Les dragons de la frontière – Tome 1 – La piste de Santa Fe : Gregorio Muro Harriet et Ivan Gil

Titre : Les dragons de la frontière – Tome 1 – La piste de Santa Fe

Scénariste : Gregorio Muro Harriet 🇪🇸
Dessinateur : Ivan Gil 🇪🇸

Édition : Glénat (17/02/2021)

Résumé :
Un Ouest mythique. Des cavaliers de légende. Mai 1774. Miguel, jeune vétérinaire, est membre d’un convoi de bétail mené par une troupe de dragons de Cuera, ces fameux cavaliers lanciers espagnols chargés de garder la frontière nord-américaine de l’empire espagnol.

Mais à l’issue d’une attaque de leur caravane par des Apaches, Miguel est capturé avec Madeleine, une religieuse. Adoptés par le chef de la tribu, les jeunes gens n’auront d’autre choix que de s’adapter à la rude vie de leur nouvelle  » famille « .

Malgré eux, ils seront pris au cœur d’une tourmente guerrière opposant Apaches, Comanches et dragons de Cuera…

Western espagnol plein de sang, de drames et d’héroïsme, Les Dragons de la frontière réussit le tour de force de respecter les codes du genre tout en y apportant un nouveau souffle, et nous replonge dans les décors mythiques où s’est écrite la légende de l’Ouest américain.

Critique :
Voilà un western comme j’en ai peu vu dans ma vie de lectrice ! Nou sommes en 1774, alors, exit les cow-boys, vive les Lanciers Espagnols des Dragons.

Enfin, on se comprend… Cela reste des colonisateurs et ils auront déjà bien massacrés les Amérindiens avant l’arrivée des suivants qui poursuivront les tueries commencées.

Attention, les Apaches Mescaleros ne sont pas des moutons que l’on envoie à l’abattoir sans qu’ils restent sans rien faire. Ce sont de terribles guerriers et les Comanches sont encore pires.

Les Apaches ont enlevés une jeune nonne, à la mission et Miguel, un jeune lancier, se lance à leur poursuite pour tenter de récupérer la jeune épouse du Christ (qu’on se demande s’il ne voudrait pas qu’elle divorce pour l’épouser lui).

Miguel, c’est une tête brûlée, il fonce sans réfléchir, il a des soucis avec les ordres, n’écoute pas la hiérarchie, mais c’est aussi un homme intelligent, sorte de MacGyver sans couteau suisse.

L’album est rythmé, composé aussi de cases sans paroles, notamment dans une attaque du camp des Apaches et dans la course-poursuite. Les dessins sont bien exécutés, les couleurs sont chaudes, agréables, elles reflètent bien les tons des plaines arides où règne la sécheresse.

Les Apaches sont décrits comme impitoyables et pourtant, le chef sera assez gentil avec Madeleine, la jeune nonne (bon, tout est relatif, il l’a enlevé pour en faire sa femme, sans lui demander son avis).

Les Dragons Espagnols ne sont pas des anges non plus, bien que, dans ce premier album, ils semblent être plus « gentils » que les Apaches. À voir l’évolution dans le deuxième tome.

Difficile de juger après un seul album, mais je garde en tête que les dessins sont bien exécutés, que le scénario ne manque pas de dynamisme, d’aventures, de rebondissements, mais, pour le moment, il manque un peu de profondeur.

En tout cas, cela change des westerns classiques se déroulant post 1850 puisque nous sommes en plein dans conquête espagnole du XVIe siècle et que c’est un sujet peu souvent traité dans les romans du genre.

Une bédé qui explore une autre époque de l’Ouest Mythique, qui se place à la frontière avec les États-Unis, côté Mexique et qui nous montre la dure vie des colons dans ces contrées hostiles, sous un soleil implacable.

Il me faudra lire la suite pour me faire une opinion tranchée, mais si je ne suis pas super conquise par ma lecture, j’ai tout de même passé un bon moment de détente et elle avait du bon.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°110] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°05). ).