Blackwing – 03 – La chute du corbeau : Ed McDonald

Titre : Blackwing – 03 – La chute du corbeau

Auteur : Ed McDonald
Édition : Bragelonne (15/04/2020) / Bragelonne Poche (07/07/2021)
Édition Originale : Crowfall
Traduction : Benjamin Kuntzer

Résumé :
Un cataclysme a frappé le Cordon, l’ultime ligne de défense séparant la civilisation des Rois des profondeurs.

Des pluies rouges accablent sans cesse la terre, de nouvelles monstruosités se nourrissent de terreur dans l’ombre et le pouvoir des Sans-Nom, les dieux qui protègent la république, demeure inutilisable.

Les capitaines des Ailes noires qui les servent sont éliminés un par un, et même les immortels ont fini par apprendre ce que mourir signifiait.

Entretemps, le pouvoir des Rois des profondeurs n’a fait que croître ; ils sont sur le point d’assener le coup final.

Critique :
Oui, je l’ai fait ! Non seulement je me suis replongée dans la fantasy avec plaisir mais en plus, j’ai terminé cette saga (je ne suis pas à jour partout, loin de là !).

Avec cette trilogie, on se situe tout de même dans le haut du panier de la fantasy. Dans le haut du panier de la dark fantasy, je dirais même, un univers que je n’ai pas encore exploré vraiment.

Mon domaine de prédilection serait plus celui de l’humour et des pitreries des héros des sagas de David Eddings ou les guerriers flamboyants des sagas de David Gemmel.

Ici, c’est un tout autre univers qui m’a été présenté, plus sombre. Le plaisir fut au rendez-vous durant mes trois lectures et j’ai particulièrement apprécié ce dernier volume qui clôture la trilogie car l’auteur n’a pas foiré son grand final (comme on l’a déjà vu ailleurs).

Depuis le départ, ses personnages sont travaillés, possèdent de la profondeur, on s’attache à eux, on serre les dents s’ils disparaissent… D’autres feront leur apparition et auront eux aussi leur rôle à jouer, même si le rôle principal reste pour Ryhalt Galharrow, le capitaine des Ailes Noires qui a bien changé dans ce dernier tome.

Les décors post-apo sont très bien décrit et personne n’aura envie d’aller passer ses vacances dans la Désolation, ces grandes étendues de terres qui ont encaissées le déferlement de la Machine (l’équivalent de plusieurs bombes atomiques), détruisant tout sur son passage et faisant muter la nature à tel point que nous avons, entre autre, des herbes qui peuvent vous déchiqueter et vous bouffer et un bestiaire totalement dingue de créatures loufoques (et dangereuses).

Pourtant, Ryhalt Galharrow a vécu dans la Désolation qui l’a transformé. Pourquoi a-t-il fait subir ça à son corps ? Se sera pour les révélations finales mais vous en apprendrez un peu plus au fil du récit, l’auteur n’attendant pas l’ultime page pour tout nous révéler.

Dans ce récit de dark fantasy, Noir c’est Noir, il n’y a plus d’espoir… Les Rois des Profondeurs se réveillent et une fois de plus, le combat sera titanesque pour survivre et déséquilibré. Les Sans-Noms tirent les ficelles et il est bien difficile de savoir qui va trahir (ou pas).

Bourré d’action sans que cela vire à Mission Impossible, de l’adrénaline, des combats, du suspense, des aventures qui ont du pep’s, sans jamais sacrifier le fond sur la forme ou l’action pure au détriment de la profondeur du scénario, Ed McDonald signe-là une belle conclusion à sa trilogie.

Sans verser dans l’excès avec des combats qui dureraient des centaines de pages, sans sacrifier le final en l’expédiant en deux coups de cuillère à pot, l’auteur a réussi l’équilibre entre les deux : ni trop, ni trop peu.

Son monde était cohérent et il a réussi à nous le faire visiter sans que le voyage devienne chiant, sans que les accompagnateurs ne deviennent lourds et bien que l’on ne saura jamais tout, ce dernier tome nous en apprend un peu plus sur les Sans-Noms.

De la Dark Fantasy sombre et violente, sans jamais que la lumière ne manque, porté par des personnages hauts en couleur, sympathiques, qui évolueront au fil de leurs aventures, de leur blessures. Une conclusion de la saga à la hauteur.

Cela fait du bien de revenir à des anciens amours (un peu délaissés) avec une trilogie de cette qualité dont le final reste dans la cohérence des tomes précédents, autrement dit, dans le tout bon.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°285], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°39], Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°64], et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les Annales du Disque-Monde – 01 – La Huitième Couleur : Terry Pratchett

Titre : Les Annales du Disque-Monde – 01 – La Huitième Couleur

Auteur : Terry Pratchett
Édition : L’Atalante (1993) / Pocket Fantasy (2011)
Édition Originale : The Colour of Magic (1983)
Traduction : Patrick Couton

Résumé :
Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue…Oui, c’est le Disque-monde… Les habitants de la cité d’Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu.

Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes.

Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu’au Rebord du Disque.

Car Deuxfleurs était d’une espèce plus redoutable qu’on ne l’imaginait : c’était un touriste…

Critique :
On pourrait résumer ce premier opus (et le monde créé par l’auteur) par un « Mais qu’est-ce que c’est que ce binz ??? » prononcé par le célèbre Jacques-Henry Jacquart parce qu’en effet, c’est déjanté à fond et que ça ressemble à un gros fouillis.

Le problème ne vient pas des personnages, ils sont loufoques, totalement déjantés et plus que haut en couleur, mais du récit qui semble aller un peu partout sans jamais aller au bout et à la fin, on a l’impression qu’on a lu un récit picaresque dont le fil rouge sont les mésaventures qui arrivent à Rincevent obligé de protéger Deuxfleurs.

Ne vous y trompez pas, j’ai aimé ma lecture et je compte bien, maintenant que j’ai enfin mis les pieds dans l’univers du Disque-Monde, de poursuivre ma route, mais ce premier tome est chaotique et j’ai eu bien du mal à comprendre le fin mot de ce que je lisais au départ.

C’était sans compter qu’en plus des aventures picaresques de nos deux zozos, ces derniers n’étaient que les pions d’un jeu de plateau auquel s’affrontent les dieux du Disque-monde…

Une fois que j’eu ingurgité les bases, le récit est allé tout seul, mais malgré tout, les différentes aventures sont fort décousues et l’auteur n’est pas allé au bout de toutes les infos qu’il nous a livré au départ, comme le fait que le grand Vizir agathéen ait mis la tête de Deuxfleurs à prix parce qu’il n’aime pas le tourisme.

La fantasy de cette saga est burlesque, bourrée des éléments qui font l’univers de la fantasy, mais l’auteur les détourne, les mélange avec notre monde et cela donne une histoire assez démente, qui fait sourire très souvent sans pour autant faire éclater de rire.

Le concept de fléau total, de catastrophe générale en la personne du touriste est bien trouvée et Pratchett a réussi à nous le rendre drôle, totalement crétin, prêt à tout pour prendre une photo… Oui, Deuxfleurs est un cataclysme à lui tout seul, mais ne vous fiez pas aux personnages, ils peuvent évoluer ou se révéler moins con qu’ils n’en ont l’air, même si c’est pas hasard…

Ma première incursion dans l’univers de folie créé par Terry Pratchett n’est pas vraiment une réussite du fait que les 4 histoires qui composent ce récit sont un peu décousues et que cela part dans tout les sens, comme si l’auteur avait voulu refourguer un maximum de ses idées dans ce premier tome. J’ai dû m’accrocher au départ et persévérer sinon, j’allais tout abandonner et ce n’était pas mon but.

Pourtant, ce n’est pas non plus une plantage total cette première lecture puisque je suis ressortie de ce roman avec l’envie de retrouver Rincevent et ce monde totalement barjot qu’est celui du Disque-Monde.

Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°32], Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°63] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Hel’Blar – Tome 2 – Le Roi sous le Tumulus : Sergio A. Sierra et Alex Sierra

Titre : Hel’Blar – Tome 2 – Le Roi sous le Tumulus

Scénariste : Sergio A. Sierra
Dessinateur : Alex Sierra

Édition : Sandawe (07/11/2018)

Résumé :
Suite et fin des « Chasseurs de Draugar ». La traque se poursuit ! Car, même si l’ennemi a révélé son vrai visage, les incertitudes demeurent. Il est, en effet, des rancœurs et des haines que la mort, elle-même, ne peut consumer…

Harek récupèrera-t-il ses enfants et ses neveux ? Leif se révèlera-t-il assez fort pour surmonter l’horreur de l’avenir dévoilé par la vision d’Odin ?

Critique :
La chasse aux Draugars est officiellement ouverte et réservée aux types badass, couillus et qui n’ont pas peur de se retrouver au banquet d’Odin, nom de Thor !

Cet album pulse, j’aurais dû l’écouter avec une bande-son d’Iron Maiden, ça aurait rendu ma lecture encore plus punchy.

Le scénario nous offre un petit retour en arrière afin que nous comprenions les tenants et aboutissants de cette course-poursuite.

Assez vite nous apprendrons pourquoi les Draugars ont attaqué spécialement le village d’Harek et enlevé ses enfants et neveux.

L’identité du Draug, celui qui mène le jeu sera dévoilée aussi, sans que cela entache le récit puisque tout n’est pas encore dit et que jusqu’au bout, nous aurons droit à des bribes de ce qu’il s’est passé au moment X.

Les graphismes sont excellents, les couleurs vives ou froides, selon l’endroit, l’action, mais toujours justes comme il le faut.

Les personnages sont assez nombreux, on pourrait en confondre certains, si l’on n’est pas assez attentif, mais les albums possèdent un cahier graphique à la fin avec les détails de leur personnalité résumé et de très jolies esquisses.

Pas de temps morts, ça pulse bien, les combats sont superbes à regarder et j’ai frissonné devant ces espèces de zombies qu’il fallait décapiter pour survivre (je vous informe pour si jamais vous tombiez un jour sur ces sales bêtes). On dit quoi ? On dit « merci Belette » !

Moi qui m’attendais à lire une saga bourrée de testostérones, de mecs baraqués, prêts à se battre, à foncer dans le tas hache ou épée en avant… Bon, d’accord, on a de ça, mais pas que !

Il y a tout de même de la profondeur dans les personnages, ils évoluent, changent, selon les évènements ou les combats. Ce qu’ils ont vécu, vu, vont les marquer à jamais et les ont déjà marqué.

Le scénario est basique, certes, mais la soupe servie n’a pas le même goût que toutes les autres bues avant : elle est épicée, colorée et ce fut un plaisir de la boire car les auteurs, bien que prenant des ingrédients archi connus, ont réussi à sublimer le plat en y ajoutant les ingrédients du fantastique et de la fantasy.

Éditée grâce à la participation d’internautes, cette saga n’a sans doute pas eu l’éclairage qu’elle aurait méritée car il y a du potentiel. Si l’aventure se termine avec ce tome, la porte n’est tout de fois pas totalement fermée pour une suite.

Une série que j’ai lue comme ça, pour passer le temps, parce que les couvertures étaient chouettes et qui se révèle bien plus intéressante que je ne l’aurais pensé au départ car ce n’est pas que des vikings testostéronés se battant comme des brutes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°249], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 46 pages et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Héroïc’ Pizza – Tome 1 – Pepperoni power : Augustin

Titre : Héroïc’ Pizza – Tome 1 – Pepperoni power

Scénariste : Augustin
Dessinateur : Augustin

Édition : Soleil (06/08/2006)

Résumé :
Difficile de manger équilibré entre deux tournois, ou de se sustenter au cours d’une bataille.

Que faire quand la faim vous tiraille, mais qu’un duel avec un dragon vous attend ? Commandez une pizza ! La restauration rapide débarque dans l’héroïc fantasy !

Albert Colin, jeune recrue chez Héroïc Pizza met un point d’honneur à livrer sa marchandise, tout en évitant de se faire massacrer par la concurrence ou boulotter par ses clients, ce qui n’est pas chose facile dans un monde peuplé de brutes sanguinaires et de princesses psychopathes !

Critique :
Cette bédé loufoque mais hyper drôle, je l’avais découverte dans le mensuel « Lanfeust Mag » (rendez-le nous, nom de Zeus !!!). Je ne compte plus les découvertes génialissimes que j’ai faite dans ce super mensuel qui ne paraît plus maintenant.

Les dessins d’Augustin sont spéciaux mais je les ai toujours bien aimé, m’amusant à chercher les petits détails dans les cases, notamment les petits champignons, autres bestioles bizarres ou pour lire les inscriptions sur les panneaux (toujours drôles).

Augustin, c’est aussi celui qui nous avait offert la plus sexy canon prof d’histoire/géo de la bédé, Paméla Hérodote, souvent peu vêtue mais je pense que maintenant, ça ferait hurler les ultras féministes de tout poils qui hurleraient à la mauvaise image de la femme (oui mais avec elle, au moins, j’apprenais bien, même si j’aurais préféré un mec bien roulé).

Héroïc’ Pizza, ce sont les aventures un peu folles et très drôles de Albert Colin, livreur de pizza de son métier dans un Moyen-âge (ah, on vient d’intéresser Lydia) version heroïc fantasy, donc avec des dragons, des belles au bois dormant, des trolls, des mages, des fées et autres trucs habituels.

C’est tout un univers de folie qu’Augustin a créé dans son monde, très décalé, drôle, sale aussi (on marche dans la boue, on se reproduit avec sa cousine), les stéréotypes sont utilisés mais pour faire rire et non stigmatiser.

On rit, on glousse, on se marre, certes, mais quand on y repense ensuite, on se rend bien compte que l’auteur utilise l’humour pour dénoncer les cadences infernales, les contrats de travail, l’esclavage, les parents qui ont un plan d’avenir tout tracé pour vous, les formations dans les entreprise où l’on efface votre personnalité, les sous-traitance dans des pays en voie de développement, le capitalisme, le business à tout prix…

C’est l’univers impitoyable du Travail, l’exploitation de l’Homme par l’Homme ! Quand on relit cette bédé après avoir vu un reportage sur la fabrication des frites dans son pays, le rire a tendance à se coincer dans la gorge car ce qu’on a vu à la télé, ce n’était pas aussi marrant que dans la bédé…

Dans ce premier tome, on va découvrir comment Albert Colin est devenu livreur de pizza et suivre sa formation, voir tous les jobs proposés par l’entreprise Heroïc’ Pizza (appelez l’inspection du travail, viiiite !) et aller livrer avec lui ses pizzas, tomber dans des pièges, affronter des dragons,… On ne s’embête pas ! Heureusement, tel un Vil Coyote, Albert Colin survit à tout.

Le ton est caustique, sarcastique et moi j’adore ! Cela faisait des années que je n’avais plus relu mes Héroïc’Pizza à cause de trop de bédés dans mes biblios…

Heureusement, comme un rangement s’imposait, je les ai retrouvées dans une étagère, coincées entre d’autres et au lieu de ranger, je me suis assise et j’ai lu cette bédé en me bidonnant. Ça faisait trop longtemps.

À déguster toute chaude sortie du four, sur pierre et non congelée !

Le nouveau Blogustin d’Augustin

La célèbre Pamela Hérodote qui officie encore sur le Blog d’Augustin

Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 44 pages et le Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) – Une bd autour de la magie.

Nains – Tome 20 – Svara du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare

Titre : Nains – Tome 20 – Svara du bouclier

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Nicolas Demare

Édition : Soleil (24/03/2021)

Résumé :
Fille d’un général devenu infirme, épouse d’un guerrier mort sur le champ de bataille, mère de deux fils emportés au combat et d’un troisième disparu, Svara est une femme du Bouclier.

Son coeur de mère lui hurle que son marmouse est en vie, perdu dans les plaines glacées.

Déchirée entre chagrin et espoir, elle réunira autour d’elle un ancien cognar et deux déserteurs pour partir à sa recherche.

Critique :
Il faut sauver le soldat Ryan ! Enfin, non, il faut sauver le poilu Abraz !

Lorsqu’on appartient à l’ordre du Bouclier, faut savoir tenir le rang et ne jamais le rompre.

Si vous mourez sur le champ de bataille, on rapatriera votre corps (s’il reste quelque chose) ou pas…

Svara appartient à une famille du Bouclier et elle a vu tous les hommes mourir : son mari et maintenant deux de ses fils, le 3è n’ayant pas été trouvé, mais les soldats disent qu’il est sans doute mort.

Le coeur de la mère n’en croit pas un mot et elle part à sa recherche, embauchant au passage un ancien du Bouclier, devenu moine et deux guerriers : un déserteur et un autre qui est une tête brûlée qui n’obéit pas, qui n’écoute pas et qui n’en fait qu’à sa tête…

Ce que j’aime dans les albums Nains, c’est la manière dont sont mise en valeur les femmes. Comme nous, elles ont peu de droits, ou alors celui de pondre des marmouses et de s’en occuper (ainsi que de leurs maris) mais bien souvent, ce sont des rebelles, des femmes qui ont de la poigne et quand elles prennent le taureau par les cornes, par les burnes d’Ijad, ça envoie du lourd !

Les scénaristes ne nous laissent jamais croupir trop longtemps dans nos cuisines et font des Naines des femmes sans peur qui osent se dresser avec le poing levé (ou une arme à la main). Sans les femmes, la civilisation des Nains irait droit dans le mur.

— Je suis Niss du Bouclier. Mon rôle est de veiller sur mon foyer, et de me tenir droite dans les tourmentes présentes et à venir. Je suis celle qui réconforte, celle qui attend, celle qui donne la vie, celle qui souffre en silence. Je suis toutes ces mères qui ont vu leurs fils partir pour ne jamais revenir. Je suis toutes ces naines qui sont le véritable ciment de notre civilisation.

On pourrait croire que vu l’équipe de bras cassé qu’elle emmène avec elle, Svara, qui est elle-même une future grand-mère, va droit dans le mur : l’ancien cognard du Bouclier est âgé, le déserteur a planté ses copains en plein milieu d’une bataille et l’autre, dernier rejeton d’une grande famille, est insubordonné et cherche misère au déserteur.

Le talent du dessinateur est de nous montrer de beaux paysages, de nous faire entrer dans le monde des Nains, de dessiner les protagonistes, les monstres, des scènes de batailles qui semblent vivantes, des corps sans vie ensuite. Mission plus qu’accomplie.

Au scénariste, il incombe de nous pondre une histoire qui peut être classique, mais en nous la racontant autrement, pour nous subjuguer, pour nous faire vibrer durant la quête de nos héros et de nous donner envie de les suivre, même s’ils sont bougons, bagarreurs, chieurs, râleurs…

Son talent est aussi de dresser des portraits de personnages qui peuvent nous étonner en fil des pages, qui peuvent évoluer ou bien cacher leur jeu. À ce niveau-là, j’en ai eu pour mon argent !

Une fois de plus, la saga des Nains nous propose un album qui tient la route, qui, bien que racontant une histoire classique d’une mère qui se lance à la recherche de son fils dans un monde des plus hostiles, nous la raconte d’une autre manière et parvient sans mal à subjuguer le lecteur avec un récit humaniste.

Un album que j’ai refermé avec le coeur brisé, mais heureux d’avoir vibré pour une si belle aventure avec ce quatuor qui au départ, n’avait rien d’exceptionnel.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°230], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 54 pages et le Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) – SFFF N°9.

Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn : Sylvain Cordurié et Jean-Charles Poupard

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Jean-Charles Poupard

Édition : Soleil (20/04/2016)

Résumé :
Depuis sa fondation, la cité d’Anderion est sous la protection des prêtres du Dragon Rouge.

À la pleine lune, ils récitent les versets sacrés issus de leur antique grimoire et empêchent le réveil des dragons. Quand ces derniers sont retrouvés morts et leur grimoire détruit, Noriav de l’Ordre des Mages, sollicite l’aide d’Aronn, jeune Maître Inquisiteur.

Grâce à son pouvoir, Aronn peut extraire Eliezer le Fou de sa prison du Gottland et le ramener à Anderion. Eliezer, qui a autrefois écrit le grimoire, est le seul capable de sauver la ville de la rage des dragons. Mais les assassins rôdent toujours.

Critique :
On a beau aimer une série, lorsqu’on a trop de choses à lire, on a tendance à oublier ce qu’on a commencé et pas achevé, comme ce fut le cas avec les Maîtres Inquisiteurs.

Dans la cité marchande d’Anderion, qui se trouve à l’est de l’Ardaigne (situez-là sur la carte vous-même) ont eu lieu des crimes horribles et sordides : tous les prêtres de l’ordre du Dragon Rouge ont été assassinés, décapités et un grimoire brûlé.

Les mécréants diront qu’on s’en fiche des prêtres… Oui mais non, pas ici ! Ce sont eux qui doivent réciter les versets sacrés qui gardent les terribles dragons rouges endormis et quand les bêbêtes font dodo, la cité évite de se transformer en Pompéi de la fantasy.

Pour enquêter et réussir à sauver la vie, Noriav de l’Ordre des Mages, sollicite l’aide d’Aronn, jeune Maître Inquisiteur qui possède un pouvoir vachement intéressant qui leur permettra de sauver la vie avec l’aide d’un condamné qui connait les versets par coeur.

Eliezer, le condamné régicide a un faux air de Sean Connery dans le film « Rock ». Ayant été condamné, il a le droit de fermer sa gueule, de ne rien dire et de faire ce pour quoi on l’a amené à Anderion : réciter les versets qui garderont les dragons au dodo.

Oui, mais… Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, Sylvain Cordurié ne serait pas un scénariste de talent exerçant dans une série talentueuse mais tout simplement scénariste des aventures des Mon Petit Poney, là où tout est happy end et point barre.

Si le scénario est intelligent, les dessins sont très agréables à regarder, à admirer et les couleurs tout pareil. Lorsque les dessins sont merdiques, ça donne moins envie de tourner les pages, ce qui n’est pas le cas ici.

Cet album est une fois de plus une réussite, tant par ses personnages énigmatiques, aux pouvoirs importants, que par la trame de l’histoire qui, bien que conventionnelle, est contée d’une manière qui nous happe directement et il est extrêmement difficile de lâcher l’album avant le fin mot de tout.

Une enquête, de l’aventure, de l’action, des pistes que l’on remonte, des techniques d’interrogatoire propres aux Maîtres Inquisiteurs et à leur acolyte – un Elfe, dans ce duo – et bien entendu, des sombres complots, des manipulations, une conspiration que l’on sent grandir dans les coulisses et un brin d’humour dans les répliques, sans pour autant que les dialogues tournent à la farce.

D’ailleurs, les dialogues sont travaillés et affirment quelques vérités.

Comme dans notre Monde, la Justice, c’est comme la Sainte-Vierge, si on ne la voit pas apparaître de temps en temps, le doute s’installe (Audiard) et croyez-moi, ce n’est pas dans ces pages que vous trouverez la Justice car comme chez nous, les innocents sont fustigés et condamnés tandis que les coupables dansent en ricanant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°226] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 56 pages.

Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres : Christophe Arleston et Dimat

Titre : Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Dimat

Édition : Soleil (27/01/2021)

Résumé :
Les origines des elfes sur les terres d’Arran enfin dévoilées ! Des elfes premiers au mystère du grand schisme, l’histoire elfique est mise en lumière par le plus torturé des elfes noirs.

Gaw’yn est en quête de la dague de saphir dont il espère qu’elle l’aidera à se débarrasser de sa part d’ombre. Accompagné de deux jeunes elfes noires, il recherche à travers les glaces du grand nord la mythique cité de Skögsta.

Mais au détour d’un étrange campement saisonnier, son chemin croise celui d’un prédateur millénaire détenteur d’un secret qui touche à la nature même des elfes…

Critique :
Gaw’yn est depuis le début un de mes Elfes préférés et le suivre dans de nouvelles aventures est toujours un moment fort attendu, et redouté.

Il reste toujours la crainte que le tome ne soit pas à la hauteur, qu’il me déçoive, qu’Arleston tourne en rond dans son histoire.

Pas de panique avec le tome 30, on fait un bond en avant sur l’Histoire, la Genèse du peuple Elfe, le tout sur un rythme assez élevé où les temps morts sont rares et quand il y en a, ils sont toujours instructifs.

Nos Elfes Noirs sont des assassins professionnels, pourtant, ils sont tombés sur un dur-à-tuer et durant tout l’album, on n’est jamais sûr de qui est le berneur ou le berné et si notre Elfe à la couleur halée est un habile stratège ou un Elfe qui va obéir sans sourciller à nos assassins.

Les couleurs sont une fois de plus magnifiques, les dessins aussi, même si je trouve que Gaw’yn a changé depuis qu’il n’est plus dessiné par Ma Yi dont j’appréciais le coup de crayon.

Ce nouveau tome ouvre une autre porte, celle des origines des Elfes et je gage que le nouveau souffle va provenir de là, ainsi que des nouvelles terres d’Arran puisque la guerre des goules est terminée. Il y a matière à aller s’encanailler dans de nouveaux scénarios riches de péripéties et de secrets divulgués.

En attendant, Gaw’yn et ses deux collègues meurtrières ont une mission à accomplir, pour leur survie, une quête à faire, un contrat à honorer et ils leur faut éviter de sombrer du côté obscur de la Force, eux qui en viennent déjà et qui savent tout des différents formes que le Mal peut revêtir.

Vont-ils y arriver ? Je ne vous dirai rien (maintenant, si vous me payez, je vous raconterai tout, même ce que je ne sais pas)…

Sachez juste que ce tome est de très bonne facture, même si conventionnel dans le fond (mais quel scénario ne l’est pas ?), la surprise venant de la manière dont le conventionnel est narré, mis en scène et quels personnages intéressants évoluent dans le monde créé par le scénariste.

Et ici, tout est réuni pour que le conventionnel sorte de l’ordinaire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°188] , le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°14]. et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B).

Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan : Jean-Luc Istin et Sébastien Grenier

Titre : Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Sébastien Grenier

Édition : Soleil (27/01/2020)

Résumé :
Antarya traverse une crise des plus graves depuis que la reine Nawell a perdu la raison. Lors d’une trahison de haut vol, elle fait exécuter ses soldats. L’orc Kronan, capitaine de sa garde en réchappe.

Pour lui, celle qui dit se nommer Nawell est une usurpatrice et il compte bien le prouver mais aussi se venger.

Et quand Kronan se venge, il trace toujours un sillon de sang sur son chemin.

Critique :
Quand Kronan fâché, lui toujours faire ainsi !

Non, non, il ne vous crachera pas dessus (quoique) tel un lama sur le capitaine Haddock, mais il laissera un sillon de sang sur son chemin à tel point que vous n’aurez pas besoin de GPS pour le suivre !

N’allez pas pour autant considérer que Kronan est un barbare ! Non, cet Orc est capitaine des gardes de la reine d’Antarya et si les hommes acceptent d’être conduit par un Orc, c’est qu’il a des vertus.

Mais quand la reine semble péter une durite et massacrer tout le monde, Kronan a les crocs et le crucifier n’est pas la bonne action à avoir si on veut en être débarrassé ! Kronan est un guerrier et un Orc n’a pas peur de souffrir, ni même de la mort.

Quelle bonne idée j’ai eue d’aller faire un tour à la librairie, moi ! Cherchant tout autre chose, je suis tombée en arrêt fixe sur la superbe couverture et j’ai embarqué Kronan en même temps qu’un Elfe et Buffalo Bill.

Les amateurs des romans de Robert E. Howard retrouveront sans doute ce qui faisait l’identité des romans originaux, tandis que moi, n’ayant jamais lu les romans ou vu les adaptations cinématographique avec Schwartzy, j’étais vierge de tout et j’en ai bougrement profiter pour me gorger de cette histoire de vengeance et de quête de la vérité.

On peut dire ce qu’on veut, mais les scénaristes de la saga Orcs & Gobelins ont réussi à rendre les culs verts sympathiques, malgré leur violence et Kronan fera partie de mes chouchous car j’ai aimé sa vaillance, ses stratégies, sa fidélité aussi.

Les dessins sont un régal pour les yeux, avec de la finesse, le sens des détails et j’aurais aimé feuilleter l’édition Noir & blanc, mais ce sera pour une autre fois.

Le scénario a aussi tout du conventionnel : une reine qui devient sanguinaire, un prince consort et qu’on devrait laisser à l’intérieur, la soif de pouvoir, de sang, l’emprise d’un démon, des mages, des nécromanciens et un Orc qui rêve de vengeance, de la baston, des pillages, de l’action et du rythme.

Mais, une fois de plus, c’est la manière de raconter l’histoire qui est importante, les dialogues, la profondeur des personnages, leur manière d’interagir et ici, malgré les ingrédients habituels, le plat servi était un trois services, plus dessert : copieux et délicieux.

Conan le Barbare est peut-être devenu Connard le Barbant, sorte de Musclor atrophié du cerveau, entouré de belles nymphes tout aussi sans cervelle (sous la plume de Lyon De Sprague de Camp) mais Kronan l’Orc n’est pas comme lui : il a un cerveau et il sait s’en servir !

Une fois de plus, un excellent tome d’Orc & Gobelins !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°185] et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°11].

Elfes – Tome 29 – Lea’saa l’elfe rouge : Jean-Luc Istin et Giovanni Lorusso

Titre : Elfes – Tome 29 – Lea’saa l’elfe rouge

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Giovanni Lorusso

Édition : Soleil (09/12/2020)

Résumé :
Par-delà les Terres d’Arran, s’étend un vaste continent, peuplé d’animaux sauvages et de peuples inconnus, des terres aussi dangereuses que fascinantes, ce sont les Terres d’Ogon.

Des elfes Rouges il ne reste plus que Lea’saa, Feda’saa et leurs deux jumeaux.

Mais le mage Belthoran leur raconte une légende kulu des Terres d’Ogon. Celle-ci évoque leurs dieux les Zul Kassaï.

Or, Zul Kassaï signifie : Immortel à la peau rouge. Lea’saa part pour les terres d’Ogon dans l’espoir que cette légende permettra aux elfes rouges de connaître une nouvelle dynastie.

Critique :
En voyant la couverture de l’album sut le Net, il m’avait semblé reconnaître la belle petite gueule d’amour de Turuk, le semi-orc qui avait ouvert la nouvelle saga « Orcs et gobelins » et bingo, c’est bien mon cul vert sexy en diable !

Ben quoi, les goûts et les couleurs, hein, ça ne se discute pas !

À propos de couleurs, les Elfes Lea’saa et Feda’saa sont Rouges à l’origine, mais sont devenus Noirs ensuite et on subit l’entraînement de tueurs à la citadelle de Slurce…

Bref, ne leur cherchez pas des poux et évitez de vous trouver sur leur chemin quand ils manient l’épée ou le poignard. Pas de bol pour leur race, ils en sont les derniers représentants, avec leurs jumeaux… Pas super super pour se multiplier.

Depuis longtemps, les Elfes Rouges ont été éradiqué des Terres d’Arran et pour retrouver des autres de sa race, Lea’saa va mener l’enquête avec Turuk, le guerrier semi-orc dans les Terres d’Ogon, à l’est de leurs terres.

Voilà que les auteurs nous la joue voyage en terres inconnues. Des terres qui ne fonctionnent pas comme celles d’Aran, où la magie n’a pas court, où les dragons ne peuvent voler et qui, à première vue, ressemble aux terres d’Afrique avec sa savane et ses animaux sauvages.

De l’action, des combats, du suspense, la découverte d’un nouveau monde avec, pour guide, non pas un Livingstone, mais une jeune fille qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui n’hésite pas à titiller notre semi-Orc sur son odeur corporelle forte (faut oser, moi, j’oserais pas).

Le tout est dessiné avec maestria par Giovanni Lorusso et mis en couleurs par Nanjan, qu’on ne présente plus et qui, une fois de plus, nous offre des couleurs lumineuses qui donnent un coup de boost à notre peau pâle de l’hiver.

La savane est remplie de pièges, de chausse-trappes, de peuplades autochtones pas des plus accueillantes et va falloir faire gaffe à ses miches si on veut arriver au bout de sa quête.

Cet album se termine sur un cliffhanger et faudra attendre janvier 2021 pour poursuivre cette excellente aventure qui explore un peu plus ce monde imaginaire pour mon plus grand plaisir car les auteurs de cette saga ne stagnent pas mais innovent leurs scénarios et on avance.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°153].

Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces : Christophe Arleston et Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil (09/12/2020)

Résumé :
Alors que le féroce Surkun’hr s’empare de la galaxie, sur Glèbe, Granite est le dernier espoir de la Fédération. Dans la mystérieuse Grotte des Faces, elle pourrait récupérer son pouvoir et contrer la grande attaque qui s’annonce.

Guidée par un étrange chaperon aux identités multiples, elle s’enfonce dans les tunnels qui parsèment la montagne, alors que Narvath et Danaëlle peinent à la rejoindre.

Critique :
Si je me plaignais d’un tome 16 qui tournait en rond comme une grosse partie de ce nouveau cycle, je ne pourrai pas me plaindre du rythme effréné de ce tome qui clôt ce cycle, ni de son feu d’artifice final.

Oserai-je dire que cela va trop vite ? Ok, je sors…

Mes appréhensions sont vite tombées avec ce tome qui met le turbo et je dois dire que j’ai même été surprise de le voir terminer le cycle avec le retour de Surkun’hr, le bouffeur de galaxie, celui que Narvath avait réussi à contrer dans le premier cycle.

Même Calista ne fait pas de conneries, ni sa diva et ne fout pas tout en l’air, ce qui est assez rare que pour être souligné. Mieux, elle fera preuve de courage et osera avoir le bon geste.

Les dessins d’Adrien Floch sont égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire très bien, les couleurs sont vives et les cases ne manquent pas de dynamisme.

Le rythme de l’album est vif, alternant les passages entre Granite qui arrive à la fameuse grotte des faces, aidée par son guide et de l’autre, Narvath et Danaëlle qui eux, ont bien du mal à y arriver.

Une fois de plus, c’est tous ensemble qu’ils parviendront à réussir la mission de sauver l’univers, parce que, c’est bien connu : l’union fait la force.

Ce second cycle est en-deçà du premier qui recelaient des tas de surprises et des albums avec du rythme et de l’action, tandis que ce second cycle est plus poussif, plus « je tourne en rond » et si certains tomes auraient pu être plus court, celui qui clôt la résurrection de Surkun’hr aurait pu avoir plus de pages afin de rendre le combat final plus long, plus étoffé, bref, faire durer le suspense (jamais contente !).

Mais au moins, on termine sur une bonne note et je suis soulagée de ne pas avoir tourné en rond une fois de plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°152].