Harry Potter ‭–‬ 06 ‭–‬ Harry Potter et le prince de sang-mêlé ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Harry Potter ‭–‬ 06 ‭–‬ Harry Potter et le prince de sang-mêlé

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2017) – 752 pages
Édition Originale : Harry Potter, book 6: Harry Potter and the Half-Blood Prince (2005)
Traduction : Jean-François Ménard

Résumé :
Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione.

Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ?

Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner ?

Critique :
Ma relecture de la saga Harry Potter se poursuit et cela m’aura appris plusieurs choses : mon tome préféré est toujours « Le Prisonnier d’Azkaban ».

Ensuite, j’ai mieux compris le comportement d’ado chiant de Harry dans « La Coupe De Feu » (nous avons tous et toutes été des ados chiants).

Quant à « L’ordre du Phoenix », que j’avais moyennement apprécié lors de sa lecture, est passé maintenant dans ceux que j’ai adorés.

Je me demandais donc ce qui allait ressortir de la relecture du tome 6, un tome important puisque l’avant-dernier…

À l’époque, je l’avais dévoré dès sa sortie, voulant tout savoir, me demandant bien qui pouvait être ce Prince de Sang-Mêlé, ce qu’était un horcruxe, pestant sur les autres qui n’écoutaient pas Harry qui leur disait que Malfoy mijotait des trucs louches et vouant aux gémonies Rogue, tout comme Harry.

Et puis, dans la bataille finale, ma gorge s’était serrée et des vilaines poussières dans mes yeux les avaient fait couler. Cet instant-là, cette scène-là, c’est comme si l’autrice avait pris une batte de base-ball et m’avait frappé en plein ventre. Rowling venait de me tuer…

J’avais hurlé de rage, fâchée contre tous ceux qui n’avaient pas écouté, une fois de plus, les mises en garde de Harry (tel Cassandre, condamné à ne jamais être cru), quant à Rogue, je l’avais traité de fils de femme de petite vertu et de tout un tas de nom d’oiseaux que je n’oserais jamais répéter ici.

Déjà que tout au long de ma découverte de la saga, j’avais souhaité à Rogue moult sorts, dont le pire étant celui du « Loréal Paskeje Levobien » afin de rendre ses cheveux brillants et non gras.

Lors de ma relecture, tout a changé, rien n’était le même : fini le mystère autour du livre des potions ayant appartenu au « Prince de Sang-Mêlé », fini les émotions de tristesse, de chagrin, lors de la perte d’un personnage, puisque « je le savais » et que j’avais connaissance aussi du « pourquoi ». Fini d’insulter la pauvre mère de Rogue de prostituée et par là même, son rejeton de : « fils de ».

Maintenant que je savais ce que je savais, j’ai relu ce tome avec un autre esprit et au lieu de me braquer sur certains personnages que je détestais (Malefoy et Rogue), je les ai vus sous un autre jour, celui de ce qu’ils étaient vraiment.

Ok, Malefoy reste un sale gamin de merde qui se la joue, qui se la pète, qui crâne et qui n’a rien dans le bide. Toujours envie de lui en foutre une sur la gueule. Pour Rogue, c’était différent (sauf pour ses cheveux gras – Beurk).

En règle générale, je ne fais jamais de relectures (sauf exceptions) : toutes les perceptions changent, comme les émotions, les ressentis, ce que l’on pensait des personnages…

Si dans ce tome, Harry semble être un emmerdeur, contestant tous les ordres ou ce que les autres lui répondent, je trouve qu’en fait, il n’en est rien (moi aussi je sais contester).

Il soupçonne certains de fomenter des trucs pas nets, il sait que Voldemort est puissant, il sait aussi surtout que personne ne l’écoutait lorsqu’il disait qu’il était de retour. Faire l’autruche est tellement plus facile pour tout le monde. Hélas, on ne croit jamais les porteurs de mauvaises nouvelles ou ceux qui voient des dangers arriver.

Moi, j’ai toujours fait confiance à Harry, mais à l’époque où j’avais lu ce nouveau roman, j’aurais dû aussi faire confiance à la sagacité de Dumbledore. Hélas, les événements auxquels j’avais assisté de visu m’avaient fait craindre qu’il n’avait pas mis sa confiance dans de bonnes mains.

Une fois à Poudlard, tout s’enchaîne, sans pour autant filer à la vitesse d’un balai « Éclair de Feu ». Rowling nous décrit la vie à Poudlard, qui à repris et si Ron était enchanté d’avoir plus de temps libre entre les cours pour se la couler douce (on dirait un peu moi), il n’en fut rien, vu la tonne de devoirs que les élèves de 6è auront à rendre.

Dans la saga HP, il y a plusieurs choses appréciables : les tomes montent en puissance, suivant l’âge des lecteurs des premiers jours.

Les personnages ne sont pas figés, ils sont ambivalents, ambigus (certains), ils peuvent, de temps en temps, nous exaspérer, mais ils restent réalistes, notamment en grandissant et en prenant de l’âge. Nous aussi nous changions très vite, à ces âges-là. Les sentiments amoureux commençaient à arriver, avec leur cortège de crétineries, de serments pour la vie et de jalousie quant l’être aimé discutait avec d’autres personnes.

Les références à notre monde sont aussi très bien faite, notamment avec ce ministère qui ne se bouge pas trop le cul, mettant sa tête dans le sable, accusant Harry d’être un fanfaron, un menteur, alors qu’il avait raison (moi, ça me met toujours en rage d’être traitée de menteuse ou accusée à tort).

Puis, comme tous les gouvernements, ensuite, ils viennent vers vous, la bouche en cul de poule, minaudant pour vous demander des services. Va à la merde ! Harry a eu raison de les envoyer chier, avec plus de formes, bien entendu.

Voldemort est un vrai tyran, un dictateur, qui, comme eux, s’entourent, en vrac, de personnes fortes, de celles qui veulent être protégées en appartenant à un groupe « fort ». N’ayant aucun ami, aucune personne de confiance, parce que le tyran est un parano, se créant bien souvent lui-même les ennemis qui le mettront au sol.

Oui, on peut dire ce que l’on veut, mais cette saga est bien faite, réfléchie, intelligente et contrairement à ce que pourraient penser des illuminés qui sont contre la magie, Harry Potter, ce n’est pas des romans où l’on se jette des sorts à la gueule durant 600 pages. Non, c’est plus profond que ça. Mais pour le savoir, il faut les lire.

Si je ne fais jamais de relecture des livres que j’ai adoré (hormis ceux d’Agatha Christie et de Conan Doyle – les exceptions), relire la saga d’Harry Potter, en sachant tout, en connaissant les véritables raisons de certains, est tout de même bénéfique, car maintenant, j’ai une autre vision de ces gens.

Les émotions ne sont plus les mêmes, elles ne sont plus « brutes de décoffrage », puisque « je sais ». Tout comme pour les mystères, qui n’existent plus maintenant.

Ces émotions importantes pour moi sont différentes ou absentes et cela m’a permis de me concentrer sur d’autres détails, sur d’autres choses, de voir le récit autrement, un peu comme quand je relis un Hercule Poirot et que je me souviens de l’identité du coupable : à ce moment-là, on voit les indices laissés pas l’autrice, on comprend où l’on s’est fait berner et la lecture est différente.

C’est la même histoire, mais ce n’est plus tout à fait la même non plus…

Une relecture que j’ai bien fait de refaire. Une LC de plus réussie avec Bianca, qui préfère le tome 6 au 5…

#MoisAnglais2022</a

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°2XX], Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book) et Le pavé de l’été 2022 (Sur mes Brizées).

Maudit sois-tu – Tome 2 – Moreau : Philippe Pelaez et Carlos Puerta

Titre : Maudit sois-tu – Tome 2 – Moreau

Scénariste : Philippe Pelaez
Dessinateur : Carlos Puerta

Édition : Ankama (15/01/2021)

Résumé :
En 1848, l’étrange docteur Moreau invite dans son manoir du Yorkshire quatre hommes et femmes illustres du siècle victorien : Mary Shelley, Charles Darwin, Richard Burton et Emily Brontë.

Son but : leur présenter les résultats de ses extraordinaires expériences. Mais grande est la frustration du docteur lorsqu’il constate que c’est le dégoût et l’horreur qu’il a suscités chez ses hôtes, en particulier chez Mary Shelley, qui semble l’avoir reconnu…

Critique :
Le premier tome, intitulé « Zaroff«  (juin 2020) ne m’avait pas plus emballé que ça, hormis son final, qui me donnait envie de découvrir la suite.

Il avait du rythme, ça pulsait, toutes les révélations se faisaient, les filiations étaient établies et le mobile dévoilé aux victimes.

Ce que je reprochait au premier tome, et qui se renouvelle dans le deuxième, c’est le graphisme !

De loin, les visages ne sont pas vraiment détaillés, les couleurs sont fort sombres, dans des tons gris-vert (sur le port, ensuite, les tons changent).

Bref, entre les dessins et moi, au départ, ce n’était pas une histoire d’amour. Ensuite, les visages ont acquis beaucoup plus de détails et je m’y suis habituée. Au moins, dans celui-ci, les personnages sont parfaitement reconnaissables et certains cases avaient des airs de roman photo tant elles étaient détaillées.

Le docteur Moreau est de retour en Angleterre, déchargeant des grosses caisses et le capitaine du port veut inspecter ce qu’il y a dedans… L’aurait mieux fait de passer son chemin.

Le fantastique est présent dans cette bédé, comme pour le premier tome, mais il s’intègre bien au récit.

Dans le train qui l’emmène chez le docteur Moreau, Mary Shelley croise un certain Charles Darwin. S’ajouteront aux invités du docteur Moreau : Emily Brontë et Richard Francis Burton, sans oublier le fameux comte Zaroff.

Les ambiances sont très gothiques, sombres, lugubres. Les alentours du manoir foutent la trouille, la nuit, surtout qu’il y a des ombres qui rôde.

Fatalement, lorsque le docteur Moreau présentera les horribles chipotages qu’il a fait sur des animaux, les transformant en humains, ce ne sera pas au goût des invités. Même si les créations de Moreau lui font dire que l’évolution n’est pas d’essence divine… C’est l’horreur qui se reflète dans les yeux des invités qui ne cautionne pas du tout ces aberrations.

Le final fait monter l’adrénaline, l’action est présente et lorsqu’on a derrière sois un malade de la chasse et un savant fou, la seule à faire, c’est de courir de façon intelligente.

Un deuxième tome qui éclaire le premier (que je devrais relire), puisqu’il se déroule dans les années 1850 et qu’il éclaire le destin des descendants qui nous avions croisé dans le premier tome (et qui nous étaient contemporains).

Maintenant, on comprend pourquoi l’un des protagoniste voulait se venger des descendants qui avaient causé la perte de son aïeul.

Ok, je rempile pour le troisième et dernier tome afin de découvrir la fin de cette histoire, qui sera en fait le début, puisque tout se déroule à rebours.

C’était une bonne idée de commencer par la période contemporaine avant de revenir en arrière afin d’expliquer le pourquoi du comment. Cela le scénario plus complexe, il faudra relire tout ensuite, mais au moins, cela change des narrations linéaires et garde intact une partie des mystères.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°247] Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Les Aventures de Philip et Francis – Tome 3 – S.O.S. Météo : Nicolas Barral et Pierre Veys

Titre : Les Aventures de Philip et Francis – Tome 3 – S.O.S. Météo

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Dargaud (2014)

Résumé :
Tout le monde le sait : le professeur Mortimer est gentil. Très gentil. Un peu trop, même. Ce qui fait que beaucoup de ses proches en abusent largement. Le capitaine Blake s’impose chez Mortimer avec un sans-gêne assumé.

Nasir, le fidèle serviteur, tient tête à son maître, et ose même évoquer le hideux concept d’augmentation de ses gages. Les commerçants indélicats le traitent avec mépris. Les voyous du quartier le martyrisent et l’humilient depuis des années…

Mais cela a assez duré ! Grâce à une terrible invention scientifique, notre charmant professeur va se transformer en une créature monstrueuse ! Prisonnier de ses instincts criminels incontrôlables, Mortimer va-t-il devenir l’ennemi public numéro un ?

Critique :
Ayant envie de rire un coup, j’ai attrapé le dernier album des Aventures désopilantes de Philip et Francis, pastiche de Blake et Mortimer où les deux personnages sont moins guindés que dans l’original. Quoique…

Le pauvre Francis Blake s’est disputé avec sa maman et il débarque pour dormir la nuit chez son vieil ami Philip Mortimer, qui voit son ami s’imposer chez lui et y foutre le bordel. Et même pire !

Le problème de Mortimer, c’est qu’il n’a pas d’autorité et qu’on lui dirait bien d’aller s’en acheter une paire au magasin du coin, en essayant de ne pas se faire voler les courses par les voyous du quartier.

L’art du pastiche est difficile, il faut faire rire en détournant les codes des personnages appartenant à une série connue, le tout sans en faire trop, en gardant un subtil équilibre avec le burlesque afin d’éviter d’en mettre de trop.

Le premier tome m’avait conquise, le deuxième était moins bon, par contre, le troisième, il est réussi aussi ! J’ai souri et j’ai ri de voir les détournements que les auteurs avaient fait avec les clichés anglais, sans pour autant en faire trop.

C’est bien mis en scène, c’est drôle, amusant et voir Mortimer devenir un méchant autoritaire était jubilatoire. Les autres personnages ne sont pas en reste et c’est tout l’album qui est un plaisir à lire, tant le burlesque était bien utilisé.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°243], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Shi – Cycle 1 – Tome 2 – Le roi démon : José Homs et Zidrou

Titre : Shi – Cycle 1 – Tome 2 – Le roi démon

Scénariste : Zidrou
Dessinateur : José Homs

Édition : Dargaud (2017)

Résumé :
Sept mois se sont écoulés depuis les événements du Crystal Palace. Jay et Kita vivent chacune l’enfer : la première, mariée de force, la seconde, contrainte à se prostituer. Jour après jour, la haine les consume, elles qui maudissent leur destin et cette société qui écrase les femmes et les pauvres.

Mais l’heure de la revanche a sonné. Et celle-ci pourrait bien s’incarner dans des clichés compromettants qui risquent de faire voler en éclats l’empire britannique. Le réveil du démon approche. Qu’il déverse son pouvoir et sa colère sur ce monde d’hypocrisies.

Que vienne le règne du Roi Démon ! Est-ce là l’origine de « Shi », cette organisation terroriste qui, aujourd’hui, venge la veuve et l’orphelin ?

Critique :
Nous avions quitté Jay, fille de bonne famille et Kita, d’origine japonaise, dans les plus mauvaises postures qui soient : la première a été mariée de force à un pasteur et l’autre est forcée de se prostituer dans un bordel pour hommes de la haute société.

Sept mois se sont passés depuis les événements du Cristal Palace (et de l’expo universelle) et durant ces 7 mois, nos deux femmes ont nourri la bête que l’on appelle haine.

Alors que j’étais bien installée dans l’époque victorienne de 1851, voilà que les auteurs me propulsent à nouveau dans l’époque contemporaine, afin de constater les dégâts que firent les bombes qui explosèrent dans un jardin. Instants karma, le directeur de cette société, qui fabrique des mines anti-personnel, s’en prend plein la gueule et le médecin fait bien de lui rentrer dans le lard.

Hop, miracle de la technologie, on repart ensuite dans le Londres de 1851… Il faut lier les deux récits situés à 150 ans l’un de l’autre et c’est ce qui est fait ici.

Comme pour le premier tome, j’ai apprécié les dessins et les couleurs, assez sombres, de ce deuxième album. La ville de Londres est comparée à une demi-mondaine et c’est bien ce qu’elle est.

D’un côté, ceux qui naissent avec une cuillère en argent dans la bouche et de l’autre, les miséreux qui doivent trimer dur et les femmes qui doivent se faire mettre des bites dans le fondement pour gagner quelques sous.

La séparation est plus que visible et les auteurs ne se privent pas de nous montrer l’abîme sans fond séparant les classes sociales. Et pourtant, il se passe des choses pas très nettes et pas très ragoutantes, chez les gens de la haute.

On sent un petit élément fantastique arriver dans le récit, sans que cela m’ait dérangé, avant que n’arrive le plus gros élément fantastique, qui est bien incorporé au récit.

Le destin de nos deux jeunes femmes est tragique, comme fut celui de millions de gens à travers le monde et en Angleterre, mais puisque ce sont elles les protagonistes, leur destin abject nous touche directement.

Sur le final de l’album, nous allons retrouver les scènes de poursuite dans la neige et sur les toits que nous avions découvert dans le premier tome et ainsi, boucler la boucle : nous savons maintenant comment nos jeunes filles s’étaient retrouvées poursuivies par les cognes et les chiens.

Le deuxième album est différent du premier, mais il reste dans la lignée de l’excellence. Si le premier posait les bases de l’histoire, celui-ci les étoffe, fait évoluer nos personnages, nous apprends quelques petits secrets cochons (ah les daguerréotypes dans les bordel) et l’on sait maintenant ce qu’est l’organisation SHI et comment tout cela a commencé.

Vivement la suite !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°242], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

La maison des jeux – 01 – Le serpent : Claire North

Titre : La maison des jeux – 01 – Le serpent

Auteur : Claire North
Édition : Le Bélial’ Une Heure-Lumière (24/03/2022)
Édition Originale : The Gameshouse, book 1: The Serpent (2015)
Traduction : Michel Pagel

Résumé :
VENISE, 1610. Au coeur de la Sérénissime, cité-monde la plus peuplée d’Europe, puissance honnie par le pape Paul V, il est un établissement mystérieux connu sous le nom de Maison des Jeux. Palais accueillant des joueurs de tous horizons, il se divise en deux cercles, Basse et Haute Loge.

Dans le premier, les fortunes se font et se défont autour de tables de jeux divers et parfois improbables.

Rarement, très rarement, certains joueurs aux talents hors normes sont invités à franchir les portes dorées de la Haute Loge.

Les enjeux de ce lieu secret sont tout autre : pouvoir et politique à l’échelle des Etats, souvenirs, dons et capacités, années de vie…

Tout le monde n’est pas digne de concourir dans la Haute Loge. Mais pour Thene, jeune femme bafouée par un mari aigri et falot ayant englouti sa fortune, il n’y a aucune alternative.

D’autant que l’horizon qui s’offre à elle ne connaît pas de limite. Pour peu qu’elle gagne. Et qu’elle n’oublie pas que plus élevés sont les enjeux, plus dangereuses sont les règles…

Critique :
Bien souvent, entre moi et une novella de chez Le Bélial, ça passe ou ça casse. Ici, ça passe tout en cassant la baraque !

Cette novella fantastique a tout d’un Game Of Thrones (en version non sanguine), tant la politique et les manipulations en tout genre sont légions.

Le plus haut poste est à pourvoir, au Tribunal Suprême et les prétendants au trône sont des pions que quatre joueurs vont déplacer au fil du jeu, utilisant d’autres personnes comme des cartes à jouer.

Thene, notre joueuse, est une jeune fille juive, mariée de force à un crétin qui avait des vues sur son argent. Si son mari perd des sommes indécentes au jeu, Thene, elle gagne et c’est pourquoi elle sera choisie pour participer à ce jeu grandeur nature, mis au point par la mystérieuse Maîtresse des Jeux, la maîtresse de la Haute Loge.

Ce jeu, c’est comme un jeu d’échec grandeur nature, une sorte de partie de cartes, un jeu de tarot, sauf que c’est tout ça, sans être ça… C’est le jeu des rois. Le principe est de faire gagner son pion, oups, pardon, sa pièce. Interdiction de tuer l’adversaire.

Thene est une jeune fille intelligente, attachante, même si on saura peu d’elle (comme quoi, il est possible de créer des personnages attachants sans en dire trop).

La novella se suffit aussi à elle-même, avec peu de pages (154), tout est dit : le suspense est maîtrisé, le jeu est abouti, d’une grande stratégie, les personnages clairement identifiables, l’univers est riche, travaillé, ce qui donne un jeu politique des plus subtils où rien n’est jamais vraiment sûr et où les illusions pourraient être présentes. Politique et illusion sont des synonymes.

On est tellement pris dans le récit que l’on arrive à oublier que les pions sont des êtres vivants et que c’est avec leur vie que l’on joue, puisque ceux-ci sont redevables à la Maison des Jeux et qu’ils sont « prisonniers » des tentacules de la maîtresse. Et on peut tenir les gens de mille et une façon.

Et puis tout à coup, paf, l’autrice nous rappelle que ce ne sont pas des numéros, ou des cartes à jouer, mais des êtres humains ! Merci pour cette piqûre de rappel au travers des pensées de Thene.

Bravo aussi d’avoir mis une femme en premier plan, alors qu’à cette époque, la femme n’avait aucun droit et on nous le rappellera quelques fois, notamment au travers du comportement des hommes. Une femme est sous-estimée, ce qui est une grave erreur (mais pas grave, continuez de le penser).

Une novella magistrale, faite de complots, d’alliances, de crochets du pied, de poignard dans le dos, de pardon ou non, de stratégie implacable, de calculs savants, de lâcher prise pour mieux sauter, de retournements de situation, de réflexions poussées… C’est implacable, c’est retors, c’est magistral et on le lit d’une traite afin de savoir ce qui va se passer.

Le petit plus est ce narrateur, qui semble tout observer, être omniscient et qui s’adresse à l’héroïne Thene comme s’il était une sorte de Jiminy Cricket virevoltant autour de sa personne.

Une lecture captivante, une lecture où le fantastique est présent, mais c’est ténu, tout en étant une pièce maîtresse de l’échiquier. Pas de magie à la HP, mais un univers qui est clairement différent et où certaines choses sont possibles, comme de vivre très longtemps.

Une fois de plus, j’ai bien fait de persévérer avec les novellas de cette collection. Ce n’est pas toujours des rencontres marquantes ou appréciées, j’ai eu mon lot de déception littéraire, mais quand ça paie, ça paie bien !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°240] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Harry Dickson – Tome 2 – Le démon de Whitechapel : Richard D. Nolane et Olivier Roman

Titre : Harry Dickson – Tome 2 – Le démon de Whitechapel

Scénariste : Richard D. Nolane
Dessinateur : Olivier Roman

Édition : Soleil (1994)

Résumé :
Londres, années 1920.

L’occulte a désormais son Sherlock Holmes. Il est américain et pour lui, la magie est une science à peu près exacte… Démons ou vampires peuplent ses enquêtes mais déductions et grimoires sont ses armes favorites !

Cette nouvelle édition inaugure la collection « Détectives de Légende ».

Critique :
Puisque j’aime vivre dangereusement, je me suis penchée sur les aventures de Harry Dickson en bédé…

J’avais déjà lu quelques unes de ses aventures, en petit format et bien souvent, les explications finales étaient très vaseuses, vite expédiées, me laissant fort perplexe.

Allait-il en être de même pour la version bédé ou pas ? Telle était la question !

L’ombre d’une créature sur la couverture laissait déjà présager que nous aurions du fantastique à fond les manettes. Bon, ce n’est pas un soucis pour moi, tant que c’est bien amené.

Première bonne impression avec les dessins, qui sont réalistes et détaillés.

Puis, ça dérape avec un ectoplasme sortant de la bouche d’une médium, suite à une expérience malheureuse.

Ensuite, Harry Dickson entre en scène, il habite à Baker Street et sa bonne est madame Hudson… Désolée, je m’insurge, c’est réservé uniquement à Sherlock Holmes et je me fous de savoir que Harry Dickson est le Sherlock Holmes américain. Je me fous aussi que l’on soit dans une époque où les voitures existent. Propriété privée, le 221b !

Bon, avec Harry Dickson, on entre vraiment dans le monde de l’étrange, dans le fantastique pur et dur, et non dans un récit qui sent le fantastique, sans en posséder un seul gramme (comme le chien des Baskerville). Entre nous, j’adore le fantastique, mais avec Dickson, ça ne passe pas.

Tiens, au passage j’ai croisé Blake Mortimer qui se promenait… Et un domestique porte le nom de Jeeves.

En fait, ça ne ressemble à rien… Enfin, si, ça ressemble à un vieux film d’horreur des années 60, avec des insectes énormes pour faire peur et qui ne font jamais peur. On pourrait presque en rire.

D’ailleurs, la manière dont Harry Dickson piège et tue la créature (une mante religieuse), c’est du grand n’importe quoi… Un pentacle, une incantation de Masterton (sans doute l’auteur bien connu) et paf, tuée la bestiole. Plus rapide qu’avec du Baygon Vert.

Anybref, passez votre chemin, c’est un scénario plus que limité, bourré de bons sentiments, bourré de crétineries, de fantastique à l’emporte pièce et ça n’a ni queue, ni tête.

J’apprécie le fantastique, mais ici, il est utilisé n’importe comment, il n’apporte strictement rien au scénario, sauf si le but était de faire une série Z. Alors, c’est réussi !

Bon sang, la version bédé est encore pire que la version des petits romans souples…

Je pense que je vais arrêter les frais ici et rendre les quelques bédés que j’avais prise en emprunt. Sans les lire, sauf si je veux ricaner comme une hyène devant d’autres scénarios encore plus capillotractés et plus cons… Tiens, qui sait, c’est peut-être possible… Ma curiosité est piquée !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°238], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).


La Messagère des Ombres – 01 – Londres : Morgan Rice

Titre : La Messagère des Ombres – 01 – Londres

Auteur : Morgan Rice
Édition : Morgan Rice Books (2021)
Édition Originale : Shadowseer, book 01: London (2021)
Traduction : ??

Résumé :
Londres, 1850, époque victorienne : Kaïa n’aspire qu’à fuir cet horrible orphelinat, découvrir qui étaient ses parents, comprendre pourquoi elle perçoit la présence des fantômes, pourtant invisibles aux yeux d’autrui. Kaïa va connaître la rudesse des rues de Londres, aussi sordides que son ancien orphelinat.

Kaïa subit un revers pire encore : la voici en état d’arrestation. L’Inspecteur Pinsley, 45 ans, remarque une marque étrange sur son bras, peut-être la clé permettant de résoudre une affaire étrange et mystérieuse.

Des cadavres sont retrouvés dans Londres, œuvre d’un tueur en série détraqué ou autre, Pinsley est dubitatif … Les méthodes utilisées sont pour le moins inhabituelles, tout comme la capacité du meurtrier à tromper la mort.

Deux alternatives s’offrent à Kaïa : l’aider à résoudre l’affaire ou finir enfermée à Bedlam, le célèbre asile de fous.

Kaïa et Pinsley, duo insolite voué à une méfiance mutuelle, vont faire équipe et parcourir quartiers mal famés et rues pavées dans le Londres du XIXe siècle, en quête d’indices. Une découverte choquante et terrifiante les attend.

Critique :
« La dark fantasy se drape de mystère avec LA MESSAGÈRE DES OMBRES, un thriller envoûtant et captivant, fourmillant de détails d’époque authentiques, riche en rebondissements et suspense à couper le souffle. Vous tomberez sous le charme de Kaïa, héroïne orpheline qui lutte pour s’en sortir et résoudre des crimes insolubles. »

Voilà ce qui était dit pour promouvoir ce roman auto-édité, puisque son autrice a décidé de se passer des éditeurs traditionnels pour ses romans à destination des jeunes adultes.

Morgan Rice, l’autrice, est super prolifique, d’après ce que j’ai vu en ouvrant ce premier tome d’une nouvelle saga. Tous ses titres y étaient repris, agrémentés de critiques dithyrambiques, le tout avant que ce roman ne commence. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’avais envie de découvrir certaines de ses sagas, vu ce que les critiques en disaient.

Bon, si ses autres romans sont dans la même veine que celui-ci, je pense que je vais les oublier tout de suite et les rayer de ma wish ! Le roman n’est pas épais, à peine 230 pages et durant la moitié du récit, je me suis ennuyée !

Si les lieux visités par l’enquêteur Pinsley et la jeune Kaïa (purée, son prénom ressemble au cri de guerre d’un ninja) étaient intéressants, notamment la visite de l’asile de Bedlam, je ne pourrais pas dire que l’autrice m’a fait rêver avec ses descriptions de la ville de Londres. Il y en a peu. Trop peu.

Ses deux personnages principaux n’incitent pas à la sympathie tant je les ai trouvé fadasses au possible.

Pourtant, il y avait matière à faire de Kaïa (non, un chat ne s’est pas coincé la queue dans la porte) une jeune fille marquante, vu son parcours (orpheline évadée de l’orphelinat). Rien… Nous étions loin d’une héroïne marquante tel que Kya (Là où chantent les écrevisses), de Turtle Alveston (My absolute darling), de Harley McKenna (Mon territoire) ou de Betty Carpenter (Betty).

Idem avec l’enquêteur qui se la joue un peu à la Holmes, sans le panache, sans le charisme et sans son esprit de déduction.

L’écriture m’a semblée simpliste. Attention, pas au point de penser que l’autrice s’adressait à un lectorat peu intelligent (ou fainéant du cerveau). Juste que sa plume m’a semblé insipide, plate, sans pep’s.

Plusieurs fois j’ai été tentée d’arrêter ma lecture, tant je n’y trouvais aucun plaisir. Voulant tout de même connaître la fin de ce premier tome, je me suis accrochée, j’ai sauté des passages et hop, on a droit à un final qui se remue les puces (au moins je n’ai pas tout perdu), à un coupable de mis sous les verrous, mais il reste encore bien des questions ouvertes sur l’étrange don de Kaïa, dont nous aurons les réponses dans les tomes suivants.

M’en fiche, ce sera sans moi. Comme quoi, la pub, c’est utile, c’est ce qui m’a fait choisir ce roman fantastique, mais le produit n’était pas à la hauteur de mes attentes.

Heureusement, aucun arbre ne semble avoir été abattu pour éditer ce roman…

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°232] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Les Chroniques de St Mary’s‭ – ‬04‭ ‬-‭ ‬Une trace dans le temps : Jodi Taylor

Titre : Les chroniques de St Mary’s‭ – ‬04‭ ‬-‭ ‬Une trace dans le temps

Auteur : Jodi Taylor
Édition : HC (2019)
Édition Originale : The Chronicles of St Mary’s, book 04: A Trail Through Time (2014)
Traduction : Cindy Colin Kapen

Résumé :
Dans ce quatrième tome, l’institut va devoir se battre pour survivre.

Max et Leon se sont retrouvés et espèrent bien mener une vie paisible… mais ils n’arrivent même pas jusqu’à l’heure du déjeuner. Du XVIIe siècle à l’Égypte ancienne, de Pompéi à Southwark, ils se lancent sur la ligne du temps, jouant un jeu de cache-cache périlleux. Mais ils finissent par retourner à St Mary où de grands dangers les attendent.

Jodi Taylor transporte le lecteur dans l’Histoire avec toujours autant d’humour, alors que la dernière bataille de St Mary est pratiquement désespérée.

Débordé, en infériorité numérique et avec son bâtiment sur le point de s’écrouler, comment l’institut pourra-t-il survivre ?

Critique :
Si je vous dis « Tourte aux cailles », les cuistots en chef me diront qu’il faut bien doser les équilibres, parleront de la pâte qui doit être légère, du goût de la viande, de la sauce, ou autres conceptions purement culinaire.

Les végans purs et durs hurleront, tandis que les polissons du fond de la classe, les amateurs de contrepèteries, hurleront de rire.

L’humour, c’est ce que j’apprécie aussi dans la saga des Chroniques de St Mary’s.

L’élément fantastique, les voyages dans le temps possible, l’Histoire que l’on découvre sur place, les personnages hauts en couleurs auxquels on s’attache très vite, l’écriture de l’autrice, le suspense, l’action, les aventures… Sont autant d’éléments qui, réunis ensemble avec intelligence, m’ont fait de suite apprécier cette saga.

Nous avions quitté Max (Madeleine Maxwell) lors de la bataille d’Azincourt, en très très mauvaise posture et je me demandais bien ce que ce quatrième allait me réserver. Je n’ai pas été déçue, bien que déstabilisée !

Les voyages temporels qui existent, c’est une chose à laquelle j’adhère totalement, mais l’existence d’univers parallèles dans lesquels existent plusieurs St Mary’s, c’est déstabilisant. Intelligent, peut-être, mais il est temps de maîtriser son histoire pour ne pas en perdre le fil rouge.

Pari gagné, l’autrice a su renouveler ses aventures, tout en gardant ce qui en fait aussi tout le sel : les voyages temporels.

Puisque Max et Leon sont poursuivis par la police du temps (vous n’avez pas envie de les croiser), ils vont souvent faire des sauts temporels, ce qui nous permettra de voyager dans l’Histoire et dans le temps, sans passeport.

C’est toujours intéressant et bien documenté, sans jamais devenir lourd. Hélas, lorsque l’on est poursuivit, on n’a pas vraiment le temps de faire du tourisme temporel et j’ai eu la sensation de n’avoir pas eu assez de mon marché sur la Tamise gelée, du couronnement d’Akhenaton (le pharaon, pas le chanteur) et des derniers instants de Pompéi.

Le personnage de Max est toujours la même, toujours aussi entêtée, ne sachant jamais se taire, bref, c’est une femme avec de la poigne, un cerveau, une langue acérée et c’est ainsi que je l’apprécie. Ses réflexions sont toujours enrobée d’humour ou de cynisme et je pouffe souvent de rire durant ma lecture.

Une fois de plus, on ne s’embête pas dans les aventures de Max et de l’institut St Mary’s, qui, quelque soit son incarnation, reste toujours égal à lui-même.

Si j’avais trouvé que Max avait eu tort de réagir aussi excessivement, suite à ce que Leon avait fait lors de leur voyage à Troie (dans le tome 3), je l’ai mieux compris dans ce quatrième tome et maintenant, je l’accepte. Max a aussi révisé ses jugements.

Ce quatrième tome pourrait donner à penser qu’il n’est qu’un tome de transition, ou que l’autrice allonge son histoire afin de faire plus de romans, pourtant, il ne me semble pas que ce soit le cas. Il a parfaitement sa place dans la lignée des autres, même s’il est différent et que les choix de max et Leon auront une importance capitale pour la suite des romans.

Bien que certains rebondissements ne soient là que pour faire frémir les lecteurs/trices (morts de certains personnages, qui reviennent ensuite dans d’autres incarnations), la série garde tout de même sa ligne directrice et réussi à renouveler son récit avec d’autres univers parallèles et cette fameuse police du temps.

En espérant tout de même que dans les prochains tomes, on reste un peu plus longtemps sur place, durant les missions Historique, que je voyage un peu…

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°227] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Black Butler – Tome 31 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 31

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (15/04/2022)

Résumé :
Afin de mettre un terme aux collectes de sang organisées par son frère et ses alliés, Ciel et ses partisans infiltrent 4 lieux suspects répartis sur le territoire britannique.

Mais alors que May et Ranmao semblent en mauvaise posture, Ciel et Sebastian découvrent un enfant dont la capacité pourrait être un atout décisif.

Critique :
L’arc narratif sur les collectes de sang se poursuit…

Dans le numéro 30, nous avions laissé May et Ranmao en mauvaise posture. Leur mission auprès du baron de Heathfield est terminée.

De leur côté, Ciel et son diable de majordome continuent d’infiltrer la société qui collecte du sang et ils envoient tout le monde en mission.

Ce tome 31, après avoir mis fin à la partie consacrée à nos deux drôles de dames, met à l’honneur le cuisinier Bard et Lau, personnage ambigu que j’apprécie : ils doivent s’infiltrer dans un sanatorium où l’on ne badine pas avec l’hygiène !

On a du rythme, de l’action, les personnages féminins ne sont jamais en reste, même si, avec le mangaka, soit elles sont de gentilles petites filles ou alors, des femmes de combat ! Pas de juste milieu.

On reste dans des scénarios très sombres et l’on comprend pourquoi il est noté que ce manga est pour un public averti. Mon clavier est azerty et moi, je suis avertie depuis le départ.

Les petits travers de la société victorienne sont bien représentés, détaillés, sans que l’on s’appesantisse dessus. Pas besoin d’en rajouter, on comprend très bien ce qui est dit, montré, expliqué, notamment en ce qui concerne les différences de classes et la misère dans Londres.

La série ne flanche pas, même si certains arcs narratifs m’ont moins bien plu dans le passé. Celui avec les collectes de sang est important, puisqu’il dure depuis longtemps, tout en étant attaché à d’autre au paravent.

Oui, il y a aussi une continuité dans les différents tomes, que ce soit au niveau des personnages que l’on recroise, ou au niveau des scénarios qui sont dans le prolongement les uns des autres.

Une série manga que je vais continuer de suivre parce que j’adore ça !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°217] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Le sixième soleil – Tome 1 – Tezcatlipoca : Laurent Moënard et Nicolas Otéro

Titre : Le sixième soleil – Tome 1 – Tezcatlipoca

Scénariste : Laurent Moënard
Dessinateur : Nicolas Otéro

Édition : Glénat – Vécu (2008)

Résumé :
Janvier 1917. Pendant que l’Europe se déchire en boucheries guerrières, le Mexique (🇲🇽) entame sa huitième année de révolution, organismes de défense des paysans, comités de soutien aux grands propriétaires terriens, milices pro ou anti-américaines : toutes les sensibilités s’expriment avec violence dans ce pays troublé.

Et c’est cet instant que choisit justement l’État-Major allemand pour débarquer dans le plus grand secret au Mexique afin de proposer à son président une alliance militaire contre la restitution des territoires annexés par les Américains.

Menés par de bas intérêts humains et politiques, les dirigeants des deux pays vont sans le savoir réveiller la lutte millénaire entre Quetzalcoatl, le dieu serpent à plumes, et son ennemi juré Tezcatlipoca…

Critique :
En 1917, en Europe, la Première Guerre Mondiale fait rage. Au même moment, un sous-marin allemand débarque 4 hommes en toute discrétion, non loin de Vera Cruz, au Mexique.

Les Allemands ne veulent pas que les américains entrent en guerre et ils magouillent en schmet pour que le Mexique se rallie à la cause allemande et attaque les États-Unis si ceux-ci font mine de vouloir s’engager dans la guerre.

La récompense ? Que le Mexique puisse annexer le Texas, le Nouveau Mexique et l’Arizona…

Pas de bol, la première chose qui foire, dans un plan de bataille, c’est le plan de bataille lui-même ! Voilà nos émissaires prisonniers d’un un groupe de révolutionnaires mexicains. Au Mexique, cela fait 8 ans que la révolution dure.

Pour les dessins, je ne deviendrai pas fan de ceux de Nicolas Otéro. Les traits des visages sont anguleux, moches et peu expressifs.

Si le scénario commence avec des faits historiques comme le Télégramme Zimmermann (*) et la révolution Mexicaine, il y a aussi un autre élément important : la mythologie aztèque. Les dieux Quetzalcóatl et Tezcatlipoca sont ennemis depuis toujours et se sont déjà battus.

Hélas, on a l’impression qu’on force le raccord entre les révolutionnaires mexicains, qui ont fait appel à la cavalerie américaine pour prendre en charge les prisonniers (contre des armes et du fric) et l’arrivée de la grande prêtresse qui voit dans un prisonnier allemand la réincarnation de Quetzalcóatl.

Tout est brutal, violent (oui, je sais, ce n’est pas l’époque des Bisounours) et arrive un peu trop précipitamment, alors que nous ne savons que peu de choses sur les différents protagonistes de l’histoire.

La mise en page de certaines cases rend le récit brouillon et confus à certains moments.

En terminant cette bédé, je me demande bien si je vais poursuivre le carnage ou abandonner pour désintérêt de la chose.

(*) Le télégramme Zimmermann est un télégramme diplomatique qui a été envoyé le 16 janvier 1917 par le ministre des Affaires étrangères de l’Empire allemand, Arthur Zimmermann, à l’ambassadeur allemand au Mexique, Heinrich von Eckardt, au plus fort de la Première Guerre mondiale. Il donnait l’instruction à l’ambassadeur de se mettre en contact avec le gouvernement mexicain pour lui proposer une alliance contre les États-Unis. Intercepté et déchiffré par le Royaume-Uni puis rendu public, son contenu a accéléré l’entrée en guerre des États-Unis.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 44 pages), et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°28).

bande dessinée, historique, western, uchronie, espionnage, croyances, religions, guerre civile, mythologie, mexicains, Mexique