Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2021

Après un Bilan Livresque de Juin phénoménal, j’ai eu une passe à vide début Juillet et au lieu de lire, j’ai fait autre chose, le temps que mon cerveau se repose et que je puisse repartir de bon pied.

Bon, ce n’est pas avec le score de Juillet que je vais faire diminuer durablement et véritablement ma PAL… Même le score de Juin n’y a rien fait. Pour ça, ce n’est pas lire plus que je devrais faire, mais acheter moins de livres (vœu pieu et impossible à tenir).

Au moins, j’ai réussi à sortir 3 pavés de cette foutue PAL et pour le moment, je fais honneur au challenge du Pavé de l’été (Sur mes brizées). J’en ai profité pour lire quelques bédés durant les beaux jours de juillet et je me suis même permise des relectures des aventures des Trolls de Troy.

Pour ce Bilan Livresque de Juillet, j’ai lu 14 romans et 16 bédés (30 lectures). Mon score Babelio est à 232 lectures pour le moment (pour l’année 2021, bien entendu).

Ce score se divise de la sorte : 114 romans et 106 bédés, 6 comics et 6 mangas. Oui, faudrait que je lise plus de comics si je veux faire diminuer leur nombre (et découvrir tout ce que je veux découvrir !).

Au rayon des mauvaises nouvelles, le chat Hannibal n’a rien trouvé de mieux que d’aller se mettre à l’intérieur du capot de la camionnette de mon père… Pas besoin de vous expliquer comment le chat a terminé sa vie… Lui qui avait peur des voitures, il a fallu qu’il aille se mettre là où aucun chat ne devrait aller se mettre.

Sa vie trépidante de chat qui sautait partout et qui avait la joie de vivre s’est terminée, pour notre grande peine, même s’il savait être exaspérant. Il y a un vide chez mes parents depuis son trépas.

Plus de truc poilu qui vous saute dessus, plus de grand fou qui surgit dont ne sait où, plus de jurons de ma mère disant « nom de dieu, descends de là, Hannibal » ou « tu vas valser dehors »…

Je ne le verrai plus passer, le sourire aux babines, quand ma mère le prenait sous son bras, comme un sac de patate, pour le foutre dehors, ses yeux disant que de toute façon, il reviendrait.

Plus jamais il ne fera d’acrobaties un peu folle pour arriver à sauter sur mon dos, alors que je suis pliée en deux pour essayer de rattacher une barrière à la main, plus jamais il ne jouera avec la floche du fouet, plus jamais il n’ira se coucher juste dans le rond où tourne un jument. Plus jamais il ne nous fera tourner en bourrique…

Ma seule consolation est de me dire que durant les 27 mois qu’il a passé chez mes parents, il a eu une belle vie. On ne sait d’où il venait, s’il avait été perdu ou abandonné ou s’il s’était fait la belle pour voir d’autres horizons.

En tout cas, il avait son nid chez nous et jamais je n’avais vu un chat aussi tenace pour rentrer à la maison par tous les moyens. À force, il s’était imposé, tel un envahisseur. Il me manque… C’est vide sans lui.

Le dimanche avant qu’il ne décède, il était venu sur mes genoux, se faire câliner. J’étais assise sur les marches, dehors, et Arya en profitait pour se frotter dans mon dos. Puis, le chipie n’a rien trouvé de mieux que de passer sur mes genoux, marchant allégrement sur Hannibal qui a décidé de quitter le confort de mes jambes… C’était son dernier câlin. 😥

Minou, lui, continue sa petite vie de pépère. Il squatte le divan au matin et au soir, dès que mon mari va se coucher. Il monopolise le torchon de la véranda (il en a 2 superposés maintenant, car le vieux était tout troué) et l’autre soir, il a dormi comme un bienheureux sur le sol (enfin, sur les torchons).

Il est toujours en demande de câlins le matin et l’après-midi, et lorsque je suis là, il ne se gêne pas pour venir me les réclamer. Obligée de monter avec lui dans sa pièce, il faut le brosser et lui gratouiller le poitrail, assise sur le lit. Puis, ensuite, il pieute à côté de moi, cuisses contre cuisses.

Ma nièce est entrée dans sa phase de mimétisme et elle fait comme les grands. Autrement dit, quand on rit, elle se marre aussi, quand je prends un biscuit, elle me le chipe toujours et quand elle est sur son petit vélo, elle en descend, elle marche à côté et quand elle est avec moi, elle prend la laisse de la chienne et veut la lui attacher à son collier.

Dernièrement, j’ai accroché la chienne et ai tendu la laisse à la pioupioutte qui l’a prise et a avancé, avec la chienne derrière elle (sous ma surveillance). Chienne qui marchait tout doucement, ne comprenant pas bien pourquoi la laisse était tenue par ce petit machin qu’elle adore lécher.

Je ne l’ai pas laissé trop longtemps faire parce que si le chien change de côté, avec la laisse dans les jambes, la petite prendrait un billet de par terre et ça, je ne veux pas. Mais elle a fait des « doudouces » au chien et maintenant, elle veut bien en faire aux chevaux. On progresse !

Passons aux lectures du mois…

Retour à un vieil amour avec La mer éclatée – Intégrale de Joe Abercrombie qui est de la très bonne fantasy, réaliste, cynique, noire, sans concession, sans happy end bisounours et où les personnages ne se soucient pas d’être aimé, car être craint dure plus longtemps !

1794 de Niklas Natt och Dag possède un contexte historique bien présent, sans jamais être indigeste. C’est un thriller/roman noir où les personnages sont réussis, réalistes et où le Méchant n’est pas d’opérette. Ici, la misère n’est pas moins pénible parce qu’on est au soleil. Une véritable réussite !

1991 de Franck Thilliez (quel bond dans le temps) possède pas moins de deux enquêtes : une ancienne non résolue et une nouvelle. Tout est maîtrisé chez l’auteur, autant son récit que ses personnages et son nouveau roman, addictif au possible, mettra le rythme cardiaque des lecteurs à mal. Une réussite de plus pour l’auteur.

Helstrid de Christian Léourier est un huis-clos sur une autre planète, où les conditions climatiques sont dantesques et où les I.A gèrent tout à la place des Hommes. L’inconvénient de cette novella, c’est que le personnage principal, Vic, est archi chiant et qu’on ne s’attache pas du tout à lui. Malgré tout, j’ai apprécié cette LC avec Rachel.

Quel plaisir magnifique ce fut de lire Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! de Nadine Monfils qui a mis Bruxelles au cour de son roman, ainsi que son parler particulier. Ce roman policier m’a mis le cœur en mode joyeux.

Voilà un genre que je ne lis jamais et j’ai décidé de m’y mettre un peu : la poésie ! Avec un grand classique que sont Les Fleurs du Mal de Charles Beaudelaire. Depuis le temps que ma copinaute Stelphique me menaçait des pires représailles si je ne sortais pas ce recueil de mes étagères… C’est fait ! J’ai apprécié ma lecture, j’ai pris le temps de le lire, mais je n’arrive pas à pondre une chronique satisfaisante… Ça va viendre un jour.

La magnifique couverture m’avait attirée. Malheureusement, Le Prieuré de l’Oranger de Samantha Shannon ne m’a pas enthousiasmé plus que ça. Un début assez long, ennuyant (pour moi), des personnages qui ne m’ont pas fait vibrer, qui ne marqueront pas ma mémoire, aucune émotions ressentie durant la lecture et un final assez vite expédié.

Ce devait être une LC avec Bianca, mais cette dernière est descendue du camping-car assez vite et j’ai continué l’aventure toute seule. Oui, Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa possède des longueurs, je les ai ressenties après avoir dépassé plus de la moitié du livre (vers la page 560), oui, le récit n’est sans doute pas réaliste, mais malgré tout, j’ai apprécié ce petit voyage qui m’a apporté quelques belles émotions.

Origines de ‬Franck Thilliez‭ est une courte nouvelle de 25 pages qui fait un effet boeuf. Comme quoi, la taille ne fait pas tout…

La chasse de Gabriel Bergmoser avait tout pour ma plaire, pourtant, mes débuts furent laborieux et j’ai même failli déposer le roman sans le terminer. Pourtant, je me suis accrochée encore un peu et j’ai été récompensée par une montée d’adrénaline. Le suspense et l’action étaient bien présents, c’est tout ce qui me restera de cette lecture. Pas de profondeur scénaristique, personnages un peu trop stéréotypés (surtout les méchants bas du front) et un récit violent juste bon pour faire des scènes d’action.

Après la chasse, il est normal de lire Le Gibier de Nicolas Lebel. Pas de capitaine Mehrlicht mais un commissaire Starski (sans Hutch). Là, Lebel nous a fait de la révolution dans le polar : on commence classique et puis, tout explose ! Génial. Mon problème est que j’avais capté avant tout le monde… Je suis perspicace, moi, parfois.

Puisque j’ai commencé la poésie, autant continuer avec Habitant de nulle part, originaire de partout de Souleymane Diamanka. Ses textes sont très beaux à lire, Souleymane jouant avec les mots, leur musicalité. D’ailleurs, ces textes, il faudrait les lire à voix haute. Je me suis contentée de les lire dans ma tête, en mettant les coupures là où il le fallait. J’ai lu les mots comme si je faisais du slam, d’ailleurs, c’était la voix de Grand Corps Malade qui parlait dans ma tête.

L’été sans retour de Giuseppe Santoloquido m’a transporté en Italie. Chiara, une jeune fille du village a disparu. Ce roman est avant tout l’occasion pour un personnage, Sandro, de parler de sa vie au village avant le drame, de la mentalité étriquée des gens, des petits esprits de clocher et de montrer combien l’Homme peut se transformer en un salopard de la pire espèce, lorsqu’il est en meute. Sans oublier le côté charognard des médias.

Bilan Livresque Juillet : 14 romans

  1. La mer éclatée – Intégrale : Joe Abercrombie (864 pages)
  2. 1794 : Niklas Natt och Dag
  3. 1991 : Franck Thilliez
  4. Helstrid : Christian Léourier [LC avec Rachel]
  5. Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! : Nadine Monfils [LC avec Bianca]
  6. Les Fleurs du Mal : Charles Beaudelaire
  7. Le Prieuré de l’Oranger : Samantha Shannon (958 pages)
  8. Origines :‭ ‬Franck Thilliez
  9. Tout le bleu du ciel : Mélissa Da Costa (838 pages)
  10. Toucher le noir : Yvan Fauth et Collectif
  11. La chasse : Gabriel Bergmoser
  12. Le Gibier : Nicolas Lebel
  13. Habitant de nulle part, originaire de partout : Souleymane Diamanka
  14. L’été sans retour : Giuseppe Santoloquido

Bilan Livresque Juillet : 16 bédés

  1. Légende – Tome 7 – Neiges : Julie Swolfs, Ange et Stéphane Collignon
  2. Légende – Tome 8 – De mains de femmes : Swolfs, Stéphane Collignon et Ange
  3. Le loup en slip – Tome 5 – Le loup en slip passe un froc : Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet
  4. Blacksad – Tome 3 – Ame rouge : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  5. Le Prince de la nuit – Tome 8 – Anna : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne
  6. Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne
  7. Peau d’Homme : Hubert et Zanzim
  8. L’Arabe du futur – Tome 1 – 1978-1984 : Riad Sattouf
  9. Trolls de Troy – Tome 12 – ‬Sang famille : Arleston et Mourier‭
  10. Trolls de Troy – Tome 13 – La guerre des gloutons : Arleston et Mourier
  11. Trolls de Troy – Tome 17 – La Trolle impromptue : Arleston et  Mourier
  12. Trolls de Troy – Tome 18 – ‬Pröfy blues : Arleston et Mourier
  13. Assassin’s creed : Conspirations – Tome 1 – Die glocke : Guillaume Dorison et Jean-Baptiste Hostache
  14. Assassin’s creed : Conspirations- Tome 2 – Le projet Rainbow : Guillaume Dorison et Patrick Pion
  15. La guerre des orcs – Tome 1 – L’art de la guerre : Olivier Peru et Daxiong
  16. La guerre des orcs – Tome 2 – Guerre et paix : Olivier Peru et Giovanni Lorusso