Batman – The Dark Knight Returns : Frank Miller et Klaus Janson

Titre : Batman – The Dark Knight Returns

Scénariste : Frank Miller
Dessinateur : Klaus Janson

Édition : Urban Comics (2022)

Résumé :
Des années après avoir pris une retraite forcée, Bruce Wayne est devenu un quinquagénaire aigri et porté sur l’alcool. Mais la plongée de Gotham City dans le crime et le désespoir va le pousser à redevenir le justicier Batman. Traqué par la police et le gouvernement, le Chevalier Noir va mener sa dernière horde sauvage.

Critique :
Puisque la collection « Le meilleur de Batman », proposant les 10 meilleurs albums, permet de découvrir, à petit prix, l’univers de la chauve-souris, je ne me suis pas privée de m’offrir celui-ci.

Bardaf, mauvaise pioche pour ma pomme. Déjà, les dessins ne m’ont pas emballés du tout, pire, je les ai détesté (certains sont laids), ainsi que les couleurs pastelles.

Mais bon, le scénario était le plus important, n’est-ce pas ? Oui, mais entre lui et moi, cela n’a pas matché non plus.

Dans cet album, on découvre un Bruce Wayne qui a vieilli, aigri, rouillé, alcoolo, se lamentant et n’ayant plus enfilé le costume depuis 10 ans. À ce niveau-là, le home pour petits vieux n’est plus très loin (on dit EPAHD chez vous ou « demi biscuit et crève la dalle » pour ceux qui y sont).

Ah ça, pour admirer le côté obscur de Batman, on est servi ! Dark Vador en ferait une crise de jalousie ! Notre justicier est à la fois juge, juré, procureur et bourreau des vilains méchants de Gotham, ce qui hérisse le poil de certains bien pensants.

D’accord, ce faire justice soi-même n’est pas bien, c’est la porte ouverte aux erreurs, mais dans le cas de Batman, il corrige les méchants qui viennent de braquer une banque ou les mutants qui font monter les taux de criminalité de la ville.

Puisque les flics sont impuissants, moi, je ne suis pas contre un justicier qui fasse leur job (oui, je sais, ce n’est pas bien !). La mise en scène de talk-show où les gens débattent sur le justicier masqué donne une bonne impression de la pensée de l’Amérique au sujet des justiciers.

Pas si rouillé que ça, le Batman, tout compte fait, malgré une inactivité de 10 ans. Par contre, le scénario ne m’a pas emballé non plus et j’ai lu ce comics sans plaisir aucun. Et je vous jure qu’il y avait de la lecture, le scénariste n’a pas été avare de paroles.

Sans doute était-ce un récit trop emblématique pour que je le lise aussi vite, alors que j’ai commencé à découvrir, il y a peu, non seulement les comics, mais surtout Batman.

Tant pis pour moi, j’aurai essayé au moins, mais entre cet album de Batman et moi, la rencontre n’a jamais eu lieu et je vais m’empresser de le ranger dans ma biblio. Un jour, peut-être, plus tard, je saurai l’apprécier (ou pas).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°43] et le Mois Américain (Non officiel) – Septembre 2022.

Autre couverture chez Delcourt (Batman – Dark Knight – Édition intégrale)

 

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Batman – Terre un – Tome 3 : Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman – Terre un – Tome 3

Scénariste : Geoff Johns
Dessinateur : Gary Frank

Édition : Urban Comics – DC Deluxe (04/03/2022)
Édition Originale : Batman: Earth One, book 3 (2021)
Traduction : Alex Nikolavitch

Résumé :
Après la mort de son frère, le nouveau maire de Gotham, Jessica Dent se remet de ses blessures et est décidée à faire de la ville un endroit à nouveau sûr.

De son côté, Batman continue sa croisade contre le crime, s’associant avec de nouveaux alliés surprenants comme Killer Croc ou une voleuse d’exception : Catwoman !

Critique :
Ayant commencé cette série en retard, je n’ai pas dû attendre 6 ans entre ma lecture du tome 2 et celle du dernier tome. Juste un an et demi…

L’album, toujours scénarisé par Geoff Johns et dessiné par Gary Frank (magnifiques dessins), reprend là où nous avions laissé Batman dans le tome 2.

Un bref résumé permet aux lecteurs de se remettre le plus important en mémoire.

Harvey Dent est mort, les criminels de Gotham s’agitent, deviennent de plus en plus violents, possèdent des armes et la population se demande si ce n’est pas la faute à Batman : les criminels s’adaptent aux méthodes du justicier…

Le scénario est riche, il ne se contente de nous proposer des courses-poursuites, mais intègre des mystères et quelques retournements de situations qui m’ont scotchés dans mon canapé, les doigts pris dans la toile d’araignée… heu, de la chauve-souris !

Les dessins ne sont pas en reste, les planches sont soignées, les dessins ultra précis, magnifiques, les détails bien rendus, que ce soit au niveau vestimentaires ou des émotions. Parfois, des arrière-plans sont floutés, le dessinateur se permettant de ne pas redessiner entièrement le décor que nous venons de voir.

L’album pourrait presque se lire indépendamment des deux autres, l’histoire n’ayant pas vraiment une continuité pure et dure, mais étant plutôt tournée vers des épisodes de la vie de Batman, le tout relié par un fil ténu : raconter la genèse, mais autrement.

Je le rappelle pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas : l’univers « Terre-Un » permet à des auteurs d’avoir le droit de se réapproprier un personnage et son univers, sans tenir compte du canon.

Malgré tout, il y a un personnage bien connu de l’univers de Batman qui m’a semblé fort peu développé dans cet album : Catwoman, que l’on retrouve telle qu’on la connait, sans vraiment de grands changements, si ce n’est sa tenue… Pour la nouveauté, on repassera, avec ce personnage qui reste conforme au canon, sans avoir été réinventée, dommage.

Malgré ce petit bémol, le reste est excellent et celle lecture fut un plaisir. Une lecture pour les fans, ou pour ceux et celles qui voudraient découvrir Batman, sans pour autant se farcir les milliers de publications de la chauve-souris.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2022 au 11 Juillet 2023) [Lecture N°33 – Dites 33] et le Mois Américain (Non officiel) – Septembre 2022.

Batman – Année 100 : Paul Pope et Jose Villarrubia

Titre : Batman – Année 100

Scénariste : Paul Pope
Dessinateur : Jose Villarrubia 🇪🇸
Traduction : Thomas Davier

Édition : Urban Comics – DC Classiques (2016)

Résumé :
Gotham City, 2039. Batman, une icône oubliée du passé, est recherché pour meurtre. Lancés à la poursuite d’une légende, le commissaire Gordon, petit fils de l’original, prend rapidement conscience des ramifications de l’affaire lorsque ses hommes se trouvent secondés sur le terrain par une unité d’élite, débarquée de Washington.

Critique :
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : les dessins sont moches !

Batman est trapu, avec une bouche proéminente (toutes les bouches étaient horribles à voir), pas sexy pour deux sous et les coloris étaient fort sombres, tendant les détails plus difficiles à discerner.

Ce n’est pas un Batman en pleine forme que nous retrouvons, mais un Batman essoufflé après la course, blessé, grimaçant sous l’effort.

Nous sommes en 2039, dans un Gotham qui a bien changé… Ça pue le fascisme et le totalitarisme, ainsi que la mort des libertés individuelles.

Pour ceux qui le poursuive, Batman était une légende urbaine, il n’a jamais existé, ils ne savent donc pas après qui ils courent. Juste une sorte de terroriste, sans doute. Le genre de chose qu’il faut éliminer du système bien huilé de la dictature totalitaire, comme on expulserait un déchet.

L’homme Chauve-Souris est accusé de meurtre, mais ce que les flics ne savent pas, c’est qu’il en fut le témoin et que le policier a été assassiné par un autre policier.

Votre mission, si vous l’acceptez, bien entendu : trouver l’identité d’une mystérieuse entité et un désamorcer un complot. Le scénario était des plus correct et des plus intéressants. La criminalité existe toujours à Gotham et le justicier masqué aussi.

L’action est omniprésente, dès le départ, mais les dessins ont freinés ma lecture, ainsi que les tons sombres… Franchement, je n’ai absolument pas aimé cette vision alternative de l’univers Batman.

Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°24).

Captain America – Steve Rogers – T02 – Le procès de Maria Hill : Nick Spencer, Jesús Saiz, Javier Piña et Szymon Kudranski

Titre : Captain America – Steve Rogers – T02 – Le procès de Maria Hill

Scénariste : Nick Spencer
Dessinateurs : Jesús Saiz 🇪🇸, Javier Piña 🇪🇸 et Szymon Kudranski

Édition : Panini Comics Marvel Now ! (2018)

Résumé :
Steve Rogers est un agent de l’Hydra au service de Crâne Rouge. Aucun héros ne se doute que Captain America agit dans l’ombre pour prendre le pouvoir.

Contient Captain America: Steve Rogers (2016) #7-11 et Civil War II: The Oath (2017). En fin de recueil, galerie de couvertures de 9 pages.

Critique :
Cela faisait 1 an que j’avais lu le tome 1 de cette série et que depuis, les autres albums dormaient dans une biblio.

Je comble aujourd’hui mon retard et le manque de temps qui m’a fait reporter à demain ce que j’aurais pu faire il y a 1 an : lire la suite !

Le Cap est un héros gentil, assez lisse, contrairement à d’autres dans l’univers Marvel et ici, nous le retrouvons à l’opposé de ce que nous avions l’habitude, puisque notre Captain est un agent de l’Hydra.

L’espionnage n’est pas mon genre de prédilection, pourtant, j’ai apprécié le double-jeu que Captain America joue avec les autres. Il y a beaucoup de mensonges entre les personnages, chacun tentant de tirer la couverture à soi et de manipuler tout le monde, quitte à laisser gagner son ennemi pour mieux piéger le SHIELD ensuite.

Dans ce deuxième album, personne n’est tout à fait blanc ou tout à fait noir, tout est en nuance de gris et il y en beaucoup ! D’ailleurs, je me demandais si certains personnages ne jouaient pas triple jeu ou juste un jeu afin de servir leurs intérêts propres.

Le captain est à la fois agent d’Hydra, mais aussi au service du Red Skull et il poursuit ses propres objectifs…

Finalement, je ne savais pas si je me faisais manipuler par les auteurs ou si tout l’arc narratif était « véridique » et tel qu’on me le montrait. Cela a ajouté du piment à ma lecture de ne pas savoir qui baisait qui et de me douter que je me faisais avoir aussi). En littérature, j’adore, dans la vie réelle, je déteste !

Une partie des dessins sont bien exécutés, vraiment très beaux à regarder, tandis que d’autres semblent avoir été un peu bâclé, comme si le dessinateur avait dû aller vite et ne pas fignoler les détails des visages. Dans un autre épisode, ce sont les coloriages qui rendent les personnages figés.

Ce n’est pas un album facile à suivre, il vaut mieux être concentré sur ce que l’on fait. De nombreux flash-back sur la jeunesse de Steve Rogers sont présents, ainsi que quelques retours en arrière dans le fil narratif, lorsque le scénariste revient sur un épisode dont nous n’avons pas connaissance.

En fouinant un peu afin d’en apprendre plus sur cette saga, j’ai appris que l’auteur Nick Spencer devait mettre en place les pièces nécessaires pour le crossover Marvel.

Si je ne l’avais pas lu dans une chronique (merci à Presence, membre sur Babelio), il m’aurait été impossible de la comprendre en lisant cet album.

Le récit n’est pas dénué de profondeur, le scénario est réfléchi, retors, travaillé, comprenant des retournements et pas manichéen du tout. On a de quoi lire pour occuper nos longues soirées de printemps.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°208] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°14).

La renaissance des héros Marvel – Tome 9 – Wolverine : Mark Millar, John Romita Jr et Jason Aaron

Titre : La renaissance des héros Marvel – Tome 9 – Wolverine

Scénaristes : Mark Millar et Jason Aaron
Dessinateur : John Romita Jr

Édition : Panini Comics – Panini Family (2019)

Résumé :
Cet album présente deux sagas d’exception mettant en scène le mutant griffu. Dans Ennemi d’Etat, écrite par Mark Millar, le scénariste de Civil War et de Kick-Ass), Wolverine devient le redoutable adversaire des super-héros Marvel.

Sous l’emprise de la Main, Wolverine accomplit sa mission à coups de griffes… Un X-Man y laissera même la vie ! Une saga menée tambour battant.

Puis Logan fait face à la terrible Mystique dans une course poursuite impitoyable.

Contient les albums US Wolverine (2003) 20 à 25: « Enemy of State », Wolverine (2003) 62 à 65: « Get Mystique ! ».

Critique :
Une fois de plus, j’ai fait une bonne pioche dans cet album de la collection « Marvel – La Renaissance », acheté 2,99€, pour plus de 200 pages d’action rythmée.

Wolverine, je l’avais surtout découvert dans les films et depuis le début, j’ai eu un faible pour ce personnage (pas que pour lui) qui n’est pas lisse, qui possède des zones d’ombres et qui n’a rien d’un boy-scout.

Moins causant et moins blagueur que Deadpool, ces deux super-héros possèdent pourtant tous les deux un facteur auto-guérisseur important.

Dans cet album, en voulant aider une personne dont le fils à été enlevé par erreur, Logan se fait piéger et après un lavage de cerveau (plus fort que de lui faire visionner la saga des anges de la télé), le voici devenu l’ennemi numéro Un !

Ce n’est pas la première fois que des scénaristes nous pondent ce genre de récit : un super-héros qui se trouve du côté des gentils, se fait retourner et le voici passé du côté des méchants, s’attaquant à tout le monde, tuant des super-héros, des civils, des innocents…

Dans le cas de Wolverine, cela donne un récit qui se déroule pied au plancher et durant tout cet épisode, le suspense sera toujours présent et le rythme ne diminuera jamais.

Le dessinateur offre aux lecteurs des planches agréables à regarder, assez sombres, et les scènes de combats sont très bien exécutées. Et des combats, il va y en avoir beaucoup.

La seconde histoire concerne Wolverine et la Schtroumpfette : Mystique ! On va apprendre où ils se sont connus, comment, ainsi que la traque de Logan afin de retrouver la belle bleue et de mettre fin à ses jours. Amusant et violent, tout de même.

En bref, un bon album pour ceux et celles qui aiment l’homme aux griffes en adamantium, son caractère irascible, qui veulent le découvrir en grand méchant, mettant toute sa violence pour contrer les autres super-héros (les bons), lui qui est tout de même une arme et le meilleur dans sa partie.

Parfois, on retourne votre arme contre vous et c’est un autre que votre doigt qui presse la gâchette…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°197].

Batman vs Bane : Tom King, Mikel Janin et David Finch

Titre : Batman vs Bane

Scénariste : Tom King
Dessinateur : Mikel Janin et David Finch
Édition : Urban Comics (16/07/2021)
Édition Originale : Batman Rebirth #9-13 + #16-20
Traduction : Jérôme Wicky

Résumé :
Après avoir enlevé le Psycho-Pirate de la prison de Santa Prisca, Batman apparaît plus que jamais comme l’homme à abattre pour son ennemi juré, Bane.

Bien décidé à briser le héros une fois pour toutes, Bane l’attaque sur son point faible : sa famille recomposée, Nightwing, Red Hood et Robin !

Critique :
Le personnage de Bane ne me disait rien, lorsque j’avais vu cet album (à 4,90€, on fait une affaire), mais comme je voulais découvrir, j’avais porté mon choix sur celui-ci et un autre, avec Deathstroke.

Après avoir lu celui avec Deathstroke, il était temps de revoir la sale tête de Bane, que j’avais revu dans le dernier film de la trilogie de Nolan : The Dark Knight Rises.

Bon sang, mais c’est bien sûr ! La mémoire était revenue, comme Mathilde.

Franchement, pour le prix, les lecteurs (et lectrices) ne sont pas volés ! Les albums possèdent des couvertures souples, très agréables et les dessins ont de la gueule !

Des tons sombres, parfois éclairés par des fonds colorés en jaune ou dans des couleurs très chaudes. Très beaux ! On lit les textes et ensuite, les yeux reviennent vers les images afin d’en profiter encore une fois. Les scènes de combat sont superbes, les gestes clairs, les actions aussi.

Ce récit est plus simple à comprendre que celui contre Deathstroke, où mes connaissances (maigres), n’avaient pas suffit à la compréhension de tout le scénario.

Ici, ce n’est pas le cas, un néophyte de la chauve-souris n’aura aucun soucis à tout comprendre.

Le scénario ne se contente pas d’offrir des scènes de bastons, il y a un scénario derrière, quelques surprises scénaristiques aussi et assez bien de suspense.

Pour résumer le tout, c’est un excellent album qui procure bien du plaisir durant sa lecture, autant par ses dessins excellents, que par son scénario qui possède du punch et n’a rien de basique.

Il pourrait parfaitement convenir à quelqu’un qui souhaiterait découvrir Batman et son univers, ou juste pour passer un bon moment de lecture.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°190].

Captain America – Un Homme Hors Du Temps : Mark Waid et Jorge Molina

Titre : Captain America – Un Homme Hors Du Temps

Scénariste : Mark Waid
Dessinateur : Jorge Molina 🇲🇽
Édition Originale : Captain America : Man out of time
Traduction : Thomas Davier

Édition : Panini – 100% Marvel (2012)

Résumé :
Plusieurs décennies après sa mort présumée durant la Deuxième Guerre mondiale, Captain America refait surface dans une Amérique qu’il reconnaît à peine.

Ébranlé par les changements et la disparition de son ancien acolyte Bucky, la Légende Vivante remonte le temps pour tenter de sauver ce dernier.

Mais afin de préserver le continuum temporel, les Vengeurs doivent empêcher le héros à la bannière étoilée de modifier l’histoire…

Critique :
Le Cap est resté prisonnier des glaces, avant la fin de la Seconde Guerre Mondiale et il est réveillé de nos jours, au XXIème siècle.

L’écart entre les deux époques est énorme, si cela nous arrivait, comme lui, nous serions dépassé par ce que l’on voit.

Comme nous ne sommes pas dans le film « Les visiteurs », les auteurs ne sont pas partis sur une base comique, même si le Cap aura quelques réflexions « amusantes » vu qu’il ne sait pas à quoi sert un ordinateur, ni que le président Roosevelt est décédé, que d’autres lui ont succédé, ni que l’on n’a plus besoin d’une chambre noire pour dupliquer une photo… Le décalage est énorme, c’est amusant, mais pas à se taper sur les cuisses, ce n’est pas le but.

Au départ, pas besoin de connaître la vie du Cap sur le bout des doigts, avoir vu les films aide assez bien et l’auteur retrace vite fait, bien fait, la disparition de Bucky, son meilleur ami.

Sans être une experte, j’ai compris tout et il n’y a eu que quelques passages que je n’ai pas capté, n’ayant pas lu toute la bio des Avengers ou du Cap. Wiki m’a expliqué qui était le Rick (Rick Jones).

Le plus important sont le fond du scénario : on ne se contentera pas de regarder le Captain écouter Tony Stark lui montrer ce que l’Amérique a fait de mieux dans les technologies, sur le premier pas sur la lune…

L’auteur n’en est pas resté là, il nous montrera aussi la face sombre de son pays, avec l’omniprésence des armes à feu, les guerres perdues, le trafic de drogue, d’êtres humains, l’immigration clandestine, ce que certains sont prêts à faire pour rester aux States, la lutte pour les droits civiques,… Ouf, pas de manichéisme !

Les dessins sont agréables pour les yeux, les couleurs assez sombre, mais dans l’ensemble, nous sommes face à un bel album. L’épisode avec Kang donnera du rythme au récit, lui apportant quelques bastons et de l’action.

Kang est un Voyageur du Temps et le Captain est, quant à lui, un homme Hors du Temps, puisqu’il est resté bloqué en 1945, le laissant en décalage total avec les autres qui ont vu les changements survenir au fil du temps.

Notre Captain a beau être hors du temps, en porte-à-faux avec la société qu’il vient de découvrir, il n’en reste pas moins un homme plein de ressources, avec des neurones et malgré tout, il réussira à en tirer profit, à revenir plus fort, en meneur des Avengers à leur faire comprendre que l’union fait la force.

Un très bon comics, avec un scénario qui ne manquait pas d’intelligence, évitant le manichéisme des Américains sauveurs du Monde, qui était plaisant à lire et qui ne me donne qu’une seule envie : poursuivre ma découverte de l’univers du Captain America !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°189] et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Mexique).

Batman – Last Knight on Earth : Scott Snyder et Greg Capullo

Titre :

Scénariste : Scott Snyder
Dessinateur : Greg Capullo

Édition : Urban Comics – DC Black Label (05/06/2020)
Édition Originale : Batman: Last Knight on Earth (2020)
Traduction : Edmond Tourriol

Résumé :
Lancé dans un mystérieux jeu de piste à travers Gotham, Batman est neutralisé puis se réveille dans l’Asile d’Arkham où Alfred lui apprend qu’il en est en réalité le patient depuis des années et que sa croisade contre le crime n’est que le délire de son esprit malade !

Mais ce n’est que le début d’une épopée qui va conduire le héros à traverser un monde désolé peuplé de visages familiers à jamais traumatisés par une apocalypse dont Batman ignore les origines !

La dernière croisade du Chevalier Noir a commencé.

Critique :
Batman vit à l’asile, il serait fou et vivrait toutes ses aventures dans sa tête.

L’idée n’est pas neuve, elle a déjà été utilisée de nombreuses fois, notamment dans un roman apocryphe de Sherlock Holmes « The seven per cent solution » où le professeur Moriarty était persécuté par Holmes, alors qu’il n’était qu’un paisible professeur de math.

Le pitch était donc des plus intéressants : Batman n’existe pas ailleurs que dans la tête malade de Bruce Wayne.

Dans ses délires, Wayne avait transformé tout le personnel de l’asile d’Arkham en super méchants (ceux que l’on connaît). Jusqu’à la page 30, tout allait bien, le scénario était des plus intéressant, réaliste et l’univers bien sombre.

Puis après, lorsque qu’un Bruce Wayne a émergé du désert, comme tout droit sortit de la machine à fabriquer un Wayne à chaque génération, on a basculé dans un autre truc post-apocalyptique vachement bizarre.

Délires de Wayne ? Réalité ? Rêves dans le rêve ? Les auteurs avaient-ils fumé des trucs illicites ? Scott Snyder m’a habitué à mieux…

Si l’homme chauve-souris n’a rien compris, moi non plus. J’ai eu l’impression de lire un scénario qui partait dans tous les sens et j’ai vite atteint mes limites.

Une déception, cet album.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°162].

Batman vs Deathstroke : Christopher Priest, Carlo Pagulayan, Ed Benes et Roberto Viacava

Titre : Batman vs Deathstroke

Scénariste : Christopher Priest
Dessinateurs : Carlo Pagulayan, Ed Benes et Roberto Viacava

Édition : Urban Comics DC Rebirth (2019) / Urban Comics Editions (2021)

Résumé :
Au cours d’une enquête sur le vol de documents illégaux, Batman apprend une terrible nouvelle : Damian ne serait pas son véritable fils. Les tests ADN semblent indiquer qu’un autre redoutable combattant serait son géniteur : Deathstroke, l’exterminateur !

Décontenancé par cette révélation, le Chevalier Noir va devoir retrouver Slade Wilson et le forcer à avouer la vérité sur ce retournement de situation.

Critique :
Damian, je ne suis pas ton père ! Damian, ton père est un autre que moi…

Ah, les tests ADN ! Quel bordel ils peuvent foutre dans les vies des gens. Ici, un test ADN indique que Damian, le fils de Batman, ne serait pas son fils, mais celui de Deathstroke. La bombe !

Je connais une femme qui est heureuse qu’on ait prouvé que l’amant de sa mère était bien son père biologique… Il est un ancien roi qui ne fut sans doute pas content que ses dénégations soient mises à mal, la preuve affichée noir sur blanc : il était son père.

Bref, ça doit la foutre mal aux réunions de famille, ce genre de test. Pour moi, c’était l’occasion de découvrir un album de Batman pour pas cher (4,90€) et de faire la connaissance avec Slade Wilson, dit Deathstroke, celui qui a inspiré Deadpool (Wade Wilson).

De Deathstroke, je ne connaissais rien, de Batman, un peu plus. Tous les deux sont des combattants hors pair et cet antagonisme sur leur paternité supposée ou non, va les faire s’affronter dans quelques combats très esthétiques.

J’aurais dû prévoir des aspirines car la vie familiale et privée de Deathstroke est des plus complexe, digne d’une série américaine des années 80. Entre son ex-femme, ses divers enfants, les vivants et le décédé, ses anciennes conquêtes, j’ai parfois perdu pied.

Pas facile non plus de replacer dans le fil de l’histoire les interventions de Robin sur son passé, sur ses griefs contre Batman… J’avoue avoir dû faire quelques allers-retours afin de tout bien intégrer. Les ellipses ne m’ont pas facilitées la tâche non plus.

Cet album ne se déroule pas de manière linéaire et il faut rester concentré, comme le lait du même nom.

N’ayant pas non plus de grandes connaissances de l’univers de Batman (je connais le principal), je me suis parfois perdue dans les différents Robin qui l’ont épaulé.

Toutes ces choses m’ont un peu empêché de profiter pleinement de cette lecture, obligée que j’étais de faire des pauses, de revenir en arrière, de réfléchir.

Non, ce n’était pas une lecture facile, mais au moins, j’en ai eu pour mon argent ! Les dialogues n’étaient pas de pacotille, il y avait de l’action, du suspense, des mystères, le tout porté par des dessins superbes, dont ceux des combats entre Batman et Deathstroke.

Néanmoins, c’est un album à réserver aux fans de comics, de Batman ou de Deathstroke. Vu la complexité des personnages et des multiples intrigues, il faudra que je le relise plus tard, pour le plaisir et pour tenter de comprendre plus.

Avant, je réviserai mon « Petit Deathstroke sans peine ».

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°149] et Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°31].

Deadpool Assassin : Cullen Bunn et Mark Bagley

Titre : Deadpool Assassin

Scénariste : Cullen Bunn
Dessinateur : Mark Bagley

Édition : Panini Comics – 100% Marvel (07/04/2021)

Résumé :
Les aventures de Wade Wilson le conduisent à la Nouvelle-Orléans, où il se fait de nouveaux amis mais surtout de nouveaux, et puissants, ennemis ! La Guilde des Assassins en a après Deadpool, et ses pouvoirs de guérison vont être mis à rude épreuve !

Les albums consacrés à Deadpool rencontrent toujours un franc succès, a fortiori lorsqu’ils proposent des histoires complètes.

Et si on ajoute que cette nouvelle aventure est imaginée par Cullen Bunn, auteur de la Massacrologie, et Mark Bagley, le dessinateur d’Ultimate Spider-Man, on obtient un hit en puissance !

Critique :
Ce comics est excellent pour se vider l’esprit, pour passer une petite soirée tranquille, sans se prendre la tête.

Il est sans doute à réserver aux fans du mercenaire disert qui souhaiteraient lire un Deadpool plus canonique.

Rien à redire sur les dessins, ils sont bien exécutés, dynamiques, très agréables pour les yeux, bref, un régal.

Le dessinateur Mark Bagley a bien fait le job, nous offrant des dessins lisibles, avec moult détails, notamment dans les expressions faciales sous le masque de Deadpool.

Comme d’habitude, les blablas de Deadpool sont dans des phylactères de couleurs jaunes, ce qui permet de mieux les repérer et comme notre mercenaire est une vraie pipelette, le jaune est plus présent que les autres.

Dans ces deux épisodes, Wade Wilson, affrontera les assassin de la guilde du même nom, ce qui donnera de l’action, de la baston et des gros méchants pas beaux, des super vilains qui veulent tous faire la peau de notre ami.

Pourquoi ? Parce que notre mercenaire voudrait prendre sa retraite sur une île paradisiaque et pour se faire, il lui faut du fric. Avec son ami La Fouine, qui lui trouve des contrats, le voici en train de protéger un type que la guilde veut dézinguer.

On reste dans le classique : baston, humour, parlotte, action, sang, morts, membres découpés… Ça gicle un peu dans tous les sens, sans vous tacher les mains, mais je suppose qu’il faudra tenir l’album en dehors des yeux des enfants très jeunes.

Deadpool, on le sait, a des règles, une certaine éthique : il tue, d’accord, mais des salopards !

Sans révolutionner le genre, cet album est plaisant à lire, fait du bien au moral et offre un Deadpool comme je les aime : blagueur et bagarreur. Oui, il y a de la violence, c’est gore à certains moments, mais l’humour de Deadpool compense.

Nous sommes sur de l’histoire assez classique, mais le scénariste s’est réservé le droit de surprendre ses lecteurs (sauf si vous voyez venir les entourloupes) et j’ai apprécié cette surprise que moi, je n’avais pas vu venir.

Apparemment, ce sera une saga en 6 volumes, mais ce premier tome se suffit à lui-même et ne se termine pas sur un cliffhanger. L’avenir me dira si j’emprunte les albums suivants ou pas (j’ai tellement à lire encore).

Deadpool Assassin n’est pas un album indispensable, en effet, pourtant, il est très agréable à lire, mettant en scène un Deadpool plus canonique et est parfaitement accessible aux néophytes qui n’auraient que peu de connaissance sur le mercenaire en rouge et noir (♫ j’exilerai ma peur, J’irai plus haut que ces montagnes de douleur ♪).

Un comics que je suis contente d’avoir découvert.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°109] et Le Challenge Le tour du monde en 80 livres chez Bidb (Pays : États-Unis).