Sherlock – Tome 2 – Le banquier aveugle : Jay, Mark Gattis & Steven Moffat [MANGA]

Titre : Sherlock – Tome 2 – Le banquier aveugle

Dessinateur : JAY
Scénaristes : Mark Gattis & Steven Moffat

Édition : Kurokawa

Résumé :
Sur le mur d’une salle de banque est découvert un étrange symbole peint en pleine nuit. Sherlock devine rapidement que ce message a été inscrit à l’intention d’un des employés nommé Van Coon.

Mais celui-ci est retrouvé mort dans son appartement… Cryptogrammes et meurtres en série sont au programme de ce deuxième épisode de l’adaptation de la célèbre série TV Sherlock !

Critique :
Mon amour et ma passion pour Sherlock Holmes ne faiblissant pas (après autant d’années…), je me suis ruée sur le tome 2 qui met fidèlement en scène le Sherlock de la série BBC.

Le graphisme et le scénario est fidèle au deuxième épisode de la saison 1 de Sherlock et on pourrait se dire « Mais pourquoi l’acheter en manga puisque c’est le même que l’épisode ? ».

Je vous répondrai par deux choses : la première est que chez moi, la collectionnite aiguë ne se soigne plus, et que, deuxièmement, relire l’épisode permet de mieux l’appréhender puisque l’on va à son rythme.

De plus, je me le suis remise en mémoire et je dois dire que ça ne me fait pas de tort car cet épisode était assez rapide et on n’a pas toujours le temps de prendre du recul face aux différentes informations qui sont bombardées à un rythme effréné.

Maintenant, ne nous leurrons pas, ceci est  un peu produit commercial surfant sans aucun doute sur la vague du succès de la série Sherlock ! Et moi, comme toute bonne holmésienne qui se respecte et qui est un peu zinzin sur les bords, je me suis ruée dessus et je me ruerai sur les autres.

Faut dire aussi qu’ils nous ont soigné la chose avec ce manga édité dans un plus grand format que ses collègues, avec une belle couverture soignée qui donne envie d’acheter le manga.

Une lecture qui m’a rafraichit l’esprit, qui m’a remis cette enquête en tête, et que compte bien continuer la série parce que vous le savez, chez moi, ça ne se soigne plus.

Quant à vous, faites ce que vous voulez : soit vous appréciez la série et vous voulez la découvrir sous une autre forme, soit vous ne la connaissez pas encore et les mangas sont une belle occasion pour vous de vous laisser succomber à la tentation.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

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Perfect Crime – Tomes 1 – 2 : Yuuya Kanzaki & Arata Miyatsuki

Titre : Perfect Crime – Tomes 1 & 2

Scénariste : Arata Miyatsuki
Dessinateur : Yuuya Kanzaki

Édition : Delcourt (18/01/2017)

Résumé :
Comment prouver la culpabilité d’un meurtrier capable du crime parfait ? Place à un thriller psychologique particulièrement haletant.

Un homme, Tadashi Usobuki, est repéré à plusieurs reprises sur le lieu de crimes étranges. Toutefois, personne n’arrive à prouver sa culpabilité. Tout le monde l’appelle depuis « l’homme aux crimes parfaits ». Haine… Jalousie… Désir… et amour.

Usobuki est capable de répondre à toutes les demandes de meurtre de ses clients. Et méfiez-vous, il ne rôde jamais très loin de vous…

Critique :
Ça vous dit un manga cynique, avec un personnage qu’on a pas envie d’apprécier ?

Tadashi Usobuki est un tueur aux méthodes peu orthodoxes, pourtant, pour l’inculper de meurtre, faudra se lever tôt le matin !

Non, il ne vous plante pas un couteau entre les omoplates, il ne vous tire pas une balle dans la tête, il plante juste la sale graine du doute ou de la honte dans votre esprit.

Le reste, vous le faites vous-même… Do it yourself !

Tadashi Usobuki ne se salit donc pas les mains, il ne laisse donc aucun indices ! Même Sherlock Holmes y perdrait son latin.

Avec des mots, il peut vous pousser au suicide,  à l’accident ou à tuer quelqu’un. Perfide, assurément, il l’est ! D’ailleurs, ils trouvent les humains irrécupérables et les seuls qui trouvent grâce à ses yeux, se sont les chats.

Chaque « meurtre / décès suspect / suicide » correspond à un chapitre, comme autant de petites histoires. Chaque chapitre correspond à un contrat.

Et si, de prime abord, le contrat ou l’affaire paraît simple et limpide, ce n’est souvent pas le cas une fois que le récit se déroule. Non, c’est bien plus profond que la partie de l’iceberg que l’on nous montre. Le tout ayant un petit côté moralisateur.

Au final, ces petites histoire sont toutes plus glaçantes les unes que les autres, et certaines sont, assurément, le summum de la perfidie et du cynisme.

Le plus perfide dans ses pages, c’est que Tadashi Usobuki n’en fait qu’à sa tête… Vous lui demandez de tuer Machin Brol qui est un salopard ou une salope, mais méfiez-vous qu’ensuite il ne vienne rôder dans les parages et bardaf, vous pourriez être le prochain.

Le tome 2 continue dans la même veine que le tome 1, avec un niveau de perfidie encore plus sadique, je trouve. On sent bien que Tadashi Usobuki joue avec ses victimes et ses commanditaires et là aussi, aucune affaire ne paraît simple une fois que l’on arrive au bout.

Si je reproche toujours au mangaka les visages en pointes et souvent des mêmes traits pour les personnages, je ne me plaindrai pas des dessins de celui-ci car non seulement notre tueur est bien esquissé, mais en plus, les personnages secondaires sont bien distincts les uns des autres.

C’est un manga thriller psychologique, on le  lit avec la sueur sur le front et quand on entrevoit l’horreur du final, on ne peut que secouer la tête et murmurer « non, pas ça ! ».

Ben si… Je vous l’avais dit, c’est perfide, sadique, et rempli de cynisme. J’adore !

3,9 Sherlock ! Yvan, tais-toi… mdr

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

Undertaker Riddle – Tome 1 : Higasa Akai

Titre : Undertaker Riddle – Tome 1

Scénariste : Higasa Akai
Dessinateur : Higasa Akai

Édition : Ki-oon (2012)

Résumé :
À première vue, Hayato est un lycéen tout ce qu’il y a de plus ordinaire : terriblement gourmand, jamais un sou en poche, très entouré par ses amis. Mais aussi… cerné de fantômes ! Ces être de l’au-delà que Hayato est le seul à voir font de la vie du jeune homme un enfer quotidien…

Sa vie bascule le jour ou il croise un fossoyeur un peu particulier, qui lui propose de le débarrasser des esprits qui l’importunent.

Mais en échange, Hayato devra l’assister dans son travail macabre. Le jeune homme refuse tout net, et tombe presque aussitôt après sur une jeune et jolie apparition… qui le poignarde sans raison !

Il n’a plus le choix : c’est le métier d’exorciste ou la mort. Âmes égarées, fantômes et esprits malins, ce fossoyeur d’un genre nouveau les expédie tous ad patres !

Critique :
Dans ma vie de lectrice, je connais deux Undertaker : celui qui se promène avec son vautour dans une bédé western et celui de Black Butler.

Et bien, maintenant, je connais un 3ème fossoyeur !

Ceci est un manga assez frais, enjoué, avec Hayato – notre personnage principal – un jeune garçon qui aurait tout pour être heureux s’il n’était pas harcelé ainsi par des fantômes qui lui pourrissent la vie en le poursuivant de leurs assiduités (des fantômes filles, bien entendu).

De sa rencontre avec Undertaker Riddle va naître des aventures rocambolesques où le but du jeu est de renvoyer les âmes égarées et méchantes à leur place en leur offrant leur requiem et un beau cercueil !

Pourtant, Hayato n’a rien d’un héros ! Il enchaîne des gaffes sur gaffes, est râleur, voudrait qu’on le laisse tranquille, n’a aucune maturité, mais est prêt à tout pour démontrer à Brad, un des chefs de Riddle, qu’il a les capacités pour être un fossoyeur, même s’il n’est qu’un simple humain !

Une chose m’a interpellée : j’ai trouvé des tas de similitudes entre les dessins et ceux du manga Black Butler (ou c’est le contraire), car Riddle a des airs de l’Undertaker facétieux de l’autre manga.

De plus, le design de la couverture est dans le mode baroque gothique, comme Black Butler, les titres des chapitres sont un peu du même style… À tel point que j’ai même vérifié si ce n’était pas le même mangaka ! Mais non…

Quant à Brad le secrétaire des catacombes, il a de furieux airs de ressemblances avec le Shinigami (dieux de la Mort) Grell.

Une autre chose qui m’a intriguée et dérangée, c’est que j’ai trouvé que Riddle ressemblait beaucoup à un fantôme qu’ils affrontent (Noir) ! Leurs visages étaient similaire – comme dans tous les mangas me diront certains, et moi en premier !

Oui, ces visages en pointent se ressemblent tous, je l’ai remarqué souvent… Visuellement, c’est chiant et ça peut parfois faire naître des sacrées erreurs d’interprétation.

Et ce n’est pas tout… L’autre chose qui m’a frappé, c’est qu’il y a assez bien d’ambiguïté sexuelle entre les deux protagonistes, surtout Riddle qui à l’air carrément amoureux de Hayato, tandis que ce dernier n’est pas tout à fait d’accord.

En fouinant sur le Net, j’ai appris que c’était en fait un shonen-Aï, autrement dit, un manga se basant sur une relation entre deux hommes mais ne contenant aucune scène peu catholique ! Bref, pas de yaoi ou de slash, de lemon, entre les protagonistes mâles !

Au final, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture, j’ai apprécié l’humour qui se dégage de ces pages, j’ai apprécié les deux personnages principaux, même s’ils ont des similitudes avec Ciel et le diable de majordome présent dans Black Butler, et j’ai bien envie de voir comment va évoluer ce duo atypique qui est nettement plus drôle que celui de Black Butler.

Je vais continuer la série, mais si ça vire à l’eau de rose dans les prochains tomes, je pense qu’alors je passerai mon chemin !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

Green Blood : Masasumi Kakizaki

Titre : Green Blood – Tomes 1 à 5

Scénariste : Masasumi Kakizaki
Dessinateur : Masasumi Kakizaki

Édition : Ki-oon (2013) – Série terminée

Résumé :
À Manhattan à la fin du XIXe siècle, misère, criminalité et prostitution ravagent le quartier de Five Points, immense ghetto où échouent tous les laissés-pour-compte du rêve américain.

La pègre, qui a corrompu les autorités, y fait régner sa loi. Au sein de la marée d’immigrants qui transitent par New York jour après jour, le jeune Luke Burns s’efforce de rester honnête et joue les dockers pour survivre.

Il sait, comme tout le monde, que le clan mafieux le plus dangereux de la ville, les Grave Diggers, s’appuie sur des assassins impitoyables pour asseoir son autorité.

Mais ce qu’il ignore, c’est que le plus célèbre et le plus redoutable d’entre eux, le Grim Reaper, n’est autre que son frère aîné, Brad…

Critique :
Un manga aux airs de western… Des grands manteaux, des chapeaux, des flingues… Ça ne peut pas être mauvais, tout ça !

Et en effet, c’était bon, même si, dans ce manga western, on est dans du violent et du parfois « un tantinet exagéré », mais l’ensemble tient la route.

On commence dans un quartier de New-York, il y a fort, fort longtemps, dans les années 1880… La pègre règne sur tout le quartier de Five Points, ghetto habité par des pauvres gens qui crèvent de misère et qui trime du matin au soir. Bref, l’Amérique d’en bas !

Luc Burns est une jeune garçon qui s’en va suer au boulot avec le sourire, il entretient son grand frère, Brad, qui a l’air de pas en foutre une dans la journée, mais ce que Luc ne sait pas, c’est que Brad est le tueur à gage des Grave Diggers. Le fameux Grim Reaper dont tout le monde parle et craint, c’est lui.

Brad Burns est un tueur implacable et sévèrement burné… Ok, jeu de mot foireux, je sais.

Des tons sombres, des visages fermés, des yeux bizarres, parfois, limite globuleux, des morts, du sang, deux clans qui s’affrontent pour être le seul calife à Five Points, bref, que des salopards de chez salopards.

Sauf notre Luc qui reste toujours un optimiste convaincu, un non-violent… Le véritable gentil qui fait preuve d’altruisme, d’empathie, de générosité alors que son frère aîné ne rêve que de vengeance : tuer leur père, Edward King, qui tua lui-même leur mère.

Oui, c’est pas gai, je sais ! Mais c’était pas le monde des Bisounours non plus, en ce temps-là !

Ici, Police, Pègre et Politique sont dans le même bain, ils commencent tous par la même lettre, ce ne doit pas être un hasard… Les flics sont corrompus, arrosés par la pègre pour fermer les yeux et les politiciens ne sont pas des enfants de coeur non plus.

Si les deux premiers tomes se déroulent dans le quartier de Five Points, le reste se passe dans les immenses plaines de l’Amérique, les deux frères étant à la poursuite de leur père, chef de gang lui aussi, dans le but de lui trouer la peau et, chose étonnante, Luc a pris les armes, même si tuer n’est pas toujours facile pour lui.

Pas le temps de s’ennuyer, ça bastonne, ça cartonne, ça complote en coulisses et le Méchant (Kip McDowell) est assez réussi dans le genre psychopathe qui veut devenir calife à la place du calife (Gene McDowell, son père et le chef des Grave Diggers) et qui pense qu’il en a les couilles, qui a déjà tué (des clodos sans défense), et qui, à force de vouloir dégager Grim Reaper, risque de s’en prendre sur la gueule.

De plus, des flash-back émaillent le récit afin de nous faire revivre certaines scènes importantes de la vie de Luke et Brad, ou de l’arrivée sur le continent américain de leur père, Edward King, avec d’autres migrants.

Les dessins sont superbes, nerveux, sombres, rendant bien la sauvagerie de certaines scènes (ou la douceur des autres), ainsi que les décors miséreux des taudis ou des grandes plaines de l’Ouest.

Par moments, je l’ai trouvé un peu trop stéréotypés, avec le Méchant Kip aux yeux qui lui sortent des orbites, ou Edward King, qui est une montagne de muscles un peu trop exagérée. Ceci est un détail…

C’est sombre, sanglant, violent, sans concession, les personnages principaux que sont Brad et Luke vont devoir prendre sur eux, changer, évoluer, se battre, afin de rester en vie et de venger l’assassinat de leur mère.

Si Luke est touchant à être aussi gentil et prompt à aider les autres, Brad a aussi un coeur qui bat sous la cape noire du tueur car il est prêt à tout pour protéger son petit frère. Au final, aucun des deux n’est ni tout blanc, ni tout noir, car chacun pourra passer du côté obscur ou lumineux de la Force.

Bref, une fois que j’eu commencé le premier tome, je n’ai eu qu’une seule envie, me faire les autres et ça tombait bien parce que les 5 tomes qui composent cette série étaient tous disponibles et j’ai pu les avaler l’un à la suite de l’autre.

Un manga western qui se joue dans la fureur et qui a à vous offrir du sang, de la peine, des larmes et de la sueur. Une belle histoire de fraternité entre deux frères que tout oppose dans le caractère et la manière de vivre, ainsi qu’avec leur père, bête assoiffée de sang, prêt à tout pour remplir ses poches.

Une chouette découverte pour moi que ce manga seinen western et roman social !

PS : J’aurais bien mis 4 Sherlock, mais bon, nous sommes dans un manga, malgré tout, mon 3,5 est une excellente cote pour celui ou celle qui voudrait découvrir un manga nerveux, sombre et sanglant (Yvan, tu peux balancer sur le système de cotation…).

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès – Tome 2 – La lampe juive : Takashi Morita

Titre : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès – Tome 2 – La lampe juive

Scénariste : Takashi Morita d’après l’oeuvre de Maurice Leblanc
Dessinateur : Takashi Morita

Édition : Kurokawa (10/12/2015)

Résumé :
Le détective Herlock Sholmes reçoit un jour de la part d’un baron une demande d’enquête pour résoudre une affaire de vol dont il a été victime.

En parallèle, Lupin va user de tous les stratagèmes pour tenir Sholmès à distance de l’enquête. Les deux cerveaux vont ainsi s’affronter dans l’affaire de la lampe juive !

Critique :
♫ C’est un truand ♪Un gentleman ♫Un bon vivant ♪ Étourdissant ♫Jamais perdant ♪ Toujours gagnant ♪
L’Arsène ♫

Arsène, ZE gentleman-cambrioleur, n’a jamais eu mes faveurs littéraires, bien que j’ai lu quelques unes de ses aventures dans mon jeune temps, après les Hercule Poirot et mon cher (Lock) Holmes.

Allez savoir pourquoi, je ne me suis jamais attachée à luiet je n’ai jamais lu l’intégralité de ses aventures.

Quant à celles où le détective anglais était présent sous le nom de Herlock Sholmès, elles ne m’avaient pas emballées plus que ça puisque l’Homme du 221b y était brocardé et moqué.

C’est donc avec des hésitations certaines que j’ai acheté ce manga puisqu’il y était de nouveau question d’un combat entre Arsène Lupin et celui que Maurice Leblanc dû rebaptiser Herlock Sholmès.

Niveau dessins, j’ai apprécié ceux du détective de Londres (hormis ses oreilles pointues comme celles des elfes) car les traits étaient plus anguleux que ceux habituellement réalisé par les mangakas.

Quant à Watson… oups, pardon, Wilson, il n’avait rien d’un gros balourd ventripotent, même si niveau intelligence, l’auteur aurait pu lui en accorder un peu plus, car dans ces pages, il n’est qu’un faire-valoir au tout petit rôle. Dommage, il mérite mieux car il était loin d’être un imbécile.

L’enquête de Holmes, oups, de Sholmès est correcte, même si notre homme fera peu de déductions en observant les gens, le tout se présentant comme un mystère authentique et la résolution n’étant pas aussi simple que l’on pourrait penser de prime abord.

Le véritable Holmes disait parfois qu’il pouvait faire plus de mal en arrêtant le véritable coupable plutôt qu’en le laissant gambader librement… Et il n’avait pas tort !

Et l’Arsène dans tout ça ? C’est un bon vivant, un marrant, un type qui a l’éclat de rire aux lèvres, qui a du respect pour son adversaire, un véritable gentleman avec les femmes, mais un voleur.

Ne me souvenant pas assez de l’original, je ne saurais juger de la justesse du personnage, mais il me semble plus « gamin effronté » que dans les romans de Maurice Leblanc.

Une lecture rafraichissante, agréable, avec une petite dose de mystère, de suspense, de course-poursuite, de tours pendables réalisés par le gentleman cambrioleur envers la maréchaussée et une conclusion aux antipodes de ce que j’aurais pu penser au départ.

Si il y a d’autre tomes qui mettent en scène Herlock Sholmès, je les prendrai bien volontiers, et, ma foi, je me ferai bien les autres aussi, ceux avec rien que Arsène Lupin…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict.

Sherlock – Tome 1 – Une étude en rose : Mark Gatiss, Steven Moffat & Jay [MANGA]

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Titre : Sherlock – Tome 1 – Une étude en rose

Scénaristes : Mark Gatiss & Steven Moffat
Dessinateur : Jay

Édition : Kurokawa (09/02/2017)

Résumé :
Rapatrié d’Afghanistan à cause d’une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l’époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire.

D’un seul coup d’oeil, cette personne devine qu’il s’agit d’un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu’un de ses proches est victime d’alcoolisme ou encore qu’il est suivi par un thérapeute.

Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes.

sh-9782368524381_pgCritique :
Sherlock Holmes en manga ? Si je veux ? Demande-t-on à un chien s’il veut un os ? Jamais…

Et ici, j’ai eu un bien bel os à ronger durant quelques temps. Pensez-vous, les épisodes du Sherlock de la BBC adapté en manga !

Le genre de chose qui me fait sauter au plafond de bonheur.

L’objet est déjà graphiquement très esthétique : plus grand que le format des mangas habituels, de l’argenté sur la couverture et le sexy Benedict Cumberbatch qui darde ses beaux yeux sur moi.

Et l’intérieur, il est aussi chouette que l’extérieur ?

Oui ! J’ai aimé le trait du mangaka qui a su restituer l’acteur correctement et l’épisode aussi car rien ne diffère de ce que nous avons vu sur le petit écran.

Pourquoi l’acheter et le lire alors ? Tout simplement pour se refaire l’épisode avec un rythme plus lent, en saisir tous les détails à son aise, sans que les images avancent plus vite que nos yeux et notre cerveau.

Mon seul bémol sera pour les dessins des personnages secondaires qui ne sont pas aussi ressemblants que les deux protagonistes principaux. Il manque quelque chose à Mycroft, Lestrade est assez semblable graphiquement à Watson et le visage du chauffeur de taxi n’est pas aussi ressemblant à l’acteur Phil Davis.

Autre petite chose, si les dialogues sont les mêmes que ceux de la série, quelques fois, ils diffèrent et je trouve cela embêtant car, en parfaite petite addict que je suis, certains étaient mémorisés et devenus cultes.

Hormis ces petits bémols, replonger dans la série au travers d’un manga fut un véritable délice.

Le format plus grand permet de mieux mettre en place les personnages et les décors, nous offrant une plus belle vue, même si, du coup, cela rend le prix du manga plus cher.

À moins que je ne meure ou que la série s’arrête avant la publication de tous les épisodes de la série, je compte bien les acheter et les lire tous !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (208 pages).

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Black Butler – Tome 23 : Yana Toboso

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Titre : Black Butler – Tome 23

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (03/02/2017)

Résumé :
Certains signes laissent à penser qu’un music-hall abrite une secte. Ciel, qui s’est mêlé aux autres visiteurs, y découvre ceux qui furent les quatre préfets du Weston College, maintenant devenus adeptes de la secte.

Dans les yeux du devin, qui a détecté la vraie nature du majordome, deux trous noirs se reflètent…

black-butler-tome-23-planchea_297363Critique :
J’avais trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose dans le tome 22, tome de transition entre la fin d’une enquête et le début d’une autre, et bien, l’auteur m’a entendu car dans celui-ci, ça bouge !

Ciel, en tant que chien de garde de la Reine est chargé d’aller enquêter sur des étranges soirées qui se déroulent dans un music-hall.

Qu’est-ce qui s’y passe de bizarre et d’étrange ? Et bien, les classes sociales se mélangent entre elles !

Non mais allo quoi ? Les bourgeois et les riches qui côtoient des gueux, des pauvres, des ouvriers ?

Des oisifs qui se mélangent avec des pauvres damnés de la terre qui doivent suer sang et eau pour se payer un taudis et bouffer de la merde tandis que les autres sont assis le cul dans du beurre bordé de nouilles avec la cuillère en or dans la bouche ? Nan, pas possible au temps de la reine Victoria !

Ben si c’est possible et c’est même très louche ! Surtout que Lizzy, la fiancé de Ciel, s’est faite révéler son destin par un devin et que maintenant, elle ne veut plus rentrer chez elle.

Alors là, pour bouger, ça bouge ! On pourrait que l’enquête de Ciel est de tout repos, allongé dans un transat avec de la musique douce entonnée par un espèce de boys-band victorien, mais il n’en est rien.

Une fois de plus, ça cache de sombre secret… Surtout que le devin – qui est un homme mais qui a une tronche de femme – a deviné la véritable nature de Sebastian, le diable de majordome et l’à foutu en dehors du music-hall.

Marrant comme une enquête dans un Manga peut aussi rejoindre l’actualité… Juste après avoir lu ce tome 23, je lisais, dans le Canard Enchainé (N°5025 du 15/02/2017), dans leur rubrique « La boîte aux images » qui parlait d’un reportage sur ARTE, diffusé le 21/02… Et on parlait du même liquide !

OK, aux states, ils étaient payés pour le donner, pas dans le manga puisque cela se déroule à l’insu de leur plein gré !

Une enquête qui promet d’être palpitante et qui a déjà éveillé ma curiosité quand à ce devin qui, contrairement à celui dans Astérix, devine vraiment les choses…

Ajoutons à cela des espèces de chants repris par une partie de Londres, un boys-band constitué des anciens P4 (préfets de discipline) du Weston Collège où Ciel avait déjà enquêté, des morts bizarres, un majordome qui ne peut plus entrer dans le music-hall, des bracelets étranges et la disparition de la fiancée de Ciel…

Je sens que je vais encore passer un bon moment avec Ciel et son diable de majordome qui n’a qu’une seule faiblesse : les chats, qu’il adore caresser et prendre dans ses bras !

3,85/5…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon,  le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (178 pages).

PeaceMaker – Tome 3 : Ryoji Minagawa

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Titre : PeacrMaker – Tome 3

Auteur : Ryoji Minagawa
Édition : Glénat (18/01/2012)

Résumé :
Toujours à la recherche de son frère, Hope Emerson se retrouve pris avec ses compagnons dans le piège d’Iconoclast, la ville champ de bataille.

Parviendront-ils à sortir vivants de cet enfer où tous les coups sont permis ?

peacemaker-tome-3-tome-3Critique :
Continuerais-je cette série ou pas ? Oui, sans doute encore un tome pour voir si ça me plait toujours et si non, je l’abandonnerai sans un remords, mais avec des regrets car j’aurais aimé suivre les aventures de nos amis les flingueurs (qui ne sont pas des Tontons).

Où le bât a-t-il blessé ? Dans le fait que j’ai l’impression que ce tome n’est là que pour nous promener dans une grosse baston entre tireurs en tout genre et de nous remplir un numéro sans devoir trop se casser le cul pour le scénario et son avancée.

Nos amis, tout juste échappés de la ville Tarkus étaient en train de souffler un brin et les voici surpris et emprisonnés par Conny, une Crimson Executer des plus charognes, des plus infâmes, des plus difficile à vaincre car capable de dissimuler son « aura » aux autres, mais capable de sentir sur des autres.

Elle aurait pu les flinguer sur place, mais préfère les faire entre dans la ville d’Iconoclast, une ville en ruine, une ville qui ni plus rien d’autre qu’un vaste champ de bataille où s’affrontent et s’entretuent des duellistes, des mercenaires, des ninjas, des terroristes, des snipers, des bandits…

Celui qui survit est proclamé le vainqueur. Bien entendu, il n’y a pas de règles, hormis celle de tirer plus vite que les autres et tous les coups vaches sont permis !

Ma foi, ce genre de scènes dans une ville en ruine aurait été balaise pour un tome final, mais pas vraiment pour un tome 3 car on n’a pas l’impression d’avancer d’un poil dans leur affaire…

Les dessins de la ville en ruine sont super, nos amis vont devoir se sortir les tripes pour vaincre Conny la maîtresse des lieux, celle qui n’a jamais été battue sur son terrain de jeu et Hope va nous montrer qu’il est capable de développer un aura puissant. Oui, nous flirtons souvent avec le fantastique.

Pas de temps mort, certes, des tas de morts, of course, des combats en veux-tu en voilà, du sang, des tripes – ah ben non, ça reste propre quand même – et des duels sans la musique enivrante d’Ennio Morricone.

Niveau action, j’ai été servie, mais niveau avancée de leur enquête, je me sus sentie frustrée.

C’est pour cela que j’hésite à poursuivre cette série… Ma foi, si je trouve les suivants en seconde main, je risquerai le coup, parfois, on a un tome un peu fourre-tout et ensuite, ça repart.

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

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Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3 : Leiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

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Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (20/01/2017)

Résumé :
Afin d’enquêter sur la source d’un étrange phénomène, Albator et Tadashi Daiba se rendent sur Terre, dans les Bermudes, et pénètrent dans une mystérieuse pyramide sous-marine.

Ils vont alors découvrir qu’une Sylvidre repose à l’intérieur de celle-ci.

Les Sylvidres seraient-elles déjà sur la Terre depuis la nuit des temps ?

Cette fois, le combat entre Albator et les Sylvidres va enfin commencer pour de bon !

chap-10-pyramide-du-fonds-des-mersCritique :
Si le tome précédent était un peu « mou du genou » à mon goût, ici, ça bouge un peu plus avec, dans les dernières pages, la déclaration de guerre des Sylvidres au capitaine Albator, qui lui réciproque ses bons vœux lui aussi.

M’est avis que dans le tome 4, ça va bastonner entre les Sylvidres (qui veulent l’anéantissement du vaisseau Arcadia) et notre corsaire sexy qui veut dézinguer l’armada des Sylvidres.

Sur Terre, c’est toujours le gros n’importe quoi, le Gouvernement ne veut même pas voir que la planète est menacée et on considère toujours notre corsaire balafré comme un pirate anarchiste et autres noms d’oiseaux.

Notre capitaine au grand cœur est fidèle à lui-même, à ses convictions, il a du respect pour les autres, même pour les sépultures des Sylvidres et on peut dire que c’est un gentleman qu’on apprécierait croiser au détour d’un anneau de Saturne…

Pas de temps mort dans ce troisième tome, quelques mystères de plus, et une confrontation entre Albator et Kirita, le chef de la flotte Gaïa, le seul qui ait envie de se battre pour la Terre, mais qui n’a pas encore capté qu’Albator était de son côté, l’imbécile.

Anybref, un tome bien sympa qui me replonge dans mon enfance et cette série que je dévorais des yeux et que j’adore toujours.

Vivement la suite.

Étoile 3,5

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Black Butler – Tome 22 : Yana Toboso

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Titre : Black Butler – Tome 22

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Ciel, Sebastian et Sarivan, alias la Sorcière Verte, s’échappent de la vallée des loups-garous pour trouver refuge chez Dietrich qui leur est venu en aide.

La mission du « chien de garde de la Reine » est désormais achevée, mais Ciel doit intégrer sa nouvelle invitée et son majordome à l’aristocratie anglaise, en vue d’une rencontre prochaine avec la Reine…

01Critique :
La sorcière verte est défaite, la malédiction est résolue, nos amis rentrent au manoir de Phantomhive en compagnie de Sarivan et de son majordome Wolfram. Cette enquête est terminée.

Volume de transition, cet opus ne nous apprendra pas grand-chose si ce n’est quelques petits développements autour du personnage de la jeune Sarivan, son amour pour Wolfram, son protecteur et sa manière de découvrir les nouvelles mœurs qui l’entourent.

Ben oui, elle sort vraiment du bois, Sarivan et n’a jamais rien connue d’autre que son bled paumé où les personnes étrangères au patelin étaient très mal vues !

Et c’est là que je soupire un peu car j’ai trouvé cette conclusion de l’arc sur la sorcière verte trainait un peu trop et que l’auteur meublait avec quelques scènes se déroulant au manoir.

Habituellement, j’adore ça, mais ici, je n’ai pas retrouvé la dynamique habituelle entre nos personnages et le personnel étrange du manoir.

Là où je suis devenue plus intéressée, c’est avec le petit passage évoquant une visite mystérieuse d’Untertaker, un personnage que j’adorais et qui est rempli de mystères.

Voilà ce qui a titillé mon intérêt dans ce volume 22 alors que, a contrario, l’intrigue avance peu pour ne pas dire pas du tout puisque nous n’avons pas le commencement de l’enquête suivante, comme habituellement à la fin d’un arc.

Et pour piquer encore plus la curiosité de ses lecteurs et ne pas les perdre en cours de route avec ce volume, Yana Toboso développe un peu plus le concept des Shinigami et leurs origines. Les Shinigami allemands étant un peu différents de leurs homologue anglais.

Dommage que le tout aille si doucement, parfois.

Le dernier chapitre est aussi spécial, original mais meuble les dernières pages, une fois de plus…

Les résultats du concours de popularité des personnages étant tombés, Yana Toboso nous offre une histoire parallèle à partir de ce résultat du concours de popularité.

C’est décalé, amusant, ça se lit avec un sourire aux lèvres, mais tout ça ne fait pas avancer le shimilimili… le shbilibili… le Schmilblick !

J’eusse préféré qu’une enquête commence et que ces amusements nous soient proposés en bonus parce que là, j’ai l’impression d’avoir fait du sur-place en lisant ce 22ème tome.

Ou alors c’est moi qui en demande trop…

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

British Mysteries 2016-2017

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

 

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