Preacher (Urban) – Tome 1 : Garth Ennis et Steve Dillon

Titre : Preacher (Urban) – Tome 1

Scénariste : Garth Ennis
Dessinateur : Steve Dillon

Édition : Urban Comics Vertigo Essentiels (2015)
Édition Originale : Preacher, book 1 (2009)
Traduction : Jérémy Manesse

Résumé :
Au premier abord, le révérend Jesse Custer ne semble pas différent des autres petits pasteurs de province des États-Unis. Isolé dans une petite ville du Texas, le temps s’y dilue sans agitation, et avec lui, l’ardeur de sa foi.

Jusqu’au jour où un terrible accident vient anéantir son église et décimer l’ensemble de ses fidèles. Depuis lors, Jesse développe d’étranges pouvoirs émanant d’une force spirituelle appelée Genesis.

En proie au doute et à de multiples interrogations, l’homme se lance alors à la recherche de Dieu et, chemin faisant, croise la route de Tulip, son ex-fiancée, et de Cassidy, un vampire irlandais.

Un pèlerinage au coeur de l’Amérique, où le Bien et le Mal ne font qu’un.

(Contient Preacher #1-12)

Critique :
Bon, il est temps que j’écrive ma chronique au lieu de me taper la main sur la cuisse tellement j’ai apprécié ce comics.

De l’audace, il ne fallait que ça pour arriver à mettre en scène une histoire déjantée, sombre, noire, folle, aux dialogues extras.

N’en jetez plus, même les dessins, je les ai appréciés !

Par contre, si vous êtes allergiques au fantastique, prenez une boîte d’antihistaminique car vous pourriez avoir une crise de boutons…

Imaginez un paradis où un ange aurait copulé avec un démon et qu’un enfant serait né de cette union sauvage et sensuelle. Désolée de vous l’apprendre de cette manière, mais apparemment, les anges ont un sexe (une bite) et ils peuvent l’utiliser.

Je ne vous en dirai pas plus, z’avez qu’à lire le comics, tiens ! Partez sur la route en compagnie de Jesse, le pasteur habité par l’entité Genesis (pas le groupe), suivi de Tulip, son ex-copine et de Cassidy, le vampire. Faites juste gaffe au Saint des tueurs.

Oui, c’est irrévérencieux au possible, c’est violent, sombre, les têtes explosent, les gros mots fusent, le racisme crasse colle aux basques de certains personnages, mais bon sang, qu’est-ce que c’est jouissif ! Sauf si vous êtes une grenouille de bénitier… Là, vous risquez de défaillir grave votre mère.

Certains personnages sont un peu dans la caricature, mais la majorité sont étoffés, travaillés. Les personnages secondaires sont pour la plupart des trous du cul bas de plafond.

Une fois de plus, je me dois de remercier Jean-Marc-Les-Bons-Tuyaux (Actu du Noir) pour m’avoir donné envie de lire cette saga. J’ai mis un peu de temps mais maintenant que je suis lancée, j’espère avoir le temps de la lire en entier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°95] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc [FIN DU CHALLENGE].

Chroniques des Vampires – 03 – La reine des Damnés : Anne Rice [Par Dame Ida, Boudin Blanc Certifié sans adjonction de sang animal]

Titre : Chroniques des Vampires – 03 – La reine des Damnés

Auteur : Anne Rice
Éditions : Pocket (1991/1999/2001/2012) / Fleuve Noir (2004) / Plon (2010)
Édition Originale : The Queen of the Damned (1988)
Traduction : Anne de Vogüe & Evelyne Briffault

Intro BABELIO :
Quand Lestat, vampire impie, libertin et suicidaire, s’improvise chanteur de rock pour hurler à la face de l’humanité sa condition de mort vivant, les mortels lui font un triomphe, sans imaginer une seconde qu’il ne leur dit que la vérité.

Mais, avec sa « musique à réveiller les morts », Lestat ne s’est pas seulement fait des ennemis parmi ses frères qui le considèrent comme un traître et se sont décidés à le détruire, il a aussi arraché à son sommeil millénaire Akasha, la Mère de tous les vampires, la reine des damnés. Akasha qui ne rêve

Résumé :
Si comme moi vous avez lu les deux premiers tomes de la saga d’Anne Rice (Entretien avec un Vampire et Lestat le Vampire) vous avez donc déjà fait connaissance avec quelques figures phares de la société vampirique imaginée par l’auteur.

Dans le premier volume, Louis, jeune aristocrate de la Nouvelle Orléans transformé en suceur de sang par Lestat déballait tout ce qui aurait dû rester secret à un journaliste, évoquant depuis sa transformation, sa quête éperdue d’explications sur le pourquoi du comment de ce qu’il est devenu et sa recherche de semblables capables de lui en toucher deux mots, vu qu’il s’était un peu brouillé avec Lestat en essayant de le détruire avec la complicité de la petite Claudia, petite vampirette qui serait restée âgée éternellement de six ans, si les vampires de Paris ne l’avait pas rôtie à la lumière du jour.

Dans l’autobiographie de Lestat (écrite par Anne Rice officiellement… mais on ne sait jamais… on sait bien que Conan Doyle ne fut jamais que l’agent littéraire du Dr Watson !) qui suivit, vous aviez eu un peu plus d’explications (quoi que…)…

Et avec le Tome 3, l’heure des révélations a enfin sonné. On y retrouvera quelques uns des personnages croisés lors des précédents volumes ainsi que quelques autres.

Or donc Lestat le vampire provocateur rompt la première règle des vampires en révélant l’existence de ce petit monde, d’une part en publiant son autobiographie, puis ensuite en devenant une star du rock qui prétend être un vampire (ce qui lui est très facile vu qu’il en est un), ce qui lui vaut un grand succès.

Et dans le petit monde des hématophages ça fait beaucoup de bruit car dans ses chansons, le voilà qu’il se met à révéler tout un tas de secrets, évoquant même l’existence du Roi et de la Reine des Vampires endormis quelque part depuis des millénaires en attendant leur heure, glissant au passage quelques provocations assez irrévérencieuses à leur endroit.

De fait, une partie de la communauté des vampires veut le tailler en pièce… et prévoit de lui tomber sur le dos pour son prochain grand concert d’Halloween…

Sauf qu’en attendant la Reine se réveille et quitte le sanctuaire où elle se reposait, vidant son mari de tous ses globules telle une sangsue au passage, et se met à la recherche de Lestat en tuant tous les vampires qu’elle croise sur son chemin, détruisant une à une les assemblées des anémiés anonymes qui dorment le jour…

Et puis c’est quoi tous ces gens, vampires ou mortels, qui font le même rêve de deux sorcières rousses identiques sur le point de bouffer les organes d’un cadavre fraîchement rôti ???

Bref ça craint pour le monde des vampires, et même pour le monde des humains ! Si vous voulez savoir à quel point on n’est pas passés loin de l’apocalypse et bien il vous faudra lire le livre.

Je ne voudrais pas qu’on me vide de mon sang, me décapite, me démembre et qu’on me brûle (dans l’ordre que vous voudrez) pour avoir spoilé tout de même !

Mon avis :
Or donc, jadis, il y a très longtemps, si longtemps que même un vampire de quelques millénaires peut admettre que ça ne date pas d’hier, j’ai été adolescente.

Cela remonte bien au siècle, que dis-je, au millénaire précédent.

J’ai lu alors les deux premiers tomes des Chroniques des Vampires qu’une amie m’avait prêtés.

Elle n’avait pas le troisième à sa disposition. Était-il déjà sorti ? Rien n’est moins sur puisqu’il date de 1990…

Mais peu importe ! Je m’étais dit qu’un jour je le lirai, bien que ma découverte d’autres romans de l’auteur (sur ses sorcières Mayfair et ses histoires de loups-garous) m’aient particulièrement déçue…

Une autre amie m’ayant prêté le dit volume, je l’ai donc parcouru pendant mes vacances n’ayant pas grand-chose de mieux à faire (c’est dire si mes vacances ont été un peu chiantes).

Ce livre fut une nouvelle déception. Et si lorsque j’avais découvert la saga elle ne comptait alors que trois tomes, j’ai eu la stupéfaction de constater récemment que celle-ci s’est allongée de 10 volumes supplémentaires (13 au total donc) depuis, faisant des cross-over avec sa saga des sorcières Mayfair par dessus-le marché.

Grâce à Wikipedia j’ai pu jeter un œil rapide sur les résumés de ces nouveaux opus dont le dernier date de 2018, et si j’ai été déçue avec la Reine des Damnés j’ai eu le souffle coupé en constatant que la suite s’aventurait sur des terres où la médiocrité flirte avec le foutage de gueule, Anne Rice me semblant juste exploiter une « rente de situation », pressant son filon jusqu’à l’épuisement de fans qu’elle prend pour de grands enfants un peu stupides, coincés à jamais dans l’adolescence et privés pour toujours du moindre sens critique.

Car en effet, comme je dis toujours, pour que le genre fantastique soit efficace auprès d’un lectorat cortiqué et exigeant, il faut encore qu’il reste suffisamment ancré dans un fond de réalité et ne s’en éloigne que progressivement (cf les romans du Maître King).

Avec Anne Rice on fonce tête baissée dans le délire, et plus on progresse dans la saga, plus ses personnages se trouvent dotés de capacités et dons exorbitants confinant à la toute-puissance au point que Dieu, s’il existe, n’a qu’à bien se tenir car il se trouve maintenant face à de sérieux concurrents.

Bref, j’en resterai là pour la suite de sa saga que je n’ai en réalité pas lue, les résumés m’ayant fait fuir définitivement… Et j’en reviens à la Reine des Damnés…

Evidemment… vous imaginez bien que la magie n’a pas fonctionné sur moi qui suis pourtant bon public avec les histoires fantastiques si elles sont bien traitées.

Ce livre est un des rares livres dont j’ai pu trouver que l’adaptation cinématographique est meilleure que le bouquin. Le film a fait l’impasse sur tout un tas d’histoires annexes et de développements métaphysiques pseudo philosophiques ou historiques afin de le réduire sa substance à son essence et c’est bien suffisant.

Ce faisant, l’histoire a aussi été quelque peu transformée ainsi que la fin, vu que certains personnages importants dans le roman en ont été carrément zappés. Et ce n’est pas plus mal.

Ce bouquin est d’une longueur atroce… Les vampires ont peut-être l’éternité devant eux, mais pas moi ! Mes vacances ont une fin ! Bref ça n’en finissait pas ! Et pourtant il ne fait que 500 et quelques pages ce satané bouquin. Quand le roman est bon ça passe vite 500 pages… Et pas là. Pourquoi ?

Et bien si elle a une imagination fertile et se révèle capable de concocter des intrigues qui pourraient être franchement passionnantes, Anne Rice a de sérieux problèmes en matière de construction et d’écriture.

Ses phrases construites au grès de ses associations d’idées dans certains passages vous perdent dans les pronoms au point qu’on ne sait régulièrement plus qui parle de qui…

Ces associations d’idées multiplient par ailleurs les circonvolutions dans le développement d’une idée en ouvrant de multiples parenthèses, voire des parenthèses au sein des parenthèses, au point qu’on est presque surpris quand elle en revient à l’idée qu’elle voulait traiter au départ.

Proust se révèle bien plus clair et plus construit et écrit d’une manière plus légère et poétique.

A cela s’ajoute le fait que la plus grande partie du bouquin semble être écrit sous forme de récits qui se superposent les uns aux autres, les dialogues interactifs étant rares pour ne pas dire inexistants (certains auteurs ne savent pas écrire de dialogues… c’est ennuyeux), ce qui tend à donner le sentiment d’une action figée. « Alors il m’expliqua ceci et me souvenant qu’untel m’avait alors dit cela, je lui répondit ceci »… Franchement sur 500 pages, ça use.

En outre l’écriture se veut très introspective, chaque personnage se voulant extrêmement précis sur ce qu’il ressent au moment de telle action ou de tel dialogue, en le justifiant, en l’argumentant et le déclinant ad nauseam.

Ce travers systématique et répétitif donne une vision très nombriliste de ses personnages et s’avère d’autant plus pénible à lire qu’il étire le développement de l’action indéfiniment.

À cela, ajoutez que le Lestat qu’elle décrit dans les deux premiers volumes comme totalement amoral devient subitement empathique pour une espèce humaine (bénissez-moi, Belette, car j’ai spoilé – Je vous absous répondit la Belette) qu’il considérait jusque là avec un respect comparable à celui avec lequel les supermarchés considèrent les poulets de batteries…

Je ne sais d’où lui vient cette subite illumination, mais Rice, qui passe des pages à nous décrire comment ses petits vampires se regardent le nombril, ne prend même pas la peine de nous expliquer le chemin de Damas miraculeux qui a conduit son vampire le plus narcissique et cynique à se poser en champion de la cause humaine !

Bref, on se trouve là confronté à une incohérence majeure dans l’évolution psychologique d’un des personnages principaux qui laisse sans voix et vient asséner le coup de grâce fatal à cet édifice branlant qu’était déjà ce roman !

Et le pire, cerise sur le gâteau, certains personnages deviennent le prolongement omniscient de l’auteure dans l’intrigue, se lançant dans des passages ressemblant à des cours magistraux où Anne Rice nous assène avec académisme ses conceptions et philosophie personnelles sur l’avenir de l’humanité, sur Dieu, sur l’occultisme, sur le vampirisme, et même sur le féminisme et la lutte entre les sexes (et ouais ! Même ça !!!), ainsi qu’une réécriture chronologiquement déviante de l’histoire de l’Egypte Antique, voire du monde antique tout court.

Anne Rice ayant quitté l’Église Catholique en soutien à son fils ouvertement gay, du fait des positions vaticanaises à l’égard de l’homosexualité, nous présente rien que trois couples homosexués dans son histoire et… ça ajouté au reste, on en vient à se demander si ce livre (voire la saga) n’est pas non plus une forme de prétexte pour mettre en avant ses idées personnelles sur bien des sujets différents dont celui-ci.

En effet, la façon dont elle développe certaines idées et le temps et le soin qu’elle prend à le faire alors que ça n’apporte strictement rien à l’intrigue, m’ont profondément mise mal à l’aise.

C’est un peu comme si prise en otage par l’intrigue dont je voulais connaître le dénouement, je me retrouvais obligée de me fader tout un tas de cours magistraux sur les points de vues personnels de l’auteure, dont je n’avais fichtrement rien à carrer.

Un peu comme si on devait se taper 30mn de publicités disséminées toutes les dix minutes dans un film de 90mn…

Je pense d’ailleurs que ce désir de vouloir nous imposer autant d’idées personnelles qu’elle vient inclure très artificiellement dans l’intrigue vient participer de cette impression de gros problème de construction dans l’écriture d’un livre où l’intrigue ne se développe que péniblement et poussivement.

Et j’allais oublier le petit détail qui tue : chaque chapitre commence par un joooooooooli poème écrit par… son mari. Avait-il besoin de cette publicité gratuite offerte par sa femme pour passer à la postérité ? Franchement trop c’est trop !

La qualité de traitement étant inversement proportionnelle à l’attrait qu’aurait pu avoir l’intrigue, ma notation sera très sévère.

 

Bloodborne – Tome 1 – La fin du cauchemar : Ales Kot, Piotr Kowalski et Brad Simpson

Titre : Bloodborne – Tome 1- La fin du cauchemar

Scénariste : Ales Kot
Dessinateur : Piotr Kowalski
Coloriste : Brad Simpson

Édition : Urban Comics Games (2018)

Résumé :
Un chasseur sans nom se réveille dans la ville antique de Yharnam, une cité en proie à la maladie et dont les rues résonnent du râle de créatures terrifiantes.

Cherchant par tous les moyens à échapper à la Nuit de Chasse, le chasseur se lance dans une quête dangereuse et violente dans l’espoir de mettre fin au mal qui ronge Yharnam.

Critique :
Si les dessins sont bien réalisés, je me pose des questions sur le scénario qui me semble un peu foireux. Moi, en tout cas, je n’ai pas compris grand-chose et je ne poursuivrai pas cette série de dark fantasy.

On comprend qu’une maladie ronge les habitants, les transformants en créatures monstrueuses, comme des loups-garous ou des espèces de zombies.

Les chasseurs les chassent…

Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? On ne le sait pas. Celle que l’on appelle chasseuse semble être une femme, mais elle ne possède pas de forme et se bat avec un masque sur le visage. Si le covid transformait les infectés en loups-garous, je pense que ça se saurait…

Il y a un monstre, immense, énorme. Des monstres… Mais on ne sait rien de plus.

L’histoire est difficile à suivre. Sommes-nous dans un jeu vidéo où quand on perd, on revient à la vie ? C’est ce qu’une scène m’a semblé suggérer. Mais est-ce le jeu d’un gamer que nous suivons ou tout simplement des êtres vivants piégés dans un jeu vidéo grandeur nature ? Je n’en saurai pas plus.

Les dessins étaient très beaux, ce sera tout ce que je retirerai de positif de cette lecture et je ne pousserai pas le vice plus loin en lisant les deux tomes suivants.

Merci et au revoir !

American Vampire Legacy – Tome 2 – Le réveil du monstre : Scott Snyder et Dustin Nguyen

Titre : American Vampire Legacy – Tome 2 – Le réveil du monstre

Scénariste : Scott Snyder
Dessinateur : Dustin Nguyen

Édition : Urban Comics Vertigo Classiques (2013)
Édition Originale : American Vampire, book 5 : Lord of Nightmares

Résumé :
1954. De retour aux États-Unis, Felicia Book tient la promesse qu’elle avait fait à son ami et coéquipier, l’agent McCogan, en élevant son fils Gus, alors délivré de la contamination vampirique.

C’était sans compter l’organisation des « Vassaux de Vénus » qui bientôt lui demande de se rendre d’urgence à Londres où leur coffre sécurisé et inviolé depuis 1888 a été ouvert.

Le plus dangereux vampire de tous les temps est de retour, prêt à reprendre le pouvoir sur son armée.

Critique :
Rien de tel que de revenir aux origines des vampires pour rendre un deuxième tome attractif.

Nous sommes en 1954 et les nazis vampires ne sont plus une menace depuis longtemps. N’espérez pas vous la couler douce, une menace encore plus grande arrive à grands pas.

Nous quittons provisoirement les États-Unis pour aller prendre l’air à Londres et à Paris.

Pas de virée shopping, faut juste cavaler, se prendre des coups, saigner et tenter de faire en sorte que le premier des carpatiques reste dans son sarcophage et ne monte pas sur son trône d’où il pourrait contrôler tous les vampires…

Changement de dessinateur, on passe dans des cases qui ressembles à des aquarelles délavées. Les tons délavés ou lumineux collaient bien aux ambiances et si le changement de dessins m’a un peu déstabilisée au départ, je m’y suis habituée assez vite.

Les créateurs de la série American Vampire avaient eu la bonne idée de revisiter le mythe du vampire, notamment en dotant la souche américaine de pouvoirs que la souche carpatique ne possédait pas et en scindant les vampires en races. On a plus de choix.

Toujours de l’action, du sang, de la violence, des combats et une course-poursuite pour éviter que le roi des carpatiques (pas besoin de vous donner son nom, vous le connaissez) ne se réveille plus qu’il ne l’est déjà.

Si l’histoire ne révolutionne pas le genre, elle est tout de même un cran au-dessus du premier tome mais n’apporte pas les surprises de la série mère (American Vampire). On est dans du classique, même si la mise en scène est bien faite et qu’on ne s’embête pas une seule seconde.

Conventionnel mais bien foutu. Classique mais efficace. Ou quand le mythe rejoint les nouveautés pour donner quelque chose de punchy qui fait passer un excellent moment, même si des pages de plus auraient permis de ne pas finir se conclure si rapidement.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°20].

American Vampire Legacy – Tome 01 – Sélection naturelle : Scott Snyder et Sean Murphy

Titre : American Vampire Legacy – Tome 01 – Sélection naturelle

Scénariste : Scott Snyder
Dessinateur : Sean Murphy

Édition : Urban Comics – Vertigo Classiques (04/2012)
Édition Originale : American Vampire, book 3 : Survival of the Fittest

Résumé :
En 1941, Cash McCoogan et Felicia Book, membres de l’organisation anti-vampires des « Vassaux de Vénus », bravent le danger et traversent les lignes ennemies dans une Roumanie occupée par les nazis, afin de trouver un remède contre le vampirisme découvert par un savant.

Mais le chercheur est entre les mains des prédateurs nocturnes ralliés au IIIe Reich…

Critique :
Les vampires, je les préfère en qualité A.O.C, c’est-à-dire que j’évite les ersatz de buveurs de sang.

Ce spin-off de la série « American Vampire » ne joue pas dans le jeu des gentils vampires buveurs de thé, mais dans ceux qui ont des canines qui rayent le plancher et qui boivent du sang à même votre gorge.

Les auteurs ont repris le mythe des vampires mais l’ont mis à leur sauce, intelligemment, qui plus est. Si vous voulez tout savoir, lisez la série mère, American Vampire.

Les Vassaux de Vénus sont des chasseurs de vampires et leur prochaine mission, s’ils l’acceptent, sera d’aller enquêter en Roumanie, au milieu des nazis pour tenter d’extrader un savant qui pense avoir trouvé un remède au vampirisme.

Je ne vous cacherai pas que je ne suis pas fan de certains dessins, surtout du visage de l’agent Cash McCoogan qui serait plus agréable à regarder sans les gribouillages noirs sur son visage.

Le scénario est de bonne facture, avec des agents infiltrés disparus et des nazis devenus vampires afin d’être la race supérieure sans contestation possible. Le premier qui discute sera sans doute mordu et servira de repas à ces atrophiés du cerveau mais super développés niveau canines.

On a de l’action et des cascades (à ne pas refaire chez vous), de la science, la Seconde Guerre Mondiale et un remède au vampirisme, le tout avec un côté ésotérique dans la recherche du savant sur les anciens vampires.

Pour le moment, ma préférence va à la série-mère, American Vampire, qui avait réussi l’équilibre parfait avec un vampire (Skinner Sweet) que l’on adorait tout en le craignant. Lui, il m’a profondément mordu !

Ici, c’est classique et rien ne ressort vraiment pour me donner un orgasme littéraire mais c’est de bonne facture et on aurait tort de s’en priver si on aime les vampires véritables, qui puent, qui sucent le sang, qui sont sans sentimentalisme aucun, sans émotions. Bref, du vampire 100% pur jus (ou pur sang).

Si en plus on a lu et apprécié American Vampire, ce spin-off est parfait pour passer une chouette soirée en compagnie de buveurs de sang, même si ceux-ci sont infréquentables, vu leur appartenance au nazisme.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°18].

Le Mois Américain arrive…

Dracula, L’ordre des dragons – Tome 2 – Cauchemar Chtonien : Éric Corbeyran et Sofia Terzo

Titre : Dracula, L’ordre des dragons – Tome 2 – Cauchemar Chtonien

Scénariste : Éric Corbeyran
Dessinateurs : Sofia Terzo & Giulano Piccininno
Illustration couverture : Grzesiek Krysinski

Édition : Soleil (17/04/2013)

Résumé :
Les membres de L’Ordre des Dragons sont sur le pied de guerre, ils traquent Dracula sans relâche et tentent de percer son secret et découvrir quel traumatisme subi dans son enfance est à l’origine de sa folie meurtrière.

Van Helsing est toujours le prisonnier de Dracula, pour l’instant il est maintenu en vie.

Alors que Sir Conan Doyle, accompagné de chasseurs de vampire et de sa nièce Letizia, prépare une expédition pour le délivrer des geôles de Dracula, Lady Darmanson et Bram Stoker se rendent en Anatolie mener des recherches sur le passé de Dracula.

C’est grâce à la rencontre avec un vieillard aveugle qu’ils découvriront le cauchemar qui a hanté les nuits du jeune Vlad.

Critique :
Deux envies… La première est de faire « whahou » devant le bô Dracula et de hurler à la lune ma frustration car l’album est à suivre !

Par le pieu en bois de Van Helsing, le tome 3 n’est pas paru cela fait 7 ans que le tome 2 est publié.

Ça pue l’ail… Je sens que la fin, je vais pouvoir me l’enfoncer profond dans le cœur.

Maintenant que je sais exactement ce qu’il y a dans les fameuses grottes, maintenant que le combat contre Dracula est lancé à fond, la dernière case se termine sur du suspense mais nous ne saurons sans doute jamais ce qu’il y aura ensuite….

Cet album continue d’explorer ce qui a transformé le petit Vlad en horrible monstre sanguinaire et le scénario s’inspire des bons vieux films d’épouvante de la Hammer (les images en moins kitch) et d’autres compagnies ensuite (je ne suis pas calée dans les nouveaux films d’horreur).

Sans oublier le bô Dracula entouré de gonzesses nues comme dans le harem du sultan du Boukistan, une médium qui ne voit pas grand-chose (un comble) et des traîtrises qui font que l’on ne sait plus si on a affaire à un agent double ou triple.

L’album a du rythme, les dessins sont toujours agréables à l’œil, même si on a changé de dessinateur (et celui qui illustre la couverture est encore un autre), le scénario est intéressant, la revisite du mythe se poursuit et on ne manquera pas de cases qui font monter l’adrénaline lorsque notre équipe se fera attaquer par les créatures qui hantent le sous-sol.

Faute de tome 3 paru, il m’est impossible de savoir où la série comptait aller ensuite, comment les auteurs allaient la clôturer… Très frustrant pour le lecteur de ne pas avoir de suite à cette série car il reste comme un sentiment d’abandon.

Cet album N°2 n’est pas mauvais, il explore bien le mythe de Dracula, lui donnant des airs de Cthulhu avec des trucs cachés dans les profondeurs, il ne manque pas d’action, de rythme, de tout ce qui fait le sel de la grande aventure, même s’il donne parfois un peu l’impression de se disperser et de vouloir aller partout à la fois.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lectures N°10].

 

 

Dracula, L’ordre des dragons – Tome 1 – L’enfance d’un monstre : Serge Fino et Éric Corbeyran

Titre : Dracula, L’ordre des dragons – Tome 1 – L’enfance d’un monstre

Scénariste : Éric Corbeyran
Dessinateur : Serge Fino

Édition : Soleil 1800 (24/08/2011)

Résumé :
Juin 1899, Venise. Des crimes sanglants secouent la ville depuis maintenant plusieurs semaines.Les corps des victimes sont retrouvés vidés intégralement de leur sang. La medium Letizia Giordano, nièce du célèbre Arthur Conan Doyle, prête main-forte à une police totalement impuissante.

Letizia ne peut résoudre cette affaire seule, elle décide donc de se rendre à Londres auprès de son oncle.

Aux côtés de personnages illustres tels que Van Helsing, Lady Darmanson ou encore Bram Stocker, elle se lance à la poursuite du monstre. Ils connaissent son identité : Vlad Tepes plus connu sous le nom de Dracula.

La traque aux quatre coins du globe commence et tous s’interrogent : que s’est-il passé dans l’enfance de Dracula au XVe siècle pour qu’il soit devenu le monstre assoiffé de sang d’aujourd’hui ?

Critique :
Dracula, les vampires, c’est un mythe qu’on a vu et revu, mis à toutes les sauces, même en version girly…

Pouvait-on faire du neuf avec une légende aussi ancienne ? Quelque chose concernant les vampires n’avait-il pas encore été écrit ? Difficile d’innover.

Pourtant, cette bédé réussi à innover un peu sans pour autant casser les codes du vampirisme.

Comme en cuisine, on revisite la recette, on ajoute des éléments, on pimente un peu mais la base reste la même : un suceur de sang célèbre (non, pas l’impôt) et des personnages réels avec de ceux de fiction : Conan Doyle, Bram Stocker et Van Helsing.

Un Van Helsing qui ressemble furieusement à un Hugh Jackman en version « je fais grève de rasage » ou « pilosité exacerbée au visage car la pleine lune approche »… Au choix. Un Hugh Jackman en Wolverine, si vous préférez.

Comme souvent dans la collection « 1800 » des éditions Soleil, les dessins sont réalistes, le graphisme est soigné, les couleurs dans des tons beiges/bruns chauds.

Ce premier tome explore un peu l’enfance de Vlad car d’un enfant joyeux et bagarreur, joueur, il est devenu taciturne, en proie à des cauchemars et ensuite, un monstre assoiffé de sang. Explorer son enfance aidera à comprendre comment le vaincre, d’après un certain Sigmund Freud.

Vaincre l’Homme sous le vampire, ça change des chasses habituelles et du roman de Stocker.

On voyage, puisque l’on passera de l’Anatolie de l’ouest à Venise où ont lieu des crimes laissant les victimes exsangue, puis à Londres, dans l’Ordre du Dragon où nos chasseurs de vampires ont leur siège.

Sans pour autant revisiter le mythe de fond en comble, l’auteur nous propose une autre vision où se mélange les personnages réels et fictifs, les vampires, Dracula, Vlad Dracul et d’autres trucs pas très ragoûtant. Si les ingrédients de base sont présents, on change de méthode de cuisson et on ajoute des éléments.

On ne révolutionnera pas le mythe, mais ce premier album promet de belles choses qui, je l’espère, se concrétiseront dans le tome 2 qui devrait clore ce diptyque puisque je n’ai pas vu de tome 3 sur le Net…

Une fois de plus, je viens de faire une chouette découverte avec cet album dont j’avais loupé totalement la sortie en 2011 (on ne peut pas tout suivre non plus…).

PS : tiens, Bram Stocker, il n’était pas roux ? Si… Parce que là, il est blond !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lectures N°07].

Parmi les tombes : Tim Powers

Parmi les tombesTitre : Parmi les tombes

Auteur : Tim Powers
Édition : Bragelonne (2013)
Édition Originale : Hide Me Among the Graves (2012)
Traduction : Maxime Le Dain

Résumé :
Londres, 1862.
Une ancienne prostituée nommée Adelaïde frappe à la porte de John Crawford, dont elle a croisé la route autrefois. La fillette née de leur brève union aurait survécu mais son âme est prisonnière d’un spectre vampirique.

Ce monstre assoiffé de sang n’est autre que John Polidori, jadis médecin de Lord Byron, le scandaleux poète. Le passé de Crawford et d’Adelaïde est lié au monde des ombres, faisant de leur enfant un trophée convoité par l’esprit maléfique.

Déterminé à sauver sa fille, le couple maudit s’allie à la poétesse Christina Rossetti et à son frère, le peintre Dante Gabriel Rossetti, eux aussi tourmentés par Polidori depuis l’enfance.

Chacun devra choisir entre la banalité d’une existence humaine et l’immortalité sacrilège ?

Critique :
Le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde… Powers le reprend à sa sauce mais j’ai eu du mal à avaler sa cuisine.

Non, Rachel, pas frapper ! Je sais combien Tim Powers compte à tes yeux, mais là, c’était tellement lent, tellement bourré de détails en tout genre, de récit qui partait dans tous les sens que mon assiette est repartie remplie en cuisine.

Autant où « Les voies d’Anubis » étaient punchy et restait cohérent et génial à lire, ici, j’ai eu tendance à piquer du nez souvent et à zapper des pages entières.

L’époque victorienne aurait pu être intéressante mais je suis passée à côté, me demandant souvent où l’auteur voulait en venir dans son récit.

Les personnages étaient sympathiques mais ils n’ont jamais été assez forts pour tirer le récit vers le haut afin de le rendre intéressant et dynamique.

Je ne le saurai sans doute jamais et tant pis pour moi. Faisant un bon dans le temps, j’ai sauté une énorme partie du récit pour aller directement aux dernières pages car je n’en pouvais plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°295 (ma dernière chronique pour ce challenge avant de passer au nouveau).

Mercy Thompson – Tome 5 – Le grimoire d’argent : Patricia Briggs

Titre : Le grimoire d’argent

Auteur : Patricia Briggs
Édition : Milady (2010)

Résumé :

Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances. Après avoir passé les derniers mois à tenter d’échapper aux griffes de la Reine des Vampires, elle découvre que le grimoire des faes est tombé dans de très mauvaises mains : les secrets qu’il renferme sont sur le point d’être révélés.

Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Non contente de devoir régler cette crise majeure, Mercy a des problèmes personnels : sa maison a brûlé, son ami Samuel file un très mauvais coton et on lui reproche les dissensions apparues au sein de la meute.

Elle va devoir faire preuve de la plus grande diplomatie… pas facile quand on est sous pression !

Critique :

Bien que ce cinquième tome commence plus lentement que les autres, je ne me suis pas ennuyée.

Certes, l’enquête de Mercy passe au second plan, mais l’auteur nous en apprend un peu plus sur le monde des faes et surtout sur Samuel, le loup-garou, qui traverse une grosse crise de dépression.

Appréciant beaucoup Samuel, cela m’a fait mal de le découvrir dans cet état.

Son loup a pris le pouvoir et il reste dans cette forme, avec tous les dangers que cela comporte pour les autres, même pour Adam, puisque Samuel aime bien Mercy. La testostérone est encore bien présente.

Mercy, fidèle à elle-même, s’occupe de tout résoudre : elle prend Samuel chez elle, elle aide Adam dans ses problèmes de meute, enquête sur la disparition du fae, de sa caravane qui a explosé,… Bref, seule une femme a la capacité de résoudre autant de problèmes à la fois.

Evolution aussi du point de vue relationnel entre Mercy avec Adam…. ça m’a fait plaisir, tiens.

Adam n’a pas l’air, mais dans le fond, il a un coeur et sa sensibilité est bien présente. Un homme comme lui, on en redemande. Maniant avec brio la fermeté avec ses loups, la douceur avec sa fille et mélangeant les deux pour Mercy.

Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il doute. Oui, Adam a peur d’échouer dans sa relation avec Mercy et du fait que c’est un dur à cuire, sa carapace s’effrite. Ce qui n’est pas bon lorsqu’on est un Alpha.

Lorsqu’Adam se retrouve seul avec Mercy, il se dévoile plus, et, même s’il reste un dominant, il essaye de faire en sorte de satisfaire ses désirs.

Je n’approfondirai pas cette partie du roman, laissant la chose à Adam, si vous voyez ce que je veux dire…

Bref, vous comprenez que je ne me suis pas embêtée avec tout ce qui se passe entre les différents personnages, les problèmes de meute, Mercy qui doit se faire respecter,…

Pour finir, j’en avais oublié l’enquête au sujet de la disparition du fae. Et tout à coup, bardaf, ça revient et l’enquête prend un autre tournant. Suspense, suspense !

Le final est grandiose, inattendu. Une belle évolution du personnage, une belle évolution du style de l’auteur.

Pas de regret d’avoir commencé la série.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette et « Thrillers et polars » de Liliba.

 

Mercy Thompson 3 – Le baiser du fer : Patricia Briggs

Titre : Le baiser du fer

Auteur : Patricia Briggs
Édition : Milady (2009)

Résumé :

« Je retroussai mes babines pour lui donner une bonne vue de mes crocs. J’avais beau ne pas peser plus de quinze kilos sous ma forme de coyote, j’étais néanmoins un prédateur… »

La forme de Mercy Thompson est peut-être changeante, mais ce n’est pas le cas de sa loyauté. Lorsque son ancien patron et mentor est arrêté pour meurtre et abandonné par les siens, Mercy est la seule à vouloir l’innocenter, qu’il le veuille ou non.

Le coeur de Mercy , quant à lui, est à l’image de la nature de sa propriétaire : partagé. il balance entre deux loups-garous. Or, ces derniers ne sont pas réputés pour leur patience, et si elle ne parvient pas à faire un choix, Sam et Adam s’en chargeront peut-être pour elle…

Critique :

Plusieurs meurtres ont eu lieu dans la réserve des Faes et puisque c’était grâce à une arme Fae que Mercy avait réussi à envoyer le vampire André bouffer les pissenlits par la racine (dans le tome précédent), et bien, ils lui demandent d’éponger sa dette et d’utiliser son flair de coyote pour tenter de retrouver  la piste de l’assassin.

Et puisqu’un Lanister… heu, une Thompson paie toujours ses dettes, Mercy va aller coller sa truffe de coyote dans les maisons où ont eu lieu les meurtres, cherchant à isoler une odeur connue.

Tout baigne ? Avec Mercy dans les parages ? NON ! Déjà qu’elle voit des choses qu’elle n’aurait pas dû voir, voilà que de ce petit « reniflage » de piste va découler un nom…

Ensuite, tout va foirer suite au meurtre dont la victime – qui, en plus d’être celui que Mercy a donné le nom à Zee et Oncle Mike – est un humain appartenant à la BFA (le bureau des affaires aux Faes).

Zee se retrouve donc accusé, emprisonné et abandonné par son propre peuple, les Faes ! C’est beau la fraternité ! A croire que ça les arrange bien que l’on accuse Zee et que personne ne fouille dans leurs petites affaires.

Mais attendez, la grosse erreur c’était de penser que Mercy aller rester les bras croisés ! Non, mais, vous ne la connaissez, pas, vous !

Là, c’est sûr qu’elle va fourrer sa truffe et son nez partout dans le but de sauver Zee, son ami.

Pour le sortir de là, elle doit trouver l’assassin des Faes et celui du connard de la BFA.

Une partie de plaisir ? Non, car c’est sans compter l’univers impitoyable de  Daaalllaaaaassss, heu, des Faes ! En plus, leurs Seigneurs Gris sont sans pitié et Mercy a toujours l’art et la manière de foutre tout le monde en rogne et de n’en faire qu’à sa tête.

Le style de l’auteur est simple (sans être péjorative), agréable à lire, elle utilise des mots de tous les jours et nous saupoudre le tout d’humour dans les réflexions de Mercy.

De l’action, de la réflexion, du suspense, un bon cocktail qui ne se prend pas la tête. Si vous cherchez de la haute littérature ou le Goncourt, allez voir ailleurs !

J’avoue que je n’avais pas trouvé le nom du coupable ! Un point Bonux en plus pour ce tome qui m’a fait pousser un « Oh, merde, c’était… ».

C’est aussi dans ce tome 3 que Mercy va mettre fin à ce léger triangle amoureux entre Samuel et Adam (triangle amoureux moins hard que chez la tueuse de vampire Anita Blake).

Bref, une chouette enquête policière au pays, non pas de Candy, mais des loups-garous et des faes, les vampires étant aux abonnés absents dans ce tome.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette  et « Thrillers et polars » de Liliba.