femme » et petit à petit, à coup de petits détails qui ne collent pas, il va comprendre l’implication de nos deux acteurs dans le mort de Sir Roger Haversham. Mais comment le prouver ?

Columbo n’est pas à une mise en scène près, à un piège tendu au(x) coupable(s), comme simuler une panne pour prouver que de ce point-là, le téléphone de la voiture ne passe pas, ou jouer avec la boite de petit chimiste de son petit neveu face à un dentiste qui avait réussi le crime presque parfait.

Ici, ce sera le coup du parapluie…

Anybref, un excellent épisode de Columbo, comme toujours, où notre lieutenant fera preuve de perspicacités, n’ayant rien à apprendre des Anglais (il pourrait même être leur prof) et n’étant pas gêné d’avouer ses lacunes en théâtre ou en culture, montrant une fois de plus qu’il vient d’un autre milieu social, celui constitué par les petits gens et qu’il en est fier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°287], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°40] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

19 réflexions au sujet de « Columbo – Saison 02 – Épisode 04 – Dagger of the Mind »

  1. Ping : The English Month is finish… I’ll be back !! : Bilan Mois Anglais Juin 2021 | The Cannibal Lecteur

  2. Je dois être très bête mais je n’ai jamais compris la réputation de Scotland Yard vu que Columbo, Sherlock Holmes, Poirot et quelques autres pointures ont régulièrement doublé les zhômes du Yard! 🤔

    Cela étant cet épisode se regarde avec plaisir… Columbo y côtoie les théâtreux ! Ces gens qui à force de jouer les pièces du Chat qu’expire ne peuvent plus considérer leur vie simplement et y collent des accents de tragédie ! Je trouve ces théâtreux là un brin caricaturaux tant ils en font des caisses avec leur narcissisme de divas! Comme toujours avec l’insignifiant Columbo, ils sont trop occupés à se la péter et à le mépriser pour le voir arriver leur passer les menottes sans qu’ils s’en rendent compte! Les cons!

    Cette série a des accents de satyre sociale quand on y pense! L’humble lieutenant à l’imper froissé et au costume aussi daté que bon marché jetant en prison ces gens du gratin californien (c’est surtout là qu’il sévit s’aventurant peu ailleurs) sui le toisent! Le triomphe de la ruse tranquille sur la suffisance! J’adooooore! 😘😍🥰 j’le kiffe trop !!!

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    • Ah oui, comme disait Le Luron, imitant Sapritch : « Jeclapote », « Jeclamse », non « Jexpire » 😆

      Avec Jexpire, j’ai pas évite le four, mais avec Jexfour, j’ai pas évité le pire »… PTDR

      Tu sais, quand on a pas beaucoup de talent, on le cache, on fait semblant de rien et on pense que les autres en ont encore moins que nous, voilà pourquoi Scotland Yard pensait apprendre des choses à Columbo… Les réalisateurs de la série voulaient peut-être se moquer de Scotland Yard en leur envoyant leur lieutenant : l’Amérique damant le pion à l’Angleterre.

      Dans tous les Columbo, il affronte des gens de la haute, qui se croient plus intelligents que lui, qu’ils pensent insignifiant. En se montrant gentil, un peu crétin, il n’éveille jamais les soupçons.

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