Là où les lumières se perdent : David Joy

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Titre : Là où les lumières se perdent

Auteur : David Joy
Édition : Sonatine (2016)

Résumé :
L’histoire sombre, déchirante et sauvage d’un jeune homme en quête de rédemption.

Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable.

Amoureux de son amie d’enfance, Maggie Jenkins, Jacob préfère garder ses distances. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter, régler les affaires de son père de la façon la plus expéditive qui soit.

Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes ou bien suivre la voie paternelle ?

Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, Jacob a encore l’espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie. Mais cela ne pourra se faire sans qu’il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui.

where-all-light-tends-to-goCritique :
« Au loin, là où regardait l’Indien, le soleil se couchait sur l’éternité. Et c’était cette promesse d’éternité qui pouvait pousser un homme à faire le grand saut. »

Appalaches, du côté de la Caroline du Nord, dans un trou perdu, non loin d’une ville…

Jacob McNeely, 18 ans, est le fils Charly McNeely, baron local de la drogue bleue, la cristal meth.

Son avenir à lui est déjà  tout tracé, pas de boite privée, pas de science po, pas de ENA, pas de H.E.C…

Et dans le pire des cas, s’il ne travaille pas pour la boîte de papa, c’est dans la gueule qu’il s’en prendra.

Oui, l’avenir de Jacob semble tracé : fils d’une mère junkie accro à la meth et d’un père qui en vend, il sait que jamais il n’ira ailleurs que dans ces montagnes. Son avenir est inscrit dans ses gènes et son avenir est sans lumière.

C’était idiot de croire que je pourrais un jour me tirer de ces collines. C’était idiot de croire que je pourrais si aisément laisser derrière moi la vie dans laquelle j’étais né. Certains sont destinés à de grandes choses, à des endroits lointains, et ainsi de suite. Mais d’autres sont englués dans un lieu et vivront le peu de vie qu’on leur accordera jusqu’à n’être qu’un cadavre de plus enterré sous le sol inégal.

Si on ne choisit pas ses parents ou sa famille, on peut choisir ses amies et Jacob a toujours eu des vues sur la jolie Maggie, son amie d’enfance, celle qui le comprend, celle qui pourrait être sa bouée de sauvetage, celle qui pourrait l’aider à sortir de toute cette merde dans laquelle il doit surnager.

Les gens comme moi étaient enchainés à cet endroit, mais Maggie était sans entraves. Elle s’était enfuie d’ici à l’instant où ses yeux avaient regardé au loin. Si j’avais eu un rêve, ça avait été qu’elle m’emmène avec elle. Mais les rêves étaient absurdes pour les personnes comme moi. On finit toujours par se réveiller.Une telle fille ne pouvait pas rester. Pas éternellement, et certainement pas longtemps.

Nous sommes dans un roman noir, un roman « rural noir » car il nous emporte dans l’Amérique profonde, dans une Amérique où règne la violence, dans une ville ou tout le monde est corrompu, surtout les flics qui mangent dans la main du père McNeely car il leur refile des biftons qui mettent du beurre dans leurs fins de mois (qui sont toujours dures).

Oui, ici, black is black, noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. Élevé par un père dur et sans amour, cherchant toujours les rares fois où il a été fier de lui, Jacob sait que s’il ne fait rien, le milieu de bouffera, lui qui n’a pas l’étoffe de son père.

Mais comment faire pour se détacher de se père ? Freud aurait dit que couper le cordon n’était pas suffisant, il faut aussi tuer le père…

Ici, il y a de la violence, de la misère humaine dans le sens où Jacob a reçu peu d’amour ou de marques de tendresse de ses parents, pourtant, dans le fond, il les aime.

Ici, le sang coule, les hommes sont des brutes, des corrompus, ici, on règle ses comptes à coup de révolvers et on finit dans le lac avec un peu de malchance.

Ici, ce n’est pas mourir qui est difficile, c’est vivre ! Et il n’y a pas grand-monde pour chanter « Je veux vivre ».

En l’espace de quelque brèves minutes, mourir était devenu simple. C’était de vivre que j’avais peur.

Mais si le sang a coulé abondamment, il y a eu aussi une vallée de larmes : celles de Jacob, celles de Maggie et les miennes.

Parce que oui, même si Jacob n’est pas un ange, même s’il est violent à certains moments, que c’est un buveur, un fumeur de Winston et de beuh, c’est aussi un garçon qui a manqué de tout, mais qui peut tout vous donner s’il vous aime.

Oui, j’ai aimé Jacob et le quitter en refermant le livre fut une torture, même si, dans le fond, il est toujours dans ma tête, ce gamin.

Un roman noir qui m’a pris aux tripes, qui est allé droit dans mon cœur, droit dans mon sternum, comme un coup de poing.

Je savais tout ça depuis que j’étais gamin. C’était ma réalité : la souffrance, la honte et tout ce qui s’ensuivait. Attendre la mort était donc une chose que je connaissais depuis longtemps et ce n’était pas la mort qui me rongeait. C’était l’attente.

Un récit magnifique, une plume sans concession, des personnages attachants (Jacob, Maggie), le tout donnant un récit poignant, émouvant, humain, déchirant que tu termineras par un grand cri car, tel un loup, tu hurleras ta douleur à la fin du roman.

PS : les plus mélomanes auront reconnu le détournement des paroles de « Auteuil, Neuilly, Passy » des Inconnus, une phrase de « Né Quelque Part » de Maxime Le Forestier et le titre d’une chanson de Faudel « Je veux vivre ».

Étoile 5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires.

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Fables – Tome 11 – Le bon prince : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 11 – Le bon prince

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Aaron Alexovich
Édition : Vertigo Classiques

Résumé :
Les batailles opposant les forces de l’Adversaire aux Fables retranchés dans le monde des Communs s’intensifient. Dorénavant, la suite des évènements repose sur le modeste concierge Gobe-Mouche, jadis grand Prince des Fables.

Frappé d’amnésie il y a des siècles, il se lance aujourd’hui dans une nouvelle épreuve, de celles qui le mèneront des terres maudites de l’ennemi au cœur même de son Royaume.

album-page-large-22041Critique :
Bufkin, le singe volant, celui qui classe tous les livres a fait une sacrée gaffe en faisant tomber l’armure du chevalier parjure.

Grosse gaffe puisque nos fables doivent fermer le bureau des affaires courantes, les pièces de l’armure étant remplie de magie pure.

Voilà encore un tome que j’ai dévoré à pleines dents car il met en avant un autre personnage que j’apprécie beaucoup : Gobe-Mouche, ou Ambrose de son vrai nom.

L’auteur aimant nous réserver des surprises, c’en fut une de taille de voir notre nettoyeur préféré, le Mouche qui avait l’air un peu niais, être un Prince et de le voir accomplir la mission que Lance lui a confié.

Une tâche d’une ampleur importante, ou moult dangers l’attendent, mais n’écoutant que son courage et sa gentillesse, notre Mouche va être plus qu’un caillou dans l’engrenage de l’Empereur.

— Et toi, Gobe-Mouche ? Quels crimes commis dans ton ancienne vie avais-tu besoin de te faire pardonner dans la nouvelle ? De quels forfaits l’amnistie t’a-t-elle blanchi ? … Ne dis rien, vieux. La question était purement rhétorique. Je connais déjà la réponse. […] En fait, tu es le seul Fable de ma connaissance qui n’avait rien à se faire pardonner, à étouffer ou à dissimuler. Tu étais pur, bon et innocent quand tu as débarqué chez nous. C’est pour ça que je ne t’apprendrai jamais à faire couler le sang… même si c’est nécessaire ou mérité. […] Comment pouvais-tu t’imaginer que j’allais pervertir le seul Fable honnête parmi nous… le seul que j’ai toujours admiré sans réserve ?

Mon coup de gueule sera pour le dessinateur Aaron Alexovitch qui dans l’épisode 64 « Interlude » nous offre des personnages horribles à tel point que je ne reconnaissais pas Rose, Boy Blue et les louveteaux !!

Hormis ces horribles dessins, tout le reste est conforme à ce que j’ai depuis le départ : un scénario extra, des personnages que l’on découvre un peu plus chaque fois, la résistance qui se met en place, des vieilles connaissances qu’on aurait mieux aimé ne pas revoir et de la stratégie militaire qui vous fait gagner des batailles sans verser le sang.

Rien à dire, cette série, c’est de la balle !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires (228 pages).

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Une mort qui en vaut la peine : Donald Ray Pollock

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Titre : Une mort qui en vaut la peine

Auteur : Donald Ray Pollock
Édition : Albin Michel (2016)

Résumé :
1917, quelque part entre la Géorgie et l’Alabama.

Trois frères, Cane, Cob et Chimney Jewett, vivent sous la férule d’un père obsédé par la religion. À sa mort, inspirés par un roman à trois sous, ils sont bien décidés à survivre en braquant des banques.

Ils se retrouvent poursuivis par les autorités et une réputation effroyable, mais la vérité est plus complexe que la légende.

the-heavenly-tableCritique :
— La vie, c’est une culotte de misère : on trime comme des malades et qu’est-ce qu’on obtient en retour, hein ? Que dalle ! On crève de faim et le richard qui nous emploie se fout de notre gueule.

Non, non, non, ceci n’est pas tiré d’un discours syndicaliste juste avant de partir en grève, ceci est juste l’amer constat sur la vie que pourraient se faire les trois frères Jewett : Cane, l’aîné; Cob le second et un peu simplet sur les bords; et Chimney, le cadet, le plus teigneux.

Alors, quand papa casse sa pipe et qu’ils savent qu’ils n’arriveront jamais à défricher dans les temps le terrain que le richard du coin leur a demandé de faire, ils décident de changer de vie, de boulot, le tout sans passer par la case Pôle Emploi, bien entendu.

S’ils l’avaient fait, on leur aurait sans doute dit que « Braqueurs de banques en 1917 » n’était sans doute pas un métier d’avenir et qu’il fallait en tout cas une solide expérience. Mais s’ils les avaient écouté, on n’aurait pas eu droit à ce roman et épais.

Voilà ma came préférée : un putain d’excellent roman noir américain qui me fait le plaisir de me montrer plusieurs destinées, plusieurs vies, qui se croisent, qui s’entrecroisent, pour le meilleur ou… pour le pire.

Tous les personnages possèdent un pedigree certain, assez lourd, généralement, et on est souvent face à des bouseux qui n’ont jamais été plus loin que le bout de leur patelin ou face à d’autres qui se sentent plus élevés que le commun des bouseux.

Même si l’ignorance de certaines personnes du coin ne l’étonnait pas, il se demandait à présent si Ellsworth ne serait pas en train de le charrier. Ignorer où se situe un pays étranger était une chose, mais confondre un océan gigantesque avec un coin de pêche de la municipalité de Huntington en était une autre. Même ce barjot de Jimmy Beulah, le prédicateur, l’un des hommes les plus rétrogrades que Slater ait jamais rencontrés, avait une notion rudimentaire de l’immensité de la terre – quoique la croyant toujours aussi plate qu’une crêpe.

L’écriture de Pollock est sans concession lorsqu’il nous parle des gens, du pays, de leur vie et il nous dresse un portrait brut du Nord de cette Amérique qui vient d’entrer dans le conflit de celle que l’on appelera – erronément – La Der Des Der.

L’auteur a même réussi à me faire aimer ce trio de jeunes mecs qui se sont rêvés braqueurs de banque après avoir un peu trop lu l’unique roman des aventures du hors-la-loi Bloody Bill Bucket. Parfois, les lectures, ça n’a pas que du bon.

La veille au soir, […], Cane avait lu à ses frères un extrait de « La Vie et les aventures de Bloody Bill Bucket », un roman de gare en lambeaux, aux pages gondolées, qui chantait les exploits criminels d’un ancien soldat confédéré semant la terreur dans tout l’Ouest après s’être converti au braquage de banque. À la suite de quoi les songes de Chimney avaient été peuplés de fusillades dans des plaines désertiques brûlées par le soleil et de foufounes au goût de miel.

Certes, du trio, j’ai apprécié Cane, l’aîné, celui qui a le  plus de plomb dans la cervelle, le littéraire, ce grand frère dévoué qui regarde à son second, Cob, le pas très futé, le simplet, le gourmand. Cob, je l’ai plus qu’adoré.

Chimney, par contre, c’est une tête brûlée, un mec qui veut en découdre avec tout le monde, baiser des femmes, braquer des banques, baiser, braquer, baiser… et qui à cause de son caractère belliqueux sera l’instrument de biens des ennuis.

Ce que j’aime, chez Pollock, c’est qu’un battement d’aile de papillon, ou le sifflement des balles de révolver, peuvent déclencher, 100 pages plus loin, un tsunami d’événements que tu n’aurais pas vu venir (ou pas oser voir venir).

À une époque où le dernier Tireur a rendu les armes, à une époque où la Frontière est révolue, à une époque où les Temps modernes font leur entrée avec la voiture, nos trois jeunes nous font revivre une épopée digne du far-west, digne d’un western de Sam Peckinpah qui se serait accoquiné avec Tarantino, nous donnant une longue chevauchée à travers les terres désolées de l’Alabama et de l’Ohio.

Ce soir-là, à l’instant où Sugar estimait avoir assez marché pour la journée, trois hommes à cheval, crasseux et mal rasés, lui apparurent au détour d’un virage, serrant la bride à leurs montures pour s’arrêter à quelques pas de lui. Deux d’entre eux portaient des chapeaux de cow-boys et des salopettes tandis que le troisième était vêtu d’une redingote poussiéreuse et d’un pantalon noir. Un morceau de chemise blanche ensanglantée était noué autour de la cuisse du plus corpulent. Des fusils dépassaient de leurs selles et ils avaient à la ceinture des étuis garnis de revolvers. Aux yeux de Sugar, on aurait dite des êtres malencontreusement échappés du passé et qui cherchaient un moyen d’y retourner. Ce n’aurait pas été la première fois que quelqu’un se serait retrouvé prisonnier d ‘une époque qui ne lui convenait pas.

C’est du brutal, sans concession, sans lumières (enfin, presque sans), les personnages sont tous bien travaillés en peu de mot, la plupart sont des frappadingues, hauts en couleurs, maltraités par la vie, paranoïaques, alcoolos, ignares et j’en passe !

Un roman d’une force incroyable qui, comme un ouragan, a tout dévasté dans mon cœur, ne laissant que des ruines pour mon plus grand plaisir de lectrice. Une fois de plus, j’ai sondé des âmes aussi noires et aussi puantes (pour certaines) que le fond des latrines que Jasper inspecte.

Un roman qui se dévore d’un coup, le souffle court, tant il est bourré d’humour grinçant, de mots crus, de violence, le tout sur fond de misère humaine.

Un roman dont toutes les pièces s’emboitent à la fin, nous donnant un puzzle reconstitué et une vue d’ensemble sur tout le roman.

Un roman qui m’a pris aux tripes, qui m’a fait frissonner de peur pour certains personnages et que je quitte avec regret.

De plus, nombre de ces mêmes contribuables se nourrissaient six jours par semaine de chou frisé et de pain de maïs, de sorte qu’un pourcentage important d’entre eux considérait le braquage d’une banque comme une juste riposte au système qui contribuait à les maintenir dans la misère.

Étoile 5

Le Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires (576 pages) et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteurrat-a-week-le-marathon-de-lepouvante-2016

 

RAT A Week, le marathon de l’épouvante [Édition 2016]

Allez, puisque je suis une grande marathoneuse, heu, marathonienne de la lecture, il est plus que normal que je participe au marathon de l’épouvante chez Chroniques Littéraires.

Que nous propose-t-elle ? Rien de mois que de trembler dans nos chaumières avec le Marathon de l’horreur RAT A Week qui fait frémir les PAL et qui est de retour pour un mois entier de terreur !

Âmes sensibles s’abstenir…

Conjointement avec le Challenge Halloween (chez Lou & Hilde), et pour la deuxième année consécutive, elle nous convie au marathon lecture le plus terrifiant de l’année.

SKULL - Game Over

Le principe : survivre… ♫ I’ll survive ♪

En effet, les livres (BD, mangas, albums…) qui constituent votre PAL sont pris d’un drôle de comportement. Ils ont été envoûtés par la sorcière des grimoires maléfiques. Votre mission : dévorer le maximum de livres avant qu’ils ne vous dévorent.

Méfiez-vous… la nuit, près de votre lit, sur votre table de nuit, votre roman vous guette. Il attend que vous dormiez d’un profond sommeil pour vous embarquer dans des aventures terrifiantes.

Le marathon lecture se calque approximativement sur la durée sur le Challenge Halloween 2016, soit du 1er octobre (0h00, dans la nuit du vendredi au samedi) au 5 novembre 2016 pour ceux qui font le pont et ne travaillent pas le mercredi (dans la nuit du 5 au 6 pour les insomniaques aux prises avec un roman qu’ils ne peuvent pas lâcher).

Le marathon se découpe en semaines.

Vous pouvez, grâce au filtre magique vendu à la boutique des Potions magiques, choisir de quel jour à quel jour débute votre semaine.

Les démons ont désorganisé les semaines. Vous pouvez faire une seule semaine ou bien toutes ou encore choisir celles qui vous arrangent même si elles ne sont pas consécutives.

Les catégories :

https://chroniqueslitteraires.wordpress.com/2016/09/20/challenge-halloween-2016/ Catégorie Cape d’invisibilité : tel Harry Potter, vous vous faufilez dans le château hanté muni de la PAL de votre choix hors livres d’horreurs (vous pouvez lire tout ce que vous voulez sauf de l’horreur).

https://chroniqueslitteraires.wordpress.com/2016/09/20/challenge-halloween-2016/Catégorie Enfer de la peur : vous lisez exclusivement des livres d’horreur. À vos risques et périls… (non, non, non, pas pour moi ! Pas envie de lire les programmes politiques ou le code de procédure de l’IPP, moi).

https://chroniqueslitteraires.wordpress.com/2016/09/20/challenge-halloween-2016/Catégorie Mysterium : vous pouvez lire différents genres du moment qu’il y a au moins un livre d’horreur ou un thriller. Menez l’enquête : fantômes ? Meurtrier ? Histoire vraie ? Le prince charmant était-il parfait ? Vous avez le choix.

En entrant dans le château, vous vous engagez à signer un contrat particulier : lire au moins 500 pages dans la semaine.

Moi, j’ai signé de mon sang, donnant mon âme au diable et je prend la cape d’invisibilité de mon cher Harry Potter !

Chroniques Littéraires nous apprend aussi que nous pouvons nous assurer une protection supplémentaire avec des défis au choix, comme, par exemple :

  • Les couvertures des livres ont toutes la même couleur
  • Seules les couleurs d’Halloween figurent sur la couverture (orange, noir, vert, rouge, blanc, marron)
  • Les couvertures comportent des monstres (fantômes, zombies…)
  • Vous ne lisez que des romans ou que des BD ou que des Mangas
  • Vous ne lisez qu’après minuit
  • Vous ne lisez que des livres de votre PAL de la honte (celle qui a des toiles d’araignées tellement ça fait longtemps que vous avez ces livres)
  • Vous vous fixez un nombre de livres à lire par semaine
  • Vous lisez 666 pages par semaine.