Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence : Andrea Camilleri

Titre : Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence

Auteur : Andrea Camilleri
Édition : Pocket Policier (2004)
Édition Originale : Il cane di terracotta (1996)
Traduction : Serge Quadruppani

Résumé :
Tano u grecu, important mafieux menacé par ses pairs, décide de se livrer au commissaire Montalbano, mais il est abattu par ses anciens complices en même temps que deux policiers.

Avant de mourir, il a révélé l’existence d’une importante cache d’armes dans une grotte aux environs de Vigàta.

Bientôt le cadavre d’un employé municipal vient s’ajouter à la liste. L’affaire ne s’arrête pas là : dans l’arrière-fond de la grotte, on trouve les corps de deux amants s’étreignant dans la mort.

Touchant ! Troublant, surtout, ce chien de faïence qui semble monter la garde devant les défunts.

Critique :
Autant où je n’ai jamais adhéré à la série policière tirée des romans, autant j’adore lire les enquêtes du commissaire Montalbano !

Montalbano n’a rien d’un commissaire énergique et charismatique, aux premiers abords… Il a un sale caractère, est égoïste, estime qu’il doit être le seul à réfléchir et mener ses enquêtes comme il l’entend lui.

Incapable de s’engager, avec sa copine Livia, il s’amuse à faire un pas en avant et deux en arrière.

Oui, lorsqu’on découvre le commissaire Montalbano, on aurait d’aller voir ailleurs s’il n’y est pas. Pourtant, ce serait une grave erreur car les romans de Camilleri sont des petits plats qui se dégustent avec voracité, en se léchant les doigts à la fin du repas.

Les atouts de Montalbano, faut les mériter, il ne se livre pas ainsi à la première rencontre, faut creuser un peu, mener son enquête et on se rendra compte qu’il peut être bienveillant à l’égards de certains et impitoyable envers ceux qui l’ont titillé un peu de trop près. Il a un humour bien à lui et adore faire bonne chère.

Comme souvent, on pourrait croire que l’on a affaire à une affaire banale : on cambriole un magasin et on retrouve le camion garé tranquille sur le côté, avec toutes les marchandises dedans. Une blague ? Bizarre car ensuite personne n’a crié « Surprise sur prise ! ».

Et puis, en plus de cette affaire de blague louche, on a la mafia qui rôde, des plans foireux qui foirent, des cavernes d’Ali Baba qui cachent non pas des trésors, mais des énigmes vieilles de plus de 50 ans.

La force de Montalbano ? Son entêtement, son obstination, son indépendance et son équipe de flics prêts à tout pour lui, qui sont plus des amis que des subordonnés, même que l’un d’entre eux n’a pas le gaz à tous les étages… Catarella, le genre de type que personne n’embaucherait et que personne ne garderait si jamais il l’avait engagé.

Si Montalbano demandait à Caterella, responsable du standard téléphonique, d’aller voir dans son bureau si, par hasard il n’y était pas, vous pouvez être sûr que ce grand crétin de Caterella irait vérifier de suite, en courant, même… Quel imbécile ! Il pourrait téléphoner dans le bureau du commissaire, ce serait plus rapide !

Anybref, une fois de plus, avec Montalbano qui enquête, on pense toujours que ce n’est rien de grave alors qu’en fait, c’est bien plus profond que ce qu’il y parait. Notre commissaire n’a jamais sa langue en poche et s’il y a des hypocrisies à dénoncer, il ne se prive jamais de l’ouvrir en grand.

Comme Montalbano a une grande gueule, il a aussi un grand estomac et moi, je rêve toujours d’aller manger au San Calogero… Et quand il mange, il n’y est pour personne…

Sauf que dans sa tête, ça n’arrête jamais de penser et quand notre commissaire veut résoudre un mystère, il y va, tant pis si le meurtrier est sans doute décédé depuis des lustres, lui, il veut juste comprendre !

Une fois de plus, c’est un beau voyage en Sicile que je fis avec mon commissaire préféré, Montalbano, qui, au niveau de ses petites cellules grises, n’a rien à envier à Hercule Poirot et qui ne laisserait jamais son estomac de côté durant une enquête, comme Sherlock Holmes (le canonique).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°206] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°32].

My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa & Masashi Asaki


Titre : My home hero – Tome 1

Scénariste : Naoki Yamakawa
Dessinateur : Masashi Asaki

Édition : Kurokawa Seinen (19/01/2019)
Édition Originale : My Home Hero, book 01 (2017)
Traduction : Nabhan Fabien

Résumé :
Que seriez-vous prêt à faire pour sauver la vie de votre enfant ?! Je ne suis qu’un pauvre type qui aimerait pouvoir se dégonfler au point de disparaître…

Tetsuo est un modeste père de famille qui se passionne pour les romans policiers. Il découvre un jour des traces de coups sur le visage de sa fille qui vient à peine de quitter le foyer familial pour vivre seule. Tetsuo retrouve rapidement le coupable et le suit.

Sans savoir que cela le mènera à commettre un crime qui changera pour toujours la destinée de sa famille. Mais pour le bien de sa fille, ce papa fait le choix de la lutte …

Critique :
Un manga seinen qui parle de yakuzas, de mafia, de gans, de meurtres, de découpage de cadavre et qui arrive à me faire rire… Étonnant, non ? Et pourtant, comme le disait une actrice connue « Je ne suis pas folle, vous savez ».

Tetsuo est un modeste père de famille, le genre de papa gâteau qui fait tout pour sa fille, qui la couve, que cherche à la voir, à passer des moments avec elle.

À ses heures perdues, il écrit des polars. Rien de prétentieux, il s’inspire beaucoup de ce qu’ont déjà écrit les autres.

Et alors que tout semblait bien aller dans sa ville monotone et tranquille, le voilà avec un cadavre sur les bras, à se demander comment faire pour s’en sortir et s’en débarrasser.

Bourré de situations cocasses et d’humour noir, ce manga m’a fait découvrir des choses intéressantes, notamment comment se débarrasser le plus facilement possible d’un corps. Par certains aspects, j’ai pensé à un épisode de la série Breaking Bad où Walter White doit lui aussi réduire un cadavre à l’état le plus liquide possible.

En prenant ce manga au second degré, il me fut plus facile d’accepter que notre pauvre homme de 47 ans, le genre d’homme tranquille qui ne sera jamais le meneur d’un groupe, ait su trouver toutes les astuces pour liquéfier le corps dans la baignoire et rapporter ensuite les restes dans une sorte de doggy bag valise.

Notre Tetsuo n’a rien d’un super héros, ni d’un mec couillu, il est monsieur-tout-le-monde, mais je me demande combien réussirait cette mission sans craquer, sans foirer le truc, sans rien oublier… Tetsuo est à deux doigts de craquer, il a la trouille de sa vie mais il y arrive, lui !

Le tout sous la compréhension absolue de son épouse qui va l’aider et sous le regard un peu absent de sa fille qui ne se rend pas compte de ce que ses parents sont en train de faire pour elle et qui me semble fort apathique. Limite à baffer, la fille !

En tout cas, dans ce manga, on ne voit pas le temps passer, le rythme est assez élevé, sans pour autant aller trop vite et le mangaka nous évite les scènes les plus gores. L’humour noir est présent, les situations cocasses font sourire, il y a du suspense et on se demande bien comment cette petite famille va s’en sortir avec les yakuzas.

J’ai bien envie de poursuivre avec le tome suivant, lorsque je l’aurai acheté, pour voir comment ce manga va évoluer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie

Titre : Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil

Scénaristes : Isabelle Bottier et Agatha Christie
Dessinateur : Damien Callixte

Édition : Paquet (18/09/2019)

Résumé :
Sur le bateau à vapeur Karnak qui emmène de riches touristes voguer sur le Nil, Hercule Poirot doit élucider un mystérieux meurtre.

Linnet Ridgeway, très récemment mariée à Simon Doyle, est retrouvée tuée d’une balle dans la tête. Chacun des passagers ayant au moins une raison d’avoir assassiné la riche américaine, l’enquête n’en est que plus difficile pour le célèbre détective.

Mort sur le Nil est l’un des plus célèbres best seller d’Agatha Christie, la « Reine du crime ».

Critique :
Mort sur le Nil fait partie de mes romans préférés dans les Agatha Christie.

Les crimes sont ingénieux dans leur réalisation, je n’avais rien vu venir tant c’était bien trouvé et intelligent, de plus, l’histoire se déroulait en Égypte et j’aurais bien aimé faire une croisière sur le Nil (j’aimerais toujours bien).

Ce roman, je l’ai vu en série, en film et maintenant, j’ai ajouté la bédé. La totale, quoi !

Allait-on être capable d’insérer l’essentiel en 64 pages ? Et bien oui !

Cet album donne moins l’impression que Poirot a la solution qui lui vient du ciel, subitement, même si ça prendra moins de temps que dans les formats plus longs que sont le roman original et les adaptations télés.

J’ai aimé les couleurs chaudes des cases, ces jaunes flamboyants, cette sensation d’être au soleil, mais j’ai fait une crise de nerfs sur la tête de Poirot qui me semble fort loin de l’original (et même de David Suchet ou de Peter Ustinov). Là, j’ai été déçue. C’est une histoire de goût, certes, mais cela ne m’a pas plu.

La tête de Poirot ne m’a pas empêché de savourer cette bédé dont je connaissais toujours les tenants et aboutissants, les mobiles, le modus operandi et tutti quanti. Zéro surprises, en effet, mais ce n’est pas un problème car la bédé était très agréable à suivre et les différents personnages n’avaient pas des visages qui se ressemblaient, donc, pas moyen de les confondre.

Une adaptation en bédé très fidèle au roman original qui donne une envie folle d’aller de suite se faire une croisière sur le Nil, mais en moins mortelle !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°202], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°28] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages.

 

Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté : Pétros Márkaris

Titre : Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté

Auteur : Pétros Márkaris
Édition : Points Policier (26/03/2015)
Édition Originale : Psōmí, paideía, eleuthería (2012)
Traduction : Michel Volkovitch

Résumé :
2014. À Athènes, la survie quotidienne est de plus en plus difficile pour les citoyens appauvris et pour les immigrés harcelés.

C’est alors qu’un tueur en série jette son dévolu sur des personnalités d’envergure issues de la génération de Polytechnique qui, après s’être rebellées contre la junte militaire, ont eu une carrière fulgurante. Le criminel reprend le célèbre slogan des insurgés de l’époque pour formuler sa revendication : « Pain, éducation, liberté».

Qui se cache derrière ces meurtres ? Un membre de l’extrême droite ou un ancien gauchiste mû par le désir de vengeance ? Le commissaire Charitos, privé de son salaire depuis trois mois, tente avec sa ténacité habituelle de comprendre les mobiles du coupable.

Pain, éducation, liberté est le troisième volet de la trilogie de la crise grecque, après Liquidations à la grecque (prix Le Point du Polar européen 2013) et Le Justicier d’Athènes.

Critique :
Dernier volet de la Trilogie de la crise où l’auteur continue d’explorer son pays, la Grèce et à nous faire vivre sa crise financière de l’intérieur, avec un réalisme bluffant, en imaginant que la Grèce aurait abandonné l’euro pour revenir à la drachme.

Comme souvent dans les romans policiers, l’enquête n’est là que pour permettre d’investiguer dans le passé pour expliquer la catastrophe qui sévit au présent car tout est lié.

Pendant que le commissaire Kostas Charitos enquête sur les meurtres de trois crapules, l’auteur en profite pour fouiller les tiroirs de la Grèce et en sortir le linge sale qu’il va laver en public.

Des tiroirs bourré de naphtaline, il extirpe dehors de la misère, de la pauvreté, des destins brisés, mais aussi de la débrouille car lorsqu’on est pauvre, on devient plus intelligent et on essaie de trouver des solutions.

Comme on ne sait pas laver plus blanc que blanc, il faut aussi s’attendre à des magouilles, de l’opportunisme, des tortures, des révolutionnaires devenus comme les colonels qu’ils ont chassé, des vestes qui se retournent, de celles qui craquent de tous les côtés à force d’avoir été retournées… À la prochaine révolution, certains retourneront leurs pantalons…

Imaginant un retour du pays à l’ancienne monnaie (la drachme), l’auteur développe son univers avec réalisme, n’épargnant rien aux lecteurs et montrant que même diplômé, il est difficile de s’en sortir quand son pays est en crise.

Il ne se prive pas non plus de taper sur ceux qui se sont engraissés durant des années, sur le clientélisme, sur les faux handicapés qui touchaient des pensions et sur le fait que lorsque l’argent arrivait, tout le monde en profitait, même si certains se sont empiffrés plus que d’autres.

L’extrême droite dans le pays fait ce qu’elle fait de mieux : elle casse, elle brûle, elle frappe sur les immigrés, leur reprochant tout, oubliant qu’ils sont dans la même merde que tout le monde et que ces derniers voudraient quitter le navire puisqu’il n’y a plus rien comme travail. Hélas, partir coûte de l’argent, ils sont bloqué et doivent subir les attaques des décérébrés.

Ce que j’apprécie dans cette saga, c’est que les assassinés soient des salopards, des crapules, bref, des victimes que l’on n’a pas du tout envie de pleurer. Pire, on croise même les doigts que notre commissaire Kostas Charitos ne découvre jamais les coupables car ce sont bien souvent des assassins sympathiques

Oui, je devrais avoir honte de dire qu’on devrait décorer les assassins de cette trilogie, mais si j’ai honte, c’est juste un tout petit peu…

Un roman policier qui sert de support pour parler de la tragédie de la crise grecque, pour nous la montrer telle qu’elle était, telle qu’elle fut et combien certains en ont souffert. Les conneries, les exactions des uns provoquent toujours la chute des autres, mais l’auteur ne donne pas le beau rôle aux grecs et les mets aussi face à leurs fautes.

Anybref, un roman policier aux arômes de roman noir qui vole plus haut que le polar de gare et qui nous fait visiter une Grèce qui ne se trouvera jamais sur les cartes postales ou dans le guide du Routard. Mais ses personnages qui seront nos guides valent plus que tout les autres guides car ils sont devenus des amis.

Ce troisième tome aurait dû clôturer la trilogie de la crise, mais ouf, il y en a un quatrième à déguster.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°201] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°27].

 

Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express : Chaiko, Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie

Titre : Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express

Scénaristes : Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie
Dessinateur : Chaiko

Édition : Paquet (29/11/2017)

Résumé :
Le Crime de l’Orient-Express est, avec Dix petits nègres, l’un des romans d’Agatha Christie ayant connu le plus grand succès. Il a été traduit en plus de trente langues. Hiver 1937.

Juste après minuit, une congère force l’Orient-Express à s’arrêter en pleine voie. Le luxueux train est étonnamment plein pour cette période de l’année, mais, au petit matin, on dénombre un passager de moins…

Un magnat américain est mort d’une dizaine de coups de couteau, la porte de son compartiment verrouillée de l’intérieur. Hercule Poirot mène l’enquête dans le train coupé du monde…

Critique :
Adapter des romans en bédés, ce n’est pas toujours évident car il faut sabrer dans le récit, quitte à faire l’impasse sur des choses importantes ou sur la manière dont le détective comprend le schéma du crime à résoudre.

Il m’est souvent arrivé d’être frustrée car cela va trop vite dans une bédé, surtout si on connait le roman original parce qu’on l’a gardé en mémoire (et relu plusieurs fois).

Une chose m’a fâché dans le début du roman lorsque l’on montre un évènement tragique qui pourrait mettre les lecteurs sur la piste du potentiel coupable, alors que le plaisir, dans un Agatha Christie, est de se faire surprendre.

Le deuxième chose qui m’a un peu déplu, ce sont les dessins des visages des protagonistes, surtout celui de Hercule Poirot qui, pour moi, n’est pas conforme à l’original. Mais ceci est une histoire de goût.

Le scénariste a réussi à intégrer à sa bédé tous les éléments importants du roman original, même si, avec 64 pages, il faut aller à l’essentiel et ne pas ergoter sur des détails ou sur notre cher Hercule Poirot qui fait marcher ses petites cellules grises durant des pages et des pages.

Au final, l’album se révèle être bon, même si je ne suis pas fan des dessins à cause des visages assez grossiers. On pouvait mieux faire, je trouve. Les couleurs sont dans le sombre et elles vont bien à ce huis clos dans la poudreuse.

Une bédé pour se remettre en mémoire un des romans les plus célèbres de la Reine du Crime, ou pour le découvrir si on n’a pas envie de se plonger dans un roman (mais ce serait un tort de ne pas lire le roman original).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°198], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°24] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages.

Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison : Julia Chapman [LC avec Bianca]

Titre : Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison

Auteur : Julia Chapman
Édition : Robert Laffont La bête noire (25/04/2019)
Édition Originale : The Dales Detective Series, book 4: Date with Poison (2019)
Traduction : Dominique Hass & Stéphanie Leigneil

Résumé :
Il y a comme un vent de printemps qui souffle sur Bruncliffe. Mais la belle saison est loin de profiter à tout le monde…

Impliqué dans une affaire de meurtre, Samson O’Brien doit faire face aux questions pressantes de la police, et Delilah Metcalfe aux critiques virulentes de sa famille et de ses amis – qui lui reprochent sa loyauté envers le détective privé.

Et quand la vérité sur le passé de Samson éclate au grand jour, tout Bruncliffe se ligue contre lui.

Seul le vétérinaire du coin s’inquiète d’une série de morts inhabituelle au sein de sa clientèle canine. Soupçonnant un acte criminel, il sollicite les services de Samson et Delilah.

Bravant les foudres des habitants, ces deux derniers vont devoir découvrir l’origine de ce poison qui menace la communauté bruncliffienne…

Critique :
Il y a dans la vie de lecteur/lectrice, des petits plaisirs qui font du bien, des retrouvailles qui réchauffent le coeur, des détectives que l’on prend plaisir à retrouver pour une enquête dans la campagne.

Mes détectives du Yorkshire en font partie et quand bien même on reste dans le gentillet (quoique), l’auteure a tout de même pris soin de travailler ses personnages, de les étoffer et d’éviter les scénarios bancals (on dit bancaux ?) ou les répétitions de situation.

Même les deux personnages qui ont le moins de dialogues car ils sont renfermés (Ida et Troy) sont étoffés et m’ont souvent surpris. Bref, je les adore.

Laissant peu de répit à ses lecteurs et encore moins à ses deux détectives, l’auteure nous entraîne dans la campagne de Bruncliffe, nous crapahutant dans ses belles collines, dans son épais brouillard et nous mettant face aux dangers de la randonnée par purée de pois.

Pas de crime de sang dans ce quatrième tome, mais plutôt un enfoiré de pute de fils qui empoisonne les animaux de compagnie avec des saucisses piégées avec on ne sait pas encore quel poison.

Léger vous pensez ? Non, non, pas si léger que ça ! Parce qu’il ne faut pas croire qu’on se la coule douce : une accusation d’être un dealer pour un personnage, une fugue, notre Samson est accusé de meurtre et les flics de Leeds, bande de crapuleux, ne se privent pas pour s’asseoir sur ses droits et la vérité sur son départ de Londres éclate dans la gazette locale.

Là-dessus, le village le déclare coupable et il ne fait pas bon dire qu’il est peut-être innocent, puisque pas condamné, mais tels les réseaux sociaux criant haro sur le baudet, notre pauvre homme est recouvert d’opprobre et s’ils avaient du goudron et des plumes, il finirait dedans.

Comme je vous le disais, pas de temps morts, ni pour nous, ni pour les personnages. J’ai dévoré ce roman en une seule journée tant j’étais prise dans l’histoire et que je voulais en connaître le fin mot. Si dans le précédent tome (le 3), j’avais vu venir l’affaire, ici, je me suis plantée sur toute la ligne.

Mon seul bémol sera pour le fait que le salopard des pages ne soit pas encore révélé aux autres habitants du village alors qu’il est souvent dans l’ombre, tirant les ficelles et se livrant à des trafics et à des choses pas catholiques.

Certes, dans le temps des romans, cela ne fait que 4 mois que Samson est de retour à Bruncliffe mais pour les lecteurs, cela fait 2 ans que ça dure, qu’on se doute que l’étau va finir pas se resserrer sur ce connard mais là, ça semble long pour moi (même si les publications se s’enchainent à un rythme fou).

Faudrait pas faire traîner les choses trop longtemps, comme dans la saga du Département V, où il a fallu 8 tomes avant de connaître le secret d’Assad.

Une excellente enquête policière, un bol d’air frais, de la détente, de l’humour, des situations cocasses et des personnages attachants.

Une LC réussie avec ma copinaute Bianca et si, comme tout bons détectives, vous voulez des preuves, je vous invite à aller le vérifier sur sa chronique !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°191], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°17] et le et le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°03].

 

Commissaire Montalbano – 11 – La Première Enquête de Montalbano : Andrea Camilleri

Titre : Commissaire Montalbano – 11 – La Première Enquête de Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri
Édition : Pocket Policier (2007/2012)
Édition Originale : La prima indagine di Montalbano (2004)
Traduction : Serge Quadruppani

Résumé :
La Sicile doit sa notoriété à la splendeur d’un volcan, à la majesté de ses temples et au caractère impitoyable de certains de ses habitants.

À ces attraits, il faut ajouter aujourd’hui un personnage hors du commun : le commissaire Montalbano. Pour la nonchalance, la gourmandise, l’érudition et le flegme, le « dottore » Montalbano n’a pas d’égal.

Lui qui déteste les crimes de sang trop faciles à résoudre, le voici, pour sa première enquête, devant l’énigme la plus saugrenue, un condensé d’humour noir et de surréalisme : un lundi, on trouve un poisson abattu à coups de 7.65.

Le lundi suivant, pareillement assassiné, un poulet. Ensuite un chien. A quand l’âne ou le bœuf, et quelques villageois ? L’affaire est sérieuse et Montalbano à pied d’œuvre.

Critique :
Lire une enquête du commissaire Montalbano, c’est prendre des vacances, retrouver un vieil ami épicurien, bien manger en faisant le tour de toutes les trattorias du coin, faire des balades digestives sur la plage et aller piano.

Montalbano, c’est le commissaire Maigret en version sicilienne ! On ne court pas et on prend la peine de manger des bons petits plats. Sauf qu’il n’y a pas de madame Montalbano et qu’avec sa Livia, c’est pas toujours simple.

Ce roman est en fait un recueil de trois enquêtes, la deuxième étant la « prima » du commissaire dans la petite bourgade de Vigatà.

Le point commun de ses trois enquêtes, c’est qu’il n’y a pas de sang, pas de crimes, pas de cadavres ! Donc, si vous avez une copine qui aimerait lire des polars mais sans violences et bien, fourrez-lui ce roman dans les mains, il est fait pour elle !

Sauf si le fait de tuer, d’une balle dans la tête, un poisson, un poulet, un chien, un âne est considéré comme de la violence… Mais ce seront les seules et vous n’entendrez pas les animaux souffrir.

Trois enquêtes qui ne se ressemblent pas, trois enquêtes totalement différentes mais où le talent de Camilleri prend vie, une fois de plus et où, grâce à sa plume, nous partons en Sicile sans bouger un doigt de pieds de notre canapé.

Dommage que nous ne puissions pas déguster les bons petits plats que le commissaire d’enfile derrière la cravate… Oui, c’est un gros bémol, ça ! Surtout quand on apprécie bien manger et découvrir les cuisines du monde.

Lire Montalbano, c’est découvrir la Sicile d’une autre manière qui n’est pas celle des tour-opérateurs mais qui montre l’envers du décor et les gens tels qu’ils sont, avec leur parler qui sent bon le Sud et ce, grâce au talent du traducteur, Serge Quadruppani.

Anybref, si vous avez envie d’évasion sans devoir faire des tests ou des quarantaine, Montalbano est fait pour vous, à condition de ne pas être à la recherche de courses-poursuites en tout genre car avec notre commissaire, je vous l’ai déjà dit, on va piano, donc on va sano !

Cette lenteur n’est jamais ennuyeuse car l’auteur a réussi à faire entrer la Sicile dans ses romans et ses personnages sont toujours bien décrits, bien typés, recherchés et l’équipe de Montalbano, ce sont des amis que l’on retrouve avec plaisir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°189] et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°15].

 

Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime

Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse (13/01/2021)
Édition Originale : Il signore del crimine (2015)
Traduction : Béatrice Didiot

Résumé :
C’est le printemps ! Mauvaise nouvelle pour Sherlock Holmes, impatient de pouvoir exercer son esprit brillant avec une nouvelle enquête.

Pour jouer, Irene lui propose d’analyser une série d’inexplicables événements. C’est alors que Sherlock identifie un sinistre, subtil fil rouge qui les relie tous…

Ainsi commence une incroyable compétition avec un mystérieux génie criminel qui, dans une succession de rebondissements, mènera Sherlock, Lupin et Irene à une révélation finale éblouissante.

Critique :
Comment redonner vie à un Sherlock en proie à la stagnation de son cerveau ?

En lisant les faits divers du Times et en mettant la main sur ce qui semble une affaire pour le moins étrange : un homme a tiré à l’arc sur un cuisinier français et l’homme, une fois arrêté, ne se souvient de rien du tout.

L’avantage de ces romans c’est que l’auteur en a écrit une vingtaine et qu’Albin Michel nous les fournisse assez vite.

En 4 ans, nous avons déjà eu 10 livres ! 10 romans rafraichissants qui, jusqu’à présent, ne m’ont jamais déçus.

L’inconvénient est qu’ils se lisent trop vite… Une seule soirée est nécessaire pour le dévorer et ça laisse toujours un goût de trop peu dans la bouche tant c’est amusant, les enquêtes de notre trio.

Amusantes, leurs enquêtes, oui, mais non dénuée de danger ! Il ne s’agit jamais de retrouver le chat de la mère Michel ou de se frotter à des gentils voyous, mais souvent de résoudre des meurtres.

Le seul inconvénient que je relève à chaque lecture, c’est que Irene Adler en dit parfois trop à l’avance ! Cela nuit ensuite au suspense ou alors, ça nous met les nerfs en boule de savoir qu’entre eux, il va y avoir un drame, un accident, une dispute, des « si j’avais su »… Faut jamais annoncer aux lecteurs la couleur des choses avant qu’ils ne les voient arriver. Ceci est minime, bien entendu, mais ça gâche le suspense.

Une fois de plus, l’enquête est intéressante, possède du mystère, du suspense, des interrogations et est rondement menée. On sort un peu des sentiers battus en ce qui concerne les meurtres ou les incidents et c’est finement joué.

De plus, c’est aussi l’entrée en scène d’un futur méchant que nous connaissons bien et qui avait déjà fait une apparition fugace dans un autre tome (L’énigme de la rose écarlate, Tome 03)… Une affaire à suivre !

Sans révolutionner le monde du polar, cette saga n’en est pas moins très agréable à suivre, de par ses personnages principaux, très attachants et de par le fait qu’elle ne prend pas les jeunes lecteurs pour des neuneus sans cervelle.

Une chouette série qui peut être lue sans problème par des adultes qui ont 4 fois 10 ans (même plus) car ils y trouveront leur compte, passeront un moment de lecture agréable et détendue, ce qui, en ces moments, est toujours bonne à prendre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°184], le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°10] et le Challenge A Year in England chez Lou, Cryssilda et Plaisirs à Cultiver – 2021 [Fiche N°02].

Nuit sans lune au Waziristan : Saqib Mausoof

Titre : Nuit sans lune au Waziristan

Auteur : Saqib Mausoof
Édition : De l’aube Noire (02/03/2017)
Édition Originale : The Warehouse (2016)
Traduction : Benoîte Dauvergne

Résumé :
Lorsqu’un entrepôt est réduit en cendres au Waziristan (entre le Pakistan et l’Afghanistan), l’inspecteur d’assurances Cash est envoyé sur place pour examiner les dégâts.

Il arrive à Tank, une ville provinciale frappée par la pauvreté, et découvre un projet de détournement de fonds qui met ses patrons et la police secrète pakistanaise dans une situation délicate.

Alors qu’il s’efforce de trouver un compromis entre deux idéologies opposées, Cash est hanté par le souvenir de sa femme décédée et par les devoirs qui lui incombent en tant que père d’une adolescente particulièrement douée.

La corruption du monde dans lequel il évolue et les soupçons unanimes finissent par triompher de lui : Cash est persécuté, menacé et finalement kidnappé par des talibans, qui réclament une rançon…

Critique :
Une nuit sans lune au Waziristan est le contraire du clair de lune à Maubeuge !

Rien à voir avec la lune, juste que c’est plus tranquille de se balader à Maubeuge qu’au Waziristan.

Ah, contrairement à la célèbre région du Boukistan, qui n’existe pas, le Waziristan Waziristan (situé entre le Pakistan et l’Afghanistan), lui, existe bel et bien.

Mais je n’ai absolument pas envie d’aller y faire tamponner mon passeport après avoir lu ce roman qui est parti dans une direction à laquelle je ne m’attendais pas.

Au Waziristan, il fait dangereux de s’y promener, les Talibans sont là, la corruption aussi et les agents d’assurance ne sont pas les bienvenus puisque dans ces pays musulmans, faire assurer ses biens et toucher une indemnisation est très mal vu.

Si on pense au départ que le personnage principal, Sayyid Qais Ali Qureshi (dit Cash), se trouve face à une mission pépère, on est vite remis sur le droit chemin par l’auteur qui nous expliquera combien il est difficile d’exercer le métier d’agent d’assurance au Pakistan et combien la région du Waziristan est foutrement dangereuse.

Rien n’est simple dans ces pays pétris de traditions où l’appartenance à une tribu est plus importante qu’au pays, presque, où l’on paye encore le prix du sang, où la religion est LA chose la plus importante (même si tout le monde s’arrange avec sa propre conscience et interprètent ce qu’ils veulent bien) et où il est bien difficile de vivre en harmonie avec son époque puisque c’est en opposition perpétuelle avec la religion et les traditions éculées.

Alors que je pensais lire un livre sur un agent d’assurance qui a bien du mal à faire accepter une grosse indemnité à un homme dont l’entrepôt à explosé, j’ai pris un cours accéléré sur les mœurs au Pakistan, sur les Talibans, sur les conflits dans cette région, sur les Américains qui y sont toujours.

Très vite j’ai compris que je n’avais pas ouvert un roman policier simpliste, mais un polar où rien n’est simple, où rien n’est tout noir ou tout blanc, où il faut marcher perpétuellement sur une corde raide et où prendre la défense d’une pute peut vous amener à des situations totalement surréalistes, folles, dangereuses.

Ce roman noir, très noir, c’est mieux qu’une immersion en programme Erasmus (en moins dangereux) car on découvre tout un pan d’une société que nous ne connaissons pas, ou très mal. Gardez à l’esprit que vous ne fréquenterez pas que du beau linge mais aussi des crapules finies, même si elles sont riches.

Voilà un polar que l’on devrait faire lire à ceux et celles qui pensent toujours que la littérature policière c’est de la littérature de gare ou que tous les polars sont des whodunit (colonel Moutarde, dans la biblio, avec le chandelier) simpliste où il faut découvrir qui a tué Untel.

La littérature policière, c’est plus que ça, ce n’est plus ça et je suis contente que les éditions de L’aube Noire publient des auteurs d’ailleurs, des auteurs aux nationalités peu lues dans nos pays, des romans où le dépaysement est assuré et où l’on ne cherche pas à nous montrer les plus beaux coins vus d’un drone… Parce que au Waziristan, les drones, ça fout la trouille et maintenant, je sais pourquoi.

À ne pas lire si vous souhaitez juste un polar divertissant, amusant, drôle, léger… Ici, c’est du lourd, du sombre, de l’épais et chez les Talibans, il ne fait pas bon y être prisonnier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°182]et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°08].

Eté, quelque part, des cadavres : Yeon-Seon Park [LC Rachel]

Titre : Eté, quelque part, des cadavres

Auteur : Yeon-Seon Park
Édition : Matin Calme (14/01/2021)
Édition Originale : Summer, Bodies Somewhere (2016)
Traduction : Mathilde Colo-wu et Yeong-hee Lim

Résumé :
L’ado qui se levait tard, sa Mémé et Apollon : Trio d’enquête pour quatre disparitions.

Ce matin-là, Musun – la narratrice – a été réveillée par le réfrigérateur. Parce qu’il n’y avait pas d’autres bruits dans la maison. À 11 heures ? Étrange. Elle s’est levée et atrouvé ce petit mot dans la cuisine, avec quelques billets : « Ma chérie, nous te laissons dormir. Occupe-toi bien de Mémé. On revient dans un mois. Ton Papa qui t’aime. »

Toute la famille était rentrée à Séoul en l’abandonnant avec Mémé ! L’horreur ! Dans ce trou perdu où les smartphones ignoraient internet ! Avec cette grand-mère qui sarclait son champ dès cinq heures du matin… Un cauchemar…

La cohabitation avec Mémé débute mal. Jusqu’au troisième jour, quand Musun retrouve un dessin qu’elle a fait 15 ans plus tôt, quand elle avait cinq ans : une carte au trésor ! Et quand elle montre le dessin à Mémé, la vieille marmonne… « Ah… ça… Tu te souviens pas ?… C’était l’été… le jour où les quatre jeunes femmes ont disparu… »

C’est alors que l’enquête commence vraiment, avec dès le lendemain le renfort de l’héritier des Yu, quatorze ans, dont la fabuleuse beauté a immédiatement inspiré à Musun son surnom : Apollon.

Critique :
La littérature du pays du matin calme est fort peu présente dans mes étagères mais je suis en train de réparer ce tort avec l’aide des éditions du même nom (Matin Calme, pas Tort !).

Le titre de ce roman, ainsi que la première phrase du résumé, pourraient faire fuir les futurs lecteurs, mais ce serait une erreur car ce roman policier est jubilatoire !

Non, on ne rit pas à gorge déployée ! Mais quand des anti-héros tels qu’une ado qui se lève alors que le cul du soleil est au zénith, sa Mémé qui n’arrête pas de bougonner, ronchonner, l’engueuler (et de bosser) et un bel ado de 14 ans, surnommé Apollon se mettent à jouer les Sherlock Holmes ou les Hercule Poirot sur les quatre disparitions de jeunes filles qui eurent lieu il y a 15 ans, ça ne peut que donner du burlesque.

Burlesque, oui, mais pas à n’importe quel prix non plus ! L’enquête n’est pas bâclée, les personnages non plus et la trame est extrêmement bien faite car à aucun moment on ne s’embête tout en découvrant quelques pans de la vie en Corée du Sud.

Sous des dehors amusants (vu le trio d’enquêteurs), l’enquête cache tout de même une affaire grave puisque 4 jeunes filles ont disparu le même jour, laissant leurs parents au désespoir, certains plus que d’autres.

Assassinat ? Enlèvement par des types louches ? Fugues toutes les quatre en même temps ? On sait que si enlèvement il y a eu, ce n’est pas par des extra-terrestres, sinon, Fox Mulder serait déjà sur place.

Un roman policier qui ne manque pas de fraicheur, de sourire et qui, sous des airs amusants, est tout de même plus sérieux qu’il ne laisse paraître. La grand-mère est truculente et ses relations avec sa petite-fille sont des moments assez drôle. Le tout sera de s’apprivoiser l’une et l’autre qu’elles sont toutes deux aux antipodes en ce qui concerne leur mode de vie.

Voilà un intéressant voyage au pays du Matin Calme que je viens de réaliser grâce à ma copinaute Rachel et ce livre est à ajouter aux très rares que nous avons adorés.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°174].