Les Crimes Culinaires De Dame Ida [Par elle-même et non rémunéré]

Halloween était enfin passé et Dame Ida tentait de s’en remettre avec une tasse de lapsang souchong…

Le chat n’était pas rentré depuis la veille au soir, terrorisé sans doute par le défilé incessant de tous les enfants grimés en zombies, sorcières et squelettes qui lui avaient permis de se débarrasser de tous ses médicaments périmés, laxatifs, comprimés contre la toux à la codéine, somnifères et autres joyeusetés qu’elle avait malgré tout dissimulées dans une quantité raisonnable de bonbons tout aussi périmés.

Quitte à shooter les enfants du quartier, et à provoquer quelques fausses gastros, mieux valait rester discret.

La soirée n’avait pas été si réussie que cela…

Au premier essai sur le chat, la chaise électrique avait provoqué un court circuit qui avait plongé la rue dans le noir jusqu’à ce qu’une équipe de dépannage d’urgence du fournisseur d’électricité n’intervienne, sans définir la cause évidente de la panne.

C’était plutôt une bonne nouvelle car la popularité de la famille de Dame Ida dans le quartier s’en serait encore trouvée écornée…

L’argument que de passer Halloween à la lueur des chandelles n’aurait pas tenu de toute façon. Dame Ida perdue dans ses pensée, réalisa alors que le chat n’avait peut être pas apprécié l’essai de la chaise électrique…

Pas plus que le fait de n’être nourri que de scones ratés depuis quinze jours.

Pas eu le courage de mettre une moche photo…

En effet, c’est bien gentil d’avoir du thé acceptable pour envisager de recevoir la nonagénaire chapeautée en la priant de se déplacer depuis Pâlemoral…

La moindre des choses serait d’avoir des scones à proposer avec la cup of tea !

Or, depuis trois semaines, Dame Ida galérait comme une damnée pour essayer de tirer de son four forcément défectueux, quelque chose ressemblant un tant soit peu à des scones.

Elle avait tout essayé, même de les acheter tout faits. Les scones d’une pseudo marque qui n’avait d’anglais que le nom s’était révélés infâmes, pâteux et difficiles à digérer…

Et les recettes trouvées sur le net étaient toutes aussi nulles les unes que les autres.

Trois recettes différentes glanées sur un site très fameux de partage de recettes… Deux autres piquées sur d’autres sites similaires…

Et même LA recette ultime proposée par LE grand magasin du luxe londonien, fournisseur de toute la famille de la nonagénaire et présentée comme celle utilisée pour fabriquer les scones mis en vente dans leur salon à l’heure de l’afternoon tea…

Toutes ces recettes, avaient été catastrophiques, ne donnant que des petits machins
tous plats et durs comme des galets !

Aucun des dits scones ne parvenaient à lever.

T’as essayé avec ça ????

Peu importaient les dosages du rapport farine/levure/sucre variable d’une recette à l’autre, peu importait le type de levure (chimique ou boulangère), l’ajout ou non de bicarbonate, rien n’y faisait !

Pire encore, certaines recettes parlaient d’une température de four à 220° et d’autres à 180°, différence pourtant effarante pour quiconque a déjà un peu pâtissé…

Les scones ne levaient jamais.

Et le gingembre, t’as essayé ??? Ça donne la gaule…

Dame Ida ne put essayer la recette de la Mère Cocotte, célèbre bloggueuse vue à la télé en train de jouer les couguars auprès de Sir Iliniack qui ne trouvait plus l’actrice quinqua Sophie Marteau assez vieille pour lui…

Car en effet, pour éviter les problèmes, la Mère Cocotte renvoyait les lectrices à l’utilisation d’ingrédients providentiellement inaccessibles de notre côté de la Manche !

Non seulement il faudrait aller se fournir dans un type de farine qu’on ne vend pas chez nous, et même de lait fermenté qu’on ne trouve qu’en boutique spécialisée…

Il semblerait que le secret du levage réside dans l’association bicarbonate/acidité spécifique du lait fermenté anglais, et de la consistance unique de cette farine secrète made in UK…

Et pis ça commence à bien faire cette affaire ! Et comme dirait si élégamment Sieur Toquéfada : « Ça fait même bien chier la bite » !

Dame Ida n’allait quand même pas traverser la Manche dans un sens ou dans l’autre à chaque fois qu’une envie de pâtisserie la prendrait.

Dame Ida se dressa sur ses ergots et poussa un tonitruant « Cocorico ! ». C’est fini les scones ! C’est fini les afternoon tea ! On est en France ici, et la nonagénaire à strasses irait se faire gaver ailleurs !

Elle proposerait sa cup of tea avec des pâtisseries bien françaises, faites avec des ingrédients qu’on trouve vraiment au supermarché quand on fait ses courses, et de préférence avec les ingrédients qu’on a de façon générale dans ses placards !

Epicétou !

Elle alla s’acheter le livre des desserts de la collection providentielle « Simplissime », qui permet de faire des super plats ou gâteaux qui ont de la tenue et du goût en moins de 30mn de préparation et avec maximum six ingrédients simples à trouver.

Et puis voilà !

De toute façon, si Agatha Christie a autant écrit sur les meurtres par poisons, c’est parce que la cuisine anglaise l’avait inspirée…

Avec le niveau calorique des afternoon tea pris à 17h et associant pour une seule personne : 3 sandwichs salés aux ingrédients improbables (œufs dur/cresson, beurre de crabe, concombre/crème de gruyère…), deux scones bourratifs à la crème et à la confiture (qui gonflent dans l’estomac sous l’effet du thé ingurgité pour les faire glisser), suivis de quelques mignardises hyper glucidiques, et cela, sans dispense de dîner…

Il y a de quoi mourir d’une crise fulgurante de diabète, si on a échappé à l’empoisonnement à l’agneau bouilli sauce menthe suivi de jelly !

Bref, dans les thriller britanniques, inutiles d’aller jusqu’au bout en cas de mort par empoisonnent : le coupable, c’est le cuisinier !

Alors, ça suffit ! On arrête le massacre des scones…

Parce qu’en plus c’est même pas si terrible que ça, même quand on les réussit ! Et y a pas la recette dans « Simplissime » !

C’est donc une tasse d’Earl Grey à la main et dans ces nouvelles bonnes résolutions qui semblèrent curieusement faire descendre le niveau d’angoisse de tous les membres de sa famille, que Dame Ida feuilleta le Simplissime des cocottes faciles, espérant y trouver une recette de civet au chat… au cas où celui-ci reviendrait…

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Secrets d’Histoire du 02 novembre 2017 – Agatha Christie

[Par dame Ida, toujours non rémunérée, bien que bossant régulièrement pour cette esclavagiste qu’elle la Belette Cannibal Lecteur]

Stéphane BERN nous a bien gâtés avec ce numéro spécial de Secrets d’Histoire consacré à Agatha Christie, née Miller, le 15 septembre 1890 à Torquay, d’un père américain et d’une mère anglaise.

L’émission commence par le mystère de la disparition de la romancière en 1926.

Trompée par son époux, le Colonel Archibald Christie, qui lui demande de lui accorder un divorce discret pour épouser sa jeune maîtresse.

Agatha mettra en scène sa disparition, semant quelques indices tel un petit Poucet, dans l’espoir sans doute, que son époux se lance à sa recherche…

C’est dans l’hôtel d’une station thermale de Yorkshire qu’il la retrouvera, inscrite sous le nom de la maîtresse de son époux…

Agatha prétendra jusqu’à la fin de sa vie avoir souffert d’amnésie au point d’accepter de consulter des spécialistes recommandés par son époux.

Si certains en doutent, quelques psys n’excluent pas nécessairement cette possibilité, imaginant l’éventuelle amnésie défensive de type hystérique, consécutive à la demande traumatique du divorce que lui avait adressée don époux.

Enfant surdouée, scolarisée à domicile par sa mère, elle apprendra seule à lire à l’âge de trois ans.

C’est dans une bonne famille bourgeoise qu’elle grandit, découvrant la littérature policière avec Arsène Lupin et Sherlock Holmes, et le Mystère de la Chambre Jaune de Gaston Leroux.

Grande amoureuse de la France qu’elle découvrit à l’âge de six ans, marquée par des cauchemars mettant en scène un assassin, initiée au spiritisme très jeune puisque c’était très à la mode au début du Xxème siècle, elle perd hélas son père très aimé à l’âge de 11 ans…

Ce qui en plus des conséquences financières difficiles pour sa famille, la précipitera dans l’écriture dans un carnet offert par le défunt, publiant ainsi son premier poème dans le journal local.

Incitée par sa mère à écrire de la littérature sentimentale par sa mère, dans la lignée d’une Jane Austin, elle s’exécute, se rêvant davantage artiste lyrique.

Agatha retourne à Paris, découvre Sarah Bernardt, fréquente l’opéra Garnier où elle prend des cours de chant et de piano, finissant par comprendre non seulement qu’elle n’a pas les capacités vocales nécessaires, et se trouve trop timide pour s’exprimer en public.

Comme toute jeune femme de sa condition, elle sera poussée au mariage par sa mère qui pour lui faire rencontrer un époux, la promène en Égypte, où elle se révèle être une fêtarde, et s’amuse à faire tourner ses soupirants en bourrique avant de retourner dans son Devon natal, tout en continuant à mener sa vie mondaine, acceptant de danser plus des deux fois réglementaires avec un certain Archibald Christie qui s’apprête à entre dans l’armée de l’air.

La réputation de séducteur du jeune homme ne tranquillise pas la mère d’Agatha…

Mère qui refusera la demande en mariage adressée et acceptera de simples fiançailles en attendant que le jeune hommes ait des revenus suffisants. La première guerre mondiale précipitera le mouvement.

Le couple se mariera et tandis que monsieur retourne au front, Agatha devient infirmière et se trouve confrontée à l’horreur des blessures de guerre…

Elle découvre alors le pouvoir des plantes et poisons, ce qui commence à faire germer dans son esprit quelques idées de romans. En fait, la moitié des victimes de ses romans y succomberont.

L’arrivée des réfugiés Belges à Torquay où elle officie lui fera rencontrer un curieux monsieur au crâne d’œuf, et à la moustache cirée, toujours bien mis.

Ainsi naîtra Hercule Poirot dont la première aventure, « The mysterious affair at Styles » ou « La mystérieuse affaire de Styles » sera publiée en 1920 qui ne lui rapportera que 25 livres de droits !

En 1922 son époux se trouvant embarqué dans un tour du monde par son employeur, elle laisse sa petite fille pour suivre son époux en expédition… vomitive, la jeune femme souffrant beaucoup du mal de mer.

Australie, Afrique du Sud, Hawaï, États-Unis… Et elle découvre même les joies du surf avant de rentrer en Angleterre où elle signe son premier contrat pour cinq romans pour faire bouillir la marmite puisque son époux gagne mal sa vie… tout en reprochant à sa femme de trop travailler.

Le divorce est consommé en 1928, et Agatha reprend la route des voyages : direction Bagdad via Istanbul par l’Orient Express !

En 1930 elle rencontre, Max, un jeune archéologue… de treize ans de moins qu’elle et qui lui fera le coup de la panne en plein désert pour mieux la séduire. Elle l’épouse discrètement le 11 septembre 1930 à Édimbourg.

Elle gardera son nom d’auteur en public, mais sera en privé Madame Mallowan, et accompagnera son époux encore pendant vingt ans sur les fouilles entre deux romans.

Agatha ne sera hélas pas la mère du siècle selon nos critères, mais sera en cela très conforme aux femmes de son milieux.

Mère et fille se rapprocheront l’une de l’autre pendant la seconde guerre mondiale, les voyages archéologiques devenant plus compliqués.

La suite du documentaire nous apprend ce qu’il faut savoir sur la chronologie de son succès littéraire, qui fera d’elle l’auteur le plus rentable de la collection « Le Masque » qui édite ses romans en France.

Agatha créera la société Agatha Christie Limited qui gérera ses droits, et dont elle installera le siège en Irlande qui ne taxe pas les droits d’auteurs des écrivains.

Menant une vie relativement simple comparativement à sa fortune, elle sacrifiera toutefois à sa passion pour les maisons et la décoration. Elle en possédera jusqu’à onze en même temps.

PS du Cannibal Lecteur : Je vous illustre le fait de posséder 11 maison par un extrait d’une scène coupée de « La grande vadrouille » où Stanislas Lefort (De Funès) demande à Augustin (Bourvil) ce qu’il gagne en tant que peintre. Ensuite, il lui parle de ses nombreuses maisons qu’il ne peut pas occuper toutes en même temps. Une conversation très philosophique je trouve.

En 1947, Agatha Christie se verra confiée le cadeau d’anniversaire de la Reine Mary qui souhaitait une pièce écrite par elle, pour la radio.

Cette pièce, « The Mousetrap » (la souricière) jouira d’un grand succès au point de tenir l’affiche pendant dix années consécutives.

La pièce est actuellement toujours jouée à Londres au point d’en être devenu un monument.

Attention : si vous voulez vous y rendre, n’oubliez pas de donner un pourboire au chauffeur du taxi qui pourrait vous révéler le nom du coupable pour se venger.

Anoblie par Elizabeth II, c’est à l’âge de 85 qu’elle nous quitte le 12 janvier 1976.

C’est sur cette magnifique citation de Molière que l’émission se conclue : « La plus grande ambition des femmes est d’inspirer l’amour ».

Ce serait vous mentir que de vous dire que je ne me suis pas régalée devant cette émission.

J’en ai même oublié de me faire une tasse de lapsang souchong, c’est tout dire !!!

Un fabuleux voyage à travers le monde et le temps, sur les traces de la romancière que l’émission saura nous rendre attachante.

Pour celles qui l’ont raté, le Replay sera disponible une semaine après la première diffusion, et je gage qu’on ne tardera pas à retrouver la vidéo sur Youpub et autres sites de streaming.

PS du Cannibal Lecteur : c’est déjà sur YouTup !

À LA RECHERCHE DU THÉ PERDU… LE THÉ RETROUVÉ… [ou la petite madeleine de Dame Ida]

À LA RECHERCHE DU THÉ PERDU… LE THÉ RETROUVÉ…

ou la petite madeleine de Dame Ida [toujours non rémunérée]

Après avoir nettoyé la flaque de thé et les éclats de sa tasse qui avaient ruiné sa moquette, Dame Ida essaya maintes fois d’apaiser sa frustration en cherchant à attraper le chat en vain pour le passer au lave-vaisselle et au micro-ondes…

Dépitée et épuisée elle chiffonna la recette de chat en civet au vin et aux carottes trouvée dans son dernier numéro de Femme+ pour son déjeuner dominical.

Sa belle-mère devait venir manger… Dame Ida décida qu’elle se contenterait d’une part de tarte à la grimace. Elle la réussissait depuis bien des années pour elle !

Non… Dame Ida ne se laisserait pas démoraliser pour si peu! C’était une battante ! Elle était bien parvenue à détourner Toquéfada de son ambition pour la prêtrise et d’une grande carrière d’Inquisiteur !

Elle l’avait séduit et depuis, il se contentait de torturer et de brûler des sorcières en amateur dans sa cave…

De toute façon, il n’y en avait plus tant que ça en liberté de nos jours, et il n’aurait jamais pu gagner sa vie ainsi !

Anybref ! Elle avait tout de même réussi quelque chose dans sa vie !

Certes ses enfants en pleine crise d’ado lui attirait les regards courroucés des voisins du fait de leur déplorable habitude de se courir l’un après l’autre dans les cages d’escaliers de l’immeuble en brandissant les ustensiles de torture fauchés à leur père pour s’entre-tuer…

Et elle avait été convoquée par le proviseur de son fils le jour où le débat en instruction civique portant sur l’abolition de la peine de mort avait conduit leur aîné à regretter profondément d’avoir dû renoncer à devenir « exécuteur des hautes œuvres »…

Et il y avait cette sombre histoire avec sa fille en cours de biologie, lors d’expériences sur des batraciens… le professeur s’étant évanouie ne supportant pas très bien la façon dont sa pioupioute s’était bien amusée au médecin légiste sur les grenouilles…

Non ! Dame Ida n’allait pas se laisser abattre pour si peu !

Après tout, s’il n’y avait plus de Lapsang Souchong dans son placard, voire en Europe, Dame Ida avait d’autres possibilités pour se faire plaisir.

Proust avait sa petite Madeleine…

Et bien Dame Ida aussi : le Mélange Madeleine de chez Hédiard, délicatement vanillé et parfumé à l’huile essentielle d’orange était un véritable délice, et accompagnait très bien la nouvelle recette de scones qu’elle avait trouvée sur internet et qu’elle se promettait d’essayer un jour !

En effet, recherchant où l’on pouvait contourner l’embargo Européen supposé contre les thés fumés, Dame Ida s’était donc tournée vers les partisans du Brexit qui s’était affranchis de telles mesures…

Et comme Dame Ida n’aime pas la gnognote, elle avait carrément envoyé une petite lettre à une fameuse Nonagénaire drapée de robes aux couleurs vives et constellée de pierreries (mais si, vous savez… celle qui agite encore très gracieusement la main quand on la plante sur son balcon londonien, et qui file ensuite bouder à Pâlemoral pour tout l’été!), pour lui demander où elle-même se fournissait !

Son ami Charlot Kolmse à qui elle avait envoyé ses félicitations pour son divorce très lucratif d’avec le Docteur Jo Newattesön, lui avait donné son adresse postale.

La Nonagénaire lui avait fait répondre par un de ses nombreux secrétaires d’aller voir chez Fortnum and Mason (https://www.fortnumandmason. com/) si elle y était.

Puisque c’est en effet chez cette prestigieuse maison, sise depuis plus de trois siècles sur Piccadilly, que la Nonagénaire cousue d’or et son fils qui rêvait d’être le tampon hygiénique de sa nouvelle femme, se fournissaient.

Dame Ida s’en fut alors voir sur le site de la prestigieuse maison dont elle avait une fois par mégarde avalé une boîte entière de chocolats devant la télé…

Avant de réaliser que la personne qui la lui avait offerte avait déboursé près de 100 euros pour lui filer une crise de foie…

Elle craignait le pire, mais la boîte de Lapsang Souchong était proposée pour une dizaine d’euros les 125g… Ce qui était très raisonnable.

Un peu plus loin sur le site, elle trouva même LA recette de leur scones (ici : https://www.fortnumandmason. com/fortnums/scones-made-in- piccadilly ) !!!

Hélas ! La E-card de crédit de Dame Ida ne fonctionnait plus ! Impossible de commander son lapsang souchong par internet ! Là c’était trop !

Dame Ida essaya alors d’attirer le chat avec la souris de l’ordinateur, espérant pouvoir l’étrangler avec le câble pour se passer les nerfs…

Mais le chat ne fut pas séduit par la bestiole, que Dame Ida essaya de lui jeter à la tête pour l’assommer.

Malheureusement, le câble était trop court, et fit brutalement revenir la souris qui percuta l’écran, achevant définitivement son ordinateur ! La commande de lapsang était franchement compromise !

Dame Ida avait bien besoin de consolation et de Mélange Madeleine, faute de Lapsang Souchong…

Hélas, il n’y en avait pas davantage dans ses placards ! Elle se précipita donc sous la pluie battante vers la dernière boutique Hédiard « de proximité » qui n’était qu’à 20km de chez elle…

Après avoir subi les embouteillages du marché et victorieusement forcé le passage pour piquer la place que convoitait un bellâtre en voiture de sport, elle s’en fut sous les insultes de malotru vers la boutique de ses rêves, sans oublier d’agiter son majeur avec classe et distinction vers le type qui soudainement paraissait nettement moins beau, et encore moins jeune, au point que Dame Ida douta franchement que les dents et les cheveux du dit type lui aient toujours appartenu.

Évidemment dans la boutique noire et rouge, la vendeuse était débordée et la fit attendre deux trop longues minutes avant de venir la voir…

— Bonjour Madame, vous désirez ?
— Auriez vous du Mélange Madeleine s’il vous plaît ?
— Mais certainement ! Voyons voir…
10 minutes plus tard… après avoir retourné toutes les boîtes à thé du rayon…
— Hé Robert ? Tu sais où est rangé le mélange Madeleine ?
— Il est en rupture ! Cherche plus, Paulette !

Dame Ida sentit tout à coup sa main se crisper sur son parapluie, estimant d’un regard le nombre de clients présents dans la boutique et se persuadant que chacun d’entre eux pouvait constituer autant de témoins gênants devant une cour d’Assises si elle se laissait aller à son furieux désir de s’en servir pour empaler la vendeuse.

Se contentant de prendre son air le plus pincé et le moins aimable, Dame Ida redressa dignement la tête, rejetant une mèche comme elle l’avait vu faire dans les films par les bourgeoises élégantes, et tripotant un triple rang de perles imaginaires, elle repris plein de morgue :

— Et je suppose évidemment qu’il en est de même pour le lapsang souchong ?

Convenons en, une telle remarque par les temps qui courent était d’une vile mesquinerie…

Mais semblant ne pas le relever, la vendeuse esquissa un large sourire et répondit :

— Mais si, Madame, nous en avons !

Sous l’effet du choc, Dame Ida s’accrocha à son parapluie qui heureusement pouvait aussi servir de canne, afin de ne pas tomber.

Presque assommée, balbutiante, se prenant soudainement pour une tradeuse un jours de flambée boursière, Dame Ida bredouilla un « Je prends ! Je prends ! » qui tenait plus de l’éructation d’une junkie en manque que de la digne bourgeoise pour qui elle aurait encore voulu passer quelques fractions de secondes plus tôt.

Treize euros et 200 grammes plus tard, repartie de la boutique avec son précieux paquet, Dame Ida était prête à défendre chèrement sa vie et son thé, brandissant son parapluie tel un sabre, négligeant de l’ouvrir sous la pluie.

La pluie, on s’en fout ! Le paquet était étanche!…

Et c’est une fois séchée, bien au chaud chez elle, affalée dans son fauteuil le plus moelleux, que faute de mélange Madeleine, après un toast à la santé de la Nonagénaire chapeautée, Dame Ida se délecta du suave nectar, oubliant allégrement le chat qui ronronnait à ses pieds au point d’omettre de l’écraser d’un coup de talon !

Le Mystère Mystérieux du Thé Interdit [Par Ida]

Le Mystère Mystérieux du Thé Interdit

Par notre envoyée spéciale et non rémunérée, Dame Ida

Théinomane notoire, et accro aux petits gâteaux qui vont avec la cup of tea, Dame Ida se rendit un beau matin à son comptoir de thés préféré afin de refaire les niveaux des boîtes de ses mélanges favoris.

Earl Grey (parfait pour accompagner les scones et le Victorian Sponge Cake), Thé vert à la menthe et à la rose (pouvant être bu n’importe quand et sans sucre ni lait), mélange fruité de roibos pour le soir, Darjeeling pour les shortbreads, et… Pour aller avec les spécialités chocolatées… du Lapsang Souchong.

Et là, vlan ! Y en a pas !

Le vendeur en uniforme crème, avec toute la bonne éducation et le vocabulaire choisi qu’il a dû démontrer pour se faire embaucher dans ce lieu un peu select, explique à la pauvre Dame Ida dépitée, que non seulement il n’est plus en mesure de lui vendre la précieuse substance, mais qu’en plus, par-dessus le marché il ne sera pas en mesure de lui en vendre avant longtemps, de nouvelles réglementations européennes ayant proscrit l’importation de cette variété de thé.

Dame Ida senti alors les larmes lui monter aux yeux.

Déjà que la fermeture ces dernières années des deux magasins Hédiard de proximité l’avait privée de la possibilité de racheter sans aller au Diable, son Mélange Madeleine préféré (thé noir, subtilement parfumé aux huiles essentielles d’orange et de vanille) parfait en toute circonstance…

L’annonce fut un terrible et tragique choc qui la laissa sidérée.

Afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette sinistre affaire, Dame Ida parcouru la toile en long, en large et en travers… Et ce à plusieurs reprises…

Pour se rendre compte que si d’autres qu’elle avaient eux aussi tapé les mêmes mots clés dans leur moteur de recherche, les pages proposées par internet ne levaient absolument rien ou presque de l’énigme.

Tout au mieux mentionnait on de façon très vague que certains thés chinois pouvaient se trouver interdits d’importation car trop chargés en pesticides, les normes locales étant plus souples que les normes européennes…

Mais rien de plus spécifique concernant le Lapsang Souchong.

Dame Ida essaya alors de remobiliser ses vieux souvenirs de classe d’anglais et se lança dans l’écriture d’une longue bafouille au Sieur Charlot Kolmse, éleveur d’abeilles retiré des affaires londoniennes dans le Surrey, et dont certains de ses fans disaient qu’il s’agissait de son thé préféré…

Probablement pourrait-il alors éclaircir le mystère ?

A sa grande satisfaction, Dame Ida appris que le Sieur Charlot Kolmes avait été lui aussi sollicité pour les mêmes raisons par une très éminente nonagénaire chapeautée richissime souvent aperçue dans la presse people, habillée de couleurs acidulées et chargée de bijoux comme un sapin de Noël, et dont la principale activité est d’agiter sa main gantée d’un balcon ou à la fenêtre de sa voiture.

On la croise une fois par an paraît-il au Parlement, en train de nettoyer le sol avec une lourde serpillère géante en fourrure et velours, affublée d’un casque de sécurité étincelant de mille feux… et on lui propose assez vite de s’asseoir sur un siège totalement dément peu facile à caser dans le salon de n’importe qui, pour reprendre son souffle le temps d’un speech et de refaire le même chemin en sens inverse.

Mais ça… C’est une autre affaire… Surtout depuis que son mari refuse de lui servir de déambulateur dans ce genre de pinces-fesses.

L’intérêt de cette sollicitation prestigieuse, était que la dite nonagénaire cousue d’or et de diamants avait déjà largement rétribué le Sieur Charlot Kolmes, qui n’exigea alors aucun honoraire pour lui transmettre les informations à sa disposition avec un pot de miel de ses ruches… Qui au passage n’était guère fameux… Mais comme il était gratuit, il était bienvenu pour sucrer le rooibos du soir fruité de Dame Ida.

La réponse du Sieur Charlot Kolmes consistait en ces quelques lignes que je me suis permise de traduire (probablement avec quelques erreurs) afin de les rendre plus accessibles aux lectrices et lecteurs francophones :

« Chère Dame Ida,

C’est avec plaisir que je vous transmets gracieusement les quelques informations dont je dispose sur les raisons votre impossibilité à vous fournir en Lapsang Souchong.

Il faut tout d’abord comprendre réellement ce qu’est le Lapsang Souchong en revenant à l’étymologie des deux vocables qui s’associent pour le désigner. Le terme « souchong » renvoie non pas à un vieux chanteur français dont on peut encore se demander par quel mystère il parvient à écouler des disques depuis si longtemps, mais découle du terme chinois qui désigne de manière générique tous les thés fumés.

Le terme « Lapsang » quant à lui vient du mot chinois qui désigne la dernière feuille, plus épaisse, moins délicate et aux arômes peu subtils prélevée au théier lors de la cueillette.

Et oui, le lapsang souchong est un thé composé avec les feuilles les moins intéressantes du théier !

Cette feuille est traitée par oxydation afin de devenir un « thé noir » puis ensuite fumée, généralement avec un feu de bois d’épicéa (comme le saumon est généralement fumé au bois de hêtre !).

La légende voudrait que le Lapsang Souchong soit le fruit d’une erreur ou d’un accident, un peu comme votre tarte tatin…

En effet, au cours du XIXème siècle, dans un climat de relative instabilité politique (qui aboutira finalement à l’effondrement de l’Empire Chinois et à une « république » communiste), des cultivateurs de thé qui avaient mis leur récolte à sécher furent contraints de fuir leurs plantations avant qu’elles ne soient détruite.

Afin de ne pas perdre la récolte en cours de séchage, ils voulurent hâter le processus en mettant le thé au-dessus d’un feu de bois, ce qui laissa à la marchandise un goût fumé… (à l’instar du Scout qui passe à côté de vous après une soirée autour d’un feu de bois et qui ne s’est évidemment pas douché – NB : Je n’ai pas précisément testé le goût du Scout fumé n’étant pas cannibale comme une Belette, mais juste été incommodé par leur odeur en faisant la queue derrière eux à la boulangerie).

Le thé fumé ainsi obtenu était destiné à l’exportation européenne et surtout anglaise, les Chinois préférant garder les meilleures feuilles pour eux (n’oubliez pas qu’il s’agissait de « lapsang », c’est-à-dire des feuilles les moins bonnes), c’est avant tout en Occident que ce thé oxydé connût un véritable succès tandis qu’il était peu consommé en Chine.

Le Lapsang, ils ne souhaitaient pas le garder… Et lorsqu’il fut Souchoung ils s’en débarrassèrent encore plus volontiers.

Je connais d’ailleurs quelques mélomanes et amateurs de poésie française qui voudraient bien se débarrasser de leur Souchon également. On pourrait lui suggérer de rejoindre un certain Florent P. au Portugal où il pourrait bénéficier de super réductions d’impôts à condition de se taire à jamais… mais c’est une autre question.

Les informations dont je dispose maintenant sont hélas bien parcellaires et ne reposent que sur mes déductions personnelles issues du peu d’éléments et d’indices qui m’ont été transmis.

Les thés fumés étant exposés à des composants carbonés peuvent être devenus potentiellement cancérogènes, cancérigènes ou oncogènes (trois mots qui veulent dire la même chose et renvoient à la même cruelle réalité), à l’instar de la viande fumée, du saumon fumé, du barbecue, et de la cigarette pourtant bien plus addictogène et meurtrière (elle tuerait un consommateur sur deux) mais qu’on laissera en vente libre puisqu’elle permet de moins payer de retraites et d’engranger plus de taxes en faisant croire que les gens coûteraient moins cher à la société lors de leurs dernières années de vie s’il ne fumaient pas, ce qui est rigoureusement faux si on considère les coûts de la grande dépendance des sujets très âgés qui n’ont pas fumé.

Le potentiel oncogène des thés fumés serait considérablement augmenté par la saturation en pesticides des thés de Chine que l’Union Européenne aurait dans le collimateur.

La Chine se débarrassait déjà des feuilles de thé dont elle ne voulait pas, alors si en plus, elles sont pleines de pesticides et rendues potentiellement plus toxiques à cause du fumage, où va-t-on !

Bien entendu, on pourra rappeler que le tabac dont on fait les cigarettes n’est pas moins chargé en pesticides et aussi en substances aromatiques ou de texture… majorant l’effet addictogène et cancérigène… Mais ce serait de la mesquinerie, évidemment.

En tout cas, d’après certaines rumeurs, un grand nombre d’aristocrates britanniques auraient convaincu en sous-main certains parlementaires de rouler pour le Brexit et la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne, simplement pour pouvoir à nouveau importer chez eux ce thé interdit dont il paraît qu’il peut encore se commander sur certains sites internet…

Mais pas sur tous… D’ailleurs, la dénomination « Lapsang Souchong » n’est plus au catalogue de Mariage, de Dammann, de Kusmi, Hédiard…, on pourra vous y proposer d’autres variétés de thés fumés, mais dont le goût restera éloigné de celui du Lapsang Souchong.

En revanche on trouvera une référence de Lapsang Souchong pour 17 euros les 90g sur la boutique en ligne de Fauchon… S’agit-il de vieux stocks pas encore totalement écoulés ? D’un contournement de la loi par le biais d’internet ? Quelque chose serait-il en train de bouger ? De nouvelles techniques de fumage ou des jardins chinois répondant à des normes de culture plus conformes aux attentes européennes seraient-ils en voie d’apparition ? La recette de ce mélange ne serait-elle pas la recette originale ?

Je ne suis malheureusement pas en mesure de répondre davantage à la question pour le moment car les maisons de thé semblent peu communiquer sur le sujet de peur que le public qui voit dans le thé un produit de santé ne finisse par le bouder : la mise en cause de la saturation en pesticide des thés chinois ne concernerait pas que les thés fumés ou le Lapsang Souchong mais toutes les autres importations.

C’est ce qui explique probablement l’absence d’informations claires sur la toile…

Absence d’informations qui nous laisse hélas à nos conjectures et ne fait pas autre chose que de souligner l’existence d’un complot international des marchands dirigé par un certain Maury Harty qui a sans doute utilisé le scandale du Lapsang Souchong pour favoriser le Brexit et spéculer sur la baisse de la livre sterling ».

Le Sieur Charlot Kolmse termina sa lettre par quelques badinages à faire rougir, vantant les formes généreuses et appétissantes de Dame Ida, et sur la beauté de sa voix qu’il comparait à celle d’une ancienne gloire des scènes lyriques, une certaine Irena Delair qu’il avait bien connue dans un sens, mais pas bibliquement s’empressa-t-il de préciser de peur que cessent les rumeurs sur son mariage tardif supposé avec un certains Jo Newattsön, et qui lui permettait de bien écouler son miel dans les milieux interlopes LGBT et asexuels fans de fandoms de la toile.

Mais en dire plus sur ce registre consisterait à lever le voile sur des affaires très intimes qui ne nous regardent pas, ce qui fait que nous ne nous étendrons pas sur la question.

Dame Ida en fut quitte pour perdre quelques euros afin de goûter un ersatz de thé légèrement fumé sans grand intérêt qu’elle essaie d’écouler en le proposant à sa belle-mère lorsqu’elle s’invite pour le thé, attirée par les odeurs diaboliques de pâtisserie émanant de sa cuisine.

Il est vrai que ses afternoon tea agrémentés de son sponge cake à la strychnine, ses scones à l’arsenic, et ses sandwiches au beurre moules périmées (qui remplacent avantageusement le crabe), et ses petits fours à la Landru ont résolu bon nombre de ses embarras sociaux.

Dame Ida, se prit alors à rêver d’une invitation dans la résidence écossaise où la nonagénaire aux jolies robes s’enferme pour bouder (le château s’appelle depuis « Pâlemoral »), pour prendre un vrai thé fumé dans les règles du lard, en compagnie d’autres aristocrates comme Lady Gaga ou des stars du showbiz comme les nouveaux mannequins vedettes de mode pour bébés comme Georges et Charlotte, qui tels de parfaits top-models ont appris à tirer la tronche en lisant dans The Sun que leur dévergondée de maman leur préparait un petit frère ou une petite sœur, pendant que leur père apprenait à retirer des draps recouvrant des plaques commémoratives par-ci par-là où à couper des rubans avec des gros ciseaux…

Peut-être y serait-elle également présentée à ses stars préférées, Hercule Poivrot, Miss Marble et Agatha Chippie ?

Ah ! si seulement… Vautrée dans son fauteuil, le sourire aux lèvres et la tête à Pâlemoral, Dame Ida sombra dans son abîme de rêverie, imaginant le buffet de scones et de pâtisseries proposés dans le grand monde… sans se rendre compte que sa main tenant son ultime tasse de Lapsang Souchong relâchait sa prise et laissait écouler le divin nectar sur ses pieds… « Sa mère la pute qui suce des ours morts en enfer ! » s’écria-t-elle alors dans un sursaut rageur, tant sous l’effet de la douleur de ses pieds ébouillantés, de ses Loboudins ruinées, et du thé perdu.

Elle jeta sa tasse vide à travers la pièce en visant le chat qu’elle n’avait pas encore réussi à faire entrer dans le grille-pain, en hurlant : « Ben puisque c’est comme ça, je me mettrai au café ! ».

Le toutou des Baskerville à la téloche !

Oyez holmésiens et holmésiennes de tout poils !

Apprenez qu’un de mes petits moineaux vient de m’apprendre que le film « The Hound Of The Baskervilles » de Terence Fisher (1959) passera ce vendredi 11 août à 20h45 sur Chérie25 !

Ménagères, profitez de son passage sur le petit écran pour le regarder avec dévotion et délectation car ce même petit moineau me signale qu’il est introuvable sur You Tup (no pub) et sur aucun site de streaming…

Moi, de mon côté, je l’avais… hum… emprunté à long terme sur un site de téléchargement qui pour le moment est en dérangement pour l’éternité (ce qui est merdique car j’y avais un bon ratio !!).

Ce film est avec Peter Cushing dans le rôle titre de Sherlock Holmes et Christopher Lee dans le rôle de Sir Henry Baskerville !

Donc, cochez la date à votre calendrier et faites chauffer le magnéto, Serge ! Ou le décodeur, c’est selon…

Lien vers ma chronique de l’époque : The Hound Of The Baskervilles – 1959 [Sherlock Holmes – FILMS]

The Return Of The English Month ! Yes ! [Juin 2017 – Saison 6]

The English Month Is Back !!

Le 1er juin n’est pas la fête des drogués, mais le début du Mois Anglais chez Lou et Cryssilda… Il n’y a que les cancres du fond qui ne le savaient pas encore !

Comme vous le savez tous et toutes, j’adore participer au Mois Anglais auquel je suis abonnée depuis 2013 et où, durant mes 4 participations antérieures, j’en ai fait voir de toutes les couleurs aux organisatrices qui ont sué devant ma multitude de billets.

Scores à battre ou à égaler :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrit de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)

Oui, je suis une forcenée du Mois Anglais et traditionnellement, j’en profite pour mettre à l’honneur Sherlock Holmes & Jack The Ripper, autrement, deux opposés dans tous les sens du terme.

Mon Mois Anglais ne sera pas consacré exclusivement à la littérature anglaise, je vais tenter de vous parler de quelques films, quelques séries, un manga (si jamais un tome de Black Butler sortait en juin) et peut-être réaliser une fiche sur un tueur en série anglais et sur les fumeries d’opium… Qui sait ?

Si j’ai du temps durant mes vacances de juin, je pourrai le faire… Yes, I can !

En tout cas, je vais au moins tenter d’égaler au moins mon score de 2015 ou 2016. Ou peut-être me calmer un peu ! MDR

Allez, venez nous rejoindre en masse pour Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda !

Liste de ce que j’aimerais lire, voir, critiquer, vous parler (le tout étant donné à titre indicatif, je ne saurais pas faire tout ça).

Liste de livres, séries, films qui pourraient aussi se retrouver en lectures dès juillet, pour la reprise du challenge « A Year In England » de Titine…

  1. Sombre Mardi : Nicci French [ROMAN]
  2. Maudit mercredi : Nicci French [ROMAN]
  3. Autopsie – Whitechapel : Maniscalco [ROMAN]
  4. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  5. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  6. Le peuple de l’abîme/d’en bas : Jack London [ROMAN]
  7. Les Mémoires de Fanny Hill : John Cleland [ROMAN]
  8. La Rose pourpre et le Lys – T1 : Michel Faber [ROMAN]
  9. Maurice : Foster [ROMAN]
  10. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  11. Moi, Sherlock Holmes : William S. Baring-Gould [ROMAN]
  12. La Dernière Expérience – SH : Annelie Wendeberg [ROMAN]
  13. Les étrangers dans la maison : Harvey [ROMAN]
  14. Agatha Raisin – T1 – La quiche fatale : Marion Chesney [ROMAN]
  15. Agatha Raisin – T2 – Remède de cheval : Marion Chesney [ROMAN]
  16. Agatha Raisin – T3 – Pas de pot pour la jardinière [ROMAN]
  17. Livre rouge de Jack l’éventreur (Nouv. éd. actualisée) : Bourgoin [ROMAN]
  18. Soul of London : Gaëlle Perrin-Guillet [ROMAN]
  19. Rouge ou mort : David Peace [ROMAN]
  20. La disparue d’Angel Court : Anne Perry [ROMAN]
  21. Petits meurtre à Mangle Street : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  22. La malédiction de la maison Foskett : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  23. Sherlock, Lupin et moi -T2 – Dernier acte à l’opéra : Adler [ROMAN]
  24. Sherlock Holmes – Le défi d’Irene Adler – T4 : Ced [BD]
  25. Astérix – T8 – Astérix chez les Bretons  : Goscinny & Uderzo [BD]
  26. Tif et Tondu – T19 – Sorti des abîmes : Will & Tillieux [BD]
  27. Les passes-temps de Sherlock Holmes : Réouven [ROMAN]
  28. Nouveau mémorial Sherlock Holmes I : Baudou [ROMAN]
  29. Nouveau mémorial Sherlock Holmes II : Baudou [ROMAN]
  30. Le musée de l’Holmes : Baudou & Gayot [ROMAN]
  31. Agatha, es-tu là ? : Nicolas Perge [ROMAN]
  32. Le témoignage du pendu : Ann Granger [ROMAN]
  33. Le brouillard tombe sur Deptford : Ann Granger [ROMAN]
  34. Oscar Wilde et le mystère de Reading : Brandreth [ROMAN]
  35. La mort à ses raisons – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  36. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  37. Le retour de Jack L’Éventreur : J.B Livingstone [ROMAN]
  38. Je suis Pilgrim : Terry Hayes [ROMAN – LC]
  39. Watchmen – Intégrale : Alan Moore [COMICS]
  40. V pour Vendetta : Alan Moore [COMICS]
  41. Sherlock – Le guide de la série : Steve Tribe [GUIDE]
  42. Sherlock Holmes – La manoir de l’abbaye [SÉRIE]
  43. Sherlock Holmes – Le rituel de Musgrave [SÉRIE]
  44. Sherlock Holmes – L’homme à la lèvre tordue [SÉRIE]
  45. Sherlock Holmes – L’école du prieuré [SÉRIE]
  46. Sherlock Holmes – Les six Napoléons [SÉRIE]
  47. Downton Abbey – Saison 2 [SÉRIE]
  48. Broadchurch – Saison 2 [SÉRIE]
  49. Rillington Place [SÉRIE]
  50. Dr Foster – Saison 1 [SÉRIE]
  51. Taboo – Saison 1 [SÉRIE]
  52. Black Mirror – Saison 1 [SÉRIE]
  53. Happy Valley – Saison 1 [SÉRIE]
  54. The Fall – Saison 1 [SÉRIE]
  55. The Queen – Saison 1 [SÉRIE]
  56. Sherlock Holmes – The crucifer of Blood [FILMS]
  57. Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street [FILMS]
  58. Gladiator : Rydley Scott [FILMS]
  59. The Dark Knight, Le Chevalier Noir : Christopher Nolan [FILMS]
  60. The Full Monty : Peter Cattaneo [FILMS]
  61. Basil détective privé [DESSIN ANIMÉ]
  62. Blackout Ripper : Tueur en série [ARTICLES]
  63. L’opium et ses fumeries [ARTICLES]

Cannibal sur le grill de Collectif Polar pour ses 2 ans de blog

Pour les 2 ans du blog de Collectif Polar, j’ai accepté de me faire passer sur le gril, tout en me réservant le droit de répondre, de ne rien dire, de faire appel à un avocat… MDR

Je publie l’article sur mon blog pour ceux ou celles qui ne l’aurait pas lu chez Collectif…

As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?
J’ai des tas de PAL pour la bonne et simple raison que si je les mettais toutes en une seule pile, ce serait l’effondrement total ! Donc, mes livres à lire sont rangés dans les différentes biblios – selon leur éditeurs pour certaines biblio – ou selon mes envies (pour celle située dans mon bureau à la maison).

J’ai une pile « urgente » qui, comme le courrier en retard de Gaston Lagaffe monte, monte, monte de plus en plus. Elle comprend notamment les dernières nouveautés et pour le reste, c’est le foutoir !

Un peu comme dans cette illustration magnifique du regretté Franquin.

gaston10

Pourquoi une PAL ?
Pourquoi ? Bonne question… Parce que j’aime amasser et posséder les romans que j’aimerais lire… Ben oui, c’est juste une histoire de possession vieille comme le monde. Je n’amasse pas du fric, mais des livres, parce que j’aime ça.

Un besoin viscéral que seuls ceux qui ont une PAL peuvent comprendre… Une drogue.

Comment est-elle rangée ?
Elle me parle de rangement ! PTDR. Bon, ben, j’ai une PAL Urgente, donc, où les nouveaux titres sortis sont notés sur un papier et je choisi dedans. Je parle des nouveautés à partir de septembre 2016…

Hélas, les nouveautés sont éparpillées dans ma biblio, au sol, en piles sur le bout de la table, dans ma liseuse… Alors pour le rangement, on repassera !

A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?
Ce sont les hommes qui baptisent leur chose, non ?? Pardon, je sors…

J’ai ma Pedigree PAL, pour la PAL d’excellence, c’est celle qui reprend les grands auteurs que j’aimerais découvrir impérativement, ou les livres dont je pense qu’ils seront des tueries, des trucs super géniaux à lire.

Entre dedans des romans que je veux ABSOLUMENT lire et que je n’ai pas encore eu le temps de faire puisque j’établis des règles que je les bafoue moi-même !

BIBLIO - Pedigree PAL

L’autre, c’est la PAL Canigou (du nom du massif montagneux et jeux de mots avec la bouffe à chiens aussi, pour rester dans le ton) qui est en fait une PAL avec d’autres livres « super » que je devrais « lire sans trop tarder » (comme les séries de livres que j’ai entamées et non terminées). Mais puisque j’établis des belles listes que je ne suis pas, je n’y arriverai jamais !

CHALLENGE - CANIGOU

Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)
J’avais fait des photos de mes biblios pour un de tes articles et mes PAL se trouvent disséminées dedans…

Qu’elles soient Pedigree ou Canigou, ou Urgente… Tout est mélangé !! Mes biblios sont rangées, mais elles comprennent les livres lus ou à lire.

Combien de livre contient ta PAL ?
Tout le monde est bien assis ?? Vraiment bien assis ? Avec des sels à proximité ?? Oui ? Allez, je balance… 1.553 (chiffre arrêté ce 24 février 2017 à 20h22 et d’après Babelio).

Je compte plusieurs évanouissements et des exclamations genre « Elle est folle, tarée, dingue,… » qui me remplissent de joie.

Comment s’est constituée ta PAL ?
Bheu… comme le trou de la sécu… Au début, nous étions 20 livres d’avance, et puis, par un prompt renfort, nous fûmes 200, puis 500, puis 800…. Ça monte plus vite qu’on ne le croit et une fois dépassé un certain chiffre, elle s’auto-alimente et cela ne se résorbe plus, comme le trou de la sécu, la dette publique, toussa, toussa…

Comment cela se fesse-t-il ? Bêtement les tentations dans les bouquineries, dans les magasins, et puis, l’explosion intégrale le jour où je me suis inscrite sur Babelio, sans parler de la fission nucléaire le jour où j’ai constitué ce blog et fait quelques connaissances.

Coupables vous êtes car je suis une jeune fille fragile soumise à la tentation perpétuelle… Un exorciste, vite !! mdr

Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?
QUOI ?? Tu veux des noms ? Non mais, je ne dénonce pas, moi, madame ! Jamais de la vie je ne ferai dans la délation et dirai qu’Yvan (Blog ÉmOtionS) est un sacré salaud de faire monter ma PAL comme il le fait !

Jamais je ne balancerai Fred (Les Chroniques Acides De Lord Arsenik) et ses tentations, jamais je ne dénoncerai ma binômette Stelphique (Mon féérique blog littéraire!!!) ou ma trinômette Nathalie (Sous les pavés, la page) !!!

Quant à parler d’une tordue (Les Motordus d’Anne-Ju) qui fait monter mes séries à voir… Jamais de la vie !

Il y aussi un certain Black Kat dont je ne parlerai pas (Livr’envie – Black Kat’s Blog)…

J’ajouterai aussi, mais je ne le dira pas, que Jeranjou de Babelio m’a donné des bonnes pistes pour mes romans noirs et qu’une certaine Collectif Polar est dangereuse pour la santé du portefeuille !

On peut me torture, je ne parlerai pas ! Je pense même que j’ai oublié des noms dans ceux que je ne vous citerai pas…

Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?
Bonne question…

Soit, une fois ma lecture terminée, je décide ce que je vais lire après et je m’en tiens à mes promesses, soit c’est un coup de tête, la lecture d’une copinaute, une envie folle…

Ma seule règle c’est que je n’ai pas de règle et que je nique mes propres règles !

i-break-the-rules

Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?
Vivre sans PAL ? J’ai vécu sans PAL a un moment donné de ma vie, autrement dit, je n’avais pas beaucoup de stock d’avance.

Je me souviens d’une vieille liste de 20 romans que j’avais établie et j’avais dit « Tant que je n’ai pas lu ces 20 là, je n’achèterai aucun livre » et quelques jours après, j’en ajoutais un autre, puis un autre…. Et la liste s’est allongée pour arriver à 1.500 aujourd’hui.

Elle ne sert à rien, mais on amasse comme des écureuils amassent des glands pour l’hiver et je ne peux pas m’en empêcher, même si je sais que je n’arriverai jamais à lire tout ça.

Où achètes-tu tes livres ?
Dans les bouquineries bruxelloises, à la FN** et chez Filigranes, la plus grande librairie de Belgique !!! Chez eux, les vendeurs sont chouettes, ils connaissent leur boulot, n’ont pas peur de passer du temps avec toi, à discuter ou à te renseigner.

Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)
Je lis dans le métro ou dans le train, si je dois le prendre, mais je suis souvent distraite dans les transports en commun.

Le must, c’est toute seule à la maison, sans rien pour me distraire, le silence total, juste un peu de musique.

Sinon, je lis dans mon divan, assise.

Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?
J’ai toujours plus de livres papiers que de numériques, vu que les numériques sont souvent aussi chers que les papiers.

J’ai beau adorer ma liseuse, j’ai toujours un faible pour les livres papiers, que je peux toucher, humer, faire tourner les pages.

Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme ?
Diantre, j’espère bien que non !! Parle pas de malheur… Tu imagines qu’elles nous fassent le coup des disquaires qui ont quasi tous disparu ?? Brrrrr, j’en ai des frissons dans le dos.

Par contre, je sais que certaines librairies ont disparu à cause des grandes enseignes telles que Virgin à une époque, qui lui même est mort à cause d’une autre grosse boite du Net : Amazon…

Ils vont devoir vendre autre chose que des livres, nos libraires ! La FN** vend déjà des tas de trucs et Filigranes, chez nous, vend aussi d’autre chose que des livres, sinon, se serait la mort à petit feu je pense.

Question subsidiaire :

As-tu une question à me poser ?
— Quant est-ce qu’on mange ? (comme le disait si bien Averell Dalton)

Sinon : Tu ne serais pas un peu obsédée par la taille de nos PAL, toi ???? mdr

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TEA TIME : vous reprendrez bien une cup of tea [PART 2/2]

Après quelques petits rappels historiques nécessaires pour tout savoir sur le carburant sans lequel les auteurs de polars anglais ne pourraient écrire, nous allons aborder aujourd’hui quelques règles de base de sa préparation, histoire de n’avoir pas à rougir si Her Magesty The Queen venait frapper à votre porte pour le tea time ».

Bon d’accord… ce serait mieux avec une recette de sponge cake… Car un afternoon tea sans scones et sponge cake est une hérésie… Mais bon… Faut pas pousser ! C’est un blog littéraire chez Belette ! Et c’est une Cannibale ! Pas une mangeuse de cakes ! Il lui faut de la viande encore tiède à autopsier !

Comme pour les vins, les thés se regroupent en familles de couleurs (noir, bleu, vert, jaune, blanc), mais en aussi en pays (Chine, Japon, Inde) ou régions de production (Darjeeling, Assam, Ceylan etc…)…

Et pourront prendre des noms particuliers en fonction des saisons ou des modes de préparation.

Le thé n’est pas une boisson uniforme, mais un ensemble quasiment infini d’arômes et de nuances subtiles.
Au restaurant, lorsque l’on commande du « vin » on vous demandera de préciser si vous voulez qu’il soit rouge, blanc, rosé, sec, moelleux, pétillant ou non, fruité, tanique… si vous voulez un bordeaux, un bourgogne un côte du Rhône, un vin d’Alsace de Loire ou d’Arbois…

Quand on ne vous propose pas les vins des autres pays du monde ! On peut ne pas aimer le rouge, et adorer le blanc… ne pas aimer les bordeaux et préférer les bourgognes… Etc…

De fait… j’aurais tendance à penser qu’on ne peut pas dire qu’on n’aime pas le thé tant qu’on ne les aura pas goûté tous !

Si le thé vert (« gunpowder ») à la menthe fraîche très sucré est une tradition bien ancrée dans le moyen orient, et si le très britannique et fameux Comte (« Earl » en anglais) Grey (pitié ! Pas celui des 50 nuances !!!) nous a légué un thé noir parfumé à la bergamote pour faire plaisir à sa femme, la tradition des thés aromatisés reste très française.

Les thés aromatisés représentent un tiers des ventes par chez nous…

Si les thés aromatisés de la grande distribution associent dans leurs sachets de la poudre de thé issue des feuilles de moindre qualité sans caractère et sans subtilité à des cristaux d’arômes artificiels souvent très agressifs pour l’estomac, les marchands de thés spécialisés qui proposent des thés plus qualitatifs, vendrontdes feuilles ou brisures de feuilles aromatisées par des huiles essentielles naturelles.

Les fleurs ou morceaux de fruits séchés ajoutés au thé pour faire joli et « naturel » n’apportent en réalité rien au goût entièrement porté par les huiles essentielles dont on a imprégné les feuilles.

NB : sur les boîtes de thé, du fait d’un flou juridique, la mention « arômes naturels » ne garantit en rien que les arômes soient réellement naturel si la nature de l’arôme n’es pas précisée (comme par exemple « arômes naturels de bergamote »).

Je vous avoue que le petit passage du reportage de France 5 nous expliquant quels produits mélangeant chimie et poussière de thé de qualité zéro on nous vend aujourd’hui dans la grande distribution, a eu le don de me faire monter ma tension, surtout quand on sait que la consommation de thé est très entretenue par sa réputation de produit bon pour la santé !

Feu Jean Pierre Coffe nous aurait lancé un tonitruant « C’est de la merde » bien mérité !

Au-delà du choix de la qualité du thé (poudre commune insipide aromatisées aux cristaux corrosifs vs feuilles entières de qualité aromatisées ou non avec des huiles naturelles), la réussite d’une bonne tasse de thé passe par d’autres critères très délicats.

La théière peut être de n’importe quelle matière. Il est juste conseillé de faire attention à ce que votre bec verseur ne verse pas à côté (certaines théières très jolies inondent toute la table avant que votre tasse soit pleine !), de n’utiliser qu’une seule sorte de thé avec une théière en terre cuite (la terre s’imprègne des arômes du thé), et de se contenter de les rincer à l’eau tout de suite après usage (l’astringence du thé dispense de l’utilisation de produit vaisselle qui mal rincé peut gâcher le goût de la prochaine préparation).

Il est conseillé d’ébouillanter sa théière par une première eau que l’on videra, avant de la remplir avec le thé et l’eau du thé. Elle maintiendra mieux la chaleur du breuvage.

Le choix de l’eau réclame plus de précautions : il ne faut jamais utiliser d’eau minérale. Seulement de l’eau de source ou de l’eau du robinet filtrée et qu’on laissera reposer quelques minutes pour évacuer le chlore.

Le calcaire et les minéraux fixent les tanins et renforcent leur goût au point d’altérer les arômes du thé. On peut s’aider d’un thermomètre de cuisine pour vérifier la température.

Pour l’eau à 95°C, il faut savoir que c’est la température atteinte dans la bouilloire juste avant l’ébullition. Il est dit qu’un bon anglais est censé savoir à l’oreille à quel moment il doit arrêter sa bouilloire !

Le Dosage : Le site du Palais des thés recommande un dosage de 6g/30cl pour la grande majorité des thés. Malheureusement nos balances de cuisines ne sont pas toujours assez précises. Certains site proposent de mettre une cuillère à café de 2 à 2,5g par tasse…

Mais là encore difficile de peser… et ces sites ne précisent pas la contenance de la tasse (cela étant la tasse a thé est plus grande que la tasse à expresso – je crois que le mug a une contenance de tasse à thé).

Le mieux est encore d’utiliser une cuillère à dosage vendue dans les magasins spécialisés. C’est un investissement raisonnable qui permet d’éviter les erreurs.

Chaque type de thé réclame une température d’eau et un temps d’infusion qui lui est particulier. Une eau trop chaude casse le goût du thé… Une eau trop froide ralentit ou empêche une bonne infusion… Un temps d’infusion insuffisant rendra le thé insipide et un temps trop long le rendra amer ou acide… Voici donc quelques données pour s’y retrouver :

THÉS NOIRS (Chine, Ceylan, Assam, Darjeeling, Pur Erh) : Température entre 80°C et 95° – Infusion entre 3 et 5mn (jamais plus et pour le Pur Erh pas moins de 4mn)

THÉS VERTS (parfumés ou pas) Température entre 70°C et 75°C pendant 2 à 4 mn (trop acide au-delà).

THÉS BLANCS (très rares et aux arômes très délicats) Température 70°C temps d’infusion entre 5 et 10 minutes

OOLONGS (une technique d’infusion plus complexe existe mais… c’est pour les pros !) : Température 95°C pendant 5 à 7mn

THÉ AU JASMIN (méthode déterminée par les exigences du jasmin) : Température 70°C-75°C pendant 3 à 4 minutes

THÉS PARFUMÉS (des thés noirs le plus souvent) OU FUMÉS (lapsang souchong) Température 80-95°C pendant 4 ou 5 minutes

THÉS ROUGES ou Rooibos : il ne s’agit pas réellement de thé mais d’une plante dont la saveur est voisine et qui ne comporte pas de théine. La nouvelle législation ne permet d’ailleurs pas de le vendre sous la dénomination « Thé » Ils sont rarement employés seuls mais dans des mélanges aromatisés – Température 90°C pendant 5 à 6 minutes.

Une fois que l’infusion est terminée, il ne faut JAMAIS laisser le thé dans la théière.

Pour finir je ne saurais que trop recommander de considérer le thé avant tout comme un produit de plaisir et de convivialité plus que comme un produit de santé.

En effet, même si le bio (peu de thés peuvent garantir l’être réellement et les certifications locales en matières de pesticides et engrais sont peu exigeantes) et le détox sont aujourd’hui à la mode, même si l’on vous assure que la teneur en antioxydant du thé (vert en particulier – les thés noirs ou aromatisés ne sont pas concernés) aurait des vertus préventives contre le cancer…

Les médecins n’en ont actuellement pas la preuve, et vous rappelleront que si vous fumez ou avez une hygiène de vie ou alimentaire déplorable… boire des litres de thé vert ne servira à rien d’autre qu’à vous faire aller souvent aux toilettes et à favoriser des carences en fer (le thé empêche la fixation du fer), et par conséquent à favoriser l’anémie (le fer est la composante principale de l’hémoglobine nécessaire à nos globules rouges) notamment chez les femmes du fait de leurs embarras mensuels et éventuels régimes.

Donc… À consommer avec modération ! Et oui… même le thé !

Voilà maintenant que vous savez toutes les bases de ce qu’une honnête femme doit savoir sur le thé et surtout pour ne pas le rater… Je n’ai plus qu’à vous dire : « À vos théières ! »

TEA TIME : vous reprendrez bien une cup of tea ? [PART 1/2]

© Article rédigé par Ida et illustré par la Belette-Cannibal Lecteur

Apprécier une aventure de Sherlock Holmes, d’Hercule Poirot ou de Miss Marple ou tout autre bon thriller made in Britain réclame que le lecteur se mette dans des conditions optimales afin de porter l’expérience à son paroxysme.

La « cup of tea » s’impose d’autorité comme le breuvage adéquat pour de telles lectures, comme le Sauterne est devenu le partenaire indissociable du foie gras !

Dame Belette m’a chargée de convaincre les dernières récalcitrantes des bienfaits du thé en vous imposant une petite leçon de chose afin de vous ôter le souvenir des médiocres Teawings, Clipton et Laid-les-Faons qui ont traumatisé tant de papilles et d’estomacs, et vous rendre l’envie de découvrir toutes les richesses des bons thés de qualité.

La diffusion d’un récent reportage sur Arte**, quelques pages de Wikipedia*, de blogs et autres sites de références sur le thé m’ont permis de compiler toutes ces informations de base d’une absolue nécessité pour qui veut bien se lancer dans une expérience positive de la découverte du thé.

Car oui, mesdames et messieurs, il vous est très officiellement recommandé dès aujourd’hui de balancer à la poubelle tous ces sachets remplis de poussières de thés de dernières catégories dont le mauvais goût est simplement écrasé par… des arômes chimiques propices à vous attaquer l’estomac.

Mais… Comme c’est ici un blog littéraire, et non une annexe de Marmiton, avant de passer aux conseils de dégustation, faisons un petit détour culturel et un rappel historique qui nous permettra de briller en société, lorsqu’on ne sait plus quoi se dire lors d’un afternoon tea chez la très pure et très chaste Lady Marmelade.

Or donc… On retrouve les premières traces attestées de la consommation de thé en Chine au cours du deuxième siècle avant Jésus Christ, bien que la légende voudrait qu’il fût déjà connu depuis 2000 ans avant cette date, après que l’Empereur Shennong n’ait bu une eau qu’il avait fait bouillir (ben oui, pas de robinet avec eau chlorée ou de carafe Brita à l’époque !) et dans laquelle était malencontreusement tombée une feuille d’un arbre à thé soit d’une certaine espèce de camélia (je vous déconseille fermement de vouloir utiliser celui que Monsieur votre Chéri vous ramènera de chez la fleuriste).

C’est au cours du VIIIe siècle (après JC) qu’un certain LU YU rédigera le premier ouvrage consacré au thé.

À cette époque, la feuille est réduite en poudre et compactée et séchée en brique que l’on gratte pour en extraire la poudre lorsqu’on veut la réutiliser.

Le problème c’est que la conservation n’est jamais très bonne à cette période et que des parasites et insectes contaminent les briques (qui ressembleraient presque à un fromage Corse!).

La poudre extraite est alors grillée, bouillie avec du sel, et d’autres ingrédients aromatiques (gingembre, oignons…) et servie sous forme de mixture épaisse appréciée pour ses vertus revigorantes.

Le thé est alors si précieux qu’il est utilisé comme monnaie de troc et que le gouvernement établit un monopole.

Entre le IXe et le XIIIe siècle, la conservation des briques semble s’améliorer car on commence à préparer le thé battu.

La poudre de thé est grattée sur la brique et incorporée dans une eau chaude à l’aide d’un petit fouet.

C’est ainsi qu’il se prépare toujours lors de la cérémonie du thé japonaise.

En effet, c’est au XIIe siècle que le thé et ses briques sont introduits au pays du Soleil Levant où il est encore aujourd’hui conservé également sous cette forme.

C’est au XIVe siècle sous la fameuse dynastie des Ming que le thé infusé fait son apparition.

On ne fait plus de brique de poussière de thé, mais on conserve les feuilles entières pour les sécher. On les plie ou les roule de façons différentes en fonction des régions, ce qui permet de mieux repérer les origines des thés.

Le thé infusé nécessite alors une théière, et des tasses, ce qui vient enrichir la diversité de l’art des céramiques et porcelaines chinoises en plein essor à cette époque.

A la fin du XVe siècle Vasco de Gama ouvre la route maritime vers les Indes. Quelques décennies plus tard, vers la moitié du XVIe siècle, le Portugal commence à importer le thé à partir de ses comptoirs du Japon.

Le thé de Chine quant à lui arrive en Europe et dans le Moyen Orient en passant par la Russie, par la fameuse route de la soie.

C’est au cours du XVIIe siècle que le thé se popularise progressivement en Grande Bretagne et en Europe.

Au XIXe la Duchesse de Bedford, amie de la Reine Victoria se rend célèbre en instituant la tradition de l’Afternoon Tea (thé accompagné de sandwiches salés, de scones et de pâtisseries, dont le fameux victorian sponge cake) voulant imiter la tradition perdue des salons mondains parisiens disparue depuis la révolution française.

Cette tradition revisitée par nos voisins britanniques revint en France au cours du XIXe…

C’est à cette même période que le thé d’abord Chinois, puis Japonais, commença à être cultivé en Inde sous l’impulsion des anglais (l’Inde était une colonie britannique) qui avaient découvert dans la région d’Assam une espèce locale de théiers.

La culture du thé s’étendra alors de l’Himalaya (Dardjeeling) jusqu’à Ceylan.

La culture du thé s’est étendue dans de nombreuses régions à partir de variétés diverses d’arbres à thé, qui vont développer des arômes subtilement différents en fonction de la saison de la cueillette, ou du fait que l’on cueillera les bourgeons (pour les thés blancs) ou les feuilles les plus tendres…

TO BE CONTINUED…

Voilà, vous vous coucherez moins bêtes ce soir… et vous saurez tout, tout, sur le… THÉ en regardant le reportage de FR 5 dont Ida m’a gentiment passé le lien !

À bientôt pour la suite (et fin) de cette immersion dans l’Histoire du thé !

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_th%C3%A9
**https://www.youtube.com/watch?v=kZRQybQdJ34

Les 2 ans de Collectif Polar – Mon TOP 10 des livres qui m’ont marqués [Plus si affinités]

Pour ses deux ans, Collectif Polar organise un concours auquel je ne participe pas, enfin, si, mais juste par amitié !

Alors, puisqu’elle veut un Top 10 de mes livres qui m’ont marqué, elle va l’avoir, mais elle doit garder à l’esprit que je casse les règles !!

PS : cet article a été publié il y a quelques jours chez Collectif Polar, je le publie sur mon blog pour les non abonnés au sien et pour ma mémoire personnelle (et avant un futur Alzheimer…).

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Je distinguerai donc deux listes.

  • La première concernera des romans lus durant ma scolarité et qui m’ont marqué. Je ne me souviens plus trop des détails, juste qu’ils m’avaient émotionnés fortement, durablement. Le numéro devant les titres n’indique pas leur position dans mon cœur ou mon esprit.
  • La seconde concernera mes lectures marquantes après ma scolarité obligée, ou les livres lus hors cadre scolaire (même si j’usais toujours mes fonds de culotte sur les bancs)… Idem en ce qui concerne la numérotation.

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1. Un sac de billes de Joseph Joffo – Première incursion dans les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale. J’étais jeune et l’histoire vraie de ce petit garçon m’avait fait découvrir le Monde tel qu’il était. J’étais jeune et innocente encore (lecture scolaire).

La Seconde Guerre Mondiale, on n’en parlait pas de trop et découvrir une partie de l’Horreur me fit prendre conscience qu’il y avait sans doute pire encore qui s’était passé durant cette période… Certains livres ont fini au freezer tant ils étaient horribles à lire.

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2. Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos – Il ne me reste plus beaucoup de souvenirs de l’histoire, juste l’émotion ressentie durant ma lecture et mes larmes à la fin. La preuve que l’on peut avoir oublié des détails important, la trame de l’histoire, mais se souvenir des rivières coulant des yeux au moment de refermer le livre (lecture scolaire).

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3. À l’ouest, rien de  nouveau de Erich Maria Remarque – La claque ! La putain de claque ! Jeune, je voyais un monde en dichotomie et je pensais que les Allemands étaient TOUS des Méchants vilains pas beaux et les autres, des Gentils tout plein. Ben non, les soldats allemands étaient dans la même merde que les autres en face, ils souffraient eux aussi et jamais je n’aurais cru percevoir de l’empathie pour eux. Un roman magnifique sur la Première Guerre Mondiale, vu des tranchées de ceux d’en face (lecture scolaire).

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4. Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter – TRAUMATISÉE par cette lecture et par la découverte des pogroms. J’en ai gardé des sueurs froides durant des lustres ! Voir les voisins et d’autres saccager tout dans l’appart des parents de Frédéric (et dans ceux des autres juifs) fut un véritable traumatisme pour la jeune fille que j’étais (lecture scolaire).

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5. Dix petits nègres d’Agatha Christie – Un huis clos pesant au possible, une île où le maître de maison n’apparaît pas, des convives qui ont l’air d’avoir tous un truc à cacher, les morts, au fur et à mesure, de ces personnes, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que deux, que une… que zéro ! Et puis la claque dans ma gueule ! Magnifique !!! Impossible d’arrêter de lire, je voulais savoir, je voulais même le garder pour le lire à table mais ma mère n’a pas voulu… (lu hors cadre scolaire).

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6. Misery de Stephen King – Encore un huis clos oppressant, Paul Sheldon, un auteur pris au piège de la terrible infirmière Annie Wilkes. J’ai tremblé de tous mes membres devant tant de sadisme, de folie pure ! Un roman que je n’oublierai jamais tant il m’a procuré des frissons et le King est le roi de mes frissons !! Si « La ligne verte » m’avait fait pleurer, Misery m’a fait trembler de terreur pure ! Le tout sans monstre sous le lit (Lu pour mon plaisir propre).

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7. Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle – Je venais de lire « Le chien des Baskerville » et même si Sherlock Holmes était peu présent dans le Chien, j’étais déjà folle de lui et je voulais en savoir le plus possible. Le Net n’existait pas, donc, lors de ma lecture de ce roman, je notais avec avidité les passages qui m’éclairaient le plus possible sur la personnalité de Sherlock Holmes. Un truc de fou, je ne me sentais plus… 30 ans après (presque), je suis toujours à lui courir après.

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8. La plupart en reviendront pas – Vingt-huit jours dans une poche du front russe, hiver 1942-1943 de Eugenio Corti. Dieu tout puissant, comment est-ce possible d’en arriver là ? Le front Russe, les allemands et les italiens qui reculent, les russes qui avancent et la mort à petit feu qui guette tout ces soldats à cause du froid intense qu’il régnait. Horrible, troublant, émouvant, dur pour le coeur.

Un livre que je lisais dans le train, un vendredi, de retour chez mes parents pour un coucou… Mon chien se lève, s’étire et je me dis « Pourquoi il se lève, lui ?? » et puis je vois le paysage… Putain, on arrivait en gare (je n’ai jamais su comment mon chien faisait pour savoir quand on arrivait à destination avec le train) !

Jane Eyre - Brontë Charlotte

9. Jane Eyre de Charlotte Brontë. Je n’ai jamais lu des tonnes de Classiques, alors, pour découvrir, j’avais pris ce roman, pensant que je n’allais pas aimer ou que ce serait neuneu, larmoyant… Ben non ! J’ai pris une claque monumentale, adoré les personnages, souffert avec eux, prié pour que ça finisse bien. Une immersion pareille dans le Classique, ça laisse des traces durables.

Chemin des âmes - Boyden

10. Le chemin des âmes de Joseph Boyden. Le retour de la Grande Guerre, le traumatisme des tranchées, les souvenirs de ces indiens du Canada quand les Hommes Blancs sont venus, l’Horreur de la guerre et l’Horreur de notre comportement envers ces gens. Une lecture avec le regard brouillé, une profondeur inimaginable, un roman qui m’a marqué au fer rouge.

Pottsville 1280 habitants - Jim Thompson

11. Pottsville, 1280 habitants de Jim Thompson est un véritable roman noir, un roman qui m’a marqué parce que lorsque je l’ai lu la première fois, j’ai ri à gorge déployée. Un shérif niais, du moins en apparence et avec un sang-froid à faire pâlir les serial-killer. On rit, mais on devrait frémir devant l’hécatombe. Un assassin aussi effroyable que celui de « L’assassin qui est en moi » du même auteur.

Journée d'Ivan Denissovitch

12. Une journée d’Yvan Dennisovitch d’Alexandre Soljenitsyne ou comment parler du goulag sans se faire censurer. Pari réussi, l’auteur, au travers d’Ivan, nous parle d’une journée au goulag et présenté ainsi, on dirait que ce n’est pas si effroyable que ça. Pourtant, ça l’est et ce court roman m’a aussi marqué au fer rouge, plus que s’il avait décrit l’horreur qui y régnait en se moquant de la censure. C’est beau, mais éprouvant.

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13. Une terre d’ombre de Ron Rash où la Grande Guerre vu des États-Unis et ses dommages collatéraux… Un portrait d’une famille qui vit en retrait de tout, une vallée où le soleil ne brille que très peu, l’agressivité des hommes face à des habitants d’origine allemande ou envers ceux qui ne sont pas parti à la guerre.

De l’émotion brute, une écriture qui claque comme un coup de fusil dans la nuit, des larmes à la fin, un cœur éprouvé (le mien) et un roman qui restera dans mes annales (avec 2 « n » !!) car il est tout en finesse, sans mièvrerie.

Diable tout le temps - Pollock

14. Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock est un roman noir que j’ai dévoré sans plus savoir m’arriver, découvrant les différents portraits qui parsèment ce livre avec un air horrifié. Un roman noir d’encre, violent, sans concession, éprouvant pour les nerfs, une traversée de l’Enfer sur terre et une plongée dans des âmes noires de chez noires. Un livre qui restera aussi dans ma tête jusqu’à mon Alzheimer définitif.

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15. Seuls les vautour de Nicolas Zeimet où la preuve que les français peuvent faire du roman noir aussi bien que les américains. Un roman magistral qui se déroule dans le trou du cul de l’Utah, une ambiance sombre, des personnages torturés ou attachants, et de l’émotion à l’état brut. Addictif ce genre de roman.

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16. Le garçon de Marcus Malte est avant tout une écriture superbe, des paragraphes qu’on relit doucement pour être sûr de bien les avoir dégusté, un personnage principal improbable mais ô combien attachant, une histoire d’amour, la Grande Guerre qui, sous la plume de Marcus, devient prégnante, angoissante, comme si nous y étions. Un véritable coup de coeur et un récit qui m’a marqué, oui.

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17. Le village de Dan Smith. Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Le contexte social du livre en fait un roman noir et l’aspect politique est fort présent avec le communisme et toute la puissance de son illogisme. Des personnages charismatiques oscillant souvent entre leurs côtés humaniste et leur part sombre qui peut faire d’eux des assassins; un récit à la fois humain et barbare. Ici, rien n’est ni tout blanc ni tout noir, mais entre gris clair et gris foncé. C’est tout ça, ce roman… avec des larmes et du sang.

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18. Papillon de nuit de R.J Ellory. Cet auteur m’a souvent des coups de cœurs mais ici, on est au-dessus du lot niveau émotions ressenties durant la lecture. Un récit fort, puissant, magnifique, addictif, de l’émotion à l’état brut, sans jamais plonger dans le pathos gratuit. L’auteur nous sert là un plat de résistance gargantuesque sans avoir besoin de nous servir un pavé. Un roman que j’ai dévoré, ne laissant aucune miette, me pourléchant les babines tout en le finissant sur les genoux, tant l’émotion m’avait saisie à la gorge, au cœur, dans mes tripes. Un peu comme « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld.

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19. Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam est aussi un roman bourré d’émotions que j’ai dévoré en peu de temps, où j’ai souffert, où j’ai eu les larmes aux yeux. Le premier chapitre est sans concession et je l’ai terminé en fermant les yeux, avalant difficilement ma salive. Sombre, violent, dérangeant, angoissant, avec un contexte social d’une petite ville en toile de fond.

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20. Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck m’a emporté loin, loin, dans un magnifique voyage éprouvant et émouvant. Lorsque je suis revenue sur terre, j’étais amputée car le livre était fini. Mais dans ma tête, Bohem roule toujours et son pote est à ses côtés. Oui, un roman émouvant et marquant.

Voilà, double ration de romans marquants, j’aurais encore pu en ajouter, vous avez sans doute remarqué que j’en avais glissé subrepticement dans la description du pourquoi du comment j’avais trouvé ce livre marquant.

Bon anniversaire de blog, Collectif et j’espère qu’on en fêtera encore beaucoup !
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