Happy New Year 2022 !

Bon, vu que mes bons voeux ne fonctionnent jamais, je me demande si cela vaut la peine que je le fasse pour 2022… Covid 19 n’en a rien à foutre de moi, de mes voeux, des mes souhaits…

Malgré tout, mes chères et chers copinautes, je vous la souhaite douce et agréable, cette année qui se profile, même si je sais pertinemment bien que nous n’aurons pas d’éclaircies dans la pandémie (non, non, ne vous crispez pas, je me trompe toujours, alors, si je prédis zéro éclaircies, ça va peut-être faire l’effet inverse). La covid va encore nous pourrir la vie, sans aucun doute.

Cette année, au moins, nous pourrons passer les fêtes en famille (même si pour certains, ce ne sera pas le cas). Sans faire de folies, je suis contente de passer un moment avec mes proches, cela fera du bien au moral.

Le seul que ça fait chier, c’est le chat, qui va se retrouver seul durant Noël, à se faire chier sans moi pour le brosser et le caresser.

Je sens qu’à mon retour, il faudra récupérer ces heures perdues où la pauvre bête n’aura pas eu ses câlins ! mdr

Alors, même si ça ne sert à rien, j’vous l’dit quand même (♫) : meilleurs voeux pour 2022, bonne santé (ou la meilleure qui soit), belles lectures, pleins de bonnes choses dans vos vies et tout ce que vous voulez (on ne sait jamais, un miracle et boum, ça se réalise).

Bisous !

PS : à la demande express de certaines, j’ai ajouté des sexy boys en bas de page, juste après Simon’s Cat… Un mot, un geste, la Belette fait le reste 😉

 

Merry Christmas (en avance) et plein de bonnes choses !

Comme chaque année, comme la reine d’Angleterre et le roi des Belges, je m’en vais de mes voeux de Noël, mais en version moins chiante et moins soporifique.

Je me fiche de savoir si vous croyez encore au père Noël (les enfants, quittez cette page, spolier alert !!!), si vous êtes croyant, incroyant, athée, agnostique (j’aime ce mot), si ça vous gonfle qu’une fête chrétienne soit devenue celle du capitalisme et du consumérisme (on s’est encore fait baiser quelque part), si au contraire ça vous titille les papilles de savoir que vous allez vous en foutre plein le ventre, si ça vous vide les bourses de devoir faire des cadeaux à tout le monde ou si vous en profiterez pour méditer sur cette fête païenne devenue catholique par l’action de quelques uns.

Pour moi, c’est juste l’occasion de ronchonner un peu sur la folie qui atteint une partie de la planète (tandis que d’autres n’ont rien), de me creuser la tête pour les cadeaux dont j’essaie toujours qu’ils soient sympas et intelligents, sans devoir vendre un poumon.

Noël, ce sera l’occasion de manger en famille (chez mes parents), d’emmerder un peu ma frangine et son homme et de me faire emmerder par nièce qui n’y manquera pas, trop contente qu’elle sera d’avoir sa tata (du moins, je l’espère).

J’en profiterai pour raconter des blagues cochonnes (hors des oreilles de la nièce), tout en évitant de manger trop.

Alors, comme chaque année, rions un brin (et pas un brun), amusez-vous en lisant les petits mickey’s drôles et régalez-vous des belles images de Père Noël sexys ;-))

Cela se trouve au fond, mesdames les petites coquines… 

Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j’étais à deux doigts de m’énerver.
En tout cas, moi, je n’ai jamais frappé ma femme avec un fer à souder.
C’est parce que vous n’êtes pas bricoleur !

Good Bye Mrs Hudson ! By Dame Ida

C’est avec tristesse de Dame Belette et moi même vous annonçons avec retard que l’actrice Una Stubbs nous a quittés à l’âge de 84 ans le 12 Août dernier des suites d’une longue maladie. Elle s’est éteinte paisiblement à Édimbourg auprès de ses proches qui l’ont fait savoir le lendemain de son décès.

Les congés d’été et le covid ont éclipsé la nouvelle de sa disparition pourtant discrètement (trop discrètement) annoncée par quelques médias français. Ce n’est que par hasard que nous sommes tombées sur l’information.

Peu connue en France avant le succès de la série Sherlock, sa filmographie essentiellement britannique ne comporte que sept titres entre 1963 et 2009, et une quinzaine de téléfilms ou de séries anglaises sur lesquelles nous n’aurons que peu de détails.

On notera aussi il y a une dizaine d’années, une petite incursion dans le monde du théâtre où elle avait incarné la tante de Valmont dans une adaptation des Liaisons Dangereuses.

Certaines sources évoquent aussi un joli rôle dans une comédie musicale lors de ses jeunes années.

Mariée deux fois, on lui trouvera un nombre différent d’enfants nés de ces deux mariages, en fonction des sources.

C’est dire si Una Stubbs fut une femme plutôt discrète à en croire l’absence de détails concernant sa biographie sur le site Wikipedia malgré une carrière qui s’est étendue sur près de soixante ans.

C’est avec son interprétation de Mrs Hudson que le public francophone l’a découverte.

Sa fabuleuse énergie, son humour so british, sa façon de planer gentiment, et son maternage discret des Sieurs Holmes et Watson avaient considérablement dépoussiéré le rôle de la logeuse du détective consultant que l’on imaginait difficilement autrement qu’en petite mamie rabougrie et coincée aux cheveux blancs, confite dans la naphtaline et l’amidon, rasant les murs avec un plateau et couverte d’une tenue de veuve victorienne bien noire et ornée de quelques dentelles blanches à l’instar de la Reine Victoria, imitant jusqu’à ses mines rébarbatives.

Rosalie Williams était mrs. Hudson dans la série de la Granada

Ce n’est pas l’insignifiante et revêche Mrs Hudson de la série Granada des années 80′ qui aurait pu rectifier le tir !

Rosalie Williams était mrs. Hudson dans la série de la Granada

Madame Hudson contente de revoir son locataire après sa fausse mort (série Granada avec Jeremy Brett)

Le peps de Una Stubbs, sa bonne humeur et son courage dans sa participation à quelques enquêtes (on se souviendra de sa façon très particulière de conduire une voiture de sport dans la 4e saison) resteront dans nos mémoires.

 

Le 221B est en deuil. Il ne sera plus jamais pareil maintenant.

Au revoir et merci Madame Hudson-Stubbs… et encore Bravo !

Happy New Year 2021 !

Ne me demandez pas de quoi 2021 sera faite, niveau prévisions, je suis pire qu’une voyante extra-lucide car je ne vois jamais rien venir ! À part vous avec vos gros sabots (mdr).

Je peux juste penser que le début sera toujours aussi merdique, puisque SRAS-COV2 est toujours en liberté dans la nature et qu’il n’est pas prêt d’arrêter de circuler, vu ce que j’ai vu au JT, avec tous ces gens dans les rues commerçantes de mon pays, qui est petit mais pas tout à fait plat et ouskon pète tous les records comme le nombre de jours sans gouvernement (deux fois) ou le plus de décès par rapport à la population.

Comme pour Noël, ce sera entre Chouchou et moi et le chat, s’il daigne descendre comme il l’a fait un peu à Noël, s’arrêtant devant l’insert où brûlait des bûches (en bois), puis devant le câble du PC au milieu de la pièce (on regardait Indiana Jones), puis admirant la crèche qu’il n’avait pas vue quand elle était à 30cm du sol (ce chat est bizarre).

Puisqu’on avait autant chamboulé son quotidien et son paysage (il déteste ça), après un bref passage dans un fauteuil en cuir, il est remonté m’attendre sur la palier et il a attendu un peu plus, cette fois-ci car ce n’est pas le réveillon de Noël tous les jours !

Au menu ? Des petits machins congelés qui se préparent très vite et qui se mangent avec les doigts, na ! Non, pas des frites, mais ce serait une bonne idée aussi, avec de la sauce Brazil.

Bon, c’est pas tout ça, mais quoiqu’il arrive : bonne année 2021 quand même (est-ce qu’elle pourrait être pire que 2020 ??) et bonne santé ! Mais je sens que tous nos voeux ne vont pas marcher cette année encore…

Joyeux Noël 2020 quand même…

Pas de mec sexy pour ce Noël 2020 (je vous sens déçues, mesdames), pas de maman Noël dénudée non plus (les mecs, partez pas !) et des bons vœux un peu bizarre pour une année qui fut chamboulée, horrible, catastrophique, à tous les niveaux.

En Belgique, on ne pouvait inviter personne, puis on m’a dit deux, puis une, à force, j’ai pas tout compris (même dans les deux langues, même en langage des signes, même avec la traduction intégrée et intégrale), juste qu’il était plus que conseillé de rester avec les personnes qui vivent sous le même toit que nous.

Puis bon, si on ne peut inviter qu’une personne, bon amusement pour en choisir une sans choquer les autres ou faire le choix entre papa et maman, où entre son frère et sa sœur, entre la dinde et le poulet, la bûche ou le sorbet. Bref, la merde et fallait pas en ajouter après cette année 2020 caca…

Donc, pour Noël et Nouvel An 2020, ce sera en tête à tête (ou tête à queue) avec Chouchou et Minou si ce dernier daigne descendre de ses étages, qu’il colonise lentement mais sûrement (on dirait un ado, ce chat, à se vautrer dans le canapé et à faire comme s’il était proprio de tout mdr).

Il s’était déjà approprié du premier, à tel point que lorsque je vais chipoter dans les biblios, il vient voir ce que je fabrique, avec un air de ne pas y toucher et en prenant un air innocent « je viens jouer avec mes balles »… Ouais, mon c** ! 

Anybref, pour une fois dans ma vie, j’ai des fêtes de fin d’année calmes, sans table à dresser, sans verres à vin à relaver, sans grande cuisine à faire, sans devoir courir partout sans profiter de rien.

Des repas simples, du surgelé pour pas se faire chier à être dans les commerces, les veilles de réveillons, des mojitos fait maisons, du dessert fait maison et des plats asiatiques pour les midis des réveillons, afin de ne pas manger trop tard et de piquer du nez dans son assiette. Le tout avec les doigts de pieds en éventail et un bon verre de Sauternes à côté (hips).

Je vais le prendre du bon côté et en profiter pour me reposer et me la couler douce. Puis pour éviter aussi qu’après les fêtes de fin d’année, on soit dans la même merde que les Américains après Thanksgiving… Déjà que nos chiffres ne sont pas bon du tout et très très fort dans le rouge…

Alleï, un joyeux Noël à tous et toutes et n’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche, et ce, à tout moment dans l’année. 

Et pour les plus obsédé(e)s, descendez dans l’article… Comme les politiciens, je raconte des tas de conneries et je mens, et ce, pour le plaisir de vos petits yeux avides de muscles et de… 

Et pendant ce temps-là du reconfinement, Minou ? Il s’en balec…

Oui, pendant ce temps de reconfinment lockdown couvre-feu, Minou s’en balec, autrement dit, il s’en bat les c******* !

— Minou, mon petit chat, nous sommes reconfinés ! Mais c’est pas un confinement dur, c’est une sorte de lockdown avec couvre-feu à je ne sais plus quelle heure, tout dépend de la région (flamande, wallonne, bruxelloise, germanophone)…
— Confit quoi ? De canard ? Lock quoi ? Reconfi quoi ?? Ça se mange ? (air intéressé) D’ailleurs, n’oublie pas de me nourrir à l’heure, parce que ces derniers temps, je dois te le rappeler un peu trop souvent !
— Heu, non, ça ne se mange pas. Et je suis à l’heure pour tes repas, c’est juste qu’on a changé les heures en ajoutant une de plus… 
*air sceptique du félin*
— Mouais, et ton confit machin, je peux jouer avec dans toute la maison, en ce compris dans les cages d’escaliers, si amusantes quand j’y fais dévaler ma souris verte ?
— Non, on ne peut pas jouer avec…
— On peut le boire ? Pisser dessus ?
— Le reconfinement ne se boit pas et si tu lui pisses dessus, ce sera dégoûtant car ça n’absorbe pas la pipi de chat…
— Ben tu sais quoi ? Le reconfinement, je m’en bas les couilles !
— Le vétérinaire te les as enlevées…
— Oh, sérieux ? Voilà pourquoi je pisse comme une femelle ? Moi qui pensait qu’il m’avait juste recousu le trou dans le dos et fait des piqûres anti tout… *soupir félin*

Hé oui, le reconfinement, le lockdown, le couvre-feu, les emmerdes, le/la covid, les virus, Minou, lui, il s’en fout et vit sa vie tranquille de chat qui pieute 18h par jour, mange, boit, joue et va dans ses litières pour y faire ce qu’il doit y faire.

Après 6 semaines rien qu’en tête-à-tête avec moi (suite à l’hospitalisation de Chouchou), il a pris ses habitudes « dodo canapé » les jours de semaine où je bossais à la maison, devant le PC. Les jours de ménage, là, il n’y a plus personne, les chats détestant les aspirateurs.

Depuis 15 jours maintenant, le chat a pris le pli de venir sur mes genoux, matin et soir, me laissant juste le temps de poser le plaid sur mes jambes, avant de venir me faire des câlins et puis de s’installer sur mes jambes, sur mon ventre et même un peu plus haut si je suis affalée…

Minou sur le plaid et sur mes genoux (exercice périlleux que de photographier ce chat)

Heu, t’exagère pas un peu, là, Minou ?? J’ai les poils de ton dos dans le nez, presque et ce qui tient toujours droit n’est pas fait pour supporter un chat dessus !!

Rompu de fatigue, le pauvre animal qui a dormi toute la journée, s’endort sur mes jambes. Par contre, interdiction de tousser, se moucher, éternuer ou fermer mon roman, ça fait détaler le chat.

Il ne fait cela que lorsque je suis au deuxième parce que personne n’est à côté de nous pour faire des mouvements ou bouger. Une fois que monsieur remontera les escaliers, ce sera autre chose… Minou m’attends au soir et quand je remonte, il cavale derrière moi dans les escaliers (ou me précède). On dirait un chien content de voir son maître.

Comme les ouvriers sont de retour depuis 15 jours, mais pour du travail en extérieur, Minou ne doit plus être enfermé à son étage (les portes qui mènent à dehors sont fermées) et il en profite, le coquin, pour s’installer durablement sur la canapé du deuxième, puisque je reste au rez-de-chaussée avec monsieur (de retour aussi) qui ne peut pas mettre du poids sur sa jambe.

Je pensais que le retour de monsieur allait perturber monsieur le chat mais non, ça a été, il l’a reconnu et s’il ne lui a pas fait de la fête mais un regard blasé style « Tiens, on est allé te récupérer quand même ? », il n’en a pas fait une crotte nerveuse et est venu nous rendre visite au rez-de-chaussée tous les soirs.

Les chats, comme tous les animaux (et les hommes), se mènent pas l’estomac (les mecs par autre chose, aussi) et les croquettes de retour dans les poches ont été appréciées à leur juste valeur, même après son repas du soir (on dirait un chat affamé) pour l’attirer près de nous, le faire sauter sur le divan et pour le caresser, assise sur la chaise.

On voit bien que cela va faire une année qu’il vient près de nous au deuxième, cela a été plus simple pour le faire rester au rez-de-chaussée où il n’a pas ses habitudes. Il a déjà fait ses toilettes et l’autre soir, il était couché en sphinx derrière moi qui était à la chaise de la table de la salle à manger.

Ayant mis les pattes sur mon kleenex tombé au sol, le Minou a joué comme un taré près de nous, au matin et j’ai décidé de sortir une souris de mon stock de réserve pour qu’il en ait une au rez-de-chaussée.

Bingo, il était fou en la trouvant (papa Nowel pour les chats aussi ???) et il joue tous les matins et tous les soirs près de nous, allant même dans le couloir et apportant une autre souris (la bleue) de son étage à lui. Je vais encore passer des heures à chercher ses souris, moi… On n’a pas encore inventé des jeux avec un traceur pour les retrouver plus facilement à l’aide de son gsm ??

Bref, Minou continue son évolution, lentement mais sûrement, restant longtemps sur ses acquis avant de faire un bond énorme. Ne reste plus qu’à pouvoir le caresser en tout lieu, tout en étant debout (et pas que devant sa réserve de bouffe et ses litières). Mais ceci sera une autre histoire.

 

 

J’ai 8 ans ! Je sais que c’est pas vrai, mais j’ai 8 ans…

Si tu m’crois pas hé. Tar’ ta gueule à la récré. ♪

Hé oui, mon blog à 8 ans, il devient grand, prend un peu de poids et il a plus de copains/copines dans la cour de récré !

Au début, on se sent vachement seule, perdue dans l’immensité de la blogosphère et au fil du temps, on se fait des potes, on va prendre la goûter chez eux, ils/elles viennent chez moi, d’autres arrivent aussi.

Chaque année l’anniversaire de mon blog tombe en plein Mois Américain, mais cette année, je souffle mes bougies parce que 8 ans, c’est pas rien !

Bisous les copinautes et merci de suivre mes bafouilles, de les commenter, de déconner avec moi, de papoter, de rigoler,…

La polémique Stéphane Bourgoin [Par Dame Ida Enquêtrice Pigiste Bénévole Confinée dans son Fauteuil]

Une fois n’est pas coutume aujourd’hui je ne ferai pas la fiche de lecture, et ne délirerai pas sur les aventures des royals britanniques sa mémère.

Mais rassurez-vous, ce billet restera en relation avec nos centres d’intérêt habituels au travers de l’évocation d’une polémique qui touche aujourd’hui un homme qui pendant plusieurs décennies a su faire parler de lui en s’intéressant de prêt au phénomène des tueurs en série.

Vous me savez cuisinière à mes heures, et j’ai pour habitude de mettre en route des vidéos Youtube pour me sentir moins seule (ma dernière tentative de faire une brioche fut en effet un grand moment de solitude) quand je m’active aux fourneaux.

Or, ces jours-ci, parmi les vidéos qui me sont proposées, je découvre qu’une vive polémique semble aujourd’hui frapper Stéphane Bourgoin, auteur de nombreux livres sur les serial-killers et qui est régulièrement présenté sur des plateaux de télévision comme étant LE spécialiste français des tueurs en série.

La majorité des lectrices du Blog de Belette connaissent sans doute cet auteur, bien qu’il s’illustre davantage dans le genre documentaire qu’en tant que romancier. Pour ceux et celles qui ne le connaîtraient pas je résumerai les choses de la manière suivante.

Stéphane Bourgoin aurait selon ses propres dires commencé à s’intéresser aux serial-killers dès 1978 après que la police de Los Angeles l’ait informé avoir recueilli les aveux de l’homme qui deux ans plus tôt en 1976 aurait sauvagement assassiné sa compagne.

L’amie de Stéphane Bourgoin n’aurait été qu’une des dix victimes de cet homme qui depuis aurait été condamné à mort et qui patienterait toujours dans un couloir de la mort, surchargé de plusieurs centaines de condamnés, et ne parviendrait plus à se vider…

Un peu comme nos PAL si je puis me permettre la comparaison.

Depuis, grâce à la bienveillante attention de l’inspecteur chargé de l’enquête du meurtre de sa compagne, Bourgoin aurait interviewé des dizaines de tueurs en série dans les prisons américaines dès les années 1980, enregistrement qu’il dit avoir mis à la disposition du FBI, où il aurait reçu pendant deux fois six mois une formation au profilage à Quantico.

Après quelques publications en rapport à son premier métier de réalisateur de film et de traducteur de romans, Bourgoin aurait écrit en 1992 son premier ouvrage en rapport avec les meurtriers en série, en commençant avec le premier d’entre eux, Jack l’Éventreur.

[Mot du Cannibal Lecteur : un excellent ouvrage, en plus, bien complet, avec les explications sur les théories fumeuses, bref, MA bible sur le Jack. Sans doute allons-nous apprendre qu’il a tout pompé sur un ouvrage écrit dans une autre langue ou qu’il a eu un ghostwriter….]

Il est parvenu depuis à une grande notoriété sur les plateaux télé et en librairie.

Sauf que voilà… le collectif 4ème Œil Corporation a diffusé une série de vidéos remettant en question fortement la légende de Stéphane Bourgoin.

Le Site Arrêt sur Image, puis le journal Le Monde s’y sont mis, ainsi que quelques autres… et le mythe s’effondre.

Pour ce qui est établi, Stéphane Bourgoin est né en 1953. Il aurait quitté l’école à seize ans et aurait travaillé à partir de 1974 comme assistant de production (il dira producteur dans certaines interviews) de films de série B ou Z…

On retrouvera même son nom crédité comme scénariste dans plusieurs films pornographiques entre 1978 et 1982…

Salarié de la librairie Troisième Œil à son retour en France, il en deviendra le propriétaire entre 1981 et 1983 selon les sources. C’est dans les années 1990 qu’il commence sa carrière d’auteur de livres d’abord avec un pseudonyme puis sous son propre nom.

S’il prétend avoir été foot-baller professionnel au Red Star de Paris pendant 7 ans dans certaines interviews, on s’étonnera qu’il ait pu faire une telle carrière entre 1964 et 1973 puisqu’il aurait commencé celle-ci à l’âge de treize ans, ce qui ne se faisait pas à l’époque.

En outre personne ne retrouvera son nom dans les archives du Red Star, ni l’équipe de 4ème Œil Corporation, ni le journal So Foot.

Quand il prétendra avoir joué contre Michel Platini alors que celui-ci était à Saint-Etienne, on s’accrochera à notre fauteuil puisque Platini n’y aurait joué qu’entre 1979 et 1982. Je veux bien qu’on puisse avoir une mauvaise mémoire des dates, mais une telle mauvaise mémoire des événement me paraît quant à elle plus difficile à avaler.

Le doute va s’étendre jusqu’à la véracité du décès de la compagne de Stéphane Bourgoin du fait de l’agression d’un tueur en série.

Afin de préserver la mémoire de la victime qu’il désigne par le prénom Elein, Bourgoin n’a jamais donné de précision sur le nom de famille de celle-ci ou le nom de son assassin.

En reprenant l’année de l’assassinat, la date d’arrestation, les lieux du jugement et de l’incarcération ainsi que le mode opératoire utilisé, l’équipe de 4ème Oeil ne retrouvera aucun serial-killer emprisonné pour avoir assassiné 10 victimes après les avoir violées, démembrées, décapitées ou éviscérées (là encore Bourgoin ne donne pas toujours les mêmes détails en interview) entre 1976 et 1978 sur le secteur de Los Angeles, et condamné à mort.

Si l’on peut éventuellement accepter qu’un certain flou soit maintenu par Bourgoin pour préserver la famille de la victime, le fait est que pour l’équipe de 4ème Oeil Corporation, on serait au-delà du flou et dans une totale fiction si on ne se base que sur les éléments donnés par l’intéressé.

Et l’on peine à comprendre pourquoi il aurait donné autant de détails potentiellement faux sur ce qui ne serait qu’une pure fiction au lieux de se contenter d’en dire le moins possible en ne précisant rien des circonstances de la mort de sa compagne, ce qui aurait pu être un choix respectable.

Cette perte est présentée comme fondatrice du devenir de Stéphane Bourgoin en tant que spécialiste du crime en série.

Les questionnements sur la véracité de cette perte sont d’autant plus vénéneux qu’un autre pilier de sa légende personnelle est sévèrement attaqué par l’enquête de 4ème Oeil Corporation, et c’est à titre personnel ce que je trouve le plus troublant d’autant qu’il semble que même le journal Le Monde vienne corroborer ces doutes (dixit la page wikipedia consacrée à Bourgoin).

Après vérification de 4ème Oeil Corporation auprès des responsables du FBI, Stéphane Bourgoin n’a jamais été admis au programme de formation des profileurs de Quantico. Bourgoin parle d’une formation en deux fois six mois à Quantico et produit un badge à l’appui de ses affirmations.

Or les responsables contactés posent que le badge n’est qu’un badge de visiteur valable 24 heures datant de 1992, que la formation des profileurs n’est ouvertes qu’aux policiers américains et ne dure que 14 semaines.

Dans une interview, Bourgoin parle du fait qu’il aurait mis des centaines d’heures d’interviews de serial-killers américains réalisées dans les années 1980, à disposition du FBI qui les auraient utilisées dans ses programme de formation. Cela serait démenti par les autorités du FBI contactées. Personne n’aurait souvenir de Stéphane Bourgoin au FBI.

Si Bourgoin prétend avoir interviewé 77 tueurs en série, ses premiers documents attestés d’interviews de serial-killers dateraient de 1991.

Entre cette date et 2010 il n’aurait pas interviewé plus de 9 serial-killers, et pour l’un d’entre eux, il rapportera au moins trois versions différentes dans certaines interviews.

Il prétendra avoir été victime d’une tentative de meurtre par étranglement par l’un de ses interviewé, puis que celui-ci s’était contenté de lui jeter des objets au visage… et dans le livre où il relate l’interview en question, il écrira seulement que le sujet a posé son micro et serait parti.

Enfin, les vidéos de 4ème Oeil Corporation prétendront établir que Stéphane Bourgoin s’est attribué des interrogatoires ou anecdotes arrivées à d’autres enquêteurs, soit qu’il a pu rencontrer, soit dont il a pu lire les livres non publiés en France.

Et cerise sur le pompon ! Bourgoin prétendait dans certaines interviews détenir les cendres du tueur en série Shaefer, expliquant que sa famille avait refusé de les reprendre.

Il prétendait – excusez moi, c’est gore ! – remettre un petit échantillon de ces cendres aux personnes venant assister à une de ses conférences et qui viendraient ce jour là pour faire dédicacer son dernier bouquin.

Or, la conférence a été annulée… Peut-être parce qu’il n’avait pas les dites cendres ?

En effet, 4ème Oeil a pu prendre contact avec la sœur de ce criminel… et les cendres étaient toujours en possessions de la famille aux dernières nouvelles.

Pour résumer… Stéphane Bourgoin qui sans jamais démentir, s’est laissé présenter comme profileur et criminologue sur maints plateaux de télévision n’a jamais eu aucun diplôme ou aucune formation en rapport et n’a jamais contribué à établir des profils pour des enquêtes en cours.

Aucune recherche ne permet de déterminer s’il a bien eu une compagne assassinée par un serial-killer sur la base des informations qu’il veut bien donner, et les autorités du FBI démentiraient l’avoir formé au profilage ou avoir jamais reçu de lui les enregistrements de centaines d’heures d’interviews de serial-killer qu’il prétend leur avoir donné.

Ses premières interviews vérifiées remonteraient seulement à 1991 et on ne peut en établir que 9 sur les 77 annoncées.

[Mot du Cannibal : contrairement à ce qu’il a toujours dit, il n’a pas rencontré Charles Manson !! Bourgoin raconte différentes versions de cette rencontre. Celle qu’il utilise le plus fréquemment : Manson se serait assis sur un dossier de chaise, de manière à surplomber Bourgoin pour le dominer. Cette anecdote est, elle aussi, copiée sur la rencontre réelle décrite par J. Douglas dans son livre “Mindhunter” (1995).]

Ses livres seraient essentiellement des copiés/collés de rapports et interviews menés par d’autres, dont il s’attribuerait facilement le travail développé dans des livres non traduits en France.

A cela s’ajoute un grand nombre de déclarations en interviews qui se seraient révélées fantaisistes après vérification.

Il aurait été par exemple pendant des années le voisin de Stephen King… Sauf que pendant que Bourgoin prétendait vivre entre Los Angeles et New-York… le King n’avait pas quitté le Maine… faudra qu’on m’explique…

La chaîne Youtube de 4ème Oeil Corporation a dû fermer car Bourgoin prétendait les attaquer pour atteinte à ses droits d’auteur, mais les vidéos peuvent se retrouver ici :

https://www.youtube.com/channel/UCrabObncGxflFKpk_AKVsVQ

[Mot du Cannibal Lecteur : Bizarrement, lorsque j’ai voulu insérer les liens des 2 vidéos que l’on retrouve plus haut, WP me disait que les adresses n’étaient pas valides… Hors je les avais sous les yeux, le copié-collé était exact et elles ne sont apparues sur la page que lorsque j’ai directement copié les URL des vidéos. Pourquoi, je n’en sais rien ?]

Je vous recommande de ne pas perdre votre temps sur les autres vidéos prétendant traiter du sujet et qui pour la majorité d’entre elles ne sont que des « putes à clics » permettant à certains Youtubeurs de capter de l’audience.

Moi un type qui ose faire une vidéo là-dessus en avouant n’avoir jamais ouvert un livre de Bourgoin parce que la lecture c’est « pas on truc » je ne le trouve pas crédible…

Et un pseudo psy qui sous couvert de son diplôme se permet des élucubrations publiques sur l’état psychique d’un type qu’il n’a pas reçu au mépris de la déontologie et de la rigueur clinique… ou ne comprenant pas que dans l’attrait pour le crime, il n’y a pas forcément de processus pathologiques (cela peut être une sublimation intellectualisée permettant de contrôler ses propres pulsions agressives, ce n’est pas plus ni moins normal que de pratiquer la boxe ou que d’aller insulter l’arbitre et l’équipe adverse dans les gradins d’un stade), en confondant santé psychique et norme morale… Et bien ça n’apporte absolument rien au débat.

Depuis la polémique en plein confinement, Stéphane Bourgoin ne s’exprime plus sur les réseaux sociaux. Il n’a apporté pour le moment aucun élément permettant de le justifier.

On ne sait pas si les conférences qu’il devait donner seront maintenues, reprogrammées… ou déprogrammées.

J’avoue avoir un peu les boules… Et en même temps, même si c’est facile dans l’après coup de crier avec tout le monde que l’Empereur est tout nu…

Je reconnais avoir toujours été troublée par la façon dont cet homme pouvait parler en interview.

La relative simplicité de ses raisonnements et de sa verbalisation, au-delà de la construction de ses phrases, sa difficulté à sortir des ficelles un peu automatiques que l’on peut trouver dans les films américains (« c’est un individu blanc, entre 25 et 40 ans, supérieurement intelligent mais maintenu à une position subalterne à cause de son comportement social, sa mère était abusive, il a fait pipi au lit très tard et torturait des petits animaux… ») contrastait fortement avec le statut d’intellectuel et de grand spécialiste parvenant à des raisonnements inédits dont on pouvait le parer.

Je ne retrouvais pas dans la simplicité du discours de cet homme, la complexité des problématiques auxquelles il se frottait dans ses livres. Mais est-ce une preuve en soi ?

Mot du Cannibal : je n’ai jamais regardé Bourgoin parlant des serial-killer à la télé – ben non ! – même si j’ai lu quelques uns de ses ouvrages (Le livre rouge de Jack l’éventeur et 999 ans de serial-killer).

Je suis tombée des nues lorsque ça a commencé à émerger puisque, comme de bien entendu, je ne connaissais pas non plus la biographie de l’homme. Désolé, mais le côté people des auteurs, acteurs,… je m’en mouche le Mohican.

D’ailleurs, c’est il y a quelques années – 3 ans ? – que j’avais appris par la bouche d’un de mes bouquinistes qu’il avait perdu sa compagne, tuée par un tueur en série, en Amérique… Je cherchais des romans sur Jack The Ripper et le vendeur m’avait demandé si j’avais lu celui de Bourgoin. Réponse positive de ma part, là-dessus, il m’avait brossé un mini bio de l’auteur.

Wiki avait confirmé et je n’avais pas été plus loin.

Au vu de l’article du Monde que j’ai lu, le doute n’est plus permis. Bourgoin a menti, il s’est inventé une vie, sans doute plus chouette que la sienne et puis, un jour, à force de mentir, on croit à son mensonge, on est tellement dedans qu’on ne sait plus en sortir, alors, on continue.

Ce qui me chagrine dans l’affaire c’est qu’il semble avoir franchi le point Goodwin en disant que dénonciations des enquêteurs de 4ème oeil « renvoient à une sombre période de l’histoire de France, où les délateurs adressaient des lettres anonymes pour dénoncer leurs voisins auprès du régime de Pétain »… Raccourci facile qui ne veut rien dire, monsieur Bourgoin !

D’ailleurs, maintenant, il se tait dans toutes les langues et la crise du Covid facilite la tâche, on ne parle plus de rien d’autres, même plus de la fille naturelle du Roi Albert II !

Le pire, c’est que se sont ses plus grands fans qui ont senti les couilles dans la pâté puisque eux, contrairement à moi, le suivait dans tous ses interviews !

Extrait trouvé sur https://www.lignes-de-cretes.org/wp-content/uploads/2020/04/Enqu%C3%AAte-bourgoin-complete.pdf :

A ce propos 4ème corporation a interrogé John Douglas, l’un des fondateurs de ce programme et l’une des nombreuses « connaissances » de Bourgoin. Il répond : « Stéphane Bourgoin est délirant et un imposteur. Je n’ai jamais entendu parler de lui,de même que mes anciens collègues. Nous avons un stage de police, mais il n’aurait pas été invité, à moins d’être un enquêteur de police assermenté, chose qu’il n’est pas. Nous n’avons également jamais dispensé de formation de profilage criminel à une personne venant de France. (…) J’espère qu’il ne témoigne pas dans des affaires criminelles en tant qu’expert. (…) Il semble que Bourgoin soit devenu un expert en lisant des livres, le mien en particulier. »

Sansure.fr : Le collectif 4ème Œil Corporation, composé de 8 personnes qui souhaitent rester anonyme, a réalisé une très large enquête sur Stéphane Bourgoin. Ses derniers ont repris les nombreuses déclarations et histoires du prétendu criminologue et ont constaté d’incroyables incohérences et un non-respect évident des victimes. Le collectif s’est alors penché sérieusement sur son cas et a sorti une dizaine de vidéos sur YouTube afin de faire éclater la vérité. « Nous nous sommes bêtement rencontrés sur une page Facebook traitant des tueurs en série. En discutant ensemble, on a remarqué qu’on avait tous des doutes concernant sa compagne et d’autres incohérences. On a donc décidé de creuser un peu le truc, sans jamais imaginer qu’il y aurait tant de mensonges. En voyant tout cela, et en remarquant surtout qu’il bafouait totalement le respect envers les victimes on a décidé de poursuivre notre enquête et de tout balancer ».

4ème Œil Corporation s’interroge alors sur l’intérêt que Stéphane Bourgoin trouve à raconter ces histoires, pleines d’insanités, qu’il n’a pas vécu et avec lesquelles il se ferait mousser, dans les médias qui l’invitent et dans les conférences qu’il organise. Surtout qu’il se mentirait à lui-même… Le collectif a tenté de contacter l’homme à plusieurs reprises, notamment via sa page Facebook, mais elle a été fermée.

Entre temps, les réactions de Stéphane Bourgoin ont été de bannir les internautes qui s’interrogeaient via des commentaires sur son compte et de publier un message dans lequel il a indiqué que « ses accusateurs renvoient à une sombre période de l’histoire de France, où les délateurs adressaient des lettres anonymes pour dénoncer leurs voisins auprès du régime de Pétain ». Face à ce silence, une lettre ouverte lui a été adressée. En attendant, leurs vidéos permettront sans doute de délier certaines langues qui restent muettes pour l’heure.

Minou à 1 an !

(Oui, il fait super sérieux sur la photo… Je vous jure qu’il peut être déluré, mais je n’arrive jamais à prendre une photo quand il faut le con autour de son arbre à chat ! Mais j’ai une photo plus bas où il a un regard halluciné…)

Ben oui, avec l’actualité, j’avais oublié de vous parler des 1 an de Minou.

Non, il n’a pas vraiment 1 an, il est plus âgé que ça, juste que ça a fait 1 an qu’il a été extradé d’une manière plus violente que celle de Carlos Ghosn puisque lui, on l’avait trappé avant de lui faire couper les couilles (je sens que certains auraient aimé qu’on le fasse de même au Carlos).

Si on m’avait dit que 1 an après, en criant « P’tit Minou » monsieur viendrait me retrouver pour recevoir ses câlins, même moi je n’aurais pas osé y croire.

Et pourtant, même s’il me reste encore du boulot car monsieur détale toujours lorsque nous marchons (même s’il détale moins vite qu’avant), on peut dire que le plus dur a été fait.

Monsieur Couillon ne manque pas toujours de courage car pour une croquette, il saute sur moi (je la pose sur mon sweat) et il y a une quinzaine de jours, après avoir mangé la croquette, il est descendu en passant par… les cuisses de mon mari qui s’était endormi à côté de moi. Pas le chemin le plus court…

La seconde fois, après avoir mangé la croquette sur moi, il s’est installé sur mes genoux et ne les a quitté que lorsque le téléphone a sonné.

De plus en plus souvent, au matin, il s’immisce entre mon chéri et moi-même en mettant ses pattes de devant sur le canapé. Je peux le grattouiller et il s’est déjà hissé quelque fois entre nous. Là, on arrête tous les deux de respirer !

Maintenant, lorsque je vais le soigner, il doit se laisser caresser alors que je suis debout, une fois sa gueule dans la gamelle, je le touche à nouveau et une fois de plus après m’être éloignée pour déposer la mesurette à croquette. Il bouge un peu, il recule, mais l’appel de la gamelle est plus fort.

Je ne m’assieds plus à côté de lui, mais je reste debout, je range la biblio (qui est déjà rangée) ou je lis un bouquin en 36 épisodes.

Dernièrement, il nous faisait des grosses bêtises, comme faire ses griffes sur les murs intérieurs, dans les couloirs. Heureusement que la tapisserie n’était pas neuve.

Donc, je suis allée acheter un faux arbre à chat et j’en ai pris un avec une souris qui pendouille… Ce fut l’amour fou entre le chat et l’arbre qui a reçu des assauts assez violents pendant que les tapisseries pouvaient enfin respirer.

Minou a même réussi, au cours d’un assaut particulièrement violent, à arracher la souris de son élastique.

Rien n’est perdu, il aime cette souris grise aussi. La pauvre souris, serait-on tenté de dire, parce que quand monsieur Minou joue, les souris dansent !

La souris verte a déjà du recevoir des points de suture sur son dos, l’opération ayant eu lieu sous l’oeil attentif du chat… Des fois que je louperais l’opération, sans doute.

D’ailleurs, il adore toutes ses souris et de temps en temps, il remonte avec sa souris orange, celle qui est dans ses pièces, pour jouer avec près de nous. Mais non, ensuite, il ne les range pas.

Le soir, il est particulièrement en forme et il court partout comme un dératé, faisant des démarrages au triple galop, pour un oui ou pour un non, juste pour le plaisir de courir et de se dépenser. Il vous regarde et puis hop, on ne le voit plus car il vient de partir au galop, tel Zorro.

Pendant mes congés en février et ma pharyngite, il avait pris l’habitude de débarquer après-midi, vers 14h et ensuite, l’horaire diminuait de plus en plus, jusqu’à ce qu’on le voit revenir de sa sieste, de sous l’armoire, vers 11h…

Il apprécie de plus en plus de passer du temps près de nous, surtout avec moi, la préposée au câlins et depuis fin novembre, il a pris l’habitude de venir, dès mon réveil, pour boire le petit café du matin et lire avec moi.

Bon, dans la réalité, je bois le café et je lis, monsieur Minou saute sur le canapé, se colle contre moi et lèche la poche de ma veste, dans laquelle je planque des croquettes.

La tentation est forte de monter sur mes genoux, mais il n’ose pas, alors il pose ses pattes avant sur ma cuisse et me regarde avec amour. Si ça peut lui faire avoir une croquette…

Une fois mon mari levé, le chat reste encore un peu et puis disparaît… C’est un petit jeu qu’il maîtrise parfaitement. Autant où il peut être aussi discret qu’un régiment ivre quand il débarque chez nous, autant il peut être silencieux et me faire frôler la crise cardiaque en surgissant à mes côtés (sur le plancher).

Vous discutez ou vous regardez la télé et tout à coup, votre vision panoramique voit une tache grise dans le coin. Boum, c’est le chat.

Ou alors, vous vous levez et aaah, frayeur, le chat est là et vous ne l’aviez pas vu… Il va me tuer, moi je vous le dis !

Au fait, si des chercheurs n’ont rien à faire (on peut rêver) ou si quelqu’un a une réponse, faudrait se pencher sur des grosses questions, notamment :

  • Pourquoi les chats vous donnent-ils l’impression qu’ils sont en train de creuser un tunnel d’évasion lorsqu’ils sont dans leur litière ?
  • Pourquoi foutent-ils autant de litière à côté ?
  • Pourquoi la souris verte et la grise finissent-elles TOUJOURS sous tous les meubles et pas la rouge (celle qui possède une longue queue) ?

Enfin bref, tout ça pour vous dire qu’en ces temps de confinement (mais pas trop chez nous), voir le chat faire le pitre nous procure de l’amusement, on pense à autre chose, on rigole.

Si caresser un chat déstresse, vu le temps que je passe à lui frotter le dos ou la base de sa queue (Chouchou va être jaloux, à la fin), c’est sûr que le stress ne sera pas pour moi car cet animal a l’art et la manière de me faire comprendre qu’il veut des câlins !

Il se positionne non loin de moi, assis ou couché, me tournant le dos et le message est aussi clair que celui de mon chien lorsqu’il était vivant : gratte-moi entre les omoplates !

Mon kiné se demande sans doute comment cela se fait que j’ai mal au dos… Ben j’ai un chat et je suis souvent dans des positions peu catholiques pour le dos lorsque je le caresse, depuis le divan.

Ce chat a une vie de pacha, moi je vous le dis !

Salut l’amie je t’aimais bien… Black Kat, alias Karine s’en est allée sur la pointe des pieds

Cela faisait un moment que le Black Kat (Karine) avait mis son blog en pause, pour cause de crabe (ce que je ne savais pas).

Sans nouvelles d’elle depuis un moment, des membres d’un Forum se sont inquiétés et l’un d’eux, après une petite enquête via le blog de Karine, a remonté ma piste et, voyant que nous étions membres de ce même forum, m’a contacté pour essayer d’avoir de ses nouvelles.

Par le biais d’une copinaute de Fesse Bouc, j’ai appris que notre chère Black Kat était partie en juin 2019.

Vous me connaissez, je ne fais jamais ce genre d’article, mais là, ça m’a fait mal, sa disparition. J’adorais ses articles et elle m’a souvent tentée, faisant monter ma PAL.

Je ne sais pas ce qu’il y a après la mort, vie dans l’au-delà ou grand néant, ni même si on se retrouve un jour quelque part, mais si il y a une vie après la mort, j’espère qu’elle lit un bon livre avec The Bear, qui nous avait quitté aussi.

Salut l’amie, je t’aimais bien.

Et merci pour m’avoir fait un petit clin d’oeil, un jour (janvier 2017), en commençant tes récaps mensuels… Comme je le faisais depuis un certain temps.