Et pendant ce temps-là du reconfinement, Minou ? Il s’en balec…

Oui, pendant ce temps de reconfinment lockdown couvre-feu, Minou s’en balec, autrement dit, il s’en bat les c******* !

— Minou, mon petit chat, nous sommes reconfinés ! Mais c’est pas un confinement dur, c’est une sorte de lockdown avec couvre-feu à je ne sais plus quelle heure, tout dépend de la région (flamande, wallonne, bruxelloise, germanophone)…
— Confit quoi ? De canard ? Lock quoi ? Reconfi quoi ?? Ça se mange ? (air intéressé) D’ailleurs, n’oublie pas de me nourrir à l’heure, parce que ces derniers temps, je dois te le rappeler un peu trop souvent !
— Heu, non, ça ne se mange pas. Et je suis à l’heure pour tes repas, c’est juste qu’on a changé les heures en ajoutant une de plus… 
*air sceptique du félin*
— Mouais, et ton confit machin, je peux jouer avec dans toute la maison, en ce compris dans les cages d’escaliers, si amusantes quand j’y fais dévaler ma souris verte ?
— Non, on ne peut pas jouer avec…
— On peut le boire ? Pisser dessus ?
— Le reconfinement ne se boit pas et si tu lui pisses dessus, ce sera dégoûtant car ça n’absorbe pas la pipi de chat…
— Ben tu sais quoi ? Le reconfinement, je m’en bas les couilles !
— Le vétérinaire te les as enlevées…
— Oh, sérieux ? Voilà pourquoi je pisse comme une femelle ? Moi qui pensait qu’il m’avait juste recousu le trou dans le dos et fait des piqûres anti tout… *soupir félin*

Hé oui, le reconfinement, le lockdown, le couvre-feu, les emmerdes, le/la covid, les virus, Minou, lui, il s’en fout et vit sa vie tranquille de chat qui pieute 18h par jour, mange, boit, joue et va dans ses litières pour y faire ce qu’il doit y faire.

Après 6 semaines rien qu’en tête-à-tête avec moi (suite à l’hospitalisation de Chouchou), il a pris ses habitudes « dodo canapé » les jours de semaine où je bossais à la maison, devant le PC. Les jours de ménage, là, il n’y a plus personne, les chats détestant les aspirateurs.

Depuis 15 jours maintenant, le chat a pris le pli de venir sur mes genoux, matin et soir, me laissant juste le temps de poser le plaid sur mes jambes, avant de venir me faire des câlins et puis de s’installer sur mes jambes, sur mon ventre et même un peu plus haut si je suis affalée…

Minou sur le plaid et sur mes genoux (exercice périlleux que de photographier ce chat)

Heu, t’exagère pas un peu, là, Minou ?? J’ai les poils de ton dos dans le nez, presque et ce qui tient toujours droit n’est pas fait pour supporter un chat dessus !!

Rompu de fatigue, le pauvre animal qui a dormi toute la journée, s’endort sur mes jambes. Par contre, interdiction de tousser, se moucher, éternuer ou fermer mon roman, ça fait détaler le chat.

Il ne fait cela que lorsque je suis au deuxième parce que personne n’est à côté de nous pour faire des mouvements ou bouger. Une fois que monsieur remontera les escaliers, ce sera autre chose… Minou m’attends au soir et quand je remonte, il cavale derrière moi dans les escaliers (ou me précède). On dirait un chien content de voir son maître.

Comme les ouvriers sont de retour depuis 15 jours, mais pour du travail en extérieur, Minou ne doit plus être enfermé à son étage (les portes qui mènent à dehors sont fermées) et il en profite, le coquin, pour s’installer durablement sur la canapé du deuxième, puisque je reste au rez-de-chaussée avec monsieur (de retour aussi) qui ne peut pas mettre du poids sur sa jambe.

Je pensais que le retour de monsieur allait perturber monsieur le chat mais non, ça a été, il l’a reconnu et s’il ne lui a pas fait de la fête mais un regard blasé style « Tiens, on est allé te récupérer quand même ? », il n’en a pas fait une crotte nerveuse et est venu nous rendre visite au rez-de-chaussée tous les soirs.

Les chats, comme tous les animaux (et les hommes), se mènent pas l’estomac (les mecs par autre chose, aussi) et les croquettes de retour dans les poches ont été appréciées à leur juste valeur, même après son repas du soir (on dirait un chat affamé) pour l’attirer près de nous, le faire sauter sur le divan et pour le caresser, assise sur la chaise.

On voit bien que cela va faire une année qu’il vient près de nous au deuxième, cela a été plus simple pour le faire rester au rez-de-chaussée où il n’a pas ses habitudes. Il a déjà fait ses toilettes et l’autre soir, il était couché en sphinx derrière moi qui était à la chaise de la table de la salle à manger.

Ayant mis les pattes sur mon kleenex tombé au sol, le Minou a joué comme un taré près de nous, au matin et j’ai décidé de sortir une souris de mon stock de réserve pour qu’il en ait une au rez-de-chaussée.

Bingo, il était fou en la trouvant (papa Nowel pour les chats aussi ???) et il joue tous les matins et tous les soirs près de nous, allant même dans le couloir et apportant une autre souris (la bleue) de son étage à lui. Je vais encore passer des heures à chercher ses souris, moi… On n’a pas encore inventé des jeux avec un traceur pour les retrouver plus facilement à l’aide de son gsm ??

Bref, Minou continue son évolution, lentement mais sûrement, restant longtemps sur ses acquis avant de faire un bond énorme. Ne reste plus qu’à pouvoir le caresser en tout lieu, tout en étant debout (et pas que devant sa réserve de bouffe et ses litières). Mais ceci sera une autre histoire.

 

 

J’ai 8 ans ! Je sais que c’est pas vrai, mais j’ai 8 ans…

Si tu m’crois pas hé. Tar’ ta gueule à la récré. ♪

Hé oui, mon blog à 8 ans, il devient grand, prend un peu de poids et il a plus de copains/copines dans la cour de récré !

Au début, on se sent vachement seule, perdue dans l’immensité de la blogosphère et au fil du temps, on se fait des potes, on va prendre la goûter chez eux, ils/elles viennent chez moi, d’autres arrivent aussi.

Chaque année l’anniversaire de mon blog tombe en plein Mois Américain, mais cette année, je souffle mes bougies parce que 8 ans, c’est pas rien !

Bisous les copinautes et merci de suivre mes bafouilles, de les commenter, de déconner avec moi, de papoter, de rigoler,…

La polémique Stéphane Bourgoin [Par Dame Ida Enquêtrice Pigiste Bénévole Confinée dans son Fauteuil]

Une fois n’est pas coutume aujourd’hui je ne ferai pas la fiche de lecture, et ne délirerai pas sur les aventures des royals britanniques sa mémère.

Mais rassurez-vous, ce billet restera en relation avec nos centres d’intérêt habituels au travers de l’évocation d’une polémique qui touche aujourd’hui un homme qui pendant plusieurs décennies a su faire parler de lui en s’intéressant de prêt au phénomène des tueurs en série.

Vous me savez cuisinière à mes heures, et j’ai pour habitude de mettre en route des vidéos Youtube pour me sentir moins seule (ma dernière tentative de faire une brioche fut en effet un grand moment de solitude) quand je m’active aux fourneaux.

Or, ces jours-ci, parmi les vidéos qui me sont proposées, je découvre qu’une vive polémique semble aujourd’hui frapper Stéphane Bourgoin, auteur de nombreux livres sur les serial-killers et qui est régulièrement présenté sur des plateaux de télévision comme étant LE spécialiste français des tueurs en série.

La majorité des lectrices du Blog de Belette connaissent sans doute cet auteur, bien qu’il s’illustre davantage dans le genre documentaire qu’en tant que romancier. Pour ceux et celles qui ne le connaîtraient pas je résumerai les choses de la manière suivante.

Stéphane Bourgoin aurait selon ses propres dires commencé à s’intéresser aux serial-killers dès 1978 après que la police de Los Angeles l’ait informé avoir recueilli les aveux de l’homme qui deux ans plus tôt en 1976 aurait sauvagement assassiné sa compagne.

L’amie de Stéphane Bourgoin n’aurait été qu’une des dix victimes de cet homme qui depuis aurait été condamné à mort et qui patienterait toujours dans un couloir de la mort, surchargé de plusieurs centaines de condamnés, et ne parviendrait plus à se vider…

Un peu comme nos PAL si je puis me permettre la comparaison.

Depuis, grâce à la bienveillante attention de l’inspecteur chargé de l’enquête du meurtre de sa compagne, Bourgoin aurait interviewé des dizaines de tueurs en série dans les prisons américaines dès les années 1980, enregistrement qu’il dit avoir mis à la disposition du FBI, où il aurait reçu pendant deux fois six mois une formation au profilage à Quantico.

Après quelques publications en rapport à son premier métier de réalisateur de film et de traducteur de romans, Bourgoin aurait écrit en 1992 son premier ouvrage en rapport avec les meurtriers en série, en commençant avec le premier d’entre eux, Jack l’Éventreur.

[Mot du Cannibal Lecteur : un excellent ouvrage, en plus, bien complet, avec les explications sur les théories fumeuses, bref, MA bible sur le Jack. Sans doute allons-nous apprendre qu’il a tout pompé sur un ouvrage écrit dans une autre langue ou qu’il a eu un ghostwriter….]

Il est parvenu depuis à une grande notoriété sur les plateaux télé et en librairie.

Sauf que voilà… le collectif 4ème Œil Corporation a diffusé une série de vidéos remettant en question fortement la légende de Stéphane Bourgoin.

Le Site Arrêt sur Image, puis le journal Le Monde s’y sont mis, ainsi que quelques autres… et le mythe s’effondre.

Pour ce qui est établi, Stéphane Bourgoin est né en 1953. Il aurait quitté l’école à seize ans et aurait travaillé à partir de 1974 comme assistant de production (il dira producteur dans certaines interviews) de films de série B ou Z…

On retrouvera même son nom crédité comme scénariste dans plusieurs films pornographiques entre 1978 et 1982…

Salarié de la librairie Troisième Œil à son retour en France, il en deviendra le propriétaire entre 1981 et 1983 selon les sources. C’est dans les années 1990 qu’il commence sa carrière d’auteur de livres d’abord avec un pseudonyme puis sous son propre nom.

S’il prétend avoir été foot-baller professionnel au Red Star de Paris pendant 7 ans dans certaines interviews, on s’étonnera qu’il ait pu faire une telle carrière entre 1964 et 1973 puisqu’il aurait commencé celle-ci à l’âge de treize ans, ce qui ne se faisait pas à l’époque.

En outre personne ne retrouvera son nom dans les archives du Red Star, ni l’équipe de 4ème Œil Corporation, ni le journal So Foot.

Quand il prétendra avoir joué contre Michel Platini alors que celui-ci était à Saint-Etienne, on s’accrochera à notre fauteuil puisque Platini n’y aurait joué qu’entre 1979 et 1982. Je veux bien qu’on puisse avoir une mauvaise mémoire des dates, mais une telle mauvaise mémoire des événement me paraît quant à elle plus difficile à avaler.

Le doute va s’étendre jusqu’à la véracité du décès de la compagne de Stéphane Bourgoin du fait de l’agression d’un tueur en série.

Afin de préserver la mémoire de la victime qu’il désigne par le prénom Elein, Bourgoin n’a jamais donné de précision sur le nom de famille de celle-ci ou le nom de son assassin.

En reprenant l’année de l’assassinat, la date d’arrestation, les lieux du jugement et de l’incarcération ainsi que le mode opératoire utilisé, l’équipe de 4ème Oeil ne retrouvera aucun serial-killer emprisonné pour avoir assassiné 10 victimes après les avoir violées, démembrées, décapitées ou éviscérées (là encore Bourgoin ne donne pas toujours les mêmes détails en interview) entre 1976 et 1978 sur le secteur de Los Angeles, et condamné à mort.

Si l’on peut éventuellement accepter qu’un certain flou soit maintenu par Bourgoin pour préserver la famille de la victime, le fait est que pour l’équipe de 4ème Oeil Corporation, on serait au-delà du flou et dans une totale fiction si on ne se base que sur les éléments donnés par l’intéressé.

Et l’on peine à comprendre pourquoi il aurait donné autant de détails potentiellement faux sur ce qui ne serait qu’une pure fiction au lieux de se contenter d’en dire le moins possible en ne précisant rien des circonstances de la mort de sa compagne, ce qui aurait pu être un choix respectable.

Cette perte est présentée comme fondatrice du devenir de Stéphane Bourgoin en tant que spécialiste du crime en série.

Les questionnements sur la véracité de cette perte sont d’autant plus vénéneux qu’un autre pilier de sa légende personnelle est sévèrement attaqué par l’enquête de 4ème Oeil Corporation, et c’est à titre personnel ce que je trouve le plus troublant d’autant qu’il semble que même le journal Le Monde vienne corroborer ces doutes (dixit la page wikipedia consacrée à Bourgoin).

Après vérification de 4ème Oeil Corporation auprès des responsables du FBI, Stéphane Bourgoin n’a jamais été admis au programme de formation des profileurs de Quantico. Bourgoin parle d’une formation en deux fois six mois à Quantico et produit un badge à l’appui de ses affirmations.

Or les responsables contactés posent que le badge n’est qu’un badge de visiteur valable 24 heures datant de 1992, que la formation des profileurs n’est ouvertes qu’aux policiers américains et ne dure que 14 semaines.

Dans une interview, Bourgoin parle du fait qu’il aurait mis des centaines d’heures d’interviews de serial-killers américains réalisées dans les années 1980, à disposition du FBI qui les auraient utilisées dans ses programme de formation. Cela serait démenti par les autorités du FBI contactées. Personne n’aurait souvenir de Stéphane Bourgoin au FBI.

Si Bourgoin prétend avoir interviewé 77 tueurs en série, ses premiers documents attestés d’interviews de serial-killers dateraient de 1991.

Entre cette date et 2010 il n’aurait pas interviewé plus de 9 serial-killers, et pour l’un d’entre eux, il rapportera au moins trois versions différentes dans certaines interviews.

Il prétendra avoir été victime d’une tentative de meurtre par étranglement par l’un de ses interviewé, puis que celui-ci s’était contenté de lui jeter des objets au visage… et dans le livre où il relate l’interview en question, il écrira seulement que le sujet a posé son micro et serait parti.

Enfin, les vidéos de 4ème Oeil Corporation prétendront établir que Stéphane Bourgoin s’est attribué des interrogatoires ou anecdotes arrivées à d’autres enquêteurs, soit qu’il a pu rencontrer, soit dont il a pu lire les livres non publiés en France.

Et cerise sur le pompon ! Bourgoin prétendait dans certaines interviews détenir les cendres du tueur en série Shaefer, expliquant que sa famille avait refusé de les reprendre.

Il prétendait – excusez moi, c’est gore ! – remettre un petit échantillon de ces cendres aux personnes venant assister à une de ses conférences et qui viendraient ce jour là pour faire dédicacer son dernier bouquin.

Or, la conférence a été annulée… Peut-être parce qu’il n’avait pas les dites cendres ?

En effet, 4ème Oeil a pu prendre contact avec la sœur de ce criminel… et les cendres étaient toujours en possessions de la famille aux dernières nouvelles.

Pour résumer… Stéphane Bourgoin qui sans jamais démentir, s’est laissé présenter comme profileur et criminologue sur maints plateaux de télévision n’a jamais eu aucun diplôme ou aucune formation en rapport et n’a jamais contribué à établir des profils pour des enquêtes en cours.

Aucune recherche ne permet de déterminer s’il a bien eu une compagne assassinée par un serial-killer sur la base des informations qu’il veut bien donner, et les autorités du FBI démentiraient l’avoir formé au profilage ou avoir jamais reçu de lui les enregistrements de centaines d’heures d’interviews de serial-killer qu’il prétend leur avoir donné.

Ses premières interviews vérifiées remonteraient seulement à 1991 et on ne peut en établir que 9 sur les 77 annoncées.

[Mot du Cannibal : contrairement à ce qu’il a toujours dit, il n’a pas rencontré Charles Manson !! Bourgoin raconte différentes versions de cette rencontre. Celle qu’il utilise le plus fréquemment : Manson se serait assis sur un dossier de chaise, de manière à surplomber Bourgoin pour le dominer. Cette anecdote est, elle aussi, copiée sur la rencontre réelle décrite par J. Douglas dans son livre “Mindhunter” (1995).]

Ses livres seraient essentiellement des copiés/collés de rapports et interviews menés par d’autres, dont il s’attribuerait facilement le travail développé dans des livres non traduits en France.

A cela s’ajoute un grand nombre de déclarations en interviews qui se seraient révélées fantaisistes après vérification.

Il aurait été par exemple pendant des années le voisin de Stephen King… Sauf que pendant que Bourgoin prétendait vivre entre Los Angeles et New-York… le King n’avait pas quitté le Maine… faudra qu’on m’explique…

La chaîne Youtube de 4ème Oeil Corporation a dû fermer car Bourgoin prétendait les attaquer pour atteinte à ses droits d’auteur, mais les vidéos peuvent se retrouver ici :

https://www.youtube.com/channel/UCrabObncGxflFKpk_AKVsVQ

[Mot du Cannibal Lecteur : Bizarrement, lorsque j’ai voulu insérer les liens des 2 vidéos que l’on retrouve plus haut, WP me disait que les adresses n’étaient pas valides… Hors je les avais sous les yeux, le copié-collé était exact et elles ne sont apparues sur la page que lorsque j’ai directement copié les URL des vidéos. Pourquoi, je n’en sais rien ?]

Je vous recommande de ne pas perdre votre temps sur les autres vidéos prétendant traiter du sujet et qui pour la majorité d’entre elles ne sont que des « putes à clics » permettant à certains Youtubeurs de capter de l’audience.

Moi un type qui ose faire une vidéo là-dessus en avouant n’avoir jamais ouvert un livre de Bourgoin parce que la lecture c’est « pas on truc » je ne le trouve pas crédible…

Et un pseudo psy qui sous couvert de son diplôme se permet des élucubrations publiques sur l’état psychique d’un type qu’il n’a pas reçu au mépris de la déontologie et de la rigueur clinique… ou ne comprenant pas que dans l’attrait pour le crime, il n’y a pas forcément de processus pathologiques (cela peut être une sublimation intellectualisée permettant de contrôler ses propres pulsions agressives, ce n’est pas plus ni moins normal que de pratiquer la boxe ou que d’aller insulter l’arbitre et l’équipe adverse dans les gradins d’un stade), en confondant santé psychique et norme morale… Et bien ça n’apporte absolument rien au débat.

Depuis la polémique en plein confinement, Stéphane Bourgoin ne s’exprime plus sur les réseaux sociaux. Il n’a apporté pour le moment aucun élément permettant de le justifier.

On ne sait pas si les conférences qu’il devait donner seront maintenues, reprogrammées… ou déprogrammées.

J’avoue avoir un peu les boules… Et en même temps, même si c’est facile dans l’après coup de crier avec tout le monde que l’Empereur est tout nu…

Je reconnais avoir toujours été troublée par la façon dont cet homme pouvait parler en interview.

La relative simplicité de ses raisonnements et de sa verbalisation, au-delà de la construction de ses phrases, sa difficulté à sortir des ficelles un peu automatiques que l’on peut trouver dans les films américains (« c’est un individu blanc, entre 25 et 40 ans, supérieurement intelligent mais maintenu à une position subalterne à cause de son comportement social, sa mère était abusive, il a fait pipi au lit très tard et torturait des petits animaux… ») contrastait fortement avec le statut d’intellectuel et de grand spécialiste parvenant à des raisonnements inédits dont on pouvait le parer.

Je ne retrouvais pas dans la simplicité du discours de cet homme, la complexité des problématiques auxquelles il se frottait dans ses livres. Mais est-ce une preuve en soi ?

Mot du Cannibal : je n’ai jamais regardé Bourgoin parlant des serial-killer à la télé – ben non ! – même si j’ai lu quelques uns de ses ouvrages (Le livre rouge de Jack l’éventeur et 999 ans de serial-killer).

Je suis tombée des nues lorsque ça a commencé à émerger puisque, comme de bien entendu, je ne connaissais pas non plus la biographie de l’homme. Désolé, mais le côté people des auteurs, acteurs,… je m’en mouche le Mohican.

D’ailleurs, c’est il y a quelques années – 3 ans ? – que j’avais appris par la bouche d’un de mes bouquinistes qu’il avait perdu sa compagne, tuée par un tueur en série, en Amérique… Je cherchais des romans sur Jack The Ripper et le vendeur m’avait demandé si j’avais lu celui de Bourgoin. Réponse positive de ma part, là-dessus, il m’avait brossé un mini bio de l’auteur.

Wiki avait confirmé et je n’avais pas été plus loin.

Au vu de l’article du Monde que j’ai lu, le doute n’est plus permis. Bourgoin a menti, il s’est inventé une vie, sans doute plus chouette que la sienne et puis, un jour, à force de mentir, on croit à son mensonge, on est tellement dedans qu’on ne sait plus en sortir, alors, on continue.

Ce qui me chagrine dans l’affaire c’est qu’il semble avoir franchi le point Goodwin en disant que dénonciations des enquêteurs de 4ème oeil « renvoient à une sombre période de l’histoire de France, où les délateurs adressaient des lettres anonymes pour dénoncer leurs voisins auprès du régime de Pétain »… Raccourci facile qui ne veut rien dire, monsieur Bourgoin !

D’ailleurs, maintenant, il se tait dans toutes les langues et la crise du Covid facilite la tâche, on ne parle plus de rien d’autres, même plus de la fille naturelle du Roi Albert II !

Le pire, c’est que se sont ses plus grands fans qui ont senti les couilles dans la pâté puisque eux, contrairement à moi, le suivait dans tous ses interviews !

Extrait trouvé sur https://www.lignes-de-cretes.org/wp-content/uploads/2020/04/Enqu%C3%AAte-bourgoin-complete.pdf :

A ce propos 4ème corporation a interrogé John Douglas, l’un des fondateurs de ce programme et l’une des nombreuses « connaissances » de Bourgoin. Il répond : « Stéphane Bourgoin est délirant et un imposteur. Je n’ai jamais entendu parler de lui,de même que mes anciens collègues. Nous avons un stage de police, mais il n’aurait pas été invité, à moins d’être un enquêteur de police assermenté, chose qu’il n’est pas. Nous n’avons également jamais dispensé de formation de profilage criminel à une personne venant de France. (…) J’espère qu’il ne témoigne pas dans des affaires criminelles en tant qu’expert. (…) Il semble que Bourgoin soit devenu un expert en lisant des livres, le mien en particulier. »

Sansure.fr : Le collectif 4ème Œil Corporation, composé de 8 personnes qui souhaitent rester anonyme, a réalisé une très large enquête sur Stéphane Bourgoin. Ses derniers ont repris les nombreuses déclarations et histoires du prétendu criminologue et ont constaté d’incroyables incohérences et un non-respect évident des victimes. Le collectif s’est alors penché sérieusement sur son cas et a sorti une dizaine de vidéos sur YouTube afin de faire éclater la vérité. « Nous nous sommes bêtement rencontrés sur une page Facebook traitant des tueurs en série. En discutant ensemble, on a remarqué qu’on avait tous des doutes concernant sa compagne et d’autres incohérences. On a donc décidé de creuser un peu le truc, sans jamais imaginer qu’il y aurait tant de mensonges. En voyant tout cela, et en remarquant surtout qu’il bafouait totalement le respect envers les victimes on a décidé de poursuivre notre enquête et de tout balancer ».

4ème Œil Corporation s’interroge alors sur l’intérêt que Stéphane Bourgoin trouve à raconter ces histoires, pleines d’insanités, qu’il n’a pas vécu et avec lesquelles il se ferait mousser, dans les médias qui l’invitent et dans les conférences qu’il organise. Surtout qu’il se mentirait à lui-même… Le collectif a tenté de contacter l’homme à plusieurs reprises, notamment via sa page Facebook, mais elle a été fermée.

Entre temps, les réactions de Stéphane Bourgoin ont été de bannir les internautes qui s’interrogeaient via des commentaires sur son compte et de publier un message dans lequel il a indiqué que « ses accusateurs renvoient à une sombre période de l’histoire de France, où les délateurs adressaient des lettres anonymes pour dénoncer leurs voisins auprès du régime de Pétain ». Face à ce silence, une lettre ouverte lui a été adressée. En attendant, leurs vidéos permettront sans doute de délier certaines langues qui restent muettes pour l’heure.

Minou à 1 an !

(Oui, il fait super sérieux sur la photo… Je vous jure qu’il peut être déluré, mais je n’arrive jamais à prendre une photo quand il faut le con autour de son arbre à chat ! Mais j’ai une photo plus bas où il a un regard halluciné…)

Ben oui, avec l’actualité, j’avais oublié de vous parler des 1 an de Minou.

Non, il n’a pas vraiment 1 an, il est plus âgé que ça, juste que ça a fait 1 an qu’il a été extradé d’une manière plus violente que celle de Carlos Ghosn puisque lui, on l’avait trappé avant de lui faire couper les couilles (je sens que certains auraient aimé qu’on le fasse de même au Carlos).

Si on m’avait dit que 1 an après, en criant « P’tit Minou » monsieur viendrait me retrouver pour recevoir ses câlins, même moi je n’aurais pas osé y croire.

Et pourtant, même s’il me reste encore du boulot car monsieur détale toujours lorsque nous marchons (même s’il détale moins vite qu’avant), on peut dire que le plus dur a été fait.

Monsieur Couillon ne manque pas toujours de courage car pour une croquette, il saute sur moi (je la pose sur mon sweat) et il y a une quinzaine de jours, après avoir mangé la croquette, il est descendu en passant par… les cuisses de mon mari qui s’était endormi à côté de moi. Pas le chemin le plus court…

La seconde fois, après avoir mangé la croquette sur moi, il s’est installé sur mes genoux et ne les a quitté que lorsque le téléphone a sonné.

De plus en plus souvent, au matin, il s’immisce entre mon chéri et moi-même en mettant ses pattes de devant sur le canapé. Je peux le grattouiller et il s’est déjà hissé quelque fois entre nous. Là, on arrête tous les deux de respirer !

Maintenant, lorsque je vais le soigner, il doit se laisser caresser alors que je suis debout, une fois sa gueule dans la gamelle, je le touche à nouveau et une fois de plus après m’être éloignée pour déposer la mesurette à croquette. Il bouge un peu, il recule, mais l’appel de la gamelle est plus fort.

Je ne m’assieds plus à côté de lui, mais je reste debout, je range la biblio (qui est déjà rangée) ou je lis un bouquin en 36 épisodes.

Dernièrement, il nous faisait des grosses bêtises, comme faire ses griffes sur les murs intérieurs, dans les couloirs. Heureusement que la tapisserie n’était pas neuve.

Donc, je suis allée acheter un faux arbre à chat et j’en ai pris un avec une souris qui pendouille… Ce fut l’amour fou entre le chat et l’arbre qui a reçu des assauts assez violents pendant que les tapisseries pouvaient enfin respirer.

Minou a même réussi, au cours d’un assaut particulièrement violent, à arracher la souris de son élastique.

Rien n’est perdu, il aime cette souris grise aussi. La pauvre souris, serait-on tenté de dire, parce que quand monsieur Minou joue, les souris dansent !

La souris verte a déjà du recevoir des points de suture sur son dos, l’opération ayant eu lieu sous l’oeil attentif du chat… Des fois que je louperais l’opération, sans doute.

D’ailleurs, il adore toutes ses souris et de temps en temps, il remonte avec sa souris orange, celle qui est dans ses pièces, pour jouer avec près de nous. Mais non, ensuite, il ne les range pas.

Le soir, il est particulièrement en forme et il court partout comme un dératé, faisant des démarrages au triple galop, pour un oui ou pour un non, juste pour le plaisir de courir et de se dépenser. Il vous regarde et puis hop, on ne le voit plus car il vient de partir au galop, tel Zorro.

Pendant mes congés en février et ma pharyngite, il avait pris l’habitude de débarquer après-midi, vers 14h et ensuite, l’horaire diminuait de plus en plus, jusqu’à ce qu’on le voit revenir de sa sieste, de sous l’armoire, vers 11h…

Il apprécie de plus en plus de passer du temps près de nous, surtout avec moi, la préposée au câlins et depuis fin novembre, il a pris l’habitude de venir, dès mon réveil, pour boire le petit café du matin et lire avec moi.

Bon, dans la réalité, je bois le café et je lis, monsieur Minou saute sur le canapé, se colle contre moi et lèche la poche de ma veste, dans laquelle je planque des croquettes.

La tentation est forte de monter sur mes genoux, mais il n’ose pas, alors il pose ses pattes avant sur ma cuisse et me regarde avec amour. Si ça peut lui faire avoir une croquette…

Une fois mon mari levé, le chat reste encore un peu et puis disparaît… C’est un petit jeu qu’il maîtrise parfaitement. Autant où il peut être aussi discret qu’un régiment ivre quand il débarque chez nous, autant il peut être silencieux et me faire frôler la crise cardiaque en surgissant à mes côtés (sur le plancher).

Vous discutez ou vous regardez la télé et tout à coup, votre vision panoramique voit une tache grise dans le coin. Boum, c’est le chat.

Ou alors, vous vous levez et aaah, frayeur, le chat est là et vous ne l’aviez pas vu… Il va me tuer, moi je vous le dis !

Au fait, si des chercheurs n’ont rien à faire (on peut rêver) ou si quelqu’un a une réponse, faudrait se pencher sur des grosses questions, notamment :

  • Pourquoi les chats vous donnent-ils l’impression qu’ils sont en train de creuser un tunnel d’évasion lorsqu’ils sont dans leur litière ?
  • Pourquoi foutent-ils autant de litière à côté ?
  • Pourquoi la souris verte et la grise finissent-elles TOUJOURS sous tous les meubles et pas la rouge (celle qui possède une longue queue) ?

Enfin bref, tout ça pour vous dire qu’en ces temps de confinement (mais pas trop chez nous), voir le chat faire le pitre nous procure de l’amusement, on pense à autre chose, on rigole.

Si caresser un chat déstresse, vu le temps que je passe à lui frotter le dos ou la base de sa queue (Chouchou va être jaloux, à la fin), c’est sûr que le stress ne sera pas pour moi car cet animal a l’art et la manière de me faire comprendre qu’il veut des câlins !

Il se positionne non loin de moi, assis ou couché, me tournant le dos et le message est aussi clair que celui de mon chien lorsqu’il était vivant : gratte-moi entre les omoplates !

Mon kiné se demande sans doute comment cela se fait que j’ai mal au dos… Ben j’ai un chat et je suis souvent dans des positions peu catholiques pour le dos lorsque je le caresse, depuis le divan.

Ce chat a une vie de pacha, moi je vous le dis !

Salut l’amie je t’aimais bien… Black Kat, alias Karine s’en est allée sur la pointe des pieds

Cela faisait un moment que le Black Kat (Karine) avait mis son blog en pause, pour cause de crabe (ce que je ne savais pas).

Sans nouvelles d’elle depuis un moment, des membres d’un Forum se sont inquiétés et l’un d’eux, après une petite enquête via le blog de Karine, a remonté ma piste et, voyant que nous étions membres de ce même forum, m’a contacté pour essayer d’avoir de ses nouvelles.

Par le biais d’une copinaute de Fesse Bouc, j’ai appris que notre chère Black Kat était partie en juin 2019.

Vous me connaissez, je ne fais jamais ce genre d’article, mais là, ça m’a fait mal, sa disparition. J’adorais ses articles et elle m’a souvent tentée, faisant monter ma PAL.

Je ne sais pas ce qu’il y a après la mort, vie dans l’au-delà ou grand néant, ni même si on se retrouve un jour quelque part, mais si il y a une vie après la mort, j’espère qu’elle lit un bon livre avec The Bear, qui nous avait quitté aussi.

Salut l’amie, je t’aimais bien.

Et merci pour m’avoir fait un petit clin d’oeil, un jour (janvier 2017), en commençant tes récaps mensuels… Comme je le faisais depuis un certain temps.

Happy New Year – Bonne Année 2020

Happy new year 2020

Comme chaque année, on va sacrifier à la tradition des souhaits, même si on sait que ce que l’on souhaite aux gens ne se réalisera pas à 100%.

Moi aussi j’ai souhaité une bonne santé à des gens qui se sont chopés ensuite le cancer et des bonne année à des gens qui sont morts au cours de cette année… À croire que je porte la poisse…

Un homme se trouvait dans le coma depuis un certain temps. Son épouse était à son chevet jour et nuit. Un jour, l’homme se réveilla. Il fit signe à son épouse de s’approcher et lui chuchota :
— Durant tous les malheurs que j’ai subi, tu as toujours été à mes côtés.
— Oui mon amour.
— Lorsque j’ai été licencié, tu étais là pour moi.
— Oui mon amour.
— Lorsque mon entreprise a fait faillite, tu m’as soutenu.
— Oui mon amour.
— Lorsque nous avons perdu la maison, tu es restée près de moi.
— Oui mon amour.
— Et lorsque j’ai eu des problèmes de santé, tu étais encore à mes côtés.
— Oui mon amour.
— Tu sais quoi ?
Les yeux de la femme s’emplirent de larmes d’émotion.
— Quoi donc, mon chéri ? chuchota-t-elle.
— Je crois que tu me portes la poisse…

Après cette petite blague destinée à vous faire supporter le réveillon ou le Nouvel An si vous avez la malchance de le passer avec des gens chiants, il me reste à vous souhaiter le meilleur, sans passer par le pire.

  • La santé et pas la maladie (bon, on n’évitera pas une grippe ou une bonne chiasse, faut que les médecins fassent leur beurre et les pharmaceutiques aussi)
  • Le fric et pas les impôts (bossez aux impôts, vous pourrez frauder ! Je vous jure, ils le font ! Merci au Canard Enchaîné !)
  • Justement… Qu’une personne intelligente vous abonne au Canard Enchaîné ! Autant avoir des lectures saines
  • Les vacances deux fois par an et pendant 6 mois chaque fois (ben quoi, je vous ai souhaité le fric)
  • Du café toujours chaud pour ceux et celles qui aiment ça ou du Lapsang Souchon ou du Jack’s pour les autres (ou ce que vous voulez pour boire)
  • Un patron sympa et pas un chieur
  • Des collègues géniaux et pas des casse-couilles de première
  • Une PAL qui augmente autant qu’elle diminue ! Parce qu’il faut toujours un certains équilibre et qu’une PAL zéro est une horreur
  • Des lectures émotionnantes, pleines de découvertes, de coups de coeur, qui font rire… Bref, que vous preniez votre pied
  • Pour les filles : des mecs qui ne vous la joue pas « 3 minutes, douche et préliminaires comprises » – Ouf, j’ai pas épousé un clone de Chirac !
  • Pour les mecs : des femmes qui avalent ! (moi je dis non à la fumée de la pipe)
  • Pour ceux et celles qui possèdent des animaux : une bonne santé à eux aussi !
  • Pour ceux qui possèdent des gosses : condoléances s’ils sont dans la période de l’adolescence… Je vous la souhaite douce et courte, cette affreuse période (même si ailleurs vous la préférez longue et dure)
  • Anybref, je vous souhaite tout le bonheur du monde et afin de ne pas gâcher mes voeux, je vais éviter de le faire en chantant… Même si je vous ai collé la chanson dans la tête pour toute la soirée ! Mhouhahahaha

La Bûche de Noël de Dame Ida

Et oui, cette année-là comme pour celles qui avaient précédé, Noël tombait encore avec une régularité déconcertante un 25 décembre.

Et si Dame Ida avait été stupide, amnésique ou précocement draguée par Al Zheimer (un fieffé salaud celui-là à son humble avis), les programmes télé qui diffusaient des niaiseries sentimentales en boucle sur l’esprit de Noël depuis la Toussaint, les illuminations aggravant le réchauffement climatique depuis le 15 Novembre, et l’incitation à consommer et à acheter tout un tas de trucs dont personne n’a besoin via à un matraquage publicitaire qui n’émeut aucune association de lutte contre le harcèlement, étaient là pour le lui rappeler.

Dame Ida avait dû quasiment se prostituer auprès du directeur de son supermarché pour dégoter des foies gras de canard frais à transformer en terrine, qu’elle stockait au congélateur en attendant la date fatidique, et braver les manifestations anti-Black-Friday pour se faire offrir un nouvel ordinateur en vue de remplacer celui qui après six ans de bons et loyaux services commençait à émettre des signes de grosse fatigue.

Dame Ida craignais d’ailleurs le pire… Si les associations d’activistes écolo-décroissant-anticapitalistes hurlaient à la sur consommation avec le Black Friday, qu’allait-il se passer dans les centres commerciaux pendant les weekends de décembre ?

Si on ajoutait à cela les grèves et manifestations que le président avait déclenchées en voulant réformer les retraites et rogner sur celles des fonctionnaires qui avaient soudainement très mal à l’anus puisque depuis des décennies on leur faisait avaler leurs salaires nettement inférieurs à ceux du privés et jamais revalorisés depuis les années 1980 en leur disant qu’ils seraient compensés par les meilleures retraites qu’on ne voulait plus leur laisser…

Heureusement Dame Ida était trop vieille (pour une fois que ça sert !) et trop proche de sa retraite pour être concernée par cette réforme léonine… Oui… Mais les zôtres ?

Bref… Décembre promettait de se transformer en guerre civile et l’esprit de Noël avec lequel les films américains nous gavent dès qu’on allume le poste semblait bien lointain.

D’autant que comme tous les ans Dame Ida devait secouer ses parents et sa belle-famille par les pieds pour savoir quand ils seraient disponibles pour fêter soit le réveillon, soit le 25 décembre avec les uns ou les autres, ce qui supposait un peu d’organisation car les indisponibilités respectives avaient toujours des effets domino se transformant en casse-têtes insolubles, même à l’acide sulfurique ou avec l’acidité gastrique que le stress de cette période ne manquait jamais d’occasionner dans les tripes de votre critique Agathesque préférée.

Au moins la question du qui veut quoi sous le sapin était-elle en train de se résoudre…

Toqué avait déjà eu sa nouvelle voiture de gros crâneur, l’exposant au risque de se faire poignarder dans le dos par Greta Thunberg… et qui de toute façon ne pouvait pas entrer dans le salon pour être mise sous le sapin du 25 décembre…

Choupinou allait avoir pour sa console la version 2020 de Mégamutilations, « Le jeu dont vous êtes le Bourreau », un nouvel écran pour son téléphone (qui avait mal résisté à un choc frontal avec le nez de sa sœur)…

La Pioupioute allait avoir elle aussi un nouvel écran pour son téléphone (qui avait mal supporté de se heurter avec le crâne de Choupinou), et une selle pour la licorne qu’elle envisageait de se faire offrir l’année suivante (si elle arrivait à faire expulser la voiture de son père du garage pour y caser sa licorne)…

Dame Ida avait trouvé un restau pour inviter Papy et Mamie à aller manger en amoureux en janvier en se partageant leur unique dentier (ben oui, on attend toujours que le président tienne ses promesses pour des prothèses dentaires accessibles à ceux qui sont trop vieux pour revendre leurs reins)…

Et trouvé sur le net des gélules amincissantes aux œufs de vers solitaires ainsi qu’un cactus bien piquant parfaits pour sa belle-mère… le cyanure n’étant hélas toujours pas en vente libre.

Alors c’est quoi Noël pour vous ? Des films cul-culs à la télé ? Une communion dans la foule qui se presse dans les Grands Temples de la Surconsommation, avec ses mythes illusoires (comme celui des bonnes affaires sachant que quoi qu’il arrive on se fait toujours enfler), ses rites (le boniment du vendeur, le produit qu’on emballe pendant que vous faites le code de la carte-bleue), sa musique assourdissante… etc ?

Une grosse bouffe avec des produits qu’on mange rarement et des gens qu’on n’est pas toujours si heureux de voir ? Ou le souvenir de la naissance d’un petit garçon dans une étable parce que personne ne voulait d’une femme enceinte dans son auberge, et promis à un avenir divin et terrible ?

Chacun voit minuit à sa porte comme il l’entend le 25 décembre ! N’étant pas adepte du culte de la consommation, ni du prosélytisme religieux sur le net, et préférant vous préserver de ses histoires de famille alambiquées, Dame Ida se bornera à ce qu’elle préfère dans la vie : la bouffe.

Si Molière faisait dire à son Avare qu’il faut manger pour vivre et non vivre pour manger… Soyez assurés que Dame Ida a appris à voler à son exemplaire de cette pièce, qui a dû atterrir dans une poubelle et dont plus personne n’a jamais entendu parler depuis.

Les foies gras étaient au frais… Prêts à cuire au bain-marie après un éveinage en règle et 24h de marinade au porto… Il ne restait donc plus qu’à faire le dessert !

La dinde ? Non… Dame Ida était trop grosse pour rentrer dans le four, et elle laissait à une autre convive le soin de se charger de trouver une autre grosse pièce à rôtir. Non mais ! Elle ne s’occuperait que du foie et du dessert !

Evidemment, Dame Ida avait longuement regardé la recette du Christmas Pudding maison mis à l’honneur par Agatha Raisin lors d’une de ses fêtes de Noël…

Mais eu égard au résultat et aux catastrophes répétitives de ses tentatives d’obtenir des scones dignes de ce nom, Dame Ida avait renoncé aux pâtisseries exotiques d’outre-manche… Surtout depuis qu’elle avait lu la composition de la fameuse Jelly qui lui donnait l’écœurante impression de bouger de la même façon que ses petits bourrelets quand elle enlevait ses sous-vêtements.

Or donc, elle referait son dessert fétiche des fêtes de Noël : sa bûche au chocolat hypercalorique qui après le foie gras, le saumon fumé et la dinde aux marrons vous colle au fond de votre lit pour une longue sieste digestive jusqu’au réveillon de la Saint Sylvestre.

Cette recette est tellement simple que si la Pioupioute et le Choupinou n’étaient pas des grosses feignasses, ils auraient pu la faire eux-mêmes !

Une recette tellement simple que la Mère Cocotte la méprise, vu qu’elle ne pourra humilier aucun concurrent du meilleur pâtisser avec, même si Sir Illignak serait tout à fait en droit de la trouver fondante et gourmande.

On est prête à pâtisser ? On s’est lavé les mains et on a enfilé le tablier ? C’est parfait ! Au boulot !

Pulvérisez 250g de boudoirs ou biscuits à la cuillère, et incorporez 250g de beurre fondu, ainsi que 5cl de rhum dans lequel vous avez délayé une dosette de café soluble. Jusque-là, ça va ? Vous suivez ? Oui… Vous suivez. Oui je sais… Le mélange à un aspect un peu chiasseux… Peu ragoutant… Mais ça va s’arranger…

Séparer les blancs et les jaunes de six œufs. Là… C’est plus technique, n’est-ce pas… Mais pas insurmontable n’est-ce pas ?

Au bain-marie, fondre 250g de chocolat à pâtisser et hors du feu, incorporer très vite les jaunes d’œufs petit à petit en faisant en sorte qu’ils ne cuisent pas… Et ajouter ça à la préparation précédente avec les boudoirs. C’est l’étape la plus risquée… mais… promis… on s’en sort. Là encore, c’est pas joli-joli… et avec le beurre qui a du mal à se mélanger au reste on se dit qu’on a tout foiré… Mais non… Ne vous laissez pas dégoûter par l’aspect du mélange… c’est normal… ça sera plus joli avec les étapes qui suivent.

Ensuite, montez les blancs en neige (même dans le meilleur pâtissier ils ne le font pas à la main, hein… alors pas de complexe, utilisez votre batteur et ça marchera tout seul). 

Incorporez délicatement les blancs au reste et verser la préparation dans un moule à cake. Mettez le moule une nuit au réfrigérateur pour que la bûche fige. Vous voyez ? C’est déjà plus joli, non ?

Pour faciliter le démoulage tapissez le fond du moule avec une bande de papier aluminium. Sinon… c’est galère.

Une fois démoulée vous constaterez qu’elle est irrégulière… donc faites des stries toutes aussi irrégulières  à la fourchette pour lui donner l’aspect du bois et saupoudrez là de cacao noir en poudre.

Vous pouvez la décorer avec les petits champignons au sucre du commerce, de la feuille d’or si vous êtes riches, voire avec un peu (pas trop) de sucre glace (avec une petite passette) pour faire croire qu’il a neigé… Laissez libre cours à votre imagination.

En fait… Cette bûche… Et bien c’est une grosse truffe géante au chocolat… Une version de Noël du 4 quarts (un quart boudoir, un quart beurre, un quart chocolat, un quart œuf), bien grasse et bien sucrée…

Et si vous n’avez pas bu tout le Sauterne avec le foie-gras… et bien il accompagnera parfaitement ce dessert.

Toquéfada aime bien noyer sa part de bûche de crème anglaise maison (c’est l’un des rare trucs qu’il fait avec son moelleux au chocolat appris de sa grand-mère)… Moi je trouve que ça rajoute trop de sucre… et que ça gâche la force du cacao… Chacun son goût.

En général personne n’en veut beaucoup après le repas de Noël… Et il en reste toujours pour le lendemain… Youpeeeee ! Pour le petit déjeuner ou le goûter ça marche très bien aussi… Avec une tasse de Lapsang-Souchong évidemment (Héhéhé… J’ai refait le plein…)!

Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous !

Mon Wild Cat est de droite…. [Des nouvelles de mon challenge « J’apprivoise un chat »]

Noël, c’est aussi les petites contes, les belles histoires, celles qui font sourire, les bonnes actions… Et Minou le chat (oui, je ne me suis pas foulée sur ce coup là pour son nom, je vous jure que j’ai déjà fait bien mieux) est le candidat parfait puisque son histoire est jolie et qu’il est en progrès constant (autre chose que moi à l’école, tiens).

Non, pas de panique, je ne parlerai pas de politique ! Juste de mon chat dont ça fait longtemps que je n’ai plus donné de nouvelles et qui a bien progressé ces derniers temps.

On avait stagné durant un long moment, rien n’avançait, rien ne reculait (comment veux-tu que je t’en…?), mais on était à zéro progressions.

Nous restions sur nos acquis, c’est-à-dire un chat qui court derrière ses croquettes que je lançais dans la pièce (les canicules sont finies depuis longtemps, ses boiteries aussi, donc, on fait du sport !) et qui reste près de moi pour se faire câliner après avoir mangé.

Et puis, tout à coup, boum, on avance un coussinet.

Ces dernières semaines, je suis arrivée à le caresser alors que j’étais debout. Il sortait du dessous du lit lorsque je préparais sa mesurette avec les croquettes (ah, le bruit des croquettes deux fois par jour) et soit il se tenait derrière moi ou alors, sur le côté.

Délicatement, j’avançais doucement et après avoir reniflé mes doigts (il se shoote à l’odeur de croquettes), je pouvais le caresser et il se trémoussait, avant de me faire comprendre que bon, là, il voudrait bouffer, alors, hein, si tu pouvais lancer la croquette…

Le coup du chat qui est de droite vient du fait que depuis que j’arrive à caresser mon wild cat (et à le faire ronronner, surtout), il se tient toujours à ma droite !!!

De là à penser qu’il voterait à droite si tous les cons ne se trouvaient plus à gauche… Oups, pardon !

Allez, de temps en temps, il passe au-dessus de mes jambes étendues (je suis assise par terre, comme le chantait Zaz) et va s’asseoir à ma gauche, mais il n’y reste jamais longtemps et se remet à ma droite où là, il se fout par terre pour mieux se faire tripoter les poils du dos.

De plus en plus souvent, il a aussi commencé à se placer au centre, entre mes jambes étendues, il s’y est même couché quelques minutes. Quand je vous dit qu’on avance lentement mais sûrement !

Sa folie ? Mes pieds !! Qu’ils soient nus ou en chaussettes (il fait froid, maintenant), ce chat adore frotter sa tête contre mes pieds (droit, souvent, gauche, parfois). Pire, il les renifle et à même tenté, à quelques reprises, à me les lécher ! Non, pitié, pas ça !

On a consulté chez des vétos pour moins que ça…

La dernière avancée est qu’il est moins couillon qu’on le pensait et qu’après plusieurs essais infructueux et des essais réussis grâce à sa gourmandise, je suis enfin arrivée à le faire sortir de ses pièces de vie !

Une patte et puis les autres dans le couloir du premier étage… Un petit pas pour le chat, mais un grand pas vers un plus grand espace territorial puisque le but est qu’il circule dans toute la maison (hors cave et véranda) en tout liberté.

Jouant au Petit Poucet qui sème les friandises, tel un Saint-Nicolas, dans les escaliers, je suis arrivée à le faire monter jusqu’à notre étage et lui faire passer la porte, juste quelques centimètres, mais purée, quelle avancée !

Pour lui, la trouille… Le regard halluciné, les yeux qui vont dans tous les sens, la tête qui bouge comme celle d’un Sarko sur la plage arrière d’une voiture…

Puis de nouveau on est resté en stagnation, il ne sortait plus de ses pièces, alors que sa porte était ouverte toute la journée. Donc, je suis passée à porte ouverte la nuit aussi et il a circulé ! Les lumières s’allument dans le couloir dès qu’il y a un mouvement, on peut donc suivre la progression du chat, la nuit !

De nouveau on est resté les jours suivants sur ses acquis, il ne bougeait plus… Et puis, boum, après les câlins du soir (et les croquettes), la porte étant restée ouverte, le chat est parti en exploration, me laissant dans sa pièce et est revenu au bout de 20 minutes, me regardant comme s’il ne m’avait jamais vu…

Rebelote le lendemain matin ! Il se casse, se promène et puis revient tranquille chez lui.

La nuit, ça se promène aussi, jusque devant la porte de notre chambre où il a fait jour/nuit/jour/nuit plusieurs fois, vers 5h du mat’ (merci le chat !).

Prenant du courage, l’animal me suit maintenant après la bouffe du soir (mais loin derrière, hein, pas de miracle) et monte chez nous pour explorer toutes les pièces, les derrières de porte, les dessous de meuble, les derrières de TV, mon bureau, la cuisine, les chiottes…

Il en est toujours ressorti sans toiles d’araignées sur la tronche, donc… mdr

Si au départ il était tendu et en alerte, le second soir, il était plus détendu et n’a pas laissé un recoin inexploré, mais il n’a sauté sur aucun meuble.

Par contre, je ne sais pas ce qu’il a voulu faire dans notre chambre, mais deux livre de poche étaient par terre (Paul Cleave), comme s’il avait voulu sauter sur la biblio et avait loupé son coup avant de se prendre deux romans sur la tronche…

Depuis, il évite de chipoter à mes biblios (dans celle d’en bas, il s’était pris un Fred Vargas sur la tête).

Il y a quelques temps déjà, il est venu me retrouver au lever, à 6h du matin, et je l’ai caressé durant 30 minutes, alors que ce sacripant ne m’avait même pas laissé le temps de me faire mon café (et surtout de le boire).

Il m’a fait le coup quelques fois, puis a arrêté. Mais il me laissait faire mon café, m’asseoir dans le divan avant de venir me retrouver pour une séance de câlinages.

Depuis, il a pris le pli, après sa bouffe du matin et du soir, il monte nous retrouver à l’étage, ce qui est plus embêtant pour lui au matin car je dois partir bosser… Les grands mouvements lui font toujours peur et il détale maintenant sous la table de la salle à manger, sous la chaise contre le mur, celle qui ne bougera jamais car coincée. Avant, il sortait par la porte…

Malgré tout, il est plus du soir… La journée, il pieute sur son coussin, dans l’ancienne chambre d’ami et la soirée, il l’a passe à nos côtés, montant sur le gros coussin du canapé pour y dormir pendant que je lis, ses fesses appuyées sur le haut de mon bras, ou se couchant dans le divan, à ma place (quand je n’y suis pas), gardant ses distances avec mon homme tout de même.

La télé lui faisait peur, ça va mieux, il a même regardé deux films (les hommes, ça zappe) assis sur le divan… Il vient aussi me retrouver dans mon bureau, où se trouve mon PC, admire ma grande biblio, mes bibelots et il se laisse caresser dans mon antre, tout en restant sur ses gardes car il n’y a qu’une porte de sortie !

Par contre, il adore fouiner partout dans mon bureau et à trouvé une place bien cachée sous l’ancien fauteuil de bureau, dans un coin sombre. Voir sans être vu, il adore.

On lui a installé une chatière à sa porte à lui, pour ne plus laisser la porte entrouverte mais ce diablotin n’a pas compris le truc de pousser la porte de la chatière, donc, on maintient le système ouvert avec un fil… Pas moyen de lui faire comprendre, dès qu’il sent la résistance (même faible) de l’aimant, il recule.

Il y a encore du boulot, mais je suis aux anges car depuis qu’il vient nous retrouver, on progresse à grands pas (tout est relatif, mais pour un chat non apprivoisé au départ, les pas sont grands) et toujours dans le bon sens.

Il est zen, calme (sauf quand il joue avec sa souris, maintenant j’ai compris pourquoi j’ai dû la recoudre), me regarde avec ses grands yeux aimants (j’espère) et est toujours en demande de caresses. Il devient même parfois foufou et j’ai eu quelques coups de griffes.

Ces derniers jours, il s’incruste tellement qu’on va arriver t-plus vite que je ne le pensais à devoir le mettre dehors (dans le couloir) quand on montera se coucher. Le vendredi 13, il était toujours là lorsque j’enfilais ma robe de nuit et c’est mon mari qui, sans le faire exprès, lui a fait peur en sortant de la salle de bain. Il a quitté son poste d’observation et a filé chez lui…

Par contre, autant où le soir il va et il vient, franchissant notre porte d’entrée (entrouverte) moult fois, me foutant la trouille souvent, car je ne l’entends pas arriver et je le retrouve assis, l’observant, et bien, il ne vient jamais en journée.

Maintenant, je vous souhaite un Joyeux Noël, qu’il soit commercial ou religieux (c’est votre choix à vous), familial ou entre potes, avec ou sans sapin.

N’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche… ;-))

Ce wild cat va me coller un tennis-elbow ! Chouette !

Ouf, Minou a récupéré, repris du poil de la bête, il ne boite plus, il mange bien, il boit, il fait tout ce qu’il doit faire dans son bac à litière, rejoue avec un des ses jouets, sa souris (elle a changé de place, hors, ça faisait depuis qu’il était malade qu’elle ne bougeait pas d’un millimètre), ce soir, il m’attendait sous le lit de son autre pièce, bref, il est de nouveau au top de sa forme.

Depuis hier, il est de nouveau le CR7 de la croquette. Enfin, on me signale que CR7 est un attaquant qui fait aussi de la pub pour des slips et que mon chat serait plus le Gigi Buffon de la croquette puisqu’il les arrête d’un coup de patte bien senti lorsque je les fait glisser sur le parquet vinyle imitation chêne (il est sans dessins, donc, glissant pour les croquettes).

Il est de nouveau au taquet, prêt à stopper la croquette dans sa course ou à lui courir après si je parviens à déjouer sa vigilance et ses réflexes.

Ces derniers jours, il marchait vers les croquettes et les arrêtait mollement, je les lui envoyais aussi sans force pour ne pas qu’il se refasse mal à sa patte qu’il avait mal.

Il a faim, il mange bien, mais jamais voracement, contrairement au Simon’s Cat.

J’avais peur aussi d’avoir perdu sa confiance après l’épisode de la mise en boite, enfin, de sa mise en caisse de transport et sa visite chez la véto…

Après une semaine difficile et une reprise version moteur diesel, je peux dire que maintenant il est revenu à son niveau d’il y a 15 jours et que la confiance est toujours là, la complicité aussi.

Toujours assise au sol (autrement, il a peur), je le caresse toujours durant le temps qu’il mange à mes côtés (ben oui, toute la gamelle ne passe pas en croquettes de foot !) et maintenant, il fait des pauses pour ronronner sous ma main, puis il remange, puis de nouveau une pause…

Il apprécie de plus en plus, même s’il se tient parfois un peu loin de moi et mon bras n’est pas extensible, mon épaule souffre aussi parce que caresser un chat durant 30 minutes, en position assise sur le sol, bras tendu, je vous jure que ça vous fait découvrir des muscles à des endroits insoupçonnés ! mdr

Ce soir, c’était Byzance ! Il s’est couché en sphinx, presque vautré par terre totalement sous mes grattouilles puis, monsieur s’est rapproché de moi pour se coucher près de ma jambe étendue, nue (je suis en short), bronzée et franchement épilée.

Il a même vérifié la douceur de la peau avec son petit museau humide et froid. De plus, il me regarde souvent dans les yeux et je peux lui retourner le regard aussi, maintenant (au début, je baissais les yeux, conseil lu sur le Net).

Ensuite, quand il en a eu marre, il est reparti dans son autre pièce (la s.d.b) puis est revenu près de moi, toujours assise le cul par terre et c’était reparti pour une séance de 30 minutes de ronrons et de caresses sur tout le corps (la désensibilisation, ça paie, je vous l’expliquerai).

De nouveau a vérifier que ma jambe épilée est bien douce, puis, plus grave, il a reniflé mon pied (il adore ça, faudrait que je consulte) et a frotté sa tête dessus. Il marque sa propriété sur moi. Alléluia !

Alors que je suis cette semaine en congé et que l’on fait des transformations dans la maison, que j’ai mal au dos d’avoir soulevé des caisses de livres à donner, d’avoir enlevé un balatum et remis un autre, ce chat met mes muscles à mal et le pire, c’est que je souris comme une demeurée !

Prochaine étape, le faire venir sur mes jambes. On a déjà bien avancé et je sens qu’il est à deux pattes de craquer et de s’y installer, ça va mettre un peu de temps mais je ne désespère pas.

Ce soir, on a de nouveau fait une belle avancée car c’est la première qu’il revient vers moi pour recommencer une séance de câlins alors qu’il était reparti faire son tour de propriétaire.

Sacré Minou ! En plus, maintenant, son poil est tout doux partout.

Le pauvre va râler, on part deux jours, donc, pas de câlins et mon beau-frère pour lui déposer sa bouffe et nettoyer ses bacs à litière.

Et ron et ron comme un p’tit chaton

Je ne sais pas si c’est le bout du tunnel, mais Minou a bien mangé ce matin (dans sa gamelle, à mes côtés) et mieux, il s’est laissé caressé et a ronronné sous mes mains durant 20 minutes au moins. J’en étais à la limite de la crampe (hé, pour ne pas lui faire peur, je dois m’asseoir au sol et pas encore réussi à le faire assise).

Que ça fait du bien de le voir aller un peu mieux ! De le voir bouger un peu, de le voir venir vers moi au matin (pas au soir par contre).

Cette semaine de « je bouffe un peu, je bouffe pas du tout » ne l’a pas fait grossir…

De fait, il n’a jamais été un grand gourmand, c’est le genre de chat qui en laisse dans la gamelle. Va falloir l’étoffer un peu, le Minou.

Je croise les doigts que ce mieux ne soit pas pour aller vers un mal après (comme on a déjà eu le cas avec les animaux ou les humains).