Bandidos – Diego Martín 03 : Marc Fernandez

Titre : Bandidos – Diego Martín 03

Auteur : Marc Fernandez
Édition : Préludes (2018)

Résumé :
Le corps calciné d’une femme menottée, une balle dans la nuque, est retrouvé dans un parc de Madrid (🇪🇸). Diego Martin, journaliste radio d’investigation, connait la victime, rencontrée vingt ans auparavant… En Argentine.

Jeune reporter à l’époque, il avait couvert l’assassinat du frère de la victime : Alex Rodrigo, photographe pour un grand hebdomadaire, tué selon le même mode opératoire.

Un meurtre identique à des milliers de kilomètres de distance, à deux décennies d’écart. Il n’en faut pas plus au présentateur d' »Ondes confidentielles » pour se lancer dans une enquête qui le mènera à Buenos Aires (🇦🇷), où il retrouvera une femme qu’il n’a jamais pu oublier…

Entre corruption politique, flics ripoux et groupes mafieux, ce voyage va faire ressurgir les fantômes du passé. Car parfois, ceux qu’on croyait morts reviennent hanter ceux qui sont restés.

L’auteur de l’acclamé Mala Vida, finaliste du Prix des lectrices de Elle, et de Guerilla Social Club, revient avec un nouveau polar aussi trépidant que furieusement engagé, à l’arrière-plan historique fascinant.

Critique :
Dernier volet de la trilogie consacrée aux enquêtes de Diego Martín. Cette fois-ci, nous ferons le grand écart entre l’Espagne et l’Argentine, où ont eu lieu deux crimes similaires, à 20 ans d’intervalle.

Les romans de Marc Fernandez n’hésitent pas à sortir les cadavres des malles de l’Histoire, les squelettes des placards des dictatures sud-américaine ou espagnole.

C’était un véritable plaisir de retrouver les personnages avec lesquels j’ai déjà partagé des aventures dangereuses, mais des plus instructives, notamment avec les bébés volés sous les dictatures.

Ici, on parlera plutôt de liberté de presse, d’assassinats de journalistes, de censure, d’intimidations et de politiciens qui font la pluie et le beau temps. Puisque nous irons en Argentine, l’auteur nous fera repasser par les locaux de l’Asociación Madres de la Plaza de Mayo (Les Mères de la place de Mai). Il ne faut pas les oublier non plus !

Dans les romans de Marc Fernandez, il est toujours question de corruption, de pouvoir absolu, de dictatures, qu’elles soient anciennes ou d’époque.

N’allez pas croire que ses bouquins sont les mêmes, bien qu’ils se ressemblent, qu’il y ait des leitmotiv qui reviennent, qu’ils possèdent des sujets communs, ils ont tous un ADN différent, bien qu’issu de la même origine : les exactions des dictatures. Et on aura toujours à dire sur le sujet.

Diego va devoir fouiller dans un passé sordide que certains ne veulent pas voir remonter à la surface et qui feront tout pour le laisser dormir. D’ailleurs, ce roman réserve quelques surprises de taille. J’en avais vu une venir de loin, par contre, la suivante, elle m’a pris par surprise.

Diego est un journaliste pugnace, il ne lâche jamais rien, il est intrépide, un peu fou, il aime la vérité par-dessus tout et surtout, recouper ses infos !

Dans un monde où il faut aller de plus en plus vite afin d’être la premier et de faire le buzz, se permettre le luxe de vérifier et de recouper ses infos, c’est presque se tirer une balle dans le pied. Heureusement que Diego fait encore son travail, qu’il est libre dans sa tête (♫).

Mon seul léger bémol sera pour la manière dont sont présentés une partie des dialogues… Au lieu de faire parler ses différents personnages, l’auteur a choisi de garder la forme de la narration neutre avec « Il lui demanda » et « elle lui répondit », ce qui casse un peu le rythme et donne l’impression d’avoir des dialogues aseptisés.

Hormis cette petite critique, j’ai apprécié le roman qui s’en va fouiller dans les poubelles pour déterrer les cadavres bien planqués des dictatures.

Dans le roman, rien n’est tout à fait noir, rien n’est tout à fait blanc, c’est nuancé et on sent bien que tout le monde ne fait pas toujours ce qu’il aimerait faire, que les libertés sont contrôlées en Amérique du Sud, obligeant certains à manger à la table du Diable, où la longue fourchette ne sert à rien.

Un roman dont le récit alterne entre l’Espagne et l’Argentine, une enquête dangereuse, un méchant mégalo qui racontera tout à Diego à la fin (un peu cliché, mais bon), des amis qu’il fait bon d’avoir auprès de soi, de la corruption politique (oxymore), des squelettes dans les placards et des personnages que l’on n’a pas envie de quitter à la fin de sa lecture.

Merci à toi, Diego Martín, de m’avoir fait découvrir ton univers de journaliste d’investigation, tes amis fidèles et le petit café où vous vous réunissez tous et toutes. N’oublie pas de rester prudent, mon cher Diego et d’embrasser ton père littéraire qui a fait en sorte que j’aille me coucher moins bête après avoir lu 4 de ses romans.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°211] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°30).

Z comme Don Diégo – Tome 2 – La loi du marché : Fabcaro et Fabrice Erre

Titre : Z comme Don Diégo – Tome 2 – La loi du marché

Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabrice Erre

Édition : Dargaud (2012)

Résumé :
Ce 2e épisode de Z comme don Diego voit arriver don Winnero de la Gagna, le nouvel instituteur plutôt beau gosse, dans le village.

Sexoualidad en tombe immédiatement amoureuse, ce qui plonge don Diego dans la déprime.

Cerise sur le gâteau, un nouveau justicier, Wolverino, fait son apparition et, très vite, supplante Zorro dans le coeur du peuple. Bien entendu, Wolverino n’est autre que don Winnero de la Gagna… et pour Zorro, c’est la déprime totale !

Critique :
Après une lecture d’une bédé qui ne m’a pas plu du tout, il me fallait revenir à de la valeur sûre, alors, je me suis précipitée sur le tome 2 des folles aventures de Don Diego.

Au moins, j’avais l’assurance que j’allais rire et oublier l’actualité morose.

L’intro faite par Bouzard m’a déjà fait sourire…

Ensuite, je me suis replongée dans les mésaventures de ce pauvre Don Diego, Le Zorro, qui est bien loin de celui qui fit passer à bien du monde, des soirées télé agréables et en famille. Ici, nous sommes dans la parodie.

Notre justicier masqué est toujours fou amoureux de la belle Sexoualidad, mais il a de la concurrence en la personne du beau et blond nouvel instituteur, sans compter qu’il a aussi de la concurrence avec Wolverino, le nouveau justicier masqué, en tunique jaune et bleue.

Pauvre, pauvre Zorro Don Diego qui ne fait pas le poids…

Les gags sont sous forme de strips en deux bandes de 3 cases, les dessins sont toujours aussi drôles, toujours aussi fous (je ne vous parlerai pas des chevaux), il faut aimer, mais je trouve qu’ils vont bien à ce genre d’humour un peu potache, parsemé de situations où le scénariste pousse ses gags dans le grotesque de situation, sans jamais franchir la ligne rouge et devenir non drôle.

Sans hurler de rire, j’ai passé un bon moment, avec un sourire un peu bête affiché sur ma trogne, durant toute la lecture.

Un plaisir non remboursé par les mutuelles, dommage.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 40 pages) et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°29).