Monster – Tomes 01 à 10 : Naoki Urasawa

Titre : Monster – Tomes 01 à 10

Scénariste : Naoki Urasawa
Dessinateur : Naoki Urasawa

Édition : Kana Big (2001)

Résumé :
1986, Düsseldorf, Allemagne de l’Ouest.
Un jour, le Dr Tenma décide d’ignorer l’ordre de son supérieur et sauve la vie d’un enfant. C’est ainsi que commence cette horrible histoire !

Critique :
Monster est une série manga que j’étais curieuse de découvrir, après des chroniques élogieuses de la part d’une copinaute blogueuse (suspense, je vous livrerai son nom en fin d’article).

Le pitch de départ est assez conventionnel : le Dr. Tenma est un jeune  neurochirurgien au talent indéniable, qui pratique son art à l’hôpital Eisler de Düsseldorf. Il est fiancé à la fille du directeur de l’hosto.

Malgré tout, assez vite, on comprend la dure réalité d’un hôpital et l’ambition démesurée de son directeur : Tenma doit écrire une thèse que ce cher directeur d’appropriera et en plus, il est obligé de soigner un chanteur d’opéra à la place d’un pauvre travailleur immigré, arrivé pourtant avant, à l’hôpital.

On commençait fort, malgré le côté conventionnel puisque, d’un côté, nous avions un jeune médecin qui prenait conscience que si l’on était puissant ou connu, on serait soigné avant le misérable pauvre travailleur, le dernier de cordée… Chaque vie n’a pas le même prix, pour le directeur (et sa fille).

Alors, quand on lui demande d’opérer le maire, alors qu’un jeune garçon blessé grièvement à la tête, est entré à l’hôpital avant, Tenma opère le gamin, en provenance de la RDA (en 1986, le mur est toujours là), et qui s’est pris une balle . Là, il va se mettre tout le monde à dos… Le jeune prodige devient un paria.

Oui, Tenma, l’être humain est cruel, retors, salopard et, à moins d’être le Dr House et de se foutre de tout, dans les hôpitaux, la politique règne aussi et si l’on veut monter, il faut lécher les bons culs, faire des courbettes, s’allier avec ceux qu’il faut et jouer le jeu. Tenma, lui, n’est pas intéressé.

L’atout de cette série, c’est qu’ensuite, elle est partie dans une direction inattendue, devenant un véritable thriller, avec des morts suspects, un inspecteur qui qui enquête (et qui est zarbi) et avant même la fin du premier tome, le récit n’a plus rien à voir avec celui du début et qui dénonçait certaines pratiques dans les hôpitaux.

Les tomes suivants ont confirmé tout le bien que je pensais déjà du tome 1, en continuant dans la direction du thriller, avec encore plus d’assassinats suspects, un docteur Tenma qui se mue en Sherlock Holmes (sans son talent, ni son caractère) afin de mettre la main sur le fameux Monster.

Le récit entre alors dans du plus sombre, du très sombre ! Ce manga n’est pas pour les enfants (non, pas de sexe, mais de la violence), mais il est parfait pour celles et ceux qui aiment les thriller, les scénarios recherchés, le suspense à couper au couteau, les révélations, les retournements de situation, le tout avec des personnages bien campés, bien à leur place.

J’en suis au tome 10 et je ne sais pas quoi penser du Grand Méchant, tant l’auteur sait brouiller les pistes et ne pas sombrer dans le manichéisme.

Une saga qui comporte 18 tomes et qui est terminée (chouette, plus de délai d’attente pour les lectrices qui la découvrent après tout le monde, comme moi).

PS : Merci à Noctembule d’avoir parlé de ce manga ! Cela m’a donné envie de le découvrir et j’en suis très contente !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°124] et le Mois du Polar, chez Sharon – Février 2023 (N°07).

Publicité

Commissaire Llob – 02 – Morituri : Yasmina Khadra

Titre : Commissaire Llob – 02 – Morituri

Auteur : Yasmina Khadra
Édition : Folio Policier (1999 / 2008)

Résumé :
Au pays de l’impunité, les requins mettent les bouchées doubles. Dans Alger la délétère où règnent le totalitarisme religieux, les dignitaires véreux et les néo-beys aux mains sales, le commissaire Llob est un idéaliste qui s’obstine à rester intègre et s’oppose à la barbarie. Ce n’est pourtant pas une époque à mettre un flic dehors…

D’une désespérante noirceur, Morituri dénonce l’intégrisme, ses prêches d’une virulence absolue et son implacable haine à l’encontre du monde entier, mais aussi la corruption omniprésente et le danger d’un pays où les intellectuels et les opposants sont exécutés sans préavis.

“Plus rien ne sera comme avant. Les chansons qui m’emballaient ne m’atteindront plus. La brise musardant dans les échancrures de la nuit ne bercera plus mes rêveries. Rien n’égaiera l’éclaircie de mes rares instants d’oubli car jamais plus je ne serai un homme heureux après ce que j’ai vu.

Critique :
Dans ce roman noir, nous allons voyager dans une Algérie bien trouble : les barbus sont là, l’islamisme et l’intégrisme règnent, tout le monde a peur, des intellectuels et d’autres se font assassiner…

Bref, pour ceux qui sont honnêtes, qui ne veulent pas manger de ce pain là, qui n’ont pas soif de pouvoir, de fric, de sang, les temps sont durs.

Le commissaire Llob fait partie de ceux qui regrettent la splendeur de l’Algérie d’avant, sa fierté, sa douceur de vivre et qui maintenant, marchent en vérifiant qu’il n’y a personne dans leur dos. Lui est honnête et intègre.

La première chose que j’ai apprécié, dans ce polar noir, c’est la plume de l’auteur, que je ne connaissais pas : acide, cynique, peuplée de métaphores bien tournées qui m’ont données l’impression de lire du Frédéric Dard, les allusions sexuelles en moins (même s’il y en aura, mais c’est minime) et la recherche des tournures de phrases en plus.

Le récit est trash et sans détours. L’auteur ne s’embarrasse du politiquement correct et son commissaire n’en a rien à foutre de ce qu’on pense de lui. Il est désabusé et ne se prive pas pour lancer des piques ou des réponses assez froides à ses interlocuteurs.

L’affaire, au départ, semble assez simple et basique : le commissaire Llob est engagé par Ghoul Malek, un ancien homme politique pour mener l’enquête sur la disparition de sa fille pourrie gâtée de seize ans. Raté, c’est dans un sacré nids de vipère que le commissaire va mettre les pieds, le tout dans un pays ravagé par la violence, la corruption, les magouilles en tout genre.

Si au départ, j’ai été enchantée de ma lecture, arrivé à un moment, j’ai eu l’impression que le récit n’avançait plus et que l’auteur en profitait pour critiquer le régime de ces années noires. Il a raison, je ne lui donne pas tort, l’enquête n’étant là que pour nous plonger dans ces horreurs, tout au long du récit.

Oui, mais, à un moment donné, je me suis perdue, tellement c’était décousu et près avoir décroché durant quelques chapitres, j’ai réussi à raccrocher les wagons sur la fin.

Il faut donc savoir que ce roman noir n’est pas un roman avec une enquête ciselée, comme un polar ordinaire, mais juste une enquête pour que l’auteur puisse critiquer le régime, tout en contournant la censure.

Durant ses pérégrinations, notre commissaire nous promènera dans le haut de la société, où l’on fait des fêtes, où l’argent coule à flot, avant de nous expédier dans les bas-fonds où règnent les drogues, la misère, la pauvreté et où les ruelles sont de véritables coupe-gorges. Bref, des endroits loin des cartes postales touristiques !

Malgré le fait que je me sois perdue à un moment donné, cette lecture ne fut pas un fiasco et je ne regrette pas d’avoir découvert ce roman : j’ai aimé sa plume, ses expressions, son commissaire désabusé, le côté politique et le grand écart entre les soirées huppées et les ruelles pauvres (mais les deux sont fréquentées par des requins et des voleurs).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°123], Le Mois du Polar, chez Sharon – Février 2023 (N°06) et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Algérie).

Indians ! – L’ombre noire de l’homme blanc : Tiburce Oger et Collectif

Titre : Indians ! – L’ombre noire de l’homme blanc

Scénariste : Tiburce Oger
Dessinateurs : Collectif

Édition : Bamboo Grand angle (16/11/2022)

Résumé :
Le parcours sauvage et violent de l’aigle sacré des Indiens pendant la conquête de l’Ouest. Un western qui sent la poudre et la boue… En seize histoires, Indians retrace de 1540 à 1889 les épisodes sombres de la conquête de l’Ouest.

Quatre siècles de colonisation qui vont mener, entre les massacres et les maladies propagées par les colons, à un génocide qui n’a jamais porté officiellement ce nom mais qui décima 14 millions d’Amérindiens.

Décrivant la face cachée du rêve américain, Indians est un vibrant hommage aux peuples autochtones opprimés…

Critique :
Ayant adoré Go West, je me suis faite offrir la version Indians, basée sur le même concept : un seul scénariste, mais un dessinateur pour chaque histoire qui passera en revue un chapitre important de l’Histoire des Amérindiens.

On commencera à l’arrivée des Conquistadors et on terminera en 1889, lorsque les derniers Indiens déposeront les armes, conscient qu’ils ne vaincront jamais l’Homme Blanc vu que ce dernier est comme un nuage de sauterelles : infini et innombrable.

Contrairement à l’album Go West, où le fil rouge était une montre, dans celui-ci, c’est le vol d’un aigle que l’on apercevra de temps en temps, ou un personnage qui reviendra sur plusieurs chapitres (ou un descendant).

Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il n’y avait pas de manichéisme dans les personnages, que ce soit du côté des Indiens ou des colons, dont certains avaient une conscience, une âme. Cela se verra surtout dans l’épisode avec les horribles écoles pour casser l’Indien.

Quant aux Indiens, ce n’étaient pas des anges, ils s’attaquaient entre eux, se pillaient, mais sans jamais arriver au niveau de l’Homme Blanc qui lui, commit un génocide, purement et simplement.

Tous les dessins ne se valent pas, mais j’ai apprécié les histoires, même si elles auraient mérité, toutes, un album rien qu’à elles toutes seules, tant il y avait de la richesse dedans et tant de choses à raconter.

Bien que différent et en peu en deçà du « Go West » qui se consacrait à la Conquête de l’Ouest, le tome consacré aux Amérindiens n’en reste pas moins excellent.

Du moins, pour celles et ceux qui voudraient en apprendre un peu plus sur les guerres Indiennes, sur les traitements que l’Homme Blanc, l’envahisseur, a fait subir aux Amérindiens. Au moins, ces derniers ont résistés, mais une fois les armes déposées, on a fait tout ce qu’il fallait pour qu’ils n’existent plus…

Terrifiant…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°XXX] et Le Mois du Polar, chez Sharon – Février 2023 (N°00).

Ikigami – Préavis de mort (Double) – Tome 1 : Motorô Mase

Titre : Ikigami – Préavis de mort (Double)

Scénariste : Motorô Mase
Dessinateur : Motorô Mase

Édition : Kazé Seinen (2015)

Résumé :
Dans ce pays, une loi entend assurer la prospérité de la nation en rappelant à tous la valeur de la vie. Pour ce faire, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est arbitrairement condamné à mort par une micro-capsule injectée lors de l’entrée à l’école.

Lorsqu’on reçoit l’ikigami, c’est qu’il ne nous reste plus que 24h à vivre. Mais à quoi passer cette dernière journée, lorsqu’on n’a pas eu le temps de faire sa vie ?

Critique :
La vie n’a pas de prix, mais bien souvent, nous l’oublions, il faut que nous manquions de mourir pour s’en rappeler, ou que nous voyons partir des plus jeunes que nous…

Alors, pour bien faire comprendre à toute la population la valeur de la vie, un pays, totalitaire, inocule une capsule dans les vaccins que sont obligés de recevoir les élèves. Un sur les mille mourra entre ses 18 et 24 ans, de manière arbitraire.

Sont préavis, il le recevra 24h avant sa mort… C’est un ikigami et c’est pour assurer la prospérité de la nation.

Prospérité ? J’t’en foutrai, moi, de ta prospérité. Depuis quand la mort d’un jeune assure-t-elle la prospérité de la nation ? C’est un devoir ? Ben merde alors… Mais bon, je n’ai jamais été atteinte de patriotisme non plus… Défendre mes proches, oui, mais sacrifier ma vie pour le pays qui se fout bien de moi, je ne suis pas encore prête.

Dans ce premier tome, nous assisterons à plusieurs réactions, suite à la réception du préavis de mort. Au moins, aucun des personnages ne réagira de la même manière et j’ai apprécié les questionnements que se pose Fujimoto, qui est un livreur d’ikigami, même si je trouve qu’ils arrivent fort rapidement, comme s’il mettait déjà le système en doute.

Fujimoto a raison, le système est arbitraire et débile, puisqu’on ne sait pas à quoi cela sert d’éliminer une personne sur mille. C’est même totalement absurde ! Mais si les régimes totalitaires ne l’étaient pas, cela se saurait !

La menace n’empêche pas les jeunes de se comporter comme des salopards, comme la bande de harceleurs et les sanctions qui pèsent sur les familles, si jamais le futur mort semait des troubles, n’a pas empêché l’un des personnages à se venger avant de mourir.

La lecture est intéressante parce qu’elle permet de se poser une question terrible, à laquelle nous n’avons pas toujours de réponse : qu’aurais-je fait à la place de ? Que ce soit à la place du fonctionnaire qui fait son job et délivre ses ikigamis ou à la place des personnes qui apprennent qu’il leur reste 24h avant de mourir.

Malgré tout, je suis restée sur ma faim… Fujimoto n’a pas beaucoup de place pour la rébellion, ni pour poser trop de questions. Quant aux chapitres consacrés à ceux qui allaient mourir, s’ils étaient intéressants, je n’ai pas envie que toute la série se déroule de la même manière, cela deviendrait redondant.

Un manga qui oscille entre thriller et dystopie, qui instaure un climat de malaise face à ces crimes institutionnalisés, réglés comme du papier millimétré et dont les fonctionnaires sont très fiers de cette « Loi pour la prospérité nationale » et du système mis en place pour que personne ne sache à l’avance dans quel vaccin la puce mortelle va être insérée (ni dans quel élève).

Ma foi, j’ai beau être restée sur ma faim, je vais tout de même lire le deuxième opus afin de voir si l’histoire bouge où si elle reste statique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°121] et Le Mois du Polar, chez Sharon – Février 2023 (N°04).

Mystere Sankolo : Mamady Koulibaly

Titre : Mystere Sankolo

Auteur : Mamady Koulibaly
Édition : L’Harmattan (2010)

Résumé :
Qui a pu commettre l’assassinat de Mme Sokokamis? Comment a-t-il opéré? Et pour quel mobile? Sankolo est surpris avec un couteau dans la chambre de Mme Sokokamis.

Mais l’homme, qui a séjourné dans maints asiles d’aliénés et cases de guérisseurs, se dit innocent…

Critique :
Comme je lis peu de littérature africaine (on ne peut pas tout lire), dès que l’occasion se présente, j’essaie de récupérer cette lacune. Ici, c’était avec un roman policier comportant moins de 100 pages (quasi une nouvelle).

L’auteur explique, en préface, que deux lecteurs de son précédent roman (La cavale du marabout) lui avait fait remarquer que le coupable n’avait pas vraiment été identifié, que ce n’était pas parce qu’on avait retrouvé Sankolo, le fils de la victime, avec un couteau ensanglanté en main, qu’il était le véritable coupable.

L’auteur a donc décidé de donner une suite à son roman et l’inspecteur va interroger tout le monde, mener ses investigations, tout en s’occupant d’une affaire de vols d’un autre côté.

L’auteur a beau dire, dans sa préface, qu’il s’est nourri de romans policiers, qu’il a regardé les séries de l’Inspecteur Derrick et du lieutenant Columbo, cela n’en fait pas pour autant un professionnel du polar… Sinon, ce serait trop facile : avec ce que j’ai biberonné comme polars en tout genre, je serais la reine.

Oui, mais voilà, il faut savoir les écrire, les romans policiers ! Donner du souffle à l’enquête, aux personnages, faire du pays (la Guinée) ou de la ville (village) un protagoniste à part entière.

Hélas, durant ma lecture, j’ai eu l’impression de lire une nouvelle policière non aboutie en matière d’écriture, de scénario, de gestion du suspense et de construction de personnages. Les dialogues n’étaient déjà pas folichons, quant aux personnages, ils étaient fadasses, sans profondeur, sans épaisseur.

Tout le roman manquait de sel, de sucre, de gras, d’épices… Heureusement qu’il n’était pas long, sinon, j’aurais abandonné ma lecture bien avant la fin.

Bon, une lecture non concluante et décevante. Pas grave, il me reste d’autres auteurs africains à découvrir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°120], Le Mois du Polar, chez Sharon – Février 2023 (N°03) et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Guinée).

[SÉRIES] Capitaine Marleau – Saison 4 – Épisode 8 – Follie’s

Résumé : Employée dans un cabaret parisien, une stripteaseuse se volatilise du jour au lendemain sans laisser de traces.

Chargée de l’enquête, la capitaine Marleau interroge la propriétaire du sulfureux établissement, une dame quelque peu irascible…

Acteurs : Corinne Masiero (la capitaine Marleau), Catherine Ringer (madame Rosa), Samuel Mercer (Vincent Schoeffler), Zahia Dehar (Sunlight), Michel Fau (), Maxime D’Aboville (), Blanca Li (), François Bureloup (Armand Chevillard), Romain Ogerau (l’officier de gendarmerie), Luc Piat (un gendarme), Boris Sirven (un gendarme)

Realisatrice : Josée Dayan

Scénariste : Marc Eisenchteter

Diffusion : le 7 janvier 2023 (RTBF)

Ce que j’en ai pensé :
L’avantage, en Belgique, c’est qu’une partie des séries françaises sont diffusées quelques jours avant l’Hexagone, ce qui me donne souvent l’occasion de les voir avant vous.

Merci à la RTBF (télé Belge) qui est toujours fourrée dans vos tournages (au générique, il est toujours marqué « avec la participation de la R.T.B.F).

Ce que j’apprécie le plus, dans les enquêtes de la capitaine Marleau, c’est sa gouaille, son humour cynique, ses petites phrases assassines (ok, pour les parents des victimes, ce ne doit pas être drôle) et pour le fait qu’elle n’ait pas de famille pour venir phagocyter l’épisode.

Non, je n’ai rien contre les flics ou gendarmes avec famille, ex-femme ou ex-mari, mais bien souvent, les enfants leur font des tas d’emmerdes et ça devient redondant (oui, je sais, c’est les scénaristes qui veulent ça, mais à la fin, c’est trop).

Dans cet épisode, notre capitaine a un supérieur ! Mince alors, un commandant de gendarmerie qui essaie de lui donner des ordres, de lui dire que l’enquête sur la disparition d’une fille bossant dans un cabaret n’en vaut pas la peine, que la fille a dû aller prendre des vacances sans prévenir la direction.

Mouais, Marleau n’aimant pas qu’on lui dise quoi faire va enquêter et aller mettre sa chapka dans les coulisses du cabaret, fouillant un peu partout, emmerdant tout son petit monde et soulevant des lapins un peu partout.

J’ai trouvé cet épisode assez émouvant, du moins attendrissant, avec madame Rosa (Catherine Ringer) qui se comporte en mère poule avec ses talents, qui ont tous un passé trouble. Elle les protège, comme une chatte protège ses petits. Ils forment une famille et ils m’ont un peu ému, en particulier Samuel, le travestit (Vincent Schoeffler).

Dans cette affaire de disparition, une autre viendra se greffer et au fur et à mesure que Marleau soulèvera ses lapins, elle tombera sur des trucs chelous et pas très catholique, si vous voulez mon avis.

Par contre, à un moment donné, cela deviendra un peu difficile de comprendre l’ensemble, de voir l’intégralité de la toile, tant il semblera avoir des éléments disparates. Heureusement qu’à la fin, on nous expliquera bien tout.

Bref, un épisode différent des autres, notamment par la présence d’un commandant de gendarmerie qui voudrait que Marleau lui obéisse, ce qui est peine perdue. Mon seul bémol sera pour la jeune gendarmette qui aide la capitaine : un peu trop fofolle.

Encore une affaire de résolue pour la capitaine Marleau qui repartira ensuite sur les routes de France et de Navarre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°119] et Le Mois du Polar, chez Sharon – Février 2023 (N°02).

Les Chiens de Pasvik – Les enquêtes de la police des rennes 04 : Olivier Truc

Titre : Les Chiens de Pasvik – Les enquêtes de la police des rennes 04

Auteur : Olivier Truc
Édition : Métailié Noir (2021) / Point Policier (2022)

Résumé :
Ruoššabáhkat, « chaleur russe », c’est comme ça qu’on appelait ce vent-là. Ruoššabáhkat, c’est un peu l’histoire de la vie de Piera, éleveur de rennes sami dans la vallée de Pasvik, sur les rives de l’océan Arctique.

Mystérieuse langue de terre qui s’écoule le long de la rivière frontière, entre Norvège et Russie. Deux mondes s’y sont affrontés dans la guerre, maintenant ils s’observent, s’épient.

La frontière ? Une invention d’humains.

Des rennes norvégiens passent côté russe. C’est l’incident diplomatique. Police des rennes, gardes-frontières du FSB, le grand jeu. Qui dérape. Alors surgissent les chiens de Pasvik.

Mafieux russes, petits trafiquants, douaniers suspects, éleveurs sami nostalgiques, politiciens sans scrupules, adolescentes insupportables et chiens perdus se croisent dans cette quatrième enquête de la police des rennes.

Elle marque les retrouvailles – mouvementées – de Klemet et Nina aux confins de la Laponie, là où l’odeur des pâturages perdus donne le vertige.

Olivier Truc nous raconte le pays sami avec un talent irrésistible. Il sait nous séduire avec ses personnages complexes et sympathiques.

Et, comme dans Le Dernier Lapon et La Montagne rouge, il nous emmène à travers des paysages somptueusement glacés.

Critique :
Le Pasvik du titre n’est pas un être humain qui posséderait des chiens… Non, Pasvik, c’est une réserve naturelle, à cheval sur la Norvège et la Russie.

C’est aussi le nom de la rivière qui sépare la Norvège, la Finlande et la Russie, en pleine Laponie, dans le Nord !

Ah, cette foutue frontière… Lorsque les rennes la franchissent, c’est l’incident diplomatique, comme si des animaux pouvaient connaître une invention humaine, qui n’a de sens que pour nous (et encore, les frontières bougent au gré des conflits).

Ensuite, ce sont des chiens errants, en provenance de Russie, qui franchissent la frontière. Ils sont soupçonnés d’être porteurs de la rage et les voilà entrés en Norvège. My god, on a déclenché des guerres pour moins que ça. Il va falloir faire preuve de diplomatie, car les relations entre les deux pays sont plus tendues que la corde d’un string.

Le Grand Nord, le froid polaire, les rennes, la culture sami, les policiers Klemet et Nina, de la culture, de la politique, les us et coutumes, les jours faibles en lumière, la Laponie, la Russie, les vieilles querelles, rancœurs,…

Bref, j’étais contente de retrouver ce qui m’avait enchanté dans les trois précédents romans, me délectant à l’avance du fait que j’irais me coucher moins bête après cette lecture.

Et effectivement, j’ai appris des choses sur la politique, sur les corruptions, ordinaires ou grandes, j’ai remis à jour mes connaissances sur la culture sami, l’élevage des rennes, la difficulté qu’à le peuple Sami pour survivre, puisqu’ils ont de moins en moins de pâturages pour leurs bêtes.

Malheureusement, il faut attendre près de la moitié du roman pour que cela commence à bouger et que l’enquête débute vraiment. Klemet et Nina ne font plus équipe, Klemet semble encore plus paumé qu’avant, comme s’il n’était pas vraiment là.

De plus, l’auteur se répète souvent, notamment avec Klemet et ses problèmes d’ombre, sur le fait que dans le tome précédent, Nina, sa collègue, l’avait surprise en train de se mesurer le crâne… La répétition, ce n’est pas bon.

Les personnages qui gravitent autour de Klemet et de Nina sont bien campés, sans manichéisme, avec de la profondeur, des contradictions, des blessures profondes et hormis le vrai méchant, ses sbires pouvaient être touchants. Oui, un comble, mais c’est ce que j’apprécie dans les personnages.

Ce polar du Nord (bien qu’écrit par un français) est comme tous les polars nordique : il prend son temps. En fait, l’enquête policière ne commencera qu’après une bonne moitié du récit et ne sera pas tout à fait conventionnelle.

D’ailleurs, cette enquête n’est là que pour permettre à l’auteur de parler de géopolitique, de politique, de l’Histoire entre les pays du Grand Nord, de la Russie, des problèmes des éleveurs Sami, du communisme et de quelques unes de ses dérives, des territoires qui ont appartenu un jour, aux Samis et où leurs rennes broutaient, avant qu’on ne les foute plus loin, comme s’ils n’étaient que des fétus de paille qui dérangeaient.

Les conflits, la collaboration avec les Allemands, les traités, les vainqueurs, ont retracé les frontières, sans prendre en compte les gens qui vivaient sur ces territoires.

La Guerre Froide est terminée depuis longtemps, mais dans ce roman, dans ces territoires, des remugles en provenance de l’Histoire s’échappent encore et toujours. Durant ma lecture, j’ai souvent eu l’impression d’être toujours dans cette période, tant ça y puait.

Un polar nordique qui s’attache plus à la politique, aux différentes populations, à la cohabitation difficile entre tous ces peuples, de culture Sami, à la difficulté de vivre de l’élevage des rennes, sur la recherche de son identité, sur le patriotisme exacerbé, sur le fait qu’une partie du peuple russe vit dans la pauvreté, tout en continuant de porter son pays aux nues.

C’est très documenté, très approfondi, les paysages sont bien décrits, on ressent bien le froid et le fait que tout le monde se retrouve le cul entre deux chaises, dans ces confins glacés où le soleil est soit ultra-présent ou soit au minimum syndical.

Malgré tout cela, la première partie a été assez longue à lire et contrairement aux précédents romans, ce ne fut pas le coup de coeur, sans doute dû au fait que Klemet et Nina n’enquêtent plus ensemble et qu’ils m’ont semblé un peu pâlot, comme effacé, dans ce roman.

Cela ne m’empêchera pas de lire la suite, si suite il y a un jour…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°118] & et Le Mois du Polar, chez Sharon – Février 2023 (N°01).

Le palais des mille vents – 01 – L’héritage des steppes : Kate McAlistair [LC avec Bianca]

Titre : Le palais des mille vents – 01 – L’héritage des steppes

Auteur : Kate McAlistair
Édition : L’Archipel (14/10/2021)

Résumé :
Lahore, 1838. Adolescent, Morgan vit sous le joug de son père, un mercenaire aussi cruel qu’ivrogne. Il tombe amoureux de Chali, une jeune princesse mongole, mais celle-ci doit épouser le petit-fils de l’empereur du Pendjab.

Morgan s’efforce de l’oublier en prenant sous son aile Maura, une fillette venue rejoindre son père, le colonel Fleming, redoutable chef de la police de l’empereur.

Un jour, c’est le drame : alors que Morgan tente de s’opposer à son père ivre, ce dernier tombe du balcon et se tue. Fleming l’accuse de meurtre. Le jeune garçon parvient à lui échapper et s’enfuit dans l’Himalaya.

Dix ans ont passé. Maura est mariée à un botaniste britannique qui œuvre dans le renseignement. Au cours d’une réception au Palais des mille vents, en Russie, elle reconnaît Morgan. À nouveau sous son charme, elle manœuvre pour qu’il devienne le guide de l’expédition de son mari. Attiré par Maura, Morgan refuse tout d’abord.

Mais lorsqu’il comprend que cette expédition est en réalité une mission de sauvetage de la princesse Chali, à présent veuve et pourchassée par des tueurs, il n’a plus qu’un désir : venir en aide à celle qu’il n’a jamais pu oublier…

Critique :
Pour qui veut voyager sans bouger de son canapé, ce roman est parfait, puisque, en plus de vous faire voyager sur la carte de l’Asie et de la Russie, il vous offrira aussi une plongée dans le temps, puisque l’histoire commence en 1838.

Au Pendjab, Morgan vit dans un élevage de chevaux, avec sa mère, d’origine Hindoue et son père, un anglais violent, alcoolique et tout basculera lorsque ce crétin à la main lourde, qui passe ses rages sur son épouse, chutera de son balcon… Oui, bien fait pour sa gueule, mais Fleming, le redoutable chef de la police de l’empereur, l’accusera et le poursuivra jusque dans les montagnes.

Si vous cherchez un roman qui dépote avec de l’action à tous les chapitres, il faudra laisser ce roman de côté, car lui, il s’attache plus aux us et coutumes des pays, des époques et est très descriptif dans les lieux, les paysages. Sans rire, j’ai été transportée du Pendjab à la Russie, les steppes, je les ai bien visualisées et je dois dire que c’est ce qui a fait que je me suis attachée à ce roman.

L’histoire est des plus conventionnelles, le plaisir étant dans la manière dont l’autrice nous la conte. Là où le bât blesse un peu (un comble, lorsque l’on voyage dans une caravane), c’est dans l’histoire d’amour et dans les personnages principaux.

Morgan est un jeune garçon sympathique, qui crève de trouille devant son père. Dix ans plus tard, le voici paré de toutes les qualités (beau, intelligent, parfait cavalier, il sait se battre, il est gentil,…). Fleming est le grand méchant, mais on ne sait pourquoi il voue une telle haine au jeune Morgan, qui ne lui a jamais rien fait. Pas de nuances dans les portraits des personnages, ce qui est dommage.

L’histoire d’amour est un peu bateau, à mon sens, dû au fait que Morgan, à 15 ans, est tombé amoureux de Chali (dernière descendante du célèbre Gengis Khan), avec qui il n’a échangé quelques mots, bien qu’il ait passé du temps avec elle (barrière de la langue). En même temps, il aime bien aussi Maura (par amour du goût ?), 12 ans, qui lui offrira un baiser avant qu’il ne s’enfuie.

Ce sont des gosses, des ados, des amourettes de jeunesse, à laquelle, en principe, on ne donnera jamais suite. Bingo, 10 ans après, Morgan croise à nouveau la route de Maura, mariée : son comportement sera un peu aberrant, jouant un jeu de séduction dangereux, bien que Morgan la repousse.

Rien n’est logique dans le comportement de Maura qui reveut un baiser, afin d’être sûre qu’elle aime son mari et non Morgan (comme si c’étaient des mets à goûter). Elle m’a fait penser à une gamine et non à une femme de 22 ans (à cette époque, on était mûre plus tôt). Morgan, lui, aime toujours sa princesse, mais peut-être aussi Maura, il ne sait pas…

Je n’ai rien contre les histoires d’amour dans les romans, mais j’apprécie tout de même qu’elles n’aient rien à voir avec du Harlequin. Morgan aime le souvenir de Chali, il l’idéalise et Maura fait pareil avec lui.

Bref, on perd du temps avec leurs chipoteries et autant ou j’avais apprécié Maura jeune, autant où elle m’a un peu exaspéré adulte. Rien de grave, mais j’ai eu l’impression d’un « tout ça pour ça ? ».

Malgré tout, cela ne m’a pas empêché de déguster le récit du voyage de la caravane de chevaux et de chameaux, dans les steppes kirghizes, chevauchant durant des heures, chassant avec un aigle, vivant à la dure, toujours à la merci de pillards. Les descriptions sont précises, très vivantes, belles et c’est ce qui m’a fait le plus vibrer dans ce roman.

Un roman à l’histoire ultra classique, mais racontée autrement, avec beaucoup de précisions dans les us et coutumes des différentes cultures abordées, de détails dans les paysages traversés, le climat, la nature, afin d’y immerger le lecteur pour qu’il se sente plus proche de ce que vivent les personnages, que ce soit dans la chaleur du Pendjab ou dans la froide Russie.

C’est grâce à ma copinaute Bianca que j’ai lu ce roman avec elle. Une LC réussie ! Comme il est à suivre, nous avons décidé de poursuivre le voyage. Tout comme moi, Bianca a apprécié le voyage. Suivez le lien et vous saurez tout !

Alma – 01 – Le vent se lève : Timothée de Fombelle

Titre : Alma – 01 – Le vent se lève

Auteur : Timothée de Fombelle
Édition : Gallimard Jeunesse (11/06/2020)

Résumé :
1786. Quittant la vallée d’Afrique qui la protégeait du reste du monde, Alma, 13 ans, part seule à la recherche de son petit frère disparu.

Pendant ce temps, à La Rochelle, le jeune Joseph Mars embarque clandestinement sur La Douce Amélie, l’imposant navire de traite du cruel capitaine Gardel. Il est en quête d’un immense trésor, mais c’est Alma qu’il va découvrir…

Critique :
Il est des commerces abjects : celui des êtres humains. L’Homme est ainsi fait, il est capable de vendre ses semblables pour de l’argent, par vengeance, pour posséder les terres de l’autre ou pour se protéger lui-même des négriers, des envahisseurs…

Alma vivait tranquillement dans sa vallée, bien cachée, en compagnie de ses parents, de ses deux frères et d’un nouveau venu : un zèbre sans rayures qu’elle pouvait monter.

Hélas, l’attrait de l’inconnu fut plus fort que tout pour le petit frère, Lam, et il profita des pluies pour quitter la vallée protégée. Alma parti à sa recherche et toutes les emmerdes commencèrent au moment où Lam quitta la matrice protectrice de la vallée.

Ce roman choral ne se contente pas de suivre les pas d’Alma, sur les traces de son frère. Le narrateur, omniscient, nous parlera aussi du passé trouble de son père, de ce qui va arriver à sa mère et son frère muet, de Joseph, un jeune garçon rempli de mystères qui va s’embarquer sur un navire négrier, d’Amélie Bassac, la fille de l’armateur Bassac à La Rochelle, de Gardel, le capitaine du navire négrier, qui ne s’embarrasse pas des sentiments, ni de pitié…

Nous avons beau être dans un roman pour la jeunesse, l’auteur ne cachera rien des mauvais traitements subis par les être humains capturés et entassés dans les cales des navires négriers.

Sans s’appesantir ou en faire trop, l’auteur arrive parfaitement à nous faire ressentir l’horreur, pour ces captifs, de se retrouver entassés dans les ponts inférieurs, sans air, sans soins, croupissant dans ces cales inhumaines qui ne leur laissaient même pas une once d’espoir.

Horrible commerce qui a enrichi bien des gens, le tout pour faire bosser des êtres humains dans des plantations de cannes à sucre, le tout dans des conditions inhumaines.

Le récit est un subtil mélange de conte, de roman d’aventure, de récits de pirates, de romans parlant de quêtes des héros, que ce soit pour retrouver des personnes chères ou tout simplement un trésor qui pourrait être caché sur une île…

L’écriture de l’auteur est simple, sans jamais être simpliste. On a l’impression que les personnages sont vivants, qu’ils sont près de nous, que nous les suivons dans leurs histoires, que certains sont nos amis.

Un roman jeunesse qui s’adresse autant aux jeunes qu’aux adultes, un roman qui parle des pages très sombres de notre Histoire, qui met en lumière le côté obscur des Hommes, capable d’asservir les animaux ou ses semblables, pour son propre intérêt.

Une page de l’Histoire qu’il serait bon d’apprendre à tout le monde, un roman puissant, rempli d’aventures, d’émotions, de personnages bien campés, attachants ou abjects, sans jamais pourtant être manichéens.

Un roman que je suis contente d’avoir enfin découvert et dont il me tarde de lire la suite.

Mois du Polar – Février 2023 [Chez Sharon]

Oui, il est de retour, comme tous les ans : le Mois du Polar chez Sharon !! Je ne devrais pas être toute folle, puisque de toute façon, je participe à son challenge Thrillers & Polars à l’année, mais c’est plus fort que moi, participer au Mois du Polar, ça me rend zinzin !

Pour ne pas changer, je vais puiser dans mon HAL (Himalaya À Lire) et tenter de sortir de l’ordinaire dans mes lectures thrillers/polars dans le but de noircir ma carte des nationalités sur Livraddict (93).

Sans oublier de lire des mangas, des comics, des bédés, les romans policiers qui prennent les poussières depuis trop longtemps (vœu pieu !) et les nouveautés de l’année (ou celle de la rentrée de septembre 2022).

Bon, autrement dit, si je veux y arriver, il faudra que Sharon fasse un Mois du Polar qui dure 12 mois ! On me signale dans l’oreillette que c’est déjà fait et que j’y participe… 

Pas besoin de me casser la tête pour les titres, je vais piocher dans les romans que je voulais découvrir les années précédentes et essayer de les lire (enfin !!) en février 2023.

Et j’ai ajouté quelques autres titres, des nouveautés, de la littérature jeunesse, bref, de quoi m’amuser.

Romans que je vais essayer de lire (surtout essayer de ne piocher que dans cette liste) :

  1. Les Patriotes : Sana Krasikov (Ukraine)
  2. C’est pour mieux te manger : Ji Yeon Kim (Corée du Sud)
  3. Ma mémoire assassine : Young-Ha Kim (Corée du Sud)
  4. Génocide(s) : Kazuaki Takano (Japon)
  5. Le dernier loup : Jiang Rong (Chine)
  6. Le défi Holmes contre Lupin et les brigades : J-P et A Bouchon (France)
  7. Vallée furieuse : Brian Panowich (États-Unis)
  8. Le serveur de Brick Lane : Ajay Chowdhury (Inde)
  9. Dans la vallée du soleil : Andy Davidson (États-Unis)
  10. Les Sept crimes de Rome : Guillaume Prévost (Madagascar)
  11. Frère Athelstan – 09 – L’Auberge du paradis : Paul Doherty (Angleterre)
  12. Commissaire Llob – 02 – Morituri : Yasmina Khadra (Algérie)
  13. Mystere Sankolo : Mamady Koulibaly (Guinée)
  14. Lagos lady –  Amaka Thriller  01 : Leye Adenle (Nigeria)
  15. Spada : Bodgan Teodorescu (Roumanie)
  16. Ramata : Abasse Ndione (Sénégal)
  17. Avenue nationale : Jaroslav Rudiš (Rep. Tcheque)
  18. La Fièvre : Sandor Jaszberényi (Hongrie)
  19. Harlem Shuffle : Colson Whitehead (États-Unis)
  20. Nuages baroques : Antonio Paolacci (Italie)
  21. L’odeur de la nuit – Montalbano 08 : Andrea Camilleri (Italie)
  22. La peur de Montalbano – Montalbano 09 : Andrea Camilleri (Italie)
  23. Le Chien de Serloc Kolmes : Joseph Jacquin & Aristide Fabre (France)
  24. Une saison pour les ombres : R. J. Ellory (Angleterre)
  25. Sherlock, Lupin et moi – Les meilleures enquêtes de Sherlock Holmes : Irene Adler (Italie)
  26. Sherlock, Lupin et moi – 15 – Le mystère de l’homme au chapeau : Irene Adler
  27. Nellie & Philéas : Détectives globe-trotteurs – 01 – Le Crime de Whitechapel : Roseline Pendule (France)

Au rayon Bédés, Comics, Mangas :

  1. Une étude en émeraude : Gaiman, Albuquerque et Scavone [COMICS]
  2. Le chien des Baskerville – Comics Usborne : Russell Punter [COMICS]
  3. Gotham Central – Tome 01 : Brubaker, Rucka et Michael Lark [COMICS]
  4. Batman – Un Long Halloween : Jeph Loeb et Tim Sale [COMICS]
  5. Preacher (Urban) – Tome 2 : Garth Ennis et Steve Dillon [COMICS]
  6. Batman – Last Knight on Earth : Scott Snyder & Greg Capullo [COMICS]
  7. Batman – Silence : Jeph Loeb et Jim Lee [COMICS]
  8. Captain America – 03 – Naissance d’un empire : Nick Spencer [COMICS]
  9. Captain America – 04 – Secret empire : Nick Spencer [COMICS]
  10. The Creep : John Arcudi et Jonathan Case [COMICS]
  11. Crime et Châtiment : Hiromi Iwashita & Dostoïevski [MANGA]
  12. My Home Hero – Tome 7 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [MANGA]
  13. My Home Hero – Tome 8 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [MANGA]
  14. Arsène Lupin (2022) – 01 – Gentleman cambrioleur : Takashi Morita [MANGA]
  15. La Peau de l’autre – T01 – Pile et face : Le Tendre & Séjourné [BÉDÉ]
  16. La Peau de l’autre – T02 – Vice & versa : Le Tendre & Séjourné [BÉDÉ]
  17. Noir burlesque – Tomes 1 & 2 : Enrico Marini [BÉDÉ]
  18. Seul le silence : Fabrice Colin, Guérineau et R. J. Ellory [BÉDÉ]
  19. Agatha Christie – 11 – Le train bleu : Agatha Christie et Marc Piskic
  20. Agatha Christie – 12 – Meurtre en Mésopotamie : Rivière & Chandre [BÉDÉ]
  21. Agatha Christie – 23 – Vacances d’Hercule Poirot : Quella-Guyot [BÉDÉ]
  22. L’Art du crime  – 02 – Le paradis de la terreur : Marc Omeyer & Stalner [BÉDÉ]
  23. Le chien des Basketville : René Pétillon [BÉDÉ]
  24. Jack Palmer – Tome 12 – L’enquête corse : René Pétillon [BÉDÉ]
  25. Détectives – 04 – Martin Bec, La cour silencieuse : Hanna & Labourot [BÉDÉ]
  26. Moon river : Fabcaro [BÉDÉ]
  27. L’Homme Bouc : Eric Corbeyran et Aurélien Morinière [BÉDÉ]
  28. Le dahlia noir : James Ellroy, Miles Hyman et Matz [BÉDÉ]