John Tanner – Tome 1 – Le captif du peuple des Mille Lacs : Christian Perrissin et Boro Pavlovic

Titre : John Tanner – Tome 1 – Le captif du peuple des Mille Lacs

Scénariste : Christian Perrissin
Dessinateur : Boro Pavlovic

Édition : Glénat (11/09/2009)

Résumé :
1789, Nouveau Monde. John Tanner a 9 ans, il est le fils d’un pasteur fermier qui vit avec ses enfants, sa seconde épouse et deux esclaves noirs dans une petite ferme du Kentucky.

Un matin de printemps que son père est aux champs avec le frère aîné et les boys, John, qui a eu l’interdiction d’aller dehors, parvient à déjouer la surveillance de sa belle-mère et de ses sœurs, et filer en douce. Il est alors kidnappé par deux Indiens Ottawa…

Amené de force dans leur tribu, il est alors adopté par une vieille indienne qui voit en lui la réincarnation de son fils parti quelques mois plus tôt. Par la force des choses, John deviendra un membre à part entière de la tribu, puis un guerrier, et prendra part aux guerres contre les Blancs…

Critique :
La couverture avait attirée mon regard : le dessin de l’Amérindien étais superbe et je me suis laissée tenter. J’ai eu raison, d’ailleurs.

Cette bédé est le véritable récit de la vie du jeune John Tanner, sale gamin qui n’obéissait pas et qui s’est fait enlevé, à l’âge de 9 ans, par deux Indiens Ojibwe.

Le récit de sa captivité n’est pas un long fleuve tranquille.

Remplaçant un fils mort, l’épouse de Manitugeezik, son ravisseur, le considère comme son fils et l’aime, par contre, avec les autres fils, c’est compliqué, sans parler avec Manitugeezik qui, lorsqu’il a bu, a la main lourde.

Le récit prend son temps, notamment en nous montrant la vie dans cette tribu des Indiens Ojibwe : le travail des femmes, des enfants, les règles à suivre, la chasse, avant de basculer sur une autre tribu, celle des Ottawa, mais bien plus pauvre que la première.

Les dessins sont magnifiques, réalistes, détaillés et les couleurs, dans des tons assez doux, donne à l’ensemble un certain cachet, pour ne pas dire un cachet certain.

En 1789, les colons avaient déjà pris possession de beaucoup de terres, mais pas encore de toutes, comme ce fut le cas ensuite. Le scénariste nous retranscrit, au delà de ce récit de captivité horrible, tous les problèmes des Indiens, notamment l’alcool et la peur de perdre leurs terres face à l’avancée de l’Homme Blanc.

Le pauvre John ne trouve pas sa place parmi la tribu, il n’a pas été élevé comme leurs enfants, pleurniche, n’est pas aussi performant qu’eux, a du mal avec la langue.

On se dit que s’il venait, après quelques années, à retrouver les siens, il aurait à nouveau du mal à s’intégrer, étant perçu comme un étranger à la culture, après avoir séjourné dans la culture Indienne. Bref, le pauvre John serait le cul entre deux chaises, non accepté des deux côtés.

Un bel album, un superbe découverte et il me tarde de découvrir la suite.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 89 pages) et Le Mois Américain (Non officiel) – Septembre 2022.

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Le Révérend – Livre 2 – Chasse à l’homme : Lylian, Augustin Lebon et Hugo Poupelin

Titre : Le Révérend – Livre 2 – Chasse à l’homme

Scénariste : Lylian
Dessinateur : Augustin Lebon

Édition : EP – Wanted Collection (29/04/2015)

Résumé :
Affaibli par ses blessures, Angus accepte de laisser derrière lui sa vengeance et de suivre Deborah pour démarrer une nouvelle vie. Mais Cartus, le shérif, enragé par la mort de ces anciens acolytes et la trahison de Deborah, ne les laissera pas fuir si facilement…

Assisté d’une bande de mercenaires sans foi ni loi, il ne cessera sa traque qu’une fois Le Révérend six pieds sous terre…

Critique :
L’album précédent laissait les lecteurs dans un suspense insoutenable et le révérend Angus Whitecross, dans un piteux état.

Cet album va nous donner une plus grande vue d’ensemble sur la jeunesse d’Angus, sur le comment et le pourquoi il est devenu un chasseurs de primes et surtout, ce qu’il s’est réellement passé lors de l’attaque de la diligence.

Le premier album était consacré à la vengeance d’Angus, envers certains personnages, maintenant, c’est le contraire : la chasse à l’homme est ouverte et c’est Angus le gibier.

Qui dit chasse à l’homme, dit rythme endiablé. Peut-être un peu trop… Ça tire dans tous les sens et les hommes perdent leur bon sens lorsqu’il s’agit d’abattre un autre, quel qu’en soit le prix à payer (en vies humaines, bien entendu).

Hélas, si le premier album était surprenant parce qu’il ne servait pas l’histoire de vengeance comme on a l’habitude de la voir, le second nous sert une chasse à l’homme dans tout ce qu’elle a de plus classique, de plus barbare, de plus horrible, non sans vraiment aller au fond des choses, comme d’autres séries western le font.

Effectivement, Le Révérend n’est pas une série pour les enfants, mais j’ai connu des plus violentes, qui ne se gênaient pas pour y aller franco (Durango, Bouncer) dans le registre de la violence.

Les dessins sont toujours plus que réussis, les couleurs ne sont pas trop sombres, dans l’ensemble, c’est une réussite, dommage que le scénario soit trop conventionnel, même si le passé d’Angus possède une surprise.

Malgré tout, c’est une bon diptyque pour celles et ceux qui apprécient les western. Sans être exceptionnel dans le second tome, l’ensemble est des plus correct et je le conseillerais, car il fait passer un moment de lecture agréable, pleine d’adrénaline et de beaux paysages de l’Ouest.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°47], Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et le Mois Américain (Non officiel) – Septembre 2022.