Les secrets de Cloudesley : Hannah Richell

Titre : Les secrets de Cloudesley

Auteur : Hannah Richell
Édition : Belfond Le cercle (03/10/2019)
Édition Originale : The peacock summer (2018)
Traduction : Julia Taylor

Résumé :
Quand un manoir de famille anglais recèle un terrible secret, celui des amours interdites entre une femme du monde et un peintre célèbre de l’après-guerre… Maggie, artiste de 25 ans, a mis les voiles pour l’Australie.

Un jour, un appel de l’hôpital : Lillian, sa grand-mère chérie, celle qui l’a élevée, vient d’avoir une attaque. Aussitôt, Maggie s’envole direction l’Angleterre et la petite ville de Clouds Green dans la campagne du Buckinghamshire.

Au chevet de Lilian, elle lui promet de la ramener chez elle, au manoir de Cloudesley. Mais Maggie se rend compte que la maison de son enfance a perdu de sa superbe : la poussière a colonisé les lieux, les fuites d’eaux et les dettes s’accumulent.

Au fil des années, la fortune de feu Charles Overton, riche marchand d’art, s’est réduite comme peau de chagrin et les promoteurs immobiliers rodent tel des vautours. La jeune femme est bien décidée à remuer ciel et terre pour sauver le domaine mais la tâche s’annonce ardue.

Elle ne sait pas encore qu’entre ses vieux murs, la demeure abrite un trésor mais aussi un terrible secret.

Car soixante ans auparavant, le temps d’un été, Lillian a connu une passion dévastatrice, dangereuse, et a vu sa vie basculer…

Maggie parviendra-t-elle à sauver Cloudesley ? La révélation du secret de Lillian lui permettra-t-elle de faire la paix avec son propre passé ?

Critique :
Au vu du résumé, ce roman n’était pas fait pour moi. Sans la chronique tentatrice de ma copinaute Bianca, jamais ce roman ne serait entré dans ma PAL.

L’histoire est tristement banale : une femme, Lillian, a épousé un homme (Charles Overton) qui n’était pas celui qu’elle pensait.

L’amour est à sens unique, dans leur couple, et son époux est du genre enfant gâté qui commande et à qui on ne refuse rien. Il est sadique, machiavélique et Lillian est sa possession.

Durant un été, Lillian va vivre une histoire d’amour torride avec un peintre nommé Jack. Non, non, pas le Jack qui meurt gelé à la fin de Titanic. Que Céline Dion arrête sa chanson !! Bien que le Jack, d’après les descriptions, pourrait être aussi sexy que Di Carpaccio dans le film avec l’iceberg.

L’art d’un auteur est d’arriver à sublimer une histoire vue et revue, lue des centaines de fois, afin d’emporter son lectorat avec son récit. Pas de doute, Hannah Richell a parfaitement réussi sa mission parce que dès les premières lignes, j’ai été happée par ce récit où s’entremêle deux époques bien distinctes.

La première nous est contemporaine. Maggie, jeune fille qui a foiré une partie de sa vie, revient à Cloudesley, magnifique bâtisse qui a connu ses heures de gloire et qui maintenant est comme Lillian, sa propriétaire : décrépite, fuitant de partout et en fin de vie, même s’il leur reste encore du souffle.

L’autre histoire (années 50) est celle de Lillian, la jeune épouse non comblée du propriétaire de Cloudesley, mariée à un tyran et qui va découvrir l’amour, le vrai, celui avec un grand A, celui qui emporte tout. Vas-y Céline, chante !

Oui, le récit faisait « convenu », je me demandais comment l’auteure allait réussir à sublimer une histoire aussi banale et pourtant, elle y est arrivée les doigts dans le nez (enfin, je n’ai pas été vérifier…).

La première chose essentielle était de réussir les personnages et c’est chose faite. Pas de wonder-woman dans ces pages, juste des femmes normales, avec leurs soucis, leurs emmerdes, bref, des portraits réalistes, attachants et non stéréotypés ou caricaturés.

Rien n’est simple, rien n’est facile dans la vie et Lillian a dû afficher devant les autres un visage souriant (♫ je vais bien, tout va bien ♪) car c’est ce que les gens voulaient voir.

Ben oui, comment ne pas être heureuse en ayant épousé un homme riche, encore séduisant malgré son âge et en vivant dans une aussi belle demeure que Cloudesley ? La cage était dorée, mais personne n’a jamais réussi à le comprendre, sauf Jack qui a observé (tel un Sherlock Holmes).

Mon seul bémol sera pour la fin qui paraît un peu précipitée, qui reste ouverte et dont j’aurais aimé que l’auteure la referme, même si, dans ma tête, je ne doute pas que Maggie puisse vivre, elle aussi, une belle histoire d’amour.

Sans jamais sombrer dans la guimauve à deux balles, l’auteure réussit à emporter son lecteur dans ce récit à deux voix, mêlant adroitement les deux époques, les souvenirs et les secrets remontant à la surface.

Un très beau récit, rempli d’émotions, tout en douceur à certains moments, tout en violence à d’autres, l’un contrebalançant l’autre, le tout dans des ambiances dignes des plus grands manoirs anglais. Bref, une réussite.

Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°66],  Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°68].

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