Sherlock Holmes : Guy Ritchie [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 21/52]

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Sherlock Holmes est un thriller réalisé par Guy Ritchie, sorti en 2009. Écrit par Mike Johnson, Anthony Peckham et Simon Kinberg, il est adapté du comic book jamais publié de Lionel Wigram et d’après les personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle.

Il met en scène Robert Downey Jr. dans le rôle-titre et Jude Law dans celui du Dr. Watson, ainsi que Rachel McAdams en Irène Adler et Kelly Reilly en Mary Morstan.

Le film est sorti aux États-Unis le 25 décembre 2009, le 6 janvier 2010 en Belgique et le 3 février 2010 en France.

Une suite, intitulée Sherlock Holmes : Jeu d’ombres, est sortie en décembre 2011 (Belgique) et en janvier 2012 pour la France.

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1. Synopsis :
Après être enfin venu à bout du tueur et occulte « magicien » Lord Blackwood, le légendaire détective Sherlock Holmes et son assistant le Dr Watson peuvent clore un autre cas brillamment résolu. Mais quand Blackwood revient mystérieusement d’entre les morts et reprend ses sombres activités, Holmes doit repartir sur ses traces.

Devant gérer la nouvelle fiancée de son partenaire et le commissaire Lestrade, chef de Scotland Yard, le détective intrépide doit démêler les indices qui le mèneront vers une série de meurtres tordus, des tromperies et de la magie noire, ainsi que l’étreinte mortelle de la tentatrice Irène Adler.

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2. Fiche technique :

  • Titre original : Sherlock Holmes
  • Réalisation : Guy Ritchie
  • Scénario : Mike Johnson, Anthony Peckham et Simon Kinberg, adapté du comic book de Lionel Wigram et d’après les personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle

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3. Distribution :

  • Robert Downey Jr. : Sherlock Holmes
  • Jude Law : Dr. John Watson
  • Rachel McAdams : Irène Adler
  • Mark Strong : Lord Henry Blackwood
  • Kelly Reilly : Mary Morstan
  • Eddie Marsan : Inspecteur Lestrade
  • James Fox : Sir Thomas
  • Hans Matheson : Lord Coward

« Tout a commencé avec ma propre lecture des romans d’Arthur Conan Doyle, et l’image que j’avais de Holmes. Historiquement, ce n’est qu’au début des années 1930, avec l’interprétation de Basil Rathbone, que Holmes s’est mué en une sorte de gentleman british. Mais lorsque vous vous replongez dans les livres, Holmes est un personnage beaucoup plus moderne que ça. Il a même un côté un peu bohémien et peut passer deux semaines sans se raser ni se laver. J’ai vraiment essayé de rester le plus proche possible de ce que Conan Doyle avait créé. » — Lionel Wigram, Studio Ciné Live

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Adler-and-Holmes-sherlock-holmes-and-irene-adler-31023312-301-430Ce que j’en ai pensé :
Je commencerai tout d’abord par vous parler de ce que j’ai ressenti à l’époque, quand il est sorti et que je pus le voir via un téléchargement illégal via mon PC (début 2010). Le pied !

Exit l’horrible Deerstalker, ce chapeau anglais totalement ridicule, jusqu’ici emblématique des enquêtes de Sherlock Holmes dont les réalisateurs l’affubleront non stop, même à l’opéra !

Mon détective préféré avait été complètement rénové !

On nous proposait un Sherlock Holmes sexy, jeune, musclé, un peu fou, dynamique, drôle, prétentieux, accompagné d’un Dr Watson tiré à quatre épingles, sexy aussi, pas un vieux croulant comme on nous offre habituellement, un Watson qui allait faire chavirer les coeur, le tout avec de l’action, des explosions, des courses-poursuites, des complots, du mystère, du suspense…

Sans oublier une idylle entre Holmes et Irene Adler, de l’humour, des taquineries entre Holmes et Watson, des déductions, une musique de Hans Zimmer que j’écoute toujours tant je l’aime.

Les impressions qui sont venues ensuite, avec le temps et les multiples visionnages, sont un peu plus critiques.

La scène d’ouverture, remplie de cascades et d’une voiture tirée par des chevaux qui roule dans la nuit londonienne débouche ensuite sur une scène qui m’a fait penser à celle dans « Le secret de la pyramide » ou dans un « Indiana Jones » avec tout ces cagoulés faisant partie d’une secte.

Ça bouge beaucoup, on se bat, ça pétarade, on s’éloigne des enquêtes habituelles de Holmes mais bon, ça ne me dérange pas.

Ensuite, on va retrouver Holmes dans son appart, tentures tirées, aussi énergique qu’un mollusque écrasé sur une plage. Et là, au 221B, c’est un bordel monstre ! Quant à Holmes… heu…

Certes, on nous a offert un Holmes plus jeune, mais bordel de Dieu, fallait-il en faire un espèce de bohémien débraillé qui se comporte – au resto – en rustre envers la future femme de Watson alors qu’il est un gentleman ?

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Fallait-il le faire sale et pas lavé ? Non, messieurs ! N’en déplaise à Lionel Wigram, concepteur du comics jamais publié qui dit que Holmes « peut passer deux semaines sans se raser ni se laver » mais je lui demanderai où il a lu ça parce que Holmes avait la propreté d’un chat !

Certes, s’il avait dû se déguiser en mendiant, il aurait sans doute fait en sorte de ne pas passer chez cheveux avec des lotions de chez madame Bettencourt, ni faire en sorte que son interprétation du mendiant le soit avec des ongles manucurés ! Mais de là à être à la limite de l’hygiène, il y avait un pas à ne pas franchir !

Autre chose qui m’avait chagriné c’est le fait que l’amitié qu’il y avait entre Holmes et Watson soit tournée en truc gay-friendly et que Holmes soit si opposé que ça au mariage de Watson, comme  un enfant égoïste qui ne veut pas que on l’abandonne.

Le Holmes canonique n’est pas ainsi et faut arrêter de tout mettre à la sauce homo parce qu’à la fin, ça devient chiant…

L’hétérosexualité n’a peut-être plus la cote, mais si ces amatrices de yaoi veulent qu’on paie leurs pensions lorsqu’elles auront 67 ans, va falloir se reproduire et là, faut toujours un ovule et des spermatozoïdes que je sache ! mdr

Ne me faite pas dire non plus ce que je ne n’ai pas dit ! Je n’ai jamais défilé pour l’interdiction du mariage homo, il est même passé chez nous dans l’indifférence totale, ils font ce qu’ils veulent, après tout… Mais qu’on arrête un peu de mettre tous les personnages des romans à la sauce homo, nom d’une pipe ! Fin de la parenthèse.

Malgré les fines allusions à ce que Sherlock aurait pu faire avec Irene (et oui, je parle bien de sexe), la majorité s’obstine à nous en faire un homo refoulé amoureux de son Watson.

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Quant à l’utilisation de Irene Adler, une aventurière qui était tombée amoureuse du futur couronné de Bohème et qui avait juste voulu se venger après qu’il l’eut laissé choir pour une autre femme plus de son rang, on nous la reconvertie en voleuse de grand-chemin, femme fatale pour les autres hommes, mais qui vient se ressourcer dans les bras de Holmes, qui l’aime mais qui chipote avec un certain Moriarty…

« Vous êtes ma seule faiblesse » dira-t-elle à Holmes.

Envie de chialer tellement c’est beau !

Bon, un autre truc qui fait tache aussi, ce sont les explications de fin…

J’ai ressenti l’horrible impression que le scénariste les avait oubliées et qu’il les a balancées entre deux scènes d’explosion, vite fait, bien fait…

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Malgré ces petites choses qui me font grincer des dents et le fait que je trouve dommage que pour faire venir les gens voir un film il faille leur offrir des explosions, des complots en tout genre, une touche de fantastique, des cascades qu’un véritable Holmes n’a jamais fait dans les romans, des courses-poursuites et toussa-toussa, j’apprécie toujours autant revoir le film, écouter sa musique, m’amuser des petites répliques assassines entre Holmes et Adler.

Le film fait passer du bon temps avec un Sherlock remasterisé, remit à une autre sauce pour faire entrer les jeunes au ciné et pas les vieux holmésiens en déambulateur.

Par contre, les jeunes filles qui ont découvert Holmes via ce film et qui liront ensuite les aventures canoniques risquent de les trouver bien fades face à cette aventure où ça court, ça saute, ça bouge, dans tous les sens et où les crimes ont l’air d’avoir été commis par le diable en personne… Mhouhahahaha

Je le dis aussi avec franchise, en 2010, juste après avoir vu le film, j’aurais mis 4,5/5 mais avec le recul, je vois mieux les défauts, et donc, 3,5 parce que malgré tout, c’est Sherlock et qu’il était sexy, même si un peu barakî (1) sur les bords !

Par contre, avec la suite, là, j’ai eu beaucoup plus de mal (The game of shadows) !

Étoile 3,5

(1) Du wallon barakî signifiant « forain, celui qui vit dans une baraque ». En Belgique, le mot est utilisé dans le langage familier et insultant puisqu’il concerne les personnes sans manières, qui s’habillent mal, souvent habillés en training, qui passent leur temps à crier sur leurs enfants déguenillés et qui, le plus souvent, parle mal le français. C’est le stéréotype parfait des personnes de basses classes et si à votre age vous n’avez jamais vu une maison d’un barakî, ben vous avez raté votre vie, là ! PTDR

.Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Legend : Brian Helgeland [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 20/52]

Legend est un film de gangsters britannique écrit et réalisé par Brian Helgeland, sorti en 2015.

  • Titre original : Legend
  • Réalisation : Brian Helgeland
  • Scénario : Brian Helgeland, d’après Les Jumeaux de la violence, Londres dans la nuit et C’est rapé, frangin, Londres dans la nuit de John Pearson

1. Synopsis :
À Londres dans les années 1960, les jumeaux Kray deviennent les rois de la pègre.

2. Distribution :

  • Tom Hardy : Ronald Kray / Reginald Kray
  • Emily Browning : Frances Shea
  • Colin Morgan : Franck Shea
  • Christopher Eccleston : Leonard « Nipper » Read
  • David Thewlis : Leslie Payne
  • Taron Egerton : Edward « Mad Teddy » Smith
  • Paul Bettany : Charlie Richardson

Ce que j’en ai pensé :
Londres, les années 60.

Les jumeaux Ronnie et Reggie Kray, les plus célèbres gangsters du Royaume-Uni, règnent en maîtres sur la capitale anglaise.

À la tête d’une mafia impitoyable, leur influence parait sans limites.

Deux frères aussi jumeaux qu’on peut l’être mais différents.

Reggie, c’est la classe, la décontraction, la beauté, les femmes, la gloire.

Ronnie, lui, c’est celui à qui on dirait qu’on a oublié d’insérer quelques pièces fondamentales dans le cerveau. N’allez pourtant pas croire qu’il est débile profond, non, il est dangereux, c’est un psychopathe complètement barge.

Tom Hadry, à lui tout seul incarne deux rôles dissemblables : d’un côté le rôle de Reggie, le frère charismatiques dont la violence est larvée, pas en public et de l’autre,  Ronnie, un personnage moins démonstratif, hanté, homosexuel, incontrôlable, impulsif, délirant et trouble.

Reconstitution détaillée, photographie soignée, rien à redire sur les décors ! On a l’impression d’être dans un film d’époque et si anachronisme il y a, je ne l’ai pas vu puisque je ne connais pas l’époque en détail !

On suit la montée en puissance des frères Kray dans le monde criminel. Ils ont commencé petit, puis, tout doucement, on étendu leur business plus loin, plus fort et sont devenus les maîtres dans la place.

Une  voix-off nous informe des événements dépeints et le côté « historique » est agrémentée de séquences plus intimes visant à mêler grande et petite histoire.

Évidemment, les méchants garçons attirent les filles et quand ils les draguent, ils sont tout gentils, tout sucre, tout miel. Une fois le mariage atteint, on se retrouve devant un autre homme et notre pauvre petite Frances Shea en fera l’amère découverte après avoir subi la cour romantique de Reggie Kray.

Maintenant, je ne sais pas si toutes ces scènes sont réelles ou pas. Difficile d’imaginer les frères Kray en train de manger des biscuits et de prendre le thé chez maman alors que l’un d’eux vient d’assassiner, de sang-froid, un homme devant témoins ou de les voir se retenir de se faire mal quand ils se battront ensemble…

En attendant, on regarde, effrayé la montée en puissance de cette mafia anglaise qui, comme toute les mafias, périclite souvent parce qu’elle s’est montrée trop gourmande ou par les membres de sa propre famille.

Où lorsque la femme de Reggie l’incite à s’éloigner du business parce qu’il le lui avait promis mais n’arrive pas à lâcher l’affaire.

La chute des frères Kray semble inévitable. Mais pas que pour une chose, c’est la somme de petites choses qui fait que… Et il n’y a pas que les frères Kray qui vont chuter dans la seconde moitié du film…

Mais on discutera de ceci après, si vous le voulez bien. Restons dans le positif.

Le plaisir du spectateur vient de la reconstitution mais aussi et surtout du jeu d’acteur de Tom Hardy qui, de policé quand il joue Reggie, devient totalement dingo quand il joue Ronnie.

Et si au départ, Ronnie se tient un peu, au fur et à mesure du film, il devient de plus en plus incontrôlable, devenant même un psychopathe schizophrène sanguinaire quand son frère se retrouve quelques temps au gnouf.

C’est violent, délirant et jouissif. Mais hélas, sur la durée, ça foire un peu dans la seconde moitié du match.

Si le scénario arrive à mettre en lumière toute la complexité des jumeaux Kray, chacun étant capable d’amour et de tendresse (Ronnie avec sa mère) comme de commettre des actes tout simplement ignobles et impardonnables tel le meurtre de sang-froid, et bien, j’ai l’impression que le scénariste s’est reposé sur ses lauriers pour la seconde moitié.

Où alors qu’il est parti pisser les mojitos ou les cafés qu’il avait éclusé… et qu’un autre a pris sa place.

Pourtant, on était bien parti et passer le point de vue à la femme de Reggie Kray était une bonne idée, surtout que la fille, bien que bête à croire que le Reggie va tout plaquer pour elle, n’était pourtant pas une potiche destinée à faire tapisserie. Elle a même des couilles à un moment donnée.

Mais hélas, le scénariste remplaçant s’est un peu trop concentré sur la vie de couple pas facile de Reggie et Frances alors que moi, j’aurais voulu voir plus de pègre, plus de magouilles, plus de conneries qui feront capoter les magouilles car on se disperse et parce que Reggie ne veut pas se séparer du frangin barjot qui pourtant est en train de faire couler le navire.

Et il n’y a pas que les frères Kray qui vont couler à la fin… le film prend un peu l’eau.

Legend retrace la véritable histoire de ces deux frères, remarquablement interprétés par Tom Hardy et nous plonge dans la noirceur stylisée des quartiers de l’East End du Swinging London.

Violent, jouissif, une belle première partie qui s’essouffle un peu et se disperse dans la seconde, hélas.

Cravacher la film ne servira à rien, le cheval de course a cédé sa place au mulet et on termine avec un petit goût de trop peu sur la fin.

Dommage parce que nous étions parti pour inscrire la Légende, malgré tout, le film se regarde avec plaisir et je n’ai pas de regrets, si ce n’est de ne pas avoir assez eu de pègre et un peu trop de vie de couple.

Étoile 3

Le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

The Revenant : Alejandro González Iñárritu [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 19/52]

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The Revenant est un film d’aventure américain réalisé, coécrit et coproduit par Alejandro González Iñárritu (réalisateur et producteur mexicain), sorti en 2015.

Le film est partiellement adapté du roman Le Revenant de Michael Punke et est fondé sur une histoire vraie, celle de l’exploit accompli en 1823 par le trappeur Hugh Glass.

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1. Résumé :
Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Ses équipiers, qui étaient chargés d’attendre sa mort pour l’enterrer l’ont abandonné et laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir.

Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi.

Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

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2. Fiche technique :

  • Titre original : The Revenant
  • Réalisation : Alejandro González Iñárritu
  • Scénario : Alejandro González Iñárritu et Mark L. Smith, d’après Le Revenant de Michael Punke
  • Musique : Ryuichi Sakamoto, Alva Noto et Bryce Dessner

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3. Distribution :

  • Leonardo DiCaprio : Hugh Glass
  • Tom Hardy : John Fitzgerald
  • Domhnall Gleeson : Andrew Henry
  • Will Poulter : Jim Bridger
  • Lukas Haas : Jones
  • Forrest Goodluck : Hawk

The-Revenant-2015-poster1Ce que j’en ai pensé :
Personne ne résiste à l’appel de Leo !

Certes, il faut dire aussi que s’il avait eu cette gueule de barbu, on ne l’aurait pas laissé monter à bord du Titanic, Rose n’aurait jamais été amoureuse de lui et la Juliette Capulet encore moins !

Soyons sérieux aussi, Leonardo n’aurait pas été convaincant dans ce rôle avec une tête de jeune premier pour les pub Polo de Ralph Lauren non plus !

Ce qui frappe en premier, lorsqu’on regarde le film, ce sont les paysages à couper le souffle.

Là, on va nous offrir, durant toute la durée du film, une représentation grandiose de la nature que ce soit dans les paysages, dans les animaux qui y vivent, dans les forêts aux arbres magnifiques, dans les rivières qui semblent être glacées ou lorsque l’on verra de la neige à perte de vue.

Quant aux tenues des trappeurs, si on était en odorama, elles nous fouetteraient les narines pire que 50 grands chiens mouillés qui resèchent ! On sent bien que leur dernier bain date d’y a longtemps, trèèèès longtemps.

Nous sommes dans l’Amérique profonde, dans son trou du cul. Des trappeurs chassent des bebêtes à poils afin de leur voler leur fourrure pour les revendre. Il y en a pour un paquet de fric.

À peine le film commencé qu’ils se font attaqué par des indiens, des Arikaras qui massacrent sans pitié et pillent le camp, faisant 33 morts.

Si quelques uns avaient le secret espoir de regarder un film bucolique, cette plongée vertigineuse dans le brutal risque de leur indiquer qu’ils se sont foutus le doigt dans le cul et profond !

Ce raid violent et sans concession des indiens sur le campement de nos trappeurs est tout bonnement une scène impressionnante (après il y a aura celle de l’ours) car derrière cette violence et ces morts, sa réalisation est au poil. Normal, on est chez des trappeurs !

Merde, on à l’impression d’y être et d’assister, impuissant, à l’attaque. L’immersion dans le film est glaçante avec cette scène. Me demandez pas de vous parler de la justesse ou non des plans-séquences, je suis pas une pro du ciné, mais je vous dirai que c’était foutrement bien filmé !

Une poignée d’hommes en réchappent, dont le trappeur Hugh Glass, son fils Hawk, le capitaine et négociant en fourrures Andrew Henry (Lévine dans Anna Karénine), John Fitzgerald (les frères Kray de Legend) et quelques autres.

Ayant lu le résumé, je pensais que c’était là que Di Carpaccio se faisait lâchement abandonner, mais non, il s’enfuit avec les autres en bateau, les hommes cachent les fourrures, détruisent le bateau et poursuivent leur route, à pied, vers le fort…

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Dès ce moment là, on sent déjà bien que le frère Kray, pardon, le trappeur John Fitzgerald, en a après Glass et son gamin métis. Surtout son gamin métis ! Trappeur blanc, cœur noir. Le racisme ne date pas de nos jours, vous le savez.

L’autre scène qui est horrible et vachement réaliste, c’est quand Hugh Glass, le Di Carpaccio barbu, se fait charger et mettre en pièce par une ourse en colère. Là aussi le réalisme vous fait crisper les doigts de pieds.

Ouf, elle le laisse tranquille… Argh non, elle revient et elle recommence à le prendre pour une baballe qu’on peut déchiqueter à loisirs avant de le laisser, quasi mort, sur le sol de cette belle forêt.

Et ce n’est pas encore là qu’ils vont abandonner le Carpaccio (qui ressemble vachement à ce moment là à de la viande rouge). Entre nous, j’avais imaginé tout autre chose dans l’abandon mais ce fut encore pire avec ce que Fitzgerald va faire à…

Les acteurs sont tous bien dans leurs rôles et DiCaprio encore plus tant il fait des grimaces, va chercher l’énergie au fond de lui-même, comme s’il était véritablement laissé tout seul au milieu de la nature hostile et froide !

Putain, le mec, pour retourner au fort par ses propres moyens va devoir ramper longtemps, se laisser aller dans une eau glacée (d’ailleurs, comment a-t-il fait pour ne pas couler alors qu’il avait sur lui tout ses vêtements et sa grosse peau d’ours ??), affronter le froid (quand on est trempé comme une soupe, ça devrait être mortel), traverser les grands espaces sauvages appuyé sur un bâton, affronter la faim, la fièvre et la douleur, tout en faisant gaffe de pas se faire choper par d’éventuels ennemis, qui ne se feraient pas prier pour le réduire en charpie, comme l’avait fait l’ourse.

Déguenillé et fiévreux, Hugh Glass va donc entamer une contre-odyssée en clopinant et en grognant de douleur, son corps mû par la colère et l’esprit de revanche.

Ce sera un voyage extrême et long mais le réalisateur Iñárritu nous le propose avec splendeur et maestria, c’est esthétique, on se croirait dans un reportage sur la nature sauvage, DiCapro en plus, le tout porté par une musique dont j’aimerais posséder la bande-son.

Tiens, quelqu’un m’a dit qu’ils avaient travaillés exclusivement en lumière naturelle… Et que le film fut tourné dans l’ordre chronologique alors qu’il est fréquent que les scènes soient tournées dans le désordre pour optimiser le tournage.

Et quelqu’un m’a dit aussi que le tournage au Canada n’avait pas été de tout repos, vu les températures négatives qui y régnaient… Quand Léo grelottait, il grelottait sans aucun doute pour de vrai !

♫ C’est quelqu’un qui m’Hardy que tu vivais encore ♪ Serait-ce possible alors ? ♪

Et oui, Fitzgerald (Tom Hardy), va falloir foutre le camp parce que le Caprio, il est pas content ! Il montre les dents, il a souffert, il a dormi dans la carcasse d’un cheval (une autre scène éprouvante) et il n’est pas content du tout !

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Un proverbe sicilien dit que quand tu te venges, tu dois creuser deux tombes. Une pour lui, une pour toi et c’est quasi ça parce que le Léo n’est plus qu’un zombie assoiffé de vengeance qui ne prend même pas le temps de faire guérir ses blessures quand il se lancera à la poursuite du frère Kray… Fitzgerald !

À se demander si il ne va pas y laisser sa peau abîmée par les griffes de l’ourse !

Ah, les indiens sont de retour pour le final… C’est beau, silencieux, rien à dire ça fait du bien après un combat violent entre le frère Kray et Jack Dawson : Fitzgerald et Glass…

Tiens, puisqu’on parle d’indiens… Dans le film, les personnages indiens sont interprétés par des Amérindiens des États-Unis et des Canadiens des Premières nations.

Entouré d’historiens, Iñárritu est allé jusqu’à différencier les costumes des uns et des autres : cuir pour les Sioux et les Arikaras, cotons et laines pour les Pawnees.

Un souci du détail qui tranche avec les westerns des décennies passées, où les Indiens étaient souvent dépeints de manière caricaturale, avec trois plumes sur la tête, une dans le cul et des coloriages de visage moins bien réussi que chez les supporters du ballon rond.

♫ C’est l’avis final ♪ : Le réalisateur nous a construit un film dur, aussi âpre que la nature hostile et sauvage qui entoure les hommes dont eux aussi possèdent un caractère en adéquation avec la nature sauvage.

« Nous sommes tous des sauvages » comme le dira une plaque que je n’ai pas aimé voir.

J’avoue avoir été contente de faire une pause dans le film et de regarder la fin le lendemain car il est long et il ne se passe pas toujours des retournements de situation toutes les deux minutes et l’odyssée clopin-clopant de Hugh Glass DiCaprio est un quasi huis-clos entre lui et la nature qui ne lui fera pas de cadeau !

C’est bien filmé, bien restitué, les acteurs sont tous bons, à leur place, pas de manichéisme, même si Fitzgerald est un salopard fini.

DiCaprio est loin d’un Robert Redford dans le rôle du trappeur Jeremiah Johnson (film américain réalisé par Sydney Pollack en 1972) qui parvenait à préserver l’éclat de ses bô beaux cheveux blonds en toutes circonstances.

DiCaprio a été mis à très rude épreuve pour incarner Hugh Glass, le véritable trappeur qui a inspiré le film. Il est sale, puant, il agonise, râle, s’exprime par borborygmes car sa gorge à été touchée, bref, il est réaliste !

Outre les conditions de tournage éreintantes, le beau Leo a également dû s’initier aux langues des Indiens Pawnees et Arikaras. Un souhait du réalisateur qui tenait à donner une vision fidèle et réaliste des peuples autochtones. Bravo, Léo, tu l’as pas volé ton Oscar, tu sais !

C’est une putain d’odyssée que peu auraient réussi à accomplir, même si, je me demande toujours comment il a fait pour ne pas couler dans la rivière avec tout ses habits et sa peau d’ours, qui, gorgée d’eau, devait peser une tonne…

Malgré cela, le film reste empreint de réalisme à couper le souffle.

Voilà un bon moment de cinéma que je viens de passer.

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Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et le Challenge « Le mois Espagnol » chez Sharon.

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Réalité historique :
Pour l’historien Gilles Havard, « The Revenant reconstitue fort bien tout ce qui relève de la culture matérielle : costumes, équipement de survie, armes à feu, apprêtement des peaux, bateau à quille, fortin, villages amérindiens, etc ».

En revanche, il relève « quelques anachronismes » eu égard aux préoccupations et aux univers sociaux retranscrits dans le film, ainsi que des « clichés de la culture populaire américaine à l’endroit des étrangers », en particulier francophones.

Influences cinématographiques :
The Revenant s’inscrit dans le genre du film de trappeurs, sous-genre du western américain. D’autres films sont inspirés de la vie de Hugh Glass, notamment Le Convoi sauvage de Richard C. Sarafian (1971) dont l’historien Gilles Havard estime que The Revenant est un « remake déguisé », n’étant jamais mentionné ni par Alejandro González Iñárritu, ni par les promoteurs du film. Gilles Havard considère que « The Revenant fait écho en outre à la trame de Jeremiah Johnson : perte des êtres chers, désir de vengeance, final en forme de clôture amérindienne du cycle de la vendetta, etc. »

 

Batman vs. Superman – Dawn of Justice [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 18/52]

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Batman v Superman : L’Aube de la justice ou Batman vs Superman : L’Aube de la justice au Québec (Batman v Superman: Dawn of Justice) est un film de super-héros américain réalisé par Zack Snyder, sorti en 2016.

Distribué par Warner Bros., produit par Charles Roven et écrit par Chris Terrio et David S. Goyer, basé sur les personnages de DC Comics Batman et Superman, le film est le deuxième de l’univers cinématographique DC, après Man of Steel.

Le film est considéré comme un événement, car il met en scène pour la première fois au cinéma Superman et Batman dans le même film, qui sont deux icônes de la pop culture depuis les années 1930.

C’est également la première apparition cinématographique d’autres héros de DC Comics comme Wonder Woman, Flash, Aquaman et Cyborg.

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1. Résumé :
Craignant que Superman n’abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l’affronter : le monde a-t-il davantage besoin d’un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d’un justicier à la force redoutable mais d’origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l’horizon…

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2. Fiche technique :

  • Titre original : Batman v Superman: Dawn of Justice
  • Titre français : Batman v Superman : L’Aube de la justice
  • Réalisation : Zack Snyder

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3. Distribution :

  • Ben Affleck : Bruce Wayne / Batman
  • Henry Cavill : Kal-El / Clark Kent / Superman
  • Amy Adams : Lois Lane
  • Jesse Eisenberg : Lex Luthor
  • Diane Lane : Martha Kent
  • Laurence Fishburne : Perry White
  • Jeremy Irons : Alfred Pennyworth

batman_v_superman___dawn_of_justice__poster_by_goxiii-d9cky11Ce que j’en ai pensé :
Et bien j’ai suivi le conseil d’une amie blogueuse, Dorothée, qui disait avoir été au cinéma sans rien attendre et en être ressortie enchantée d’avoir vu un film qui avait de la profondeur, dans le bon sens du terme.

Appliquant le conseil à la lettre je me suis installée confortablement devant mon écran 18″ de mon VAIO Sony (pub non rémunérée) et j’ai fait Play.

Avant d’aller plus loin je me dois de vous confesser (un mot que j’aime) mes grandes ignorances batmanienne et supermanienne.

Tout ce que je sais du premier c’est que c’est une chauve-souris déguisée en humain… Oups, le contraire ! Un humain déguisé en chauve-souris sexy et que dans le costume moulant, il y a avait le beau Christian Bâle.

Ce que je sais du second, c’est qu’il porte un slip rouge sur son collant bleu et qu’une des Desperate Housewives (Teri Hatcher) en était amoureuse dans un film… Et que dans une série, le Superman il était jeune et pas vilain.

Oui, va falloir potasser mon sujet !

Déjà je remercie les habilleuses car les vêtements ont bien changés depuis ! Ouste le slip rouge porté sur le pantalon ! Ouste les horribles déguisement de chauve-souris du Bruce Wayne.

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Niveau choix des acteurs, je ne me plaindrais pas du tout ! Le Superman est excellent et bien que j’ai un peu douté du choix de Ben Affleck – le mignon soldat qui était à Pearl Harbor et qui a bien vieilli – pour le Batman, et bien, je dis « Oui » !

Différent de Bâle, mais il allait bien dans le costume, plus âgé, plus massif, plus sombre.

Alors oui, en effet, faut pas s’attendre à des combats de Titans entre le Bat et le Super, juste une scène de baston, mais la plupart de leur affrontements se feront aux travers des mots, des dialogues, de leur manière de penser.

Bruce Wayne pense qu’un un super-héros aux pouvoirs sans limite n’est pas très bon… Certains considèrent Superman comme un Dieu. Oui, les gens sont cons !

Ils sont même pires que cons, les gens, puisque quand Superman sauve, ça va, mais dès qu’il y a un soucis avec un alien de Krypton qui a tout cassé en ville, alors là, Superman peut foutre le camp ! Il n’est pas humain, il n’est pas de chez nous, alors « Go Home ».

J’ai parfois honte d’appartenir au genre humain, je vous jure… Et puisque le genre humain est ainsi, qu’il peut brûler ce qu’il a adoré ou déifié, les scénaristes ne se sont pas privés et c’est très bien rendu, je trouve.

Surtout an niveau de la propagande… On croit tout de même tout ce qu’on nous raconte ! Ma foi, la frontière entre la vérité et le mensonge est si fine que l’on a parfois du mal à discerner si c’est la vérité vraie qu’on nous balance ou de la propagande, ou des vérités un peu mélangées avec des mensonges.

Passons au méchant : Lex Luthor… Je l’ai reconnu, c’est Mark Zuckerberg ! Enfin, celui qui jouait le rôle… Si certains ne l’ont pas aimé, moi, je l’ai trouvé excellent, mais je vous rappelle que ma culture du super héros en slip rouge est merdique.

Peut-être qu’un autre aurait été mieux, mais moi, je l’ai adoré dans son rôle d’excité grimaçant, mais terriblement dangereux avec ses idées de malade et qui, comme beaucoup, aurait bien voulu que Dieu le sauve d’un papa pas sympa.

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Pas de bol, Il n’est pas venu alors il en veut à ces prétendus Dieux que sont les super-héros.

Le film est assez long, plus lent, sans avoir de scènes de castagne toutes les dix minutes et je peux comprendre aussi ceux qui sont allé au ciné en pensant voir 10 rounds de combats entre le héros humain et le héros d’une autre planète.

Ici, ce qui est mis en avant, c’est l’humanité des héros, leurs souffrances, leurs doutes, leurs qualités, leurs défauts, des héros pas tout noir ou tout blanc, mais tout en nuance de gris.

La gloire de Batman est derrière lui, le Joker n’est plu, et il a l’impression que les bandits sont comme les mauvaises herbes, vous en arracher des tas et elles repoussent toujours plus vite, toujours plus nombreuses.

Superman a presque les pouvoirs d’un Dieu – « presque » parce qu’il n’a rien créé, na ! – et ça fout la trouille à certains – Lex, Batman,… – autant de pouvoir concentré dans les mains d’un seul homme et ma foi, il doit y avoir aussi un peu de jalousie.

Superman et Batman sont pourtant les mêmes : à la fois sauveurs, juges, bourreaux, voulant faire à tout prix le bien mais en étant bien souvent piteusement récompensé.

Niveau musique, c’était Hans Zimmer au commandes et il ne déroge pas à la règle, elle est très belle et elle vous prend aux tripes, surtout si vous l’avez entendu en concert. Là, c’est le pied magistral !

Oui, j’ai passé un excellent moment à voir ce film pour lequel j’ai mis mes attentes entre parenthèses afin de ne pas être polluée par mon esprit qui se serait joué un film.

Oui, il est plus lent, les combats entre les deux héros sera plus à coup de paroles ou d’actes que avec des poings, bien que les fans seront comblés par un match entre leur deux.

Un film plus humain, plus profond, plus mieux, un film avec un vrai scénario, des acteurs qui sont à leur place, qui joue de manière correcte, imprégnés qu’ils sont de leurs rôles.

Et comme l’Enfer est pavé de bonnes intentions et que à force de chasser ce qu’on considère comme des monstres, on devient sois-même un monstre, la folie mégalomane de Lex Luthor sera le clou du spectacle.

Un vrai changement de slip et de cap !

Un excellent film qui envoie valser les vieux Batmans et Superman aux oubliettes ! Sauf la trilogie « The dark Knight » de Christopher Nolan et le « Man Of Steel » de Zack Snyder.

Étoile 4

Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.
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Les Rebelles de la forêt : Roger Kumble [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 16/52]

Les Rebelles de la forêt (Open Season) est un film d’animation canadien de long métrage en images de synthèse, réalisé par Roger Allers, Jill Culton et Anthony Stacchi, produit par Sony Pictures et sorti le 29 septembre 2006 aux États-Unis et le 18 octobre 2006 en France.

Il fait l’objet de deux suites sorties directement en DVD Les Rebelles de la forêt 2 en 2008 et Les Rebelles de la Forêt 3 en 2010.

1. Synopsis :

Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours régné sur la forêt, mais cette fois, les choses pourraient bien changer…

Dans la petite ville de Timberline, Boog, un ours apprivoisé et heureux de l’être, va voir sa paisible existence bouleversée par sa rencontre avec Elliot, un cerf sauvage aussi maigrichon que bavard.

Elliot arrive à convaincre Boog de quitter sa vie de rêve auprès de Beth, la ranger qui l’a élevé depuis qu’il est ourson, pour aller « vivre en liberté dans la nature »… Mais Boog ignore tout de la vie sauvage, et les choses vont vite déraper.

Avec l’ouverture de la chasse et les chasseurs à leurs trousses, Elliot doit absolument aider Boog à réveiller ses instincts pour qu’avec l’aide des autres animaux de la forêt, ils aient une chance de contre-attaquer tous ensemble…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Open Season
  • Titre français : Les Rebelles de la forêt
  • Réalisation : Jill Culton, Roger Allers et Anthony Stacchi
  • Scénario : Steve Bencich, Ron J. Friedman et Nat Mauldin
  • Pays d’origine :  États-Unis
  • Langue originale : anglais

3. Voix originales :

  • Martin Lawrence : Boog (Grizzli)
  • Ashton Kutcher : Elliot (Cerf hémione)
  • Debra Messing : Beth (femme)
  • Gary Sinise : Shaw (homme)
  • Jane Krakowski : Giselle (Cerf hémione)
  • Billy Connolly : McSquizzy (Écureuil gris)
  • Jon Favreau : Reilly (Castor canadien)
  • Patrick Warburton : Ian (Cerf hémione)
  • Cody Cameron : M. Saucisse (Teckel)

OpenSeasonPosterCe que j’en ai pensé :
C’est un film d’animation qui plairait aux plus petits mais où les grands trouveront le scénario téléphoné, prévisible et cousu de fil blanc.

Ici, le grand méchant est vraiment méchant, sans rien pour le récupérer et Beth, la gentille madame qui possède Boog le grizzli est une gentille petite dame qui possède donc un gentil ours !

Oui, c’est plus un dessins animé pour les 6-7 ans que pour les passés 30 ans tel que moi.

Quelques scènes qui auraient pu être drôles dans le magasin d’alimentation, quand Boog et Elliot bouffent tout ce qui leur tombe sous les pattes, mais la surenchère des bêtises rend la scène plutôt lourde, hélas.

Même pas d’émotions ressenties quand Beth, la gentille madame va déposer son ours dans la forêt parce qu’il a fait des bêtises et que les gens le pensent dangereux, suite à un quiproquo qui ne m’a pas fait rire tant il n’y avait pas d’humour dedans.

La vie dans le forêt avec Elliot le cerf chiant n’est pas si mal que ça. On y découvre un ours qui a toujours vécu dans un garage, dormi dans un panier avec un doudou et reçu des gamelles de bouffe. Il fallait donc que Beth soit un peu méchante et bête pour penser que son nounours allait survivre dans ce monde hostile.

Bon, chialez pas, les moutards, le nounours il va pas mourir et le chasseur psychopathe, il va pas le tuer !

Plus d’humour sur la fin, avec la forêt qui se rebelle contre les méchants chasseurs, surtout le plus méchant d’entre eux, quelques messages sur la différence, l’acceptation des autres, l’enfer qui est pavé de bonnes intentions, l’amitié, et toussa toussa.

Les personnages des animaux sont assez bien fait, certains étant plus drôles que les autres (les écureuils, le hérisson) surtout avec leurs accents bien typés.

Malgré tout, à voir les tribulations du cerf, il m’a vraiment fait penser à une sorte de caricature de l’âne dans Shrek…

D’ailleurs, l’ours qui ne veut plus du cerf, ça fait vachement penser à notre Shrek, ça ! On aurait pu éviter ça…

Ça se regarde un soir où il n’y a rien d’autre à se mettre sous les mirettes et picétout !

Un film pour faire rire les enfants et laisser du temps au parents pour se peloter sur le divan !

Étoile 2

Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Sicario : Denis Villeneuve [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 15/52]

Sicario est un film policier américain réalisé par Denis Villeneuve, sorti en 2015.

« Sicario », en français « sicaire » (tueur à gages), fait référence aux tueurs opérant pour les cartels d’Amérique centrale et du Sud.

1. Synopsis :

Kate Macer est une jeune agent du FBI idéaliste et volontaire. Divorcée et sans aucune vie de famille, elle ne vit que pour son métier.

Membre d’une unité d’élite dans les opérations de libérations d’otages sur la région de Phoenix au sud des États-Unis, elle est confrontée chaque jour à la violence des trafiquants de drogues qui ont transformé la région frontalière avec le Mexique en zone de non-droit.

À la suite d’une intervention qui a tourné à la catastrophe, elle se porte volontaire pour rejoindre l’équipe de Matt. Leur mission : s’attaquer par tous les moyens au chef du cartel de Juárez. Pour cela, ils n’hésitent pas à intervenir de façon clandestine au Mexique accompagnés par Alejandro, un conseiller au passé trouble. Face à la barbarie des cartels et au cœur d’un système opaque, Kate va devoir remettre en cause toutes ses certitudes si elle veut survivre.

2. Fiche technique :

  • Titre original : Sicario
  • Réalisation : Denis Villeneuve
  • Scénario : Taylor Sheridan
  • Direction artistique : Patrice Vermette
  • Décors : Paul D. Kelly
  • Costumes : Renée April
  • Montage : Joe Walker
  • Musique : Jóhann Jóhannsson
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Budget : 30 millions de $

 

3. Distribution :

  • Emily Blunt : Kate Macer
  • Benicio del Toro : Alejandro
  • Josh Brolin : Matt Graver
  • Daniel Kaluuya : Reginald  » Reggie » Wayne
  • Victor Garber : Dave Jenning
  • Jeffrey Donovan : Steve Forsing
  • Jon Bernthal : Ted
  • Raoul Trujillo : Rafael
  • Maximiliano Hernández : Silvio

Ce que j’en ai pensé :
Film visionné le 27 février… Je voulais le voir et c’est en discutant sur le blog avec une commentatrice que j’ai décidé de me le faire de suite.

On peut dire que l’on commence fort avec l’opération menée par le FBI dans une maison où des trafiquants de drogue sévissent.

Cela nous permet aussi de faire connaissance avec un des personnages principaux, Kate (Emily Blunt), une jeune recrue idéaliste du FBI.

On ne fait pas dans la dentelle et ce que les flics découvriront leur fera rendre leur goûter.

Ici, dans ce film, la lutte contre les cartel mexicains de la drogue est omniprésente et pour y arriver, ce sera « No Rules » (pas de règles), on liquide et on s’en va.

La tension est présente durant tout le visionnage, servie par une bande-son qui vous prendra aux tripes, surtout quand les américains quittent la ville de Juarez… Mon cœur en a encore des palpitations !

La zone frontalière entre les États-Unis et le Mexique est vraiment un territoire de non-droit.

Notre Kate va y être envoyée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par Matt Graver (Josh Brolin), agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. 

L’équipe hétéroclite sera menée par Alejandro (Benicio del Toro), un consultant énigmatique et qui n’a pas de règles dans sa lutte contre les cartel. Si Kate avec des convictions, elle va devoir s’asseoir dessus pour survivre !

Dans le film, la violence est sauvage et étonnante, mais jamais outrancièrement spectaculaire, chaque balle tirée aura des conséquences pour la victime et le tireur.

Benicio del Toro y est époustouflant en type cassé par la vie, cabossé par ce qui lui est arrivé et en très peu de mots, il arrive à vous faire passer quantité d’émotions.

Kate, elle, a plus un air d’une qui se serait égarée là où elle ne devrait pas et parfois l’attitude d’un lapin pris dans les phares d’une voiture.

Un film qui ne laissera pas le spectateur indifférent, c’est violent, ça canarde pire qu’à l’ouverture de la chasse et quand on traque des salauds, faut parfois se faire aussi salaud qu’eux. Je ne dis pas que je cautionne, mais c’est ainsi !

Si j’ai pris du plaisir à suivre Jish Brolin et Del Toro, j’ai trouvé Emily Blunt un peu paumée, mais c’était son rôle aussi… la petite recrue du FBI qui est dépassée par les méthodes violentes et pas catholiques de Del Toro.

Un bon moment de cinéma !

Étoile 3,5

Le « Challenge US » chez Noctembule et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Les Tontons flingueurs : Georges Lautner [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 14/52]

Les Tontons flingueurs est une comédie franco-germano-italienne réalisée par Georges Lautner en 1963, sur un scénario d’Albert Simonin et des dialogues de Michel Audiard, avec comme acteurs principaux Lino Ventura, Bernard Blier, Jean Lefebvre et Francis Blanche.

Adaptation du roman « Grisbi or not grisbi » d’Albert Simonin, c’est le troisième volet d’une trilogie consacrée au truand Max le Menteur démarrée avec « Touchez pas au grisbi » suivi par « Le cave se rebiffe » également adaptés à l’écran.

Au fil des décennies ayant suivi sa sortie, Les Tontons flingueurs est devenu un film culte.

1. Résumé :
Sur son lit de mort, le Mexicain fait promettre à son ami d’enfance, Fernand Naudin, de veiller sur ses intérêts et sa fille Patricia. Fernand découvre alors qu’il se trouve à la tête d’affaires louches dont les anciens dirigeants entendent bien s’emparer. Mais, flanqué d’un curieux notaire et d’un garde du corps, Fernand impose d’emblée sa loi. Cependant, le belle Patricia lui réserve quelques surprises !

2. Fiche technique :

  • Titre : Les Tontons Flingueurs
  • Réalisation : Georges Lautner
  • Scénario : Albert Simonin et Georges Lautner, d’après le roman Grisbi Or Not Grisbi, d’Albert Simonin
  • Dialogue : Michel Audiard

3. Distribution :

  • Lino Ventura : Fernand Naudin
  • Bernard Blier : Raoul Volfoni
  • Francis Blanche : Maître Folace, le notaire de Louis « le Mexicain »
  • Sabine Sinjen (VF : Valérie Lagrange) : Patricia, la fille de Louis « le Mexicain »
  • Claude Rich : Antoine Delafoy, le petit ami de Patricia
  • Robert Dalban : Jean, le majordome
  • Jean Lefebvre : Paul Volfoni, le frère de Raoul
  • Horst Frank : Théo
  • Venantino Venantini (VF : Charles Millot) : Pascal
  • Mac Ronay (VF : André Weber) : Bastien
  • Charles Régnier (VF : Michel Dupleix) : Tomate

Ce que j’en ai pensé :
J’ai enfin pu regarder ce film en entier ! Depuis le temps que je ne voyais que le début, ou la fameuse scène de la cuisine, mais jamais je n’avais regardé ce chef-d’œuvre en entier !!

Ce fut enfin réparé en février 2016 (voyez le retard de ma chronique) en visionnant le film en NB (qui a volé la couleur ? dirait un djeun’s) car la colorisation ne lui va pas bien.

Ici, nous débarquons chez les truands… Le Mexicain va mourir et il charge son ami, Fernand Naudin, de veiller sur ses affaires et sur sa fille et notre brave Lino Ventura va se rendre compte qu’il est tombé chez de bien curieux bonshommes.

Toute la force du film se trouve dans sa brochettes d’acteurs et dans ses dialogues pas piqués des hannetons !

Qui ne connait pas au moins une réplique culte sans même trop savoir où elle se situe dans le film ?? Tout le monde, quasi.

Et bien, je vous jure, quand on replace les dialogues dans leur contexte, on se marre encore deux fois plus !

Ici, tout vole : les répliques, les balles, les saloperies, les coups tordus, les embrouilles, les doubles-jeu… Ma seule critique sera pour le bruitage des balles, il est à mourir de honte ou de rire, mais cela ajoute un charme suranné au film.

Pour le reste, la recette reste la même : on prend deux factions de margoulins qui trempent dans la vente d’alcool, le jeu, les putes, on fait mourir le chef, celui qui prenait les bénefs, on nomme un cave (un qui n’y connait rien) à la tête de l’organisation et on fait en sorte que A fasse croire au nouveau chef que c’est B qui veut sa peau.

Bref, diviser pour régner ! Foutre la merde… ça donnera quelques belles scènes d’anthologie et des dialogues aux petits oignons !

C’est en faisant la fiche du film que je me suis rendue compte que certains acteurs, étrangers, avaient été doublé ensuite. À cette époque, on faisait dans l’international… Et tant mieux parce que le boche a une tête d’assassin et l’italien a tout du bon porte-flingue.

Par contre, je ne savais pas que Claude Rich jouait dans le film et là, il m’a fait jouir tant ses répliques étaient excellentes aussi. Magnifique !

Je n’en dirai pas plus parce que tout le monde connait, ou en a entendu parler…

C’est un excellent film qui a gagné ses lettres de noblesse au fil de ses retransmissions et je l’ai encore visionné dernièrement, quand il est passé à la télé.

J’ai encore ri plus car maintenant, je connaissais tout par cœur, quasi.

Un film à voir et à revoir sans modération. Ne nuit pas à la santé. Que du contraire… Il vous enrichira niveau vocabulaire argotique.

BILAN - Coup de coeur

Anna Karénine – Joe Wright (2012) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 13/52]

Anna Karénine (Anna Karenina) est un film dramatique et historique britannico-français réalisé par Joe Wright, sorti en décembre 2012.

1. Synopsis :
Le film est une adaptation du roman Anna Karénine de Léon Tolstoï. Nous plongeons dans la haute société russe de la fin du XIXe siècle. Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine, un important homme d’État.

Cependant, elle entretient une liaison secrète avec le Comte Vronsky, malgré les risques d’une telle relation dans cette sphère de la société.

Mais leur relation est bientôt connue de tous à la cour. Anna, hésitant entre son cœur et sa raison, décide de quitter son mari et son fils pour suivre son amant.

2. Distribution :

  • Keira Knightley : Anna Karénine
  • Jude Law : Alexis Karénine
  • Aaron Taylor-Johnson : le comte Vronsky, amant d’Anna
  • Kelly Macdonald : Dolly Oblonsky, femme d’Oblonsky
  • Domhnall Gleeson : Lévine
  • Matthew Macfadyen : Oblonsky, frère d’Anna
  • Alicia Vikander : Kitty, sœur de Dolly
  • David Wilmot : Nikolai

Ce que j’en ai pensé :
De l’étonnement, dès le départ… Oui, un grand étonnement parce que la première scène se passe comme dans un théâtre.

Et il en sera ainsi tout au long du film : comme si les personnages évoluaient dans un théâtre où les décors changent selon la scène, où ils passent dans les coulisses, sous la scène pour en rejoindre une autre.

Apparemment, le réalisateur a décidé de situer toutes les scènes citadines de l’histoire d’Anna Karenine (Keira Knightley), de son amant le comte Vronski (Aaron Taylor-Johnson) et de son mari (Jude Law) dans un décor à l’artificialité revendiquée. J’ai pas trop aimé et j’ai eu du mal à m’y faire.

Attention, tout le film ne se déroule pas dans des décors théâtraux puisque toutes les scènes de campagne avec Lévine (Domhnall Gleeson), se déroulent, elles, au grand air, donnant par là une césure avec les scènes des autres.

La dichotomie entre la ruralité et la vie citadine…

Lévine, c’est la campagne, la ruralité, le dur travail de la terre et Lévine est un personnage tout en opposition avec la bourgeoisie, c’est un homme qui veut la fin des clivages entre les gens, il est cultivé et aime d’amour pur la belle Kitty, qui elle, n’a d’yeux que pour le comte Vronski… Emmerdant, ça !

Rien de tel pour vous pimenter un roman ou un film qu’une histoire d’amour à un seul côté. Pendant que l’un lorgne sur l’une, celle-ci bave devant un autre, tel un dogue devant un os. Aimerait-elle suçoter son os, la coquine ???

Hem ! Revenons au film : regardé en VOSTRF je n’ai pas eu l’impression que les dialogues étaient du Tolstoï dans le texte car ils avaient un goût contemporain, sans pour autant verser dans le parler vulgaire ou le plat.

Non, c’était bien l’aristocratie, la bourgeoisie, les gens aisés de la Russie fin 19ème, mais les dialogues n’étaient pas empesés et jamais ils n’ont donné l’impression d’être hermétiques pour le spectateur lambda.

Anna Karénine, c’est une histoire d’amour totalement folle d’une femme mariée  – à Alexis Alexandrovich Karénine, un ministre et mère d’un garçon – avec un jeune officier jeune et beau : le jeune comte Alexis Wronsky

Anna trouve son mari froid et incapable de sentiments, une « machine » comme elle aime l’appeler. Notre homme est plus chrétien que le pape, plus religieux que le Bon Dieu et n’a dû honorer sa femme que de très rares fois, juste pour procréer. C’est pas tous les soirs que le biscuit est trempé dans la tasse de café et quand ça se fait, la passion folle est au abonné absent…

Dans le rôle du mari froid comme un glaçon, il y avait l’excellentissime Jude Law méconnaissable. On est loin du dandy des pubs pour Dior Homme ou du beau et sexy John Watson. C’est bien simple, au départ, je ne l’avais point reconnu tant il était raide comme la justice !

Ah, si Anna Karénine ne s’était pas rendue à Moscou chez son frère Stiva Oblonski (Matthew Macfadyen de Ripper Street), jamais, en descendant du train, elle n’aurait croisé le comte Vronski !

Si son frère n’avait pas trempé sa paille dans un autre verre de vodka que celui de sa légitime épouse, jamais Anna n’aurait dû se rendre chez lui pour calmer l’épouse cocue et pas contente.

Anna tombe amoureuse de Vronski, cet officier brillant, mais frivole et on ne peut lui donner tort tant il est mignon, le blondin.

Et l’homme a su y faire pour la charmer, la poursuivant de ses assiduités, ne la laissant pas tranquille un moment. Ma foi, on aimerait se faire harceler par un beau blond de la sorte.

Anna lutte contre cette passion et le jeu de l’actrice est super, mais, le cœur a ses raisons que la raison ignore et bardaf,  elle finit par s‘abandonner avec un bonheur coupable aux émotions qui l’envoient dans les bras – et le lit – de ce beau comte au sourire charmeur.

On ne peut pas dire que notre Anna est discrète dans sa folle passion… et c’est ce qui la perdra ! Personne autour d’elle n’est dupe et se doute qu’il y a anguille sous roche, ou quéquette dans la touffe.

Son caractère sera changeant tout au long du film, finissant par me donner envie de la flinguer moi-même.

Son mari, le moche Jude Law, a mis du temps avant de comprendre que sa femme le trompait, pourtant, on l’avait déjà mis en garde, mais il avait une confiance absolue en madame. Raté mon ami. Sherlock te l’aurait bien dit, my dear Watson. Anybref !

Pourtant, cet homme qu’on aurait envie de détester (puisqu’il se met en travers de la route d’Anne et de son amant), on ne peut que l’admirer lorsqu’il pardonne à son épouse et adresse même la parole à son jeune et beau rival.

Putain, ça c’est du pardon chrétien ou je ne ne m’y connais pas ! L’homme mérite mon respect.

Dans sa passion folle, Anna finira par vivre avec son amant avant de se faire dévorer par une jalousie galopante, pensant sens cesse que le jeune comte la trompe avec d’autres femmes.

Un des passages les plus éloquent est sans contexte la scène de l’opéra : Anna a exigé que son amant l’y emmène, lui ne veut pas, car il sait que l’on va murmurer lors de l’arrivée d’Anna, séparée alors de son mari.

Elle y va, seule, et se rend compte combien elle est méprisée par les dames, regardée avec envie et concupiscence par les hommes et ensuite, cette pouffiasse d’Anna hurlera sur son amant qui ne l’a pas empêché d’y aller.

Heu, elle devait avoir ses règles, là… Ronchonne de cette manière, c’est les ours, à ne pas en douter.

Petite parenthèse : leur couple est tout en contradiction avec celui que va former Lévine et Kitty – calme et sagesse, eux – et d’ailleurs, la scène de la déclaration d’amour codée sera un instant d’une grâce infinie qui évitera l’écueil qui aurait pu faire sombrer cette scène dans le neu-neu. Fin de la parenthèse romantique.

L’idylle entre nos deux amants prendra l’eau de la faute d’Anna, jalouse comme un pet, changeant sans cesse d’avis, hurlant et pestant contre son bel Alexis Vronski.

Là, en voyant la fin, je me suis dit que Leonardo Di Caprio avait bien fait de mourir gelé après le naufrage du Titanic parce que sa relation avec Rose aurait sans doute fini en eau de boudin comme celle d’Anna et de Vronski.

« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon. »

Ne souffrant pas de temps morts, ce film met en lumière plusieurs couples : celui d’Anna et de son mari Alexis; celui que formera Lévine avec Kitty, l’ancienne fiancée abandonnée par le compte Vronski ainsi que celui de Daria et Oblonski, le frère d’Anna, le mari volage.

Le portrait de la société russe de cette fin de 19ème est mis en lumière. Rempli de dames bien pensantes, offusquées par le comportement d’Anna (ou jalouses qu’elle ait franchi le pas tandis que leur vie ne sont que misère sexuelle – je suppute), des hommes qui la prennent pour une femme facile, une pute et les chuchotis sur son passage.

J’ai bien aimé les jeux d’acteurs, surtout celui d’Anna Karénine (Keira Knightley) : passant de dame bien sous tout rapports à jeune ado dévorée par la passion et qui ne pense pas une seule seconde au mal qu’elle fait à son époux.

Jude est excellent en mari raide comme un piquet et donnant l’impression qu’il a peu d’émotions.

Quant au joli cœur du comte Vronski, on peut dire qu’il est à l’origine de la chute d’Anna car s’il ne l’avait pas poursuivie et fait la cour, elle aurait juste gardé cette émotion dans son cœur et c’est tout.

Un bon film qui se laisse regarder avec l’impression que la fin ne sera pas « happy » car si elle l’était, cela perdrait de sa crédibilité. 

Là seule chose que j’aie détesté, ce sont les décors « théâtre ».

Anna Karénine (film et livre) traite donc des ravages que cause une passion illégitime : Anna, qui quitte tout pour vivre une relation extraconjugale avec Vronsky, un bel officier, renonçant ainsi à son rôle d’épouse et de mère..

Et à l’opposé, l’amour légitime qui unit Kitty et Lévine offre un exemple à suivre, donnant un sentiment de sérénité et d’harmonie naturelle.

Étoile 3,5

Le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

 

PAN : Joe Wright [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 12/52]

Pan est un film fantastique américain réalisé par Joe Wright, sorti en 2015.

1. Synopsis :

Londres, durant la Seconde Guerre Mondiale.

Peter est un orphelin (12 ans) et se fait enlever, lui et ses amis, au Pays Imaginaire (Neverland). Mais la vie n’y est pas aussi féerique qu’elle semble le promettre. Il travaillera avec d’autres orphelins de toutes époques, de tous pays, dans une mine pour Barbe Noire à la recherche du pixom.

Il réussira à s’échapper, et se mettra à la recherche des Fées en espérant qu’ils l’aident à retrouver sa mère.

2. Distribution :

  • Levi Miller : Peter Pan
  • Hugh Jackman : Barbe Noire (Blackbeard)
  • Amanda Seyfried : Mary
  • Rooney Mara : Lily la tigresse
  • Garrett Hedlund : James Hook

Ce que j’en ai pensé :
Lors de sa sortie, j’avais été intriguée par ce film et ensuite, ben, la mémoire étant ce qu’elle est, il m’était sorti de ma tête.

Puisque je n’avais rien de mieux à faire lors de cette soirée, j’ai inséré mon DD dans le PC qui ne sert qu’à ça et je me suis fait une toile dans mon salon sur écran de 18″, le tout bien entendu en VOSTFR.

Un bon point, le gamin qui joue le rôle de Peter a un sourire craquant et je me suis attachée à lui tout de suite, le cœur serré en voyant ce que les gosses enduraient dans cet orphelinat tenu par des bonnes sœurs aigries, méchantes, sadiques, voleuses et cupides.

Non, je ne me coucherai pas sur le divan pour vous déballer ce que j’ai sur le cœur en ce qui concerne les servants et servantes du Grand Architecte de l’Univers. Il est bien mal servi…

C’est la guerre, le Blitz, même, car nous sommes à Londres et les bombes nous tombent sur la gueule. Et puis, fait étrange, un navire volant s’amarre au-dessus de l’orphelinat et des pirates descendant le longs de grandes cordes viennent enlever des enfants dans leur lit… Et un jour, c’est le jeune Peter qu’ils enlèvent !

On peut dire que le film nous donne le souffle épique de la Grande Aventure !

Un bateau volant (Jolly Roger), des avions dans le ciel qui bombardent ma ville préférée, des pirates, un Hugh Jackman méconnaissable grimé en Grand Méchant Barbe-Noire (image de gauche) et un Capitain Hook qui possède encore ses deux mains, et une gueule d’ange sexy (à droite, bien entendu) et parfois un air d’Indiana Jones.

À voir comment Barbe-Noire se démenait parfois, j’avais l’impression de voir le Capitaine Hook du film de Spielberg…

Au départ, sans avoir lu le scénario, je pensais qu’il était Hook, même.

Relecture de l’histoire il y a eu et je dois dire que j’ai passé un bon moment de cinéma avec ce film où les temps morts sont peu nombreux et quand il y en a, ils ne sont jamais ennuyeux.

Peter est un enfant abandonné qui ne demande qu’une seule chose : retrouver sa mère, celle qui l’abandonna, un soir neigeux, devant une lourde porte, lui glissant un pendentif avec une flûte de pan autour du cou.

Le monde magique de Neverland… Ses mines exploitées par des enfants esclaves de Barbe-Noire qui a toujours de plus en plus besoin de gamins pour bosser pour lui.

Le pays imaginaire ne donne pas envie qu’on y aille… Y’a même pas de syndicat ! La maison de Michaël Jackson faisait plus rêver que le pays imaginaire du film.

Là, Peter va découvrir l’horreur, qu’il sait voler, avoir de l’amusement, connaître bien des dangers, et découvrir finalement sa destinée — devenir le héros qui sera toujours connu comme Peter Pan.

Il y a du mystère, du suspense dans l’enquête que Peter va réaliser afin de savoir qui était sa mère et ce qu’elle est venue foutre au pays des fées (Stelphique, c’est pour toi).

Bon, il n’y a pas que la mère, non plus, faudrait aussi découvrir qui a mis la petite graine à maman…

La légende est en marche et le combat entre le gentil Peter et le méchant Barbe-Noire sera un grand moment sur mon écran. Un final assez haut en couleur, en effets spéciaux et en acrobaties.

Là, désolé, mais je ne monterai jamais sur un bateau ! Pas à cause du mal de mer, mais du vertige ! mdr

Dommage que ce film n’ait pas eu le succès escompté et qu’il n’y ait pas de second volet. Il m’aurait plu d’en savoir plus sur Peter et sa vie à Neverland.

Par contre, la question que je me pose c’est : comment ensuite il y aura autant de haine entre Peter Pan et le Capitain Hook alors qu’ici, ils sont super copains ??

Pan est un film qui plaira aux petits comme aux grands, un film qui se regarde tranquillement dans son divan, avec des pop-corn et on s’en prend plein les mirettes tant les effets spéciaux sont excellents.

De l’Aventure, un peu d’humour, de l’amitié, de l’amour, un véritable grand méchant dans la personne de Hugh Jackman (pas sexy pour une fois), des navires qui volent, des acrobaties, des combats, de trahisons, et un gamin qui va devoir aller chercher eu plus profond de lui-même ce qu’il est vraiment.

Ça ne sera pas le chef-d’œuvre cinématographique de l’année, ça ne mange pas de pain, mais ça donne un bon moment de détente, épicétou.

Je sais que les fans du roman original de Barrie ont détesté le film, trouvant les acteurs vides comme des coquilles et de grosses incohérences.

Ne l’ayant jamais lu, n’en sachant que très peu (merci Disney et Spielberg), je ne peux point les remarquer, hormis le fait de la future mésentente entre Peter et Hook…

« A year in England » chez Titine et Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Deadpool : Tim Miller [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 11/52]

Deadpool est un film de super-héros américain réalisé par Tim Miller, sorti en 2016.

Il met en scène le personnage éponyme tiré des comics, interprété par Ryan Reynolds, qui l’avait déjà incarné en 2009, dans le film X-Men Origins: Wolverine.

1. Synopsis :

Deadpool, est l’anti-héros le plus atypique de l’univers Marvel. A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool.

Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.

2. Fiche technique :

  • Titre original et français : Deadpool
  • Réalisation : Tim Miller
  • Scénario : Rhett Reese (en) et Paul Wernick (en), d’après les comics de Rob Liefeld et Fabian Nicieza
  • Direction artistique : Sean Haworth
  • Décors : Shannon Gottlieb
  • Costumes : Christine Bieselin Clark
  • Photographie : Ken Seng
  • Montage : Julian Clarke
  • Budget : 58 millions de dollars
  • Pays d’origine :  États-Unis
  • Langue originale : anglais

3. Distribution :

  • Ryan Reynolds : Wade Wilson / Deadpool
  • Morena Baccarin : Vanessa Carlysle
  • Ed Skrein : Francis Freeman / Ajax
  • T. J. Miller : la Fouine (Weasel en VO)
  • Gina Carano : Angel Dust
  • Andre Tricoteux (capture de mouvement), Greg LaSalle (trait facial) et Stefan Kapičić  : Peter Rasputin / Colossus
  • Brianna Hildebrand : Ellie Phimister / Negasonic Teenage Warhead
  • Leslie Uggams : Blind Al

Ce que j’en ai pensé :
Si vous voulez rire un bon coup, voilà le film idéal ! Bourré d’humour noir, de cascades, d’action, d’arrêts sur image, le tout avec un super-héros qui ne se prend pas au sérieux.

Visionné le 26 février 2016, je n’avais toujours pas eu le temps de réaliser sa fiche critique…

Le film commence avec des gros plans sur des visages, des parties de voiture, sans que l’on sache vraiment ce que cela veut dire.

On le saura juste après, quand tout se remettra en route… Mais avant de TOUT savoir, le coquin de réalisateur nous montrera ce qu’il s’est passé avant, quand Deadpool a pris un taxi pour se rendre sur ce futur lieu de fusillade qui a tout des airs de règlements de compte à O.K Corral.

Deadpool est bourré d’humour, ses expressions, malgré son masque facial, sont hilarantes et je me marrais déjà en le voyant assis sur le pont, à attendre l’homme dont il veut la peau.

Je vous ai parlé du flash-back sur la première scène, mais il ne sera pas le seul, nous aurons droit à un autre, quand Deadpool se nommait encore Wade Wilson et qu’il a rencontré la belle Vanessa Carlysle.

Là, c’est parti pour un moment de drôlerie et de sensualité avec de la baise et encore de la baise. Quelle santé ! Avant de revenir à l’épisode du pont et de le terminer !

Durant tout le film, je me demandais où j’avais déjà vu celle qui joue le rôle de Vanessa Carlysle et en désespoir de cause, j’ai été voir sur Wiki : elle avait joué dans un Mentalist. Là, j’ai compris d’où je la connaissais !!

Deapool est un personnage qui ne se prend pas au sérieux, qui pratique l’humour noir à tour de bras, nous raconte son histoire, balance des vannes à vous faire pisser de rire et, en prime, Deadpool sait qu’il se trouve dans un comics !

Colossus : You will come talk with professor Xavier (Tu vas venir parler au Professeur Xavier)
Deadpool : McAvoy or Stewart ? These timelines can get so confusing. (McAvoy ou Stewart ? – les acteurs qui ont joué le rôle – On s’y perd dans toutes ces chronologies)

Franchement, je n’avais plus ri dans un film de super-héros depuis longtemps ! Sans compter que ici, on a des tas de petites références à l’univers de super-héros.

Sérieusement, c’est à voir et à revoir sans modération.

Attention, c’est violent, c’est pas vraiment pour les enfants, mais le personnage de Deadpool est hilarant, drôle, bourré d’humour et de connerie et j’ai pris mon pied en le visionnant !

Étoile 5

Le « Challenge US » chez Noctembule et Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.