Bonne Année pour 2019 et mes vieux les plus sincères !

Tradition oblige et plaisir de le faire aussi, je sacrifie donc aux bons voeux en tout genre pour cette nouvelle année 2019 qui arrive à grands pas.

Pour les filles, je vous la souhaiterais bien longue et dure (et aux mecs aussi, tiens), mais ça ne serait pas politiquement correct et vous savez que je suis attentive aux règles de bienséance… Arrêtez de tousser !

Je pourrais vous la souhaiter encore meilleure que 2018 mais on ne va pas rêver, il est impossible que les 365 jours de 2019 soient tous super géniaux et que personne ne nous quitte durant l’année qui vient.

Arrêtons donc de rêver, même si j’aimerais que ça arrive vraiment. Et vous aussi, bien que je suppute que vous ayez envie (comme moi) que certains politiciens boivent le bouillon de onze heures… Suivez mon regard !

Je pourrais vous souhaiter des PAL qui n’augmentent pas et qui arrivent à diminuer fortement, mais nous savons que cela aussi c’est une utopie. Pourtant, dieu sait qu’on lit comme des dingues (enfin, la dingue, c’est surtout moi)

Dans la catégorie de souhaits réalisables, je peux vous souhaiter des coups de coeur livresque, des beaux romans à lire, ceux qui n’attendaient que vous, des achats compulsifs, de malade, des bibliothèques surchargées, à agrandir, des découvertes étonnantes, des folies, des mojitos, du sexe (ou pas, c’est vous qui voyez), une excellente santé, pour vous et vos proches (aie, on tire vers la SF) et de chouettes articles livresques qui vont, une fois de plus, me tenter !

Prenez pas trop de bonnes résolutions, nous savons tous que nous n’arrivons jamais à les tenir !

Allez, bonne année et bonne santé !

Ou Bonne à nez et Bonne sans thé…. 

Le soir du réveillon du 31 décembre, une grand-mère est mourante dans son lit.
Le docteur du village lui rend une dernière visite pour accompagner ses derniers moments.

Le grand-père, son mari anxieux attend dans la cuisine.

 

Le médecin sort de la chambre de la mémé et vient voir le pépé :

– Monsieur, votre épouse va mourir ce soir, elle est dans un état comateux.

Le Papi qui n’entend plus très bien va voir sa femme dans la chambre.

La mémé lui demande :
– Qu’est qu’il a dit le toubib mon chéri ?
– Ma chérie, j’ai pas trop compris… il a dit que t’étais dans un état comme ma queue.
– Nom de Dieu Marie Joseph ?!? s’écrit la mamie… Et bien je ne suis pas prête de me lever alors !!!

Pour la Messe de Noël , le Curé à invité deux amis : Un Imam et un Rabbin

Le Prêtre qui compte l’argent de la quête de la messe de Noël explique comment il gère l’argent de son lieu de Culte

– Moi pour l’Église dit le Curé , pour calculer la part d’argent qui me revient et celle que je donne à Jésus-Christ, je dessine un cercle sur le sol et je jette les pièces de monnaie en l’air. L’argent qui tombe dans le cercle me revient, celui qui tombe en dehors du cercle est pour mon Seigneur.

– Moi pour la Mosquée dit l’Imam , je dessine un carré sur le sol, l’argent qui tombe dans le carré est pour moi, les sous qui tombent en dehors sont pour Allah.

– Moi pour le Temple, dit le Rabbin, je lance les pièces au ciel, si Dieu en veut il les prend et moi je me contente de l’argent qui retombe !

 

 

 

 

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Joyeux Noël 2018 !!

Ah, tiens, je vous retrouve tous et toutes fidèle au poste, la langue pendante, la main déposée ailleurs que sur votre souris (oups), vérifiant que monsieur ou madame votre moitié ne passe pas derrière vous…

Pour faire honneur à Holmes, je l’ai posté en tête d’affiche, ainsi, vous pourrez faire l’innocent(e).

Joyeux Réveillon de Noël 2018 !!

Elle me fait rire chaque année alors je la ressors !

Ho, ho, ho, les z’amis et les z’amies !

En ce jour où l’on fourre la dinde (ou autre chose, on fait ce qu’on veut, après tout) et où on la découpe, en ce jour où l’on plonge son morceau de viande dans l’huile chaude, où l’on gobe des huîtres ressemblant à des mollards (comme je vous dégoutte, moi !!!), où l’on étale son foie gras sur des toasts, tel un Gabin jeune fille (autant se faire plaisir et rire un bon coup)…

En cette soirée où l’on a suspendu les boules (ça fait mal), déroulé les guirlandes (pas si grandes que ça, si ?) et mis le Petit Jésus dans la crèche (honni soit qui mal y pense)…

La Belette Cannibal Lecteur vous la souhaite douce et agréable, même si je sais que la plupart qui me lise la préfère longue et dure, mais ceci ne nous regarde pas !

Pour les habitués qui cherchent les images de Santa Claus ou Mère Noëlle sexy et peu vêtue (ne niez pas, je vous connais trop bien et vous aussi), je les invite à repasser demain pour bien s’éveiller en lorgnant sur ce qui ne passera jamais dans votre cheminée, mesdames et qui ne vous attendra jamais languissante sur votre lit, messieurs !

Sur ce, ite missa est ! Joyeux Noël, ne vous gavez pas de trop et évitez les indigestions car demain, on remet ça (oups).

 

666…

Non, ce n’est pas le nombre d’articles publiés sur le blog ! Là, on est à 1.651 bafouilles (1.652 avec ce petit article).

Non, ce n’est pas le nombre de chroniques publiées sur Babelio… 1.550 au dernier recensement.

En fait, en plus de Babelio, je suis sur Livraddict (j’y étais venue pour un challenge) et après des années avec quelques bouquins en biblio, j’ai décidé de me mettre en ordre.

J’apprécie chez eux le fait de noter la progression de ses lectures, le fait que j’ai transféré ma wish-list afin d’alléger ma biblio Babelio, la vision claire des livres d’un auteur (et de ses sagas) et surtout, surtout la carte des auteurs lus !!!

Cela me donne une vision claire des multiples nationalités présentes dans mes livres lus car il arrive que je ne prenne pas attention à la nationalité de l’auteur s’il est autre chose que anglais, américain, français, espagnol, italien ou belge (les plus représentés).

Coïncidence marrante, au moment où j’ajoutais mon lien vers ma chronique « Midnight » de Dean R. Koontz, le système a affiché « 666 auteurs lus » !

Officiellement, j’en ai plus, mais toute la biblio n’est pas sur Livraddict ! Mais là, j’ajoutais un auteur qui fait dans les frissons et boum, le chiffre de la Bête.

Tag : Si je devais écrire un roman…

Je suis malade, comme le chantait Serge Lama, même si ça va un tout petit peu mieux, et entre deux montées de fièvre, je me suis souvenue que j’avais fait ce TAG et que, mois du polar, je n’avais pas su le poster.

Le voici donc maintenant.

Black Kat’s m’a taguée et c’est plaisir que je lui répondrai. Bon, je ne me suis pas foulée pour les réponses, elles trottaient déjà dans ma tête depuis des lustres, et les voici donc sur papier.

Quel genre de roman voudrais-tu écrire ?

Un apocryphe sur Sherlock Holmes où je reprendrais une nouvelle existante et où, telle une dystopie, je changerais des choses, transformant ensuite toute l’histoire et la faisant se poursuivre dans le temps, les personnages évoluant selon les années passées. Bref, un polar avec des enquêtes.

Héros ou héroïne ?

Comme mon Chat Noir préféré, les deux !

Le héros serait Sherlock Holmes, of course, mais aussi la femme qui apparait dans la nouvelle (et ce ne serait pas Irene Adler, même si, dans la grande histoire, elle pourrait jouer un rôle, mais pas sexuel ou amoureux). Non, je ne citerai pas la nouvelle !

Les deux personnages seraient sur un pied d’égalité en terme de prépondérance, même si Holmes serait aux avants-postes.

Mon personnage féminin n’aurait pas froid aux yeux, aimerait le sexe, aurait un cerveau dans son crâne, saurait jouer du piano, aimerait bien boire un petit coup, fumer aussi, fort indépendante, appréciant les vêtements masculins pour la liberté qu’ils offrent, avec des envies de féministes qu’elle perdrait au fur et à mesure, ayant un côté plus exalté à 21 ans qu’à 30. Une sorte de petit chat sauvage.

Et je sais déjà que je vais tomber dans le Mary Sue avec les événements que je lui ferai vivre.

Voilà aussi pourquoi je vais me garder d’écrire, je n’excelle pas dans le roman.

Description du perso principal ?

Quoi ? Faut que je vous décrive Holmes ?? Grand, sec, mince, des yeux gris perçant, des doigts minces, un cerveau magnifique, un penchant pour la morphine ou la cocaïne quand son cerveau est au repos, un homme froid, mais chez moi, on pourrait percer un peu sous la carapace et obtenir un homme qui, bien que masquant ses sentiments, en éprouveraient pourtant.

Un physique un peu à la Jeremy Brett ou à la Robert Downey Jr, le côté cracra en moins, Holmes était élégant et plus propre qu’un chat. Un Watson avec le physique d’un Jude Law mélangé à du David Burke pour le côté un peu paternaliste et protecteur.

Un passé lourd aussi, des blessures secrètes, un père violent, froid, une mère qui s’en branle de son gamin… Bref, des trucs pour expliquer l’homme (Ida, ne m’arrache pas les yeux, merci).

Narration à la première ou troisième personne ?

La première, dans la tête de Holmes, mais je songe que je pourrais aussi faire des P.O.V (Point of view) d’autres personnages, dont Watson ou du narrateur, pour donner un autre éclairage à l’aventure.

À quoi ressemblerait le méchant de l’histoire ?

Un homme riche, collectionneur d’art, par exemple, imbu de sa personne, et puis le suivant, un type qui, au premier abord, inspirerait le mépris ou un sourire poli mais qui, une fois découvert, se révélerait être un taré assoiffé de vengeance et qui, réaliserait des crimes un peu gore.

Histoire dans le passé, au présent ou dans le futur ?

Le passé, les années 1880… Là où il n’y a pas de smartphone ou de PC.

Une histoire dans un pays existant ou imaginaire ?

Londres, époque victorienne, Angleterre. Bien ancré dans la réalité, donc.

Y glisserais-tu une story of love ? 

OUI !! Mais comme on me dit toujours, les bonnes histoires d’amour doivent être tragiques, donc, tragédie il y aurait avec une séparation, un départ, un exil, un claquage de porte et puis, quelques années après, des retrouvailles, houleuses, puis évoluant vers de l’apaisement, mais pas de vie commune. C’est Holmes, quoi !!

Ida, redescend des rideaux auxquels tu viens de grimper en hurlant des mots tels que « hérésie » et « bûcher »… mdr

Y mettrais-tu des illustrations et si oui, quel genre ?

Bien sûr ! Des images porno pour illustrer les scènes de cul ! Mais non, je plaisante ! Non, pas d’illustrations.

Bonne Année 2018 et tout mes vieux de bonheur pour l’année à venir !!!

Pardon, on me signale au secrétariat qu’on dit « tout mes vœux » et pas tout mes vieux…

Je n’aime pas faire le bilan d’une année écoulée, parce que ce n’est jamais un bon bilan, parce qu’il y a toujours eu des jours sombres, des heurs et des malheurs, des pertes, des fracas, des disparitions…

On s’est bouffé nos ongles, ma soeur et moi, ainsi que mon père, mon mari, lorsque ma mère est passée sur le billard pour une opération délicate dans la tête. Je baise les pieds du chirurgien qui lui a empêché un anévrisme, je baise aussi les pieds de son médecin tatillon qui lui a fait passer toute une batterie d’examens.

Maintenant, on taquine maman en lui disant qu’elle a un nouveau processeur !

Merci aussi aux vétos qui ont remis ma jument en bon ordre, alors que c’était mal barré et que je la voyais déjà recevoir sa piqûre finale. Ok, ça a coûté un mois de salaire, mais après 12 ans de bons et loyaux services, je ne pouvais pas planter ma bête là. Elle va bien, elle est toujours aussi nerveuse, stressée, ronchonne, mais elle fait tout ce que je lui demande car elle a un gros cœur.

J’ai perdu mon Johnny ! Ben oui, j’aime Johnny, il fait partie de mes chanteurs préférés, et ce, depuis que je suis en âge d’écouter des chansons à la radio, c’est à dire toute petite. Non, je n’ai pas versé de larmes, il avait un certain âge et pour moi, il n’est pas mort. Moi, j’ai évité la télé et la radio durant 15 jours ! Marre des journalistes.

Mon Jean Rochefort est parti lui aussi… J’ai eu de la peine, sans pleurer, il va me manquer, surtout ses petits sourires et ses airs un peu hautain dans certains rôles. Un homme de cheval aussi, comme moi. Ok, je suis une femme de cheval !

Anybref, tout ça pour dire que je peux vous la souhaiter la plus douce possible, l’année 2018 qui se profile nous en fera voir de toutes les couleurs, elle aussi, parce qu’elle fait 365 jours et que tout ce temps ne peut pas être exclusivement constitué de moments merveilleux, puisque nous ne sommes pas chez les Bisounours (et n’oubliez pas que les Bisounours ne baisent pas !! Pas marrant, donc).

Malgré tout, bonne année et bonne santé pour 2018 et les autres !!

Que 2018 vous apporte tout ce que vous souhaitez, notamment plein de fric et des livres. J’ai augmenté plus mon capital PAL que mon capital fric…

Malgré tous les souhaits qu’on m’avait fait de recevoir plus de fric… Je vous jure que je n’en suis pas là !!!

S’il vous plaît, ne me donnez pas trop de tentation livresque, ma PAL, comme je le disais, atteint des sommets Himalayesque !

Puisque charité bien ordonnée commence par sois-même, je vais aussi me souhaiter une année 2018 placée sous le signe de Sherlock Holmes, à défaut que ce soit moi qui soit placée sous lui….

Que votre année 2018 soit remplie de mojitos, bien frais… Le premier janvier, je commencerai  avec des mojitos !!

Et que tout se déroule pour un mieux, dans le pas meilleur des monde. On devra faire avec.

Si votre belle-mère vous déteste, vous pourrez toujours lui dire ce que l’un de mes anciens collègues dit à la sienne, un 1er janvier : « Je vous souhaite tout ce que vous me souhaitez ».

Paraît que ça l’a calmée et qu’elle a mis toute une journée à comprendre où se trouvait l’astuce et la fourberie.

Allez, je vous laisse parce que le devoir m’appelle…

Allez, je ne résiste pas à vous inclure une petite vidéo de Gui Home qui va vous expliquer en quelques mots très justes ce qu’est la Belgique. Je me suis pissée dessus de rire, parce que pour moi, ça sonne très juste, je sais de quoi il parle.

Il est coiffé comme Bieber, que je déteste, mais puisqu’il me fait rire, je lui pardonne; il prend un accent qui est trop drôle et je rigole encore de la couronne sur un frigidaire ! C’est pas sympa pour notre nouveau roi, mais vu le balais qu’il a dans le c**…

 

Noyeux Joël à tous et à toutes !

Je vous le dis de suite, je ne suis pas très fêtes de fin d’année, j’aime plus ça, ça m’énerve, le côté commercial me sort par les trous de nez, mais je participe à faire monter le chiffre d’affaire des commerçants.

Je ne vais pas me plaindre pourtant, j’ai ma famille autour de moi, on mangera à notre faim, même plus qu’à notre faim, et pas de soucis en fin de mois, si on ne fait pas les cons.

Ma foi, je fais partie des privilégiés parce que par rapport à certains, j’ai le cul dans le beurre et bordé de nouilles !

Mais tout le monde n’y est pas et je pense aussi à ceux ou celles qui sont seul(e)s en ces jours où tout le monde fait la fête, ou à ceux qui ont des fins de mois difficiles et qui n’y arriveront pas. Ou à ceux qui ont perdu des proches…

Plus tout ceux qui se cassent le cul pour trouver des cadeaux qui finiront sur E-Bêêêê ou pour ceux qui n’auront rien…

Trêve de larmes, restons dans le positif ! Passez une bonne fête commerciale, ne vous faites pas une crise de foie, à défaut de crise de foi.

N’oubliez pas de suspendre les boules, de dérouler la guirlande, de mettre le petit Jésus dans la crèche, d’astiquer la bûche et de relécher le fond de la coquille d’huitre. 

Pour les yeux des filles, ou des garçons qui aiment ça, voici quelques papas Noël qu’on aimera voir ramoner la cheminée, juste parce qu’ils sont sexys, ou qu’on leur donné l’air sexy.

Si ça se trouve, nos maris, avec ce genre de tenue, auraient aussi belle allure.

Vous avez le droit de toucher, mesdames, mettre d’insérer un billet ou une pièce dans les fentes adéquates.

N’oublions pas les mecs, même s’ils sont moins nombreux que les gonzesses !

En tout cas, que vous passiez des fêtes superbes, géniales, de merde, à vous faire chier avec la belle-mère casse pied, la belle-sœur qui ne parle que d’elle et de ses soucis, que vous soyez aux fourneaux, au resto, ou avec des plats préparés, que vous soyez croyant, athée ou agnostique, que ça vous fasse quelque chose, cette magie de Noêl ou que vous soyez blasée de tout ça :

Et merci à tous ceux et toutes celles qui me suivent, qui commentent (ou pas), qui blague avec moi, qui écoutent mes blagues à deux balles, qui me font noter des tas de livres que je n’aurai jamais le temps de lire, même avec 3 vie !

MERCI 

Les Crimes Culinaires De Dame Ida [Par elle-même et non rémunéré]

Halloween était enfin passé et Dame Ida tentait de s’en remettre avec une tasse de lapsang souchong…

Le chat n’était pas rentré depuis la veille au soir, terrorisé sans doute par le défilé incessant de tous les enfants grimés en zombies, sorcières et squelettes qui lui avaient permis de se débarrasser de tous ses médicaments périmés, laxatifs, comprimés contre la toux à la codéine, somnifères et autres joyeusetés qu’elle avait malgré tout dissimulées dans une quantité raisonnable de bonbons tout aussi périmés.

Quitte à shooter les enfants du quartier, et à provoquer quelques fausses gastros, mieux valait rester discret.

La soirée n’avait pas été si réussie que cela…

Au premier essai sur le chat, la chaise électrique avait provoqué un court circuit qui avait plongé la rue dans le noir jusqu’à ce qu’une équipe de dépannage d’urgence du fournisseur d’électricité n’intervienne, sans définir la cause évidente de la panne.

C’était plutôt une bonne nouvelle car la popularité de la famille de Dame Ida dans le quartier s’en serait encore trouvée écornée…

L’argument que de passer Halloween à la lueur des chandelles n’aurait pas tenu de toute façon. Dame Ida perdue dans ses pensée, réalisa alors que le chat n’avait peut être pas apprécié l’essai de la chaise électrique…

Pas plus que le fait de n’être nourri que de scones ratés depuis quinze jours.

Pas eu le courage de mettre une moche photo…

En effet, c’est bien gentil d’avoir du thé acceptable pour envisager de recevoir la nonagénaire chapeautée en la priant de se déplacer depuis Pâlemoral…

La moindre des choses serait d’avoir des scones à proposer avec la cup of tea !

Or, depuis trois semaines, Dame Ida galérait comme une damnée pour essayer de tirer de son four forcément défectueux, quelque chose ressemblant un tant soit peu à des scones.

Elle avait tout essayé, même de les acheter tout faits. Les scones d’une pseudo marque qui n’avait d’anglais que le nom s’était révélés infâmes, pâteux et difficiles à digérer…

Et les recettes trouvées sur le net étaient toutes aussi nulles les unes que les autres.

Trois recettes différentes glanées sur un site très fameux de partage de recettes… Deux autres piquées sur d’autres sites similaires…

Et même LA recette ultime proposée par LE grand magasin du luxe londonien, fournisseur de toute la famille de la nonagénaire et présentée comme celle utilisée pour fabriquer les scones mis en vente dans leur salon à l’heure de l’afternoon tea…

Toutes ces recettes, avaient été catastrophiques, ne donnant que des petits machins
tous plats et durs comme des galets !

Aucun des dits scones ne parvenaient à lever.

T’as essayé avec ça ????

Peu importaient les dosages du rapport farine/levure/sucre variable d’une recette à l’autre, peu importait le type de levure (chimique ou boulangère), l’ajout ou non de bicarbonate, rien n’y faisait !

Pire encore, certaines recettes parlaient d’une température de four à 220° et d’autres à 180°, différence pourtant effarante pour quiconque a déjà un peu pâtissé…

Les scones ne levaient jamais.

Et le gingembre, t’as essayé ??? Ça donne la gaule…

Dame Ida ne put essayer la recette de la Mère Cocotte, célèbre bloggueuse vue à la télé en train de jouer les couguars auprès de Sir Iliniack qui ne trouvait plus l’actrice quinqua Sophie Marteau assez vieille pour lui…

Car en effet, pour éviter les problèmes, la Mère Cocotte renvoyait les lectrices à l’utilisation d’ingrédients providentiellement inaccessibles de notre côté de la Manche !

Non seulement il faudrait aller se fournir dans un type de farine qu’on ne vend pas chez nous, et même de lait fermenté qu’on ne trouve qu’en boutique spécialisée…

Il semblerait que le secret du levage réside dans l’association bicarbonate/acidité spécifique du lait fermenté anglais, et de la consistance unique de cette farine secrète made in UK…

Et pis ça commence à bien faire cette affaire ! Et comme dirait si élégamment Sieur Toquéfada : « Ça fait même bien chier la bite » !

Dame Ida n’allait quand même pas traverser la Manche dans un sens ou dans l’autre à chaque fois qu’une envie de pâtisserie la prendrait.

Dame Ida se dressa sur ses ergots et poussa un tonitruant « Cocorico ! ». C’est fini les scones ! C’est fini les afternoon tea ! On est en France ici, et la nonagénaire à strasses irait se faire gaver ailleurs !

Elle proposerait sa cup of tea avec des pâtisseries bien françaises, faites avec des ingrédients qu’on trouve vraiment au supermarché quand on fait ses courses, et de préférence avec les ingrédients qu’on a de façon générale dans ses placards !

Epicétou !

Elle alla s’acheter le livre des desserts de la collection providentielle « Simplissime », qui permet de faire des super plats ou gâteaux qui ont de la tenue et du goût en moins de 30mn de préparation et avec maximum six ingrédients simples à trouver.

Et puis voilà !

De toute façon, si Agatha Christie a autant écrit sur les meurtres par poisons, c’est parce que la cuisine anglaise l’avait inspirée…

Avec le niveau calorique des afternoon tea pris à 17h et associant pour une seule personne : 3 sandwichs salés aux ingrédients improbables (œufs dur/cresson, beurre de crabe, concombre/crème de gruyère…), deux scones bourratifs à la crème et à la confiture (qui gonflent dans l’estomac sous l’effet du thé ingurgité pour les faire glisser), suivis de quelques mignardises hyper glucidiques, et cela, sans dispense de dîner…

Il y a de quoi mourir d’une crise fulgurante de diabète, si on a échappé à l’empoisonnement à l’agneau bouilli sauce menthe suivi de jelly !

Bref, dans les thriller britanniques, inutiles d’aller jusqu’au bout en cas de mort par empoisonnent : le coupable, c’est le cuisinier !

Alors, ça suffit ! On arrête le massacre des scones…

Parce qu’en plus c’est même pas si terrible que ça, même quand on les réussit ! Et y a pas la recette dans « Simplissime » !

C’est donc une tasse d’Earl Grey à la main et dans ces nouvelles bonnes résolutions qui semblèrent curieusement faire descendre le niveau d’angoisse de tous les membres de sa famille, que Dame Ida feuilleta le Simplissime des cocottes faciles, espérant y trouver une recette de civet au chat… au cas où celui-ci reviendrait…

Secrets d’Histoire du 02 novembre 2017 – Agatha Christie

[Par dame Ida, toujours non rémunérée, bien que bossant régulièrement pour cette esclavagiste qu’elle la Belette Cannibal Lecteur]

Stéphane BERN nous a bien gâtés avec ce numéro spécial de Secrets d’Histoire consacré à Agatha Christie, née Miller, le 15 septembre 1890 à Torquay, d’un père américain et d’une mère anglaise.

L’émission commence par le mystère de la disparition de la romancière en 1926.

Trompée par son époux, le Colonel Archibald Christie, qui lui demande de lui accorder un divorce discret pour épouser sa jeune maîtresse.

Agatha mettra en scène sa disparition, semant quelques indices tel un petit Poucet, dans l’espoir sans doute, que son époux se lance à sa recherche…

C’est dans l’hôtel d’une station thermale de Yorkshire qu’il la retrouvera, inscrite sous le nom de la maîtresse de son époux…

Agatha prétendra jusqu’à la fin de sa vie avoir souffert d’amnésie au point d’accepter de consulter des spécialistes recommandés par son époux.

Si certains en doutent, quelques psys n’excluent pas nécessairement cette possibilité, imaginant l’éventuelle amnésie défensive de type hystérique, consécutive à la demande traumatique du divorce que lui avait adressée don époux.

Enfant surdouée, scolarisée à domicile par sa mère, elle apprendra seule à lire à l’âge de trois ans.

C’est dans une bonne famille bourgeoise qu’elle grandit, découvrant la littérature policière avec Arsène Lupin et Sherlock Holmes, et le Mystère de la Chambre Jaune de Gaston Leroux.

Grande amoureuse de la France qu’elle découvrit à l’âge de six ans, marquée par des cauchemars mettant en scène un assassin, initiée au spiritisme très jeune puisque c’était très à la mode au début du Xxème siècle, elle perd hélas son père très aimé à l’âge de 11 ans…

Ce qui en plus des conséquences financières difficiles pour sa famille, la précipitera dans l’écriture dans un carnet offert par le défunt, publiant ainsi son premier poème dans le journal local.

Incitée par sa mère à écrire de la littérature sentimentale par sa mère, dans la lignée d’une Jane Austin, elle s’exécute, se rêvant davantage artiste lyrique.

Agatha retourne à Paris, découvre Sarah Bernardt, fréquente l’opéra Garnier où elle prend des cours de chant et de piano, finissant par comprendre non seulement qu’elle n’a pas les capacités vocales nécessaires, et se trouve trop timide pour s’exprimer en public.

Comme toute jeune femme de sa condition, elle sera poussée au mariage par sa mère qui pour lui faire rencontrer un époux, la promène en Égypte, où elle se révèle être une fêtarde, et s’amuse à faire tourner ses soupirants en bourrique avant de retourner dans son Devon natal, tout en continuant à mener sa vie mondaine, acceptant de danser plus des deux fois réglementaires avec un certain Archibald Christie qui s’apprête à entre dans l’armée de l’air.

La réputation de séducteur du jeune homme ne tranquillise pas la mère d’Agatha…

Mère qui refusera la demande en mariage adressée et acceptera de simples fiançailles en attendant que le jeune hommes ait des revenus suffisants. La première guerre mondiale précipitera le mouvement.

Le couple se mariera et tandis que monsieur retourne au front, Agatha devient infirmière et se trouve confrontée à l’horreur des blessures de guerre…

Elle découvre alors le pouvoir des plantes et poisons, ce qui commence à faire germer dans son esprit quelques idées de romans. En fait, la moitié des victimes de ses romans y succomberont.

L’arrivée des réfugiés Belges à Torquay où elle officie lui fera rencontrer un curieux monsieur au crâne d’œuf, et à la moustache cirée, toujours bien mis.

Ainsi naîtra Hercule Poirot dont la première aventure, « The mysterious affair at Styles » ou « La mystérieuse affaire de Styles » sera publiée en 1920 qui ne lui rapportera que 25 livres de droits !

En 1922 son époux se trouvant embarqué dans un tour du monde par son employeur, elle laisse sa petite fille pour suivre son époux en expédition… vomitive, la jeune femme souffrant beaucoup du mal de mer.

Australie, Afrique du Sud, Hawaï, États-Unis… Et elle découvre même les joies du surf avant de rentrer en Angleterre où elle signe son premier contrat pour cinq romans pour faire bouillir la marmite puisque son époux gagne mal sa vie… tout en reprochant à sa femme de trop travailler.

Le divorce est consommé en 1928, et Agatha reprend la route des voyages : direction Bagdad via Istanbul par l’Orient Express !

En 1930 elle rencontre, Max, un jeune archéologue… de treize ans de moins qu’elle et qui lui fera le coup de la panne en plein désert pour mieux la séduire. Elle l’épouse discrètement le 11 septembre 1930 à Édimbourg.

Elle gardera son nom d’auteur en public, mais sera en privé Madame Mallowan, et accompagnera son époux encore pendant vingt ans sur les fouilles entre deux romans.

Agatha ne sera hélas pas la mère du siècle selon nos critères, mais sera en cela très conforme aux femmes de son milieux.

Mère et fille se rapprocheront l’une de l’autre pendant la seconde guerre mondiale, les voyages archéologiques devenant plus compliqués.

La suite du documentaire nous apprend ce qu’il faut savoir sur la chronologie de son succès littéraire, qui fera d’elle l’auteur le plus rentable de la collection « Le Masque » qui édite ses romans en France.

Agatha créera la société Agatha Christie Limited qui gérera ses droits, et dont elle installera le siège en Irlande qui ne taxe pas les droits d’auteurs des écrivains.

Menant une vie relativement simple comparativement à sa fortune, elle sacrifiera toutefois à sa passion pour les maisons et la décoration. Elle en possédera jusqu’à onze en même temps.

PS du Cannibal Lecteur : Je vous illustre le fait de posséder 11 maison par un extrait d’une scène coupée de « La grande vadrouille » où Stanislas Lefort (De Funès) demande à Augustin (Bourvil) ce qu’il gagne en tant que peintre. Ensuite, il lui parle de ses nombreuses maisons qu’il ne peut pas occuper toutes en même temps. Une conversation très philosophique je trouve.

En 1947, Agatha Christie se verra confiée le cadeau d’anniversaire de la Reine Mary qui souhaitait une pièce écrite par elle, pour la radio.

Cette pièce, « The Mousetrap » (la souricière) jouira d’un grand succès au point de tenir l’affiche pendant dix années consécutives.

La pièce est actuellement toujours jouée à Londres au point d’en être devenu un monument.

Attention : si vous voulez vous y rendre, n’oubliez pas de donner un pourboire au chauffeur du taxi qui pourrait vous révéler le nom du coupable pour se venger.

Anoblie par Elizabeth II, c’est à l’âge de 85 qu’elle nous quitte le 12 janvier 1976.

C’est sur cette magnifique citation de Molière que l’émission se conclue : « La plus grande ambition des femmes est d’inspirer l’amour ».

Ce serait vous mentir que de vous dire que je ne me suis pas régalée devant cette émission.

J’en ai même oublié de me faire une tasse de lapsang souchong, c’est tout dire !!!

Un fabuleux voyage à travers le monde et le temps, sur les traces de la romancière que l’émission saura nous rendre attachante.

Pour celles qui l’ont raté, le Replay sera disponible une semaine après la première diffusion, et je gage qu’on ne tardera pas à retrouver la vidéo sur Youpub et autres sites de streaming.

PS du Cannibal Lecteur : c’est déjà sur YouTup !

À LA RECHERCHE DU THÉ PERDU… LE THÉ RETROUVÉ… [ou la petite madeleine de Dame Ida]

À LA RECHERCHE DU THÉ PERDU… LE THÉ RETROUVÉ…

ou la petite madeleine de Dame Ida [toujours non rémunérée]

Après avoir nettoyé la flaque de thé et les éclats de sa tasse qui avaient ruiné sa moquette, Dame Ida essaya maintes fois d’apaiser sa frustration en cherchant à attraper le chat en vain pour le passer au lave-vaisselle et au micro-ondes…

Dépitée et épuisée elle chiffonna la recette de chat en civet au vin et aux carottes trouvée dans son dernier numéro de Femme+ pour son déjeuner dominical.

Sa belle-mère devait venir manger… Dame Ida décida qu’elle se contenterait d’une part de tarte à la grimace. Elle la réussissait depuis bien des années pour elle !

Non… Dame Ida ne se laisserait pas démoraliser pour si peu! C’était une battante ! Elle était bien parvenue à détourner Toquéfada de son ambition pour la prêtrise et d’une grande carrière d’Inquisiteur !

Elle l’avait séduit et depuis, il se contentait de torturer et de brûler des sorcières en amateur dans sa cave…

De toute façon, il n’y en avait plus tant que ça en liberté de nos jours, et il n’aurait jamais pu gagner sa vie ainsi !

Anybref ! Elle avait tout de même réussi quelque chose dans sa vie !

Certes ses enfants en pleine crise d’ado lui attirait les regards courroucés des voisins du fait de leur déplorable habitude de se courir l’un après l’autre dans les cages d’escaliers de l’immeuble en brandissant les ustensiles de torture fauchés à leur père pour s’entre-tuer…

Et elle avait été convoquée par le proviseur de son fils le jour où le débat en instruction civique portant sur l’abolition de la peine de mort avait conduit leur aîné à regretter profondément d’avoir dû renoncer à devenir « exécuteur des hautes œuvres »…

Et il y avait cette sombre histoire avec sa fille en cours de biologie, lors d’expériences sur des batraciens… le professeur s’étant évanouie ne supportant pas très bien la façon dont sa pioupioute s’était bien amusée au médecin légiste sur les grenouilles…

Non ! Dame Ida n’allait pas se laisser abattre pour si peu !

Après tout, s’il n’y avait plus de Lapsang Souchong dans son placard, voire en Europe, Dame Ida avait d’autres possibilités pour se faire plaisir.

Proust avait sa petite Madeleine…

Et bien Dame Ida aussi : le Mélange Madeleine de chez Hédiard, délicatement vanillé et parfumé à l’huile essentielle d’orange était un véritable délice, et accompagnait très bien la nouvelle recette de scones qu’elle avait trouvée sur internet et qu’elle se promettait d’essayer un jour !

En effet, recherchant où l’on pouvait contourner l’embargo Européen supposé contre les thés fumés, Dame Ida s’était donc tournée vers les partisans du Brexit qui s’était affranchis de telles mesures…

Et comme Dame Ida n’aime pas la gnognote, elle avait carrément envoyé une petite lettre à une fameuse Nonagénaire drapée de robes aux couleurs vives et constellée de pierreries (mais si, vous savez… celle qui agite encore très gracieusement la main quand on la plante sur son balcon londonien, et qui file ensuite bouder à Pâlemoral pour tout l’été!), pour lui demander où elle-même se fournissait !

Son ami Charlot Kolmse à qui elle avait envoyé ses félicitations pour son divorce très lucratif d’avec le Docteur Jo Newattesön, lui avait donné son adresse postale.

La Nonagénaire lui avait fait répondre par un de ses nombreux secrétaires d’aller voir chez Fortnum and Mason (https://www.fortnumandmason. com/) si elle y était.

Puisque c’est en effet chez cette prestigieuse maison, sise depuis plus de trois siècles sur Piccadilly, que la Nonagénaire cousue d’or et son fils qui rêvait d’être le tampon hygiénique de sa nouvelle femme, se fournissaient.

Dame Ida s’en fut alors voir sur le site de la prestigieuse maison dont elle avait une fois par mégarde avalé une boîte entière de chocolats devant la télé…

Avant de réaliser que la personne qui la lui avait offerte avait déboursé près de 100 euros pour lui filer une crise de foie…

Elle craignait le pire, mais la boîte de Lapsang Souchong était proposée pour une dizaine d’euros les 125g… Ce qui était très raisonnable.

Un peu plus loin sur le site, elle trouva même LA recette de leur scones (ici : https://www.fortnumandmason. com/fortnums/scones-made-in- piccadilly ) !!!

Hélas ! La E-card de crédit de Dame Ida ne fonctionnait plus ! Impossible de commander son lapsang souchong par internet ! Là c’était trop !

Dame Ida essaya alors d’attirer le chat avec la souris de l’ordinateur, espérant pouvoir l’étrangler avec le câble pour se passer les nerfs…

Mais le chat ne fut pas séduit par la bestiole, que Dame Ida essaya de lui jeter à la tête pour l’assommer.

Malheureusement, le câble était trop court, et fit brutalement revenir la souris qui percuta l’écran, achevant définitivement son ordinateur ! La commande de lapsang était franchement compromise !

Dame Ida avait bien besoin de consolation et de Mélange Madeleine, faute de Lapsang Souchong…

Hélas, il n’y en avait pas davantage dans ses placards ! Elle se précipita donc sous la pluie battante vers la dernière boutique Hédiard « de proximité » qui n’était qu’à 20km de chez elle…

Après avoir subi les embouteillages du marché et victorieusement forcé le passage pour piquer la place que convoitait un bellâtre en voiture de sport, elle s’en fut sous les insultes de malotru vers la boutique de ses rêves, sans oublier d’agiter son majeur avec classe et distinction vers le type qui soudainement paraissait nettement moins beau, et encore moins jeune, au point que Dame Ida douta franchement que les dents et les cheveux du dit type lui aient toujours appartenu.

Évidemment dans la boutique noire et rouge, la vendeuse était débordée et la fit attendre deux trop longues minutes avant de venir la voir…

— Bonjour Madame, vous désirez ?
— Auriez vous du Mélange Madeleine s’il vous plaît ?
— Mais certainement ! Voyons voir…
10 minutes plus tard… après avoir retourné toutes les boîtes à thé du rayon…
— Hé Robert ? Tu sais où est rangé le mélange Madeleine ?
— Il est en rupture ! Cherche plus, Paulette !

Dame Ida sentit tout à coup sa main se crisper sur son parapluie, estimant d’un regard le nombre de clients présents dans la boutique et se persuadant que chacun d’entre eux pouvait constituer autant de témoins gênants devant une cour d’Assises si elle se laissait aller à son furieux désir de s’en servir pour empaler la vendeuse.

Se contentant de prendre son air le plus pincé et le moins aimable, Dame Ida redressa dignement la tête, rejetant une mèche comme elle l’avait vu faire dans les films par les bourgeoises élégantes, et tripotant un triple rang de perles imaginaires, elle repris plein de morgue :

— Et je suppose évidemment qu’il en est de même pour le lapsang souchong ?

Convenons en, une telle remarque par les temps qui courent était d’une vile mesquinerie…

Mais semblant ne pas le relever, la vendeuse esquissa un large sourire et répondit :

— Mais si, Madame, nous en avons !

Sous l’effet du choc, Dame Ida s’accrocha à son parapluie qui heureusement pouvait aussi servir de canne, afin de ne pas tomber.

Presque assommée, balbutiante, se prenant soudainement pour une tradeuse un jours de flambée boursière, Dame Ida bredouilla un « Je prends ! Je prends ! » qui tenait plus de l’éructation d’une junkie en manque que de la digne bourgeoise pour qui elle aurait encore voulu passer quelques fractions de secondes plus tôt.

Treize euros et 200 grammes plus tard, repartie de la boutique avec son précieux paquet, Dame Ida était prête à défendre chèrement sa vie et son thé, brandissant son parapluie tel un sabre, négligeant de l’ouvrir sous la pluie.

La pluie, on s’en fout ! Le paquet était étanche!…

Et c’est une fois séchée, bien au chaud chez elle, affalée dans son fauteuil le plus moelleux, que faute de mélange Madeleine, après un toast à la santé de la Nonagénaire chapeautée, Dame Ida se délecta du suave nectar, oubliant allégrement le chat qui ronronnait à ses pieds au point d’omettre de l’écraser d’un coup de talon !