Bilan Mensuel Livresque – Juin 2020 [Mois Anglais – Saison 9]

Quoi de neuf, docteur, en Juin ? Un Bilan Livresque hors norme, gargantuesque, cannibalesque, dantesque ou comment occuper son temps lorsqu’on a eu l’autorisation de prendre ses congés, qu’on n’est pas parti en vacances (parce que trop dangereux) et qu’on avait rien de mieux à faire que de lire, lire, lire… et lire.

J’ose le dire, pour certains romans, j’ai diagonalisé, pas toujours parce que je n’accrochais pas, mais parce que ces livres ne se prêtaient pas à une lecture de toutes les pages. Ça fait gagner du temps de lecture. Rentabilité, comme on dit au travail.

Faut aussi alterner entre ceux qui lisent vite (car guère épais) et les autres plus épais et là, on peut enchaîner plusieurs lectures sur sa journée sans même se fatiguer.

Voilà pourquoi je peux présenter un bilan de malade mentale qui se compose de 46 romans, 28 bédés et 1 manga = 75 lectures. Sur les rotules je suis, mais heureuse aussi.

En 6 mois, Babelio me dit que j’en suis à 190 lectures (130 romans – 53 BD – 2 mangas – 5 America Magazine) et mon objectif de lecture était 200… Nous sommes à la moitié de l’année et l’objectif est quasi atteint (faudra que je monte le chiffre).

Le but serait d’atteindre les 365 lectures (tout compris) de 2019 ou de dépasser les 175 romans lus de 2019. Comme je suis une grande malade… Oui, je tente bien de pulvériser mon record.

Comme Juin rime avec Mois Anglais, le plaisir de lire était double.

Cette année, j’ai enfin lu des romans que je sortais chaque année pour juin et que je n’avais jamais le temps de lire (Moriarty et le chien des d’Uberville / Bas-fonds de Londres – Crimes et prostitution sous le règne de Victoria).

Alléluia, j’ai aussi sorti 4 livres de ma PAL Noire, celle qui date de l’époque du crétacé (L’épopée de Gengis Khan, 02 – Le seigneur des steppes / Troie, 02 – Le Bouclier du Tonnerre / Sherlock Holmes une vie / Jack l’Éventreur, les morts).

J’avais commencé le challenge « PAL Noire à zéro » en septembre 2012, peu de temps après la naissance de mon blog et après l’avoir bien fait diminuer, j’avais retiré certains livres dont je savais que je ne les lirais jamais.

Dans le rayon bédé, j’ai fait de belles découvertes, des moins bonnes aussi, des passables, sans oublier un retour aux sources avec un Alix, un Tintin et Blake & Mortimer. Hormis deux relectures, tout le reste fut de la découverte.

Je me suis aussi occupée de mes chevaux, les pauvres sont toujours contentes de me voir et on reprend l’entrainement en douceur, on transforme le gras en muscle ou en rempli les creux de l’hiver. Comme il faut toujours rester prudente, je ne vais qu’un jour semaine chez mes parents, mon père s’occupant de longer les cocottes en semaine.

Quand je vous dis que j’avais du temps pour lire !

Minou, après 4 mois de confinement (lui il confine toute l’année, nous pas) & déconfinement, il continue sa progression. Vu de loin, on pourrait penser que rien n’a évolué mais quand on regarde en détail, ces 4 mois où j’étais là tous les jours, ont été bénéfiques pour lui.

Minou et sa tête d’halluciné ! mdr

Déjà, quand il est sur un escalier plus haut que moi, il ne me crache plus dessus (un réflexe qui devait lui rester, sans doute, parce qu’après, il faisait sa tête de con, celle de celui qui ne sait pas pourquoi il a fait ça).

Il passe de plus en plus de temps avec nous et quand il redescend de sa sieste, il ne se contente plus de passer faire l’inspection et d’aller dormir ailleurs. Non, maintenant, monsieur reste près de nous et se couche soit sur le sol (et dodo), soit non loin du divan, à mes pieds ou plus loin (l’odeur sans doute).

Mieux, il est venu quelques fois se coucher sur le gros coussin qui se trouve à ma droite sur le divan : soit quand il était seul avec mon mari et l’autre jour, alors que nous étions dans le divan, mon chéri et moi. Et pour y accéder, Minou est passé entre nos cuisses, puis dans mon dos (je n’étais pas avachie) et ensuite, siesta.

Le Graal fut atteint un après-midi lorsque, sur ce même gros coussin, il a poussé mon bras droit de sa tête, me signifiant qu’il était dans le chemin. J’ai soulevé mon bras et monsieur est venu se coucher sur moi (les pattes de devant, le cul étant toujours sur le gros coussin) alors que mon mari était là aussi ! Une grande première.

Après, il s’est tourné un peu et boum, tout son corps était couché sur moi (j’étais un peu affalée, il a pris possession de mon ventre plat et musclé). 5 minutes de silence absolue et de sourire de triomphe car si Minou vient sur mes genoux au matin, c’est parce que nous ne sommes seuls dans le divan. Là, on venait de passer un nouveau palier.

Au rayon des bizarreries, s’il me suit partout, quand il me croise dans les couloirs, il me fuit. Plus comme au début, mais il trottine pour se mettre à l’abri.

Autre truc bizarre, quand un chat se couche près de vous et s’endort, c’est qu’il a confiance en vous mais malgré le fait qu’il ait fait des siestes près de nous dans le divan, au moindre mouvement, il en descend vite fait. Cherchez pas docteur.

Revenons au bilan livresque… Habituellement, je vous fais un topo en quelques lignes sur ce que j’ai pensé de chaque roman lu, mais là, comme le chantait Michel Fugain ♫ je n’aurai pas le temps, pas le temps ♪

En fait, le morceau est trop gros à rédiger, vu mon score stakhanoviste. Donc, pour une fois, vous aurez droit à des petits émoticones ou des cœurs. Plus il y a de cœur et plus j’ai aimé, bien entendu, mais attention, un seul cœur ne veut pas dire que le roman est merdique… Juste un peu moins bon que les autres.

Bilan Livresque : 46 romans

  1. A comme arsenic – Les poisons d’Agatha Christie : K. Harkup 😞
  2. Agatha Christie de A à Z : Anne Martinetti et G. Lebeau ♥♥
  3. Sacrées sorcières : Roald Dahl ♥♥♥
  4. L’héritier de Dracula : Sam Stall ♥♥♥♥
  5. L’Importance d’être constant : Oscar Wilde ♥♥♥♥
  6. Bas-fonds Londres – Crimes/prostitution sous règne Victoria : Chesney ♥♥♥
  7. La nuit qui ne finit pas : Agatha Christie ♥♥♥
  8. Miss Marple – T13 – La dernière énigme : Agatha Christie ♥♥♥
  9. Hercule Poirot – Tome 34 – La troisième fille : Agatha Christie ♥
  10. Les deux gredins : Roald Dahl ♥♥
  11. Charlie et la chocolaterie : Dahl Roald ♥♥
  12. Le portrait de Dorian Gray – Version non censurée : Oscar Wilde ♥♥♥♥♥
  13. Londres Express : Peter Loughran 🤮
  14. Grand livre de l’horreur – T05 – Sur les traces de Sherlock Holmes : Zimmermann ♥♥♥
  15. Le temps fut : Ian McDonald ♥♥♥
  16. Mauvais garçon : Michaël Morpurgo ♥
  17. Les contes du whisky : Jean Ray 😞
  18. Peste Noire – Grandes peurs et épidémies (1345-1730) : Naphy et Spicer 😞
  19. Sherlock,‭ ‬Lupin‭ & ‬moi‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬8‭ ‬-‭ ‬Le secret de l’oeil d‭’‬Horus :‭ ‬Irene Adler ♥♥♥
  20. Les chroniques de St Mary’s – Tome 2 – D’écho en échos : Jodi Taylor ♥♥♥
  21. Détectives du Yorkshire – T02 – Rendez-vous avec le mal : Chapman ♥♥♥
  22. Enquêtes extraordinaires Newbury & Hobbes – T1 – Les revenants de Whitechapel : G. Mann ♥♥♥
  23. Jacks – Pour qui sonne le glas à Londres ? : Benoit Chavaneau 😞
  24. Sherlock Holmes et les disparus des Cornouailles : Martine Ruzé-Moens ♥♥♥
  25. L’épopée de Gengis Khan – T02 – Le seigneur des steppes : Iggulden ♥♥♥♥
  26. London noir : André-François Ruaud ♥♥♥
  27. 3 minutes pour comprendre les multiples visages de Londres : Denison ♥
  28. Blackwing – Tome 2 – Le Cri du corbeau : Ed McDonald ♥♥♥
  29. Enquêtes de Frère Athelstan – T01 – La galerie du rossignol : Doherty ♥♥♥
  30. Sherlock Holmes – Une vie : Ruaud et Mauméjean ♥♥♥♥
  31. Jack l’Éventreur, le secret de Clifford Harrington : Patrice Dumas ♥♥♥
  32. Son Espionne royale mène l’enquête – Tome 1 : Rhys Bowen ♥♥
  33. La ferme du bout du monde : Sarah Vaughan [LC Bianca] 😞
  34. Inspecteur Pekkala – Tome 1 – L’oeil du Tsar Rouge : Sam Eastland ♥♥♥♥
  35. Troie – T02 – Le Bouclier du Tonnerre : David Gemmell [Pavé de l’été] ♥♥♥♥
  36. Lizzie Martin – Tome 7 – L’orpheline de Salisbury : Ann Granger ♥♥♥
  37. Le jour où Kennedy n’est pas mort : R. J. Ellory ♥♥♥
  38. Jack l’Éventreur, les morts : Ruaud & Bétan ♥♥♥♥
  39. Loveday & Ryder- Tome 1 – Le corbeau d’Oxford : Faith Martin ♥♥♥
  40. Un parfum de mort : Andrew Taylor [LC Bianca] 😞
  41. Le Samouraï : David Kirk ♥♥♥♥
  42. Cuits à point : Élodie Serrano
  43. Dossiers Cthulhu – Tome 3 – Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex : James Lovegrove ♥♥♥♥
  44. Moriarty et le chien des d’Urberville : Kim Newman [Pavé de l’été] 😞
  45. Burton & Swinburne – T01 – L’Étrange affaire de Spring Heeled Jack : Mark Hodder ♥♥♥♥
  46. La chair du limier : Stéphane Belmont 😞

Bilan Livresque : 28 bédés + 1 manga = 29 lectures

  1. Baker Street – T5 – Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes : Barral et Pierre Veys ♥♥♥
  2. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T1 – Chien des Baskerville : Edginton et Culbard 😕
  3. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T2 – Une étude en rouge : Ian Edginton et Ian Culbard 😕
  4. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T3 – Le signe des quatre : Ian Edginton et Ian Culbard ♥
  5. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T4 – La vallée de la peur : Ian Edginton et Ian Culbard ♥♥
  6. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T2 – Club de la mort : Marniquet ♥
  7. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T3 – Marque de Kâli : Marniquet 😞
  8. M.O.R.I.A.R.T.Y – T01 – Empire mécanique (1/2) : Duval, Pécau et Subic 😕
  9. M.O.R.I.A.R.T.Y – T02 – Empire mécanique (2/2) : Duval, Pécau et Subic 😞
  10. Blake et Mortimer – T06 – La Marque jaune : Edgar P. Jacobs 😕
  11. Blake et Mortimer – T13 – L’affaire Francis Blake : Van Hamme & Benoît  ♥♥
  12. Blake et Mortimer- T21 – Le Serment des Cinq Lords : Sente & Juillard  ♥♥♥
  13. Les aventures de Tintin – T07 – L’Île Noire : Hergé ♥
  14. Basil et Victoria – Tome 1 – Sâti : Edith Grattery et Yann ♥♥
  15. Alix – Tome 33 – Britannia : Mathieu Bréda, Marc Jailloux et Jacques Martin 😞
  16. Maudit sois-tu – Tome 1 – Zaroff : Philippe Pelaez & Carlos Puerta ♥
  17. Mystères de Whitechapel – Terreur sur Londres : Marniquet & Chanoinat 😞
  18. Le club des prédateurs – Tome 1 – The Bogeyman : Mangin et Dupré ♥♥♥
  19. Le club des prédateurs – Tome 2 – The party : Mangin et Dupré ♥♥♥
  20. Dickens & Dickens – Tome 1 – Destins croisés : Rodolphe et Griffo ♥♥♥
  21. Dickens & Dickens – Tome 2 – Jeux de miroir : Rodolphe et Griffo 😞
  22. Special Branch – Tome 1 – L’agonie du léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  23. Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  24. Special Branch – Tome 3 – L’éveil du Léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  25. Special Branch – Tome 4 – Londres rouge : Roger Seiter et Hamo ♥
  26. Le magicien de Whitechapel – Tome 2 – Vivre pour l’éternité : André Benn 😞
  27. Dracula, L’ordre des dragons – T1 – L’enfance d’un monstre : Corbeyran ♥♥
  28. Dracula, L’ordre des dragons – T2 – Cauchemar Chtonien : Corbeyran 😞
  29. Moriarty – Tome 07 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi 😞

The English Month is finish… I’ll be back ! [Bilan Mois Anglais – Juin 2020]

Fucking bastard, le Mois Anglais est déjà terminé ! Pourquoi n’y a-t-il que 30 jours dans le Mois de Juin ? On me répond que plus, ça tuerait assurément les organisatrices du Mois Anglais (Titine et Lou qui me supportent depuis des années).

Cette année, j’ai fait fort, une fois de plus car puisque les vacances étaient à l’eau, je me suis vengée sur le Mois Anglais. Désolée, je n’avais que ça à faire (maintenant, je repars au turbin).

Mon bilan pour ce Mois Anglais est plus que satisfaisant et c’était l’année parfaite pour tenter de pulvériser mon record absolu de 62 billets (2014). Suspense, je ne dirai rien pour le moment.

Ce Mois Anglais fut un grand mois niveau lecture. De belles découvertes littéraires ont été faite, j’ai voyagé tant que je pouvais avec les auteurs anglais, fait des sauts dans le temps, arpenté Londres en compagnie de Holmes et de Jack et l’East End n’a plus de secrets pour moi puisque même les bas-fonds ont été visités (ce ne fut pas de tout repos).

Comme je voulais m’amuser aussi ailleurs qu’en Angleterre, j’avais sélectionné des auteurs anglais dont l’action de leur roman se passait ailleurs.

C’est pourquoi je suis allée en Mongolie avec Gengis Khan, à Troie avec Ulysse (Achille, Hector,…), en Argentine dans la pampa, dans la Russie des Romanov et de Staline, à Dallas, où Kennedy n’a pas été assassiné le 22/11/63 et à New-York durant la guerre d’indépendance.

J’ai lu des romans classiques avec Oscar Wilde, des biographies (Agatha Christie, Sherlock Holmes et Jack L’Éventreur), des recueil de poisons, de la fantasy, de la dystopie, du steampunk, des policiers classiques, un Miss Marple, un Hercule Poirot, de la SF, du fantastique, de la littérature jeunesse, des bédés, un manga et étudié la peste noire.

Sérieux, si les organisatrices offraient des médailles en chocolat pour les participantes les plus éclectiques en lecture durant le Mois Anglais, je crois que je serais sur le podium…

Ce Mois Anglais fut aussi l’occasion de sortir de mes étagères des romans qui prenaient la poussière depuis le crétacé. Donc, que du positif.

D’accord, toutes les lectures ne furent pas des réussites. Mais pour les petites cotations, vous les aurez demain pour le Bilan Livresque Mensuel.

Bilan du Mois Anglais de Juin 2020 ??

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (Ok, j’ai failli un peu… shame on me)
  • 2018 : 53 billets !!!! (3ème meilleur score !)
  • 2019 : 54 billets !!! (2ème meilleur score, je suis épuisée, morte)
  • 2020 ??? SUSPENSE….

Et oui, j’ai pété mon record de 62 fiches en en publiant 64 ! Je n’ai pas peur de dire que je suis sur les rotules…

Heureusement que j’avais une flopée de bédés dans ma liste. Une seule n’a pas été lue car le tome 2 m’a déçue fortement (Le Magicien de Whitechapel).

Il reste encore bien des romans que je voulais absolument lire mais dont je ne suis pas arrivée… Je devrais me fixer pour objectif d’en lire quelques uns durant l’année qui va s’écouler avant le prochain Mois Anglais de Juin 2021.

Un tout, tout, tout grand merci aux gentilles organisatrices (LouTitine et Lamousmé) pour ce Mois Anglais, saison 9.

Bilan du Mois Anglais : 64 Fiches (dans l’ordre de parution)

  1. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T1 – Le chien des Baskerville : Edginton et Culbard
  2. Chez les Gauchos : Hugo Backhouse
  3. Baker Street – T5 – Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes : Barral et Pierre Veys
  4. L’héritier de Dracula : Sam Stall
  5. Miss Marple, T13 – La dernière énigme : Agatha Christie
  6. Blake et Mortimer – T06 – La Marque jaune : Edgar P. Jacobs
  7. Sherlock,‭ ‬Lupin‭ & ‬moi‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬8‭ ‬-‭ ‬Le secret de l’oeil d‭’‬Horus :‭ ‬Irene Adler
  8. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T2 – Le Club de la mort : Marniquet
  9. Londres Express : Peter Loughran
  10. Le temps fut : Ian McDonald
  11. 3 minutes pour comprendre les multiples visages de Londres : Denison
  12. Bas-fonds de Londres – Crimes et prostitution sous règne de Victoria : Chesney
  13. Les aventures de Tintin – T07 – L’Île Noire : Hergé
  14. La nuit qui ne finit pas : Agatha Christie
  15. L’Importance d’être constant : Oscar Wilde
  16. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T2 – Une étude en rouge : Ian Edginton et Ian Culbard
  17. Hercule Poirot – Tome 34 – La troisième fille : Agatha Christie
  18. Les chroniques de St Mary’s – Tome 2 – D’écho en échos : Jodi Taylor
  19. Le portrait de Dorian Gray – Version non censurée : Oscar Wilde
  20. Alix – Tome 33 – Britannia : Mathieu Bréda, Marc Jailloux et Jacques Martin
  21. Basil et Victoria – Tome 1 – Sâti : Edith Grattery et Yann
  22. Enquêtes extraordinaires Newbury & Hobbes – T1 – Les revenants de Whitechapel : G. Mann
  23. M.O.R.I.A.R.T.Y – T01 – Empire mécanique (1/2) : Duval, Pécau et Stevan Subic
  24. M.O.R.I.A.R.T.Y – T02 – Empire mécanique (2/2) : Duval, Pécau et Stevan Subic
  25. Mauvais garçon : Michaël Morpurgo
  26. Grand livre de l’horreur – T05 – Sur les traces de Sherlock Holmes : Zimmermann
  27. A comme arsenic – Les poisons d’Agatha Christie : Kathryn Harkup
  28. La Peste Noire – Grandes peurs et épidémies (1345-1730) : Naphy et Spicer
  29. Sacrées sorcières : Roald Dahl
  30. Blake et Mortimer – T13 – L’affaire Francis Blake : Van Hamme, Benoît et Edgar P. Jacobs
  31. Jacks – Pour qui sonne le glas à Londres ? : Benoit Chavaneau
  32. Le club des prédateurs – Tome 1 – The Bogeyman : Mangin et Dupré
  33. Le club des prédateurs – Tome 2 – The party : Mangin et Dupré
  34. Blackwing – Tome 2 – Le Cri du corbeau : Ed McDonald
  35. Agatha Christie de A à Z : Anne Martinetti et Guillaume Lebeau
  36. Sherlock Holmes – Une vie : André-François Ruaud et Xavier Mauméjean
  37. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T3 – Le signe des quatre : Ian Edginton et Ian Culbard
  38. London noir : André-François Ruaud
  39. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T4 – La vallée de la peur : Ian Edginton et Ian Culbard
  40. L’épopée de Gengis Khan – T02 – Le seigneur des steppes : Conn Iggulden
  41. Dickens & Dickens – Tome 1 – Destins croisés : Rodolphe et Griffo
  42. Jack l’Éventreur, le secret de Clifford Harrington : Patrice Dumas
  43. Blake et Mortimer- T21 – Le Serment des Cinq Lords : Sente et Juillard
  44. Enquêtes de Frère Athelstan – T01 – La galerie du rossignol : Paul Doherty
  45. Jack l’Eventreur, les morts : Ruaud & Bétan
  46. Les détectives du Yorkshire – Tome 2 – Rendez-vous avec le mal : Julie Chapman
  47. Son Espionne royale mène l’enquête – Tome 1 : Rhys Bowen
  48. Dickens & Dickens – Tome 2 – Jeux de miroir : Rodolphe et Griffo
  49. Moriarty – Tome 07 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi
  50. Sherlock Holmes et les disparus des Cornouailles : Martine Ruzé-Moens
  51. Special Branch – Tome 1 – L’agonie du léviathan : Roger Seiter et Hamo
  52. Lizzie Martin – Tome 7 – L’orpheline de Salisbury : Ann Granger
  53. Troie – Tome 2 – Le Bouclier du Tonnerre : David Gemmell
  54. Un parfum de mort : Andrew Taylor [LC Bianca]
  55. Les mystères de Whitechapel – Terreur sur Londres : Marniquet & Chanoinat
  56. Maudit sois-tu – Tome 1 – Zaroff : Philippe Pelaez & Carlos Puerta
  57. Loveday & Ryder – Tome 1 – Le corbeau d’Oxford : Faith Martin
  58. Le jour où Kennedy n’est pas mort : R. J. Ellory
  59. Inspecteur Pekkala – Tome 1 – L’oeil du Tsar Rouge : Sam Eastland
  60. Le samouraï : David Kirk
  61. Cuits à point : Élodie Serrano
  62. Les dossiers Cthulhu – Tome 3 – Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex : James Lovegrove
  63. Moriarty et le chien des d’Urberville : Kim Newman
  64. Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan : Roger Seiter et Hamo

Ne seront pas lus ce mois de Juin pour le Mois Anglais (mais reviendrons, je garde mes listes) :

  1. Frère Athelstan, T03 – Sacrilège à Blackfriars : Doherty Paul [Polar]
  2. La Rose pourpre et le Lys, T01 : Faber Michel [Roman Historique]
  3. Parmi les tombes : Powers Tim [Fantasy]
  4. La chair du limier : Belmont Stéphane [Polar]
  5. Thomas Hawkins, T01 – Le sourire du Diable : Hodgson Antonia [Polar]
  6. Thomas Hawkins, T02 – La trahison de la reine : Hodgson Antonia [Polar]
  7. Giordano Bruno, détective, T01 – Le prix de l’hérésie : Parris S. J. [Polar]
  8. Elle n’en pense pas un mot : Tey Josephine [Polar]
  9. Soeur Fidelma, T01 – Absolution par le meurtre : Tremayne Peter [Polar]
  10. Les Dernières heures : Walters Minette [Roman Historique]
  11. Depuis le temps de vos pères : Waddell Dan [Polar]
  12. Max Wolfe, T02 – Les anges sans visage : Parsons Tony [Polar]
  13. L’héritage de Jack l’Éventreur : Buan Hugo [Polar]
  14. Nouvelles enquêtes de Poirot, T03 – Crime en toutes lettres : Hannah [Polar]
  15. Les nombreuses vies d’Hercule Poirot : Ruaud et Mauméjean [Étude]
  16. Les Notes de sang, T01 : Vailly Corinne [SF]
  17. Anno Dracula, T01 : Newman Kim [Fantastique]
  18. Téméraire, T05 – La victoire des aigles : Novik Naomi [Fantasy]
  19. L’âge du feu, T04 – L’attaque du dragon : Knight E. E. [Fantasy]
  20. Bartiméus, T04 – L’anneau de Salomon : Stroud Jonathan [Fantasy]
  21. Lady Helen, T01 – Le club des mauvais jours : Goodman Alison [Fantasy]
  22. La maison des morts : Pinborough Sarah [SF]
  23. Au service de Sa Majesté la Mort, T1 – L’ordre des revenants : Hervieux [Fantasy]
  24. Au service surnaturel de sa majesté, T2 – Agent double : O’Malley [Fantastique]
  25. SS-GB : Deighton Len [SF Dystopie]
  26. Blitz, T01 – Black-out : Willis Connie [SF]
  27. Roslend, T01 : Somers Nathalie [Fantastique]
  28. Le Guide du voyageur galactique, T01 : Adams Douglas [SF]
  29. Ostland : Thomas David [Polar Historique]
  30. Tess d’Urberville : Hardy Thomas [Roman Classique]
  31. L’inconnue de Queen’s Gate : Beddingfeld Anne [Polar]
  32. Sláine Adamson, T01 – De trèfles et de plumes : Arden J. [Fantastique]
  33. Smoke : Vyleta Dan [Fantastique]
  34. Henry Wilkes, T02 – Les fantômes du passé : Perrin-Guillet [Polar Historique]
  35. L’affaire Birdie Barclay : Finlay Mick [Polar Historique]
  36. David Ash, T01 – Hanté : Herbert James [Fantastique Épouvante]
  37. David Ash, T02 – La conspiration des fantômes : Herbert James [Fantastique]
  38. Craw Trilogy, T01 – La Rune du loup : M.D. Lachlan [Fantasy]
  39. Mage de Bataille, T01 : Flannery Peter A. [Fantasy]
  40. Merfer : China Miéville [SF]
  41. Jane Austen contre le Loup-Garou : Ciaudo Marianne [Fantastique]
  42. En fuite vers Bradford  : Flanders John [Fantastique]
  43. Les Douze enfants de Paris : Willocks Tim [Polar Historique]
  44. Le diamant de Saint-Pétersbourg : Furnivall Kate [Polar Historique]
  45. Matthew Shardlake, T04 – Prophétie : Sansom C. J. [Polar Historique]
  46. L’Âme du temple, T01 – Le Livre du Cercle : Young Robyn [Historique]
  47. Les Maîtres d’Ecosse, T01 – Insurrection : Young Robyn [Historique]
  48. Deux soeurs pour un roi : Gregory Philippa [Historique]
  49. La Nuit de l’infamie : Cox Michael [Polar Historique]
  50. Je suis Pilgrim : Hayes Terry [Polar]
  51. Mansfield park : Jane Austen [Roman Classique]
  52. Maudit mercredi : Nicci French [Polar]
  53. Highland fling : Mitford Nancy [Roman]
  54. Avec vue sur l’Arno : E.M Forster [Roman]
  55. Les Mortes-Eaux : A.M Hurley [Polar]
  56. Londres Noir : Collectif [Polar Noir]
  57. Magicien de Whitechapel – T03 – L’éternité pour mourir : André Benn [Bédé]

wallup.net

Moriarty – Le chien des d’Urberville : Kim Newman

Titre : Moriarty – Le chien des d’Urberville

Auteur : Kim Newman
Édition : Bragelonne (2015) / Livre de Poche (2017)
Édition Originale : Professor Moriarty – The Hound of the D’Urbervilles (2011)
Traducteur : Leslie Damant-Jeandel

Résumé :
Imaginez les jumeaux maléfiques de Sherlock Holmes et du docteur Watson, et vous obtiendrez le redoutable duo formé par le professeur James Moriarty, serpent rusé d’une intelligence remarquable, aussi cruel qu’imprévisible, et le colonel Moran, violent et libertin.

Ensemble, ils règnent sur Londres en maîtres du crime, défiant police et hors-la-loi.

Quelle que soit leur mission, du meurtre au cambriolage de haut vol, Moriarty et Moran accueillent un flot de visiteurs malfaisants, dont une certaine Irène Adler…

Critique :
Vous prenez la rencontre mythique entre Holmes et Watson, par l’entremise de Stamford, mais en version « Moriarty/Moran » et vous comprendrez que ce que vous tenez entre vos mains est inhabituel.

Vous lirez « Une étude en rouge », avec une partie des protagonistes du roman, l’histoire sera différente, avec des similitudes, mais adaptée pour le duo maléfique.

Irene Adler n’est plus La Femme, mais La Salope et le chien des Baskerville est rouge sang, et c’est devenu celui des d’Urberville…

Là j’en entends déjà qui grognent que reprendre les histoires déjà écrites, connues et juste la mettre à la sauce Moriarty/Moran, c’est facile.

Et bien non, ce n’est pas vraiment ainsi que cela se déroule car l’auteur a tout de même pris la peine de modifier les scénarios et même carrément toute l’histoire, comme dans celle qui concerne des Martiens et qui ne parlera qu’en filigrane de John Clay et de la succursale Coburg de la Banque de la City…

En lisant les carnets du colonel Moran, on se rend compte de plusieurs choses : il a de l’humour, est un utilisateur de femmes, un fanfaron (au lit et on ne peut vérifier ses dires) et en plus d’être une fine gâchette, c’est un aventurier.

Moriarty est bien présent, avec sa toile criminelle, son rire qui tue les pigeons aux alentours, son dodelinement de tête tel un cobra et son ego démesuré.

Évidemment, lorsqu’on suit des histoires présentées par des méchants, ils considèrent les gentils comme des crétins, des petits lapinous juste bon à tirer à la sortie du terrier.

Anybref, tout allait bien dans le meilleur des mondes pour moi, les références aux enquêtes de Holmes étaient présents, mais détournées et bien détournées.

Hélas, parce qu’il y en a un, à un moment donné, le bel édifice s’est écroulé, les histoires qui étaient amusantes, bien présentées ont commencé à devenir laborieuses pour les 3 dernières et c’est avec la lenteur d’un escargot que je les ai terminées, sautant allègrement des paragraphes entiers pour terminer le livre.

Quelle disparité de niveau entre les premières histoires et les 3 dernières ! Entre celles bourrées d’humour, de petites phrases humoristiques ou cyniques du colonel Moran, on passe à des histoires poussives dont on à l’impression qu’on les a tirées en longueur pour remplir le roman.

Le pire fut pour la dernière histoire qui concerne le dernier problème où on a l’impression que l’auteur s’est cassé le cul pour nous offrir une aventure soporifique, chiante, lourde et loin de ce que l’on aurait pu espérer en la suivant du point de vue de Moriarty et du Colonel Moran.

Le début était prometteur et l’auteur n’a pas su conclure avec panache puisqu’il a débandé à la moitié de l’ouvrage ce qui est plus rageant que le contraire (commencer mou et finir en beauté) car j’avais l’espoir de le terminer avec bien plus d’étoiles dans les yeux et dans sa cotation.

PS : c’est le coeur gros que je dis au revoir au Mois Anglais édition 2020 car ceci était ma dernière fiche. Merci aux organisatrices qui peuvent maintenant aller se reposer, je vais entrer en hibernation ! mdr

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°290, Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°22] et le Challenge Pavévasion – Saison 2 chez Mez Brizées [Lecture N°05 – 704 pages en version LP].

Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan : Roger Seiter et Hamo

Titre : Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Hamo

Édition : Glénat (2012)

Résumé :
Robin et Charlotte, enquêteurs de la Special Branch, poursuivent leurs investigations sur un mystérieux meurtre perpétré 22 ans plus tôt à bord du paquebot Great Eastern.

Grâce au témoignage d’un passager de marque (Jules Verne en personne !), à la photo d’un amiral trouvée dans la poche du cadavre et à leurs méthodes scientifiques révolutionnaires pour l’époque, ils vont récolter suffisamment d’indices leur permettant de découvrir l’identité de la victime et le mobile du meurtre.

Mais tandis que ces experts de la police scientifique remuent le passé pour trouver l’assassin, un complot se trame en haut lieu afin que la vérité n’éclate pas au grand jour…

Critique :
22 ans après, ça fait embête toujours certaines personnes que l’on enquête au sujet du cadavre momifié retrouvé enroulé dans un tapis, dans la double coque du Léviathan des mers, le Great Eastern.

On allait le démembrer, le décortiquer et lui, il a recraché un corps de ses entrailles.

Qui est cette personne vu que tout le monde a débarqué à New-York après ce fameux voyage en mars 1867.

L’enquête de la Special Branch se poursuit et nous le savons, ça dérange des gens hauts placés, cette fouille pour retrouver l’identité du cadavre. Les manœuvres sont politiques et tout est mis en oeuvre pour faire taire certains, quitte à les égorger.

Cette fois-ci, nous aurons un récit alternant entre le présent (1889) et le passé (1867), qui va tenter de nous éclairer un peu sur cette croisière où le capitaine Cavanagh se trouvait.

Pour illustrer le passé, les tons sont dans les sépias. Les dessins sont sobres et les décors aussi, c’est ce que je trouve le plus dommage dans cette bédé qui nous plonge dans l’Angleterre victorienne mais sans insister sur les codes « décors ».

L’enquête avance à grands pas, à Liverpool, où l’inspecteur Pilaster joue les Sherlock Holmes (il porte une sorte de macfarlane à carreaux, mais a une carrure de débardeur) et à Londres, où sont repartis Robin et Charlotte Molton.

Un tome 2 qui possède plus de rythme que le premier, où l’on posait les jalons, une enquête qui avance sans pour autant se conclure à la fin de cet album. Fin qui nous laisse sur notre faim.

Ouf, j’ai la suite ! En arrivant longtemps après la sortie de la série, au moins, je ne dois pas attendre un an entre chaque tome, ce qui fait que je peux les lire l’un à la suite de l’autre, sans frustration aucune et en gardant tout en mémoire.

Au moment où je rédige cette chronique, je n’ai qu’une vague idée folle, suite à ce que j’ai vu dans les flash-back. Une idée qui pourrait expliquer bien des choses.

Maintenant, en lisant le tome 3, je vais savoir si j’ai tout d’une détective ou si je peux aller planter des fraises au Boukistan !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°289 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Les dossiers Cthulhu – Tome 3 – Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex : James Lovegrove

Titre : Les dossiers Cthulhu – Tome 3 – Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex

Auteur : James Lovegrove
Édition : Bragelonne (12/02/2020)
Édition Originale : The Cthulhu Casebooks – Sherlock Holmes and the Sussex Sea-Devils (2018)
Traduction : Arnaud Demaegd

Résumé :
utomne 1910. Voici longtemps que Sherlock Holmes et le docteur John Watson combattent R’luhlloig, l’Esprit Caché lié au professeur James Moriarty.

L’Europe glisse inexorablement vers la guerre, et un autre conflit, d’ampleur cosmique, approche de son point culminant ; en une seule nuit, les membres les plus éminents du Club Diogène connaissent une mort atroce, apparemment de leur propre main. Holmes soupçonne un espion allemand qui travaille pour R’luhlloig…

Retranché sur la côte anglaise, le duo est confronté à une nouvelle menace. Trois femmes ont disparu de la ville voisine de Newford.

D’après la légende, d’étranges créatures amphibies, habitant une cité bâtie au fond de l’eau, viennent sur la terre ferme tous les deux ou trois siècles chercher de nouvelles proies.

Le décor est planté pour l’ultime bataille qui verra s’opposer Sherlock Holmes et John Watson aux démons marins du Sussex, et peut-être à Cthulhu lui-même…

Critique :
Aah, le Sussex, rien que le nom de la région invite à des pensées grivoises…

Et Sherlock Holmes a pris sa retraite dans le Susse Sexe ! Il nous avait bien caché son jeu, le coquin…

Trêve de rigolade grivoise.

Certaines trilogies se bonifient au fil des tomes. Si le tome 1 m’avait moyennement emballé au niveau du méchant qui expliquait tout, j’avais mieux aimé le tome 2 dont le scénario était mieux élaboré.

Avec le tome 3, on termine en apothéose et je remercie ma copinaute Ida qui m’avait conseillé de poursuivre la lecture après la déception du N°1.

Holmes et le fantastique, ça passe ou ça se casse la gueule. Y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes…

Ici, pas de soucis, ça passe très bien car l’auteur a gardé la personnalité de Holmes, son côté froid, ses émotions refoulées, le côté analyseur, la machine à penser, celui qui nous cache tout et ne nous dit rien.

Je ne connais pas le canon Lovecraftien comme l’holmésien, donc, je ne me prononcerai que sur le second qui est respecté, tout en étant adapté puisque toutes les enquêtes de Holmes avaient un côté surnaturel que Watson a camouflé (dixit la trilogie).

Plusieurs enquêtes de Holmes se retrouvent dans ce dernier tome et toutes auront pour thème les créatures marines, version Lovecraft, bien entendu.

Si la première enquête de « La Confrérie de l’Amas Pulsatile » est à part par rapport au reste du récit, mais comme elle concerne aussi le surnaturel avec un truc pas net qui sort de l’eau, on peut dire qu’une sorte de tentacule de méduse la relie à l’enquête suivante, qui sera plus longue et aussi plus triste (je garde un chien de ma chienne à l’auteur pour ce qu’il a osé faire).

L’action brute ne prend pas le pas sur les déductions holmésiennes, notre détective court un peu partout, traque les indices, se déguise, ne dit rien à Watson (ni aux lecteurs), ne montre aucune émotion ou si peu, traque le surnaturel ou la main de l’Homme quand elle manipule.

Étant donné que nous sommes en 1910, on sent qu’un conflit est proche et qu’il opposera la perfide Albion à l’Allemagne. Les espions sont déjà dans la place et ça magouille de la soupe pas nette dans les arrières-cuisines.

James Bond se battait contre les Russes et Holmes se battra contre des Teutons, une fois de plus, mais sans gadgets, sans bimbo à forte poitrine, mais avec l’aide de Watson, toujours prêt à prendre des risques avec Holmes ou à défendre les jeunes femmes, tel un chevalier servant. Par contre, il devrait plus souvent écouter Holmes, ce dernier voit des choses que ni lui (ni nous) ne voyons.

Le pari était osé mais au fil des tomes, l’auteur s’est approché au plus près des personnages canoniques tout en les intégrant à un univers qui ne fut jamais le leur puisque jamais Holmes ne dû se battre contre des vraies choses surnaturelles, dans le canon.

Un dernier tome qui est au-dessus des deux autres tant j’ai trouvé les personnages plus justes dans leurs comportements. Impossible de s’ennuyer durant la lecture, même si la partie avec le U-Bot pourra sembler longue à certains.

En plus, l’auteur nous propose une vraie fin. La trilogie est close et on ne verra pas fleurir 36 tomes juste pour faire du fric facilement. Pas de risques de sombrer après un tome aussi réussi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°288, Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9) et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°21].

Cuits à point : Élodie Serrano

Titre : Cuits à point

Auteur : Élodie Serrano
Édition : ActuSF Bad Wolf (21/02/2020)

Résumé :
Gauthier Guillet et Anna Cargali parcourent la France pour résoudre des mystères qui relèvent plus souvent d’arnaques que de véritables phénomènes surnaturels.

Mais leur nouvelle affaire est d’un tout autre calibre : pourquoi la ville de Londres subit-elle une véritable canicule alors qu’on est en plein hiver et que le reste de l’Angleterre ploie sous la neige ? Se pourrait-il que cette fois des forces inexpliquées soient vraiment en jeu ?

Critique :
Gauthier Guillet, français pédant, imbu de lui même et Anna Cargali, la veuve italienne qui est son associée (même s’il l’oublie souvent), sont des démystificateurs.

Quésaco ? En fait, nos deux associés parcourent la France pour démystifier des phénomènes surnaturels.

Vous avez des fantômes chez vous ? Un esprit frappeur ? Une goule ? Allez hop, l’entreprise Guillet-Cargali va venir régler tout ça.

Attention, pas à la manière de « S.O.S Fantômes » ou de « Aux frontière du réel » car les fantômes, les esprits frappeurs, bref, le surnaturel, ça n’existe pas (désolé Mulder) !

C’est pour cela qu’on les appelle des démystificateurs. Faut pas le prendre pour des cons et leur faire prendre une escroquerie pour des esprits frappeurs. Non, la vérité n’est pas ailleurs.

Là, ils sont appelé à Londres par la chambre des Lords car il y règne une température peu habituelle : c’est la canicule alors que nous sommes en hiver ! Oui, il y a un phénomène bizarre dans la ville de Sherlock Holmes.

Maintenant, cette température est-il surnaturelle comme le pense Anton Lloyd, le démystificateur Anglais ou provoquée par une machine comme le soutient Gauthier ?

Anton Lloyd a tout d’un Fox Mulder : il croit au surnaturel, aux sorcières, aux dragons, aux farfadets… Le surnaturel, il l’a croisé dans son métier. Gauthier nous la jouera pire que Scully puisque, même face au surnaturel, il continue de jurer que c’est faux, jusqu’au boutisme.

Du steampunk, je n’en lis pas assez, alors que j’apprécie l’univers, quand il est bien décrit et qu’on a profusion de machines à vapeur.

Hélas, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être dans un univers steampunk, comme j’avais pu le ressentir dans « Les enquêtes extraordinaires de Newbury & Hobbes – Les revenants de Whitechapel ». Hormis quelques allusions à des dirigeables ou à une machinerie sous Londres qui augmenterait la température, pour le reste, nous étions plus face un univers fantastique que steampunk.

Si l’histoire ne manque ni de rythme, ni d’action, si les scènes sont très visuelles, c’est l’épaisseur des personnages qui a souffert du format en 283 pages. Tous manque un peu d’approfondissement et leur caractère reste immuable au fil des pages.

Gauthier est têtu comme une mule et d’une mauvaise foi qui frise l’imbécillité, sans oublier le fait qu’il considère sa partenaire de boulot comme tout homme de l’époque victorienne considérait les femmes. Bref, il est détestable, bougon et n’évolue guère.

Anna, Anton et sa nièce Maggie sont plus sympathiques mais trop légers, ils ne nous marqueront pas durablement. Ils sont presque des caricatures. Anton, en opposition à Gauthier, est très permissif et ouvert d’esprit mais très fade. Idem au niveau des deux personnages féminins qui veulent toutes les deux échapper au dictat masculin de l’époque et réussissent à le faire.

L’intrigue est assez légère, facile à lire, possède du suspense et du mystère, mais il s’effondre à la moitié du roman, lorsque nos personnages découvrent l’origine du réchauffement climatique de Londres et là, nous basculons alors en action pure et en couse-poursuite très visuelles.

Lorsque le vin est tiré, il faut le boire et ici, il faut tenter de canaliser le gros problème climatique, si je puis dire.

Si le décor de Londres passe parfois un peu à la trappe, les conditions sociales qui régissaient la population sont présentes, notamment avec la séparation des classes, la place de la femme dans la société (aux fourneaux, à la rue ou dans un salon de thé et on est priée de faire des gosses), le prolétariat prié de bosser alors que le patronat est déconnecté de la réalité de travail, les Lords de la chambre qui sont des vendus.

Bon, pas de quoi en faire un roman noir, mais au moins, c’était présent !

C’est un roman plus fantastique que steampunk, avec de l’action, qui se lit assez vite, facilement, auquel je reprocherai des personnages un peu trop caricaturaux, manquant de profondeur, n’évoluant guère au fil de l’aventure. Toutes les bourdes qu’on pouvait faire, ils les ont faites et la chambre des Lords fera la suite.

Un roman sympathique à lire juste pour le plaisir de se détendre l’esprit, ce qui, de temps en temps, fait énormément de bien. Une sorte de pause rafraîchissante, sans prise de tête, de quoi passer un après-midi avec les doigts de pieds en éventail. Il se lit très vite mais hélas, s’oubliera vite aussi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°287, Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9) et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°20].

Le Samouraï : David Kirk

Titre : Le Samouraï

Auteur : David Kirk
Édition : Albin Michel (2014) / Livre de Poche (2015)
Édition Originale : Child of Vengeance (2013)
Traduction : Marina Boraso

Résumé :
Le rêve de Bennosuke, 13 ans, est de devenir un grand guerrier, à l’instar de son père : l’un des Samouraïs les plus craints et les plus respectés du Japon.

Mais il doit d’abord se montrer digne de cet héritage. La voie du sabre est faite de sang, de vengeance, d’héroïsme.

Le jeune garçon l’apprendra, parfois à ses dépens, avant de remettre en question des siècles de tradition : pourquoi un samouraï devrait-il préférer la mort au déshonneur ?

Quel prix devra-t- il payer pour entrer dans l’Histoire sous le nom de Musashi Miyamoto ?

Critique :
Musashi Miyamoto n’est pas un cousin de Yamamoto Kekassé. Non, Musashi Miyamoto est un samouraï, un vrai !

Enfin, là, il a 13 ans, il se nomme encore Bennosuke et aura encore beaucoup à apprendre avant de devenir samouraï, même si papa l’est déjà…

Freud aurait beaucoup à dire de Munisaï Shinmen, le père de Bennosuke.

Leur relation père/fils n’est pas harmonieuse, papounet Munisaï a disparu durant 8 ans et personne n’a expliqué à Bennosuke les véritables raisons de son exil.

Pour le moment, il vit tranquille avec tonton Dorinbo, qui a suivi la voie spirituelle et un oncle par alliance qui lui apprend le maniement du bâton de bois dans un dojo.

On pourrait penser que c’est chiant comme la pluie mais non, pas du tout ! Ces 500 pages sont passées à une vitesse folle, immergée à fond que j’étais dans le monde codifié des samouraïs dont l’auteur a si bien mis en mot à tel point que je peux dire que j’ai visité le Japon médiéval.

Ce qui va faire basculer l’histoire, c’est le caprice d’un fils de seigneur, d’un clan allié au seigneur que sert Munisaï Shinmen. Ce sans couilles n’a pas apprécié être remis à sa place par Munisaï et il veut se venger. Mais bien caché derrière ses guerriers…

L’humiliation sera double puisqu’après le père, ce sera Bennosuke qui va l’humilier. Et pas qu’une fois…

C’est flamboyant, ce récit. Mais d’une facilité déconcertante à lire. Le style n’est pas simpliste mais il est simple, sans chichis, facile à comprendre, même si parsemé de petites réflexions spirituelles qui naissent souvent dans les petites piques lancées à un autre personnage.

Dans ce Japon médiéval, tout est hiérarchisé, tout est codifié, il y a des tas de règles à respecter pour l’honneur et que chez les samouraïs, l’honneur est la chose la plus importante, avec le seppuku.

Ce premier tome nous montre l’apprentissage de Bennosuke, que ce soit celui de la vie, de l’honneur, de la guerre, de la hiérarchie, des codes des samouraïs et des techniques de combat. Sans oublier une vengeance contre un sans couille et sans honneur.

Qui aurait cru que ce roman serait aussi addictif ? Pas moi… Je l’ai ouvert pour ce Mois Anglais dans le but de poursuivre mes voyages loin de l’Angleterre (même si l’auteur est un Anglais pur jus) et de découvrir un autre Monde, une autre société, une autre civilisation.

Instructif sans être rébarbatif, rythmé sans être une course au suspense, ce roman biographique de la vie de Bennosuke qui deviendra le légendaire guerrier Musashi Miyamoto. Pour le moment, la chenille est en cours de mutation mais rien que ça, c’était bougrement intéressant.

Chouette, j’ai le tome 2 dans ma PAL.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°286 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

Inspecteur Pekkala – T01 – L’oeil du Tsar Rouge : Sam Eastland

Titre : Inspecteur Pekkala – T01 – L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland
Édition : Pocket (2011)
Édition Originale : Eye of the Red Tsar (2010)
Traduction : David Fauquemberg

Résumé :
1929, Sibérie. Staline en personne a ordonné la libération du prisonnier 4745-P. Le jeune commissaire Kirov ne se doute pas qu’il vient d’extirper du goulag une véritable légende : l’inspecteur Pekkala, « L’Oeil d’Emeraude », un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont la loyauté à la Couronne a entraîné la perte.

Si Staline a rappelé son pire ennemi à son côté, c’est que nul autre ne peut résoudre une énigme qui pourrait receler une bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar aurait-il échappé à la colère des bolcheviks ?

Critique :
Sibérie, 1929… Ça caille et pourtant, un prisonnier du goulag marque les arbres à l’aide de ses mains trempées dans la peinture.

Le prisonnier 4745-P n’a pas grand-chose sur le dos et pourtant, il résiste à ce froid, à cette vie frugale, quand nous serions déjà transformé en glaçon.

Pour ceux et celles qui suivent, j’adore la Russie en littérature et si le récit se déroule durant l’époque des Romanov de la révolution, de la guerre, du communisme, cela m’intéresse.

Ici, j’ai été servie et bien servie car le récit s’articule sur deux périodes : celle des Romanov et de leur assassinat et celle de 1929.

L’auteur a été bien inspiré d’alterner les récits fait des souvenirs de l’inspecteur Pekkala (sa jeunesse, son ascension, la chute des Romanov) et sa vie de maintenant, au goulag, avant de reprendre du collier pour une enquête sur les meurtres des Romanov.

Malgré tout, Pekkala reste un personnage mystérieux qui se dévoile peu. Il baigne dans une aura de mystère et c’est ce qui le rend encore plus intéressant. L’auteur, au travers des souvenirs de Pekkala, en profitera pour nous montrer la Russie sous toutes ses coutures et l’Histoire dans l’histoire, c’était passionnant.

Mêlant fiction et Histoire, ce thriller est dynamique, sans pour autant partir dans tous les sens ou à un rythme Da Vinci Code, heureusement. Le récit est réaliste, crédible, intriguant et on aimerait croire à cette histoire… L’auteur, dans la postface, nous expliquera ce qui est réalité et ce qui est fiction.

Évitant l’écueil du manichéisme, l’auteur ne sombre jamais dans les jugements faciles mais place ses lecteurs devant des faits et à eux d’en penser ce qu’ils veulent. Il nous conte une histoire, nous parle de l’Histoire et si on a un cerveau, on sait que les ennemis d’hier peuvent devenir les employeurs de demain.

Un thriller historique bien écrit, aux ambiances russes, à cheval entre des époques importantes dans la Russie : la fin des Romanov, la révolution, la guerre entre les Rouges et les Blancs, l’avènement du communisme, du camarade Staline de sinistre mémoire et des goulags.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°285 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Le jour où Kennedy n’est pas mort : R. J. Ellory

Titre : Le jour où Kennedy n’est pas mort

Auteur : R. J. Ellory
Édition : Sonatine (04/06/2020)
Édition Originale : Three Bullets (2019)
Traduction : Fabrice Pointeau

Résumé :
La vérité est plus forte que tout.

C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…

Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là.

En revanche, peu après, Mitch Newman, photojournaliste installé à Washington, apprend une très mauvaise nouvelle. La mère de Jean, son ex-fiancée, lui annonce que celle-ci a mis fin à ses jours.

Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Il découvre alors que Jean enquêtait sur la famille Kennedy. Peu à peu, le photographe va s’avancer dans un monde aussi dangereux que sophistiqué : le cœur sombre de la politique américaine.

Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative où l’on retrouve le clan Kennedy au complet ainsi qu’un certain Lee Harvey Oswald, JFK semble avoir échappé à son destin. Pour combien de temps ?

Critique :
Cette uchronie aurait pu aussi s’appeler « Le jour où le tailleur rose Chanel de Jackie ne reçu pas la cervelle de John Kennedy »…

Titre sans doute non retenu car trop long. Trop gore aussi… Pas une bonne pub pour les tailleurs Channel, ni pour les décapotables.

À propos de capote, il semblerait que JFK était un chaud lapin qui tirait très souvent son coup (sauf que le dernier tir fut pour Lee Harvey Oswald – ok, je sors).

L’a-t-il fait plus souvent qu’un certain DSK, ça, l’Histoire ne le dit pas car on n’a pas compté les tirs.

Pour revenir aux choses sérieuses, le titre en V.O était bien trouvé car mystérieux (Trois balles – Celle qui l’a manqué, celle qui l’a tuée et celle qui a changé le monde).

Le portrait de JFK est sans paillettes et loin de ce que j’ai toujours entendu depuis que je suis gosse : Kennedy, le gendre idéal, parfait, le bô gosse, le jeune président, le sourire ravageur.

Les médias nous ont vendu un homme qui n’existait pas, on nous a fabriqué une légende, dressé un portrait flatteur de JFK et passé sous silence ses défauts, ses manies, ses erreurs, ses amitiés avec la mafia, les magouilles de son élection.

Dans cette uchronie, on part du principe que JFK n’a pas été abattu à Dallas, le 22/11/63… Qu’est-ce qu’il se serait passé ensuite, si John avait pu travailler à sa réélection ? Vous avez 432 pages pour y répondre.

Mêlant habillement la politique de l’époque, les personnages réels et ceux de fiction, cette dystopie nous montre un JFK tel qu’il était et nous sommes loin de la légende qu’on nous a fait bouffer durant des décennies.

Le portrait réel de John n’est pas flatteur et on a même envie d’aller le classer parmi les présidents les plus catastrophiques alors qu’on aurait eu envie, avant, de le mettre parmi les meilleurs.

Propagande, quand tu nous manipules et qu’on te croit sur parole.

Mais Ellory ne se contente pas de nous montrer les coulisses du pouvoir et de la chambre, il propulse aussi Mitchell Newman, un pauvre journaliste raté, dans une enquête sur un événement qu’il semble avoir eu lieu à Dallas, au moment où Kennedy traversait Dealey Plaza dans sa Ford Continentale décapotable.

Ce n’est pas lui qui avait soulevé le lièvre, mais son ex-petite amie, que l’on vient de retrouver suicidée (alors qu’elle avait un chat !) et dont la police est venue chercher tout ses papiers de journaliste. Louche, très louche.

Newman va devenir un nouvel homme (son nom était-il prédestiné ?) en se lançant sur l’enquête, commençant à sortir de sa léthargie, de son laisser-aller, de son apitoiement sur lui-même et ce qu’il va découvrir, sur l’enquête et sur lui-même, va le changer. Et il va hériter d’un chat.

L’équilibre est bien respecté entre le côté politique et celui de l’enquête de Mitch, qui est parti de quasi rien et à tout de même remonté une fameuse piste, sans jamais rien lâcher, emmerdant tout le monde dans cette quête qu’il n’accomplit que pour tenter de se racheter, tant il s’en veut encore d’être pari en Corée, laissant sa copine seule.

Il n’a manqué qu’une chose dans le roman : des émotions. Ellory m’a habitué à des émotions dans ses romans, certains m’ayant même foutu le coeur en vrac, mais ici, j’en ai moins ressenti, n’arrivant pas à m’attacher à Mitch, le trouvant un peu trop pathétique de vouloir effacer sa faute du passé en se rachetant aux yeux d’une morte.

Maintenant, ce n’est pas parce que je n’ai pas ressenti des émotions qu’il n’y en avait pas, juste que je suis restée de marbre face à elles.

Une uchronie bien ficelée, qui nous montre l’envers du décor, l’envers de la légende et croyez-moi, elle n’était pas reluisante, la légende de JFK, ni celle de sa famille.

Le roman nous montre un président accro aux médocs, à la santé chancelante, aux appétits sexuels gargantuesques et un homme qui ne tenait pas si bien la barre du pays qu’on a voulu nous faire croire.

Ellory n’a pas choisi la facilité en revisitant un événement marquant du siècle dernier, cette scène d’un président qui s’écroule et de son épouse qui fiche le camp (j’aurais fait pareil), de ces images qui furent diffusées des milliers de fois.

En s’affranchissant de cet assassinat qui fit couler beaucoup d’encre et dont on ne saura jamais le fin mot, l’auteur développe un autre roman, une autre histoire, comme le fit Stephen King, mais d’une autre manière.

Le sujet n’était pas facile, il était glissant mais Ellory tire son épingle du jeu dans cet univers de l’uchronie et nous propose un roman qu’il est difficile de lâcher, même si, comme je l’ai dit, je n’ai pas ressenti des émotions.

PS : Juste un détail qui m’a perturbé : John est surnommé Jack, ce qui est normal, mais quand, au même moment, vous lisez aussi un livre qui parle de Jack The Ripper, à un moment donné, votre cerveau amalgame les deux et dans un éclair d’imbécillité, vous vous surprenez à crier que Kennedy était Jack The Ripper…

Faut que j’évite de lire deux livres en même temps, ça ne me réussi jamais, mon esprit mixant le deux, quand bien même les sujets traités sont aux antipodes l’un de l’autre : Holmes et la guerre de Troie, par exemple… Non, Holmes ne se trouve pas sur une galère Itaquienne et non, Ulysse n’est pas à Baker Street.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°284 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

Loveday & Ryder – Tome 1 – Le corbeau d’Oxford : Faith Martin

Titre : Loveday & Ryder – Tome 1 – Le corbeau d’Oxford

Auteur : Faith Martin
Édition : HarperCollins Noir (13/11/2019)
Édition Originale : Ryder and Loveday, book 1: A Fatal Obsession (2018)
Traduction : Alexandra Herscovici-Schiller

Résumé :
Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.

Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.

La toute jeune policière Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions.

Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, coroner, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…

Critique :
Réussir un duo d’enquêteurs, ce n’est pas facile. Surtout un duo homme/femme.

Il faut un subtil équilibre entre les deux personnages et que l’on s’attache au moins à l’un des deux, sinon, c’est loupé, comme dans « Jacks – Pour qui sonne le glas à Londres ? » où je ne me suis attachée à personne.

Ouf, dans ce polar, l’auteur a réussi à équilibrer ses deux enquêteurs, à les faire atypique, opposé l’un l’autre tout en se complétant car la fraîcheur et le dynamisme de la jeunesse n’est jamais entré en concurrence avec les cheveux argentés de celui qui possède l’expérience et un esprit subtil.

En 1960, être policière n’est pas une sinécure. Les femmes ne sont pas encore nombreuses dans la police et le chef de Trudy Loveday (19 ans) ne lui donne que des petites affaires, comme s’il voulait la protéger, comme si elle était en sucre.

Gardons en mémoire qu’il y a 60 ans (ce qui n’est pas si vieux), la femme était encore dans le schéma enfant/cuisine/mari.

D’ailleurs, la mère de Trudy ne se prive pas de lui rappeler qu’il devrait se trouver un gentil mari et vite pondre des enfants, comme si c’était le rôle d’une femme, comme un animal doit se reproduire pour la survie de la race.

Heureusement que le coroner (et non le médecin légiste comme noté dans les résumés) Dr Clement Ryder a deux yeux pour voir et un cerveau dont il sait se servir.

Cet ancien chirurgien, reconverti en coroner, a du flair et remarque vite que tout compte fait, Trudy était le bon choix, car elle est intelligente, vive d’esprit et un brin rebelle.

Pourtant, il n’est pas facile à vivre : il est inflexible, brillant, peu avenant, cherche les détails, n’hésite pas à dire aux policiers qu’ils se trompent et cache à tout le monde sa maladie de Parkinson. Pour les flics, c’est un casse-pied et on le surnomme le vautour.

Il  y a beaucoup de dynamisme dans leur couple d’enquêteur, de la bonne humeur, de la fraîcheur et le duo se complète bien, même si au départ, le binôme a dû se chercher avant d’arriver au point d’équilibre.

L’écriture est vive, plaisante à lire, ça se dévore très vite car l’enquête est addictive et bourré de mystères, de fausses-pistes et si j’avais compris une chose (le corbeau), j’étais loin d’avoir perçu tout ce que cela impliquait, le mobile et surtout, quel mystère se cachait derrière la mort accidentelle de Gisela Fleet-Wright.

Sans révolutionner la littérature policière, ce roman se laisse lire les doigts de pied en éventail, sans se prendre la tête. Le duo d’enquêteurs marche très bien, on aimerait les retrouver dans les enquêtes suivantes afin de voir quelles affaires ils vont résoudre ensuite.

Les autres personnages ne sont pas bâclés, ils ont tous leur place dans ce récit qui fleure bon les années 60 mais où n’avions pas encore beaucoup de droits, nous les femmes.

Délicieusement rétro, frais, rythmé et agréable à lire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°283 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).