Bilan Mensuel Livresque : Mars 2019

Mars 2020 restera un mois des plus marquants dans l’histoire de nos pays puisque nos gouvernants ont décidé de nous confiner pour éviter que tout les malades atteint par le covid19 n’arrivent tous en même temps dans les hôpitaux puisque les soins intensifs n’ont pas assez de lits pour tout les malades.

On sentait venir l’oignon et chez nous, nous avions ordre de repartir avec les PC du boulot pour « si jamais on devait télétravailler ». De plus, depuis début mars, on prenait déjà des précautions et je ne suis même plus allée chez mon kiné, ni même à la Foire du Livre !

Bah, c’est le moment d’en profiter pour lire plus et regarder toutes les séries et films que j’ai de retard… raté ! Je n’ai pas encore regardé un seul épisode d’une seule série, ni de films et j’ai même diminué mes heures de temps passé devant mon PC loisirs… Ben merde alors. Un comble.

Malgré tout, j’ai tout de même lu 19 romans, mais seulement 2 bédés et 3 beaux livres (24 lectures pour mars, 69 lectures pour 2020).

Ayant remarqué que sur Babelio et Goodreads, les magazines « America – L’Amérique comme vous ne l’aviez jamais lue » s’y trouvaient, je les ai inclus dans mes lectures puisque, vu le nombre de pages, ce sont des pavés. De plus, ils sont intelligents, instructifs, bien écrit et on va aussi se coucher moins bête.

Par contre, j’ai un retard monstre dans ces lecture et j’ai seulement commencé à lire le Tome 1 en janvier 2020… 3 ans après sa sortie et son achat ! Shame on me. Le confinement a du bon, j’en ai lu deux en Mars.

Le Bûcher de Moorea de Patrice Guirao est un polar Noir Azur et il a réussi sa mission qui est de transmettre le ressenti propre aux îles du Pacifique. Les descriptions et l’ambiance étaient bien rendues, on s’y croyait ! Par contre, niveau personnages, je n’ai pas eu d’accointance avec Lilith Tereia, personnage principal et j’ai trouvé le tueur en série très fadasse. On verra avec la suite.

Les guerres dites « de religion » ont toujours fait des ravages, même si pour certains, elles servaient leur politique… La Cité de feu de Kate Mosse possède des personnages profonds, qui m’ont fait vibrer, même s’il y avait un peu de manichéisme là-dedans. Le récit est riche, intéressant, le scénario bien travaillé et ce pavé passe comme une lettre à la poste. Magnifique !

Après du sérieux, un peu de folie avec ce barrio noir totalement frappadingue ! Mais on reste dans la religion car la Santa muerte de Gabino Iglesias mérite qu’on lui fasse des offrandes. Violent mais réaliste, avec un chapitre profond qui nous expliquera ce que vivent et ressentent les migrants. Un roman noir intense, court, qui ne laisse pas le temps de reprendre son souffle.

On reste dans le déjanté avec Indian Blues de Sherman Alexie mais là, ce n’est pas passé aussi bien que pour son prédécesseur. Si la misère des Amérindiens, leurs déchéance, leur problème d’alcool, de drogue, de travail sont bien décrites, le fait qu’on oscille sans cesse entre la réalité et le mysticisme m’a fait perdre pied dans le récit.

Pour prendre une bouffée d’air frais, rien de tel que de la littérature jeunesse bien écrite et qui ne prend pas les jeunes pour des décérébrés. Avec Les disparus de Saint-Agil de Pierre Véry, on entre dans un pensionnat pour jeunes garçons où a lieu d’étranges choses… Du mystère, de l’aventure, de l’amitié, du suspense, des disparitions, une enquête réalisée par un des gamins et un roman qui se lit d’une traite, le sourire aux lèvres.

Après Moorea, direction Les Marquises pour une enquête qui m’a laissé comme deux ronds de flan dans son final. Au soleil redouté de Michel Bussi [LC Bianca] est redoutable. Non seulement on y meurt comme dans l’île de Dix Petits Nègres, mais en plus, on ne sait jamais d’où le coup va venir. Michel Bussi m’a encore bien eu.

Pour rire un bon coup, rien de tel que Les Cactus de Jérôme de Warzée (Tome 1). Malheureusement pour les français, ce sont des histoires belgos-belges et qui ne feront rire que ceux qui les connaissent. J’ai savouré cette petite pépite de rire fin sur plusieurs jours, ne lisant que deux chroniques par jour pour le faire durer le plus longtemps possible. Pour le reste, j’écouterai De Warzée à la radio, pour rire encore.

J’avais sélectionné La Nuit sous le pont de pierre de Léo Perutz pour le Mois du Polar de Février et puisque Rachel voulait faire le Perutz en LC avec moi, je l’avais mis sur le côté. Une fois qu’elle l’eut acheté, nous le lûmes chacune de notre côté et une fois terminé, patatras, nous n’avions pas lu le même ! Qu’a cela ne tienne, hormis les deux dernières nouvelles que je n’ai pas apprécié, j’ai lu toutes les autres avec gourmandise, appréciant le côté fantastique, mystérieux et le fait que les personnages se retrouvaient au fil des nouvelles.

À cause de « La Grande Librairie », j’ai coché et lu Ainsi parlait ma mère de Rachid Benzine qui, s’il a tout d’une autobiographie, n’en est pas une. On se doute que l’auteur a mis de son enfance dedans… Un beau cri d’amour à sa mère, un récit pudique, émouvant, beau, empreint d’émotion car l’auteur nous parlera aussi de la difficulté d’intégration de la population immigrée.

Allegheny River de Matthew Neill Null est un recueil de nouvelles que j’ai trouvée inégales. Après des histoires puissantes, je suis arrivée dans des nouvelles plus calmes, et cette cassure a diminué mon enthousiasme. Elles auraient dû me faire reprendre mon souffle, mais moi, j’avais envie que l’auteur continue de me bastonner… Malgré tout, un bon rural noir !

Une fois de plus, j’ai ouvert un roman noir assez barré, au rythme rapide et à l’écriture qui est comme une rafale de mitraillette et vous empêche de reprendre votre souffle. Mictlán de Sébastien Rutés est écrit avec peu de virgules, de points finaux et les phrases sont longues, trop longues. Le style m’a lassé, à la fin. Un roman noir violent, sans lueur d’espoir.

C’était La Neige de saint Pierre de Léo Perutz [LC avec Rachel] que ma copinaute avait acheté et lu et donc, j’ai fait pareil et découvert une autre facette de l’univers de cet auteur. Roman interdit dès 1933 par les nazis car l’auteur, par allégorie, se moquait un peu du Reich, troisième du nom. Une belle découverte.

Kya, héroïne de Là où chantent les écrevisses de Délia Owens restera dans ma mémoire. Cette jeune gamine, abandonnée par sa mère, a vu partir ses frères, ses soeurs, son père et a réussi à survivre dans le marais en faisant corps avec lui. Un roman émouvant, beau, sombre, qui parle de survie, de respect de la Nature, de racisme et de ségrégation. Magnifique !

Sydney Grice a du Sherlock Holmes, mais avec les travers poussés au maximum, dont la mauvaise foi. Avec Les enquêtes de Middleton et Grice – Tome 2 – La malédiction de la maison Foskett de M. R. C. Kasasian [LC avec Bianca], on entre dans une lecture drôle où les répliques acides fusent entre les deux personnages, avec une médaille d’or pour Sydney. Une lecture sans se prendre la tête.

D’habitude, John Steinbeck me fait vibrer, mais avec Le poney rouge, les seules émotions que j’ai ressentie, c’est parce que j’ai déjà vécu la perte d’un cheval. Sans cela, les vibrations n’auraient pas été au rendez-vous. Le style est trop froid et je n’ai pas vibré.

Pour coller à l’actualité, j’ai décidé de lire Le Hussard sur le toit de Jean Giono qui nous parle d’une épidémie de choléra. Le comportement des gens est réaliste… Les descriptions de paysage sont bien présentes, parfois un peu trop longues et je n’ai pas eu d’empathie avec les personnages principaux, trouvant même que Angelo, le hussard, s’en sortait un peu trop bien, tout le temps. Les dialogues étaient lassants et il y a trop de passages de grand lyrisme.

On n’hésite plus entre le choléra et… La Peste ! Pour coller toujours à l’actualité, j’ai sorti mon Albert Camus et si les débuts étaient prometteurs, le reste s’est passé dans un semi-coma et passages de lignes. Lui aussi était réaliste dans les différents comportements des gens, en plus d’être une allégorie sur la montée de la peste brune qu’est le fascisme. Un livre lourd à lire.

Si nous râlons d’être confiné, Sylvain Tesson, lui, a choisi de s’isoler 6 mois dans une cabane au bord du lac Baïkal. Dans les forêts de Sibérie nous raconte sa vie dans un isolement quasi total, avec des livres, de la vodka et des voisins éloignés de plusieurs heures. Entre ses récits de la vie quotidienne, se glissent des moments plus profonds, plus poétiques. Une belle découverte.

Puisque j’étais là-haut en Sibérie, je me suis glissée chez le peuple Touva avec Belek, une chasse dans le Haut-Altaï de Galsan Tschinag qui nous proposent deux histoires émouvantes, profondes, dépaysante, nous parlant des habitants de ces steppes, de la Nature, du climat, âpre, de la montée des Rouges et de toutes les dérives de cette politique.

65 nationalités ! Le chiffre monte.

Bilan Livresque Mars : 19 Livres

  1. Le Bûcher de Moorea : Patrice Guirao
  2. La Cité de feu : Kate Mosse
  3. Santa muerte : Gabino Iglesias
  4. Indian Blues : Sherman Alexie
  5. Les disparus de Saint-Agil : Pierre Véry
  6. Les Cactus – Tome 1 : Jérôme de Warzée
  7. Au soleil redouté : Michel Bussi [LC Bianca]
  8. La Nuit sous le pont de pierre : Léo Perutz
  9. Ainsi parlait ma mère : Rachid Benzine
  10. Allegheny River : Matthew Neill Null
  11. Mictlán : Sébastien Rutés
  12. La Neige de saint Pierre : Léo Perutz [LC avec Rachel]
  13. Là où chantent les écrevisses : Délia Owens
  14. Les enquêtes de Middleton et Grice – Tome 2 – La malédiction de la maison Foskett : M. R. C. Kasasian [LC avec Bianca]
  15. Le poney rouge : John Steinbeck
  16. Le Hussard sur le toit : Jean Giono
  17. La Peste : Albert Camus
  18. Dans les forêts de Sibérie : Sylvain Tesson
  19. Belek, une chasse dans le Haut-Altaï : Galsan Tschinag

Bilan Livresque Mars : 2 Bédés et 3 beaux livres

  1. Le Pape terrible – T4 – L’Amour est aveugle : Jodorowsky & Theo
  2. Tu mourras moins bête– T2 – Quoi de neuf, docteur Moustache ? : Montaigne
  3. L’Histoire N°54 : L’aventure oubliée – Les indiens d’Amérique – Des Micmacs au Red Power
  4. America N°02 : François Busnel
  5. America N°03 : François Busnel

Bilan Livresque – Mois du Polar – Février 2020 Chez Sharon

Le Mois de Février, c’est aussi le Mois du Polar, chez ma copinaute Sharon et comme à chaque fois, j’essaie d’y être brillante.

Je ne pensais pas faire aussi bien qu’en 2019 (31 billets sur 28 jours) mais j’ai réussi à fournir une fiche polar par jour, à dépasser d’une unité mon score de l’année dernière et à augmenter mon planisphère Livraddict des auteurs lus, passant de 52 nationalités différentes à 62 !

Hé, champagne les z’amis !

J’aurais pu faire plus et poster deux fiches par jour sur la fin, j’avais du rab’ mais j’ai préféré rester sobre et ne pas pousser les scores.

Les fiches qui restent seront publiées dans la courant de mars, sans oublier celles que j’ai rédigées depuis des mois et que je n’ai pas encore réussi à publier, malgré mon post quotidien.

Bilan Mois du Polar Février 2020 : 32 fiches

  1. La résistance indienne aux États-Unis du XVIè au XXème siècle : Elise Marienstras
  2. Shelton & Felter – Tome 1 – La mort noire : Jacques Lamontagne
  3. Spirou et Fantasio – Tome 11 – Le gorille a bonne mine : Franquin
  4. Cauchemar : Paul Cleave
  5. Inspecteur Ishmael – T1 – Là où meurent les rêves : Wa Ngugi (Kenya)
  6. Camp de gitans : Vladimir Lortchenkov (Moldavie)
  7. Shelton & Felter – Tome 2 – Le spectre de l’Adriatic : Jacques Lamontagne
  8. Notre mère la guerre – Tome 03 – Troisième complainte : Kriss & Maël
  9. Commissaire Kemal Fadil – 2 – Le Désert ou la mer : Ahmed Tiab (Algérie)
  10. La piste des ombres – Tome 03 – Les écorchés : Tiburce Oger
  11. Transsiberian back to black : Andreï Doronine
  12. Jusqu’au dernier : Jérôme Félix & Paul Gastine
  13. Bagdad, la grande évasion : Saad Z. Hossain (Bangladesh)
  14. Southern Bastards – Tome 4 – Du fond des tripes : Aaron & Latour
  15. Commissaire Montalbano – 04 – La voix du violon : Andrea Camilleri (Italie)
  16. La vraie vie des détectives de fiction : Mathilde de Jamblinne
  17. Sherlock Holmes et le complot de Mayerling : Nicole Boeglin [LC avec Bianca]
  18. Trilogie de la crise – 02 – Le justicier d’Athènes : Petros Markaris (Grèce)
  19. Notre mère la guerre – Tome 04 – Requiem : Kriss & Maël
  20. Les assassins de la route du Nord : Anila Wilms (Albanie)
  21. Spirou et Fantasio – Tome 10 – Les Pirates du silence : André Franquin
  22. La guerre des bulles : Kao Yi-Feng (Taïwan)
  23. Spirou et Fantasio – Tome 20 – Le Faiseur d’or : Fournier
  24. Hunter – Tome 03 – Freeman : Roy Braverman
  25. Spirou et Fantasio– Tome 27 – L’Ankou : Fournier
  26. Une cible parfaite – La première enquête de Drongo, ex-agent du KGB : Tchinguiz Abdoullaïev (Azerbaïdjan)
  27. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 1 – Le diadème de la princesse de Lamballe : Takashi Morita et Maurice Leblanc
  28. À l’ombre des loups : Alvydas Šlepikas (Lituanie)
  29. Spirou et Fantasio – Tome 21 – Du glucose pour Noémie : Fournier
  30. À l’ombre du baron : Fabienne Josaphat (Haïti)
  31. Sans même un adieu : Robert Goddard [LC avec Bianca]
  32. Frontière blanche : Matti Rönkä (Finlande)

Report de lectures pour une autre fois :

  • Bratislava 68, été brûlant : Viliam Klimacek (Slovaquie)
  • Le totem du loup : Jiang Rong (Chine)
  • Hong Kong noir : Chan Ho-kei (Chine)
  • Si vulnérable : Simo Hiltunen (Finlande)
  • Les Patriotes : Sana Krasikov (Ukraine)
  • Hex : Thomas Olde Heuvelt (Pays-Bas)
  • Get Up ! Stand Up ! : Perry Henzell (Jamaïque)
  • La Nuit sous le pont de pierre : Léo Perutz (Autriche) – LC avec Rachel
  • Avenue nationale : Jaroslav Rudiš (Republique Tchèque)
  • Inspecteur Mortka – T01 – Pyromane : Wojciech Chmielarz (Pologne)

 

Bilan Livresque Mensuel : Février 2020

Février est le mois le plus court de l’année, vous le savez, je ne vais pas vous la faire. Mais cette année, c’était un mois coquin puisqu’il était bissextil ! Quoi ? Ça ne veut pas dire « deux sexes » ??

Trêves de conneries ! Le Mois de Février, c’est surtout le Mois du Polar, chez ma copinaute Sharon et comme à chaque fois, j’essaie d’y être brillante.

Pour les résultats du Mois du Polar, vous saurez tout demain avec la publication du bilan spécialement consacré à ce Mois…

En ce qui concerne mes lectures, j’ai cartonné en février, comme quoi, je devais juste prendre un peu le temps de me remettre de mon cannibalesque Bilan de 2019 pour reprendre le collier et continuer mon rythme de croisière.

18 romans, 14 bédés et 1 manga (33 lectures) pour ce Bilan de Février. J’ai déjà fait mieux, mais j’ai souvent fait moins bien (oulà, je suis philosophe, moi).

Comment ai-je réussi à lire tout ça ? La faute (ou grâce à) une pharyngite qui m’a laissée 11 jours à la maison et j’en ai profité pour lire et encore, entre deux toux grasses, quelques atchoum, ponctués d’un nez bouché ou coulant.

J’ai aussi choisi des romans assez courts que pour être lu en une seule journée, même si, j’ai aussi quelques briquounettes, dont une de 800 pages en format poche.

Ajoutons une semaine de congé sur la fin du mois, afin de faire de l’administratif et vous comprendrez que j’ai eu du temps pour mes lectures.

Minou va toujours bien, il boude un peu lorsque je ne suis pas là et reste très peu près de mon mari, par contre, lorsque je reviens, c’est fiesta câlins puis il court partout comme un dératé, jouant avec ses souris, attaquant des kleenex et faisant son compte à un sac plastique.

C’est amusant pour lui, surtout lorsqu’il double son plaisir de jeu en foutant sa souris verte sous le sac plastique. Là, il était comme un fou. Mais un fou joyeux.

Puisque monsieur le Chat s’attaquait aux murs du couloir et au divan, alors qu’il a des arbres à chat « 100% pur arbre véritable » on a investi dans un « faux arbre » en sisal, avec une souris suspendue et bingo, il l’a adopté de suite et a déjà fait ses griffes dessus 36.000 fois. Il adore la souris montée sur élastique.

Mais il ne se couche plus dans le divan avec moi au soir, à un moment donné, on ne le voit plus, il est redescendu chez lui. On le voit, puis tout d’un coup, on ne le voit plus…. mdr

Même pour Top Chef, il ne reste pas. Par contre, le matin, il boit toujours le café avec moi et là, c’est grimpette dans le canapé pour quémander des câlins et une ou deux croquettes planquées dans la poche de ma veste d’intérieur.

Le gros boulot maintenant c’est qu’il arrête de fuir lorsque nous marchons ! D’ici quelques jours, cela fera un an qu’il est chez nous et sa mère, qui va sur ses 16 ans, est toujours en parfaite santé. Mais elle vit chez mes parents, elle.

EDIT : avec le petit Minou, il suffit d’en parler pour qu’il le fasse ! Ce matin, il a sauté sur mes genoux, et en partant du sol, s’il vous plait ! Puis, il s’est installé sur mes genoux recouvert du plaid (au matin, il fait froid) et est resté sur moi pendant 15 minutes au moins.

Rebelote cet après-midi, à mon retour du boulot (plus tôt, j’ai pris des heures), il est de nouveau venu sur moi, s’est couché et si ce putain de téléphone n’avait pas sonné, il y serait resté plus. Je me plaignais qu’il n’était plus venu sur mes genoux et boum, il l’a fait. Ce chat a dû lire mon article en préparation… PTDR

Cauchemar de Paul Cleave était bien coté chez mes copinautes et en commençant ma lecture, je n’ai pas été emballée du tout. Et puis, la persévérance aidant, j’ai été récompensée en voyant le récit s’accélérer et j’ai adoré la seconde moitié.

Qui dit Mois du Polar dit voyages littéraires. Direction le Kenya avec l’Inspecteur Ishmael – Tome 1 – Là où meurent les rêves de Mukoma Wa Ngugi. Le seul reproche que je ferai au roman, c’est le côté un peu bordélique sur le final, car trop de révélations m’ont embrouillé l’esprit et j’avais du mal à distinguer la bonne résolution de la fausse.

Mon voyage en Moldavie s’est mal déroulé et Camp de gitans de Vladimir Lortchenkov ne m’a pas apporté l’ivresse littéraire et ici, c’est trop de loufoquerie qui m’a perdu.

De l’Algérie, je ne connais rien de rien, alors, l’enquête du Commissaire Kemal Fadil – Tome 2 – Le Désert ou la mer d’Ahmed Tiab tombait on ne peut plus mieux. Le récit est réaliste, humain, le style est maîtrisé et la découpe des chapitres harmonieuses, alternant  l’enquête de Kemal et le voyage des migrants. Un récit tout en émotions, en harmonie, mais avec une bonne dose de cynisme.

Pour une fois que je tombe sur un roman de nouvelles qui n’ont pas un goût de trop peu, puisqu’elles concernaient des tranches de vie de drogués, et bien le roman n’a pas plu et je me suis ennuyée dans Transsiberian back to black d’Andreï Doronine, qui n’a eu un goût de « revenez-y » que pour la première nouvelle. Un roman noir très glauque, cash et trash, rempli de déchéance humaine à cause de la drogue mais il ne m’a pas emballé.

Avec Bagdad, la grande évasion de Saad Z. Hossain, vous entrerez dans la guerre de 2004 et vous pourrez constater les conséquences d’un conflit sur un pays et ses habitants. Contrairement à d’autres, ce un roman échevelé est intelligent ! La construction est intelligente et jamais l’auteur ne paume son lecteur dans le fatras des personnages qui traversent son récit. Un roman noir drôle, intelligent, enlevé, profond, amusant, qui entraînera ses lecteurs dans une aventure folle mais réfléchie.

Reprenant les détectives les plus illustres de la littérature, qu’ils appartiennent au passé ou qu’ils soient nos contemporains La vraie vie des détectives de fiction de Mathilde de Jamblinne avait tout pour me plaire, surtout en lisant le 4ème de couverture mais je n’ai rien vu venir de ce qui était annoncé. À lire pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur les détectives de fiction.

Il fait moche dehors ? Allez hop, on prend un billet pour le soleil de Sicile avec le Commissaire Montalbano – 04 – La voix du violon d’Andrea Camilleri. Montalbano, c’est un commissaire épicurien, qui ne court pas, qui ne se dépêche pas, qui prend le temps. C’est aussi des personnages qu’on n’oublie pas, hauts en couleurs, amusants, atypiques et des enquêtes plaisantes à suivre. Du bonheur en roman !

La crise économique… Mais vue de Grèce, vue par ses habitants… La Trilogie de la crise – 02 – Le justicier d’Athènes de Petros Markaris nous y plonge les deux pieds dedans. Le commissaire Kostas Charitos est lent, ringard et chiant, mais on l’adore et on a toujours un faible pour les criminels, dans ses romans. Avec lui, c’est toujours brillant.

L’Albanie est un pays méconnu. Ou mal connu. Avec Les assassins de la route du Nord d’Anila Wilms, j’y ai enfin mis les pieds, mais en 1924. Une fois de plus, j’ai été foutre mon nez dans la pourriture des politiciens, des diplomates, des gros industriels… Mêlant habillement la géopolitique, la diplomatie, explorant l’âme humaine et les jeux de vilains des politiciens, ce petit polar nous emmène dans une Albanie qui n’a rien à voir avec celle que l’on voit sur les affiches des agences de voyage.

Accident ? Suicide ? Assassinat ? Qu’est ce qui est arrivé à Rodolphe, le fils de Sissi ? Mon détective préféré a enquêté et vous saurez tout dans Sherlock Holmes et le complot de Mayerling de Nicole Boeglin. Attention, il n’y a pas que du Holmes dans ses pages, il y a aussi une enquête plus contemporaine (1990) et un récit de cette enquête sous forme épistolaire. Moi j’ai adoré, Bianca était plus mitigée.

Un roman français qui ressemble à s’y méprendre à un roman noir écrit par un auteur du Sud de l’Amérique, la profonde, ça vous dit ? Alors foncez sur Freeman, le Tome 3 de la saga « Hunter » de Roy Braverman. C’est glauque et poisseux mais au moins, on a plusieurs enquêtes dans le roman et pas le temps de s’ennuyer. Ce roman noir, c’est la Louisiane comme si vous y étiez.

Pour être loufoque, c’était loufoque ! La guerre des bulles de Kao Yi-Feng est un OLNI mais je n’ai pas réussi à l’apprécier. Trop de détails tuent le détail. La première partie fut laborieuse, j’ai sauté des pages et j’ai fait de même avec la seconde… On oublie.

J’ai toujours aimé les romans qui se déroulent en Russie, alors, avec Une cible parfaite – La première enquête de Drongo, ex-agent du KGB de Tchinguiz Abdoullaïev, j’étais aux anges. Ce n’est pas un roman d’action, plus un roman d’enquête mais sans qu’il y ait des trépidations. Malgré tout, on ne s’embête pas une seconde en explorant les arcanes sombres du pouvoir et des organes tels que KGB, GRU,… J’ai bien envie de lire les suivants.

Heureusement que j’étais en LC avec Bianca, sinon, j’aurais sauté directement au final tant la première moitié de Sans même un adieu de Robert Goddard [LC avec Bianca] m’a semblé poussive, les descriptions multiples alourdissant le récit. Pourtant, ce roman parle on ne peut mieux de la société anglaise, analysant la pensée des gens, le machisme, la méfiance envers les étrangers et les femmes. J’ai eu raison de ne pas zapper toute une partie, mais j’avoue que j’ai sauté des lignes.

Comme si je n’avais pas encore assez lu sur la misère humaine et la violence de l’Homme, j’ai sorti de mes étagères À l’ombre des loups d’Alvydas Šlepikas qui nous parle de la situation des populations Allemandes après la défaite de 45 et les Russes qui se vengeaient sur les civils, femmes et enfants. Un roman qui serre les tripes, un roman qui parle d’un sujet méconnu et qui le fait bien.

Après la neige des forêts Allemandes, direction le soleil de Haïti, mais le tout À l’ombre du baronFabienne Josaphat met en scène le Haïti sous la dictature de Papa Doc, quand toute la population vivait dans la terreur et les privations, sauf ceux qui avaient du pognon. Un roman qui ne laisse pas indifférent et la partie consacrée à notre entrée dans la prison de Fort Dimanche me fera serrer les fesses un peu plus. Un roman maîtrisé sur une page sombre de Haïti.

Après le soleil, retour à la neige de Finlande avec Frontière Blanche de Matti Rönkä. Élu meilleur polar nordique en 2010. Mouais… La concurrence ne devait pas être dure. Le polar n’est pas mauvais, loin de là, mais on le traverse sans vraiment s’attacher à personne, même à Viktor Kärppä, le détective privé au passé trouble. L’enquête piétine puis la résolution arrive brutalement, grâce à la persévérance de Viktor, certes, mais comme un cheveu dans la soupe avant de rebondir sans que l’on ait vraiment le fin mot, même s’il n’est pas compliqué de comprendre. Bof quoi.

Bilan Livresque Mensuel : 18 romans

  1. Cauchemar : Paul Cleave
  2. Inspecteur Ishmael – Tome 1 – Là où meurent les rêves : Mukoma Wa Ngugi
  3. Camp de gitans : Vladimir Lortchenkov
  4. Commissaire Kemal Fadil – Tome 2 – Le Désert ou la mer : Ahmed Tiab
  5. Transsiberian back to black : Andreï Doronine
  6. Bagdad, la grande évasion : Saad Z. Hossain
  7. La vraie vie des détectives de fiction : Mathilde de Jamblinne
  8. Commissaire Montalbano – 04 – La voix du violon : Andrea Camilleri
  9. Trilogie de la crise – 02 – Le justicier d’Athènes : Petros Markaris
  10. Les assassins de la route du Nord : Anila Wilms
  11. Sherlock Holmes et le complot de Mayerling : Nicole Boeglin [LC avec Bianca]
  12. Hunter – Tome 03 – Freeman : Roy Braverman
  13. La guerre des bulles : Kao Yi-Feng
  14. Une cible parfaite – La première enquête de Drongo, ex-agent du KGB : Tchinguiz Abdoullaïev
  15. Sans même un adieu : Robert Goddard [LC avec Bianca]
  16. À l’ombre des loups : Alvydas Šlepikas
  17. À l’ombre du baron : Fabienne Josaphat
  18. Frontière Blanche : Matti Rönkä

Bilan Livresque Mensuel : 14 Bédés et 1 Manga = 15

  1. Shelton & Felter – Tome 1 – La mort noire : Jacques Lamontagne
  2. Shelton & Felter – Tome 2 – Le spectre de l’Adriatic : Jacques Lamontagne
  3. Notre mère la guerre – Tome 03 – Troisième complainte : Kriss & Maël
  4. Jusqu’au dernier : Jérôme Félix & Paul Gastine
  5. Southern Bastards – Tome 4 – Du fond des tripes : Aaron & Latour
  6. Notre mère la guerre – Tome 04 – Requiem : Kriss & Maël
  7. Tu mourras moins bête – T03 – Science un jour, science toujours ! : Marion Montaigne
  8. Tu mourras moins bête – T04 – Professeur Moustache étale sa science ! : Marion Montaigne
  9. Spirou et Fantasio– Tome 05 – Les Voleurs du Marsupilami : André Franquin
  10. Spirou et Fantasio – Tome 10 – Les Pirates du silence : André Franquin
  11. Spirou et Fantasio – Tome 20 – Le Faiseur d’or : Fournier
  12. Spirou et Fantasio – Tome 21 – Du glucose pour Noémie : Fournier
  13. Spirou et Fantasio– Tome 27 – L’Ankou : Fournier
  14. Arsène Lupin, l’aventurier – T01 – Le diadème de la princesse de Lamballe : Takashi Morita et Maurice Leblanc [MANGA]
  15. Les chevaliers d’Héliopolis – T0 2 – Albedo, l’oeuvre au blanc :  Jodorowsky et Jérémy

 

 

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2020

Janvier, une fois les fêtes terminées, se révèle être un mois agréable car les jours rallongent tout doucement. Oh, au début, on le remarque à peine, mais au fur et à mesure, on se rend compte qu’on a repoussé un peu les murs sombre de la nuit qui tombe à 16h30.

Cette année, j’avais un peu plus de temps pour moi puisque les juments passent l’hiver dehors, avec possibilité de se mettre à l’abri (chacune le sien, chacune sa parcelle) et donc, je n’ai qu’un abri à nettoyer, l’autre étant trop grand que pour se faire à la brouette et à l’huile de coude…

Oui, j’avais plus de temps pour la lecture et pourtant, je n’ai pas lu tant que ça pour ce premier mois de l’année et si je veux égaler ou dépasser mon score de 2019, j’ai intérêt à remuer mon cul car je n’ai que 9 romans, 3 bandes dessinées et 1 America (magazine) au compteur. 13 lectures pour 31 jours, c’est la misère !

Indécent, comme score, pour moi… PTDR

EDIT : je viens d’ajouter dans mon Bilan Livresque Mensuel le magazine America, édité par François Busnel. Non seulement c’est de la lecture, c’est épais, intelligent et bien fait. Puisqu’ils sont répertoriés chez Babelio et Goodreads, ils compteront pour le Bilan Annuel.

Sinon, au rayon des dernières nouvelles qui ne sont pas littéraires : le nouveau chien de mes parents venaient faire les box avec moi, en octobre/novembre, lorsque les juments passaient la nuit au box (les vrais box) avant les randos du dimanche. Je trichais aussi parce que je prenais la balle avec moi…

Purée, ça prend 10 fois plus de temps de nettoyer un box tout en jouant à lancer la baballe au chienchien.

Mais puisque maintenant je passe par la stabulation libre de la grosse poule pour accéder plus rapidement à l’abri de la grande, la chienne ne vient plus avec moi car elle a perdu sa sale manie de pénétrer dans les loges/box des chevaux ! Mieux ainsi car c’était dangereux, la grosse poule détestant les chiens.

Le Minou continue sa vie de Minou, à se faire caresser les cuisses à rebrousse-poils, la tête, à boire le café avec moi, au matin, à se mettre à mes pieds, au bureau quand je tape mes chroniques et à courir comme un con quand je lance une croquette, à jouer avec ses souris.

Pour le moment, il ne dort plus à mes côtés dans le divan car il redescend dans ses pièces bien avant que je n’arrive dans le canapé, vers 21h… Sans doute qu’il est déçu que mon homme ne regarde pas de films débiles pour le moment. Un bon vieux film crétin, entre mecs, ça soude des liens ! mdr

Le tome 2 des aventures de l’agent Art Keller est encore plus époustouflant que le premier. Cartel de Don Winslow (ICI) réussi la gageure du deuxième meilleur encore que le premier (mais ceci n’est que mon avis). On plonge dans l’univers des narcotraficants et pour les combattre, il faut mettre ses mains dans le sang et agir comme eux : sans avoir de conscience !

Tout sur le passé de Assad ! Moi, je veux savoir, alors, je me suis jetée sur le tome 08 des enquêtes du Département V : Victime 2117 de Jussi Adler-Olsen (ICI) et je n’ai pas été déçue, le passé était à la hauteur de ce que je pensais. Sans oublier que l’auteur ne se contente pas de nous dévoiler des pans de la vie d’un de ses personnages, il va plus loin et il creuse une fois de plus dans les travers de la société et met à jour ses maladies.

Une LC en demi-teinte avec Bianca avec La griffe du diable de Lara Dearman (ICI) pour cause de personnages insipides, peu profonds, une enquête qui n’avance pas et d’un coupable qui sort de l’ordinaire, certes, mais auquel nous n’aurions jamais pu arriver car aucun indices ne menait à lui. Le bon point ira aux descriptions de l’île et de ses habitants.

Après un début de lecture chaotique et bordélico-schizo-paranoïde (© Lord Arsenik), j’ai enfin réussi à prendre pied dans Je suis le fleuve de T. E. Grau (ICI). Une fois passé les délires, on entre de plein-pied dans l’histoire et on en en prend plein sa gueule aussi avec un ancien combattant du Vietnam.

Le défaut d’Âme de pirate de Charlotte Macaron (ICI) est qu’il est trop court… Il est bon, mais c’est trop court, même si, en 56 pages, l’auteur arrive à nous dire assez pour ne pas nous frustrer totalement. Mais il y a, dans ce roman, de quoi en faire un grand, un long et un encore plus bon !

Ma lecture choc du mois, même de l’année, a eu lieu avec Le consentement de Vanessa Springora (ICI), victime d’un pédocriminel qui n’a jamais été inquiété par la justice car il était un auteur connu et sans doute aussi parce que ses victimes étaient « consentantes ». Consentement ou pas, la loi est claire, ceci n’aurait pas dû avoir lieu et cela aurait dû être puni. Mais tout le monde regardait ailleurs…

Un peu de tendresse dans ce monde de brute avec Quand on n’a que l’humour (publié en poche sous le titre : Les silences) d’Amélie Antoine [LC avec Bianca] (ICI). Ben non, pas vraiment de tendresse, une enfance pas facile pour Edouard, mais il y a dans ce livre des vrais beaux moments qui font sourire et des passages plus émouvants où la larme n’est pas loin de poindre. Un joli roman.

Ça commençait comme un rural noir, avec l’enfance malheureuse de Corentin et bardaf, alors qu’il est jeune et aux études, l’apocalypse a lieu. Et toujours les Forêts de Sandrine Collette (ICI) est un roman post-apocalypse, différent des autres romans de l’auteure et différent des romans qui traitent du sujet. Des personnages forts, attachants, du réalisme, de l’angoisse… Un roman fort, percutant !

Qu’en estil de la situation des Amérindiens ? J’en ai appris un peu plus en lisant La résistance indienne aux États-Unis du XVIe au XXIe siècle de Élise Marienstras (ICI). Ce n’est pas un roman, c’est une étude historique et sociologique. Le genre d’étude qui vous donne envie de vomir tant ce peuple a subi lui aussi des injustices profondes de la part d’envahisseurs qui voulaient créer un monde meilleur, plus juste… Mon cul.

Bilan Livresque Mensuel : 9 romans

  1. Art Keller – Tome 02 – Cartel : Don Winslow
  2. Département V – Tome 08 – Victime 2117 : Jussi Adler-Olsen
  3. Jennifer Dorey – Tome 1 – La griffe du diable : Lara Dearman
  4. Je suis le fleuve : T. E. Grau
  5. Âme de pirate : Charlotte Macaron
  6. Le consentement : Vanessa Springora
  7. Quand on n’a que l’humour… / Les silences : Amélie Antoine
  8. Et toujours les Forêts : Sandrine Collette
  9. La résistance indienne aux États-Unis du XVIe au XXIe siècle : Élise Marienstras

Bilan Livresque Mensuel : 3 bandes dessinées + 1 magazine

  1. La piste des ombres – Tome 2 – Trois tombes : Tiburce Oger
  2. La piste des ombres – Tome 03 – Les écorchés : Tiburce Oger
  3. Astérix – Tome 18 – Les lauriers de César : Goscinny et Uderzo
  4. America N°01 : François Busnel

 

Bilan Livresque Mensuel – Intro (2020)

Une nouvelle année commence, on remet les compteurs à zéro et on repart au pied de la montagne, au pied de la PAL en essayant de faire aussi bien que les autres années, niveau score de lecture…

Le but est toujours de dépasser ou, au moins d’égaler les scores des années 2017 et 2018 (148 romans). Ou, si je suis assez folle, de dépasser le score de 2019…

Non, on oublie, c’est quasi impossible de dépasser les 365 lectures (tout support confondu).

Il sera même difficile de dépasser les 175 romans lus, tout simplement…

Je reste confiante, mais comme je ne vend jamais la peau de l’ours avant d’avoir été acheter la carabine, je dis toujours que « On verra bien, je vais faire du mieux que je peux et si je n’y arrive pas, ben, il n’y aura pas mort d’homme ».

Qui dit nouvelle année dit toujours bonnes résolutions, mais ma résolution est de ne jamais en prendre ! 

J’aimerais lire les derniers romans qui traînent dans ma PAL Noire (celle qui date de Charlemagne), j’aimerais toutes les chouettes nouveautés qui arrivent, j’en ai encore des chouettes de 2016 que je n’ai pas encore réussi à lire, ma Pedigree PAL n’a pas diminué et j’ai eu un arrivage de bédé assez conséquent, à tel point que j’ai dû le lister. Une PAL en bédés, du jamais vu chez moi.

Bon, je vous laisse, j’ai du pain sur la planche et accessoirement, un Bilan Livresque Mensuel à finaliser !

Bilan Livresque Annuel et Coups de Cœur 2019 (2/2)

Cette année, j’ai un peu changé mon concept des Coups De Coeurs Ultimes et au lieu de vous les présenter en liste simple, je les ai regroupés en différents classements, selon les émotions ressenties ou selon les origines de leurs auteurs.

Coups de cœur Littérature Américaine :

  1. Mon territoire : Tess Sharpe
  2. Nuits Appalaches : Chris Offut
  3. Sauvage : Jamey Bradbury
  4. La vie en chantier : Pete Fromm
  5. Pieds nus sur la terre sacrée : Teresa Carolyn McLuhan
  6. Le chant des revenants : Jesmyn Ward
  7. Au nom du bien : Jake Hinkson
  8. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines
  9. Tandis que j’agonise : Faulkner
  10. Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan : Ron Stallworth
  11. Les testaments – Servante écarlate 2 : Margaret Atwood

Ceux qui m’ont donné des émotions fortes qui resteront :

  1. Les mal-aimés : Jean-Christophe Tixier
  2. À la ligne : Joseph Ponthus
  3. Pieds nus sur la terre sacrée : Teresa Carolyn McLuhan
  4. Denali : Patrice Gain
  5. Taqawan : Éric Plamondon
  6. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines
  7. La nuit divisée : Wessel Ebersohn
  8. Né d’aucune femme : Franck Bouysse
  9. Nuits Appalaches : Chriss Offut
  10. Sauvage : Jamey Bradbury
  11. La forme de l’eau : Guillermo Del Toro
  12. Écouter le noir : Collectif
  13. Une bête au paradis : Cécile Coulon

Ceux qui m’ont fait rire, jubiler, passer un bon moment :

  1. Le voleur de goûter : Andrea Camilleri
  2. Hot Spot : Charles Williams
  3. Le petit arpent du bon Dieu : Erskine Caldwell
  4. Le triomphe de la bêtise : Armand Farrachi
  5. Les morts de Bear Creek : Keith McCafferty

Ceux qui m’ont interpellé avec des théories, qui m’ont fait me poser des questions :

  1. L’empreinte : Alex Marzano-Lesnevich
  2. Erectus : Xavier Müller
  3. Régression : Fabrice Papillon
  4. Complot : Nicolas Beuglet

Celui qui m’a troué le cul (polar) :

  1. Nymphéas Noirs : Michel Bussi

Celui dont je n’attendais rien mais qui m’a donné beaucoup de plaisir :

  1. La dame en blanc : W. Wilkie Collins

Ceux qui ont fait vivre le dépaysement, la grande aventure (mais pas que…) :

  1. 1793 : Niklas Natt och Dag
  2. Manhattan chaos : Michaël Mention
  3. PAZ : Caryl Ferey
  4. Pour un instant d’éternité : Gilles Legardinier
  5. De bonnes raisons de mourir : Morgan Audic

Ceux auxquels je n’ai pas accroché alors que j’attendais beaucoup : 

  1. Ici n’est plus ici : Tommy Orange
  2. Whiskey : Bruce Holbert
  3. Les femmes de Heart Spring Mountain : Robin MacArthur
  4. Dans les angles morts : Elizabeth Brundage
  5. Le grand silence : Jennifer Haigh

Bilan Livresque Annuel et Coups de Cœurs 2019 (1/2)

Toujours difficile de faire des choix, lorsque la fin de l’année arrive.

On avait aimé certains romans et on les a oublié à la fin, ne sachant plus de quoi ils parlaient, ni quelles furent nos émotions…

Ou alors, on aimé le scénario, le suspense, mais de toutes ses émotions, il ne reste rien de tangible et on hésite à le faire entrer dans son bilan puisque, normalement, on ne choisit QUE ceux qui nous ont marqué durablement.

Choisir c’est renoncer, m’a dit un jour Nathalie et elle a raison. Quand on choisi, on renonce à d’autres.

Alors, cette année, je vais changer un peu ma manière de désigner mes coups de cœur ultimes.

Aujourd’hui, vous aurez la liste brute de mes préférences. J’en ai 40 sur le total de mes lectures.

De ces 40 titres coups de cœur, 18 ressortent plus que les autres, ils seront surligné en fluo jaune. On pourrait penser que c’est peu, mais je trouve que ce n’est pas mal tout.

Demain, je vous ferai des sélections plus exhaustives, plus précises, selon la catégorie du roman, afin d’en inclure d’autres, mais classés selon des ressentis différents, ceci afin ne pas mettre un roman qui m’a fait rire ou qui m’a évadé avec un roman plus profond.

Mais je cause, je cause et j’oublie le but principal de cet article, ce que tout le monde veut savoir, voir de ses yeux vus… Non pas les dessous de la reine d’Angleterre mais mes chiffres de lecture !

Pour battre mon record absolu de 2018 (depuis que je tiens un blog et que je vous communique une compta précise), il me fallait lire plus de 148 romans et j’avais fixé comme objectif d’arriver à lire 150 romans cette année.

La barre était haute, très haute et j’avoue que je ne me suis pas mise la pression…

J’ai fait ce que je fais depuis longtemps : j’ai dévoré des lectures, essayant de faire baisser ma PAL, tentant de lire le plus possible de nouveautés, mais aussi d’anciens romans qui étaient sortis les autres années (2016-2017-2018) et qui traînent toujours dans mes étagères…

Sans oublier essayer de sortir aussi d’autres romans, de ceux qui me font sortir de mes sentiers battus comme les Classiques, la SF, la Fantasy… Guère brillant de ce côté-là, j’aurais pu faire mieux, faire plus.

Petit récapitulatif des Bilans des années antérieures, afin de voir si on va distribuer plus de flouze aux actionnaires (mdr) : 

  • 2012 – 96 romans lus (pitoyable, je sais, shame on me)
  • 2013 – 116 romans lus (je remonte)
  • 2014 – 112 romans lus (15 en numérique)
  • 2015 – 109 romans lus (68 en numérique)
  • 2016 – 134 romans lus (100 en numérique)
  • 2017 – 140 lus (74 en numérique) / 112 bédés / 23 mangas
  • 2018 – 148 romans lus (91 en numérique) / 85 bédés / 17 mangas / 1 comics
  • 2019 – ????

Bon, disons-le de suite, j’ai 365 lectures, toutes confondues, à mon compteur… On peut donc dire que j’ai lu tous les jours de l’année !

Pardon, je m’égare car pour mon record de lecture, je ne compte que les romans et j’exclu les relectures, les bédés, les mangas, les encyclos, les beaux livres,…

  • 2019 : 175 romans lus (+5 relectures = 180 en réalité) !! RECORD BATTU ET NOUVEAU SEUIL À ATTEINDRE DE 175 POUR 2020

2019, c’est aussi :

  • 146 Bédés (RECORD)
  • 24 Mangas(RECORD)
  • 11 beaux livres
  • 3 Comics
  • 1 Encyclopédie du polar

C’est aussi, au niveau des statistiques diverses :

  • Critères de recherche (avec les fautes d’orthographes !) :
    1. image fun noël coquin
    2. irene adler nue
    3. pere noel porno
    4. joseph merrick sex
    5. lapsang souchong toxique
    6. lapsang souchong interdit en france
    7. le manuscrit inachevé solution enigme
  • Articles les plus lus :
    1. Page d’accueil
    2. Le mystère mystérieux du thé [Par Dame Ida]
    3. Elephant Man – La véritable histoire de Joseph Merrick, l’homme-éléphant : Michael Howell & Peter Ford
    4. Joyeux Noël coquin à tous et à toutes
    5. Jack The Ripper – 5. Les Lettres : « Dear Boss » – « From Hell » & « Saucy Jack »
  • Pays (merci les VPN pour certains pays) :
    1. France
    2. États-Unis
    3. Chili
    4. R.A.S Chinoise de Hong-Kong
    5. Belgique
    6. Canada
  • Les plus bavardes (oui, que des filles !) :
    1. Rachel
    2. Ida
    3. LydiaB
    4. Sharon
    5. La Fée Stelphique
    6. Lecturesdudimanche
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Mes 40 Coups de coeur 2019 classés par ordre de lecture et mes 18 préférés en surlignage jaune fluo :

  1. Les mal-aimés : Jean-Christophe Tixier
  2. La nuit divisée : Wessel Ebersohn
  3. Le chant des revenants : Jesmyn Ward
  4. À la ligne : Joseph Ponthus
  5. L’envol du moineau : Amy Belding Brown
  6. Né d’aucune femme : Franck Bouysse
  7. L’empreinte : Alex Marzano-Lesnevich
  8. Comme les lions – Bull Mountain 2 : Brian Panowich
  9. Manhattan chaos : Michaël Mention
  10. Nuits Appalaches : Chriss Offut
  11. 1793 : Niklas Natt och Dag
  12. Sauvage : Jamey Bradbury
  13. Shiloh : Shelby Foote
  14. Nymphéas Noirs : Michel Bussi
  15. La forme de l’eau : Guillermo Del Toro
  16. Le triomphe de la bêtise : Armand Farrachi
  17. Écouter le noir : Collectif
  18. Denali : Patrice Gain
  19. Hot Spot : Charles Williams
  20. Taqawan : Éric Plamondon
  21. Pieds nus sur la terre sacrée : Teresa Carolyn McLuhan
  22. Erectus : Xavier Müller
  23. Le petit arpent du bon Dieu : Erskine Caldwell
  24. La dame en blanc : W. Wilkie Collins
  25. Tandis que j’agonise : Faulkner
  26. Au nom du bien : Jake Hinkson
  27. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines
  28. Régression : Fabrice Papillon
  29. Le garçon en pyjama rayé : John Boyne
  30. La vie en chantier : Pete Fromm
  31. PAZ : Caryl Ferey
  32. Mon territoire : Tess Sharpe
  33. Retour à Birkenau : Ginette Kolinka
  34. Complot : Nicolas Beuglet
  35. Journal d’un amour perdu : Eric-Emmanuel Schmitt
  36. Couleurs de l’incendie : Pierre Lemaitre
  37. Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan : Ron Stallworth
  38. Une bête au paradis : Cécile Coulon
  39. De bonnes raisons de mourir : Morgan Audic
  40. Les testaments : Margaret Atwood

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2019

Eh oui, 2019 est déjà sur sa caisse… Vive 2020 alors.

Mon dernier Bilan Livresque Mensuel de l’année, celui de Décembre, celui où l’on fait les comptes, celui où l’on regarde en arrière en se demandant quelles lectures on va retenir de 2019.

Quels furent les Coups de Coeur, les déceptions ? A-t-on dépassé son score de lecture de 2018 ou pas ? Et par rapport aux anciens bilans, a-t-on lu plus ou moins que les dernières années ?

Ça, vous le saurez demain ! En attendant, place au Bilan Livresque de Décembre où j’ai lu 14 romans (dont 3 pavés), 13 bédés et 1 manga, ce qui me fait 28 lectures pour ce dernier mois de l’année 2019.

J’en avais entendu le plus grand bien, mais sans le personnage de Liv, petite fille souffrant du spectre de l’autisme, je ne garderai pas de grands souvenirs de ma lecture de Le baiser de l’ogre d’Elsa Roch (ICI). Ma pierre d’achoppement fut surtout les incohérences et les manquements à la procédure de la part de Marsac, le chef de l’équipe de policiers enquêteurs.

Si j’ai trouvé l’Inspectrice Sarah Geringën fort froide, distante et pas toujours regardante sur les dégâts qu’elle laissait en enquêtant bille en tête, j’ai kiffé grave les théories exposées dans Complot de Nicolas Beuglet (ICI). Je ne suis pas une fan des théories du Grand Complot Mondial que l’on dit sioniste ou maçonnique, mais là, on était ailleurs et c’était présenté de manière réaliste à tel point que maintenant, je me pose des questions.

Une mère qui décède lorsque ses enfants sont adultes, ça devrait passer mieux que lorsqu’ils sont enfants, mais pas chez Eric-Emmanuel Schmitt qui avait une relation fort fusionnelle avec sa mère et c’est avec pudeur et amour qu’il nous en parle dans son Journal d’un amour perdu (ICI) qui est tendre, émouvant et qui mélange ses souvenirs, le présent, le passé, sa famille.

Après tout cela, il me fallait du plus léger et donc, j’ai sorti le dernier de la saga avec Wiggins et la nuit de l’éclipse de Béatrice Nicodème (ICI). Je pensais lire du léger mais ce n’était pas si light que ça dans le collège que Wiggins a dû intégrer pour enquêter sur des menaces reçues. Brimades, mises à l’écart, racisme, harcèlement, que l’on soit en 2019 ou en 1894, rien n’a changé, sauf les smartphones…

Qu’allait-il bien pouvoir nous raconter dans Couleurs de l’incendie, ce diable de Pierre Lemaitre (ICI) ? Une histoire qui est une suite du premier mais avec d’autres personnages, notamment l’effacée Madeleine qui va prendre de l’épaisseur, du galon et faire ce à quoi elle n’était pas préparée. Un grand roman avec, en toile de fond, un contexte historique riche mais sombre.

Fallait oser le faire et il l’a fait : Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan de Ron Stallworth (ICI) est l’histoire vraie d’un policier Noir qui a réussi à infiltrer les suprémacistes Blancs du KKK et son récit est jubilatoire, tout en restant sérieux, amusant tout en étant sombre. Une petite perle noire de la littérature.

Dommage que le côté étude des textes biblique ait pris plus de la moitié du livre au détriment de l’Histoire tout court. Ce qui fait que Réflexions sur la question antisémite (ICI) de Delphine Horvilleur a eu un petit côté lourd, long, pénible. L’auteure en parlait mieux sur le plateau de LGL que via l’écriture. Petite déception, mais malgré tout, j’ai été me coucher moins bête.

Un dépit ne venant jamais seul, j’ai connu un grand moment de solitude avec Le grand silence de Jennifer Haigh (ICI). Il est rare qu’un roman des éditions Gallmeister me déçoive, mais ça arrive. Des personnages inconsistants, un récit qui se traîne, une envie de bailler et d’aller au lit…

Embêtant lorsqu’on est en train de faire la liste de ses coups de coeur pour les bilans finaux d’avoir un bonheur pareil avec le roman Une bête au paradis de Cécile Coulon (ICI). Un roman qui parle de la terre aussi bien, ça ne pouvait que me toucher direct au cœur. J’ai vibré, j’ai fusionné avec le récit, les personnages. Un coup de cœur de plus pour finir 2019.

Non mais c’est fini les coups de coeur ? Bardaf, une nouvelle jouissance littéraire avec De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic (ICI) qui m’a entraîné en Russie et en Ukraine, plus particulièrement à Pripiat… Tchernobyl, la zone d’exclusion, ça vous dit ? Sans devoir passer par un tour opérator vous allez pouvoir vous balader à Pripiat, tout en résolvant des meurtres et tout en devisant sur la politique, la corruption, l’écologie, la folie humaine.

Si l’envie vous prend de lire un roman noir déjanté, une fiction réaliste, car basée sur des faits réels, un roman tellement noir qu’il n’y pas de lueur d’espoir ? Sautez sur Il était une fois dans l’Est de Árpád Soltész (ICI) et accrochez-vous durant les premières pages car il est un peu bordélique, puis, on retrouve ses jeunes et ensuite, ça coule tout seul. Un roman sans concession, brut de décoffrage et qui donne la nausée.

Puisqu’on en est dans les nausées… Avec Les testaments de Margaret Atwood (ICI), suite pas directe de La Servante Écarlate, les hauts-le-coeur sont garantis tant la société tyrannique qu’elle décrit n’est pas si dystopique que cela mais le reflet de ce que nos sociétés furent et de ce que certaines sont encore : pas de droits de la femme, la religion comme référent pour tout et les hommes au pouvoir.

On ne pourra pas dire que ma rencontre avec Victor Lessard sera marquante. Oserai-je même dire que durant la première partie de Ghetto X de Martin Michaud (ICI), je n’avais l’envie de lire car je trouvais le tout un peu soporiphique… Si j’ai adoré le personnage haut en couleur de Jacinthe, j’ai eu un peu de mal avec Victor, mais sur la fin, on était un peu plus copain. La seconde moitié rattrape le reste car là j’ai apprécié le rythme et les petites phrases philosophiques.

Ma réalité est-elle réelle ? Je n’en sais rien, mais Nick, le personnage dans Benzos de Noël Boudou (ICI), se pose cette question existentielle. Et moi aussi je me suis posée cette question durant ma lecture : rêve ou réalité ? Vrai ou faux trip ? L’auteur a joué avec nos pieds sans que l’on sache sur lequel nous devions danser, tout comme son personnage. Un thriller psychologique qui fait bien flipper à certains moments.

Bilan Livresque Mensuel : 14 romans

  1. Le baiser de l’ogre : Elsa Roch
  2. Inspectrice Sarah Geringën – Tome 2 – Complot : Nicolas Beuglet
  3. Journal d’un amour perdu : Eric-Emmanuel Schmitt
  4. Wiggins et la nuit de l’éclipse : Béatrice Nicodème
  5. Couleurs de l’incendie : Pierre Lemaitre (530 pages) [LC Bianca]
  6. Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan : Ron Stallworth
  7. Réflexions sur la question antisémite : Delphine Horvilleur
  8. Le grand silence : Jennifer Haigh
  9. Une bête au paradis : Cécile Coulon
  10. De bonnes raisons de mourir : Morgan Audic
  11. Il était une fois dans l’est : Árpád Soltész
  12. Les testaments : Margaret Atwood (532 pages) [LC Bianca]
  13. Ghetto X : Martin Michaud (608 pages)
  14. Benzos : Noël Boudou

Bilan Livresque Mensuel : 13 bédés + 1 manga (14)

  1. Elfes – Tome 23 – Le goût de la mort : Olivier Peru et Stéphane Bileau
  2. Elfes – Tome 24 – Le Bagne de Komoorth : Corbeyran et Bojan Vukic
  3. Elfes – Tome 25 – Vengeance noire : Arleston, Dana Dimat & Aquaro
  4. Nains – Tome 15 – Oboron du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare
  5. Nains – Tome 16 – Tala de la Forge : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  6. Le Scorpion – Tome 12 – Le mauvais augure : Marini & Desberg
  7. Holmes (1854/+1891?) – Tome 5 – Le frère aîné : Brunschwig & Cécil
  8. Sherlock – Tome 4 – Un scandale à Buckingham (1/2) : Jay, Gatiss et Moffat
  9. Astérix – Tome 13 – Astérix et le chaudron : Goscinny & Uderzo
  10. Astérix – Tome 06 – Astérix et Cléopâtre : Goscinny et Uderzo
  11. Astérix- Tome 17 – Le Domaine des dieux : Goscinny et Uderzo
  12. Spirou et Fantasio – Tome 14 – Le prisonnier du Bouddha : Franquin
  13. Spirou et Fantasio – Tome 11 – Le gorille a bonne mine : Franquin
  14. Astérix – Tome 20 – Astérix en Corse : Goscinny et Uderzo

 

Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2019

Novembre, avant-dernier mois de l’année, moi où je vieillis (hélas), mois où les feuilles tombent et où je commence l’hivernation.

Fini les randos à cheval, on se met au repos et au chaud sous un plaid, avec un café fumant à ses côtés et des livres, bien entendu !

Quel est le score de Novembre ? Pas moins de 17 romans (dont un pavé de 1030 pages, un autre de 576 et un 544 pages), 9 Bédés & 2 mangas ont été lus.

Ce qui fait 28 lectures pour Novembre. Les feuilles sont tombées !

Oui, j’ai mis les bouchées doubles. Pourtant, j’aurais pu dormir sur mes lauriers puisqu’il ne me manquait que deux romans pour dépasser mon score de 2018 qui était de 148 romans lus.

Pas question de dormir, je vais continuer le job jusqu’au 31 décembre et voir jusqu’où je peux aller dans ce nouveau score démentiel de lectures. Score que je remettrai en jeu début 2020 et tenterai de dépasser, une fois de plus (il y a un moment où je n’y arriverai plus, sans aucun doute, mais chaque fois que je pense que ce n’est pas faisable, je le fais).

Pour le moment, j’en suis donc à 337 lectures, tout confondu :

  • 166 romans – dont 5 relectures (record de 148 romans lus battu !!),
  • 11 beaux livres
  • 134 bédés (record 2018 battu aussi – 85 BD)
  • 23 mangas (record 2018 battu aussi – 17 mangas)
  • 3 comics

Si le premier tome était de loin le meilleur, ces nouvelles aventures du Bourbon Kid – Tome 8 – Que le Diable l’emporte de Anonyme (ICI) n’est pas trop mal. Si vous lisez ce roman, ne vous attendez pas à de la grande littérature et à des personnages d’une profondeur confondante, sauf dans leurs conneries où là, ils atteignent tous une profondeur démentielle. Pour lire ce roman, il faut vider son cerveau car il est fait pour vous aérer l’esprit.

Les wesern, ça me connait, j’en ai bouffé pour le Mois Américain, mais quand il y a une dose de fantastique dedans, ça passe ou ça casse… Ouf, c’est passé pour Largo Callahan – Tome 1 – Six petites gouttes de sang de Michel Robert (ICI). Il est à préciser que l’élément fantastique apparaît sur la fin. Un western qui reprend les codes mais qui les change un peu afin de ne pas donner l’impression qu’on est face à du déjà-lu.

Laurie de Stephen King (ICI) est le prénom d’un chien… Auquel il n’arrivera rien (âmes sensibles, restez avec nous) mais puisque nous sommes dans une nouvelle du King, vous vous doutez que vous tremblerez un peu. Mais vous craquerez aussi ! Une  petite bouffée de plaisir, cette Laurie. Sans être transcendantale, l’histoire se déguste comme un cappuccino, avec de la poudre de chocolat et du sucre. C’est bon pour le moral ♫

Vous pourrez tout essayer mais jamais vous ne me ferez entre Dans les Hautes Herbes de Stephen King & Joe Hill (ICI) ! C’est foutrement dangereux. Toutes les distances sont tronquées. Heureusement, je ne me suis pas perdue dans cette courte nouvelle qui m’a bien fait flippé ma race.

Si vous lisez PAZ de Caryl Férey (ICI), attendez-vous à de la violence. La Colombie des FARCS, des cartels, des assassins, ce n’est pas les Schtroumpfs au pays des Bisounours. La violence n’est pas là pour faire joli, juste pour illustrer une réalité que nous ne voyons pas, que nous ne voyons jamais. C’est Noir, sombre, sans une once de lumière, ça pue la corruption, la poudre blanche, les armes à feu, le sang, la sueur, les règlements de compte et les histoires de famille bien sordides. Superbe !

Une fois de plus, notre LC avec Bianca tourne à l’abandon avec Le livre perdu de Léonard de Vinci de Francesco Fioretti (ICI) dont le texte, croulant sous les détails, était épuisant à lire (et lourd). Trop documenté, cette pléthore de descriptions cassait le rythme. Au suivant !

Effectivement, lorsqu’on lit L’étranger des Carpathes de Karl von Wachsmann (ICI), paru 50 ans avant Dracula, on y relève des points communs, comme si Bram Stoker s’en était inspiré. Avec un vampire plus frustre, plus cynique et plus irrévérencieux que Dracula, cette courte histoire est parfaite pour lire le soir, quand tout est paisible à la maison et que le moindre craquement de plancher vous donnera des sueurs froides.

Sans révolutionner le genre, Gwendy et la boîte à boutons de Stephen King et Richard Chizmar (ICI) est une novella qui a un petit quelque chose qu’on aime, un petit quelque chose qui nous tient en haleine, un goût de chocolat qui fond dans la bouche… La construction est simple, pas de monstre sous le tapis, mais elle est agréable à lire et laisse un sentiment de plénitude.

Pas de plénitude dans Mon territoire de Tess Sharpe (ICI) ! Une fois de plus je repars pour le trou du cul de l’Amérique, chez les trafiquants de meth, les femmes battues, les armes à feu et les guerres de clan. Mais gaffe, les mecs, le Girl Power est en marche et il va vous écraser les burnes ! Harley McKenna est une fille, mais elle a des burnes. Un roman magnifique.

Si une envie de poulpe vous prend, alors lisez Légendes du mythe de Cthulhu – Tome 1 – L’Appel de Cthulhu de Howard Phillips Lovecraft [LC avec Rachel] (ICI) et vous reviendrez à la viande car la mer, c’est dangereux ! Et dégueulasse car les poissons baisent dedans… Mon dieu, si Clhulhu se masturbe, on risque la marée blanche. Une narration étrange puisque celui qui mène l’enquête rassemblera des témoignages, ce court roman fait pourtant naître quelques frissons sur les bras. J’ai bien aimé.

Quant on divulgâche dans l’intro, on éveille ma méfiance et pas de bol, j’ai vu la couille dans le pâté un peu trop tôt. Hésitant à le finir, j’ai tout de même poursuivi La police des fleurs, des arbres et des forêts de Romain Puértolas (ICI) car le récit était léger, agréable, gai et même si on n’a pas cassé trois pattes à un canard, c’était tout de même un vent de fraîcheur et un éclat de rire aux dépends d’un inspecteur.

Lors de ma première lecture (2003), ce n’était pas mon préféré, ce Harry Potter ‭–‬ Tome 05 ‭–‬ Harry Potter et l’ordre du phénix ‭de J.K. Rowling [LC avec Bianca] (ICI) car je trouvais Harry Potter un peu trop en train de se lamenter. J’avais oublié que nous étions comme lui lorsque nous étions ados. 16 ans après, cette relecture est bien meilleure. Le gros pavé a été dévoré avec application. Cette relecture avec un autre état d’esprit a fait remonter ce tome dans mon estime et maintenant, je l’aime aussi.

Depuis que je regarde La Grande Librairie, j’ai ajouté des romans que je n’aurais jamais pensé à lire avant, notamment avec La panthère des neiges de Sylvain Tesson (ICI). Une quête par 6.000 mètre d’altitude, par des froids de -30°, pour espérer apercevoir un animal qui a quasi disparu, le tout dans un silence religieux. Un roman magnifique aussi.

Une fois de plus, c’est grâce à La Grande Librairie que j’ai eu envie de découvrir Retour à Birkenau de Ginette Kolinka (avec Marion Ruggieri) (ICI) qui était venue en parler sur le plateau. Le récit est sobre, assez court, mais en peu de pages, sans entrer dans tous les détails, l’auteure est arrivée à mettre des émotions sur ses mots et à décrire l’indicible, qu’elle a vécu. Un récit empreint d’émotions mais que les âmes sensibles peuvent lire aussi.

Les hôpitaux psychiatriques sont des lieux intéressants pour mettre en scène un roman et Camisole de Salomon de Izarra (ICI) a su jouer avec les lieux et la folie des Hommes (et les fous ne sont pas toujours ceux que l’on pense). Un roman court mais intense, sans temps mort, avec une pointe de fantastique et une fin ouverte.

UnPur de Isabelle Desesquelles (ICI) parle des enlèvements d’enfants et de pédophilie, pas des genres faciles car on risque de tomber dans le gore inutile ou le voyeurisme. L’auteur a su utiliser des métaphores qui étaient plus fortes que des mots mais son choix de narration m’a coupé une partie de mes émotions et je n’ai pas su apprécier ce roman à sa juste valeur.

Des passages secrets ! Des cachettes derrière les bibliothèques ! Le tout à Paris lors de l’exposition universelle. Moi, j’adore ! Pour un instant d’éternité de Gilles Legardinier (ICI) n’a pas traîné dans ma PAL. Une belle aventure mais ça manquait parfois de rythme. Par contre, les personnages principaux étaient réussis.

Bilan Livresque Mensuel : 17 Romans

  1. Bourbon Kid – Tome 8 – Que le Diable l’emporte : Anonyme
  2. Largo Callahan – Tome 1 – Six petites gouttes de sang : Michel Robert
  3. Laurie : Stephen King
  4. Dans les Hautes Herbes : Stephen King & Joe Hill
  5. PAZ : Caryl Férey
  6. Le livre perdu de Léonard de Vinci : Francesco Fioretti [LC avec Bianca]
  7. L’étranger des Carpathes : Karl von Wachsmann
  8. Gwendy et la boîte à boutons : Stephen King et Richard Chizmar
  9. Mon territoire : Tess Sharpe
  10. L’Appel de Cthulhu : Howard Phillips Lovecraft [LC avec Rachel]
  11. La police des fleurs, des arbres et des forêts : Romain Puértolas
  12. Harry Potter et l’ordre du phénix – Tome 5 ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]
  13. La panthère des neiges : Sylvain Tesson
  14. Retour à Birkenau : Ginette Kolinka
  15. Camisole : Salomon de Izarra
  16. UnPur : Isabelle Desesquelles
  17. Pour un instant d’éternité : Gilles Legardinier

Bilan Livresque Mensuel : 9 Bédés & 2 mangas (11)

  1. Astérix– Tome 18 – Astérix chez les Helvètes : Goscinny et Uderzo
  2. Astérix– Tome 03 – Astérix et les Goths : René Goscinny et Albert Uderzo
  3. Astérix- Tome 07 – Le Combat des chefs : René Goscinny et Albert Uderzo
  4. Black Butler – Tome 28 : Yana Toboso [MANGA]
  5. Moriarty – Tome 6 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi [MANGA]
  6. Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël : Jarry & Bordier
  7. Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros – Tome 6 – Enquêtes internationales : Ced & Boutanox
  8. Les Chevaliers d’Héliopolis – Tome 1 – Nigredo, l’oeuvre au noir : Jodorowsky
  9. Undertaker – Tome 5 – L’indien blanc : Xavier Dorison et Ralph Meyer
  10. Lonesome – Tome 2 – Les Ruffians : Yves Swolfs
  11. Quatre de Baker Street – Tome 8 – Les Maîtres de Limehouse : Djian et Etien

Bilan Livresque Mensuel : Octobre 2019

Octobre, les feuilles recommencent à tomber, les journées raccourcissent, on a envie de lire sous un plaid, dans le divan et lire sur la terrasse du jardin n’est plus envisageable.

Et le Bilan Livresque, lui ? Est-il tombé comme les feuilles ? Non, il est monté en température… Pas moins de 18 romans lus et seulement 7 bédés ont été lus sur ces 31 jours, ce qui donne 25 lectures tout de même !

Comparé à Septembre, c’est peu, mais le Mois Américain est un mois exceptionnel, après, on revient à la normale et j’ai assuré ! Mais mes lectures n’ont pas toujours assurées, elles, car j’ai eu des déceptions qui se sont suivies comme une malédiction.

Niveau bestiaire, mon Wild Cat va bien, depuis le bricolage au-dessus du radiateur, il ne boite plus en sautant de son armoire et il sort de dessous le lit quand j’arrive et que je prends le bocal où sont stockés ses stick qu’il adore. Par l’estomac, on arrive à un meilleur travail.

Ben quoi ? Je garde tes livres contre les cambrioleurs !

Par l’ego (et pas Légo !), on arrive à un autre travail aussi et savoir que sa copine est derrière elle ou qu’on est sur le chemin du retour ou devant un magnifique champ d’herbe motive ma vieille bique de jument à trotter de nouveau et reprendre le galop (le petit, pas de folie). C’est reparti comme en 40 !

La chienne est toujours aussi folle, maintenant, elle vient sur la piste pour longer les chevaux avec moi (elle marche sur le cercle intérieur) et tout comme moi fixe son regard sur l’épaule des chevaux. Un jour, elle ira les longer elle-même !

Mais revenons aux livres ! Pour le moment, j’en suis à 309 lectures tout confondu :

  • 148 romans – dont 5 relectures (record de 150 romans lus presque battu !!),
  • 11 beaux livres
  • 126 bédés
  • 21 mangas
  • 3 comics

Pendant que tout le monde fait le ramdam sur la rentrée littéraire de septembre 2019, moi je me replonge dans un oldies : Good-bye, Chicago de William Riley Burnett (ICI), qui est un p’tit noir bien corsé, avec des truands de tous poils et des flics, corrompus (ou pas). Excellent ! On commençait bien le mois.

J’ai enquillé avec du encore plus fort, du très émouvant avec Dites-leur que je suis un homme de Ernest J. Gaines (ICI) où un jeune noir est condamné pour un crime qu’il n’a pas commis, juste parce qu’il est Noir. Des émotions en tout genre dans ce roman, l’auteur ne tombant jamais dans le manichéisme. Un roman fort qui fait mal à sa gueule. Le mois avait commencé sur les chapeaux de roues !

Et puis patatras ! Whiskey de Bruce Holbert (ICI) avait tout pour me plaire et je m’y suis perdue, ennuyée, sans être capable de m’attacher aux personnages où à leurs histoires.

Il était encensé par les blogueurs, par la critique, pourvu de nombreux prix, donc, Ici n’est plus ici de Tommy Orange (ICI) allait être une super lecture… Loupé aussi ! Une fois de plus, je n’ai ressenti aucune émotions devant les personnages et leurs histoires. Je me suis perdue dans les personnages, je me suis perdue dans leurs histoires, leurs récits et j’ai perdu pied, lâchant le fil d’Ariane, me déconnectant du récit. Au suivant !

Entre Jules Verne et moi, ce ne fut pas toujours le plaisir littéraire, donc, j’ai entamé Voyage lunaire – Tome 2 – Autour de la lune [LC avec Rachel]  (ICI) avec l’envie de redresser la barre et d’aimer ce roman. Alunissage raté pour moi et je me suis crashée dans toutes les explications scientifiques. Le livre a failli valser dans la pièce et j’ai survolé le reste, allant directement à la fin et puis, je l’ai rangé dans la biblio. On en était déjà à ma 3ème déception littéraire et ça commençait à bien faire !

Puisque je devais lire le tome 2 fin du mois, je me suis attaquée au premier tome des enquêtes de Joseph Laflamme, intitulée La légende de Jack de Hervé Gagnon (ICI). Ah, super, on commence bien (malgré une faute d’étage et de conception des lieux), on continue bien, j’apprécie les personnages, l’atmosphère, les crimes, le côté franc-maçonnique qui plane là-dessus et bardaf, l’embardée dans un final impossible puisqu’il a ressorti une théorie pourrie jusqu’au trognon.

Fais-le pour maman de François-Xavier Dillard [LC avec Bianca] (ICI) avait tout pour plaire aussi et on a commencé fort dès le départ. J’ai été happée par le récit, assez violent, en actes et en paroles et j’étais en train de galoper dans cette histoire sombre, le mors aux dents, tant j’étais enchantée. Je me suis prise la porte dans la gueule avec un final que je n’ai pas apprécié, qui était « trop abusé exagéré ». La douche froide, une fois de plus, avec un roman qui commence par me plaire et qui finit par me déplaire.

Bon, 3 lectures loupées et 2 en demi-teinte, ça commençait à me courir sur le haricot et j’ai donc misé sur une autre valeur sûre avec Régression de Fabrice Papillon (ICI). Oh putain, j’ai bien visé ! Enfin, c’est surtout l’auteur qui a su mitonner un début, un milieu et un final aux petits oignons ! Mélangeant, sans faire des grumeaux, une enquête policière, des mystères, de la science, de l’Histoire, de la fiction, du réalisme, l’auteur, en vrai cordon-bleu, a soigné son plat. Copieux !

Après le plat de résistance, vient le dessert car Les Avatars de Sherlock Holmes – Tome 4 – Élémentaire mon cher Conan Doyle de Collectif (ICI) est une pâtisserie qui fond dans la bouche. Assurément, pour ce petit recueil de nouvelles apocryphes, on est dans le haut de gamme. Dommage que ce soit si court, mais quand c’est bon, on peut se contenter d’avoir un goût de trop peu vu qu’on a tutoyé les anges.

En pousse-café, je me suis faite servir le Mathilde Sénéchal – Tome 2 – Vaste comme la nuit de Eléna Piacentini (ICI) et si le récit prend son temps, on ne s’y emmerde pas pour autant, l’enquête devenant même superflue puisque les personnages se suffisaient à eux-mêmes, notamment grâce à leurs petits secrets bien cachés et leur psychologie bien développée. Un très bon roman policier cold-case et un pousse-café gourmand avec de la mâche.

Maintenant, fallait faire passer tout ça par un café doux et léger et le dernier Sherlock,‭ ‬Lupin‭ &‬ moi‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬7‭ ‬-‭ ‬L’énigme du cobra royal‭ de‭ ‬Irene Adler (ICI) s’y prêtait bien. J’aurais préféré que ce petit café doux soit un peu plus corsé car l’auteur avait matière à nous présenter un Londres plus étoffé, plus glauque, notamment en parlant des conditions de travail sur les docks et du colonialisme (sans pour autant en faire un exposé). L’enquête de nos amis était rythmée, ils évoluent toujours un peu et ce fut un réel plaisir de boire du chocolat chaud avec eux.

Je voulais du corsé et du plus amer, j’ai été servie avec Le garçon en pyjama rayé de ‬John Boyne (ICI) qui est un roman jeunesse qui aborde les Camps de Concentrations durant la Seconde Guerre Mondiale, mais au travers des yeux d’un garçon de 9 ans, allemand, un innocent qui ne comprend pas ce qu’il a sous les yeux. Tout y est suggéré, sans violence apparente, mais c’est ce qui le rend encore plus fort que les autres. Une pépite à faire lire aux adultes et aux enfants, mais en leur expliquant afin qu’ils ne soient pas aveugles comme le jeune Bruno.

Pas rancunière, j’ai poursuivi avec les enquêtes de Joseph Laflamme – Tome 2 – Jeremiah de Hervé Gagnon [LC avec Bianca] (ICI) et là, rien à dire, j’ai été conquise par les personnages (une fois de plus), surtout par ceux qui ont pris de l’ampleur par rapport au premier tome, conquise par l’enquête, par l’explication finale et le final qui m’a tiré un sourire cynique de satisfaction.

L’Islande, c’est un pays que je voudrais visiter, mais à défaut de le visiter en « vrai », je me contente d’air Ian Manook et j’ai repris un vol pour suivre les enquête du troll de policier qu’est Kornélius dans le Tome 2 nommé Askja (ICI).

La première enquête de Aaron Falk, intitulée « Canicule » m’avait emballée, j’ai donc (enfin) réussi à caser du temps de lecture pour le Tome 2 – Sauvage de Jane Harper (ICI) et si j’ai aimé ma lecture, ma préférence à moi est pour le tome 1 ! Pourtant, le tome 2 se concentrait aussi sur la psychologie des personnages, mais j’ai moins vibré que pour le premier. Ne vous perdez pas dans le bush car il est terrible !

Mais que d’émotions dans La vie en chantier de Pete Fromm (ICI) ! Et ceci sans jamais sombrer dans le larmoyant ! Tendre, émouvant, beau, magnifique… Le récit d’un jeune père veuf qui doit élever sa fille sans sa compagne… Heureusement qu’il a des amis en or ! Un coup de coeur, ce livre !

Pour ceux ou celles qui cherche un roman policier avec un brin d’humour et de personnages attachants, je leur conseille de lire Les Mystères de Sean Stranahan – Tome 2 – Les morts de Bear Creek de Keith McCafferty (ICI). L’auteur a soigné ses personnages, ils sont attachants, ils les a étoffé et si l’enquête se déroule à une allure pépère, ce n’est pas pour autant que l’on s’y emmerde. Rafraîchissant !

Ne me demandez pas comment j’ai fait, mais je suis passé à côté de La prophétie de Langley de Pierre Pouchairet et je ne me fendrai même pas d’une chronique car j’en ai assez bien écrites d’avance et je ne pourrais pas en dire grand-chose, de rendez-vous raté. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages et la plupart du temps, durant ma lecture, j’étais en phase de décrochage. Je reviendrai vers cet auteur mais avec un autre titre.

Bilan Livresque Mensuel : 18 livres

  1. Good-bye, Chicago : William Riley Burnett
  2. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines
  3. Whiskey : Bruce Holbert
  4. Ici n’est plus ici : Tommy Orange
  5. Joseph Laflamme – Tome 1 – La légende de Jack : Hervé Gagnon
  6. Voyage lunaire – Tome 2 – Autour de la lune : Jules Verne [LC avec Rachel] 
  7. Fais-le pour maman : François-Xavier Dillard [LC avec Bianca]
  8. Régression : Fabrice Papillon
  9. Élémentaire mon cher Conan Doyle : Collectif
  10. Mathilde Sénéchal – T2 – Vaste comme la nuit : Eléna Piacentini
  11. Sherlock,‭ ‬Lupin‭ &‬ moi‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬7‭ ‬-‭ ‬L’énigme du cobra royal‭ ‬:‭ ‬Irene Adler
  12. Le garçon en pyjama rayé‭ : ‬John Boyne
  13. Joseph Laflamme – Tome 2 – Jeremiah : Hervé Gagnon [LC avec Bianca]
  14. Kornélius – Tome 2 – Askja : Ian Manook
  15. Aaron Falk – Tome 2 – Sauvage : Jane Harper
  16. La vie en chantier : Pete Fromm
  17. Sean Stranahan – Tome 2 – Les morts de Bear Creek : Keith McCafferty
  18. La prophétie de Langley : Pierre Pouchairet

Bilan Livresque Mensuel : 7 bédés

  1. Le Scrameustache – Tome 18 – D’où viens-tu Scrameustache ? : Gos & Walt
  2. Ira Dei – Tome 02 – La part du diable : Vincent Brugeas & Ronan Toulhoat
  3. Nains – Tome 14 – Brum des Errants : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier
  4. Astérix – Tome 10 – Astérix légionnaire : René Goscinny & Albert Uderzo
  5. Astérix – Tome 23 – Obélix et compagnie : René Goscinny & Albert Uderzo
  6. Les vieux fourneaux – Tome 5 – Bons pour l’asile : Wilfrid Lupano & Paul Cauuet
  7. Astérix – Tome 38 – La fille de Vercingétorix : Jean-Yves Ferri & Didier Conrad