Le toutou des Baskerville à la téloche !

Oyez holmésiens et holmésiennes de tout poils !

Apprenez qu’un de mes petits moineaux vient de m’apprendre que le film « The Hound Of The Baskervilles » de Terence Fisher (1959) passera ce vendredi 11 août à 20h45 sur Chérie25 !

Ménagères, profitez de son passage sur le petit écran pour le regarder avec dévotion et délectation car ce même petit moineau me signale qu’il est introuvable sur You Tup (no pub) et sur aucun site de streaming…

Moi, de mon côté, je l’avais… hum… emprunté à long terme sur un site de téléchargement qui pour le moment est en dérangement pour l’éternité (ce qui est merdique car j’y avais un bon ratio !!).

Ce film est avec Peter Cushing dans le rôle titre de Sherlock Holmes et Christopher Lee dans le rôle de Sir Henry Baskerville !

Donc, cochez la date à votre calendrier et faites chauffer le magnéto, Serge ! Ou le décodeur, c’est selon…

Lien vers ma chronique de l’époque : The Hound Of The Baskervilles – 1959 [Sherlock Holmes – FILMS]

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The Return Of The English Month ! Yes ! [Juin 2017 – Saison 6]

The English Month Is Back !!

Le 1er juin n’est pas la fête des drogués, mais le début du Mois Anglais chez Lou et Cryssilda… Il n’y a que les cancres du fond qui ne le savaient pas encore !

Comme vous le savez tous et toutes, j’adore participer au Mois Anglais auquel je suis abonnée depuis 2013 et où, durant mes 4 participations antérieures, j’en ai fait voir de toutes les couleurs aux organisatrices qui ont sué devant ma multitude de billets.

Scores à battre ou à égaler :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrit de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)

Oui, je suis une forcenée du Mois Anglais et traditionnellement, j’en profite pour mettre à l’honneur Sherlock Holmes & Jack The Ripper, autrement, deux opposés dans tous les sens du terme.

Mon Mois Anglais ne sera pas consacré exclusivement à la littérature anglaise, je vais tenter de vous parler de quelques films, quelques séries, un manga (si jamais un tome de Black Butler sortait en juin) et peut-être réaliser une fiche sur un tueur en série anglais et sur les fumeries d’opium… Qui sait ?

Si j’ai du temps durant mes vacances de juin, je pourrai le faire… Yes, I can !

En tout cas, je vais au moins tenter d’égaler au moins mon score de 2015 ou 2016. Ou peut-être me calmer un peu ! MDR

Allez, venez nous rejoindre en masse pour Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda !

Liste de ce que j’aimerais lire, voir, critiquer, vous parler (le tout étant donné à titre indicatif, je ne saurais pas faire tout ça).

Liste de livres, séries, films qui pourraient aussi se retrouver en lectures dès juillet, pour la reprise du challenge « A Year In England » de Titine…

  1. Sombre Mardi : Nicci French [ROMAN]
  2. Maudit mercredi : Nicci French [ROMAN]
  3. Autopsie – Whitechapel : Maniscalco [ROMAN]
  4. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  5. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  6. Le peuple de l’abîme/d’en bas : Jack London [ROMAN]
  7. Les Mémoires de Fanny Hill : John Cleland [ROMAN]
  8. La Rose pourpre et le Lys – T1 : Michel Faber [ROMAN]
  9. Maurice : Foster [ROMAN]
  10. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  11. Moi, Sherlock Holmes : William S. Baring-Gould [ROMAN]
  12. La Dernière Expérience – SH : Annelie Wendeberg [ROMAN]
  13. Les étrangers dans la maison : Harvey [ROMAN]
  14. Agatha Raisin – T1 – La quiche fatale : Marion Chesney [ROMAN]
  15. Agatha Raisin – T2 – Remède de cheval : Marion Chesney [ROMAN]
  16. Agatha Raisin – T3 – Pas de pot pour la jardinière [ROMAN]
  17. Livre rouge de Jack l’éventreur (Nouv. éd. actualisée) : Bourgoin [ROMAN]
  18. Soul of London : Gaëlle Perrin-Guillet [ROMAN]
  19. Rouge ou mort : David Peace [ROMAN]
  20. La disparue d’Angel Court : Anne Perry [ROMAN]
  21. Petits meurtre à Mangle Street : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  22. La malédiction de la maison Foskett : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  23. Sherlock, Lupin et moi -T2 – Dernier acte à l’opéra : Adler [ROMAN]
  24. Sherlock Holmes – Le défi d’Irene Adler – T4 : Ced [BD]
  25. Astérix – T8 – Astérix chez les Bretons  : Goscinny & Uderzo [BD]
  26. Tif et Tondu – T19 – Sorti des abîmes : Will & Tillieux [BD]
  27. Les passes-temps de Sherlock Holmes : Réouven [ROMAN]
  28. Nouveau mémorial Sherlock Holmes I : Baudou [ROMAN]
  29. Nouveau mémorial Sherlock Holmes II : Baudou [ROMAN]
  30. Le musée de l’Holmes : Baudou & Gayot [ROMAN]
  31. Agatha, es-tu là ? : Nicolas Perge [ROMAN]
  32. Le témoignage du pendu : Ann Granger [ROMAN]
  33. Le brouillard tombe sur Deptford : Ann Granger [ROMAN]
  34. Oscar Wilde et le mystère de Reading : Brandreth [ROMAN]
  35. La mort à ses raisons – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  36. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  37. Le retour de Jack L’Éventreur : J.B Livingstone [ROMAN]
  38. Je suis Pilgrim : Terry Hayes [ROMAN – LC]
  39. Watchmen – Intégrale : Alan Moore [COMICS]
  40. V pour Vendetta : Alan Moore [COMICS]
  41. Sherlock – Le guide de la série : Steve Tribe [GUIDE]
  42. Sherlock Holmes – La manoir de l’abbaye [SÉRIE]
  43. Sherlock Holmes – Le rituel de Musgrave [SÉRIE]
  44. Sherlock Holmes – L’homme à la lèvre tordue [SÉRIE]
  45. Sherlock Holmes – L’école du prieuré [SÉRIE]
  46. Sherlock Holmes – Les six Napoléons [SÉRIE]
  47. Downton Abbey – Saison 2 [SÉRIE]
  48. Broadchurch – Saison 2 [SÉRIE]
  49. Rillington Place [SÉRIE]
  50. Dr Foster – Saison 1 [SÉRIE]
  51. Taboo – Saison 1 [SÉRIE]
  52. Black Mirror – Saison 1 [SÉRIE]
  53. Happy Valley – Saison 1 [SÉRIE]
  54. The Fall – Saison 1 [SÉRIE]
  55. The Queen – Saison 1 [SÉRIE]
  56. Sherlock Holmes – The crucifer of Blood [FILMS]
  57. Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street [FILMS]
  58. Gladiator : Rydley Scott [FILMS]
  59. The Dark Knight, Le Chevalier Noir : Christopher Nolan [FILMS]
  60. The Full Monty : Peter Cattaneo [FILMS]
  61. Basil détective privé [DESSIN ANIMÉ]
  62. Blackout Ripper : Tueur en série [ARTICLES]
  63. L’opium et ses fumeries [ARTICLES]

Cannibal sur le grill de Collectif Polar pour ses 2 ans de blog

Pour les 2 ans du blog de Collectif Polar, j’ai accepté de me faire passer sur le gril, tout en me réservant le droit de répondre, de ne rien dire, de faire appel à un avocat… MDR

Je publie l’article sur mon blog pour ceux ou celles qui ne l’aurait pas lu chez Collectif…

As-tu une Pile à lire ? En as-tu plusieurs ?
J’ai des tas de PAL pour la bonne et simple raison que si je les mettais toutes en une seule pile, ce serait l’effondrement total ! Donc, mes livres à lire sont rangés dans les différentes biblios – selon leur éditeurs pour certaines biblio – ou selon mes envies (pour celle située dans mon bureau à la maison).

J’ai une pile « urgente » qui, comme le courrier en retard de Gaston Lagaffe monte, monte, monte de plus en plus. Elle comprend notamment les dernières nouveautés et pour le reste, c’est le foutoir !

Un peu comme dans cette illustration magnifique du regretté Franquin.

gaston10

Pourquoi une PAL ?
Pourquoi ? Bonne question… Parce que j’aime amasser et posséder les romans que j’aimerais lire… Ben oui, c’est juste une histoire de possession vieille comme le monde. Je n’amasse pas du fric, mais des livres, parce que j’aime ça.

Un besoin viscéral que seuls ceux qui ont une PAL peuvent comprendre… Une drogue.

Comment est-elle rangée ?
Elle me parle de rangement ! PTDR. Bon, ben, j’ai une PAL Urgente, donc, où les nouveaux titres sortis sont notés sur un papier et je choisi dedans. Je parle des nouveautés à partir de septembre 2016…

Hélas, les nouveautés sont éparpillées dans ma biblio, au sol, en piles sur le bout de la table, dans ma liseuse… Alors pour le rangement, on repassera !

A-t-elle un petit nom, l’as tu baptisée ?
Ce sont les hommes qui baptisent leur chose, non ?? Pardon, je sors…

J’ai ma Pedigree PAL, pour la PAL d’excellence, c’est celle qui reprend les grands auteurs que j’aimerais découvrir impérativement, ou les livres dont je pense qu’ils seront des tueries, des trucs super géniaux à lire.

Entre dedans des romans que je veux ABSOLUMENT lire et que je n’ai pas encore eu le temps de faire puisque j’établis des règles que je les bafoue moi-même !

BIBLIO - Pedigree PAL

L’autre, c’est la PAL Canigou (du nom du massif montagneux et jeux de mots avec la bouffe à chiens aussi, pour rester dans le ton) qui est en fait une PAL avec d’autres livres « super » que je devrais « lire sans trop tarder » (comme les séries de livres que j’ai entamées et non terminées). Mais puisque j’établis des belles listes que je ne suis pas, je n’y arriverai jamais !

CHALLENGE - CANIGOU

Je veux une ou des photos de celle-ci (celles-ci)
J’avais fait des photos de mes biblios pour un de tes articles et mes PAL se trouvent disséminées dedans…

Qu’elles soient Pedigree ou Canigou, ou Urgente… Tout est mélangé !! Mes biblios sont rangées, mais elles comprennent les livres lus ou à lire.

Combien de livre contient ta PAL ?
Tout le monde est bien assis ?? Vraiment bien assis ? Avec des sels à proximité ?? Oui ? Allez, je balance… 1.553 (chiffre arrêté ce 24 février 2017 à 20h22 et d’après Babelio).

Je compte plusieurs évanouissements et des exclamations genre « Elle est folle, tarée, dingue,… » qui me remplissent de joie.

Comment s’est constituée ta PAL ?
Bheu… comme le trou de la sécu… Au début, nous étions 20 livres d’avance, et puis, par un prompt renfort, nous fûmes 200, puis 500, puis 800…. Ça monte plus vite qu’on ne le croit et une fois dépassé un certain chiffre, elle s’auto-alimente et cela ne se résorbe plus, comme le trou de la sécu, la dette publique, toussa, toussa…

Comment cela se fesse-t-il ? Bêtement les tentations dans les bouquineries, dans les magasins, et puis, l’explosion intégrale le jour où je me suis inscrite sur Babelio, sans parler de la fission nucléaire le jour où j’ai constitué ce blog et fait quelques connaissances.

Coupables vous êtes car je suis une jeune fille fragile soumise à la tentation perpétuelle… Un exorciste, vite !! mdr

Qui sont pour toi les plus gros prescripteurs de livre ? Qu’elles sont les personnes qui font que ta PAL ne cesse d’augmenter ?
QUOI ?? Tu veux des noms ? Non mais, je ne dénonce pas, moi, madame ! Jamais de la vie je ne ferai dans la délation et dirai qu’Yvan (Blog ÉmOtionS) est un sacré salaud de faire monter ma PAL comme il le fait !

Jamais je ne balancerai Fred (Les Chroniques Acides De Lord Arsenik) et ses tentations, jamais je ne dénoncerai ma binômette Stelphique (Mon féérique blog littéraire!!!) ou ma trinômette Nathalie (Sous les pavés, la page) !!!

Quant à parler d’une tordue (Les Motordus d’Anne-Ju) qui fait monter mes séries à voir… Jamais de la vie !

Il y aussi un certain Black Kat dont je ne parlerai pas (Livr’envie – Black Kat’s Blog)…

J’ajouterai aussi, mais je ne le dira pas, que Jeranjou de Babelio m’a donné des bonnes pistes pour mes romans noirs et qu’une certaine Collectif Polar est dangereuse pour la santé du portefeuille !

On peut me torture, je ne parlerai pas ! Je pense même que j’ai oublié des noms dans ceux que je ne vous citerai pas…

Comment fait un livre pour sortir de ta Pal ?
Bonne question…

Soit, une fois ma lecture terminée, je décide ce que je vais lire après et je m’en tiens à mes promesses, soit c’est un coup de tête, la lecture d’une copinaute, une envie folle…

Ma seule règle c’est que je n’ai pas de règle et que je nique mes propres règles !

i-break-the-rules

Comment vivrais-tu sans ta PAL ? A quoi ça sert ?
Vivre sans PAL ? J’ai vécu sans PAL a un moment donné de ma vie, autrement dit, je n’avais pas beaucoup de stock d’avance.

Je me souviens d’une vieille liste de 20 romans que j’avais établie et j’avais dit « Tant que je n’ai pas lu ces 20 là, je n’achèterai aucun livre » et quelques jours après, j’en ajoutais un autre, puis un autre…. Et la liste s’est allongée pour arriver à 1.500 aujourd’hui.

Elle ne sert à rien, mais on amasse comme des écureuils amassent des glands pour l’hiver et je ne peux pas m’en empêcher, même si je sais que je n’arriverai jamais à lire tout ça.

Où achètes-tu tes livres ?
Dans les bouquineries bruxelloises, à la FN** et chez Filigranes, la plus grande librairie de Belgique !!! Chez eux, les vendeurs sont chouettes, ils connaissent leur boulot, n’ont pas peur de passer du temps avec toi, à discuter ou à te renseigner.

Est-ce que tu as des petites habitudes pour lire ? (endroit, moment, environnement…)
Je lis dans le métro ou dans le train, si je dois le prendre, mais je suis souvent distraite dans les transports en commun.

Le must, c’est toute seule à la maison, sans rien pour me distraire, le silence total, juste un peu de musique.

Sinon, je lis dans mon divan, assise.

Es-tu plus livres numériques ou livres papier ?
J’ai toujours plus de livres papiers que de numériques, vu que les numériques sont souvent aussi chers que les papiers.

J’ai beau adorer ma liseuse, j’ai toujours un faible pour les livres papiers, que je peux toucher, humer, faire tourner les pages.

Pense-tu que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme ?
Diantre, j’espère bien que non !! Parle pas de malheur… Tu imagines qu’elles nous fassent le coup des disquaires qui ont quasi tous disparu ?? Brrrrr, j’en ai des frissons dans le dos.

Par contre, je sais que certaines librairies ont disparu à cause des grandes enseignes telles que Virgin à une époque, qui lui même est mort à cause d’une autre grosse boite du Net : Amazon…

Ils vont devoir vendre autre chose que des livres, nos libraires ! La FN** vend déjà des tas de trucs et Filigranes, chez nous, vend aussi d’autre chose que des livres, sinon, se serait la mort à petit feu je pense.

Question subsidiaire :

As-tu une question à me poser ?
— Quant est-ce qu’on mange ? (comme le disait si bien Averell Dalton)

Sinon : Tu ne serais pas un peu obsédée par la taille de nos PAL, toi ???? mdr

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TEA TIME : vous reprendrez bien une cup of tea [PART 2/2]

Après quelques petits rappels historiques nécessaires pour tout savoir sur le carburant sans lequel les auteurs de polars anglais ne pourraient écrire, nous allons aborder aujourd’hui quelques règles de base de sa préparation, histoire de n’avoir pas à rougir si Her Magesty The Queen venait frapper à votre porte pour le tea time ».

Bon d’accord… ce serait mieux avec une recette de sponge cake… Car un afternoon tea sans scones et sponge cake est une hérésie… Mais bon… Faut pas pousser ! C’est un blog littéraire chez Belette ! Et c’est une Cannibale ! Pas une mangeuse de cakes ! Il lui faut de la viande encore tiède à autopsier !

Comme pour les vins, les thés se regroupent en familles de couleurs (noir, bleu, vert, jaune, blanc), mais en aussi en pays (Chine, Japon, Inde) ou régions de production (Darjeeling, Assam, Ceylan etc…)…

Et pourront prendre des noms particuliers en fonction des saisons ou des modes de préparation.

Le thé n’est pas une boisson uniforme, mais un ensemble quasiment infini d’arômes et de nuances subtiles.
Au restaurant, lorsque l’on commande du « vin » on vous demandera de préciser si vous voulez qu’il soit rouge, blanc, rosé, sec, moelleux, pétillant ou non, fruité, tanique… si vous voulez un bordeaux, un bourgogne un côte du Rhône, un vin d’Alsace de Loire ou d’Arbois…

Quand on ne vous propose pas les vins des autres pays du monde ! On peut ne pas aimer le rouge, et adorer le blanc… ne pas aimer les bordeaux et préférer les bourgognes… Etc…

De fait… j’aurais tendance à penser qu’on ne peut pas dire qu’on n’aime pas le thé tant qu’on ne les aura pas goûté tous !

Si le thé vert (« gunpowder ») à la menthe fraîche très sucré est une tradition bien ancrée dans le moyen orient, et si le très britannique et fameux Comte (« Earl » en anglais) Grey (pitié ! Pas celui des 50 nuances !!!) nous a légué un thé noir parfumé à la bergamote pour faire plaisir à sa femme, la tradition des thés aromatisés reste très française.

Les thés aromatisés représentent un tiers des ventes par chez nous…

Si les thés aromatisés de la grande distribution associent dans leurs sachets de la poudre de thé issue des feuilles de moindre qualité sans caractère et sans subtilité à des cristaux d’arômes artificiels souvent très agressifs pour l’estomac, les marchands de thés spécialisés qui proposent des thés plus qualitatifs, vendrontdes feuilles ou brisures de feuilles aromatisées par des huiles essentielles naturelles.

Les fleurs ou morceaux de fruits séchés ajoutés au thé pour faire joli et « naturel » n’apportent en réalité rien au goût entièrement porté par les huiles essentielles dont on a imprégné les feuilles.

NB : sur les boîtes de thé, du fait d’un flou juridique, la mention « arômes naturels » ne garantit en rien que les arômes soient réellement naturel si la nature de l’arôme n’es pas précisée (comme par exemple « arômes naturels de bergamote »).

Je vous avoue que le petit passage du reportage de France 5 nous expliquant quels produits mélangeant chimie et poussière de thé de qualité zéro on nous vend aujourd’hui dans la grande distribution, a eu le don de me faire monter ma tension, surtout quand on sait que la consommation de thé est très entretenue par sa réputation de produit bon pour la santé !

Feu Jean Pierre Coffe nous aurait lancé un tonitruant « C’est de la merde » bien mérité !

Au-delà du choix de la qualité du thé (poudre commune insipide aromatisées aux cristaux corrosifs vs feuilles entières de qualité aromatisées ou non avec des huiles naturelles), la réussite d’une bonne tasse de thé passe par d’autres critères très délicats.

La théière peut être de n’importe quelle matière. Il est juste conseillé de faire attention à ce que votre bec verseur ne verse pas à côté (certaines théières très jolies inondent toute la table avant que votre tasse soit pleine !), de n’utiliser qu’une seule sorte de thé avec une théière en terre cuite (la terre s’imprègne des arômes du thé), et de se contenter de les rincer à l’eau tout de suite après usage (l’astringence du thé dispense de l’utilisation de produit vaisselle qui mal rincé peut gâcher le goût de la prochaine préparation).

Il est conseillé d’ébouillanter sa théière par une première eau que l’on videra, avant de la remplir avec le thé et l’eau du thé. Elle maintiendra mieux la chaleur du breuvage.

Le choix de l’eau réclame plus de précautions : il ne faut jamais utiliser d’eau minérale. Seulement de l’eau de source ou de l’eau du robinet filtrée et qu’on laissera reposer quelques minutes pour évacuer le chlore.

Le calcaire et les minéraux fixent les tanins et renforcent leur goût au point d’altérer les arômes du thé. On peut s’aider d’un thermomètre de cuisine pour vérifier la température.

Pour l’eau à 95°C, il faut savoir que c’est la température atteinte dans la bouilloire juste avant l’ébullition. Il est dit qu’un bon anglais est censé savoir à l’oreille à quel moment il doit arrêter sa bouilloire !

Le Dosage : Le site du Palais des thés recommande un dosage de 6g/30cl pour la grande majorité des thés. Malheureusement nos balances de cuisines ne sont pas toujours assez précises. Certains site proposent de mettre une cuillère à café de 2 à 2,5g par tasse…

Mais là encore difficile de peser… et ces sites ne précisent pas la contenance de la tasse (cela étant la tasse a thé est plus grande que la tasse à expresso – je crois que le mug a une contenance de tasse à thé).

Le mieux est encore d’utiliser une cuillère à dosage vendue dans les magasins spécialisés. C’est un investissement raisonnable qui permet d’éviter les erreurs.

Chaque type de thé réclame une température d’eau et un temps d’infusion qui lui est particulier. Une eau trop chaude casse le goût du thé… Une eau trop froide ralentit ou empêche une bonne infusion… Un temps d’infusion insuffisant rendra le thé insipide et un temps trop long le rendra amer ou acide… Voici donc quelques données pour s’y retrouver :

THÉS NOIRS (Chine, Ceylan, Assam, Darjeeling, Pur Erh) : Température entre 80°C et 95° – Infusion entre 3 et 5mn (jamais plus et pour le Pur Erh pas moins de 4mn)

THÉS VERTS (parfumés ou pas) Température entre 70°C et 75°C pendant 2 à 4 mn (trop acide au-delà).

THÉS BLANCS (très rares et aux arômes très délicats) Température 70°C temps d’infusion entre 5 et 10 minutes

OOLONGS (une technique d’infusion plus complexe existe mais… c’est pour les pros !) : Température 95°C pendant 5 à 7mn

THÉ AU JASMIN (méthode déterminée par les exigences du jasmin) : Température 70°C-75°C pendant 3 à 4 minutes

THÉS PARFUMÉS (des thés noirs le plus souvent) OU FUMÉS (lapsang souchong) Température 80-95°C pendant 4 ou 5 minutes

THÉS ROUGES ou Rooibos : il ne s’agit pas réellement de thé mais d’une plante dont la saveur est voisine et qui ne comporte pas de théine. La nouvelle législation ne permet d’ailleurs pas de le vendre sous la dénomination « Thé » Ils sont rarement employés seuls mais dans des mélanges aromatisés – Température 90°C pendant 5 à 6 minutes.

Une fois que l’infusion est terminée, il ne faut JAMAIS laisser le thé dans la théière.

Pour finir je ne saurais que trop recommander de considérer le thé avant tout comme un produit de plaisir et de convivialité plus que comme un produit de santé.

En effet, même si le bio (peu de thés peuvent garantir l’être réellement et les certifications locales en matières de pesticides et engrais sont peu exigeantes) et le détox sont aujourd’hui à la mode, même si l’on vous assure que la teneur en antioxydant du thé (vert en particulier – les thés noirs ou aromatisés ne sont pas concernés) aurait des vertus préventives contre le cancer…

Les médecins n’en ont actuellement pas la preuve, et vous rappelleront que si vous fumez ou avez une hygiène de vie ou alimentaire déplorable… boire des litres de thé vert ne servira à rien d’autre qu’à vous faire aller souvent aux toilettes et à favoriser des carences en fer (le thé empêche la fixation du fer), et par conséquent à favoriser l’anémie (le fer est la composante principale de l’hémoglobine nécessaire à nos globules rouges) notamment chez les femmes du fait de leurs embarras mensuels et éventuels régimes.

Donc… À consommer avec modération ! Et oui… même le thé !

Voilà maintenant que vous savez toutes les bases de ce qu’une honnête femme doit savoir sur le thé et surtout pour ne pas le rater… Je n’ai plus qu’à vous dire : « À vos théières ! »

TEA TIME : vous reprendrez bien une cup of tea ? [PART 1/2]

© Article rédigé par Ida et illustré par la Belette-Cannibal Lecteur

Apprécier une aventure de Sherlock Holmes, d’Hercule Poirot ou de Miss Marple ou tout autre bon thriller made in Britain réclame que le lecteur se mette dans des conditions optimales afin de porter l’expérience à son paroxysme.

La « cup of tea » s’impose d’autorité comme le breuvage adéquat pour de telles lectures, comme le Sauterne est devenu le partenaire indissociable du foie gras !

Dame Belette m’a chargée de convaincre les dernières récalcitrantes des bienfaits du thé en vous imposant une petite leçon de chose afin de vous ôter le souvenir des médiocres Teawings, Clipton et Laid-les-Faons qui ont traumatisé tant de papilles et d’estomacs, et vous rendre l’envie de découvrir toutes les richesses des bons thés de qualité.

La diffusion d’un récent reportage sur Arte**, quelques pages de Wikipedia*, de blogs et autres sites de références sur le thé m’ont permis de compiler toutes ces informations de base d’une absolue nécessité pour qui veut bien se lancer dans une expérience positive de la découverte du thé.

Car oui, mesdames et messieurs, il vous est très officiellement recommandé dès aujourd’hui de balancer à la poubelle tous ces sachets remplis de poussières de thés de dernières catégories dont le mauvais goût est simplement écrasé par… des arômes chimiques propices à vous attaquer l’estomac.

Mais… Comme c’est ici un blog littéraire, et non une annexe de Marmiton, avant de passer aux conseils de dégustation, faisons un petit détour culturel et un rappel historique qui nous permettra de briller en société, lorsqu’on ne sait plus quoi se dire lors d’un afternoon tea chez la très pure et très chaste Lady Marmelade.

Or donc… On retrouve les premières traces attestées de la consommation de thé en Chine au cours du deuxième siècle avant Jésus Christ, bien que la légende voudrait qu’il fût déjà connu depuis 2000 ans avant cette date, après que l’Empereur Shennong n’ait bu une eau qu’il avait fait bouillir (ben oui, pas de robinet avec eau chlorée ou de carafe Brita à l’époque !) et dans laquelle était malencontreusement tombée une feuille d’un arbre à thé soit d’une certaine espèce de camélia (je vous déconseille fermement de vouloir utiliser celui que Monsieur votre Chéri vous ramènera de chez la fleuriste).

C’est au cours du VIIIe siècle (après JC) qu’un certain LU YU rédigera le premier ouvrage consacré au thé.

À cette époque, la feuille est réduite en poudre et compactée et séchée en brique que l’on gratte pour en extraire la poudre lorsqu’on veut la réutiliser.

Le problème c’est que la conservation n’est jamais très bonne à cette période et que des parasites et insectes contaminent les briques (qui ressembleraient presque à un fromage Corse!).

La poudre extraite est alors grillée, bouillie avec du sel, et d’autres ingrédients aromatiques (gingembre, oignons…) et servie sous forme de mixture épaisse appréciée pour ses vertus revigorantes.

Le thé est alors si précieux qu’il est utilisé comme monnaie de troc et que le gouvernement établit un monopole.

Entre le IXe et le XIIIe siècle, la conservation des briques semble s’améliorer car on commence à préparer le thé battu.

La poudre de thé est grattée sur la brique et incorporée dans une eau chaude à l’aide d’un petit fouet.

C’est ainsi qu’il se prépare toujours lors de la cérémonie du thé japonaise.

En effet, c’est au XIIe siècle que le thé et ses briques sont introduits au pays du Soleil Levant où il est encore aujourd’hui conservé également sous cette forme.

C’est au XIVe siècle sous la fameuse dynastie des Ming que le thé infusé fait son apparition.

On ne fait plus de brique de poussière de thé, mais on conserve les feuilles entières pour les sécher. On les plie ou les roule de façons différentes en fonction des régions, ce qui permet de mieux repérer les origines des thés.

Le thé infusé nécessite alors une théière, et des tasses, ce qui vient enrichir la diversité de l’art des céramiques et porcelaines chinoises en plein essor à cette époque.

A la fin du XVe siècle Vasco de Gama ouvre la route maritime vers les Indes. Quelques décennies plus tard, vers la moitié du XVIe siècle, le Portugal commence à importer le thé à partir de ses comptoirs du Japon.

Le thé de Chine quant à lui arrive en Europe et dans le Moyen Orient en passant par la Russie, par la fameuse route de la soie.

C’est au cours du XVIIe siècle que le thé se popularise progressivement en Grande Bretagne et en Europe.

Au XIXe la Duchesse de Bedford, amie de la Reine Victoria se rend célèbre en instituant la tradition de l’Afternoon Tea (thé accompagné de sandwiches salés, de scones et de pâtisseries, dont le fameux victorian sponge cake) voulant imiter la tradition perdue des salons mondains parisiens disparue depuis la révolution française.

Cette tradition revisitée par nos voisins britanniques revint en France au cours du XIXe…

C’est à cette même période que le thé d’abord Chinois, puis Japonais, commença à être cultivé en Inde sous l’impulsion des anglais (l’Inde était une colonie britannique) qui avaient découvert dans la région d’Assam une espèce locale de théiers.

La culture du thé s’étendra alors de l’Himalaya (Dardjeeling) jusqu’à Ceylan.

La culture du thé s’est étendue dans de nombreuses régions à partir de variétés diverses d’arbres à thé, qui vont développer des arômes subtilement différents en fonction de la saison de la cueillette, ou du fait que l’on cueillera les bourgeons (pour les thés blancs) ou les feuilles les plus tendres…

TO BE CONTINUED…

Voilà, vous vous coucherez moins bêtes ce soir… et vous saurez tout, tout, sur le… THÉ en regardant le reportage de FR 5 dont Ida m’a gentiment passé le lien !

À bientôt pour la suite (et fin) de cette immersion dans l’Histoire du thé !

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_th%C3%A9
**https://www.youtube.com/watch?v=kZRQybQdJ34

Les 2 ans de Collectif Polar – Mon TOP 10 des livres qui m’ont marqués [Plus si affinités]

Pour ses deux ans, Collectif Polar organise un concours auquel je ne participe pas, enfin, si, mais juste par amitié !

Alors, puisqu’elle veut un Top 10 de mes livres qui m’ont marqué, elle va l’avoir, mais elle doit garder à l’esprit que je casse les règles !!

PS : cet article a été publié il y a quelques jours chez Collectif Polar, je le publie sur mon blog pour les non abonnés au sien et pour ma mémoire personnelle (et avant un futur Alzheimer…).

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Je distinguerai donc deux listes.

  • La première concernera des romans lus durant ma scolarité et qui m’ont marqué. Je ne me souviens plus trop des détails, juste qu’ils m’avaient émotionnés fortement, durablement. Le numéro devant les titres n’indique pas leur position dans mon cœur ou mon esprit.
  • La seconde concernera mes lectures marquantes après ma scolarité obligée, ou les livres lus hors cadre scolaire (même si j’usais toujours mes fonds de culotte sur les bancs)… Idem en ce qui concerne la numérotation.

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1. Un sac de billes de Joseph Joffo – Première incursion dans les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale. J’étais jeune et l’histoire vraie de ce petit garçon m’avait fait découvrir le Monde tel qu’il était. J’étais jeune et innocente encore (lecture scolaire).

La Seconde Guerre Mondiale, on n’en parlait pas de trop et découvrir une partie de l’Horreur me fit prendre conscience qu’il y avait sans doute pire encore qui s’était passé durant cette période… Certains livres ont fini au freezer tant ils étaient horribles à lire.

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2. Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos – Il ne me reste plus beaucoup de souvenirs de l’histoire, juste l’émotion ressentie durant ma lecture et mes larmes à la fin. La preuve que l’on peut avoir oublié des détails important, la trame de l’histoire, mais se souvenir des rivières coulant des yeux au moment de refermer le livre (lecture scolaire).

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3. À l’ouest, rien de  nouveau de Erich Maria Remarque – La claque ! La putain de claque ! Jeune, je voyais un monde en dichotomie et je pensais que les Allemands étaient TOUS des Méchants vilains pas beaux et les autres, des Gentils tout plein. Ben non, les soldats allemands étaient dans la même merde que les autres en face, ils souffraient eux aussi et jamais je n’aurais cru percevoir de l’empathie pour eux. Un roman magnifique sur la Première Guerre Mondiale, vu des tranchées de ceux d’en face (lecture scolaire).

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4. Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter – TRAUMATISÉE par cette lecture et par la découverte des pogroms. J’en ai gardé des sueurs froides durant des lustres ! Voir les voisins et d’autres saccager tout dans l’appart des parents de Frédéric (et dans ceux des autres juifs) fut un véritable traumatisme pour la jeune fille que j’étais (lecture scolaire).

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5. Dix petits nègres d’Agatha Christie – Un huis clos pesant au possible, une île où le maître de maison n’apparaît pas, des convives qui ont l’air d’avoir tous un truc à cacher, les morts, au fur et à mesure, de ces personnes, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que deux, que une… que zéro ! Et puis la claque dans ma gueule ! Magnifique !!! Impossible d’arrêter de lire, je voulais savoir, je voulais même le garder pour le lire à table mais ma mère n’a pas voulu… (lu hors cadre scolaire).

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6. Misery de Stephen King – Encore un huis clos oppressant, Paul Sheldon, un auteur pris au piège de la terrible infirmière Annie Wilkes. J’ai tremblé de tous mes membres devant tant de sadisme, de folie pure ! Un roman que je n’oublierai jamais tant il m’a procuré des frissons et le King est le roi de mes frissons !! Si « La ligne verte » m’avait fait pleurer, Misery m’a fait trembler de terreur pure ! Le tout sans monstre sous le lit (Lu pour mon plaisir propre).

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7. Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle – Je venais de lire « Le chien des Baskerville » et même si Sherlock Holmes était peu présent dans le Chien, j’étais déjà folle de lui et je voulais en savoir le plus possible. Le Net n’existait pas, donc, lors de ma lecture de ce roman, je notais avec avidité les passages qui m’éclairaient le plus possible sur la personnalité de Sherlock Holmes. Un truc de fou, je ne me sentais plus… 30 ans après (presque), je suis toujours à lui courir après.

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8. La plupart en reviendront pas – Vingt-huit jours dans une poche du front russe, hiver 1942-1943 de Eugenio Corti. Dieu tout puissant, comment est-ce possible d’en arriver là ? Le front Russe, les allemands et les italiens qui reculent, les russes qui avancent et la mort à petit feu qui guette tout ces soldats à cause du froid intense qu’il régnait. Horrible, troublant, émouvant, dur pour le coeur.

Un livre que je lisais dans le train, un vendredi, de retour chez mes parents pour un coucou… Mon chien se lève, s’étire et je me dis « Pourquoi il se lève, lui ?? » et puis je vois le paysage… Putain, on arrivait en gare (je n’ai jamais su comment mon chien faisait pour savoir quand on arrivait à destination avec le train) !

Jane Eyre - Brontë Charlotte

9. Jane Eyre de Charlotte Brontë. Je n’ai jamais lu des tonnes de Classiques, alors, pour découvrir, j’avais pris ce roman, pensant que je n’allais pas aimer ou que ce serait neuneu, larmoyant… Ben non ! J’ai pris une claque monumentale, adoré les personnages, souffert avec eux, prié pour que ça finisse bien. Une immersion pareille dans le Classique, ça laisse des traces durables.

Chemin des âmes - Boyden

10. Le chemin des âmes de Joseph Boyden. Le retour de la Grande Guerre, le traumatisme des tranchées, les souvenirs de ces indiens du Canada quand les Hommes Blancs sont venus, l’Horreur de la guerre et l’Horreur de notre comportement envers ces gens. Une lecture avec le regard brouillé, une profondeur inimaginable, un roman qui m’a marqué au fer rouge.

Pottsville 1280 habitants - Jim Thompson

11. Pottsville, 1280 habitants de Jim Thompson est un véritable roman noir, un roman qui m’a marqué parce que lorsque je l’ai lu la première fois, j’ai ri à gorge déployée. Un shérif niais, du moins en apparence et avec un sang-froid à faire pâlir les serial-killer. On rit, mais on devrait frémir devant l’hécatombe. Un assassin aussi effroyable que celui de « L’assassin qui est en moi » du même auteur.

Journée d'Ivan Denissovitch

12. Une journée d’Yvan Dennisovitch d’Alexandre Soljenitsyne ou comment parler du goulag sans se faire censurer. Pari réussi, l’auteur, au travers d’Ivan, nous parle d’une journée au goulag et présenté ainsi, on dirait que ce n’est pas si effroyable que ça. Pourtant, ça l’est et ce court roman m’a aussi marqué au fer rouge, plus que s’il avait décrit l’horreur qui y régnait en se moquant de la censure. C’est beau, mais éprouvant.

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13. Une terre d’ombre de Ron Rash où la Grande Guerre vu des États-Unis et ses dommages collatéraux… Un portrait d’une famille qui vit en retrait de tout, une vallée où le soleil ne brille que très peu, l’agressivité des hommes face à des habitants d’origine allemande ou envers ceux qui ne sont pas parti à la guerre.

De l’émotion brute, une écriture qui claque comme un coup de fusil dans la nuit, des larmes à la fin, un cœur éprouvé (le mien) et un roman qui restera dans mes annales (avec 2 « n » !!) car il est tout en finesse, sans mièvrerie.

Diable tout le temps - Pollock

14. Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock est un roman noir que j’ai dévoré sans plus savoir m’arriver, découvrant les différents portraits qui parsèment ce livre avec un air horrifié. Un roman noir d’encre, violent, sans concession, éprouvant pour les nerfs, une traversée de l’Enfer sur terre et une plongée dans des âmes noires de chez noires. Un livre qui restera aussi dans ma tête jusqu’à mon Alzheimer définitif.

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15. Seuls les vautour de Nicolas Zeimet où la preuve que les français peuvent faire du roman noir aussi bien que les américains. Un roman magistral qui se déroule dans le trou du cul de l’Utah, une ambiance sombre, des personnages torturés ou attachants, et de l’émotion à l’état brut. Addictif ce genre de roman.

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16. Le garçon de Marcus Malte est avant tout une écriture superbe, des paragraphes qu’on relit doucement pour être sûr de bien les avoir dégusté, un personnage principal improbable mais ô combien attachant, une histoire d’amour, la Grande Guerre qui, sous la plume de Marcus, devient prégnante, angoissante, comme si nous y étions. Un véritable coup de coeur et un récit qui m’a marqué, oui.

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17. Le village de Dan Smith. Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Le contexte social du livre en fait un roman noir et l’aspect politique est fort présent avec le communisme et toute la puissance de son illogisme. Des personnages charismatiques oscillant souvent entre leurs côtés humaniste et leur part sombre qui peut faire d’eux des assassins; un récit à la fois humain et barbare. Ici, rien n’est ni tout blanc ni tout noir, mais entre gris clair et gris foncé. C’est tout ça, ce roman… avec des larmes et du sang.

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18. Papillon de nuit de R.J Ellory. Cet auteur m’a souvent des coups de cœurs mais ici, on est au-dessus du lot niveau émotions ressenties durant la lecture. Un récit fort, puissant, magnifique, addictif, de l’émotion à l’état brut, sans jamais plonger dans le pathos gratuit. L’auteur nous sert là un plat de résistance gargantuesque sans avoir besoin de nous servir un pavé. Un roman que j’ai dévoré, ne laissant aucune miette, me pourléchant les babines tout en le finissant sur les genoux, tant l’émotion m’avait saisie à la gorge, au cœur, dans mes tripes. Un peu comme « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld.

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19. Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam est aussi un roman bourré d’émotions que j’ai dévoré en peu de temps, où j’ai souffert, où j’ai eu les larmes aux yeux. Le premier chapitre est sans concession et je l’ai terminé en fermant les yeux, avalant difficilement ma salive. Sombre, violent, dérangeant, angoissant, avec un contexte social d’une petite ville en toile de fond.

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20. Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck m’a emporté loin, loin, dans un magnifique voyage éprouvant et émouvant. Lorsque je suis revenue sur terre, j’étais amputée car le livre était fini. Mais dans ma tête, Bohem roule toujours et son pote est à ses côtés. Oui, un roman émouvant et marquant.

Voilà, double ration de romans marquants, j’aurais encore pu en ajouter, vous avez sans doute remarqué que j’en avais glissé subrepticement dans la description du pourquoi du comment j’avais trouvé ce livre marquant.

Bon anniversaire de blog, Collectif et j’espère qu’on en fêtera encore beaucoup !
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RAT a Week Winter Edition Saison 2 [Bilan Semaine 3/4]

Pour la semaine 3, mon choix est resté sur la même catégorie que durant la semaine de la saint-Valentin (thriller et horreur en autre), avec toujours mes 500 pages à lire minimum sur la semaine.

Exit encore une fois la guimauve et les bons sentiments dégoulinant ! 

Je continue avec l’exorciste, j’enchaîne sur Carrie, je me fais les débuts de la Réforme avec la bédé Le maître d’armes (du sang et des tripes), je rigole un coup avec Gotlib, je me fait de la parodie de Sherlock Holmes en bédé, hop, un roman post-apocalypse (survivaliste), quelques vampires en comics et de nouveaux des pastiches holmsésiens.

La vie est belle !

  • Catégorie 3 : Thriller, Horreur, glacé de Terreur.
    Parce qu’on a le droit de ne pas blairer la Saint Valentin et autres romances, cette catégorie est réservée à ceux qui ne souhaitent lire que des thrillers ou de l’horreur. Quoique l’on puisse aimer la Saint Valentin et les romances et ne lire que des livres de psychopathes.
  • Défi 2 : je choisis le nombre de pages par semaine, avec un minimum de 500 pages et un maximum qui peut dépasser les 3000 pages.

Bilan 3ème semaine – Du Lundi 20/02 au dimanche 26/02 – 1495 pages lues (1439 & 1437 pages lues les semaines précédentes)

  1. L’exorciste : William P. Blatty (280/400 pages)
  2. Carrie : Stephen Ling (243 pages)
  3. Dans la forêt : Jean Hegland (304 pages)
  4. Le maître d’armes : Dorison & Parnotte (96 pages)
  5. Baker Street – Tome 1 – Sherlock Holmes n’a peur de rien : Pierre Veys & Nicolas Barral (48 pages)
  6. Baker Street – Tome 2 – Sherlock Holmes et le club des sports dangereux : Pierre Veys &  Nicolas Barral (48 pages)
  7. Moby Dick : Olivier Jouvray & Pierre Alary (123 pages)
  8. Rubrique-à-brac – Taume 2 : Gotlib (96 pages)
  9. American Vampire – Tome 1 – Sans neuf : Scott Snyder, Stephen King & Rafael Albuquerque (192 pages)
  10. Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes : Collectif (65/286 pages)

Tous mes vœux pour 2017 !!

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Je sais que même en le souhaitant avec tout mon cœur, l’année 2017 sera excellente pour certains et merdique pour d’autres… Mais paraît que c’est ainsi que va la vie.

Donc, j’espère que vous passerez l’année qui vient sans trop de dommage, sans trop de bobos, sans trop d’emmerdes, de cons dans votre entourage, que vous aurez des bonnes choses à gogo et pas trop de mauvaises choses…

Que vous ayez aussi des chouettes lectures et plein de tentations livresques !

Au fait, l’année dernière, tout le monde m’a souhaité de gagner plus d’argent, mais c’est pas arrivé, alors, cette année, je vais vous donner mon numéro de compte bancaire, ainsi, ce sera plus facile !

Bonne année et bonne santé les potos de la blogo, que vous soyez blogueurs ou suiveurs, lecteurs ou pas.

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Joyeux Noël Coquin à tous et toutes !

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Que vous croyez ou pas au père Noël, que cette fête devenue commerciale et synonyme de gabegie vous sorte par les trous de nez ou que vous ne viviez que pour elle, qu’elle soit encore pour vous religieuse ou païenne, que vous vous délectiez de foie gras ou que vous militiez pour l’arrêt de ce que vous considérez comme de la barbarie, que vous ayez fait un sapin ou pas, que vous attendez avec impatience le début des festivités ou bien leur fin, je m’en moque !

Si j’ai posté cet article, c’est juste pour vous souhaiter une bonne journée à tous et toutes !

Ne mangez pas de trop, gaffe aux indigestions, gaffe à l’ennui à table entre deux vieilles tantes bigotes, avec votre belle-mère chiante devant vous, gaffe au vin qui coule à flot (ou au Jack’s), gaffe aux conversations ennuyantes à mourir aussi…

Vous pourrez toujours les décoincer en leur parlant de la pédérastie au temps de l’Antiquité, des expressions du langage courant qui ne sont que des références sexuelles, leur parler des dangers de la branlette que certaines femmes pratiquent à tour de poignet, ou de la reconversion des anciennes stars du porno…

Mais quoi que vous fassiez, n’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche !

De fourrer la dinde ! De bourrer la hotte ! De labourer le jardin ! De butiner la fleur…

Et oui, il y des sous-entendus grivois là-dessous !! Je vous ai même mis une image pour ceux qui n’ont pas encore compris… Oui, juste au-dessus…

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Qu’aurais-je bien pu faire ?? À vos plumes… [Mon 1001ème billet !]

Sorry, mon 1000ème billet a été publié hier et je ne le savais même pas.

Tant pis… Comme je ne fais pas de concours, je vais poster ce petit article et vous demander de répondre à ma question « Qu’aurais-je pu faire d’autre devant une situation pareille ?? ».

Vous avez toute liberté de solutions et je vous invite à les noter dans les commentaires…

Il n’y a rien à gagner, juste mon estime et me faire rire. Vous avez jusque la fin du mois, le meilleur aura mes congratulations les plus sincères.

Anybref… Durant mes vacances, je cherche le calme, la tranquillité, la nature sauvage et j’aime aller m’enterrer dans les trous du cul de votre beau pays, chers amis français.

Là où je vais, c’est des beau paysages, des couleurs magnifiques, des petits chemins escarpés, des randos de malade…

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Le calme, la tranquillité, les crampes aux mollets, aux chevilles… Mais…

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Mais que faire lorsqu’on tombe sur ÇA au détour d’une forêt ??

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Mon homme dit que mon premier réflexe n’aurait pas dû être celui de le photographier, mais plutôt de courir… J’en peux rien, j’avais mon smartphone en main pour zapper la chanson et puisque j’étais dans le menu principal, j’ai fait « le petit oiseau va sortir ».

Bon, puisque je suis en train d’écrire ce petit article, vous vous doutez que la confrontation avec la bête fut paisible et non agressive…

Mais qu’auras-je dû faire face à ÇA ??

  • Prendre une photo ? (comme je le fis)
  • Courir comme une malade sachant que je ne cours pas vite et pas longtemps ?
  • Faire la morte ?
  • Hurler après ma mère sachant qu’elle était à plus de 1000 km ?
  • Prier sachant que parmi la multitude en souffrance, mon message ne serait pas entendu ?
  • Téléphoner à Police Secours sachant que le temps qu’ils arrivent, je serais ressortie du ventre de la bête sous forme de crottes ??

À vous de me le dire ou de m’inventer d’autres solutions, même des cochonnes comme lui montrer mes beaux nichons.