Les aventures du fils de Sherlock Holmes racontées par le Dr. Watson : Dr Watson

Titre : Les aventures du fils de Sherlock Holmes racontées par le Dr. Watson

Auteur : Dr Watson
Édition : PRNG (2019) / De Varly (01/03/2020)
Édition Originale : The Adventures of the Son of Sherlock Holmes (1910)
Traduction :

Résumé :
Quel est le lecteur qui ne se souvienne d’avoir suivi avec un intérêt parfois passionné le récit des aventures du célèbre Sherlock Holmes ? Mais voici plus de dix ans que le génial policier a cessé d’étonner les deux mondes par ses exploits prodigieux.

Hâtons-nous de les rassurer : Sherlock Holmes n’est pas mort. Il a eu la bonne fortune d’entrer en possession d’un héritage qui en fit, presque du jour au lendemain, un des plus riches propriétaires du Royaume-Uni.

Depuis lors, son existence se passa dans son manoir, au milieu de ses vastes domaines dans le Comté de Devon, où il goûte un repos bien gagné, après tant d’années d’une existence aventureuse, où sa vie fut si souvent à la merci du moindre incident.

Il y mène l’existence du gentilhomme, partagé entre la gestion de son bien et l’éducation de ses enfants.

Son fils aîné, qui porte le nom de Sherlock, comme son père, vient d’atteindre sa vingt-sixième année . il est sorti depuis trois ans du Collège of Physicians und Surgeons avec le grade de docteur en médecine.

Très répandu dans la société élégante de New-York, où le grand renom de son père et sa fortune, et les manières affables du jeune homme lui ont valu le meilleur accueil, il va y trouver matière à d’intéressantes études et les aventures ne vont pas lui manquer.

Ce sont quelques-unes de ces aventures, racontées par le docteur Watson — qui se fait l’historiographe du fils après avoir été celui du père — que le lecteur va lire.

Il pourra se convaincre que, si Sherlock Holmes a disparu de la scène, son génie, comme son nom, va revivre dans son fils, en qui s’annoncent déjà toutes les qualités qui font les grands détectives…

Critique :
Ce roman de 200 pages comporte trois nouvelles. C’est le format qui convient le mieux aux enquêtes de Sherlock Holmes qui sont plus rapides que celle d’Hercule Poirot.

Ici, le Sherlock qui enquête est le fils du célèbre détective du 221b Baker Street.

S’il possède l’intelligence de son père, il lui manque malheureusement son charisme et sa prestance. Là, j’ai souvent eu l’impression d’être face à un gamin riche et gâté qui aurait peut-être eu besoin d’une bonne fessée de temps en temps.

Quant à ce pauvre Watson, il n’a pas le plus beau rôle car il fait figure de l’homme qui doute de tout, même de l’innocence du fils de son meilleur ami.

Sans compter que dans la première affaire, il n’a pas été très futé, notre brave docteur Watson ! J’avais compris le truc bien avant lui, il était tellement flagrant qu’il m’avait sauté à la gueule et mordu le nez.

Avant d’aller plus loin, je tiens tout de même à m’insurger contre l’édition lue qui était bourrée de coquilles en tout genre : faute de frappe, oubli de lettre, erreur d’espacements au niveau de la ponctuation (oubli d’un espace après la virgule, oubli de l’espace après le point, oubli de l’espace avant le point d’exclamation – et souvent dans les dialogues, un espace entre le mot et la virgule,…) ou présence de point final au milieu d’une phrase et j’ai même eu un S majuscule fait avec le sigle $ (dollar) et ce n’était pas un jeu de mot. Sur un clavier AZERTY, ils ne sont pas l’un près de l’autre, pourtant.

À une moyenne de 2 à 3 coquilles par pages, multiplié par 200 pages, ça en fait beaucoup. Alors oui, nous faisons tous des fautes d’inattention dans nos chroniques, j’en retrouve toujours dans les miennes, même après relecture, j’en loupe des tonnes aussi, mais le prix de cet ouvrage étant de 17€, je l’ai trouvée saumâtre !

Passons au point plus agréable maintenant que l’abcès est percé : les trois nouvelles sont bien conçues point de vue enquête et résolution. On ne cassera pas la baraque, mais elles étaient bien fichues.

Rien d’exceptionnel, des enquêtes de bonne facture, correctes, sans jamais posséder des résolutions qui déchirent puisque j’ai vu venir bien des trucs et astuces, contrairement à Watson. Hors ce dernier ne doit jamais être plus bête que le lecteur, mais à son niveau !

Se déroulant en Amérique, à New-York pour être plus précise, ces nouvelles manquaient des épices anglais traditionnels, ceux dans lesquels ont baigné Holmes et Watson, formant un duo complémentaire et équilibré.

Le fiston, bien que très intelligent et fougueux, n’atteint jamais le charisme de son père (dont on ne saura rien, même pas le nom de son épouse), semble être une pâle copie. Son immigration aux États-Unis n’apporte rien, à mon sens, aux récits des enquêtes qui auraient eu plus d’ancrage, de poids, de sel, si elles avaient été en Angleterre.

Pas tout à fait une réussite, pas tout à fait un échec, c’est le cul entre deux chaises que j’ai terminé ce recueil de nouvelles qui dataient de l’an 1910…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°313].

18 réflexions au sujet de « Les aventures du fils de Sherlock Holmes racontées par le Dr. Watson : Dr Watson »

  1. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Juin 2021 [Mois Anglais – Saison 10] | The Cannibal Lecteur

  2. HERRRRRRRETIQUE!!!!! BLASPHEMATEUUUUUUUUURRRRR!!!! 😦 Toqué! Empile les bûches!!! On a un autodafé à préparer!!! Grrrrr… Mais! Comment ose-t-on???!!!! Comment ose-t-on???!!!! Je suis furrrrrrieuuuuuuse! Vous avez compris, ou j’en rajoute une couche? 😉

    Le Grand Sherlock Holmes? S’enterrant dans une vie insipide de gentleman farmer ? Lui qui a toujours fait fi des viles et triviales questions matérielles et ne s’intéressait qu’à son art! Lui le cyclothymique (voire bipolaire se soignant à coup de cococaïne) qui sombrait dans les affres de la dépression s’il n’était pas en train d’enquêter ! Comment faire gober au lecteur qu’il aurait pu se contenter d’aller se transformer en paisible gestionnaires de domaine, percevant les loyers de ses métayers, décernant le ruban du concours du plus beau cochon de l’année à la foire, organisant des réceptions pour les z’aristobourges du Devon ??? Il aurait préféré se mettre une balle oui! En plus où sont ses abeilles ??? Les auteurs qui ont commis ce livre nous prennent-ils pour des cons ? Et ben moi j’aime pas qu’on me prenne pour une crétine décérébrée sans culture du canon! Mince alors!

    Déjà rien que là j’ai pas envie d’ouvrir ce… BIP-CENSURE-BIP… Et puis… Holmes qui n’en a jamais rien eu à carer des femmes se serait marié ??? Déjà là… on se moque du monte… Et il aurait eu un fils qui serait devenu docteur… Un docteur que le Dr Watson couve de son attention en devenant son historiographe ? Nan mais! Ils nous prennent pour qui ??? Ce mioche serait-il implicitement à considérer comme le fils caché qu’Holmes et Watson auraient fait ensemble en cumulant les caractéristique des deux vieux amants… heu pardon… je veux dire des vieux amis??? Mais nous prennent-ils pour des abrutis ???!!!! :-/

    Pitié! Que ce com ne soit considéré que comme l’expression de mon sentiment scandalisé quant à l’angle choisi par ce livre qui prostitue la légende holmésienne en espérant y gagner quelques ronds sur le dos de quelques lecteurs à qui l’on voudrait faire prendre des vessies pour des lanternes!

    Il y a une trahison manifeste de l’esprit du Canon, et transgresser le canon est un sacrilège ou une hérésie et les hérésies excitent les pulsions inquisitoriales des gardiennes du temple à qui je prétends appartenir! Moi! Vestale, à jamais servante de l’entretien de la flamme holmésienne! S’il doit n’en rester qu’une ce sera môa!, 😀

    Epicétou!

    Aimé par 1 personne

    • Oui, rajoute une couche de bûches que je cuise à coeur et que ma viande soit juteuse et tendre, bien que je sois une vieille carne desséchée 😆

      Ce péché a été commis en 1910, date de la première édition, de ce que j’ai pu glâner sur le Net, autrement dit, du vivant de ACD… L’histoire n’a même pas noté le nom de l’auteur, c’est Anonyme, il a sans doute eu peur de tes foudres sur le bûcher avec lui dans le rôle du cochon de lait… :p

      Je l’ai eu dur à avaler aussi, Holmes pourrait avoir des enfants, mais il ne vivrait pas avec la mère des enfants, la laissant gérer seule l’inscription à l’ENA ou à la crèche du coin 😆

      Le fils est loupé, il manque de charisme, Watson fait vieil empoté parfois et la magie n’opère pas. Mais les enquêtes ne sont pas si mal que ça, même si elles ne casseront pas 3 aiguilles à une seringue de cocaïne 😆

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      • Mais pas question que je te fasse cuire toi!!! Je te préfère bien vivante, te tapant à ma place les livres dont je suis bien contente de savoir grâce à toi, qu’ils ne me plairaient pas! 😂

        Les z’histoires auraient pu être bien certes, mais seulement s’il n’y avait pas eu un tel mauvais traitement du Canon!!! 🧐 L’auteur aurait pu prendre un autre z’héros épicétou !🤬

        Un escroc doublé d’un lâche donc puisqu’il n’a pas signé son méfait ! Mais rassurons nous! La justice de la postérité l’a condamné à la damnatio memoriae et aux flammes z’éternelles de l’Enfer! Amen! 🥳

        Aimé par 1 personne

        • Il fut une époque où des tas d’auteurs sortaient des histoires avec Holmes à toutes les sauces, souvent en Allemagne (les auteurs), puis traduits, pas toujours avec accord de ACD… Puis ça devenait « Harry Dickson » ailleurs…

          Tu devrais me payer puisque je lis à ta place et te fais gagner du temps et de l’argent ! :p

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