Arthur Conan Doyle – Puis-je marier Sherlock Holmes ? : Isabelle Chevalier

Titre : Arthur Conan Doyle – Puis-je marier Sherlock Holmes ?

Auteur : Isabelle Chevalier
Édition : Lamiroy (01/03/2022)

Résumé :
Que sait-on généralement de Sherlock Holmes et de son auteur, Arthur Conan Doyle ? La résolution des énigmes par la logique, agrémentée d’un (inauthentique) « Élémentaire, mon cher Watson » [formule apocryphe.

En effet, on ne la trouve nulle part dans le canon de Conan Doyle et Sherlock Holmes ne l’a jamais prononcée dans aucune histoire originale], la tenue iconique et, pour les champions de culture générale, la tentative de l’auteur de se débarrasser de son héros.

Isabelle Chevalier nous emmène parcourir le paysage de ces grandes lignes que nous laissions se dessiner à l’horizon.

Parmi celles-ci, mon regard s’est arrêté sur l’aversion de l’auteur pour son personnage, mais surtout j’ai été frappé par le nombre considérable de personnes qui se sont passionnées pour Sherlock Holmes au point de le considérer comme une personne réelle.

Critique :
Le titre semblera racoleur pour un lecteur lambda, mais pour l’holmésien de base, il lui rappellera cette question posée par le comédien américain, Willaim Gilette, dans l’un de ses câbles à Arthur Conan Doyle :
— Puis-je marier Sherlock Holmes ?

Conan Doyle, fatigué de toute cette communication, répond à l’acteur :
—Vous pouvez tuer Holmes, ou le marier, ou tout ce que vous voulez.

J’avais été étonnée, le jour où j’avais appris que Doyle détestait son personnage de Sherlock Holmes, qui pourtant, lui apporta la richesse.

L’auteur aurait préféré être reconnu pour ses romans historiques. Comme bien d’autres personnes dans le monde qui ne sont pas satisfaites de leurs talents, de leurs dons et qui aurait aimé être mis à l’honneur pour autre chose.

Ce petit ouvrage de 36 pages ne m’a rien appris de nouveau (depuis l’avènement d’Internet et mon inscription à la SSHF, j’en sais bien plus qu’avant), mais il a au moins eu le mérite de me remettre des faits en place, des dates, des chiffres…

Oui, je sais, mais j’oublie ! Ma mémoire disjoncte et elle laisse partir des tas de détails et ensuite, c’est Tintin et Milou pour les retrouver dans mon petit grenier mémoriel en bordel. J’avais même réussi à oublier que « Une étude en rouge » avait été publiée pour la première fois dans le « Beeton’s Christmas Annual » de 1887.

Par contre, l’autrice ne parle à aucun moment du repas que firent Doyle et Oscar Wilde (en août 1889), avec l’éditeur américain Stoddart, du Lippincott’s Magazine. Ce dernier demanda aux deux auteurs d’écrire deux romans. Il laissa carte blanche à Wilde (qui écrivit « Le portrait de Dorian Gray ») et exigea de Doyle qu’il écrive une nouvelle aventure de Sherlock Holmes (Le signe des quatre qui parut en 1890).

Cette anecdote, je l’avais lue, en français, sur le site de la SSHF, mais impossible de le retrouver dans la langue de Molière, alors je vous l’inclus dans la langue d’Elisabeth II ou de Shakespeare :

In august 1889, during a dinner hosted by J. M. Stoddart, an American agent of the Lippincott’s Magazine, Conan Doyle and Oscar Wilde were hired to write two stories. Published in 1890, Wilde wrote The Picture of Dorian Gray and Conan Doyle The Sign of Four, the second adventure of the detective. The same year, the Conan Doyles stayed a few months in Vienna for Arthur to improve his medical knowledge. Back in England, they moved to London on Montague Place and the young doctor’s office opens at 2 Devonshire Place. Patients were scarce again, Conan Doyle took up the pen again.

Anybref, sans révolutionner l’affaire, ce petit opus est bien fait, puisqu’il vous donne un max d’informations sur Conan Doyle, sur sa haine de Sherlock Holmes, sur les sommes qu’il a touchées et sur son envie de le tuer.

Pour un holmésien ceinture noire (et robe de chambre gris souris), rien de neuf sous le soleil, pour une holmésienne avec des trous de mémoire, une bonne remise en selle des petits détails (avant que les oublis ne recommencent) et pour les néophytes, un peu de pages, ils en apprendront assez que pour épater la galerie au prochain repas de famille.

Notamment avec des petites anecdotes, comme cette banque (la Abbey National, installée aux numéros n°215-229) qui engagea une secrétaire pour spécialement répondre au courrier que des gens envoyaient au 221b, Baker Street. Et le musée, qui s’installa plus loin, se fit attribuer le numéro 221b et qui entama un procès avec la banque dans le but de récupérer le droit de répondre au courrier…

Holmes, c’est un personnage hors norme ! Hé, un personnage de fiction qui meurt et dont une partie de la population porte le deuil en Angleterre, c’est pas banal, avouez-le ! De plus, ce personnage de fiction est sorti de ses pages et a pris vie, puisque plein de gens pensent que Holmes a réellement vécu !

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 36 pages).

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41 réflexions au sujet de « Arthur Conan Doyle – Puis-je marier Sherlock Holmes ? : Isabelle Chevalier »

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    • Oui, ils sont deux, Eric et Maxime, père et fils. Maxime Lamiroy est passionné de littérature russe, et traducteur français/russe. Ils ont aussi une petite collection assez sympa (et pratique à emmener par exemple dans le métro) qui s’appelle « Opuscules ». Ce sont des nouvelles écrites par des auteurs tous différents (c’est du coup forcément inégal mais souvent bien quand même). Ce sont des petits formats qu’on peut soit acheter à la pièce en librairie, soit recevoir par abonnement. Le petit format est conçu aussi pour ça, pour que les gens puissent le recevoir par la poste sans que ça coûte un bras en frais d’envoi. 🙂

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  3. Mais oui! Sherlock Holmes existe! Je l’ai bien connu quand je chantais encore au à Londres avant de le marier avec l’Antivirus Norton! Il m’a un peu déçue je dois dire… Je l’ai bien baladé ! Aussi facilement que ce vieux grand duc ! Et son comparse Watson… insignifiant ! Je comprends qu’Holmes ait préféré se jeter dans les chutes du Reichenbarch plutôt que de rentrer avec lui dans leur deux pièces avec un seul lit!😛

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    • Tu remarqueras mon côté comique qui m’a fait rassembler ma chronique avec la tienne le même jour… sans doute dû au clown que j’avais bouffé tout entier la veille.

      L’antivirus Norton est un merde, change de suite ! 😆 Holmes n’aurait jamais imaginé qu’une femme, ce sexe faible, aurait pu le doubler, le rouler, lui niquer grave sa race ! Déjà que les hommes de l’époque pensaient que nous n’avions pas de cerveau ou alors, un petit qu’il ne fallait pas faire travailler, mon dieu, vous, ça tuerait les femmes :/

      Holmes ne s’est pas jeté dans les chutes, il avait rendez-vous avec moi, depuis que je lui avais montré ma dextérité pour la position du grand-duc à moustache, il ne voulait plus que ça, le bougre ! J’ai terminé avec 18 séances de kiné et lui un burne-out… hein ? pas de « e » à burn ?? 😉

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  4. Grand merci pour cette critique! Je me doutais bien que les holmésien.ne.s pure pipe n’apprendraient pas grand chose. 🙂 Je n’ai en effet pas mentionné le dîner entre Conan Doyle et Oscar Wilde, il m’a hélas fallu faire des choix, le format de la collection « L’article » étant de 5000 mots et pas beaucoup plus. Il y avait une info que j’avais et que j’ai oublié de mettre (quelle imbécile!) alors que je pense que peu de gens la connaissent: Holmes est aussi utilisé en thérapie. J’espère pouvoir en parler plus longuement si jamais il y a une réédition!

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    • Ah, l’explication est là, la limitation de mots… dommage, parce que sont des petites anecdotes qui donnent du sel au personnage, à son mythe.

      Oui, lorsque l’on range son tabac dans une babouche et que l’on poignarde son courrier sur la cheminée comme Holmes, on n’a plus grand-chose à apprendre dans les faits courants, mais on a toujours à apprendre dans d’autres faits, moins connus, ceux que des holmésiens ont traqué loin de leur fauteuil… 😆

      S’il y a réédition avec des anecdotes non connues, je braquerai la librairie pour l’avoir en premier ! 🙂

      Je suis pour la thérapie avec Holmes ! Déjà qu’un programme chez les flics se nomme HOLMES…

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        • Hé oui, il a marqué les esprits, le Sherlock, encore plus que Poirot, je crois…

          On a toujours un truc à apprendre avec lui… 😉

          « HOLMES 2 (Home Office Large Major Enquiry System) est un système informatique principalement utilisé par les forces de police britanniques pour enquêter sur des incidents majeurs tels que les meurtres en série et les fraudes de grande valeur. »

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          • Merci pour cette incroyable information!

            Et oui, Holmes a ses inconditionnel.le.s! ❤ Il faut dire qu'il est nettement plus charismatique que Poirot (même si cette dernière remarque fait de moi une traîtresse à sa patrie)…

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              • Hahaha moi aussi! C’est d’ailleurs une des particularités qui ont séduit Brett pour le rôle, quand il a lu que Holmes courait partout comme un retriver. J’adore la façon dont il bouge, sa gestuelle de magicien, comment il escalade les cheminées, sort par les fenêtres, saute par dessus les canapés. La scène où il fait voler le tapis pour se jeter par terre à la recherche d’une cachette dans le parquet, dans « The Second Stain », est un modèle du genre. C’est magnifique, c’est comme un ballet. Bon… Je vais me calmer dans le congélo. 😀 ❤

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                • Et oui, il était le meilleur ! Son bordel sans nom, avec tous ses dossiers jetés au sol et madame Hudson qui hurle derrière 😆

                  Quant il arrive version « tadâm » dans les hommes dansants :p

                  Non, pas le congelo, j’ai froid, je vais rajouter un col roulé 😆

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                  • En même temps, dans « Les Hommes Dansants », il ne peut pas trop se la péter, vu que son client est mort. Il en est d’ailleurs abasourdi! Oui, il a plein de défauts, son désordre, sa cocaïnomanie, ses expériences chimiques qui empestent. Il y a une scène très drôle, dans Sherlock, quand John ouvre le frigo et qu’il y voit une tête coupée… 😀 C’est aussi ses défauts que j’aime. Je le trouve tout sauf inhumain comme a pu l’écrire Doyle. Et je deviens dingue quand on s’en prend à lui. Parce que ce n’est pas un surhomme. Il est souvent blessé, attaqué, voire battu et laissé pour mort. C’est un héros presque tragique, en fait.

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                    • Oui, dans de dancing man, au début, il est tout fou, dans la série Granada, avant de se prendre un coup dans les dents quand Cubitt décède… Oui, il a ses failles, « norbury » en fait partie, puisqu’il demande à Watson de lui chuchoter si un jour il devenait un peu trop imbu.

                      La série Sherlock a réussi à renouveler le personnage sans le renier, à le faire changer d’époque et à nous montrer un détective imbu de lui-même, mais avec ses faiblesses, ses blessures et à le faire évoluer lentement.

                      Je déteste aussi ceux ou celles qui le jugent sans jamais avoir lu un traitre mot de l’intégralité du canon 🙂

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                    • Rooooooh oui. « Les hommes dansants » version Granada est un de mes épisodes préférés. Sa jubilation à l’idée d’avoir un autre cas fascinant, son obstination à craquer le code, sa précipitation quand il déchiffre le dernier message…
                      Holmes n’est pas si imbu qu’il veut bien le faire croire, en effet. Dans le canon, il se traite souvent d’imbécile.
                      La série Sherlock est géniale! C’est insensé, ces assommants puristes qui boudent à ce point leur plaisir. Tant pis pour eux, ils passent à côté d’une série brillamment écrite et interprétée, truffée de références canoniques qui décuplent l’excitation du spectateur averti. Moffat et Gatiss sont des amoureux de l’oeuvre originale, et c’est manifeste et éclatant. En fait, la seule chose que je déplore dans les versions modernes, c’est la complicité entre Irene Adler et Moriarty, une liberté impardonnable, une vraie faute de goût.
                      Et c’est vrai que les clichés sur Holmes pullulent. J’ai des copains, quand je parle de lui, qui me sortent la sempiternelle formule apocryphe « Elémentaire, mon cher Watson » en pensant me faire plaisir, alors que j’ai juste envie de sortir la sulfateuse.

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                    • Dans les films de Ritchie aussi, Irene traîne avec Moriarty et elle devient une voleuse de haut vol, ce qu’elle n’a jamais été…

                      Non, non, Holmes n’est pas imbu de sa personne, il se sait intelligent, bien plus que la moyenne et râle devant les lent du cerveau, mais ceci n’appartient pas qu’à lui, on a tous soupiré devant une personne qui ne captait pas l’essentiel devant ses yeux 😆

                      Au départ, j’étais mitigée sur la série, je ne savais pas ce que ça allait donner sa transposition dans notre siècle, alors je bougonnais un peu, puis, j’ai vu le premier épisode et boum, directement dedans en 30 secondes ! Idem avec Elementary, je grognais tel une ourse des cavernes, j’ai regardé par curiosité et j’ai apprécié. Comme quoi 🙂

                      Le élémentaire me fait grimper aux rideaux aussi et le pire, c’est ceux qui ne te croient pas quand tu leur dit que c’est apocryphe (« apo » quoi ? GRRRR). On te jure que si, que c’est toi qui n’a pas bien vu, bien lu, que tu ne sais rien…. sulfateuse, oui !!! Dispersion façon puzzle 😆

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                    • Et dans Elementary, Irene Adler et Moriarty ne font qu’un, si je me souviens bien… Et là, je dis non, je dis stop, là, je dis ça déconne sec et ça s’enlise dans l’inacceptable! Si je ne m’abuse, Watson mentionne « Irene Adler, de douteuse mémoire »… Je suppose qu’elle a dû voyager, multiplier les aventures et les partenaires (grand bien lui fasse), et faire tourner de nombreuses têtes. Mais c’est une femme loyale, humble, pleine d’humour et de classe. Je ne la vois pas du tout faire affaires avec le Napoléon du crime. C’est indigne, ça ne va pas!
                      Dans son édito pour mon article, l’éditeur mentionnait la fameuse formule à la con « Elémentaire etc » ( je refuse de l’écrire deux fois en deux jours, c’est traumatisant), je lui ai dit de corriger tout de suite en précisant l’inauthenticité, je lui ai dit qu’on allait se faire légitimement épingler et clouer au pilori par tout le milieu holmésien s’il ne s’exécutait pas. Heureusement il m’a écoutée. On aurait passé pour de vrais débiles sinon. 😀

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                    • Oui, dans Elementary, Irene est bien ça… j’ai tiqué aussi, mais l’actrice jouait à la perfection son rôle de méchante, elle était terrible et, malgré l’hérésie de la chose, c’était bien fait… Oui, je vais m’immoler moi-même, dès qu’on pourra reprendre du carburant 😆 Ah zut, chez nous, on a du pétrole dans nos stations 🙂

                      À l’époque victorienne, une femme qui montrait des chevilles devenait sans doute de petite vertu, le douteuse a dû être le fait qu’elle avait fait tchikiboum avec le moustachu Bohème de la photo, qu’elle s’était déguisée en homme et qu’elle ne devait pas être farouche… Un homme qui a plusieurs aventures, c’est un séducteur, la femme, c’est tout de suite une pu** :/

                      Moi, j’apprécie lorsqu’il n’y a pas de Moriarty dans l’équation, que les auteurs/scénaristes inventent un autre méchant, bien fait, mais un autre que lui, il me sort par les trous de nez, le Moriarty 😆

                      Rhôô, l’éditeur l’aurait noté qu’il serait maintenant au fond des chutes de Reichenbach, avec l’intégrale du canon holmésien pour le lester… Après des articles virulents… comme pour la mauvaise traduction du Masque ou un livre de … trou de mémoire de son nom, mais le préz de la SSHF l’avait épinglé (Thierry) dans un article virulent !

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                    • Je ne connais pas, j’avoue, et je considère tous les pastiches/adaptations/apocryphes avec beaucoup de méfiance. Il parait que certains sont très bons, comme ceux de Nicholas Meyer, et je lirais bien la nouvelle de Neil Gaiman, mais je m’attends à être dubitative voire dégoûtée tout du long. Même la reprise par le fils de Doyle et Dickson Carr ne me fait pas le même effet. Je n’y retrouve pas « mon » Holmes. Y a des trucs assez marrants cela dit, comme le film « Without a clue » avec Ben Kingsley et Michael Caine, ou carrément excellents, comme la BD « Dans la tête de Sherlock Holmes » de Cyril Lieron et Benoit Dahan. En revanche, je déconseille à mille pour cent la méprisable ignominie dégueulasse qu’est la série « The irregulars » sur Netflix, qui dénature son sujet de manière absolument révoltante.
                      Je déteste Moriarty aussi, évidemment, comme tous ceux qui font du mal à Holmes, qui essaient de le tuer, qui le laissent pour mort après l’avoir lâchement fait rouer de coups par de sinistres sbires en surnombre (l’infâme baron Gruner!), mais il faut reconnaitre qu’Andrew Scott a donné un relief assez inédit au personnage.

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                    • Ah, le pastiche du fils… je m’étais faite avoir en lisant « A. Conan Doyle », j’avais 14 ans et je sautais de joie en trouvant ce recueil qui ne se trouvait pas dans mes autres romans de Holmes. J’ai compris après. Je l’ai bien aimé mais en effet, ce n’est pas l’original. À ma décharge, Internet n’existait pas.

                      C’est grâce à mon libraire et mon bouquiniste que j’ai pu trouver d’autres apocryphes et finalement, j’ai fait la collection, donc, je saute sur tout ce qui bouge. Depuis l’ère d’internet, la SSHF et les séries holmésiennes, j’ai pu encore en ajouter tout plein.

                      Oui, les Nicholas Meyer sont bons, de même que « la vie privée de Holmes » de Hardwick.

                      Le film « without a clue » est mon préféré, il est génial.

                      Idem pour la bédé « dans la tête », quant aux irregulars, Dame Ida m’avait pondu un article sur cette série merdique.

                      https://thecanniballecteur.wordpress.com/2021/04/10/les-irreguliers-de-baker-street-series-saison-1-2020-par-dame-ida-envoyee-speciale-victorienne/

                      Le Moriarty de la BBC est un must en matière de méchant. Il ne se prend pas au sérieux, fait le clown, mais il fout la trouille aussi, je l’ai adoré ! Enfin, j’ai détesté l’adorer 😆

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                    • Il y a aussi le film « The Private Life of Sherlock Holmes », de Billy Wilder, qui est une pure merveille, et qui bizarrement n’a pas eu beaucoup de succès.
                      Je comprends le point de vue de Dame Ida. Dans le canon, il n’y a pas énormément de personnes racisées. Y a bien les Chinois des fumeries d’opium, mais les Noirs ou Métisses sont assez rares et ne passent pas inaperçus (le boxeur brigand des « Trois Pignons », la petite fille qu’on cache avec un masque jaune, celui qu’on appelle « le Mulâtre »)… Mais il y avait bien des personnes racisées à l’époque victorienne, et qui avaient accès aux études et donc aux professions « prestigieuses », comme George Edalji, avocat d’origine parsie, dont Doyle a pris la défense. Mais c’est vrai qu’ils n’étaient pas épargnés par un racisme bien crasse.
                      Je suis plus en accord avec la critique du média mentionné. En fait, je ne comprends pas comment c’est possible de créer une horreur pareille avec un matériau de base fabuleux (le canon) et une bonne idée de départ (une série holmésienne donnant la part belle au surnaturel, ce qui aurait sans doute enthousiasmé Conan Doyle himself). Tout est raté! Ces infâmes ont fait de Watson un odieux manipulateur, alors que le vrai Watson est un prototype d’ami loyal, fidèle et désintéressé! On attend cinq épisodes, bordel (sur huit, je crois!), pour enfin voir à quoi ressemble Holmes et là, c’est d’abord la stupeur, tout de suite talonnée par une rage que rien ne contient: ils ont fait de Holmes un junkie dégénéré, avide de gloire et abandonnique de famille, bref, EXACTEMENT TOUT CE QUE HOLMES N’EST PAS! C’est une honteuse hérésie qui mérite au mieux la pendaison par les petits orteils, moi je dis, quand je suis mesurée! Sa mère de bordel de bite à couilles! Que le diable patafiole les auteurs de cette chose! Merde à la fin!

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                    • Billy Wilder a repris le livre de Hardwick et en a fait un super film, que j’ai adoré ! À l’époque, je l’avais enregistré sur K7, prête bien à l’avance, avec le titre noté en gothique (les lettres que l’on grattait pour les mettre en transfert)… Oui, un temps que les d’jeuns ne connaissent pas 😆

                      Il était effectivement possible pour des personnes de couleurs et même des femmes de faire des études, mais à quel prix ? L’exclusion, les quolibets (et pire)… bien du mérite d’aller au bout, ces pauvres pionniers !

                      Que l’on change certaines choses du canon, je ne dis pas non (Ida, pas me frapper, merci), mais il faut que ce soit pour le sublimer, pour s’en inspirer, mais pas le renverser ! Tout le monde reste bloqué avec l’addiction de Holmes à la cocaïne ou à la morphine, si plus tard, je croise ACD là haut, j’irai lui tirer les oreilles 😆

                      Watson, même femme, c’est l’ami, le pote, celui qui est le garde-fou, l’empêcheur de faire des bêtises, celui qui se donne à fond, qui est toujours là, et qui est l’honnêteté même, nom d’une pipe en bois !!

                      Ce sont des bastaurdais, des barakis de kermesse, des enfoirés de leur pauvre mère qui bossait tard le soir, des raclures de fond de capote ! MDR

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                    • Bloqués avec l’addiction de Holmes? Bloqués dans quel sens? Choqués? Perturbés? Circonspects? J’aime tellement que Doyle n’en ait pas fait un personnage lisse, vertueux, sans aspérités, en un mot ennuyeux… Et en fait, pour moi, Holmes n’est pas vraiment accro. Son usage de la cocaïne est plutôt dérivatif, voire récréatif. On ne le voit jamais en manque. Bon, y a peu de monde qui est d’accord avec moi sur ce délicat sujet. Peu d’ententes harmonieuses aussi sur sa sexualité d’ailleurs, mais c’est un autre débat houleux… 😀

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                    • J’aurais du noter « tout le monde reste focalisé sur l’addiction de Holmes à la cocaïne ou morphine »… comme si de son personnage, certains n’avaient retenu QUE ça… On le ramène toujours à la drogue… :/ Dans certains pastiches, il se pique à chaque page, en exagérant un peu (mon côté marseillais que je dois tenir d’un lointain ancêtre) 😆

                      Nom de dieu, il ne se piquait que lorsqu’il s’emmerdait comme un rat mort, quand son cerveau était au ralentit… pas la peine d’en faire un junkie 😦

                      Moi je suis d’accord avec toi, farpaitement !

                      Sexualité ? Je me demande même s’il jouait de temps en temps avec sa tchole… Pour lui, ce devait être un instrument pour pisser et rien d’autre… Pourtant, j’eusse aimé qu’il eut une femme qu’il aimasse… *mode fleur bleue*

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                    • Il y a beaucoup d’assertions concernant la sexualité de Holmes. Et de récupération. Certains affirment qu’il est gay, d’autres qu’il est asexuel. J’aime bien ce que Cumberbatch en dit: https://www.elle.com/uk/life-and-culture/news/a23415/benedict-cumberbatch-talks-sherlock-and-sex/. Perso, je n’ai aucune certitude quant à ce délicat sujet. Mais il y a tout de même des choses qu’on connait. Holmes est un pur esprit, un cerveau total, et il dit n’avoir jamais aimé. Mais il a des côtés hyper romantiques. Il garde la photo d’Irene Adler dans son tiroir, et le souverain qu’elle lui a donné est attaché à sa chaîne de montre. Il a une bonne connaissance de l’anatomie humaine et, en tant que violoniste, est habile de ses doigts. Je pense qu’il doit être un amant assez formidable. Mais après tout, seul lui sait. Et c’est un homme très privé.

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                    • Ah, il peut venir me tripoter les cordes de mon violon, je ne dis pas non…

                      Je pense, même si je n’aime pas le dire, que pour lui, son sexe est comme son estomac et le reste de son corps : des appendices de son cerveau et un homme qui réfléchit avec son cerveau, qui y consacre tout son flux sanguin, n’en a plus assez pour faire lever celui du bas…

                      On se gausse toujours des mecs qui réfléchissent avec leurs zob, Holmes, lui, ne réfléchit qu’avec son cerveau.

                      Mais je me suis toujours posée la question : que faisait-il avec son gourdin du matin ?? Les holmésiens se sont-ils penchés dessus ?? Sur la question, bien entendu, pas sur le sexe érigé de Holmes…

                      Ah, un mystère de plus dans le monde ! Je m’en vais lire Benedict…

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                    • Alors? Google translate a-t-il bien fait son travail? 😀 Moi, je préfère garder ma version, celle où Holmes a une sexualité sauvage et débridée, celle où il est un amant inventif et très doué, celle où il protège farouchement cet aspect de lui, qui lui reste totalement privé.
                      Je pense que certains apocryphes se sont penchés sur le sujet, j’ai notamment lu quelque chose là-dessus dans « Le mystère Sherlock » de J. M. Erre… Faudrait que je retrouve la page mais ça croustillait…

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                    • Google a fait son job, j’ai tout compris ! Chaud, l’interview ! :p

                      J’aime ta vision des chose (ou de la chose) et j’aimerais croiser ce Holmes pour mélanger mes fluides avec les siens…. 😉

                      Le mystère Sherlock était très drôle, mais j’ai un gros trou de mémoire…. :/

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                    • Poh poh poh, à la queue, comme tout le monde, hein! (pardon)
                      Dans le bouquin de Erre, il me semble qu’il y a une allusion à un Holmes qui a grandi dans un bordel, qui écrit de délicieux petits contes érotiques, et qui a un organe, disons, d’une taille inhabituelle.

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                    • Que la dernière qui l’utilise n’oublie pas de la nettoyer pour la suivante, merci bien ! (faites-moi sortir)

                      Rhô, j’aurais oublié un truc pareil, moi ??? Ma mémoire qui ne retient jamais que les trucs salaces, les blagues cochonnes et elle oublie ça ??

                      Par contre, dans « Sherlock Holmes dans tous ses états », il y avait ce genre d’histoire, avec une grosse bite et un bordel, en effet… Serait-ce un mélange dans ta mémoire ??

                      Parce que là, la mienne vient de tilter…. tout compte fait, je l’ai vilipendée trop vite, ma mémoire 😆

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                    • Mon père était médecin. Autant dire qu’en matière de blagues salaces, j’en connais un rayon. 😀 Bon alors, dans le bouquin de Erre, nous avons, page 42, « Mais la palme revient à Roger Facon avec son « Sherlock Holmes saisi par la débauche ». ici notre détective, qui a élu domicile dans la maison close parisienne de Madame Fifi, est flatté pour la taille de son « engin » grâce auquel il « teste » les futures pensionnaires, tout en écrivant à ses heures perdues, des romans érotiques, dont le fameux « Ils ont osé fesser Lady Branlett »! ».
                      Voilà qui nous laisse UN PEU rêveurs… 😀

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                    • Voilà, c’est bien dans « Holmes saisi par la débauche » que l’on parle de son engin qui, selon les descriptions, doit ressembler à celui de Rocco 😆 mais je ne me souvenais plus qu’on parlait de cet apocryphe dans le bouquin de Erre 😆 Nous avions raison toutes les deux :p

                      Bon, la grosse bagnole, c’est bien, mais nous n’avons pas des garages comme les actrices de porno… à mon avis, il laisserait les roues arrières dehors ! MDR

                      Je préfère un truc de taille normale 😆

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                    • Ah moi, si c’est pour me taper Holmes, chuis prête à tout, je veux bien m’élargir à l’écarteur chirurgical, au cric ou au démonte-pneus!
                      Je suppose que tu connais la blague: « Quelle est la différence entre les témoins de Jéhovah et les couilles? Y en a pas, ils se présentent toujours à deux, on les laisse jamais entrer ». (je sais où est la porte)

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                    • Oui, je la connaissais mais je ne m’en souvenais plus ! PTDR

                      Non, non, non, je refuse l’écarteur !! Je te le laisse s’il est monté à la Siffredi ! :p

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