Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne

Titre : Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Thimothée Montaigne

Édition : Glénat (06/11/2019)

Résumé :
Les liens du sang sont éternels…

Kergan s’est désormais trouvé une nouvelle compagne en la personne d’Anna, qu’il a récemment transformée malgré les réticences d’Arkanéa.

Mais alors qu’il croyait s’être émancipé de sa propre créatrice, celle-ci est capturée par Arthémius, conseiller religieux du prince Vladimir, et soumise à de cruelles tortures au sein d’un monastère.

Car l’homme d’Église fait montre d’une ferveur redoutable pour mieux connaître la nature et l’origine des vampires.

Au nom de son dieu unique, il s’autorise à devenir plus maléfique encore que les créatures qu’il prétend combattre.

Partageant la souffrance d’Arkanéa, Kergan prend alors conscience de la puissance du pacte qui les unit. Les liens du sang sont éternels…

Critique :
Kergan a pris son envol, il s’émancipe, il veut s’affranchir de sa meneuse, de sa créatrice et faire d’Anna sa nouvelle compagne.

Comme Arkanéa n’est pas chaude pour un plan à trois, vu que ce sera encore plus difficile de se nourrir et d’échapper aux Humains, il lui fait le coup du crayon : il se taille !

Le Raspoutine de service, grand protecteur de la Foi, réussi à capturer Arkanéa et à lui faire livrer ses petits secrets vampiriques. Et comme Kergan est lié à elle, il va ressentir chacune de ses souffrances.

La religion tient une place importante dans ce neuvième album, surtout lors des discussions entre l’espèce de Raspoutine, qui se sent plus chrétien que le Christ lui-même, qui se sait investi d’une mission divine avec l’accord de Dieu (qui une fois encore, n’a sans doute rien demandé).

Frère Arthémius considère comme blasphème les croyances de certains qui ont pour dieux les éléments de la Nature, comme ce fut le cas pour Arkanéa, avant de devenir vampire et comme c’est toujours le cas pour ceux qui résistent encore à la conception d’un dieu unique.

Kergan commence à montrer le vampire qu’il deviendra, lorsque nous le recentrerons plus tard, dans les premiers albums car, tel les humains qui adoptent un animal de compagnie, il fera ensuite comme beaucoup en abandonnant Anna à son triste sort dans les bois.

Une fois de plus, si les dessins de Montaigne ne sont pas ceux de Swolfs auxquels j’étais habituée, j’ai apprécié son trait, même si, comme pour le précédent album, le blanc des yeux, trop présent, donne à bien des personnages des traits hallucinés.

Les personnages ne sont pas tout blancs ou tout noirs, on a des nuances, la ligne rouge est toujours proche et à force de regarder dans l’abyme, l’abyme regarde en nous aussi.

C’est un très bon scénario, que j’ai apprécié et qui nous offre des êtres vampiriques comme je les aime, sans états d’âmes, ne se nourrissant pas de sang de biches innocentes au fond des bois, mais bien de sang humain.

Ma foi, ça valait peut-être le coup d’attendre si longtemps avant de retrouver Kergan le vampire (que je ne pensais plus jamais revoir autrement qu’en relisant mes anciennes bédés) dans des récits maîtrisés, cohérents et de très bonne facture, ce tome-ci étant encore mieux que le précédent.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°XX] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages).

Légende – Tome 8 – De mains de femmes : Swolfs, Stéphane Collignon et Ange

Titre : Légende – Tome 8 – De mains de femmes

Scénariste : Ange
Dessinateur : Stéphane Collignon

Édition : Soleil (02/12/2020)

Résumé :
Tristan de Halsbourg a disparu… et sa disparition a fait de lui une légende. Une légende qui pèse sur ceux qu’il a laissé derrière lui : sa soeur Ombeline, devenue duchesse, ainsi que son mari, Alexandre de Hauteterre mais aussi sur Judith qui s’est exilée et rejette l’idée d’un compagnon – tant est forte, dans sa mémoire, l’image de celui qu’elle aurait pu aimer.

Critique :
Choses promises, choses dues, je n’ai pas tardé à lire le tome suivant afin de savoir comment tout cela allait se terminer (ou continuer, ce qui est le cas ici).

Ombeline se réveille enfin ! Depuis le temps qu’elle se cachait derrière l’ombre de son frère, derrière sa légende, depuis le temps qu’elle n’éprouvait pour son mari aucun amour, la voici qui vient de se trouver une paire de couilles afin de sauver son royaume.

Comme quoi, certains murmurent peuvent réveiller les jeunes filles qui se pâment au moindre soucis et qui ne savent pas gérer leur duché. Là, elle y va fort. Très, très fort… Elle y laissera des plumes de vertu, mais au moins, elle a sauvé les fesses de ses concitoyens.

On avait bien redémarré dans le tome précédent et celui-ci ajoute un couche de plaisir à la saga qui avait périclité à un moment donné. Là, on renoue avec les bons scénarios, où rien n’est tout à fait noir, ni tout à fait blanc, mais plutôt rouge sanglant.

La guerre du trône fait rage au Danemark et le jeune futur roi va comprendre quel prix il faut payer pour reconquérir la place que l’usurpateur lui avait piqué. Entouré de rouge, le jeune futur roi, est blanc comme neige devant toute cette violence et ces tripes répandues.

Du côté du duché de Halsbourg, c’est aussi des morts qui se ramassent à la pelle et dans la ville voisine, on se demande s’il faut ouvrir le poulailler aux renards, même si on leur jure, la main sur le coeur, qu’il ne sera fait aucun mal aux poules.

Voilà un tome foisonnant de violences, de sang, de guerres, de stratégies, de questionnements, de politique, de trahisons, de fidélité (ou pas). On a de l’action, mais pas que, car il y a aussi toute une réflexion derrière l’histoire.

Toujours les deux récits en alternance, qui s’emboitent l’un dans l’autre sans que cela entrave la lecture. Et puis, dans ce tome, une fois de plus, les femmes sont mises à l’honneur, même si, pour arriver à quelque chose dans leur vie, il leur faut prendre les armes et combattre avec violence.

Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°00] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages).

L’île du docteur Moreau (BD) : Dobbs, Fabrizio Fiorentino et H. G. Wells

Titre : L’île du docteur Moreau (BD)

Scénaristes : Dobbs et H. G. Wells
Dessinateur : Fabrizio Fiorentino

Édition : Glénat (2017)

Résumé :
Unique survivant d’un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, l’assistant d’un certain Docteur Moreau.

Depuis une dizaine d’années, sur leur île isolée du monde, les deux scientifiques se livrent à de terribles expériences, greffant et modifiant génétiquement des animaux pour les rendre doués de conscience et de parole.

Sur place, les « Hommes-bêtes » obéissent à un ensemble de règles bien précises, la Loi, leur interdisant tout comportement primitif, et vénèrent Moreau tel un dieu. Mais Prendick découvrira bien vite que les pulsions animales de ces créatures sont loin d’être oubliées…

Interrogeant les questions de l’identité et de la dignité animale, le troublant et visionnaire L’Île du Docteur Moreau n’a rien perdu de sa pertinence. Retrouvez ce classique de la science-fiction aujourd’hui en BD !

Critique :
Chaque année, le Mois Anglais me permet de découvrir des classiques et Wells en fait partie intégrante.

Ne connaissant la réputation de la terrible île du docteur Moreau que par ouï-dire, j’ai posé le pied sur cette plage qui n’avait rien d’ensoleillé, coquillages et crustacés…

La première chose qui frappe dans cette adaptation, c’est la qualité des dessins, des couleurs. Là, on est dans le haut du panier. Ils sont réalistes et précis.

L’histoire est connue de tout le monde, sans doute mal ou pas dans les détails. Sachez juste que Prendick, un beau blond, est l’unique survivant d’un naufrage. Il est recueilli par Montgomery et à cause du capitaine du navire qui le foutra à l’eau, Montgomery sera contraint de le faire venir sur l’ile de ce fameux docteur Moreau.

On ne le répètera jamais assez : science sans conscience n’est que rune de l’âme ! La créature du docteur Frankenstein en était déjà un bel exemple, mais ici, on a franchit un autre palier et voulant jouer à Dieu et les créatures hybrides du docteur pourraient se retourner contre lui.

Ce qui choque dans cet album, ce sont les expérimentations du docteur et ses créatures, dont on ne sait trop si elles sont plus bêtes que humaines ou le contraire.

L’animalité reste en elles, comme elle se trouve cachée en nous, quelque part, surgissant souvent dans les moments les plus extrêmes de nos existences (guerres, agressions ou achat de PQ avant un confinement).

Si l’histoire ne dira pas comment ces expériences ont pu avoir lieu, on a tout de même un aperçu de la salle d’opération de ce docteur fou et ça ne donne pas envie d’aller y faire un tour.

Prendick n’est pas un personnage lisse, s’il critique les autres de ne pas traiter les hommes/bêtes correctement, il n’hésitera pas, plus tard, à leur tirer dessus, la peur prenant le dessus sur son humanité.

Une belle adaptation qui me donne envie de plonger dans le roman original (que je possède, en plus) afin de voir ce qui a été passé à la trappe pour faire tenir le tout en 56 pages. En tout cas, les ambiances horribles sont bien présentes dans la bédé et elles donnent des frissons durant la lecture.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°311], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°64], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°00] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les Aventures de Philip et Francis – Tome 1 – Menaces sur l’empire : Pierre Veys et Nicolas Barral

Titre : Les Aventures de Philip et Francis – Tome 1 – Menaces sur l’empire

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Dargaud (01/04/2005)

Résumé :
Depuis quelques semaines, d’étranges phénomènes secouent le cœur de l’empire britannique. Londres vit des heures tragiques : les femmes se rebellent et entreprennent des actions spectaculaires et délirantes pour se libérer du joug de la domination masculine…

On s’aperçoit ainsi que la stabilité de la société anglaise dépend entièrement de la discipline stricte qu’elles respectaient jusqu’alors. Ce changement de comportement annonce-t-il une catastrophe sans précédent ? D’où vient cette terrible menace ?

Qui a intérêt à saper les fondements de cette brillante civilisation ? La mission de nos sémillants héros, Philip et Francis, sera d’apporter toutes les réponses à ces terrifiantes questions.

Critique :
Parodier, c’est facile, ce qui est plus compliqué, c’est de ne pas sombrer dans l’humour gras et lourd.

Il faut connaître sur le bout des doigts le mythe que l’on va parodier, connaître ses codes et jouer avec, sans que cela ne tourne à la caricature grossière.

Les lecteurs doivent rire, sourire, pouffer de rire et s’esclaffer devant les personnages archi connus et présentés sous un autre angle.

Le pari est réussi avec Blake et Mortimer, comme il l’était avec Baker Street et Hercule Potiron.

Blake et Mortimer, personnages d’Edgar P. Jacobs, sont ultra coincés, ne jurent jamais comme un capitaine Haddock, ne s’énervent pas comme un Joe Dalton. De tout temps et en toutes circonstances, le flegme britannique est affiché.

Alors, les découvrir totalement relâchés, décoincés, drôles, pas toujours des plus intelligents, ça fait un bien fou ! Ici, pas de bâton de chaise coincé dans les fessiers flegmatiques. Attention, ils restent raides, nos deux britanniques, mais d’une autre manière que leur alter ego officiels.

Philip Mortimer est obsédé sexuel, possède des magazines avec des femmes nues au milieu (et dans toutes les autres pages), c’est aussi un obsédé de la bouffe qui ne pense qu’a remplir son estomac et un savant raté.

Francis Blake est macho sur les bords, s’envoie en l’air avec une femme, vit chez sa môman et joue au petit train (le coquin !). Quant à Olrik, le découvrir en méchant raté m’a fait hurler de rire.

Dans ce premier album, les mâles anglais du M.I.5 (ou est-ce le 6 ?) se posent des questions : un vent de révolte gronde chez les femmes. Le thé n’est plus servi à l’heure, le service n’est plus impeccable, des femmes ont retirés leur soutien-gorge, d’autres l’ont brûlé…

Les ménagères de plus et moins de 50 ans et les épouses ne feraient plus ce pourquoi elles sont là ?? Je veux dire par là s’occuper de leurs maris, patrons, employeurs… Shocking !

Philip et Francis vont enquêter et ça ne manquera pas de piquant, d’humour, de drôlerie, de cocasseries, de clins d’œil à des choses connues (Kill Bill, Le Corniaud,…) ou tout simplement à la société anglaise.

On est dans la moquerie, dans le détournements des codes de la série originale, dans l’utilisation des clichés (à bon escient) tout en restant dans la finesse de l’humour anglais et pas dans le gras bon marché des films d’humour bas de gamme.

Sous le couvert de l’humour, il y a tout de même la dénonciation d’une société patriarcale qui considère que les femmes doivent rester à leur place, c’est-à-dire à la cuisine, dans le ménage, les tâches subalternes et aux ordres de ces messieurs (c’est ce que les personnages masculins dans cet album pensent, ceci n’est pas ma pensée, ni celles de tous les hommes – précision pour les gens qui prennent tout au premier degré).

C’est une parodie réussie, une fois de plus, un détournement des codes de Blake et Mortimer réalisé avec brio, humour et finesse. Une réussite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°308], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°61], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

L’homme invisible (BD) – Tome 2/2 : Dobbs, Christophe Regnault et H. G. Wells

Titre : L’homme invisible (BD) – Tome 2/2

Scénariste : Dobbs et H. G. Wells
Dessinateur : Christophe Regnault

Édition : Glénat (2017)

Résumé :
Sous ses légers bandages se cache un lourd secret…

Alors que le paisible village d’Ipen imagine qu’il est hanté par un fantôme, Griffin, l’Homme invisible, est violemment chassé.

Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales.

À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra…

Critique :
Dans ce second tome, les auteurs lèvent le voile sur ce qu’ils nous avaient cachés dans le premier tome, puisqu’ils avaient construit l’histoire différemment de celle de Wells et choisis de nous cacher le passé de l’homme invisible.

Si vous n’aviez été faire un tour sur wiki après le premier tome, ce second était là pour éclairer votre lanterne sur Griffin et ses étranges expériences.

On le découvre durant ses études et ses premières expériences, déjà aussi aigri mais n’ayant pas encore basculé du côté obscur de la Force.

Parano, misanthrope, violent, aigre, sans scrupules, sans morale, Griffin avait tout pour s’attirer des ennuis et assez de mauvaise foi que pour mettre toutes les fautes sur le dos d’autrui.

Plus mégalo que l’empereur Kuzko, plus sanglant, plus expéditif, notre homme rêve d’être le calife à la place du calife et de mettre le monde entier sous sa botte. Comme toujours, science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

La nature humaine, dans ce qu’elle a de plus vil, est parfaitement mise en scène dans le scénario. Persuadé qu’il a entièrement raison d’avoir agit ainsi, Griffin ne se rend pas compte qu’il glace totalement le docteur Kemp et que les personnes qu’il a effrayées, molestées, blessées, assassinées ne sont pas de son avis.

Les dessins sont de la même facture que les premiers : très bons. Autant dans les décors extérieurs qu’intérieurs. L’homme invisible est bien mis en scène également, ce qui est difficile puisqu’on ne le voit pas, mais sa présence est prégnante et il pèse de tout son poids dans les cases.

N’ayant pas lu l’œuvre originale, je ne saurais dire si  cette adaptation est fidèle, mais je me doute qu’elle est moins complète que dans le roman. Les couleurs sont toujours bien adaptées aux ambiances qu’elles doivent refléter.

Cet album est parfait pour découvrir le roman de SF de H.G Wells et donner envie aux plus jeunes (et plus anciens comme moi) de se plonger dans le récit original. Il met aussi brillamment en image la mégalomanie humaine et le désir de soumettre tout le monde. Griffin se croit supérieur aux autres et comme l’orgueil précède toujours la chute…

Une excellente adaptation que je recommande afin de découvrir le roman de Wells ou juste pour le voir d’une autre manière.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°306], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°59], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

L’homme invisible (BD) – Tome 1/2 : Dobbs, Christophe Regnault et H. G. Wells

Titre : L’homme invisible (BD) – Tome 1/2

Scénariste : Dobbs et H. G. Wells
Dessinateur : Christophe Regnault

Édition : Glénat (2017/2018)

Résumé :
Derrière son apparente légèreté se cache un lourd secret…

Un soir d’hiver, un étranger arrive à Iping, petite bourgade anglaise, bien nichée au cœur d’un 19ème siècle rural. Descendu au Lion’s Head Inn Tavern, son apparence et son attitude suscitent la curiosité et, rapidement, l’inquiétude.

L’homme, dont le visage est constamment recouvert de bandelettes et d’étranges lunettes, vit cloîtré et réduit les échanges avec ses semblables au strict nécessaire.

Bientôt, il annexe le salon de l’auberge, qu’il transforme en laboratoire. Au milieu de cornues, tubes à essai et autres formules mathématiques, il se livre sans relâche à d’obscures recherches. La population locale voit cette activité d’un mauvais œil.

Histoire courte mais intense, L’Homme invisible est une œuvre fondatrice à la fois cynique, drôle et inventive. Redécouvrez-la dans une adaptation en BD fidèle à l’ambiance glaciale du roman d’H. G. Wells !

Critique :
N’ayant jamais lu le roman de H.G. Wells, je me suis tournée vers son adaptation en bédé pour le découvrir.

Dès la première planche, j’étais dans l’ambiance : la nuit, de la neige, du froid, le petit village d’Iping, qui semble isolé et un mystérieux arrivant qui… qui arrive !

Les dessins sont très bien exécutés, que ce soit pour les décors intérieurs du petit hôtel ou ceux du village, en extérieur, sous la neige (mauvais timing pour la lecture, dehors, il fait plus de 30°).

Les couleurs oscillent entre le sombre ou les ocres pour illustrer la chaleur d’une pièce, illuminé par son feu ouvert.

Il y a beaucoup de mystère lors de l’arrivée de ce curieux client, portant des bandages sur le visage et des lunettes de scaphandrier. Il parle peu, ou alors juste pour donner des instructions, assez sèchement. Misanthrope, il ne se lie d’amitié avec personne, les chiens aboient (la caravane passe) et les chats crachent sur son passage, il ne dit bonjour à personne. De plus, il met mal à l’aise les habitants du village.

Les commérages vont bon train et si le lecteur ne savait pas ce qu’il était vraiment, il se poserait lui aussi bien des questions : savant fou ? Anarchiste ? Original ? Mutilé ?

Contrairement au roman original, cette bédé commence de suite avec l’arrivée de Griffin dans le petit village d’Iping, sans passer par le développement antérieur où notre homme, albinos, cherchait la formule de l’invisibilité en la testant sur le chat de sa voisine.

Le personnage de Griffin n’a rien d’un homme que l’on souhaiterait pour ami. Là où les super-héros de Marvel ou DC Comics cherchent à utiliser leurs pouvoirs pour faire le bien, Griffin utilise les siens pour commettre des vols, des agressions et se fiche pas mal de l’humanité tant il est égocentrique, égoïste et limite psychopathe. La morale ne l’étouffe pas un seul instant.

Cette adaptation, bien dessinée et bien colorisée, pose de suite les ambiances d’un petit village du Sussex, dans cette Angleterre rurale du 19ème siècle.

Commençant directement dans le vif du sujet, cet album ne perd pas de temps en préliminaires, nous mettant face à face avec cet homme étrange, couvert de bandages, dont le caractère est aussi aigri qu’un trait de vomi et qui, en s’enfermant dans son narcissisme et sa haine des autres, ne voit plus les autres êtres humains (au sens figuré) et abuse de son pouvoir d’invisibilité.

Une belle adaptation ! Vite, je m’en vais lire le tome suivant !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°303], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°56], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

L’Histoire Secrète – Tome 05 – 1666 : Jean-Pierre Pécau et Léo Pilipovic

Titre : L’Histoire Secrète – Tome 05 – 1666

Scénariste : Jean-Pierre Pécau
Dessinateur : Léo Pilipovic

Édition : Delcourt – Série B (2006)

Résumé :
Londres, 1666. Erlin sert aujourd’hui les intérêts de la couronne d’Angleterre. Une succession de crimes étranges mettent l’Archonte sur la piste de Dyo, censé pourtant avoir disparu au cours du siège de Magdebourg.

L’alliance de Dyo avec les frères rouges de Guillaume de Lecce expliquerait la présence de moines mystérieux qui hantent les sous-sols des bouges londoniens.

Critique :
Effectivement, ce n’est pas très malin de commencer une série bédé par le cinquième tome.

Cela freine la compréhension puisque l’on ne sait pas ce qu’il s’est passé avant (même si on a un résumé des derniers tomes).

Si je l’ai sélectionné, c’est pour le fait qu’il se déroulait à Londres et que c’était parfait pour le Mois Anglais.

Cette saga est avant tout dans le fantastique, l’ésotérique et la dystopie.

Londres, 1666. Une nouvelle théorie pour le grand incendie. Ces derniers jours, cela fait déjà la deuxième sur le même sujet (et toujours dans l’axe du fantastique).

Si j’ai trouvé les couleurs des premières pages assez criardes, j’ai été rassurée en comprenant que ce n’était que pour les explications du début, ensuite elles sont tout à fait normales et tant mieux pour mes yeux.

Les dessins sont bien exécutés eux-aussi et j’ai apprécié déambuler dans ce Londres entièrement en bois même en sachant comment ça allait se terminer.

En ce qui concerne les sociétés secrètes, je n’ai pas tout compris puisque je n’ai pas encore lu les premiers tomes, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture et les différents personnages, notamment Isaac Newton et le huguenot George Soubise, celui qui doit être apparenté aux castors, vu comment il travaille avec sa queue.

Le mystère a leu du côté du Club Hellfire où les prostituées disparaissent mystérieusement et où le lecteur apercevra des être bizarres dont on a fermé tous les orifices (oui, tous !).

Ma foi, on aurait pu avoir du plus horrifique que ce que j’ai lu puisque nous avions ces espèces d’onculus, des goules, des morts-vivants, des immortels, des vampires d’un autre genre…

Bref, si le plaisir de lecture est au rendez-vous, si l’action était présente, les chocottes n’y étaient pas. Les temps morts non plus, ce qui est toujours une bonne chose.

Attention, la bédé n’est clairement pas pour les petits n’enfants… Nous avons tout de même une Bellepaire de Loches et des fesses bien fournies (mais pas de bite, hélas, les femmes sont les grandes perdantes dans le voyeurisme).

La collection comportant 36 tomes (pour le moment), je ne pense pas que je vais la suivre, mais je lirai au moins les premiers tomes afin d’en savoir plus sur les archontes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°299], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°52], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Sherlock Holmes – Enquêtes surnaturelles [La BD dont vous êtes le héros] : Boutanox et Jarvin

Titre : Sherlock Holmes – Enquêtes surnaturelles [La BD dont vous êtes le héros]

Scénariste : Jarvin
Dessinateur : Boutanox

Édition : Makaka (27/07/2020)

Résumé :
Des crimes surnaturels ont été commis à Londres. Si vous espérez les élucider, il vous faudra mettre votre intelligence et vos convictions à l’épreuve : les faits relèvent-ils de créatures infernales ou de simples mystificateurs…?

Incarnez le détective Holmes, le docteur Watson ou le chasseur de mystères, Thomas Carnacki. Gardez l’esprit clair, soyez méthodique, interrogez les témoins avec tact, fouillez les lieux, dénichez des indices et confrontez-vous aux énigmes, car le héros, c’est VOUS !

Critique :
Depuis le début, je suis fan du concept « La BD dont vous êtes le héros » que les éditions Makaka publient avec Sherlock Holmes, de manière totalement différente des romans jeux de rôles de mon adolescence.

Ici, au moins, pas besoin de dés et en plus, on a des images !

Habituellement, les dessins sont de Ced (et certains scénarios aussi). Cette fois-ci, Boutanox le remplace à la planche à dessins et ils sont tout aussi appréciables que ceux de Ced.

Dans ces trois enquêtes surnaturelles, vous devrez trouver le coupable parmi les suspects proposés, après les avoir interrogés et recueilli des indices, mais on ne vous demandera de vous déclarer sur l’existence ou non des loups-garous, des fantômes ou des momies qui se déplacent toutes seules. Le but du jeu n’est pas là.

Une fois de plus, je me suis amusée comme une petite folle, juste armée de mon crayon et d’une tasse de café fort afin de donner du carburant à mes petites cellules grises, qui auraient sans doute eu besoin d’un bon coup de WD-40 tant elles étaient rouillées !

Il est assez facile de repérer des indices dans un récit linéaire, mais lorsque l’on bouge dans tout un album, on a tendance à oublier des détails si on oublie de les noter. Sans être compliquées, dans ces énigmes, il n’est pas toujours évident de trouver le coupable du premier coup.

De plus, il faut être super attentif à tous les petits détails, notamment aux numéros qui sont parfois cachés dans les différentes cases et que l’on ne voit pas du premier coup d’œil.

Dans la première histoire avec le loup-garou, on me parlait d’un indice « carnet intime », j’avais vu ce dernier sur une commode mais n’ayant pas trouvé le chiffre renvoyant à la case de cet indice, je le pensais ailleurs. Mais non, il n’était que là… Alors, me penchant un peu plus, je distinguai en filigranes le numéro qui me permettrait d’aller lire son contenu. Bingo !

Pour une fois, je n’ai pas eu trop de mal à trouver le/les coupables de chacune des trois histoires, malgré tout, si vous n’êtes pas attentif ou que vous ne récupérez pas tous les indices, ce sera moins facile. Attention, n’allez pas croire qu’on trouve tout, les doigts dans le nez, faut tout de même mouiller le maillot en fouillant des manoirs, un parc,…

C’est toujours interactif sans avoir besoin d’une manette de jeu, c’est amusant, on peut incarner trois personnages différents, chacun ayant des dispositions qu’un autre n’a pas et il est toujours possible, plus tard, de reprendre le livre de jeu en incarnant un autre personnage ou de rejouer, si vous n’avez pas noté les réponses dans l’album mais sur une feuille volante qui s’autodétruira ensuite…

Une fois de plus, les énigmes sont intelligentes, brillantes, bien mises en scène, donnant assez d’indices si vous êtes observateur. Si, comme moi, vous avez lu beaucoup de romans policiers, vous pourrez aussi trouver quelques concordances et comprendre à qui profitait le crime.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°296], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°49], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 96 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°00], et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les chroniques de St Mary’s – 03 – Une seconde chance : Jodi Taylor

Titre : Les chroniques de St Mary’s – 03 – Une seconde chance

Auteur : Jodi Taylor
Édition : Hervé Chopin (14/02/2019)
Édition Originale : The Chronicles of St Mary’s, book 03: A Second Chance (2014)
Traduction : Cindy Colin Kapen

Résumé :
St Mary est de retour et rien ne va plus pour le docteur Maxwell. Une fois encore, l’institut très spécial de recherche historique St Mary, qui détient le secret du voyage dans le temps, passe d’une catastrophe à une autre.

De la rencontre avec Isaac Newton au champ de bataille sanglant d’Azincourt, rien ne se déroule comme prévu.

Mais c’est surtout à Troie, alors qu’Achille et Hector s’apprêtent à s’affronter sous ses yeux, que le destin de Max va se jouer.

Car si elle espère pouvoir percer le mystère du cheval de Troie, expliquer la destruction de cette cité mythique et toucher du doigt le destin tragique de Cassandre, elle va aussi devoir faire des choix irréversibles.

Critique :
Les sauts temporels sont toujours plus dangereux que les sauts dans des flaques d’eau ou que des sots, gardes des sceaux qui sautent dans des seaux d’eau, mais ils sont aussi bien plus instructifs et plus drôles que les autres exemples.

Si j’avais trouvé le tome 2 brouillon et foutraque avec plein de petits voyages temporels (pas assez développés à mon sens), que les résolutions arrivaient de manière un peu abrupte et que la relation entre Max (Madeleine Maxwell) et Léon partait en eau de boudin pour des petits rien, dans ce tome-ci, le récit est maitrisé.

L’humour est toujours bien présent, même lors de présentation des personnages principaux. Vous lisez les premières lignes et vous pouffez déjà de rire.

Cela équilibre un peu les drames parce que les aventures de Max et du département d’histoire ne sont jamais des parties de plaisir. On peut être blessé gravement durant un voyage dans le temps (et même à St Mary), on peut mourir, rester coincé au crétacé et finir dans l’estomac d’un dinosaure (imaginez ceux qui, plus tard, analyseront la crotte du dino après qu’il vous eût digéré : ils trouveront des éléments anachroniques dedans, telle de la viande humaine !)…

Déjà que les premières pages commencent par un épisode violent, avant de nous laisser sur un cliffhanger de dingue et de repartir en arrière pour nous expliquer ce que Max faisait en si mauvaise posture à cet endroit bien précis.

Si le premier voyage temporel de ce troisième roman est assez court (Isaac Newton), il est néanmoins assez drôle et dynamique et ne donne pas l’impression de se terminer abruptement comme celui du temps de Jack The Ripper (tome 2), même si le retour se fera, une fois de plus, en quatrième vitesse.

Ce qui sera le plus important dans ce roman, c’est le voyage temporel à Troie. Non, ils ne seront pas que trois à Troie et je ne vous dirai pas quand, mais ce n’était pas à Caen. De toute façon, le quart était passé.

Le récit d’Homère (d’alors) est-il véridique ? Nos amis vont tenter de résoudre cette énigme en partant à Troie durant 7 mois, un an avant la guerre, tentant de comparer le récit à la réalité, avant de revenir pour la guerre, à la fin, juste avant l’entrée en scène du cheval de Troie (qui avait quatre jambes).

Là, j’ai bu du petit lait ! La réécriture était intelligente, fine et j’ai dû faire abstraction du film où le beau Brad Pitt courrait en nous montrant ses belles guiboles. Rien à voir ! C’était violent et instructif à la fois. J’ai adoré avant que leur retour ne tourne en vinaigre entre Max et Léon, une fois de plus.

Le personnage de Madeleine Maxwell (Max), en plus d’être ronchon, gourmande, têtue, hyperactive, en bute avec l’autorité aura la conscience à géométrie variable. Une des règle les plus importantes est qu’il est interdit d’interférer dans l’Histoire, ce serait trop dangereux. Si Max a eu les couilles de s’interposer face à un membre qui allait prendre des libertés avec le règlement, elle aidera pourtant les premiers Hommes à traverser la mer Rouge…

L’univers de l’auteure est toujours riche en personnage marquants, hauts en couleur, déjanté, le genre de personnes qu’on ne peut laisser seul si l’on ne veut pas se retrouver avec des accidents ou catastrophes en tout genre.

Les descriptions de bataille d’Azincourt (autre voyage) étaient bien faites aussi, le lecteur a l’impression d’être sur le côté et de regarder les Anglais, moribonds, en sous effectif, faisant face aux Français, en surnombre, sûrs de leur victoire, vendant déjà la peau de l’ours avant même de l’avoir tué. L’Homme restera toujours le même, ses travers le suivant au fil des époques.

Anybref, après un tome 2 brouillon qui partait dans tous les sens sans vraiment s’accrocher à quoi que ce soit, ce tome 3 est précis comme le tir d’un arc anglais, lumineux comme les miroir d’Isaac Newton et impétueux comme un Agamemnon levant une armée pour faire le siège de Troie.

Le final est assez inattendu, imprévu et je me demande où l’auteure va nous mener dans le suivant avec ce nouvel arc narratif qui entre en ligne de compte. En tout cas, le final donne envie de lire le suivant pour savoir ce qu’il va se passer et j’espère ne pas attendre 1 an pour le faire, sinon, j’aurai tout oublié.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°294], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°47] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Le gardien des ténèbres : Rodolphe et Isaac Wens

Titre : Le gardien des ténèbres

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Isaac Wens

Édition : Glénat Grafica (30/05/2007)

Résumé :
Le mystérieux carnet rouge à l’écriture toujours étrange possède des fragments écrits par une autre main en grec ancien. Ils font allusion à Charles Darwin et à sa visite à Monham.

London est approché par l’inquiétant Ptah qui souhaite acquérir le carnet, offre qu’il refuse.

Sur les traces de Brewser, ancien secrétaire de Darwin, Mort London apprend qu’il dirige un cirque ambulant sous le nom de Docteur Ward. Alors qu’il obtient de Ward le nom de Monham, la belle Victoria est chargée par Bram Stoker de séduire PTAH qui l’entraîne de nuit au Bristish Museum…

Un ultime épisode qui conclut avec éclat cette remarquable trilogie flirtant agréablement avec les romans gothiques des grands auteurs britanniques.

Critique :
Cette bédé fait suite à la série « London », même si pour autant il n’est pas noté que c’est le tome 3…

Ici Londres ! Fin XIXe siècle. Mortimer London (Mort) est entré en possession d’un étrange carnet rouge dont il ne comprend pas un traître mot.

Bram Stoker, qui lui donne un coup de main, peut juste lui dire que l’ami qui a tenté de le déchiffrer a juste réussi à lire du grec ancien et la signature de son auteur : Charles Darwin himself !

À travers le court récit qui explique la visite que fit un jour Charles Darwin à un inconnu, on comprend facilement que ça l’a marqué, ébranlé, qu’il a failli remettre en question ses théories.

Une fois de plus, les auteurs surfent sur l’élément fantastique sans vraiment le faire apparaître car rien du visage de la personne rencontrée par Darwin ne sera montré. Vu les commentaires de Mort qui vit la photo et les tableaux, on se doute que ce n’est pas joli joli à voir et qu’il aurait sa place dans la foire aux monstres.

Mais avant d’arriver à ce point final, Mort va enquêter, se faire cambrioler, se faire agresser, mais aussi se faire aider de la belle Victoria. Fil après fil, il va dénouer cet écheveau sans jamais que le lecteur ne sache vraiment qui sont ces autres créatures qui ont arpenté la Terre du temps des premiers Hommes…

Je pestai dans mon coin car j’aurais aimé voir, savoir ce à quoi j’avais affaire comme créature, supprimant d’office les vampires (puisqu’ils ne sont, en principe, pas horrible à regarder) et éliminant Néandertal puisqu’il n’est pas capable de vivre plus de 300 ans (et ne possède pas non plus une peau de serpent).

Jusqu’à ce que j’arrive à la fin, je pensais que je resterai sur ma fin… Mais l’ultime indice viendra de Victoria, partie en Amérique s’occuper d’un jeune garçon. Le tête du gamin, plus sont prénom peu courant m’ont sauté aux yeux et j’ai compris. Si besoin est, le nom de famille est lui aussi divulgué, sans compter l’indice flagrant dans la couverture, que j’ai remarqué ensuite.

Un récit bourré de mystère, de suspense, des graphismes agréables à regarder avec des couleurs qui ajoutent une ambiance gothique à cette bédé.

Anybref, sans révolutionner le genre, cette saga se laisse lire et la conclusion, même si elle laisse bien des portes ouvertes et qu’elle ne montre pas la tête du « monstre », donne tout de même de gros indices tout en mettant à l’honneur deux monuments de la littérature fantastique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°275], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°25], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 62 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.