Scarpetta – Kay Scarpetta 16 : Patricia Cornwell [Par Dame Ida visitant le grenier aux nanars]

Titre : Scarpetta – Kay Scarpetta 16

Auteur : Patricia Cornwell
Éditions : Livre de Poche Thriller (2011/2013)
Édition Originale : Scarpetta
Traduction :Andrea H. Japp

Résumé BABELIO :
Oscar Bane a exigé son admission dans le service psychiatrique de l’hôpital de Bellevue. Il redoute pour sa vie et prétend que ses blessures lui ont été infligées au cours d’un meurtre ; meurtre qu’il nie avoir commis.

Il ne se laissera examiner que par Kay Scarpetta, médecin légiste expert, l’unique personne en qui il ait confiance. À la demande du procureur, Jaimie Berger, Kay se rend à New York City et entreprend cette enquête avec son époux Benton et sa nièce, Lucy. Elle n’est sûre que d’une chose : une femme a été torturée et tuée, et d’autres morts violentes sont à craindre.

Kay se lance et très vite une vérité s’impose : le tueur anticipe avec précision où se trouve sa proie, ce qu’elle fait, et pire encore, les avancées des enquêteurs. Kay Scarpetta devra faire face à l’incarnation du mal…

L’avis de dame Ida :
Tiens… Il y avait un vieux Cornwell qui traînait dans ma PAL depuis quelques dizaines d’’années…

Une copine m’en a refilé tout un lot de vieux « poche » qui moisissait dans un coin (le rangement du nouvel an conduit à redécouvrir ses vieilles possessions oubliées)…

Ce roman est le seizième volume de l’intarissable série des enquêtes du Docteur Kay Scarpetta, médecin légiste créé par Patricia Cornwell et au travers de laquelle l’auteur projette beaucoup d’elle-même à travers ses personnages féminins.

Dans les commentaires, lors de mes échanges avec Dame Belette, notre inénarrable hôtesse de ces lieux, j’égratigne régulièrement Patricia Cornwell, à l’instar d’un Desproges à chaque fois qu’il parlait de Marguerite Duras.

La différence entre Duras et Cornwell, c’est que l’originalité de l’écriture de Duras était constitutive du talents que certains lui trouvaient, bien qu’il ne fît pas l’unanimité, justement de par son caractère parfois déroutant.

Pour Cornwell, ce qu’aiment certainement ses fans, c’est qu’elle n’a pas réellement de style, ce qui rend ses griffonnages facilement accessibles pour qui supporte les longueurs qui permettent à l’auteur de vendre ses ouvrages au poids à ses éditeurs et aux personnes souffrant d’Alzheimer, de pouvoir suivre (quoi que…).

Bordel à cul ! Arrivée au quart du roman j’étais sur le point d’abandonner car il ne s’était encore rien passé de décisif, Benton et la Procureur Berger étant encooore en train de blablater de l’affaire en tournant en rond, disant et redisant les mêmes choses, lâchant parfois une info importante noyée dans les répétitions, obligeant le lecteur un la lectrice à tout se fader s’il/elle veut comprendre la suite.

Je ne vous parle même pas de la séance peu crédible de Benton chez sa propre psy dont les remarques incisives flirtent avec l’analyse sauvage, sans parler du fait que Benton au point où il en est de sa carrière serait supposé ne plus avoir besoin de tels services… Mais bon, je dis ça et je dis rien…

Et pendant ce temps, Scarpetta n’avait toujours pas fini l’examen du témoin/suspect qui avait réclamé d’être examiné par elle.

Ben oui, c’est comme ça aux States ! Un témoin/suspect qui ne s’est encore vu reprocher aucune charge, mais a choisi de se faire interner, peut exiger de faire déplacer un médecin légiste d’un autre État (qui paiera le billet d’avion ? Scarpetta ? Le suspect ? Le contribuable?) pour une consultation avec la bénédiction des autorités locales et la complicité du mari de la dite experte…

Mari qui, lui-même, a examiné le témoin/suspect sur le plan psychologique, puisque Benton, profiler du FBI donne aussi dans les expertises psychologiques. Je passe sur le problème déontologique ou légal de l’affaire : deux spécialistes apparentés ne peuvent pas en principe expertiser une même personne…

Certes les lois états-uniennes peuvent être fluctuantes d’un état à l’autre mais les principes généraux de l’éthique sont les mêmes partout… D’ailleurs, le fait d’avoir transigé avec les règles va les mettre un peu dans l’embarras. Ce n’est pas pour rien que les règles déontologiques existent. Et on comprend mal qu’une institution judiciaire, qui peut voir la moindre décision cassée pour un vice de forme, puisse s’arranger des règles ainsi.

Déjà dès le départ ce n’est pas crédible deux secondes ! La starification d’un légiste et le fait qu’un témoin/suspect impose ses exigences à un procureur qui y cède ! N’importe quoi ! D’autant qu’il n’y a que dans le roman et dans quelques séries états-uniennes à la mode que les légistes interviennent de manière aussi active dans le travail d’enquête en allant sur le terrain ou en interrogeant les témoins ou suspects !

Dans la vraie vie les légistes restent dans leur morgue à découper du cadavre et à disséquer des organes ! Et vu le nombre de corps qui arrivent sur leurs tables où la montagne de paperasses que doivent traiter les chefs de services de médecine légale, il est plus qu’improbable qu’un légiste, chef de service, ait le loisir de s’aventurer sur le terrain.

Pas certaine qu’on lui en laisse le droit sauf pour les premières constatations après la découverte d’un corps, et encore, il faudrait que la covid ait décimé son équipe car un chef de service ne se déplace pas sur le terrain en temps normal !

Et par ailleurs, excusez moi… Mais il s’avère que je connais bien les expertises psychologiques et les tests soi-disant utilisés par Benton (les ayant utilisés moi-même en bilans à l’époque où j’en faisais), et franchement, les comptes-rendus qu’en fait Benton ne sont que des approximations pathétiques. Un/e étudiant/e en deuxième année ferait mieux !

Et si les rapports d’autopsies pondus par Scarpetta et sur lesquels sont fondées les enquêtes sont d’une qualité équivalente aux yeux d’un vrai légiste, on s’étonnera de la renommée cosmoplanétaire de Scarpetta que les administrations et universités états-uniennes s’arrachent ! Sans compter les erreurs judiciaires potentielles que des approximations peuvent entraîner !

Ah oui… On nage en pleine mégalomanie rampante. L’auteur a fait de son héroïne LA star intergalactique de la découpe médico-légale, et elle et son mari, au terme d’un mercato fédéral délirant, se sont vus proposer un pont d’or alliant enseignement universitaire et mise à disposition de leurs hautes compétences au profit d’une administration conquise d’avance. Rien que ça ! On les veut partout ces cadors ! On se les arrache! Elle passe même régulièrement sur CNN !!!

Mais qui y croit ??? Ben pas moi. Et c’est ça mon problème. Quand je lis un polar « à prétentions » (ben oui, on est dans une revendication de crédibilité en rapport avec les pratiques expertales, un champ scientifique pointu et les systèmes judiciaires et policiers américains), j’attends au moins ne pas devoir avaler des couleuvres, et que l’auteur respecte ses lecteurs en maîtrisant son sujet. Les super-experts qui blablatent et assènent des conneries sur un ton sentencieux ça ne passe pas. Surtout quand en plus ils ont choppé le melon.

Corwnell, l’auteure des aventures de Scarpetta est une ancienne chroniqueuse judiciaire… Elle s’est peut-être beaucoup renseignée ou documentée sur tout le charabia professionnel des légistes, des autopsies et autres expertises psychologiques… Mais visiblement elle est loin de maîtriser son sujet et ses coupables approximations ne résistent pas à un œil un minimum informé.

Je reconnais que je suis exigeante sur ces questions et à la limite très mauvais public. J’aime être rassurée sur le fait qu’un romancier en sache réellement plus que moi et se soit vraiment renseigné de manière pointue sur les thèmes dont il parle. Or j’avoue que ça me pose souvent problème quand je lis. Quand un auteur fait des bourdes sur des sujets que je connais assez bien… ben le mécanisme de « suspension d’incrédulité », nécessaire à ce que je puisse adhérer à ce que je lis, ne fonctionne plus et je passe le reste du livre à grincer des dents, voire à chercher la prochaine bourde quand j’en ai déjà repéré plusieurs. Je n’aime pas qu’un auteur puisse parier sur ce que j’ignore pour me vendre un bouquin.

Je n’aime pas trop parler de ma vie professionnelle sur le net mais je résumerai pudiquement en disant que je connais trèèèès bien le cadre médico-psychologique et en particulier dans certaines de ses connexions avec le secteur judiciaire ainsi que les questions d’expertises.

Forcément, j’avoue être facilement exigeante pour ne pas dire intransigeante quand je vois certains polars surfer médiocrement sur la vague médico-psy-légal, parce que ce registre peut en effet fasciner pas mal d’amateurs.

Pourquoi ne pas contribuer à informer les lecteurs correctement sur la vérité ? On peut écrire des histoires très correctes en restant dans les clous de la réalité ! On n’est pas obligé de transformer ça en roman de « science fiction » !

C’est que je trouve important pour ne pas dire capital d’informer correctement les gens sur ces sujets et de ne pas entretenir les lecteurs dans une visions faussée des choses que les auteurs finissent en plus par s’emprunter les uns aux autres.

Certaines séries de polars sont très carrées et respectueuses des champs professionnels mis en avant… Les bouquins de Tallis, d’Allen Carr, ou dans un univers plus contemporain les enquêtes de Frieda Klein sont parfaitement contextualisés et cela ne nuit pas au suspens et à l’intérêt que l’on peut avoir à lire.

Bref, là je vous raconte trop ma vie (mes enfants adoooorent ça… car après ils peuvent se moquer de leur Mamie qui radote !), mais c’est parce que je me sens obligée de vous expliquer pourquoi je si crispée avec les auteurs qui bâclent un peu leur travail de documentation quoi qu’ils en disent. Et comme ça m’arrive très souvent, voire de plus en plus souvent quand je propose une fiche, je pense que je vous devais quelques explications.

Pour paraphraser une vieille pub Orangina© : « Pourquoi est-elle si méchante ? » « Parce que ! »

Anybref, il y avait bien longtemps que je n’avait pas lu un « Scarpetta », mais des décennies plus tard, au bout de quelques pages je retrouve cette sensation d’écœurement semblable à ce que nous éprouvons au terme d’un repas de Noël ou de réveillon de Saint Sylvestre, après avoir repris trois fois du foie gras et du blanc moelleux, avant la dinde farcie aux marrons et une bûche trop pleine de crème au beurre et de sucre.

Trop c’est trop ! Et quand le repas est trop riche et trop long (n’oublions pas la rétribution à la page ou au poids que les longueurs font suspecter), il est fréquent qu’on ne puisse pas arriver au bout, à moins de faire comme les romains de l’antiquité et d’aller se faire vomir entre deux pages.

Ne reculant pas devant les efforts pour sa copinaute Dame Belette, Dame Ida a persévéré consciencieusement face à ce menu trop gras et trop chichiteux pour arriver au bout de sa critique ! (Dame Belette, mettant en page l’article, l’en remercie).

Malgré mon accablement découragé face à la page 110, je me suis accrochée. Ben oui, l’enquête allait bien finir par trouver un rythme correct à un moment donné… Mais il a fallu attendre d’arriver au milieux du roman pour que ça commence à ressembler à quelque chose.

Mais ne nous réjouissons pas trop vite : chaque personnage impliqué refaisant l’enquête dans son coin à un rythme de sénateur, et ayant besoin d’en parler aux autres et de répéter ce qu’il a déjà découvert devant nos yeux ébahis, là encore ça mâche et ça remâche les mêmes éléments en permanence et de temps à autre une nouvelle étape de raisonnement émerge… Doucement… Lentement…

Et je passe sur les rivalités et coups de pute que les « gentils » se font parfois entre eux pour tirer la couverture à eux-mêmes. Ça ralentit le rythme, certes, mais au moins c’est un détail un peu réaliste quand même ça ! Pfff…

Quant aux tergiversations relatives aux ambivalences incessantes des personnages principaux les uns pour les autres, leurs failles psychologiques, là aussi vous n’y couperez pas.

Cela étant, comme Benton et Scarpetta sont maintenant mariés après avoir été amants alors que Benton était encore marié avec une autre, on échappe aux insupportables passages introspectifs interminables où Scarpetta était déchirée entre son désir et son éducation de petite bourgeoise, et où elle reprochait aux autres ses propres travers avec une sévérité telle que j’avais envie de lui mettre des claques.

Mais que les amatrices de drames Harlequinesques se réjouissent : Les grands névrosés que sont Benton et Scarpetta ne peuvent vivre l’harmonie conjugale pour autant… Ce serait trop simple. Et en plus sa nièce déjantée Lucy va encore pécho !

Encore réveillées les copinautes ? Vous ne dormez pas encore ? Courage ! J’ai presque fini ! Ben oui je ne vais pas vous raconter la fin de cette intrigue plutôt retorse et sympathique.

En effet, c’est pour ça qu’elle arrive encore à plaire Patricia Cornwell, malgré toutes les faiblesses irritantes que je trouve à cette série : c’est qu’elle a une imagination assez redoutable pour élucubrer des personnages de méchant bien zinzins aux mobiles bien tordus et aux modes opératoires tout aussi déments et suffisamment fins pour faire durer l’enquête et mobiliser autant de serviteurs de la Vérité et de la Justice pendant plusieurs centaines de pages.

Hélas c’est tout ce qui rend ma critique déséquilibrée : j’ai pu passer beaucoup de temps à vous dire ce qui m’est devenu insupportable avec le temps avec cette série de romans (oui je vous entends de loin « Mais pourquoi qu’elle lit ça si elle aime pas !!! »), mais je ne peux pas vous dire précisément ce que j’ai bien aimé quand même, car le faire en étayant mon propos supposerait que je vous en dise trop sur une intrigue que je ne veux surtout pas déflorer.

Car oui, Scarpetta c’est mon plaisir littéraire coupable ! Je déteste plein de choses dans cette série (son manque terrible de réalisme, l’ego surdimensionné de l’auteur qui filtre à travers son personnage principal hyper idéalisé et quasi tout puissant… les longueurs introspectives interminables qui nuisent au rythme) mais on ne pourra pas lui enlever ça : Cornwell a un réel sens et un réel talent de l’intrigue.

 

24 réflexions au sujet de « Scarpetta – Kay Scarpetta 16 : Patricia Cornwell [Par Dame Ida visitant le grenier aux nanars] »

    • En fait, c’est le problème quand on lit beaucoup de livres d’un même auteur qui se renouvelle peu; les travers de son écriture finissent par devenir lassants et par ruiner les bons aspects de ses livres. J’ai eu le même problème avec Maxime Chattam que j’ai adoré détester lui aussi après sa première trilogie. Des idées de départ géniales, des commencements de romans soignés… et puis à la moitié du bouquin, le rythme se précipite, le style devient basique pour tant est que ce soit un style… et les grosses ficelles faciles apparaissent et gâchent tout.

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        • Tout à fait d’accord! Il essaie de soigner la forme au départ, soigne quelques descriptions dans les trois premiers chapitres et après c’est sujet, verbe, complément et vocabulaire basique. Bref une écriture sans style ni caractère ni panache. Alors comme en plus il ne soigne même plus le traitement de l’intrigue (il doit rendre ses romans à la bourre à ses éditeurs et se trouve sans doute en situation de les bâcler à la fin) c’est systématiquement décevant. Le pompon avec ses personnages qui arrivent à skier plus vite qu’une avalanche tout en se faisant tirer dessus dans je ne sais plus quel livre (la théorie de Gaïa?). J’en garde un souvenir parfaitement grotesque. Ou ses théories abracadabrantes élucubrées à partir d’informations mal digérées sur les neurosciences… Inepte… Certes à sa décharge il n’est pas tout seul à présenter des théories pseudo scientifiques comme si elles étaient réelles… Mais, si je veux de la science fiction ou des contes de fées, je ne lis pas des thrillers supposés se passer dans notre monde et donc dans nos réalités. Bref j’ai décroché avec lui.

          Comme Belette j’avais bien aimé sa première trilogie (La Trilogie du Mal) avec les mêmes personnages récurrents… Et la suite m’a systématiquement déçue pour les mêmes raisons. A chaque fois je trouve que ça commence bien… je crois que je vais kiffer grave la race de ma mémère et… au fil des pages j’ai l’impression de m’être faite avoir. Déception, lassitude… Avec Scarpetta c’est un peu la même chose : très bon point de départ mais le traitement est pénible à lire pour les raisons que j’évoque.

          Avec ces deux là comme j’ai bien aimé deux ou trois livres au moment de ma rencontre avec eux, j’attend beaucoup et je ne supporte plus ce qui cloche. On ne peut pas juste dire que c’est normal de se lasser d’un auteur ou de ses personnages récurrents car par exemple, avec les Harry Potters j’étais toujours ravie de ma lecture (même si j’avais officiellement passé l’âge de la littérature jeunesse depuis longtemps! 😆 )… Donc le problème n’est pas là. Le problème est qu’on n’aime pas retrouver les mêmes défauts et de constater qui plus est que l’auteur ne fait RIEN DE RIEN pour les corriger et que pire encore, il s’y accroche.

          L’erreur est humaine mais persévérer est diabolique paraît-il, non ? 😀

          Aimé par 2 personnes

    • C’est exactement ça!!! J’adore la détester! Tout à fait! Parce qu’elle a tout ce qu’il faudrait pour faire quelque chose de vraiment super chouette et qu’elle gâche tout avec sa mégalo. C’est tellement dommage!

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  1. j’en ai lu beaucoup mais les derniers temps je trouvais que la violence est trop omniprésente(l’époque de l’île auxchiens) et Scarpetta prête à mordre si on lui parler ne serait-ce qu’un peu de travers alors j’ai arrêté

    Aimé par 1 personne

    • Je dois dire (oui, j’avoue) que j’avais adoré les premiers tomes, sukiffé grave sa mère, même… J’ai commencé à ne plus adhérer quand on avait encore et toujours le retour de l’ennemi N°1, j’ai hurlé à la mort de Benton et n’ai même pas lu celui avec sa résurrection. Scarpetta me sortait par tous les trous 😆

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    • Bon… La violence dans des polars à intrigues mêlant la médecine légale et la psychocriminologie ce n’est pas si étonnant que cela… Quand on chasse du psychopathe il ne faut pas s’attendre à des assassins veillant à occire leurs victimes en leur occasionnant le moins de souffrance possible. Donc… même si c’est parfois too much ou même si on peut imaginer une certaine complaisance de l’auteur à se rouler dans le gore, on ne s’attend pas non plus à un Martine! 😀

      Maintenant oui, l’évolution psychologique du personnage de Scarpetta est parfois navrante. Quand on sait que l’auteure a beaucoup projeté d’elle-même sur Kay mais aussi sur Lucy… Et qu’on lit sa biographie quelque peu accidentée et marquée de virages difficiles à négocier on peut imaginer un lien entre les deux. Sauf qu’en principe un lecteur ne doit pas subir dans une fiction, les états d’âmes des auteurs. Je suis contre cette idée. Et quand bien même le personnage principal d’une série peut psychologiquement évoluer… l’auteur doit s’en expliquer d’une manière crédible. Or oui… certains trucs sont assez difficiles à suivre. Scarpetta brille dans certains des romans par un esprit quelque peu clivé et manichéen manquant de nuance avec des jugements psychorigides et moralisateurs alors qu’elle prétend ne pas l’être mais en laissant l’auteur dire qu’elle l’est ! Arrrghhhh! 😀

      Aimé par 2 personnes

    • Mais si! C’est comme les Barbara Cartland! C’est lieux d’en avoir lu un pour pouvoir critiquer! 😆
      C’est pas si mal même si je mets les travers que je supporte mal en avant. Elle créée de très bonnes intrigues même si on a envie d’attraper les personnages par les cheveux pour les cogner les uns sur les autres de temps en temps! 😀

      Aimé par 1 personne

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