Sherlock Holmes – Tome 4 – Le Défi d’Irene Adler : Ced [La BD dont vous êtes le héros]

Titre : Sherlock Holmes – Tome 4 – Le Défi d’Irene Adler

Auteur : Ced
Édition : Makaka (02/12/2016)

Résumé :
Irène Adler ouvrant sa propre agence de détective, à Londres… Sherlock Holmes demeure flegmatique en apprenant la nouvelle, mais ne devrait-il pas prendre cette concurrence au sérieux ? Il le saura bientôt, car un meurtre et un enlèvement viennent de se produire.

Entrez dans la peau de Holmes ou d’Adler et résolvez ces enquêtes.

Jouez seul ou lancez un défi à un autre lecteur et tentez d’être le meilleur détective !

Critique :
Déjà le 4ème tome pour cette collection où vous résolvez des enquêtes comme le célèbre détective de Baker Street !

Dans les tomes 1 et 2, vous pouviez être soit Holmes, soit Watson ; dans le 3ème, vous aviez aussi la possibilité d’incarner Moriarty en plus des autres et maintenant, j’avais le choix entre Irene ou Holmes.

J’ai choisi Irene.

Véritable jeu d’observation, cette bédé ne vous demande qu’une feuille de papier et un crayon afin de noter les indices récoltés ou, dans ce cas-ci, les cartes de visite d’Irene Adler qui font monter vos points en fin de volume.

Que le match commence !

Le livre débute avec une touche d’humour lorsqu’Irene annonce à Holmes, au 221b, qu’elle va devenir Détective Consultante comme lui… Un crime vient d’arriver, Lestrade a besoin de Holmes qui se rend sur les lieux avec la belle Irene.

Suivez les chiffres indiqués, il est impossible de vous perdre dans le récit, notez et observez bien chaque détails, car le diable se dissimule dedans, c’est bien connu !

Ayez l’oeil, et le bon, car il y a parfois des petits chiffres dissimulés dans des cases et qui vous fournirons des indices importants.

Avec vos petites cellules grises, vous résoudrez quelques messages codés, en plus, qui vous mèneront à des cases bonus, vous permettant d’engranger des points et de battre votre adversaire, puisque vous pouvez jouer à deux, l’un entrant dans la peau de Holmes et l’autre dans celle d’Irene.

Les dessins sont drôles, je les apprécie toujours autant et le mélange des cases ne vous permet pas de découvrir la solution avant, ou alors, si vous y arrivez, ce sera à l’insu de votre plein gré !

Mais je déconseille tout de même de le faire, c’est tellement plus gai de trouver sois-même la solution de l’enquête, quitte à faire des erreurs.

Si dans les premiers tomes, je faisais des fautes et que je ne résolvais pas les trois points de l’enquête, ici, j’ai fait un sans faute avec les noms des coupables, le mobile et l’arme du crime, bien que j’ai séché sur l’endroit où était détenu Watson, dans la seconde enquête, car c’était vache (mais bien trouvé).

Alors, envie de vous frotter au grand détective ?

Mais non, pas sexuellement, bande de sauvages ! Je parlais de vous mesurer à son intelligence et à sa science de la déduction…

Vous pouvez même être LUI durant quelques heures, ou mieux, être ELLE, THE WOMAN… Ou l’un et puis l’autre et ainsi découvrir les pensées du grand homme à l’idée d’avoir Irene pour concurrente.

— Je constate d’ailleurs que votre carte de visite mentionne votre nom de jeune fille.
— Ce n’est que mon nom professionnel, je suis toujours mariée. Ne vous faites pas d’illusions !
— Je ne m’en faisais aucune !
— Mmm… Tiens, vous avez toujours mon portrait ?
— Simple souvenir, au même titre que toutes les autres vieilleries de cette pièce.

— Holmes, vous voilà enfin !
— Lestrade.
— Mais qui ? (en voyant Irene Adler descendre du fiacre derrière Holmes)
— Irene Adler, détective concultante.
— … Parce que vous êtes deux, maintenant ? Je rêve où votre Docteur Watson a bien changé ?
— Le topo, Lestrade.

Je viens encore de passer des bons moments en découvrant ces deux enquêtes et vu que je perds la mémoire, je peux aisément reprendre les premiers tomes et m’amuser de nouveau avec eux, en changeant de personnages à l’envi.

Les plaisirs sont infinis, avec cette collection !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Tif et Tondu – Tome 25 – Le Retour de la Bête : Maurice Tillieux & Will

Titre : Tif et Tondu – Tome 25 – Le Retour de la Bête

Scénariste : Maurice Tillieux
Dessinateur : Will

Édition : Dupuis (1977)

Résumé :
En Angleterre, des squelettes portent un cercueil et sèment le trouble dans tout un village.

De son côté un nouveau savant fou se prépare à organiser le casse du siècle en se servant d’hologrammes afin de créer des mirages…

Critique :
Pour mon billet du jour, je vous parlerai du retour de… Gérard Lambert ? Non, Renaud, aujourd’hui, on parle du retour de la Bête ! La grosse bébête qui était sortie des abysses et qui hantait Limehouse Dock !

Sérieusement ? Elle est de retour ? Il me semblait que Tif et Tondu l’avait transformée en salade de poulpe !

En fait, oui elle est de retour, mais pas tout à fait en chair et en os (si tant que cette bête horrible avait des os). Une sorte de Méluche, si vous voyez ce que je sous-entend… Il n’avait pas le monopole des hologrammes.

Allez, on retourne en Angleterre, mais cette fois-ci nous irons faire un tour à la campagne après avoir fait une courte visite dans le Londres avec sa Tamise et son smog.

Will nous restitue correctement la campagne anglaise aussi bien que la capitale de l’Angleterre. Le trait est précis et on se doute que pour cet album, il y a eu un travail de documentation.

Certes, quand nos deux amis vont faire un tour chez nos voisins d’en face, ça me sert pour le Mois Anglais, mais j’ai toujours eu plaisir à retrouver nos deux amis en compagnie de l’inspecteur Fixchussets ou de la comtesse Kiki d’Yeu.

D’habitude, c’est Tif qui est la figure burlesque du duo, mais dans cet épisode-ci, c’est notre Tondu (le chevelu, donc) qui nous fait sourire en se tortillant au sol, salué par un un ver dont il se demandera toujours si le ver lui avait vraiment parlé où si les nombreux coups reçus sur le crâne ne lui avaient pas faire avoir des hallucinations auditives.

Les esprits tatillons diront que l’album est facile car on se sert de la créature sortie des abîmes dans l’album 19 pour nous faire une histoire où elle n’est présente que par procédé holographique, mais je trouve que le coup était bien joué par le professeur afin de réaliser un super casse. ZE casse of the siècle !

Sans oublier la petite dose d’humour ajoutée par le scénariste, ce qui fait toujours plaisir lorsqu’on lit les dialogues.

Une chouette enquête où le bandit se rendra compte qu’il aurait mieux fait de ne pas chercher des poux à Tondu !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Tif et Tondu – Tome 19 – Sorti des Abîmes : Maurice Tillieux & Will

Titre : Tif et Tondu – Tome 19 – Sorti des Abîmes

Scénariste : Maurice Tillieux
Dessinateur : Will

Édition : Dupuis (1973 pour la version originale)

Résumé :
Tif et Tondu se rendent en Angleterre avec Amélie d’Yeu. Celle-ci est obligée de laisser son chien Cambronne dans un chenil: c’est la loi.

Mais ce chenil est visité par une énorme créature visqueuse et tentaculaire, qui grossit de plus en plus lorsqu’elle est illuminée par les rayons du soleil.

Tif et Tondu arriveront-ils à sauver Londres de la destruction ?

Critique :
Hé oui, j’ai un faible pour les vieux albums de Tif et Tondu ! J’adore leurs enquêtes, leur gouaille – surtout celle de Tif – les répliques humoristiques entre les deux personnages, le côté sérieux de Tondu (le chevelu) et le côté fou et pas sérieux de Tif (le chauve).

D’ailleurs, ceux qui ont un peu de culture sur la bédé savent que Maurice Tillieux était aussi le scénariste de la série Gil Jourdan et que les répliques de Libellule étaient des plus terribles, valant bien celle d’un Goscinny, c’est vous dire.

Anybref, direction l’Angleterre en compagnie de nos trois amis… Trois ? Oui, notre duo est en charmante compagnie puisque la comtesse Amélie d’Yeu les accompagne à Londres. Elle, elle sera agaçante, égotique et ne pensant qu’à son toutou mis en quarantaine par les douaniers. Toutou qu’elle voulait faire entrer en douce en Angleterre !

Cette enquête a des relents de fantastique et d’égout puisque la bébête pas belle qui sort des abîmes a une sale gueule et ne devait pas sentir bon la rose !

Ne me demandez pas si c’est possible de créer pareille bête en utilisant des rayons ultra-violets et de mettre fin à ses jours avec des rayons infra-rouges, parce que je n’y connais rien sur la question ! Mais je parierais mon string que non…

Si ce côté là est fantaisiste, il y en a un qui ne l’est pas : le scénariste Tillieux avait fait des recherches sur la ville de Londres et avait fourni scénario ET documentation à Will, le dessinateur.

Ce qui nous donnera des décors exacts de Limehouse Dock, alors qu’ils n’étaient pas réalistes dans « La marque jaune » avec Black & Mortimer ! Excusez du peu !

Malgré le côté fantastique de l’enquête, on se prend au jeu, on les suit dans leur enquête, on rit des bêtises de Tif, de ses bons mots, le tout dans une atmosphère oppressante et angoissante.

Je vous parlais, en amont, du travail de documentation réalisé par le scénariste, pour le dessinateur, ce qui nous donne des belles scènes sinistres sur les docks déserts, le long de la Tamise ou dans les égouts.

On aurait pu avoir un huis clos oppressant avec tout ces lieux sombres et angoissants, mais le tout est contrebalancé par des escapades dans des endroits plus charmants de la ville de Londres ou le long du littoral.

Que du bon dans cet épisode de Tif et Tondu ! Normal, vous me direz, c’est de la bédé belgo-belge !

Tiens, si j’ai le temps, faudra que je vous reparle du retour de la bébête !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Astérix – Tome 8 – Astérix chez les Bretons : René Goscinny & Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 8 – Astérix chez les Bretons

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1965 pour l’édition originale)

Résumé :
Tout commence par l’invasion de la Bretagne par les légions de César… Très vite, toute la Bretagne est occupée… Toute ? Non ! car un village résiste encore à l’envahisseur. Un petit village dans le Cantium…

Dans le village, la situation est grave… Mais Jolitorax est le germain cousin d’Astérix ! Il va donc entreprendre la traversée de la manche pour demander de l’aide à Astérix…

Astérix et Obélix acceptent avec joie d’aider Jolitorax et retourne en Bretagne avec un tonneau de potion magique…

Critique :
Je devais avoir dans les 12-13 ans lorsque j’ai découvert les aventures d’Astérix le Gaulois, et ce n’était – pour une fois – pas chez nous car mon paternel n’a jamais été pas un fan du petit Gaulois, alors que ma mère et moi, oui.

Je les empruntais à mon oncle. Maintenant, je les possède tous (sauf les derniers).

Pour commencer en douceur le Mois Anglais, quoi de mieux que votre Astérix national qui s’en va faire un tour chez ses voisins d’en face, dans ce qui se nommait encore la Bretagne, avant de devenir l’Angleterre (puis la Grande-Bretagne) !

De plus, il fait partie de mes albums préférés (avec Astérix en Corse mais il n’y a pas de challenge pour Le Mois Corse).

Évidemment, du haut de mes 13 ans, je lisais ses aventures au premier degré, incapable que j’étais de comprendre le second, celui qui ne s’adressait qu’aux adultes.

C’est toujours un plaisir pour moi de lire la collection complète des albums, mais maintenant que je suis adulte (si, si, je vous jure, depuis un certain temps, même), je peux dorénavant accéder aux finesses de ces albums à double lecture.

Goscinny nous rappelle d’ailleurs que les Bretons sont les descendants de tribus en provenance de Gaule, qu’ils sont, en fait, des cousins pas si éloignés que cela des Gaulois et qu’ils parlent la même langue, le gaulois.

Ce qu’il y avait de bien avec le scénariste génial qu’était Goscinny, c’est qu’en plus de ses jeux de mots recherchés et fins, de ses calembours magnifiques, des anachronismes sur lesquels les aventures d’Astérix sont souvent basées, des personnages célèbres qui se retrouvèrent croqués dans les albums, des noms hilarants des personnages, des pirates coulés, c’est que Goscinny se cassait aussi le cul pour que le langage des autres peuplades soit le résultat des clichés tout en étant réaliste.

Pour les Bretons, il a pastiché systématiquement toutes les tendances syntaxiques propres à l’anglais, avant de les traduire, mot-à-mot, en français. Simple, mais génial (Hergé, lui, utilisait les patois de Bruxelles ou de Wallonie, dans ses albums).

« Secouons-nous les mains » = « Let’s shake hands »

« Je dis » = « I say » (que les Bretons de l’album placent à tout bout de champ dans leurs phrases)

« Je pense qu’il va être l’heure, n’est-il pas ? » = « It’s going to be about time, isn’t it ? »

Les mauvais esprits diront que tous les clichés sur les anglais sont présents dans l’album, et si cela est vrai, c’est ce qu’il y a de plus hilarant. Et que les chagrins esprits aillent se faire voir. Je dis.

Voir des bardes de Liverpool qui ressemblent aux Beatles, marcher (oups) sur le gazon le mieux entretenu au monde, découvrir la Tour de Londinium accueillant les retrouvailles agitées d’Astérix et Obélix, assister à un match de rugby des V nations avant l’heure, rire devant une légion entière de Romains ivres de vin et faire passer le tout avec de la cervoise tiède tout en mangeant du bouilli sanglier à la sauce menthe, ça n’a pas de prix, je dis.

Sans oublier l’invention du thé…

Moi, je peux le relire 1.000 fois et je me marre toujours autant, découvrant souvent des petits détails qui avaient échappés à mes yeux brouillés de larmes de rire.

Quel morceau de chance, quand même, d’avoir pu, dans ma vie, lire pareil album avec les aventures du gaulois petit ! Parce que si mon jardin est plus petit que Rome, mon pilum est plus solide que votre sternum !

Au fait, si comme moi vous avez cherché (ou vous cherchez encore) le calembour qui se cache derrière le nom de Cassivellaunos, chef breton qui apparaît à la page 6, ne cherchez plus, il n’y a pas de calembour dans son nom car ce personnage a réellement existé et il était le chef suprême des Bretons.

En revanche, Zebigbos est un vrai calembour, lui !

Vous reprendrez bien un nuage de lait dans votre eau chaude ?

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Sherlock Holmes – Tome 5 – Le Vampire du West End : Jean-Pierre Croquet & Benoît Bonte

Titre : Sherlock Holmes – Tome 5 – Le Vampire du West End

Scénariste : Jean-Pierre Croquet
Dessinateur : Benoît Bonte

Édition : Soleil (2002)

Résumé :
Alors que Bram Stocker, l’auteur de Dracula, lance les premières représentations de l’adaptation théâtrale de son roman, plusieurs corps vidés de leur sang sont retrouvés à proximité dudit théâtre.

Des témoins parlent d’un homme vêtu d’une cape doublée de soie rouge, comme le fameux héros de Stocker. Les victimes ont toutes une trace de morsure à la carotide.

Le « vampire du West End » terrifie à tel point qu’il pourrait mettre en faillite le théâtre. L’acteur principal, Irving, décide de faire appel à Sherlock Holmes pour résoudre l’affaire.

Critique :
Vu le titre et vu le niveau des 4 précédents opus, je m’attendais au pire et donc, je n’avais jamais cherché activement ce dernier tome de la série éditée par Soleil dans les années 2000.

Il y a peu, elle a surgit devant mon nez et je suis dis « Allez va, puisqu’il le faut pour ta collection ».

Là, je suis étonnée car au final, ce dernier tome ne se révèle pas si catastrophique que ça. Du moins, bien moins pire que ces prédécesseurs.

Nous commencerons avec un vampire, certes, mais c’est un de théâtre..

Et si des victimes semblent bien avoir été mordues par un vampire qui les aurait laissées exsangues et mortes, on ne laisse pas le fantastique prendre le dessus sur l’enquête et on gardera les pieds sur terre, sauf la populace et les feuilles de choux, mais de ce point de vue là, ça ne change jamais.

Les dessins sont corrects, les ambiances et la ville de Londres sont bien mis en valeur, j’ai apprécié le clin d’œil à l’Illustrated News Police, avec des dessins ressemblant trait pour trait à ceux publiés par ce même papier, en 1888, avec Jack.

Les seuls qui me gênent un peu, ce sont ceux de Holmes qui a toujours une tête qui ne me revient pas, et un docteur Watson ventripotent, comme toujours. Mais au moins, il n’a pas le rôle de faire-valoir ou d’imbécile de service, et là, je dis merci.

Si Holmes enfilera une fois de plus les horribles deerstalker et macfarlane alors qu’il n’est pas à la campagne, il sera le plus souvent en costume haut-de-forme, tenue la plus naturelle pour un gentleman à la ville.

L’enquête est intéressante, avec quelques rebondissements afin de laisser planer plus longtemps le mystère et le suspense et j’ai lu la bédé avec infiniment plus de plaisirs que les précédentes, alors que sincèrement, jamais je ne l’aurais pensé une seule seconde.

Par contre, j’ai trouvé que la baronne Ebezert avait un accent à la Ming Li Foo, le blanchisseur chinois du 20ème de cavalerie (Lucky Luke) avec ses « l » en lieu et place des « r », ce qui ne fait pas très pays de l’Est comme ses origines.

Au final, on obtient une bédé agréable à lire, une enquête bien ficelée, plus de trucs bizarres comme dans les 4 autres, hormis une petite chose mais qui, je trouve, ajoute du piment à la légende.

Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre : André-Paul Duchâteau & Bruno Di Sano

Titre : Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Bruno Di Sano

Édition : Claude Lefrancq – Bdétectives (1998)

Résumé :
Sherlock Holmes s’ennuie, il espère une enquête mais John Watson, pas encore remis de la campagne d’Afghanistan, ne veut pas user de ses forces.

« Ah, une enquête, une belle et étonnante enquête, Watson ! C’est un stimulant pour la clarification de mon esprit et tous les dangers afférents me paraissent négligeables. […] Donnez-moi une énigme, une belle énigme à résoudre ! Et je cesserai de m’ennuyer ! »

Critique :
OUI !! Enfin une bédé de cette série sur Sherlock Holmes dont le scénario est conforme à l’esprit holmésien et ne lorgne pas du côté du fantastique ou du porte nawak !

Évidemment, quand on dessine un album et qu’il faut suivre le canon holmésien, c’est plus difficile de faire ce que l’on veut…

C’est donc, dans toute cette série de 9 tomes, un des seuls (avec Le Chien des Baskerville) à ne pas présenter un scénario loufoque et ça fait du bien.

L’histoire est conforme à celle de Conan Doyle, bien que raccourcie puisque bien obligé.

Si Watson tombe amoureux de Mary Morstan, nous n’aurons pas droit à ses pensées amoureuses et à leur rapprochement durant l’enquête puisque le format bédé ne permet pas de pareils épanchements.

Niveau dessins, on a connu mieux au niveau de l’interprétation visuelle de Holmes et  de Watson puisque le détective arbore, une fois de plus, l’horrible deerstalker et la macfarlane pour se déplacer en ville et que le docteur Watson est un peu trop gras à mon goût et d’après le canon.

Au moins, dans ce tome-ci, on dirait que Holmes a moins des épaules de déménageur que dans les précédents. Il était temps !

Dommage que le reste de la collection ne soit pas dans cette veine-là et que tous les scénarios non canoniques aient viré du côté du fantastico-burlesque même pas drôle, le tout avec des explications bâclées en fin d’album.

Ici, on est dans un bon album au scénario maîtrisé puisque conforme à celui de l’auteur, Sir Arthur Conan Doyle.

Et nom de dieu, ça fait du bien !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Baker Street – Tome 4 – Sherlock Holmes et l’ombre de M : Pierre Veys & Nicolas Barral

Titre : Baker Street – Tome 4 – Sherlock Holmes et l’ombre de M

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (27/05/2003)

Résumé :
Sherlock Holmes, Watson, Clipton et compagnie sont enfin arrivés à Ceylan.

Mais le testament de l’oncle facétieux stipule que son héritier doit retourner à Londres, se faire engager dans un cirque, et jouer un spectacle de clown en présence de la reine elle-même.
Dans le camp adverse, le bras droit de Teawings a embauché l’ignoble professeur Moriarty pour contrecarrer Holmes.

Plus qu’un simple voyage, c’est une terrible lutte, un combat titanesque, sans merci et dont l’issue du monde dépend, qui va s’engager entre les deux hommes.

Critique :
Je n’ai pas trainé pour lire la suite de ce dyptique des aventures hilarantes et burlesques du génial Docteur Watson et de Sherlock Holmes !

— Je le hais ! Oh, que je le hais !
— Réveillez-vous, honorable professeur…
— C’est pas juste : lui il a le docteur Watson, tandis que moi je dois traîner un boulet…
— Professeur !

Résultat : une lecture avec un sourire béat affiché de la première à la dernière page.

Après toutes leurs péripéties et leurs ruses pour arriver à Ceylan, les voici obligés de refaire le chemin dans l’autre sens, et le plus vite possible, sans oublier le gage que l’oncle défunté à imposé à son neveu pour que les plantations de thé lui reviennent.

Vois Holmes affalé dans un transat comme une méduse échouée sur la plage pendant que le terrible professeur Moriarty l’espionne donne de nouveau lieu à des dialogues rempli d’humour et de drôlerie.

Nous ne savions pas à ce moment, que nous étions espionnés par le plus terrible criminel d’Angleterre… heu… du Monde ! (L’étroitesse géographique peut provoquer certaines rancœurs).

Surtout que ni l’un ni l’autre ne veut prononcer le nom de son ennemi car cela donne lui à des crises ressemblant à celles de Joe Dalton lorsque l’on parle de Lucky Luke. Mais ici, contrairement au lonesome cow-boy, Holmes pique lui aussi de telles crises.

Au final, chacun parle de l’autre en disant « machin » ou « bidule », interdit à tout le monde de prononcer le nom de celui dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ou réclame une pièce dans le cochon à chaque mention du nom honni.

— On ne sait jamais sur quel pied danser avec ce Sherlock Hol… Zut, je l’ai dit… [Mettant ensuite une pièce dans une tirelire présentée par Moriarty] Vous êtes sévère…
— Chaque fois qu’on prononce son nom, on met une pièce dans le cochon, c’est la punition !
— Et « Watson », on a le droit ?

Le plan machiavélique mis au point par Holmes pour semer Moriarty, son bras-droit gourmand, ainsi que monsieur Teawings et ses sbires chinois était du grand n’importe quoi, mais on dirait que ça ne marche plutôt pas mal pour nos amis et cela nous procure quelques autres moments de sourire.

— Mais où est passé Lestrade ?
— Un gros python l’a attrapé tout à l’heure et l’a hissé dans les arbres…
— C’est maintenant que vous le dites ?
— Heu, oui… Pourquoi, c’est important ?
— Ça va le serpent a dû le relâcher… Rien d’étonnant..

Dans cette bédé, il n’y a pas que les dialogues entre Holmes et Watson qui sont déjantés et drôles, les petits apartés des autres personnages le sont aussi. Quant aux répliques des sbires chinois et de leur patron Teawings, elles sont un moment de pur bonheur.

Pas besoin d’être une fan des aventures de Sherlock Holmes pour lire et apprécié ces albums, il suffit d’aimer la parodie, le burlesque, l’humour, les répliques assassines et les situations cocasses. De plus, voir la reine Victoria jurer est un plaisir de fins gourmets…

Par contre, vaut mieux éviter la cuisine de Madame Hudson, ainsi que son thé…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

From Hell : Allan Moore & Eddie Campbell

Titre : From Hell

Scénariste : Allan Moore
Dessinateur : Eddie Campbell

Édition : Delcourt (Octobre 2000)

Résumé :
Whitechapel, 1888 : au cœur de ce quartier pauvre de Londres, où la misère rime avec la déchéance la plus totale, cinq prostituées vont être retrouvées assassinées dans des conditions terrifiantes.

Étranglées, éventrées, mutilées de la plus atroce des façons, elles sont les victimes de celui qui allait devenir le plus célèbre serial killer de l’histoire, et dont l’identité reste aujourd’hui une énigme : Jack l’éventreur.

Et si, derrière ce nom qui a fait couler tant d’encre, se cachait bien plus qu’on a voulu le dire ? Un invraisemblable complot qui réunirait quelques-uns des plus éminents représentants de l’aristocratie britannique, décidés à sauver la couronne d’un terrible scandale.

Critique :
Comment parler d’un pavé pareil ? En commençant pas le début, sans doute.

1888, tout Londres frémi sous les coups de couteau d’un envahisseur : Jack The Ripper. Tout le monde ? Oui ! Sauf l’assassin, bien entendu, qui lui résiste encore et toujours à la police…

Qui a tué les 5 prostituées entre  le 31 août et le 9 novembre 1888 ? Et bien, cette bédé vous offre une réponse et un coupable.

Mais attention, Allan Moore s’est inspiré de la théorie folle de Stephen Knight publiée dans « Jack The Ripper : The final solution », donc, ne prenez pas ce coupable pour argent comptant.

Les dessins sont en noir et blanc, il y a des tas de dialogues à lire et j’en suis venue à bout après une grosse semaine de lecture, le tout fractionné, sinon, ce serait indigeste tant il y a une multitude de détails à ingurgiter car l’auteur ne se contente pas de nous raconter les meurtres, il nous offre aussi une plongée dans le peuple de l’abîme.

Si le coupable désigné dans ce livre est bidon (à savoir William Gull, le médecin de Victoria), le reste ne l’est pas, notamment la description des meurtres et le vie merdique dans les bas-fonds de Londres, à celle époque. Le tout étant bien mis en page.

Dans les appendices, l’auteur nous détaille tout cela plus en profondeur, et souligne que lorsque Campbell a dessiné l’intérieur d’un Workhouse, c’était le véritable Workhouse de Marylbone !

On sent, derrière les dessins, que les auteurs se sont renseignés, ont potassés leur sujet et cela donne un réalisme à cette plongée en eaux troubles, dans cette fange de laissés-pour-compte, dans ce peuple des abîmes que tout  une partie de la ville ne voyait pas.

Le résultat étant que, malgré l’impossibilité pour cet homme d’être le coupable, le tout est tellement bien amené que ça passe comme un couteau bien aiguisé dans la poitrine d’une des victimes de celui qui signa « Jack The Ripper » la lettre « Dear Boss ».

Malgré tout, faut s’accrocher, les dessins en noir et blanc, hachurés, parfois, ne sont pas toujours des plus agréables pour les yeux et la visite du Londres en version métaphysique est assez fastidieuse (mais elle éclaire le côté zinzin de Gull).

Heureusement qu’il y a les pages explicatives en fin d’ouvrage, elles ont éclairé ma lanterne, surtout en ce concernait une partie de jambes en l’air, en allemand, et la vision, par l’épouse, d’un flot de sang sortant d’une église. Le Mal venait d’être conçu.

J’ai bien aimé aussi le dernier appendice « Le bal des chasseurs de mouettes » qui nous laisse voir toutes les théories fumeuses et tous les coupables désignés au fil des années.

C’est sombre, violent, noir, pas de lumière, pas couleur, c’est du lourd quand bien même le livre met en scène ne théorie fumeuse de Knight, celle-là même qui avait été reprise dans « Murder by decret », c’est à dire le complot royal et maçonnique.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), ,   « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

Baker Street – Tome 3 – Sherlock Holmes et les hommes du Camellia : Pierre Veys & Nicolas Barral

Titre : Baker Street – Tome 3 – Sherlock Holmes et les hommes du Camellia

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (28/01/2002)

Résumé :
Un certain Clipton désire embaucher Holmes et Watson pour assurer sa protection lors d’un périlleux voyage. Il a six semaines pour arriver Ceylan et devenir propriétaire des plantations qu’il a héritées de son oncle.

Celles-ci lui permettront de se lancer dans la production de thé. Mais la compagnie Teawings, leader du marché, est prête à tout pour l’empêcher de parvenir à destination. Le périple s’annonce agité…

Critique :
Si vous aimez le sérieux, passez votre chemin ! Si les parodies vous filent des boutons, allez voir ailleurs, cette série n’est pas pour vous…

Ou alors, laissez-vous guider au pays de la drôlerie et du « pas sérieux » et quittez pour quelques instants cet air guindé que vous avez emprunté à Mycroft de la série Sherlock BBC !!

Ce que j’aime dans cette série parodique de l’univers du plus célèbre détective, c’est qu’en plus de ne pas se prendre au sérieux, de me faire rire, de parodier Holmes et Watson avec humour et talent, c’est qu’elle sait toujours me surprendre au fil des tomes.

« Est-ce qu’on pourrait enfin vider notre vessie en paix ? » est la question que Holmes et Watson auraient pu se poser dans cet album, s’ils n’avaient pas été des gentleman…

Voyez-vous, nos deux amis prenaient leur petit déjeuner ailleurs qu’au 221b car leur pochetronne de logeuse n’a rien d’un cordon bleu ! Mais voilà qu’en sortant du resto, après avoir fait un gros rot dans la rue, nos deux amis se font enlever par des chinois qui les abreuvent de thé.

Et le thé, tout le monde le sait, c’est diurétique ! Donc, on se dépêche d’arriver le premier au W.C du 221b afin de faire pleurer fauvette le premier. Las, des hindous les détournent du lieu d’aisance et les abreuvent de thé, eux aussi…

— Moi d’abord, Watson !!!
— Non, moi !! Ça presse trop !

Non mais c’est fini oui ?? On peut aller se la vider, maintenant ? On n’est pas à une tea party, nom d’une théière !

La guerre du thé est déclarée sur un ton décalé, avec un Holmes toujours aussi de mauvaise foi, avec un caractère de cochon, une jalousie exacerbée envers un Watson au faîte de sa popularité, faisant de l’ombre au célèbre détective et ne crachant pas sur la gaudriole et la boisson alcoolisée.

Les visages sont toujours aussi expressifs, les dialogues remplis de sarcasmes ou d’humour, des situations cocasses avec un Lestrade con comme un balai et une madame Hudson qui sait se transformer en femme d’action une fois qu’elle a bu des litres de café afin de dessouler.

— Oh, permettez-moi de vous présenter son altesse le maharadjah Lahssiotah… Monsieur Sherlock Holmes.
— Sherlock Holmes ? Ça me dit quelque chose… Mais oui ! Mais alors… [se tournant vers Watson] Vous devez être le fabuleux docteur Watson !
— Ouille !
— Qu’y a-t-il, docteur Watson ?
— C’est Holmes… Il… il m’a mordu !

Tout est bien pensé, bien tourné et on passe, une fois de plus, un excellent moment en compagnie de nos deux amis qui vont nous entrainer sur les chemins des Indes pour une aventure de folie.

À noter que leur aventure ne se termine pas à la fin de cet album, mais qu’elle se poursuivra dans le tome 4 que je vais m’empresser de lire !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (02/08/2016)

Résumé :
Port-Saïd, avril 1892. Le paquebot Jodhpur est en route pour Bombay, avec à son bord Irène Adler et Sherlock Holmes, qui retrouve peu à peu la mémoire après les événements de Retrouvailles à Strasbourg.

Le mari d’Irène a disparu aux Indes depuis de longs mois, et le célèbre détective lui a promis de l’aider à le retrouver. Dans le sillage de Sherlock Holmes, le crime et l’aventure ne sont jamais loin…

Critique :
Hop, on quitte Strasbourg pour aller chercher un peu d’exotisme à Bombay, toujours en charmante compagnie puisque Irene Adler voyage avec Sherlock Holmes que tout le monde croit mort dans les chutes.

Depuis le temps, tout le monde devrait savoir qu’il n’y est pas vraiment tombé… Mdr

Anybref, cette fois-ci, c’est Sherlock qui renvoie l’ascenseur à Irene puisque c’était le deal : elle l’aidait pour son enquête à Strasbourg et lui, il l’aiderait pour tenter de résoudre la mystérieuse disparition de son mari, aux Indes.

Non, Sherlock ne se tape pas les Indes pour rapporter du curry à madame Hudson ! Il enquête, messieurs, dames ! Avec Irene Adler, en plus ! Disons-le de suite, elle a des atouts que Watson ne possède pas…

Et bien oui, nos deux petits coquins se font passer pour mari et femme : les Hansson (♫ Mmmbop ♪). Mais je rassure les puritains qui passeraient dans le coin, ils ont réservé une confortable suite de deux cabines !

Damned, ils font chambre à part ! Mais Irene dort avec une jolie nuisette qui ne cache pas grand-chose de son corps. Je dis ça et je dis rien, Holmes n’avouera jamais ce qu’ils font de leurs nuits car c’est un gentleman. Les paris sont ouverts quand à savoir si oui ou non ils… Ou si l’un(e) voudrait et pas l’autre.

— J’ai une question à vous poser. Quelles sont exactement vos relations avec Irene ? Êtes-vous intimes ?
— Vous êtes sérieux ? Vous penser qu’un gentleman va répondre à une telle question ?

Cette fois-ci, le dessin de Sherlock Holmes m’a plu, avec ses cheveux plus court, il fait plus gentleman qu’avec ses cheveux longs et bouclés. Quant aux couleurs, elles sont chatoyantes et c’est un plaisir de les regarder.

Niveau scénario, ce n’est pas un branquignol qui est aux commandes : comme dans le tome 2, il se tient, on poursuit le mystère de la disparition du mari d’Irene aux Indes et on sent qu’on vient de mettre la main dans un nid de vipères avec ces compagnies du chemin de fer qui veulent être les seules à posséder l’affaire, quitte à magouiller en coulisses, ou plus, si possibilités.

— Tenez Irene. Le bijou est pour vous.
— Mais… Mais je ne peux pas accepter. Ce bracelet a bien trop de valeur !
— Pour vous remercier de m’avoir aidé à redevenir Sherlock Holmes et en témoignage du plaisir que me procure votre compagnie.
— Un plaisir partagé, soyez-en assuré, Sherlock !

L’affaire de la disparition de monsieur Norton ne sera pas résolue dans ce tome-ci, mais pas de panique, on ne glandouillera pas car nous aurons aussi une enquête sur un vol avec violence qui a eu lieu sur le bateau et des retrouvailles avec le Méchant de service qui ne rêve que d’une chose : tuer Lucky Luke !

Pardon, je voulais dire « qui ne rêve que d’une chose : tuer Sherlock Holmes ! ». Autant Jo Dalton était hilarant et plus bête que méchant, autant John Clay est un salopard de première.

Les auteurs nous offrent donc un album avec leur version personnelle du Grand Hiatus, version personnelle qui se tient.

Par ailleurs, nous avons droit à un récit où l’on ne s’embête pas, c’est rempli de mystères, de magouilles, de rebondissements, de situations dangereuse, de déductions et moi je dis « Vivement le prochain épisode » !

— Puis-je vous aider ? [Irene Adler]
— Vous le proposez de remplacer Watson ?… Je vous promets d’y réfléchir.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.