Carrie : Stephen King

Titre : Carrie

Auteur : Stephen King
Édition : J’ai Lu (2000)
Édition Originale : Carrie (1974)

Résumé :
Une mère puritaine, obsédée par le diable et le péché ; des camarades de classe dont elle est le souffre-douleur : Carrie est profondément malheureuse, laide, toujours perdante.

Mais à seize ans resurgit en elle le souvenir d’un « don » étrange qui avait marqué fugitivement son enfance : de par sa seule volonté elle pouvait faire se déplacer des objets à distance. Et ce pouvoir réapparaît aujourd’hui, plus impérieux, plus impatient…

Une surprise bouleverse soudain la vie de Carrie : lorsqu’elle est invitée au bal de l’école par Tommy Ross, le boy-friend d’une de ses ennemies, n’est-ce pas un piège plus cruel encore que les autres ?

carrie86Critique :
♫ Oh, Carrie, tous ils savaient, Tout le mal qu’ils te faisaient. ♪ Oh, Carrie, si ta mère voulait, De ses bras nus, te consoler, ♪ Évanouie, ton innocence. Ce bal était pour toi la dernière chance. ♫ Peu à peu, la ville disparait
Malgré les efforts des pompiers ♪

Carrie, le premier roman du King d’après Wiki.

Un roman fort qui, sous le couvert du fantastique et de l’horreur, parle d’un phénomène toujours d’actualité : les brimades à l’école.

Nous le savons bien, nos chères têtes blondes sont des petits sadiques en culottes courtes et l’adolescence ne les calme pas, que du contraire.

Si vous n’étiez pas l’élève le ou la plus populaire de votre bahut et que vous avez subi des brimades de vos camarades transformés soudainement en une meute de loups agressifs, croyez-moi, ce n’est rien comparé à ce que Carrie White doit subir tous les jours !

La pauvre, déjà qu’elle n’est pas bien née, son père étant mort avant sa naissance et sa mère est une bigote extrémiste et fanatique. Je déteste le fanatisme, quel qu’il soit (religion ou autre, même en sport) et ici, avec Margaret White, on a décroché la timbale !

Pour elle, tout est péché, de la fornication aux mensurations, en passant par les « salbosses » qui sont en fait les seins qui, selon elle, ne poussent que si on a été une méchante fille (j’ai été trèèèès méchante, moi, alors).

Si elle était logique avec elle-même, elle comprendrait que sans la fornication, pas de reproduction et donc, plus d’humains sur terre. Sans doute n’avait-elle pas lu les passages biblique disant « Allez et multipliez-vous » ou le fameux « Aimez-vous les uns sur les autres ».

Anybref, Margaret White est à enfermer ! Ce ne sera pas la dernière fois que le King du Maine (à ne pas confondre avec son homonyme le King de Memphis) nous parlera des fanatiques religieux et des dangers du fanatisme.

Pas toujours facile de lire ce roman, en cause les brimades violentes (et gratuites) subies par Carrie, 16 ans et faites par l’ensemble de sa classe et de la ville aussi, puisque les gens les considèrent, elle et sa mère, comme des marginales à ne pas fréquenter.

Et puis, la pauvre Carrie ne peut même pas dire qu’en rentrant chez elle cela va aller mieux parce que sa mère est complètement chtarbée et voir ce qu’elle fait subir à sa fille est un supplice aussi. Comment est-ce possible ? Ben si, c’est possible, hélas.

N’allez pas croire qu’on est dans la zone chez des bouseux ou chez des rednek, non !

Dans ce roman, on découvre des jeunes gens assez aisés, un collège bien sous tout rapport, une petite ville proprette dans le Maine et des professeurs ou directeurs pas vraiment concernés par les humiliations subies par la pauvre Carrie. Ce comportement sera lourd de conséquences.

Pas vraiment de suspense car le récit nous donne souvent des indications de ce qu’il va se passer après et, chose un peu déconcertante au départ, il est aussi entrecoupé d’articles fictifs de journaux, d´extraits de livres spécialisés traitant du phénomène de télékinésie dont est pourvue Carrie White, ainsi que de nombreux flashbacks où Carrie se souvient de son enfance pas tendre.

Ceci étoffe un peu le roman qui n’est guère épais en pages, mais épais en tension et en intensité car il est difficile de rester insensible lorsque l’on voit les évènements futurs avec une clarté digne d’un médium qui aurait déjà lu le roman.

Tous sont coupables à des degrés divers, personne n’ayant jamais pensé que Carrie souffrait de ces brimades, de cette mise à l’écart (ou s’en moquait bien) et encore moins qu’elle possédait des pouvoirs et que tout cela se finirait dans la tragédie apocalyptique ou pyrotechnique.

Certes, les événements décrits dans ce roman appartiennent au fantastique, mais il est tout de même prémonitoires ou du moins, tirés d’un constat sévère : à force de faire enrager une personne bien déterminée, à force de se conduire en bourreau, à force de la brimer, un jour, cette personne pourrait se retourner sur vous, entrainant dans sa folie vengeresse bien des innocents (ou de ceux qui ont vu et laissé faire).

L’actualité en a souvent rejoint la fiction, dans ces collèges américains où certains, lourdement armé, avaient pété un câble et tiré sur tout le monde.

Pourtant, Carrie ne demandait pas grand-chose : des amies, une vie normale, une scolarité exempte de sales coups vaches, qu’on la laisse tranquille…

Un premier roman du King où l’on devine déjà sa patte bien personnelle. Ce n’est pas son meilleur, mais j’ai ressenti énormément d’émotion et d’attachement pour Carrie qu’il accède aux hauteurs Kingesque.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (243 pages).

L’exorciste : William Peter Blatty

Titre : L’exorciste

Auteur : William Peter Blatty
Édition : J’ai Lu (28/11/2007)
Édition originale : The Exorcist – Harper & Row Edition (1971)

Résumé :
Pour Chris MacNeil et sa fille Reagan, une adolescente de quatorze ans, la vie s’écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington.

Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés.

Quant à Reagan, d’étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche.

Tandis que peu à peu la personnalité de l’enfant se dédouble et se disloque, face aux médecins impuissants, des profanations souillent une église voisine, un crime mystérieux a lieu sous les fenêtres des MacNeil.

l-exorciste-william-blatty-225x300Critique :
Disons-le directement : non, ce livre ne fait pas peur ! Certes, évitez tout de même de le lire à vos moutards de 5 ans dans le but de les endormir le soir… Certaines scènes pourraient les traumatiser et leur faire penser que les crucifix sont des engins sexuels.

Ce genre d’idées pourrait être dommageable si vous possédez des crucifix de grande taille qui pourraient provoquer des dilatations assez importante à un endroit que rigoureusement ma mère m’a défendu d’nommer ici.

Par contre, le début du roman est un peu endormant, ça commence doucement, ça ressemble même à un tableau idyllique et si le titre avait été caché, je vous jure que j’aurais posé ce roman et basta, terminé la lecture.

Oui, mais voilà ! C’était l’exorciste que je tenais en main ! (N’allez pas imaginer des choses cochonnes, hein, je vous surveille !).

Ça puait le souffre et les souvenirs de certaines scènes cultes du film que j’avais vues – les yeux à moitié fermés, les oreilles bouchées, sans jamais oser aller plus loin de peur de faire des cauchemars jusque mes 20 ans – revenaient dans ma tête à toute allure. Horrible ces scènes…

La seule chose que j’aimais de ce film, c’était la musique « Tubular Bells »…

Si jamais de ma vie je n’ai osé voir ce film, je me disais que je pourrais au moins tenter le coup avec le livre. Exorciser cette peur. J’ai eu raison car même pas peur !

Une fois l’intro terminée et Regan, l’adorable gamine de 11 ans contaminée par une entité diabolique, il est difficile de lâcher le livre.

Difficile aussi, durant sa lecture, de faire abstraction des horribles images du film qui, malgré mes yeux à moitié fermés et mes oreilles bouchées de l’époque, me revenaient dans la face ! Surtout que je revoyais la copine qui me rejouait les phrases les plus crues du film.

— Ta mère suce des queues en enfer, Karras !

— N’approchez pas ! La truie est à moi ! Baise-moi ! Baise-moi !

— Fais-toi baiser par Jésus! Que Jésus te baise!

Malgré le fait que le roman ne fait pas peur, il vaut tout de même la peine d’être lu, ne fut-ce que pour exorciser la peur de ce film, afin de comprendre que les exorcistes, contrairement aux Démons, ne sont pas Légion, et qu’il faut réunir des tas de preuves avant que l’Église ne consente à réaliser un exorcisme.

Pourtant, nom de dieu, je ne sais pas ce qu’il leur aurait fallu de plus que cette enfant qui prend des voix différentes, qui parle à l’envers, qui a souplesse d’un bonhomme en caoutchouc, qui vomit de la bile ou fait s’écouler des diarrhées qu’on se demanderait bien comment un corps aussi petit pourrait contenir tout ça, sans parler de la force prodigieuse.

Ah ces jésuites, hommes de peu de foi, va !

Mais bon, je ne vais pas juger le père Damien Karras, déjà que  le démon lui a dit que sa mère suçait des bites en enfer, si en plus je lui jette la pierre, il risquerait de la trouver mauvaise, parce qu’en fin de compte, sans le père Karras, on serait toujours dans la mélasse (elle était facile, je l’avoue).

Autant Karras s’interroge sur sa Foi, autant le père Lankaster Merrin est un croyant pur et dur, un vrai de vrai, un homme bon, un homme de bien, un prêtre que j’ai grandement apprécié, même s’il est moins présent que Karras.

C’est lorsqu’on apprend que ce roman est tiré d’un fait réel qu’il fait froid dans le dos, mais niveau trouille, j’ai eu des Stephen King qui m’ont fait réellement trembler et des romans post-apocalypse (ou de black-out) qui m’ont fait me cacher sous la couette.

Mais même sans les frissons de peur à la clé, le roman reste tout de même agréable à lire et quelques scènes sont assez… gore ou à éviter de lire après un bon repas. Heureusement, l’odorama n’existe pas encore dans les romans !

Si je veux frissonner vraiment, je n’ai plus qu’à me faire  le film…

Heu… j’ai encore peur du film !!

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (400 pages).

Fables – Tome 23 – Adieu : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 23 – Adieu

Scénariste : Bill Willingham
Dessianteurs : Mark Buckingham / Collectif

Édition : Urban Comics Éditions (15/01/2016) – Vertigo Classiques

Résumé :
Plus de dix ans après la sortie de son premier numéro, l’incroyable saga de Bill Willingham touche à sa fin !

À cette occasion, pléthore d’artistes se sont réunis pour offrir à ces personnages fantastiques un dernier tour de piste : Mark Schultz (Xenozoic Tales), Gene Ha (TOP 10), Neal Adams (Green Lantern/Green Arrow), Andrew Pepoy (Superman) et bien d’autres. Un rendez-vous à ne pas manquer !

fables-23-2Critique :
Oh putain, c’est fini ! 6 mois que je suis entrée de plein pied dans la série Fables et je sens déjà un grand vide se former dans mon ventre à l’idée que je viens de lire le dernier tome de cette fabuleuse saga…

Grosse déprime en sachant que tout est terminé… Et je me demande comment ils ont survécu, ceux qui avaient commencé à la suivre dès ses débuts, il y a 13 ans.

Là, je viens de quitter quelques amis qui m’étaient chers, les laissant continuer leur route sans moi, sans nous…

J’avais déjà parlé des personnages qui n’étaient pas figés dans un rôle, qui pouvait évoluer, passant parfois de statut de tapisserie, de pleutre à celui de héros, de tombeur à celui d’homme de la situation, de chieuse à sympa, de louche à sauveuse ou d’immature dans l’ombre de sa soeur à personne qui prend ses responsabilités, tout en sachant que le pouvoir absolu corrompt absolument.

Et bien, les auteurs ont réussi aussi, durant toute cette saga, à faire en sorte de bouleverser mes certitudes sur tel ou tel personnage et à les faire évoluer de manière à ce que parfois, je ne sache plus à quel saint me vouer.

Gros suspense pour le combat final qui est résolu de la manière la plus correcte qu’il soit, tout en restant logique avec la malédiction et les faits, tout en nous offrant une solution qui reste des plus logique (oui, je me répète) vu la situation impossible dans laquelle se trouvait les deux sœurs, prête à l’affrontement final et ayant rassemblé leurs armées.

Je me doute que certains ont dû crier au scandale, surtout que la tension montait depuis plusieurs tomes et que l’une des protagoniste avait vu sa sœur immature commencer à faire des projets, à rassembler de plus en plus de pouvoir, à devenir son égale et à avoir l’ambition d’éradiquer tout ce qui pourrait contrecarrer ses projets ou continuer de lui faire de l’ombre…

Mais moi, je crierai au génie car l’auteur sans sort brillamment sans avoir recours à un deus ex machina, loin de là. C’est une issue logique puisque Rose était attachée à certains membres de la meute et que c’étaient eux qui l’avaient stabilisée.

Détruire cela aurait été une hérésie et aurait conforté Rose dans la piètre opinion qu’elle avait d’elle à un moment donné.

Moralité ?? Il vaut mieux des discussions que des batailles ! Mais si elles avaient moins trainé dans leur mise au point, deux autres personnages importants (et que j’adorais), auraient pu éviter un affrontement monstre.

Pour ce combat entre deux autres Fables importantes, l’auteur ne montre pas d’éclairs, pas de grands trucs rempli de fumée, juste un affrontement avec des mots, pendant que les sorts se déroulent sans que personne ne les voit, sauf lors de l’issue qui fera crouler une partie du château.

Pas de deus ex machina non plus dans l’issue finale du combat entre Gobe-Mouche et cet enculé de Prince Brandish sans cœur (au sens propre et figuré du terme) puisqu’il met en avant un petit personnage qui avait été grand en taille et qui est resté grand en courage.

De plus, je suis hyper contente ! L’auteur a eu peur de mes menaces proférées suite à un événement inadmissible survenu dans le tome « Blanche-Neige » et il a fait suite à mes doléances, je l’en remercie !

Le scénario est donc une fois de plus au poil et les dessins aussi, surtout ceux de Mark Buckingham, mes préférés d’entre tous. Ils sont riches en images, en couleurs, en détails et c’est un vrai plaisir orgasmique pour les yeux que d’admirer ses dessins.

Une fois la dernière page tournée, on se dit que tout est en ordre : les auteurs nous ont offert une conclusion à l’intrigue principale et à de nombreuses intrigues secondaires, le tout de manière des plus satisfaisante et s’il nous reste des zones d’ombres, à nous de les combler ou de poursuivre l’histoire nous-même, sinon, on pouvait encore écrire 50 tomes de Fables.

Une saga que je relirai avec plaisir afin de ne manquer aucun petit détail et une série que je recommanderai autour de moi pour son univers riche, son scénario logique, ses personnages de Fables détournés tout en restant cohérents, ses complots, les amitiés, les personnages bien typés et le fait que rien n’est jamais sûr pour aucun personnage, un peu comme dans GOT.

♫ Et maintenant, que vais-je lire ? Maintenant, que Fables est terminé… ♪

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (160 pages).

Black Butler – Tome 23 : Yana Toboso

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Titre : Black Butler – Tome 23

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (03/02/2017)

Résumé :
Certains signes laissent à penser qu’un music-hall abrite une secte. Ciel, qui s’est mêlé aux autres visiteurs, y découvre ceux qui furent les quatre préfets du Weston College, maintenant devenus adeptes de la secte.

Dans les yeux du devin, qui a détecté la vraie nature du majordome, deux trous noirs se reflètent…

black-butler-tome-23-planchea_297363Critique :
J’avais trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose dans le tome 22, tome de transition entre la fin d’une enquête et le début d’une autre, et bien, l’auteur m’a entendu car dans celui-ci, ça bouge !

Ciel, en tant que chien de garde de la Reine est chargé d’aller enquêter sur des étranges soirées qui se déroulent dans un music-hall.

Qu’est-ce qui s’y passe de bizarre et d’étrange ? Et bien, les classes sociales se mélangent entre elles !

Non mais allo quoi ? Les bourgeois et les riches qui côtoient des gueux, des pauvres, des ouvriers ?

Des oisifs qui se mélangent avec des pauvres damnés de la terre qui doivent suer sang et eau pour se payer un taudis et bouffer de la merde tandis que les autres sont assis le cul dans du beurre bordé de nouilles avec la cuillère en or dans la bouche ? Nan, pas possible au temps de la reine Victoria !

Ben si c’est possible et c’est même très louche ! Surtout que Lizzy, la fiancé de Ciel, s’est faite révéler son destin par un devin et que maintenant, elle ne veut plus rentrer chez elle.

Alors là, pour bouger, ça bouge ! On pourrait que l’enquête de Ciel est de tout repos, allongé dans un transat avec de la musique douce entonnée par un espèce de boys-band victorien, mais il n’en est rien.

Une fois de plus, ça cache de sombre secret… Surtout que le devin – qui est un homme mais qui a une tronche de femme – a deviné la véritable nature de Sebastian, le diable de majordome et l’à foutu en dehors du music-hall.

Marrant comme une enquête dans un Manga peut aussi rejoindre l’actualité… Juste après avoir lu ce tome 23, je lisais, dans le Canard Enchainé (N°5025 du 15/02/2017), dans leur rubrique « La boîte aux images » qui parlait d’un reportage sur ARTE, diffusé le 21/02… Et on parlait du même liquide !

OK, aux states, ils étaient payés pour le donner, pas dans le manga puisque cela se déroule à l’insu de leur plein gré !

Une enquête qui promet d’être palpitante et qui a déjà éveillé ma curiosité quand à ce devin qui, contrairement à celui dans Astérix, devine vraiment les choses…

Ajoutons à cela des espèces de chants repris par une partie de Londres, un boys-band constitué des anciens P4 (préfets de discipline) du Weston Collège où Ciel avait déjà enquêté, des morts bizarres, un majordome qui ne peut plus entrer dans le music-hall, des bracelets étranges et la disparition de la fiancée de Ciel…

Je sens que je vais encore passer un bon moment avec Ciel et son diable de majordome qui n’a qu’une seule faiblesse : les chats, qu’il adore caresser et prendre dans ses bras !

3,85/5…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon,  le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (178 pages).

Le Tour d’Écrou : Henry James

Titre : Le Tour d’Écrou

Auteur : Henry James
Édition : J’ai Lu (01/05/2003)

Résumé :
Existe-t-il plus grand plaisir que d’écouter des récits macabres, la veille de Noël, dans une vieille maison isolée ? Qu’il est diabolique le frisson qui glace alors les sangs…

Qu’il est divin le cri des femmes épouvantées… Ce ne sont pourtant que des histoires… Tandis que celle-ci… Elle a été vécue… Par des enfants encore, deux petits orphelins, si admirablement gracieux, si serviables et si doux…

Et leur gouvernante, une jeune fille des plus honnêtes. Ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont enduré et les circonstances extraordinaires des événements qui les ont… Mais non ! c’est trop horrible…

Ça dépasse tout… En pure terreur ! Car le pire, c’est de savoir que, justement, on ne saura jamais tout…

Critique (par Ida) :
Cette nouvelle, exemple emblématique de la littérature gothique de la période victorienne est l’une des œuvres de Henry James les plus connues, notamment parce qu’elle a été l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques.

Une bande de mondains en panne de télé (on est à la fin du XIXe siècle) passe le temps devant la cheminée en se racontant des histoires, genre veillée paysanne mais chez les riches. Un certain Douglas prétend avoir une histoire terrifiante à leur raconter…

Sauf qu’il doit faire attendre son public pour se faire envoyer le texte du journal de l’ancienne institutrice de sa petite sœur à qui cette histoire est arrivée…

Histoire de faire monter le suspens on doit attendre le texte original… Pas question, qu’il se charge d’en faire lui-même un récit.

Lorsque le manuscrit arrive, nouvelle veillée au coin de la cheminée… Et Douglas lit le texte dont le nom de la rédactrice restera inconnu.

Discrétion ? Je dirais plutôt effet narratif, puisque le texte étant un récit à la première personne, le fait que la rédactrice reste anonyme facilitera l’identification du lecteur (et surtout de la lectrice) au narrateur… Un peu comme comme avec un porno POV.

Or donc la meuf elle répond à une annonce d’un super rupin qui vient d’hériter de la garde des neveux dont les parents sont morts aux colonies, et qui n’a absolument pas envie de renoncer à sa vie mondaine de londonien (on le comprend!) pour s’emmerder avec des gniards qu’il n’a même pas eu le plaisir de faire. Il les a expédiés dans une de ses propriétés du fin fond de la campagne dans un bled que Google Earth ne connaît même pas.

Le neveu de dix ans, Miles, est au pensionnat, mais sa petite sœur Flora est trop jeune et a besoin d’une gouvernante. Vu les gages proposés, notre narratrice fauchée et qui en pince pour le bellâtre fortuné dès le premier regard, accepte le deal et prend la diligence pour le fin fond de la campagne où elle est accueillie comme le messie dans une super baraque.

Le décor est planté… Et je ne peux pas m’empêcher de penser au sketch de Bigard sur les films d’horreur… Si on t’offre un pont d’or pour arriver dans un château où on te donne la plus belle chambre, et que tout les reste du personnel est trop ravi de te voir… C’est louche ! Elle aurait dû se méfier !

En plus la gamine dont elle doit s’occuper est toute mignonnette… Jolie, charmante et adorable… Intelligente et obéissante… Bref c’est too much… « Barre toi ! Ça pue ! » qu’on a envie de lui crier !

Trop tard ! Le courrier arrive… Elle aurait dû comprendre que si, ni l’oncle pété de thunes et accessoirement tuteur légal, ni l’intendante de la maison ne veulent ouvrir ou lire la lettre du pensionnat… C’est qu’il y a une couille quelque part.

Hé ben oui ! Le pensionnat ne veut plus de Miles… Il aurait fait du mal à ses camarades… ça me rappelle trop quand on voulait me payer au smic horaire par chèques emploi service pour faire baby-sitter faisant la garde partagée de deux gamins autistes et d’un hyperactif au domicile de l’une des familles à raison de 12 heures par jours, 6 jours par semaines (déclarées 5 jours de 8 heures – mais j’étais nourrie avec les enfants !)… J’ai fui en courant… Elle aurait dû faire pareille la pauvre !!!

Surtout quand elle se rend compte à plusieurs reprises qu’un type et une affreuse la matent… et que le type et la meuf en question sont un ancien valet du domaine et l’ancienne gouvernante et qu’ils sont censés être carrément morts depuis un moment, et traînent derrière eux une réputation assez glauque.

Ce qu’ils sont censés avoir fait est tellement glauque que ce n’est jamais expliqué clairement… Et allez savoir pourquoi, notre héroïne pressent d’entrée de jeu que les adooorables bambins dont elle a la charge sont menacés par les fantômes des deux affreux.

Et cela, sans que l’intendante de la maison ne se pose la question de devoir la faire interner ! Ben oui quoi… voir des morts et psychoter d’entrée de jeu sur le fait qu’ils viennent menacer les enfants… C’est normal !

C’est là toute la faiblesse ce cette longue nouvelle de 160 pages… L’auteur sait distiller le suspense avec art, mine de ne pas y toucher… Mais les atermoiements, tergiversations et cogitations de l’héroïne ainsi que les dialogues entre elle et l’intendante de la maison tournent autour du pot en permanence.

Les dialogues sont presque illisibles, tant les personnages sont censés se comprendre sans jamais finir leur phrases pleines de trous…

Bien qu’amatrice de l’écriture parfois chargée ou complexe du XIXème siècle, et que la trame de l’histoire est dans le plus pur jus du gothique victorien (Henry James n’a été naturalisé britannique que six mois avant de mourir mais a écrit une bonne part de son œuvre sous le règne de Victoria), j’ai vraiment été rebutée par la construction narrative de cette nouvelle.

Ne connaissant pas d’autres œuvres d’Henry James, je me demande s’il s’agit de son style… Où s’il n’a pas seulement dépeint avec un rare talent le point de vue subjectif de son héroïne un tantinet hystérique et torturée qui pourrait être aussi folle que les fantômes sont vrais… genre de psychologie de personnages qui m’est généralement pénible (cf mon aversion notoire pour Scarpetasse, héroïne de très bons polars… mais personnage que je trouve imbuvable !).

Pour le savoir… Et bien je vais être obligée de me taper une autre nouvelle de cet auteur ! Et de préférence une nouvelle qui ne m’empêche pas d’éteindre la lumière quand je suis toute seule la nuit… Parce que mine de rien… L’ambiance et assez oppressante, et l’intrigue plutôt costaude.

En résumé : une nouvelle emblématique du gothique victorien, à l’histoire prenante, jouant sur les ambiances, le mystère et le non dit, qui tient du roman psychologique en nous faisant peu a peu basculer de l’oppression aux limites de la folies à travers le récit d’une la narratrice confrontés à des revenants pas très sympathiques…

Reste à réussir à s’identifier à elle et à être assez à l’aise avec cette écriture chargée voire un poil alambiquée typique de la période.

Étoile 3

Fables – Tome 21 – Camelot : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 21 – Camelot

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Steve Leialoha

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après le tragique affrontement qui opposa Bigby au Prince Brandish, premier mari de Blanche Neige, et causa la perte du puissant loup de Fableville, Rose Rouge décide d’endosser la cape de Paladin pour rallier les membres les plus robustes de la ville autour d’une nouvelle Table Ronde.

Ces chevaliers modernes sont désormais prêts à embrasser la quête qui, ils l’espèrent, rassemblera les morceaux brisés de leur communauté et leur redonnera foi en un avenir meilleur.

fables-21-3Critique :
♫ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À toujours tourner d’vant son bois ♪ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À avoir toujours sa rancune dans la gorge ♪

Geppetto est un sournois et je me doutais bien qu’il avait encore des sales idées derrière  la tête… Nous verrons dans les derniers épisodes si ce qu’il magouille va servir à quelque chose ou sera tué dans l’œuf.

Ce tome est bourré d’émotions suite aux événements tragiques qui ont eu lieu dans le tome précédent et l’auteur n’a pas eu peur de mes menaces de mort… Hélas.

Émotions qui auront lieu surtout durant l’Interlude, dans un décor fait de forêts et ensuite de tons blancs, sans décors, avec deux personnages centraux en avant-plan. Les dialogues seront rempli de tendresse, de tristesse, de questionnements…

Mais avant d’arriver à la séquence émotions, nous aurons quelques chapitres un peu plus joyeux (est-ce possible d’être encore joyeuse après le tome où… ??) avec les tribulations dans les couloirs du château de la petite Junebug, la fille de Rodney et June, anciens bonhommes de bois devenus humains.

C’est un récit qui mettra cette gamine en première ligne face à des créatures gigantesques, comme celle du roman de James Herbert… C’est amusant, mais la question que je me pose est « Pourquoi consacrer toutes ces pages à ce personnage somme toute secondaire » ?

Sa rencontre avec les rats géants donnera-t-elle naissance à un autre arc narratif ou était-ce juste pour nous distraire ? Jusqu’à présent, l’auteur avait toujours des idées bien précises qu’il développait ultérieurement, alors qu’on était souvent parti de choses banales. À voir.

Encore beaucoup d’émotions et de tension entre Blanche et Rose Rouge, depuis qu’elle a choisi de restaurer la Table Ronde de Camelot et de se baser sur le fait de donner une seconde chance à certains… Et là, Blanche ne sera pas d’accord sur tout… ça va pas être triste au prochain repas de famille entre elles deux… Zut, il n’y aura plus de repas entre elles deux !

Bill Willingham, l’auteur, continue de faire avancer son intrigue principale en reliant de nombreux fils narratifs laissés à l’abandon depuis un certain temps. Contente de voir évoluer ces intrigues et de voir que ce n’était pas juste pour meubler des dernières pages que l’auteur les avait commencées.

La construction de Camelot est amusante, on retrouve des anciens personnages qui avaient fauté, on a une réunion entre Rose Rouge et les oiseaux messagers sur une table ronde de camping, on a des chevaliers qui se font dégommer par des pouilleux, un ancien prince qui creuse des fondations pour le nouveau château, des envies de couler des personnages sous du béton et une Geste arthurienne différente de l’originale en ce ses que les rôles sont intervertis !

Le dernier épisode mettra en scène d’autres personnages, sous la plume de Steve Leialoha dont je n’ai pas aimé les dessins un peu mal fichus, sans aucune grâce, épais et vraiment pas plaisant à regarder. Heureusement que le scénario n’était pas aussi bancal que les dessins.

Une fois de plus, encore un excellent tome qui nous pousse tout doucement vers la fin et je me demande bien de quoi elle sera faite… Mon coeur saigne déjà à l’idée de terminer cette super série…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 20 – Blanche Neige : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 20 – Blanche Neige

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Shawn McManus

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après la chute de Mister Dark, les Fables prirent possession du château de ce dernier, laissant présager le retour au calme tant espéré. Mais ce qui aurait pu être le début d’un agréable conte de fée pour Blanche Neige et sa famille se transforme rapidement en cauchemar lorsque deux de ses louveteaux sont kidnappés.

Pour ajouter à cette pénible épreuve, un secret longtemps dissimulé refait surface et pourrait bien sonner le glas de son mariage avec Bigby.

fables-tome-20-planche-1Critique :
Nous avions laissé notre ami Bufkin en très mauvaise posture et il me tardait de savoir ce que l’auteur avait fait de mon petit singe bleu.

Là, on s’éloigne complétement de Fableville puisque nous aurons droit à un résumé de toutes les aventures de Bufkin, au pays d’Oz et ailleurs.

Si le dictateur qui tenait le pays d’Oz sous sa coupe était d’un ridicule, ses effets sur le peuple étaient plus que néfastes et le taux de mortalité avait fait un grand bon sous son règne.

C’est léger sans l’être, amusant tout en étant sérieux si on analyse le fond et la seule chose qui m’ait dérangée, ce sont les illustrations de Shawn McManus. Je n’ai pas aimé son interprétation de Bufkin qui perdait, sous sa plume, ses traits les plus importants de sa silhouette.

Maintenant que nous sommes rassurés et fixés sur la vie de notre Bufkin, passons aux choses sérieuses et revenons à Fableville où Blanche et Bigby sont toujours à la recherche de leurs deux enfants disparus…

Pendant que Bigby sillonne les différents monde dans une voiture magique avec Fétide, tentant de repérer l’odeur de ses enfants, notre Blanche Neige est reste à Fableville… La Belle et la Bête sont toujours à Haeven en train de régler le problème entre la Fée Bleue et l’Adversaire, dont elle veut la mort (et on ne peut que l’approuver).

Tout aurait pu aller comme sur des roulettes mais non…

Le putain d’ex promis de Blanche Neige est de retour, celui que nous avions découvert dans l’album « Rose Rouge », celui qui voulait épouser Blanche mais dont son père, roi, ne voulait pas. Tu penses bien, un Prince qui voulait épouser une souillon qui vivait au fond des bois !

Prince Brandish !! Le genre de mec qu’on aurait envie de tuer sois-même s’il n’était pas protégé par des sorts puissants. Dans le genre gentleman, on a déjà vu mieux. Mais dans le genre macho phallocrate « je garde ma femme enfermée, elle me fera des enfants », j’ai rarement vu pire.

Prince Charmant et Jack étaient déjà de sacrés numéros qu’on avait envie de passer à la moulinette… Charmant m’a prouvé qu’il était un homme plus que brave sur le champ de bataille, Jack m’a juste prouvé qu’il était un enfant gâté à baffer, mais Brandish, lui, il dépasse tout ! Sa mauvaise foi, son manque de discernement, de mea culpa, d’ouverture d’esprit peuvent aller rivaliser avec ceux de l’ancien Adversaire.

Allez Bigby, vient lui raboter le nez à ce phallocrate qui veut tuer vos louveteaux et purifier Blanche de s’être faite couvrir par un Loup… Vas-y, BOUFFE-LE !!

fables-tome-20-bigby

Et là, là, je hurle à la lune toute ma hargne envers l’auteur !! Non, il n’a quand même pas osé faire ÇA ??? C’est une blague ?? Un poisson d’Avril ?? Mais je vais aller le tuer, moi, ce scénariste qui a osé faire ne chose pareille ! Lui faire écouter du Fabian/Dion plein pot, moi ! Et lui enfoncer des tas de trucs dans tous ses orifices pour le punir d’avoir osé…

Un album qui laisse présager que le final ne se fera pas tranquillement dans des charentaises, tout en sirotant des mojitos… Mais avec une boite de kleenex !

Vite le suivant pour voir si le scénariste a eu peur de mes menaces !

Mon cœur survivra-t-il à la fin de cette série ???

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 19 – Au pays des jouets : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 19 – Au pays des jouets

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Lorsque Thérèse, jeune louve de Blanche Neige et Bigby, reçoit pour cadeau de Noël un curieux bateau en plastique rouge, commence alors pour elle une aventure étonnante au coeur du Royaume de Toyland.

Trop occupée à former l’héritier du Vent du Nord, la meute ne se rend compte que bien tard de sa disparition…

fables-19-review-3Critique :
♫ Au pays, des jouets, comme dans tous les pays, on s’amuse pas, on pleure, on crie ♪ Il y a des méchants et des pas gentils ♫ (sur l’air de Candy, bien entendu).

Moi aussi j’aurais aimé me retrouver au pays des jouets, lorsque j’étais gosse, mais après ce que je viens de voir, j’ai plus envie du tout !

Pour ceux qui ont suivi la série, dans l’album « Rose Rouge » (Tome 16), Thérèse, la plus jolie des filles de Bigby et de Blanche, celle qui s’habillait comme une princesse, avait reçu un bateau comme cadeau au Père Noël.

J’avais pensé que c’était une erreur du vieux bonhomme en barbe blanche, et bien non ! Ce n’était pas une erreur mais une horreur et ce bateau va entrainer Thérèse dans une aventure qui fout les jetons et qui donnera des sueurs froides à toute sa famille.

Franchement, je me demande si Bill Willingham n’est pas un petit peu parent avec George R.R. Martin… Parce que lui non plus n’hésite pas à malmener ses personnages et à les faire mourir, la salaud.

Dans cet album, la prédiction qu’Ozma avait faite à Ambrose, un des louveteaux, va se réaliser, plongeant la famille Wolf dans la plus pure panique : Thérèse a disparu ! Puis ce sera au tour de Darien, l’aîné de la fratrie.

Vous le savez, j’adore Blanche et son Méchant Loup, Bigby, ainsi que leurs six – sept – louveteaux. Alors, en voir deux mis à l’honneur dans une aventure était un plaisir, mais là, j’ai souffert avec eux.

Thérèse aura une bonne leçon de vie, elle qui était toujours exigeante et précieuse, elle tombera bien bas avant de se relever tandis que son frère Darien, le fanfaron de la fratrie, celui qui est le chef, assumera vraiment son rôle de chef de meute.

Comme toujours, les personnages évoluent, les fanfarons font preuve de courage et de sacrifice, les petites filles gâtées apprennent une leçon, un tigre qui perdait ses rouages deviendra un élément important de l’histoire et un frère un peu gras deviendra la voix de la raison.

Un album magnifique avec une histoire bien triste.

Tous les dessins sont de Mark Buckingham (chouette), hormis ceux de la dernière partie, « En ce temps là » (épisode 122 – qui est de Gene Ha) et qui raconte une histoire du passé, une rencontre qui se passa dans le véritable monde des Fables, celle de la rencontre entre le Grand Méchant Loup et une femme à la peau verte qui lui révèlera un destin qui ne lui plaira pas du tout.

Encore un album qui m’a emporté ailleurs, m’a fait souffrir, frémir, et dont je sors avec les yeux qui piquent. Et je sens que je n’ai pas terminé avec les yeux rouges !

Vivement la suite et en espérant que mes préférés arrêtent de trépasser !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Résilience : Yannick Monget [LC avec Stelphique]

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Titre : Résilience

Auteur : Yannick Monget
Édition : De La Martinière (réédition 2016)

Résumé :
Lorsque le monde s’écroule tel un château de cartes technologique apparaît la véritable menace : avec l’effondrement de ses infrastructures, l’homme risque de perdre la maîtrise de la totalité de ses réacteurs nucléaires.

Résilience nous fait assister aux derniers jours de l’humanité, colosse aux pieds d’argile encore accroché à ses certitudes, ainsi qu’au combat mené par les survivants plusieurs années après l’effondrement de la civilisation.

51tfr0z3m4l-_sx258_bo1204203200_Critique de Belette (Stelphique ICI) :
Boum badaboum ! Grosse Katastrofe ! Kolossale Horreur ! Notre monde n’est plus… Il est mort, le Monde ! Du moins, le Monde tel que nous le connaissons. R.I.P. Regrets éternels. La Terre pourrait écrire, en lettre de sang « L’Humain m’a tuer ».

♫ Il est 5h, Paris… ne s’éveillera plus ♪ (Les autres villes non plus).

Paris déserté, Paris contaminé, Paris dépeuplé, Paris vidé… Mais Paris libéré !

Oui, libéré de tous ses habitants, touristes et êtres vivants ! On est tous mort.

Toute la Terre est contaminée, toute la Terre est décédée ! Toute ? Non, quelques groupes d’Humains résistent encore et toujours à l’envahisseur pandémique nommé Virus Noir et à la contamination de toute la Planète Bleue par les centrales nucléaires qui, livrées à elles-mêmes, ont surchauffé avant de nous faire des Tchernobyl-Fukushima puissance 1000.

Ce qui est horrible dans ce roman, c’est que lorsqu’on commence à le lire, bardaf, on n’existe déjà plus ! On est mort… Comme le disait si bien le grand philosophe Kenshiro « Tu es mort et tu ne le sais pas encore » (si jamais, pour les néophytes, je parle de Ken Le Survivant).

Le premier chapitre fait mal au bide, aux tripes, l’émotion est à son comble, les événements se déroulent pendant l’Effondrement et je vous jure que je n’aimerais pas vivre ça. C’est criant de vérité et ça te donnerait des cauchemars (heu, ça en donne).

Ensuite, on a une alternance entre les chapitres se déroulant 2 ans après l’Effondrement et ceux 90 jours avant… Les chapitres étant clairement identifiés par une police d’écriture du titre différente, ce qui rend les choses plus simples.

On aurait pu nommer ce roman : chronique d’une disparition annoncée… Chronique d’une éradication totale du Vivant annoncée… Toi qui entre ici, abandonne toute espérance envers le genre humain.

L’écriture de ce roman pré et post-apocalyptique n’est pas simpliste, ni simple, car le lecteur doit ingurgiter des données sur le nucléaire, les virus informatique, les pandémies, bref, tout un tas de truc pas vraiment agréable à vivre et qui font peur à lire.

Heureusement, les infos passent bien car elles ne sont pas données sur un ton docte ou sur celui d’un écolo mi-extrémiste, mi-baba cool. On ne prend pas le lecteur pour un crétin, se doutant que celui qui lira ces pages ne sera pas un fan des écrits de Barbara Cartland.

Une chose m’a étonnée, preuve que le roman était bien foutu : j’avais beau savoir que les personnages croisés dans la partie « Avant Effondrement » allaient tous mourir, cela ne m’a pas empêché de m’attacher à eux, de les apprécier, de suivre leur enquête, alors que je savais pertinemment bien que tout cela ne servirait à rien…

Si le roman « Black-Out, demain il sera trop tard » foutait la trouille de bout en bout, ici, on ne se planquera pas sous la table durant la lecture car la mort sera rapide pour l’Homme et tout autre êtres vivants.

Ici, la peur naitra de ce que nous allons apprendre sur nos centrales nucléaires et leur impossibilité à être démantelées, l’impossibilité de se défaire des déchets radioactifs, la longévité de certains, leur toxicité, ce qu’on a déjà bouffé, respiré et plus des tas d’autres choses que je n’oserais même pas vous raconter.

Ce qui est le plus terrifiant dans ce roman, c’est que tout est horriblement réaliste, tout est foutrement bien documenté, tout est perfidement analysé, tout y est parfaitement bien décrit, à tel point que j’avais peur de revenir dans le roman une fois que je l’avais fermé. Oserais-je continuer ? Yes, I can ! Oui, je l’ai fait.

Si le premier chapitre était sur des chapeaux de roues, bourré d’action et de suspense,  les suivants prendront le rythme d’une croisière qui ne s’amuse pas, vu les horreurs qu’on va lire et qui font froid dans le dos.

Celui qui voudrait du Jack Bauer (24h Chrono) sauvant la planète Terre devra passer son tour car les 200 premières pages sont assez lentes, avant que tout ne s’accélère progressivement, passant du round d’observation à quelques uppercuts bien sentis, alors qu’on avait déjà reçu des crochets dans le menton et dans le plexus à divers endroits du roman. Le tout se terminant par un K.O du lecteur, bien entendu.

Certes, au fil des pages se dessinait clairement un truc pas net, j’avais des soupçons horribles et ma plus grande peur était de les voir se réaliser. Mes aïeux, quel final ! Pire que ce que je pensais mais avec une lueur d’espoir…

Un tout grand roman post et pré apocalyptique !! Yvan avait raison en disant que c’était « un thriller d’anticipation d’utilité publique ». Hélas, pas sûr que les principaux concernés le lisent et surtout, qu’ils le mettent en application, eux qui nous vendent encore et toujours que le nucléaire est super sûr et que tout est sous contrôle…

L’orgueil incommensurable de l’Homme fait qu’il pense qu’il gère tout, qu’il contrôle tout, que tout est sous sa coupe… Mon cul, oui ! On ne gère rien, on ne contrôle rien et un jour, sans doute, ça nous pètera dans la gueule.

En tout cas, si j’arrive à retenir le quart de la moitié du dixième de ce que j’ai appris sur le nucléaire dans ce roman, j’aurai de quoi briller au prochain dîner de famille… Mais je pense qu’ils préféreront m’entendre parler de sexe que de nucléaire…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

Étoile 4,5

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
On ne nous en a dit que du bien, et puis avec ma binomette, on adore se faire peur ensemble avec les thrillers catastrophes…

Synopsis :
Le plus grand danger n’était pas notre puissance mais notre aveuglement… Lorsque le monde s’écroule tel un château de cartes technologique apparaît la véritable menace : avec l’effondrement de ses infrastructures, l’homme risque de perdre la maîtrise de la totalité de ses réacteurs nucléaires. Résilience nous fait assister aux derniers jours de l’humanité, colosse aux pieds d’argile encore accroché à ses certitudes, ainsi qu’au combat mené par les survivants plusieurs années après l’effondrement de la civilisation.

Ce récit terriblement efficace construit autour de plusieurs intrigues nous entraîne dans un enchaînement haletant et implacable à la confluence du thriller géopolitique, du roman d’aventures et de l’anticipation hyperréaliste. Entre jeux de lobbies, insoupçonnables dessous du nucléaire civil et pressions politiques, cette course contre la montre décrit avec une étonnante justesse un univers où l’irresponsabilité n’a d’égal que l’aveuglement de ceux qui manipulent l’atome en menaçant le destin de la planète tout entière.

Ce que j’ai ressenti :… Une impression mitigée….

« Mon ami, il te faudra comprendre que la bêtise est une composante de l’humanité: nous sommes ainsi faits. »

Aie… Je n’aime pas quand, ce n’est pas le temps et l’heure d’une rencontre, quand on passe à coté de quelque chose, que tout le monde plébiscite, mais que pour vous, le coche a été manqué…

Peut être que lire ce livre en pleine période de Noël, ne m’a pas été bénéfique, et m’a sans doute un peu plombé le moral étant donné l’impact des révélations, mais je reste persuadée du talent de cet écrivain (j’avais adoré Gaia), et surtout admirative de ses intentions et ses initiatives pour sensibiliser les gens à avoir plus conscience de l’urgence planétaire écologique !

« Résilience: aptitude d’une espèce, d’une population ou d’un écosystème à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi un traumatisme. »

Bien que j’ai trouvé très intéressant, voire instructif la plupart des informations, et connaitre les pires catastrophes radioactives qu’à subi la planète ses dernières années, ce thriller n’a pas été La révélation que je m’étais imaginée car :

  • Trop de personnages, et pas vraiment un sur lequel avoir une sorte de connexion. Il m’aurait fallu un tout petit plus d’émotion pour vraiment me lier à eux…
  • Trop lent, et c’est un pavé de plus de 600 pages, donc c’était difficile à suivre avec ses sauts dans le temps et pas vraiment d’info sur cet Effondrement.
  • Trop centré sur la politique, et moi ses jeux de pouvoirs, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé (Et Cannibal qui pensait que Stelphique ne buvait que du café !!)…Tous ses sigles des agences gouvernementales, moi je m’y perd vite, et l’espionnage, je décroche assez rapidement, car on ne sait plus qui dupe qui… (La Belette Cannibal Lecteur aime les romans politiques, elle, elle adore, même. Ce livre, c’était sa tasse de café, son verre de mojito !)

C’est souvent sur ces 3 points que je « bloque » en général dans mes lectures, donc Résilience ne pouvait pas être un coup de cœur …

Pour autant, même si la forme ne m’a pas vraiment convaincue, on peut dire que j’ai été bouleversée par le fond ! Je suis souvent restée estomaquée de tant de secrets enfouis, des pires actes aux conséquences irrémédiables dans le temps, des horreurs que l’on nous cache volontairement pour que les grandes puissances puissent faire leurs petits « arrangements » ignobles, de ses lieux vierges que l’on convoite pour détruire encore un peu plus cette Terre qui s’essouffle en énergie et matière première…

« L’action, la capacité de chacun d’être maitre de son destin, c’est à dire de choisir et de supporter les risques inhérents à ses choix, est le meilleur antidote qui soit à l’anxiété. « 

Ce livre, c’est un cri, un S.O.S, (♫ Tous les cris, les S.O.S ♪) l’ultime appel à l’humanité pour qu’il se décide enfin à faire bouger les choses…

Les annexes en fin de livre nous démontre que l’auteur a fait un travail de recherche titanesque pour donner corps à son roman, en faire une référence sur les dangers du nucléaire, mais reste tout de même une fiction…

Un puissant roman d’anticipation, mais la réalité ne va -t-elle pas nous montrer pire que cet état de non-retour que l’on entrevoit dans ses pages… Seul l’avenir nous le dira…

C’est évident que je recommanderai cette lecture au plus de lecteurs possibles, malgré les petits points négatifs qui m’ont fait décrocher, et ce livre a même été reconnu « d’utilité publique », il n’en tient qu’à vous maintenant, de vous faire peur, et je suis bien contente d’avoir fait cette LC avec Cannibal Lecteur, car elle contrebalance bien tous les petits bémols que j’ai relevé, et en fait, elle, une force… (Merci ma Stelphique, tu me flattes, là !!)

On voit donc bien l’intérêt de présenter deux avis, deux ressentis différents, mais on s’accorde sur le fait qu’il faut le lire !!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

index LC

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Résilience : Yannick Monget [LC – Impressions de lecture 3/3]

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Impressions de lecture du Cannibal (Page 1 à 200) : Un premier chapitre angoissant et la suite sur un rythme de croisière !
Une fois passé les frayeurs du premier chapitre, le rythme devient plus lent. On alterne entre ce qui s’est passé avant l’Effondrement et ce qui se déroule après… Pas toujours facile d’avancer, peu d’action, assez bien de choses à ingurgiter.

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Déroutée…
Quand tu rates ton début, il y a peu de chance pour que tu rattrapes le train en cours de marche…. Je regarde mais tout ceci me laisse perplexe…

Impressions de lecture du Cannibal (Page 1 à 200) : Froid dans le dos !!
Oui, froid partout devant les menaces qui pèsent sur nous depuis l’utilisation du nucléaire alors qu’il y avait d’autres alternatives. J’apprends des choses qui ne me réjouissent pas et qui me font déglutir de travers. J’ai peur de ce que je vais découvrir à la fin. Le rythme est plus fort maintenant.

Impressions de Stelphique (page 201 à 400) : J’essaye….
Je jure que j’ai essayé de m’accrocher aux branches, mais bon, c’est quoi tout ce monde ????!!!! Très intéressant, mais bon… J’ai lâché prise vers ce milieu de roman….

Impressions de lecture du Cannibal (Page 401 à 590) : Maman l’auteur m’a donné un coup de poing !
Un final sous haute-tension, rempli de saloperies humaines, d’espoir, d’horreur, de peurs, de notre société qui s’est faite enculer à sec et sans élan lorsqu’on lui a dit que le nucléaire était l’avenir et que c’était sûr car tout était sous contrôle. Rien n’est sous contrôle, pauvres fous ! Une lecture coup de poing dans ma gueule…Pas sûr que je vais m’en remettre, pas sûr que je ne vais pas faire dans mon froc quand on me causera de nucléaire…

Impressions de Stelphique (page 401 à fin) : Ouf , la fin….
Alors, oui, la fin vient un peu relever cette impression d’être passée à coté … Il n’en reste pas moins que c’était pas le livre à lire pour ces périodes de Noël, pour moi…

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