Fables – Tome 4 – Le dernier bastion : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T4 - Le dernier bastion

Titre : Fables – Tome 4 – Le dernier bastion

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Russell Philip Craig – Hamilton Craig

Édition : Panini France (2007)

Résumé :
Raconté par Boy Blue, Le Dernier Bastion décrit les conditions dans lesquelles le Prince Charmant, Barbe-Bleue et les autres Fables ont quitté leurs royaumes, ravagés par la guerre.

Dans le feu d’un dernier combat sanglant surgit une jeune fille tout de rouge vêtue qui va briser à jamais le cœur de Boy Blue… Pendant ce temps, la communauté de Fableville tremble.

La présence de gobelins à la solde de l’Adversaire autour du passage entre le monde des Fables et le nôtre n’augure rien de bon.

Et qui sont ces hommes en noir qui ressemblent étrangement à Pinocchio et harcèlent Jack ?

9782365770651_p_1Critique : 
Waw, je viens de sortir retournée de cette lecture car si j’en ai appris un peu plus sur l’invasion du monde des Fables par l’Adversaire, je suis encore loin de tout savoir !

Mais j’adore quand on me titille la curiosité de la sorte et quand on me surprend alors que je suis bien installée dans mon confort de lecture.

Boy Blue n’a pas trop le moral et puisqu’on lui demande si gentiment, il va nous conter l’histoire du dernier bastion, ce dernier refuge des Fables avant qu’elles ne quittent définitivement leur monde pour arriver dans le nôtre.

L’auteur est une peau de vache, bien qu’il nous dévoile un peu plus sur cette guerre et ce qui se passa durant le dernier bastion, cette sorte de Fort Alamo qui est prêt à tomber au mains de l’Adversaire, il ne nous dit pas tout non plus, juste assez pour nous satisfaire, mais sans nous gaver ou tout nous dire.

De plus, il introduit aussi trois personnages bien chelous dans Fableville avec des airs des M.I.B, la démarche de Will Smith en moins.

Hélas, il y a toujours un dessinateur dont je n’aime pas ce qu’il nous fait de Bigby (pas de nom), mais pour le reste, ça bouge, c’est rempli de souvenirs, de suspense et de sacrifices de certains aussi pour que d’autres puissent s’enfuir et vivre.

Le tout entrecoupé de la campagne électorale de notre Prince Charmant qui se verrait bien maire à la place du maire de Fableville. En tout cas, comme tout bon politicien, il baratine beaucoup.

Depuis le temps que je dirige cette ville, je manie le double langage à la perfection.

Rien à dire, c’est addictif cette série !

— Passe au large des pylônes, bon sang ! Tu veux faire le boulot de l’ennemi à sa place et nous couler ?
— Ben non cap’tain ! Mais le bateau est surchargé et plus délicat à manier qu’une putain vérolée.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Lone Ranger

Fables – Tome 3 – Romance : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T3 - Romance

Titre : Fables – Tome 3 – Romance

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Medina Lan – Talbot Bryan – Medley Linda

Édition : Panini France (2007)

Résumé :
Dans l’univers des Fables, les histoires finissent rarement bien.

Exilés de leur pays des merveilles, les Fables ont été contraints de se fondre dans la banale réalité du monde des Communs. Mais l’amour n’en frappe pas moins à leur porte, avec son lot de souffrances, de trahisons et de crises de jalousie.

Cupidon va même décocher ses flèches à deux des Fables les plus réfractaires aux élans de la passion. Vont-ils vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants… ou mourir prématurément ?

PlancheA_170909Critique : 
♫ C’est un beau roman, c’est une belle histoire ♪ C’est une romance d’aujourd’hui ♫

Dans les contes, ça se termine toujours pas « Ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours » mais dans l’univers des Fables, nous sommes loin de la magie de l’amour à la sauce Disney.

Nous commençons ce tome par un petit aparté pour nous présenter les contes folkloriques de Jack qui ont tout l’air de déboires…

Ensuite, ne vous fiez pas au titre qui pourrait vous faire penser à de la guimauve romantique, nous en sommes loin !

Déjà, nous sommes dans la merde avec un journaliste qui souhaite publier un article fracassant sur nos Fables, révélant leur véritable nature de… Vampire ! Heu oui, il s’est un peu planté, le mec, n’empêche qu’il faut à tout prix le stopper.

Nos personnages principaux vont révéler un peu plus leur véritable nature, on va découvrir des traitres, des Fables qui jouent au double jeu et qui sont prêtes à tout pour arriver à leur fin.

Les dialogues sont toujours au top, correspondant bien aux personnages, à sa personnalité propre.

Il y a juste une chose qui m’a dérangée : les dessins ! Nous passons à plusieurs dessinateurs et il y en a un dont je déteste son interprétation des personnages et le pire est ce pauvre Bigby qui a l’air d’avoir de lèvres perpétuellement rentrées.

Hormis ce petit bémol qui pour moi en est un grand, la qualité du scénario, des dialogues et le mystère qui entour la prise du monde des Fables par l’Adversaire sont toujours de haute facture et il m’en faudrait plus que je m’arrête en si bon chemin.

Maintenant que le coupable s’est désigné, je peux donc accuser Actu du Noir (Jean-Marc Laherrère) de ma dépendance à cette série. Merci à lui.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Fables – Tome 2 – La ferme des animaux : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T2 - La ferme des animaux

Titre : Fables – Tome 2 – La ferme des animaux

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Semic Book (2004 / Panini France (2009)

Résumé :
Depuis qu’ils ont été chassés de leurs Royaumes par l’Adversaire, les Fables non humains vivent à la Ferme. Dans cette vaste propriété du nord de l’État de New York, ils sont à l’abri des regards inquisiteurs des Communs.

Mais après des siècles d’isolement, les Fables de la Ferme sont au bord de la révolte, encouragés par les discours enflammés de Boucle d’Or et des Trois Petits Cochons.

Et quand Blanche Neige et Rose Rouge découvrent leur projet de libération des Royaumes, les responsables de la Ferme sont prêts à tout pour réduire les deux femmes au silence !

fables_tome_2_0Critique : 
— Qui a tué le Petit Cochon de la fable ?
— C’est le Grand Méchant Loup !!
— Impossible, le shérif de Fableville n’était pas présent, il est persona non grata à la ferme des Fables et de plus, le Cochon avait squatté le canapé chez lui à New-York et il en était revenu en un seul morceau. Alors qui ??
— Ben, on sait pas, va falloir enquêter, non ?

Oui ma chère Blanche-Neige, va falloir enquêter sur la décapitation de Colin le Cochon et sur le pourquoi du comment les Fables non humaines de la Ferme se regroupent toutes pour discuter dans la grange.

Ah, faudrait aussi retrouver le reste du corps du Petit Cochon parce que pour le moment, nous n’avons que sa tête…

Comme quoi, on a beau avoir dormi chez le Grand Méchant Loup durant des lunes, on se rend compte que les risques, ils étaient tapis chez les siens !

Notre Blanche-Neige est seule pour cette enquête qui se déroulera en vase clos à la Ferme où on a regroupé toutes les Fables non humaines et notre amie ne pourra pas compter sur son Méchant Loup de shérif et encore moins sur sa sœur, Rose Rouge.

— Ils ont tout le confort, ces cochons. On dirait de vraies personnes.
— Nous sommes de vraies personnes.

Une fois de plus, le scénario se tient, on ne s’embête pas, on découvre, horrifiée, que Boucle d’Or se tape Petit Ours car il en a une grande, on croise de vieilles connaissances de Kipling ainsi que ceux d’autres Fables plus ou moins connues.

Les annexes sont toujours les bienvenues en fin de tome pour en apprendre un peu plus sur les multiples personnages de contes qui se baladent dans ces pages.

Le final, lui, est prenant et se termine par un cliffhanger qui fait peur.

J’adore cette série en tout cas.

— Ce qui est fait est fait, Posey. On ne peut pas remettre de la fiente dans une oie. 

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires, Challenge « Totem » par Liligalipette (loups) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Fables – Tome 1 – Légendes en exil

Fables - Tome 1 - Légendes en exil

Titre : Fables – Tome 1 – Légendes en exil

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Lan Medina

Édition : Semic (2004) / Panini France (2009) / Urban Comics (2012)

Résumé :
A Fableville, où les personnages de contes de fées cohabitent avec les New-Yorkais, la question est sur toutes les lèvres. Mais seul Bigby, le Grand Méchant Loup, peut résoudre l’énigme et, avec l’aide de Blanche Neige, empêcher la communauté des Fables de voler en éclats.

Petit Plus : « Fables : légendes en exil » rassemble les cinq premiers épisodes de la célèbre série.

Fables-1Critique :
Ne me demandez pas sur quel blog j’avais lu les chroniques de ce comics, je ne saurais plus vous le dire.

Un blâme que je mérite, pour ne jamais écrire qui me conseille quoi et ne pas savoir, lors de ma chronique, rendre à César ce qui appartient à César.

S’il se reconnaît, je lui dis « merci » parce que je viens de découvrir une série qui me semble prometteuse et puisque la biblio les possède tous… What’else ?

Imaginez que les créatures de vos contes de fées soient réunies dans la ville de New-York !

Oui, vous avez bien lu ! Blanche-Neige est une adjointe au maire des plus coriace, la Belle et sa Bête ont des problèmes conjugaux, le Prince Charmant est beau gosse mais saute sur tout ce qui bouge et qui est jolie, le Méchant Loup héberge un des Trois Petits Cochons chez lui…

Quand à Blanche-Neige, elle gère Fableville en tant qu’adjointe au maire.

De quel droit se permet-elle de critiquer la vie privée des gens après ce qu’on raconte de sa petite aventure salace avec les sept nains ?… (La Belle à propos de Blanche-Neige)

Mais qu’est-ce qu’il s’est passé pour que ces Fables débarquent dans notre monde ??

L’Adversaire les a attaqué, chassé, décimé et, la mort dans l’âme (et les poches presque vides), ils se sont réfugiés en cachette dans notre monde.

Un par un, nos royaumes épars tombèrent sous le joug de l’adversaire, englouti dans son empire de plus en plus grand. Si nous nous étions alliés assez tôt, peut-être aurions-nous pu l’arrêter. Quand nous réalisâmes qu’il n’entendait pas conquérir que les autres royaumes des autres, mais qu’il les convoitait tous, il était trop tard. Il était déjà trop puissant.

Jadis, nous vivions dans mille royaumes distincts, éparpillés sur une centaine de mondes magiques. Nous étions rois, cordonniers, sorciers ou sculpteurs. Nous avions nos pécheurs, nos saints et nos fieffés arrivistes et du plus grand seigneur à la plus humble paysanne, nous ne nous connaissions pas pour la plupart. Il fallut une invasion pour nous unir.

Et là, un crime horrible vient d’avoir lieu et notre Grand Méchant Loup (à visage humain) va mener l’enquête. Normal, il est le shérif…

L’auteur, Bill Willingham, n’a pas cherché à faire table rase des contes du passé, ou à tout changer, non, il a introduit l’attaque du monde des Fables par un Assaillant et il les a transposé dans notre monde, leur inventant une nouvelle vie, une vie de réfugiés, une vie qui n’est pas faite pour certains, une vie traumatisante pour ces êtres quasi immortels qui ne vieillissent jamais.

J’ai aimé l’humour corrosif dans les répliques que certains s’envoient à la gueule, les soucis bien terre-à-terre de certains couples, le fait que les personnages soient détournés, mais tout en restant cohérents dans leurs actions.

L’enquête est bien menée et j’ai été eue à la fin parce que je ne m’y attendais pas du tout ! Pas le temps de s’embêter car tout l’album n’est pas dévolu à l’enquête sur la mort sanglante de Rose-Rouge mais il sert aussi à nous présenter une partie des protagonistes et de leur organisation au milieu des Communs (nous) qui n’avons pas connaissance de leur existence.

Par contre, j’ai eu du boulot pour retrouver parmi les nombreuses allusions référencées celles que je connaissais. Ben j’en connaissais pas beaucoup ! Bon amusement à vous pour toutes les dénicher dans les décors.

Ma seule critique sera pour les couleurs qui ne sont pas terribles et je trouve ça un peu mesquin lorsque l’on voit le prix des livres.

— Les femmes portent des décolletés pour distinguer les gentlemen des chiens. Les rares hommes qui vous regardent dans les yeux, même face à des seins comme les miens, ont un potentiel.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Ekhö Monde miroir – Tome 3 – Hollywood Boulevard : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Ekhö - Tome 3 - Hollywood Boulevard

Titre : Ekhö – Tome 3 – Hollywood Boulevard

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2014)

Résumé :
On peut faire du cinéma sans électricité ! C’est ce que découvrent Fourmille Gratule et Yuri, de passage à Hollywood pour signer dans leur agence l’immense star Norma-Jean. Mais cette dernière est retrouvée morte. Meurtre ? Suicide ?

Dans la peau de Norma-Jean, Fourmille ne peut faire autrement que résoudre l’énigme…

Une enquête sur Ekhö où des Preshauns sont les derniers nababs des studios, dans laquelle Arleston et Barbucci s’amusent à revisiter des classiques du cinéma de toutes les époques, avec bien sûr la vraie explication sur la mort de Marilyn, celle que personne ne vous a jamais donnée…

Ekhö tt-9782302042469_1_75Critique :
♫ California loveeee… ♪ California… knows how to party ♫ California… knows how to partyIn the city of L. A. ♫ In the city of good ol’ Watts ♪ In the city, the city of Compton ♫ We keep it rockin ♫ (2Pac)

Bienvenue à Hollywood, là où tout est permis, là où toutes les plus grandes actrices sont présentes, là où tous les grands films se tournent, sans électricité !!

Oui, ne l’oublions pas, bien que Ekhö soit un monde miroir, ici, les technologies ne passent pas !

Pour le moment, Fourmille et Yuri sont à Hollywood pour rencontrer l’actrice Norma Jean et si vous avez écouté la version originale de « Candle in the wind », vous savez que c’est le véritable nom de Marilyn Monroe !

Une fois de plus, le scénariste qu’est Arleston passe en revue et au détail les plus grands films du cinéma américain et si vous êtes attentifs, vous apercevrez Alien, E.T, Dark Vador, un T-Rex, Harry Potter et ses potes et j’en passe.

Comme toujours, une mort violente, non résolue et le fantôme du mort qui vient prendre possession de cette pauvre Fourmille (car il ne sait pas qu’il est mort, l’esprit du mort, un peu comme les cons qui ne savent pas qu’ils sont cons) qui ici va se retrouvée habitée par l’esprit de Norma Jean et faire frotti-frotta avec un Yuri qui ne pourra pas résister.

Tout en essayant de gérer sa partenaire instable qui ne sais pas contrôler les esprits qui l’habitent (mdr), notre pauvre Yuri va enquêter avec elle et Sigisbert, notre Preshaun préféré et grand buveur de thé dès qu’il est un peu nerveux, sinon… C’est la catastrophe.

Les références à notre monde sont nombreuses et le plaisir est de découvrir comment, sur ce monde miroir, ils réalisent des films sans la moindre once de fée électricité, tout en cherchant durant notre lecture des références à des films ou des acteurs connus.

De l’humour, du suspense, une enquête, la mort mystérieuse de Norma Jean expliquée, des complots, des hectolitres de thé et toujours le plaisir de voir nos deux amis se taper dessus, d’engueuler et menacer à tout moment de rompre l’équilibre thaumique, sauf quand ils… Vous voyez, quoi… Crac boum hue !

Les dessins sont toujours superbes, même si les femmes sont toutes plantureuses et que Norma Jean ressemble un peu trop à Fourmille, il me semble. Les couleurs sont lumineuses et on le reprend encore une fois pour en profiter un peu plus.

C’est drôle, décalé, rempli d’humour et de calembours (je fais des vers sans en avoir l’air) et les personnages sont attachants, sympathiques et puis j’aime quand Yuri se prend des baffes.

Juste un bémol c’est que dans ce tome, nous n’avons pas avancé sur les mystères entourant les Preshauns, mais on a résolu la mort mystérieuse de Norma Jean, quand au gouverneur, il a de furieux airs de JFK…

Une fois de plus un bon moment de détente dans le monde miroir qu’est Ekhö.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
I’d be safe and warm if I was in L. A.
Je serais en sécurité et au chaud si j’étais à L. A.
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

Stopped into a church I passed along the way
Arrêté à l’église que j’ai longée sur mon chemin
Well I got down on my knees and I pretend to pray
Bon je me suis agenouillé et j’ai fait semblant de prier
You know the preacher like the cold
Tu sais que le prêtre aime le froid
He knows I’m gonna stay
Il sait que je vais rester
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
If I didn’t tell her I could leave today
Si je ne lui avais pas dit que je pouvais partir aujourd’hui
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

De Cape et de Crocs – Intégrales 1 à 5 – Actes I à X : Alain Ayroles & Jean-Luc Masbou

Titre : De Cape et de Crocs – Intégrales 1 à 5 – Actes I à X (+Tome 11)

Scénariste : Alain Ayroles
Dessinateur : Jean-Luc Masbou

Édition : Delcourt (2010-2012)

Résumé :
À bord d’un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l’écrin, une bouteille, dans la bouteille, une carte, et sur cette carte… l’emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines !

Il n’en faut pas plus à deux fiers gentilshommes, fins bretteurs et rimailleurs, pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu’aux confins du monde.

De geôles en galères, d’abordages en duels virevoltants, leur quête de gloire et de fortune les mènera jusqu’à la Lune.

Après, il sera temps pour messieurs de Maupertuis et Villalobos de regagner la Terre. Mais l’amitié, l’amour et le sens de l’honneur s’opposent parfois…

Avant de tirer leur révérence, ils devront affronter d’ultimes et terribles coups de théâtre. Arriveront-ils tous à bon port ?

De cape 9910000031557_pgCritique :
J’avais découvert cette série par son dernier tome, dans mon Lanfeust Mag, lorsque les éditions Soleil et Delcourt avaient fait « Fuuu-Sion » (oui, sur ce coup là, j’ai un peu trop abusé de Dragon Ball Z).

Au départ, je n’avais pas accroché mais c’était normal, je débarquais comme un cheveu dans la soupe, sans rien connaître de l’histoire.

Alors, quelques années plus tard, j’ai décidé de faire un peu mieux connaissance avec cette série en la louant à la bibli.

Putain, j’ai adoré ! Ça c’est ce qui s’appelle le souffle de la Grande Aventure, que l’on soit à Venise, ou sur l’océan à la recherche du trésor des îles Tangerines ou que l’on aille sur la lune… Oui, sur la lune ! Il y a un monde caché et ce fut un plaisir de le parcourir !

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De suite j’ai accroché aux deux personnages principaux : Armand Raynal de Maupertuis, renard de son état, fin bretteur, poète et son comparse, Don Lope de Villalobos y Sangrin, un fier loup espagnol, un bel hidalgo au caractère sanguin, téméraire et impulsif, fin bretteur aussi, mais pas poète pour un sous et qui a la trouille des rats.

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Oui, c’est un truc de fou, ce mélange de personnages humains pour les uns et d’anthropomorphisme pour certains et ça passe tout seul, je dois dire. Les dessins sont un plaisir pour les yeux et quand on prend attention, on remarque foule de détails.

Nos deux protagonistes sont superbement bien esquissés, leurs caractères aussi et puis je l’avoue, j’ai eu un gros coup de cœur pour Eusèbe, lapin naïf mais rusé, grand adorateur de carottes, peureux, mais sachant faire preuve de courage pour sauver ses amis.

Mendoza : — Ce fauteur de troubles recevra pour l’exemple cent coups de fouet, après quoi nous verserons du sel sur ses plaies. Allez-y señor Garcia.
Garde-chiourme : — Je ne peux pas, Capitan… Il est trop mignon !

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Les personnages n’étant pas figés, ils peuvent nous réserver quelques surprises de derrière les fagots.

Les dialogues sont savoureux, les rimes déclamées par Maupertuis pendant qu’il se bat sont fabuleuses, ce ne sont pas des poésies à deux balles, sans compter que les albums sont bourrés de références à Molière, Lafontaine, Cyrano, Rambo, Alien,…

Et si vous ne repérez pas toutes les références, pas de panique, Wiki est là pour pallier à vos manquements !

Une bédé qui vous emportera, vous fera voguer sur l’océan à la recherche d’un trésor, vous emmènera sur la lune, le tout en joyeuse compagnie de personnages qu’on sera triste de quitter, le tout avec de l’humour, des rimes, de la culture disséminée un peu partout, dans un décor digne d’un film de cape et d’épées, le tout aux relents de fantasy brillamment assumée.

Un déchirement au cœur d’avoir terminé cette série et de ne plus pouvoir suivre d’autres aventures de mes chers compères Maupertuis, Don Lope, Eusebe, du raïs Kader et de la belle Hermine.

Mais le plaisir sera de retour dès que je la reprendrai pour la relire encore et encore…

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Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loup) et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

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[Série] Penny Dreadful – Saison 1 : Une série qui va te vampiriser !

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Penny Dreadful est une série télévisée américano-britannique (double challenge !) créée par John Logan, diffusée depuis le 11 mai 2014 sur Showtime aux États-Unis et depuis le 20 mai 2014 sur Sky Atlantic au Royaume-Uni.

PENNY DREADFUL

1. Synopsis :
Londres, 1891, une menace quasi invisible massacre la population.

Vanessa Ives, une jeune femme aux pouvoirs puissants et hypnotiques, rencontre et propose à Ethan Chandler, un homme rebelle et violent de s’allier à elle ainsi qu’à Sir Malcolm, un homme riche d’un certain âge aux ressources intarissables, pour combattre cette nouvelle menace.

La série nous propose de revisiter tour à tour tous les contes et histoires d’horreur qui se lisaient à cette époque-là dans les revues (les fameuses Penny dreadful, nommées ainsi car elles coûtaient un penny et étaient effrayantes), intégrant les personnages, les créatures et les intrigues avec beaucoup de finesse et d’élégance dans le Londres victorien.

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2. Acteurs principaux :

  • Reeve Carney : Dorian Gray
  • Timothy Dalton : Sir Malcolm Murray
  • Eva Green : Vanessa Ives
  • Rory Kinnear : Caliban / John Clare, la créature de Frankenstein
  • Billie Piper : Brona Croft / Lily
  • Danny Sapani : Sembene
  • Harry Treadaway : Dr Victor Frankenstein
  • Josh Hartnett : Ethan Chandler

Penny-Dreadful-Poster-Saison1Ce que j’en ai pensé :
Permettez-moi d’abord de commencer par une minute de culture. Non, restez, ça fait pas mal.

Penny Dreadful ? Quoi t’est-ce ? Un nouveau cocktail alcoolisée à base de rhum brun, de menthe et de citron vert ? Que nenni !

C’est tout simplement des revues qui ne coûtaient qu’un penny et qui étaient effrayantes à cause des contes et histoires d’horreur qui se lisaient à cette époque-là dans les revues.

Cette série que j’ai découvert je ne sais plus où ( sur un blog ou dans un magazine), m’intriguait et je suis allée chez un de mes fournisseurs de séries préférés. Le brave dealer de série avait la saison 1 et je l’ai chopée afin de voir ce que ça valait.

Londres, 1891… Des meurtres horribles ont eu lieu, des gens ont été démembré, on leur a chipé un rein, un foie, des organes génitaux… L’ombre de Jack plane sur la ville !!

Mais ne brûlons pas les étapes, car au commencement de la série, l’était une mère qui dormait avec sa petite fille.

Prise d’un besoin urgent, elle s’en alla sur les gogues, situé devant une fenêtre (pour les odeurs ?). Enfin, des toilettes… Un trou, une planche et basta ! *la musique des dents de la mer irait très bien, ici*

Soudain, alors que la dame soulageait sa conscience et ses intestins, voilà qu’elle se fait happer par un truc et par derrière ! Même pas eu le temps de s’essuyer !

La petite se réveille, crie « maman » toute angoissée et en ouvrant la porte de dehors (pourtant, on lui avait sûrement dit de ne jamais l’ouvrir la nuit), elle voit quelque chose et elle hurle avant de se faire emporter elle aussi.

Moralité ? Les enfants, n’ouvrez pas la cage aux oiseaux ! Heu,… la porte la nuit.

Ensuite, je me retrouve en terrain connu niveau acteurs !

Déjà, James Bond a dû passer par là parce qu’il a perdu une James Bondgirl : Eva Green, la Vesper Lynd de Casino Royale qui a sans doute envie de tromper le beau Daniel Craig avec un ancien James Bond que je n’ai jamais aimé : Timothy Dalton, celui qui avait son permis de tuer.

Notre Eva Green, heu, Vanessa Ives dans la série, est une sorte de médium et  a des dons de déductions dignes de Sherlock Holmes himself !

Voilà qu’elle nous fait une démonstration formidable devant un Josh Hartnett médusé. Elle lui dira qu’il était bien trop jeune pour avoir vécu l’attaque de Pearl Harbor avec le beau Ben Affleck dans le film de…

Pardon, l’abus de mojitos nuit en tout ! Elle lui dira qu’il était trop jeune que pour avoir participé à une bataille avec Buffalo Bill.

Ethan Chandler (Josh Hartnett) est un américain très bon tireur qui fuit un passé mouvementé et travaille dans un spectacle de western ambulant.

Il est engagé par Vanessa Ives pour aider Sir Malcolm Murray (Timothy Dalton) à retrouver Mina Murray, sa fille. Cet ancien explorateur a plongé dans le monde surnaturel pour tenter de sauver sa fille, mais on ne sait pas où elle est… Non, je ne dirai rien de plus.

Vanessa Ives lui propose d’utiliser ses compétences au tir pour les aider, elle et Sir Malcolm Murray, à sauver la fille de ce dernier : Mina Murray. Il dit oui et la nuit, il va se demander où il est tombé : ben chez des vampires, mon grand ! Et pas des gentils qui sentent bons comme dans « Twoilett ».

Voilà une série originale où la science et le supernaturel marchent main dans la main.

Bon, il y a une surenchère de gore, notamment lorsqu’ils sont dans la planque des vampires : des tas de corps démembrés gisent en grosses piles, il y a du sang, des viscères, des corps de petits bébés, bref, c’est gore à l’exagéré et ça fout tout en l’air, presque. Dommage…

Les décors sont bien rendus, on est dans le Londres de 1892, avec ses costumes, ses cab, ses fiacres, sa misère noire dans les taudis…

La musique est entrainante et elle a un petit air de celle que Hans Zimmer composa pour le film Sherlock Holmes de Guy Ritchie.

Les phénomènes étranges sont légions, mâtinés d’égyptologie et de Livre des Morts ou de personnages bizarres, comme ce jeune médecin qui, à un moment donné, n’aura pas besoin de nous dire son nom pour que l’on sache QUI il est, même si ce n’est pas sa bonne époque et qu’il sort tout droit de la littérature.

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Tout comme le Dorian Gray, inquiétant et sexy en diable…

La série n’est pas que fantastique avec des vampires, mais elle est aussi policière puisque Sir Malcolm Murray enquête sur les meurtres atroces qui ont eu lieu dans le quartier de Spitalfield : bras manquant, reins prélevés, foies aussi, organes génitaux,… Jack The Ripper is back ?

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Qui a laissé trainé son bras sur la voie publique ?

Les acteurs sont bien dans leurs rôles, même le Timothy Dalton que je détestais et ne savait pas voir en peinture ! Comme quoi !

Et puis, nous ne sommes pas à l’abri des surprises durant les épisodes de la saison 1 et les retournement de situations seront là pour nous faire ouvrir grand les yeux !

Les personnages sont troubles, pas nets, pas tout blanc non plus et on en apprendra des belles au fur et à mesure des épisodes.

Ah, j’oubliais, il y a quelques scènes de sexe aussi… Vanessa Ives a le feu au cul ! Elle aurait même couché avec le fiancé de sa meilleure amie juste avant leur mariage…

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Penny Dreadful, c’est une chouette série qui se déroule dans le Londres victorien, avec des décors superbes (le pont de Londres en construction), une musique entrainante, des personnages étranges, qui n’ont pas tous livrés leurs petits secrets pas nets.

Une série où la science et le surnaturel et le paranormal couchent ensemble. Une partouze de genres qui vont bien ensemble.

Étoile 3,5

Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Black Butler – Tome 21 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 21

Titre : Black Butler – Tome 21

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2016)

Résumé :
Alors que Sebastian a découvert la vraie nature de la malédiction, les habitants de Wolfschlucht montrent les dents quand Ciel enlève la sorcière verte et emporte du même coup sa « magie ultime ».

Mais un monstre de couleur bise se rapproche du « noble du mal », sa cible, qui tente de s’échapper de la forêt…

21Critique :
Que serait un « Mois Anglais » sans un Black Butler pour commencer de bon pied ce mois préféré ? Hein ? Je vous le demande !

Ce 21ème volume a un truc en plus que les précédents puisque la série atteint et dépasse la barre symbolique des cent chapitres. Pas mal, je trouve, et toujours en se renouvelant dans ses enquêtes !

Je ne dirai pas que l’auteur fait avancer l’enquête sur La Sorcière Verte, mais on sent qu’on arrive au dénouement final pour le prochain tome et de plus, ce volume 21 met les bouchées doubles pour proposer une suite qui défile à cent à l’heure, enchaînant les rebondissements et ne laissant aucun des personnages sur la touche.

Le personnel de la Maison Phantomhive est mis largement à contribution les derniers tomes nous en ont appris un peu plus sur ces trois lascars qui ont tout du personnel avec deux bras gauche…

Pour faire le service, la cuisine et le jardinage, ce sont des bras-cassés, mais pour défendre le comte Ciel, ils sont au top.

Ici, l’histoire de Finnian, le jardinier qui nous sera un peu développé pendant que dans le récit, une immense course-poursuite a lieu, le personnelle et les habitants de Wolfschlucht traquant sans relâche ceux de la maison Phantomhive.

Pas le temps de s’ennuyer, on court dans la forêt, essayant de faire en sorte que les méchants Allemands ne puissent plus utiliser le criminel Moutarde dans l’avenir tout en découvrant des nouvelles machines infernales avec un peu d’avance sur leur conception, on a des bagarres, des batailles, des loups-garous, des sales casques à pointes et une guerre Angleterre-Allemagne dans les bois et bien avant 14-18.

Ce que j’aime dans cet univers, c’est l’utilisation du fantastique avec le diable de majordome, les shinigamis et d’autres petites choses, mais tout en restant avec des enquêtes terre-à-terre, même si au départ, on pense toujours au fantastique.

Comme je le disais, ce tome met aussi en avant le personnel de la maison Phantomhive, on exploite leurs divers talents et on apprend quelques petits détails sur l’arrivée de Finnian dans la maison Phantomhive et on remarque aussi que Ciel a de la suite dans les idées quand il s’agit de tromper l’ennemi allemand !

Allez, plus qu’un tome et on saura qui des représentants de l’Angleterre (la Maison Phantomhive) ou de l’Allemagne (la maison et les habitants de Wolfschlucht) gagnera cette guerre dans les bois.

J’ai hâte de lire la suite pour avoir le dénouement et leur prochaine aventure et la conclusion de cette enquête hors-normes !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars«  de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Totem » par Liligalipette, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Le Grand Méchant Renard : Benjamin Renner

 

Grand méchant Renard

Titre : Le Grand Méchant Renard

Auteur : Benjamin Renner
Édition : Delcourt (2015)

Résumé :
Un petit renard ridicule veut devenir la terreur du poulailler.

Le co-réalisateur d’Ernest et Célestine signe une fable coup de cœur. Face à un lapin idiot, un cochon jardinier et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place de grand prédateur.

Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie.

Sa solution : voler des œufs, élever les poussins et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel !

MechantRenard400Critique :
On prend un renard aussi féroce qu’une limace séchée et on le place dans son environnement forestier.

On ajoute sur une colline une ferme avec un chien blasé, un cochon jardinier, un lapin un peu crétin, des poules pas cool et un loup qui a tenté de l’initier au regard méchant qui tue.

Notre renard est un médiocre Padawan parce que ça n’a pas marché !

Les poules n’ont pas peur de lui, les petits z’oziaux encore moins, le cochon lui offre des navets et le chien de garde de la ferme lui demande de ranger le bordel qu’il fout.

Comment faire pour devenir un prédateur quand tout le monde n’a cure de vous ? Comment inspirer la crainte ou tout simplement manger quand personne n’a peur de vous ?

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Le loup, jamais à court d’idées sadiques, lui conseille d’aller voler des œufs afin d’élever les poussins et les croquer.

Qu’est-ce que ça va donner, une idée aussi sadique que celle-là ? Des crises de fous rires, des larmes tant on se marre, des quiproquos, des scènes délirantes, tendres et un pauvre goupil qu’on avait rarement vu aussi maladroit !

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J’ai adoré les dessins, sans cases, les dialogues sans phylactères (les bulles, pour les ignorants) et j’ai vécu 185 pages de rires et de délires.

On pourrait croire que les dessins sont « simples », mais ils collent à merveille au ton du récit et les lavis des couleurs donnent une belle ambiance chaleureuse, sans surcharger les pages.

Les poussins sont craquants, le chien a tout de l’inspecteur de travaux qui n’auront pas lieu, le cochon est un rigolo, le lapin est crétin, les poules de vraies mégères non apprivoisées et les expressions de tout ces animaux sont un régal pour les yeux, sauf quand je pleurais de rire, parce que là, les dessins devenaient tout brouillés.

Malgré le fait que l’on se doute de l’issue de tout cela, on se prend au jeu et on suit l’évolution des poussins et du renard tout en se demandant comment on va échapper au méchant loup.

Jamais le récit ne devient ennuyeux et quand on se demande ce qu’il va arriver ensuite, boum, ça rebondit et on repart de plus belle pour une autre facétie.

Une vraie bouffée de détente et de fraicheur, sourire béat affiché sur ma face et gloussements à toutes les pages.

Chapeau l’artiste d’être arrivé à me faire aimer un autre renard que ce bon vieux Rox des studios Disney.

Un album qui fera plaisir aux plus petits, mais qui amusera énormément les grands puisque je suis une grande… Enfin, on s’comprend !

Bon, je vous laisse, je vais apprendre aux poules l’art du combat.

Étoile 5

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Ekhö Monde miroir – Tome 2 – Paris Empire : Arleston & Barbucci

Ekhö - Tome 2 - Paris empire

Titre : Ekhö monde miroir – Tome 2 – Paris Empire

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2013)

Résumé :
Fourmille Gratule est à présent installée à New York, dans le monde d’Ekhö, un monde miroir de la Terre où les technologies modernes n’existent pas.

À la tête de l’agence artistique Gratule, héritée de sa tante Odelalie elle se rend à Paris, accompagnée de Yuri et de Grâce, pour un juteux contrat avec le Poulain Rouge.

Mais à peine arrivée dans la capitale française, elle est habitée par le fantôme du Prince Antone, fils de Napoléon VII, mort dans un accident de fiacre. Elle devra résoudre le mystère de sa mort pour redevenir elle-même…

c3df1a053b834b571e5ba489f5189f49Critique : 
Le premier tome nous présentait un New-York miroir du nôtre, avec la fée électricité en moins, les dessins étaient super (ici, ils ont encore évolués), les parallèles entre notre monde et Ekhö amusants, alors, qu’allait-il être du suivant ?

Et bien, Paris restera toujours Paris et son tunnel de l’Alma aussi… on ne change pas un paparazzi, qu’il soit de notre monde ou de celui d’Ekhö…

Ici, c’est une fricassée de prince qui nous attend, enfin, qui attend Fourmille (et Yuri), débarquée de New-York afin d’aller présenter un spectacle au Poulain Rouge et non, je ne me suis pas trompée de touche sur le clavier !

De l’humour, de l’excitation sexuelle refroidie avec une tête dans le seau, l’esprit du prince mort qui s’incruste dans notre Fourmille (et oui, il n’y avait pas que celui de sa tante) qui va devoir résoudre le mystère que le prince allait dénoncer si elle veut qu’il arrête de squatter son corps et son esprit !

Notre Sigisbert le Preshaun est toujours rempli de mystère et leur enquête les mènera dans des lieux bien connus de nous, mais revisités pour l’album.

Frais, amusant, rempli de clins d’œil à notre monde, de petites piques, de ballotage entre Fourmille et Yuri, oscillant sans cesse entre la romance et l’animosité et le fait qu’elle doit toujours non loin de Yuri afin de ne pas foutre en l’air les équilibres du monde d’Ekhö ajoute du piment.

Bref, une chouette petite enquête qui n’a de dommageable que sa brièveté. 49 pages, c’est peu, alors qu’on a un univers riche et dense.

Un bon moment de rigolade en compagnie de nos deux amis, qui, bien que catapultés dans un autre monde ont l’air de bien s’y accommoder.

Reste plus qu’à conclure… dans le foin ou dans un lit, mais là, elle veut toujours pas !

— Je suis désolée, je ne peux pas faire l’amour avec quelqu’un qui agit par obligation, pas par vrai désir.
— Mais… Je ne me force pas ! Je vous assure ! J’ai très envie de vous !
— C’est gentil, vous dites ça pour me faire plaisir… Mais je sais que ce n’est pas vrai.
— Pourtant, là…
— Ça, c’est juste mécanique !

Pourtant, Sigisbert voudrait bien qu’ils fusionnent leurs énergies intimement, charnellement, afin de pallier au dérèglement thaumique que la présence de Yuri implique vu qu’il n’était pas prévu dans le voyage de Fourmille sur Ekhö…

— Mes coreligionnaires, les Preshauns de Paris, souhaitent éliminer monsieur Podrov afin de pallier au dérèglement que sa présence implique.
— Quoi ? Me tuer ? Mais… Je… Je ne suis pas d’accord !
— Il y aurait cependant un autre moyen de rétablir l’équilibre thaumique. Il faudrait que vous vous unissiez. Intimement. Charnellement.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016), Challenge « Totem » par Liligalipette (dragons) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (49 pages – 778 pages déjà lues pour le Challenge).

CHALLENGE TOTEM DRAGON Mois du polar - sharon-pour-logo-polar21

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