Le Méridien des brumes – T02 – Saba : Antonio Parras et Erik Juszezak

Titre : Le Méridien des brumes – T02 – Saba

Scénariste : Erik Juszezak
Dessinateur : Antonio Parras

Édition : Dargaud (2007)

Résumé :
Avec la mort de l’équarrisseur, le serial killer qui sévissait depuis des mois, Londres croyait à nouveau pouvoir vivre en paix. Malheureusement, tous ces meurtres ne devaient rien à la folie mais plutôt à une terrible machination dont l’effrayant assassin n’était que l’instrument.

John Coleridge, le grand chasseur blanc, Harriet Butten, l’aliéniste et Idriss, le guide indigène vont remonter la piste qui les mènera jusqu’au trésor de la reine de Sabbat.

Critique :
Le second et dernier tome commence avec une planche en Afrique, face au massacre de tous les habitants d’un petit village et nous retrouvons Idriss, le copain de notre John Coleridge.

Le tome 1 s’était terminé sur la mise hors d’état de nuire de l’équarrisseur. Je me doutais que ce n’était pas fini puisque ma lecture m’avait appris un truc que je ne dirai pas ici (sauf si on me paie, bien entendu, alors je dirai tout).

Les dessins, je les ai trouvé moins bons que dans le premier tome. Ici, certains visages semblaient difformes et leur teint était des plus horribles (chez un médecin, on ne vous laisse plus sortir, si vous vous présentez avec une aussi vilaine teinte de peau, limite momie).

Le côté steampunk est toujours bien présent, sans que cela ne choque, puisque il s’intègre bien dans ce Londres Victorien.

Puisque l’époque s’y prête, à partir du moment où le collègue de John Coleridge, Idriss, africain de son état, va arriver à Londres, le racisme et les préjugés vont être de sortie.

Quand on ne demande pas à John si son domestique comprend notre langue, c’est un aubergiste qui dit que la clientèle à peur de leur cannibale, qu’il en a vu à une exposition, mais que ces derniers étaient en cage… Ne hurlez pas, il n’y a pas si longtemps de ça, en France, en 1994, il y avait encore un zoo humain.

Au moins, Idriss pour utiliser les préjugés des gens pour arriver à ses fins, ce qui est intelligent.

Il restait plusieurs mystères à éclaircir dans cet album et notre aliéniste, miss Harriet Butten, va nous les résumer : comment l’équarrisseur a-t-il pu établir un lien entre John et Mary (une victime, ancienne fiancée de John) ; qu’est-ce que cette pauvre fille a pu raconter sous la torture pour que le tueur modifie ses exigences et pourquoi provoquer un duel avec John au travers de la personne qu’était l’équarrisseur ??

Et j’oubliais : pourquoi l’époux de Mary a-t-il caché que son épouse avait été torturée d’une aussi horrible manière ?

L’album possède quelques belles réparties, un peu en décalage, notamment lorsque John parle à Miss Harriet et que Mr Drury, le conseiller de la reine, une sorte de punk, se fait agresser et se défait des types assez facilement, sans que les deux autres ne s’en aperçoivent.

Par contre, ce tome m’a semblé un peu foutraque, avec trop d’événements qui se passaient et le tout m’a semblé brouillon, suite à ce trop plein d’informations.

À la moitié du récit, on a une sacré révélation qui nous est faite (que je n’avais pas vu venir) et ensuite, on nous parle d’un gigantesque trésor en Afrique et là, on comprend pourquoi on a tenté de faire revenir Coleridge du continent africain.

Si le premier tome laissait présager du bon, le second ne confirmera pas cette impression, que du contraire, il donnera l’impression de se vautrer par terre tant le scénario est parti dans tous les sens.

Au moins, une fois lu le second tome, on comprend les assassinats qui se sont passés en Angleterre, en Afrique, pourquoi on tuait les vieux sages des tribus, mémoires orales de l’Histoire et pourquoi il fallait que Coleridge revienne en Angleterre.

Un second tome bien en deçà du premier.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°219], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Poumon vert : Ian R. MacLeod

Titre : Poumon vert

Auteur : Ian R. MacLeod
Édition : Le Bélial’Une Heure Lumière (21/04/2017)
Édition Originale : Breathmoss (2002)
Traduction : Michelle Charrier

Résumé :
Lors de sa douzième année standard, pendant la saison des Pluies Douces habarienne, Jalila quitte les hautes plaines de Tabuthal.

Un voyage sans retour — le premier. Elle et ses trois mères s’installent à Al Janb, une ville côtière bien différente des terres hautes qui ont vu grandir la jeune fille.

Jalila doute du bien-fondé de son déménagement. Ici, tout est étrange. Il y a d’abord ces vaisseaux, qui percent le ciel tels des missiles. Et puis ces créatures d’outre-monde inquiétantes, qu’on rencontre parfois dans les rues bondées.

Et enfin, surtout, la plus étrange des choses étranges, cet homme croisé par le plus pur des hasards — oui, un… mâle. Une révélation qui ne signifie qu’une chose : Jalila va devoir grandir, et vite ; jusqu’à percer à jour le plus extraordinaire secret des Dix Mille et Un Mondes…

Critique :
De temps en temps, je sors de mes sentiers battus et je m’en vais explorer d’autres Mondes, d’autres Univers, qu’ils soient au sens premier du terme ou tout simplement littéraires.

La collection Le Bélial est géniale puisqu’elle me permet de m’encanailler dans de la SF, sans pour autant entamer des sagas sans fins ou des très longues que l’on n’a jamais le temps de finir (ou alors, on met des années à tout lire).

Puisque l’auteur était anglais, cela tombait bien avec le Mois Anglais. Après mon échec de lecture de « Sur la route d’Aldébaran », je me suis remise de suite en selle avec une autre novella de cette maison d’édition.

Bardaf, je suis retombée !

Pourquoi ? Déjà, l’auteur invente des mots, parlant d’objets qui existent sur ce monde, mais sans les expliquer. À vous de faire bosser votre imagination pour tenter de savoir ce que c’est et à quoi ça sert (tentexplo, haremlek, tariqa, hayawans, qasr,…).

Je n’ai rien contre le fait de faire bosser mes petites cellules grises, mais si je me plante dans mon interprétation de ces mots, ça la fout mal, non ?

Dommage, parce que ce monde était intéressant à explorer. Imaginez un monde uniquement peuplé de femmes, la violence abolie, où les hommes sont plus que minoritaires et qu’on suspecte toujours d’être violents.

Non pas que je sois en accord avec ces préjugés, mais j’étais curieuse de lire ce que l’auteur allait inventer, développer, mettre en lumière. La société développée a des airs orientales, certains mots ou phrase m’ont fait penser à des bien connues, pour peu que l’on ait quelques notions culturelles.

Hélas, je me suis perdue dans ce monde, dans les personnages, dont aucun ne m’a vraiment touché.

J’ai juste été intriguée par sa rencontre de Jalila (personnage principal) avec Kalal, le premier garçon qu’elle croise sur cette planète où les hommes sont archi minoritaire (même Greenpeace ne pourrait plus rien pour cette espèce en voie d’extinction).

Sinon, aucun autre moment de la vie de Jalila, qui vit avec ses trois mères, ne m’a emballé, emporté.

Pire, j’ai même une impression fugace que le tout manquait de cohérence, de liant, et je me suis grave emmerdée durant ma lecture (mais je n’ai pas sauté de pages, sauf si je me suis endormie et que je n’ai rien remarqué en reprenant ensuite la lecture de la novella).

Peu de description de la ville, du monde dans lequel ces femmes vivent… Tout est évasif (oui, je sais, 144 pages, c’est peu), je ne me suis accrochée à rien et si je suis allée jusqu’au bout de cette lecture, c’est justement parce qu’elle était courte.

La seule chose que j’ai apprécié, ce sont les petits piques de l’auteur sur ce monde non mixte, composé à 99 % de femmes. Ce n’est pas un monde meilleur qu’un mixte, que du contraire. On pense avoir aboli les vieux travers, mais chassez le naturel…

Un rendez-vous manqué de plus, ce n’est pas la fin du monde, je vais passer à autre chose et oublier ces deux novellas avec lesquelles ne n’ai pas accroché (mais je n’ai pas dis mon dernier mot, je reviendrai vers les novellas de chez Le Bélial).

#MoisAnglais2022

Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Le sixième soleil – Tome 1 – Tezcatlipoca : Laurent Moënard et Nicolas Otéro

Titre : Le sixième soleil – Tome 1 – Tezcatlipoca

Scénariste : Laurent Moënard
Dessinateur : Nicolas Otéro

Édition : Glénat – Vécu (2008)

Résumé :
Janvier 1917. Pendant que l’Europe se déchire en boucheries guerrières, le Mexique (🇲🇽) entame sa huitième année de révolution, organismes de défense des paysans, comités de soutien aux grands propriétaires terriens, milices pro ou anti-américaines : toutes les sensibilités s’expriment avec violence dans ce pays troublé.

Et c’est cet instant que choisit justement l’État-Major allemand pour débarquer dans le plus grand secret au Mexique afin de proposer à son président une alliance militaire contre la restitution des territoires annexés par les Américains.

Menés par de bas intérêts humains et politiques, les dirigeants des deux pays vont sans le savoir réveiller la lutte millénaire entre Quetzalcoatl, le dieu serpent à plumes, et son ennemi juré Tezcatlipoca…

Critique :
En 1917, en Europe, la Première Guerre Mondiale fait rage. Au même moment, un sous-marin allemand débarque 4 hommes en toute discrétion, non loin de Vera Cruz, au Mexique.

Les Allemands ne veulent pas que les américains entrent en guerre et ils magouillent en schmet pour que le Mexique se rallie à la cause allemande et attaque les États-Unis si ceux-ci font mine de vouloir s’engager dans la guerre.

La récompense ? Que le Mexique puisse annexer le Texas, le Nouveau Mexique et l’Arizona…

Pas de bol, la première chose qui foire, dans un plan de bataille, c’est le plan de bataille lui-même ! Voilà nos émissaires prisonniers d’un un groupe de révolutionnaires mexicains. Au Mexique, cela fait 8 ans que la révolution dure.

Pour les dessins, je ne deviendrai pas fan de ceux de Nicolas Otéro. Les traits des visages sont anguleux, moches et peu expressifs.

Si le scénario commence avec des faits historiques comme le Télégramme Zimmermann (*) et la révolution Mexicaine, il y a aussi un autre élément important : la mythologie aztèque. Les dieux Quetzalcóatl et Tezcatlipoca sont ennemis depuis toujours et se sont déjà battus.

Hélas, on a l’impression qu’on force le raccord entre les révolutionnaires mexicains, qui ont fait appel à la cavalerie américaine pour prendre en charge les prisonniers (contre des armes et du fric) et l’arrivée de la grande prêtresse qui voit dans un prisonnier allemand la réincarnation de Quetzalcóatl.

Tout est brutal, violent (oui, je sais, ce n’est pas l’époque des Bisounours) et arrive un peu trop précipitamment, alors que nous ne savons que peu de choses sur les différents protagonistes de l’histoire.

La mise en page de certaines cases rend le récit brouillon et confus à certains moments.

En terminant cette bédé, je me demande bien si je vais poursuivre le carnage ou abandonner pour désintérêt de la chose.

(*) Le télégramme Zimmermann est un télégramme diplomatique qui a été envoyé le 16 janvier 1917 par le ministre des Affaires étrangères de l’Empire allemand, Arthur Zimmermann, à l’ambassadeur allemand au Mexique, Heinrich von Eckardt, au plus fort de la Première Guerre mondiale. Il donnait l’instruction à l’ambassadeur de se mettre en contact avec le gouvernement mexicain pour lui proposer une alliance contre les États-Unis. Intercepté et déchiffré par le Royaume-Uni puis rendu public, son contenu a accéléré l’entrée en guerre des États-Unis.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 44 pages), et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°28).

bande dessinée, historique, western, uchronie, espionnage, croyances, religions, guerre civile, mythologie, mexicains, Mexique

Trois vautours : Henry Trujillo

Titre : Trois vautours

Auteur : Henry Trujillo 🇺🇾
Édition : Actes Sud – Actes noirs (2012)
Édition Originale : Tres buitres (2007)
Traduction : Alexandra Carrasco

Résumé :
Pour gagner de quoi quitter l’Uruguay, un jeune homme accepte de passer une voiture en contrebande en Bolivie. Là-bas, il rencontre une magnifique paumée qui lui vole son passeport.

Pour le récupérer, il devra s’enfoncer encore un peu plus dans la marginalité. Un roman noir plein de misère et d’espoir.

Critique :
Les auteurs Uruguayens ne se battent pas dans mes étagères, Henry Trujillo étant le seul représentant de ce pays d’Amérique du Sud.

C’était donc une bonne occasion de profiter du challenge Mois Lusophone pour le sortir.

C’est un roman noir, indubitablement. La misère est présente, même si elle semble décrite de manière ténue par l’auteur.

Malgré tout, on sent bien sa présence dans les décors, les villages, les villes, les personnages, leurs actions…

Dans l’émission Top Chef, les chefs le disent tous : il faut du goût, du goût, du goût ! De l’audace, mais surtout du goût. Hélas, c’est ce qui a manqué dans ce roman noir : du goût, du peps, du sel, du rythme.

Tout est un peu lent, sans pour autant que le récit devienne intéressant. Le personnage principal manque de relief, de profondeur, est terne et il semble être le spectateur de sa propre vie.

Le tout manquant de cohérence, comme si l’auteur n’avait pas réussi à faire le lien entre ces différents chapitres, comme si personne ne savait vraiment où il allait aller. Le style est sans doute trop dépouillé.

Dommage parce que la description de la misère était bien réalisée, sans en faire de trop, sans sombrer dans le pathos. Avec quelques situations, nous avions déjà compris que nous étions chez les paumés, les miséreux, ceux qui tirent le diable par la queue.

Les décors étant en harmonie avec ces pauvres gens : perdus, arides, secs, poussiéreux.

Le final nous plongera dans une histoire glauque à faire frémir et on se dit que cela ne pouvait finir qu’ainsi pour certaines personnes.

Bon, une lecture à oublier, l’étincelle n’ayant jamais eu lieu (et pourtant, je n’ai sauté aucune pages, ce qui est paradoxal).

Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°27) et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Uruguay).

Les Tourments : Rodrigo Hasbún

Titre : Les Tourments

Auteur : Rodrigo Hasbún 🇧🇴
Édition : Buchet / Chastel (03/10/2016)
Édition Originale : Los afectos (2015)
Traduction : Juliette Barbara

Résumé :
Bolivie, années 1950 : Hans Ertl, ancien cameraman de Leni Riefenstahl, a quitté l’Allemagne avec sa famille pour s’installer à La Paz.

Là, dans cette Amérique latine sauvage et mystérieuse, le patriarche hors norme se réinvente un destin d’explorateur, obsédé jusqu’à la folie par la cité inca perdue de Païtiti dans la forêt amazonienne.

Ni sa femme ni ses trois filles ne sortiront indemnes de ces aventures ; et alors que la famille se délite et que chacun tente d’émerger de ce maelstrom, les soubresauts d’une autre histoire, celle des mouvements de libération nationale qui secouent l’Amérique latine, viennent à leur tour bouleverser la destinée des Ertl.

Le texte prend corps à travers les voix des trois filles et d’un des amants de l’aînée, Monika ; s’y mêle, sur près de vingt ans, fiction, éléments biographiques et faits historiques pour livrer une fresque concise et subtilement nostalgique sur le destin d’une de ces familles marquées au fer par les errances idéologiques du XXe siècle et sur l’histoire sanglante d’un pays, la Bolivie.

Critique :
Cela devait arriver, à force de dévorer des livres, je devais bien tomber sur une déception littéraire.

Entre ce roman et moi, la magie n’a pas eu lieu, la sauce n’a pas pris, la mayonnaise n’est pas montée et même une tonne de liant pour sauce n’aurait pas suffit, tant je l’ai survolé, n’arrivant à m’accrocher au récit que peu de fois.

Hans Ertl, père de trois filles et ancien cameraman de Leni Riefenstahl (qui avait réalisé Les Dieux du stade, pour documenter les Jeux olympiques de Berlin, en 1936).

Il a quitté l’Allemagne et est allé s’installer avec sa famille en Bolivie. Explorateur après avoir été alpiniste, il entraînera deux de ses filles dans son expédition pour tenter de trouver la citée perdue Inca de Païtiti, dans la forêt amazonienne.

Dans ce roman, plusieurs voix se succéderont pour nous raconter le destin de cette famille, mais hélas, si j’ai accroché à certains passages, les autres m’ont laissés de marbre et cette lecture fut laborieuse.

Mélangeant des moments de fictions avec des moments réels, cette biographie romancée d’une famille allemande exilée en Bolivie n’a jamais réussi à me faire décoller.

Le changement de personnages y est sans doute pour quelque chose, rendant le récit un peu chaotique, sans oublier cette économie de tirets cadratins (ou de guillemets) devant les dialogues… Les dialogues se retrouvent pris dans la narration et cela pèse sur la lecture.

C’est une méthode d’écriture que je retrouve souvent chez les auteurs sud américains et cela foire mes lecture à 97% (chez certains, ça passe tout seul car les dialogues sont bien incorporés au texte). Heureusement, il y avait peu de dialogues. Ou malheureusement, parce qu’un récit avec peu de dialogues, cela appauvri le tout, je trouve (sauf exceptions).

Je n’ai jamais réussi à entrer dans le récit et j’en suis sortie sans regrets. Dommage, j’avais envie d’en apprendre un peu plus sur la vie à La Paz, sur l’exil de cette famille allemande, sur leur père qui se comporte comme un fantôme, sur ses filles, dont on ne saura que peu de choses, finalement, l’auteur ne développant même pas ce qu’a fait l’une d’elle pour se retrouver au ban de la société. L’aînée restera une énigme.

Bon, tant pis, ça devait arriver… Au suivant !

Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°10) et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Bolivie).

‭[‬REC‭] ‬Histoires inédites :‭ ‬Jaume Balaguero,‭ ‬Paco Plaza et Hernàn Migoya

Titre : [‬REC‭] ‬Histoires inédites

Scénaristes : Jaume Balaguero & Hernàn Migoya  🇪🇸
Dessinateur : ‬Paco Plaza 🇪🇸

Édition : Glénat Comics (2014)

Résumé :
[REC], le phénomène espagnol du film d’horreur a engendré une série de quatre films qui ont terrorisé le monde entier. Mais leurs concepteurs avaient encore bien d’autres idées, qu’ils n’ont pu inclure à l’écran, pour développer leur épouvantable série.

Ce volume rassemble donc cinq histoires originales effrayantes – dont le prologue inédit de [REC] 3 – écrites et réalisées par de jeunes talents de la bande dessinée hispanophone sous la direction des deux cinéastes.

Critique :
Bon, les histoire de zombies et moi, ça fait deux. Les films d’horreur aussi. Je déteste ce genre de film, ce qui fait que la saga [REC], je ne la connaissais même pas.

Le mix « Zombies qui puent / film d’horreur » était le combo idéal pour que jamais de ma vie je ne lise ce comics qui est une sorte d’extension de la saga, les auteurs l’ayant fait afin d’utiliser leurs bonnes histoires qu’ils avaient gardé dans leurs tiroirs.

Oui, mais… C’était sans compter la curiosité qui m’habite (le doute m’habite aussi).

Le dessin de la couverture était superbe, alors, puisque je pouvais l’emprunter, je ne me suis pas gênée. Ça ne devait pas faire aussi peur que dans un film…

On ne va pas se mentir, c’est glauque, dégueulasse, horrible, bref, le programme annoncé est respecté.

Les différents récits sont entrecoupés d’articles de journaux, parlant de cette affaire de disparition, de fantômes ou autres légendes urbaines, comme si nous suivions une véritable affaire.

Les dessins de la première histoire étaient agréables, en couleur et j’ai adoré ce récit qui m’a collé des frissons de dégoûts (pas au point de fuir ou de fermer le comics, je vous rassure). Chouette, ça commençait bien, cette lecture !

Le désenchantement à commencé au deuxième récit : j’ai moins aimé les dessins. Pas parce qu’ils étaient en noir et blanc, mais parce qu’ils semblaient plus enfantins.

Cette histoire concernera l’enfance de Medeiros (Tristana et non Glen), celle qui semble être la créature maléfique qui hante l’immeuble. Une gamine au milieu des prêtres, on se doutait que ça allait mal se terminer. Mais pas à ce point là tout de même. C’est glauque, mais ça ne fout pas la pétoche.

La troisième concerne un zoo. Elle est censée faire peur. Hélas, même moi qui ne suis pas fan du genre, je n’ai pas encore vraiment frémi. L’arrivée de la feuille d’imposition est plus effrayante, je trouve.

La quatrième nous montre une partie du comment et du pourquoi la créature qu’est devenue la petite Medeiros s’est retrouvée en liberté.

Je m’arrêterai là, pas de quoi avoir des sueurs froides ou flipper durant sa lecture. Ma foi, si c’était ça les trucs géniaux qui dormaient dans leurs tiroirs, pas de quoi pavoiser.

Une lecture qui avait bien commencé, qui m’avait plu et qui, rapidement, c’est changé en lecture insipide, qui m’a fait soupirer d’ennui et même pas avoir la trouille. Scream m’avait fait flipper, à l’époque. Là, rien, que dalle.

Au suivant !

Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°02) et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 96 pages).

L’île des chamanes : Jay Kim

Titre : L’île des chamanes

Auteur : Jay Kim
Édition : Matin Calme (04/02/2021)
Édition Originale : Creepy Island (2014)
Traduction : Choe Ae-young et Jean Bellemin-Noël

Résumé :
Profiler VS Serial killer aux pays des chamanes Alléchant et haletant ! Nuits blanches garanties ! Rebondissements, fausses-pistes et twists !

KIM Seong-ho est un profileur réputé de Séoul chargé d’une enquête sur un cyberharcèlement. Très vite, les suspects se retournent contre lui, piratent ses comptes et exposent publiquement sa vie.

Pour le sortir de ce piège, son chef lui confie une nouvelle enquête loin de Séoul, sur l’île de Sambo. Dans ce haut lieu du chamanisme, trois femmes ont disparu, probablement victimes d’un serial killer. Kim Seong-ho est accompagné par Yeo Do-yun, conservateur de musée, spécialiste du folklore et des rites chamaniques, notamment du ssitgim-gut de Sambo.

Le ssitgim-gut est littéralement :  » le rituel pour laver les sentiments d’amertume et de rancune éprouvés par le défunt ou la défunte au moment de son trépas « . Mais sur l’île, en ce mois de janvier, dans l’air glacial fouetté par la pluie et les vagues, les victimes ne sont pas encore prêtes au pardon.

De mystérieux conciliabules nocturnes ont lieu entre deux silhouettes, des chiots sont tués, une atmosphère de plus en plus lourde s’abat sur les épaules de Kim Song-ho qui commence à ressentir d’étranges maux de têtes à mesure que des souvenirs personnels viennent se mêler à son enquête…

Suspens, twists, rebondissements, voici un polar qui, à mesure qu’on le lit, devient de plus en plus addictif ! Avec une écriture patiente, très narrative, sans à-coups, l’autrice emmène peu à peu le lecteur dans une pure cérémonie chamanique, dont tous les nœuds sont loin d’être délivrés… Un pur thriller ! Un régal !

Critique :
« Alléchant et haletant ! Nuits blanches garanties ! Rebondissements, fausses-pistes et twists ! Voici un polar qui, à mesure qu’on le lit, devient de plus en plus addictif ! Un thriller au pays des chamanes! ».

Tous ces qualificatifs se trouvaient indiqués dans les résumés du livre (Amazon, Babelio) et le côté thriller au pays des chamanes vient de chez l’éditeur, Matin Calme.

Je cherche encore le côté thriller, le côté addictif, haletant et alléchant.

Pour ma part, je me suis ennuyée dans cette lecture, tellement ennuyée qu’à un moment donné, mes yeux se sont fermés au-dessus du livre, je l’ai posé et s’en est suivi une méga sieste de 2h ! Pour les nuits blanches, il faudra me trouver autre chose.

Au moins, cette sieste, qui a été réparatrice, apportera une étoile de plus à ce thriller qui n’en était pas un, tant il était lent, mou et ne deviendra jamais trépidant.

M’attendant à être dépaysée sur une île où l’on pratique le chamanisme, j’ai été plus que déçue puisque du chamanisme, il en sera peu question. Certes, l’une des femmes disparues sur l’île de Sambo était chamane, mais à la fin de cette lecture, je ne suis pas plus avancée sur le sujet, hormis quelques petits détails.

Peu de détails sur les décors, peu de descriptions, que ce soit durant la première enquête à Séoul ou sur l’île de Sambo. Pour une fois, je n’ai pas décollé de mon canapé et mon immersion dans un autre pays a été loupée sur toute la ligne.

Les personnages ne m’ont pas plus emballés que ça, je les ai trouvé fades, sans relief, sans vie, bref, je n’irai pas boire un verre avec eux et je n’ai pas été mécontente de les quitter. Lorsque je les suivais dans l’enquête, ils ne me semblaient pas réels, vivants…

Même leurs actions, leurs dialogues, manquaient de convictions, n’avaient pas de peps, étaient plats, sans vie.

Le problème est venu aussi des noms coréens, pas toujours facile à retenir (là, je suis fautive, enfin, ma mémoire). De plus, j’oublie toujours qu’ils mettent le nom de famille avant le prénom et j’avoue avoir fait une sacrée soupe avec les personnages. La faute m’incombe sur ce point de vue là.

Si le manque de rythme était déjà un problème, un autre est venu se greffer : la narration au présent, que je n’ai jamais aimée et que je trouve plus casse-gueule que celle faite au passé (sauf rares exceptions).

Avec un récit au présent, il faut soigner la narration et dans ce cas-ci, j’ai trouvé qu’elle manquait de style, qu’elle était plate, donnant au récit un air brouillon, comme s’il avait été écrit par une autrice non confirmée ou faisait partie d’un premier jet, avant correction et polissage de la narration.

C’est bien simple, les phrases semblaient manquer de naturel. Rien de ce que je lisais ne me plaisait, à tel point que j’ai sauté des pages entières.

Lorsque je lis un roman policier, j’apprécie aussi la finesse dans les éléments ou indices que nous donnent les auteurs/autrices. Ici, l’autrice y est allée à la pelleteuse dans les indices. C’était tellement énorme que j’ai compris avant notre profileur où étaient cachés les corps, qui était le coupable, qui se vengeait ainsi et pourquoi… Même pas drôle !

Ok, il restait un truc que je n’avais pas vu venir, puisque bien caché par l’autrice, mais cela fait peu, limite un biscuit à bouffer une fois que l’on a tout déduit. Il y a plus de suspense dans une épisode de Columbo.

Bref, c’est une rencontre loupée avec le polar de cette autrice sud-coréenne qui promettait bien des choses et qui n’a pas tenu ses promesses électorales.

Un thriller qui porte bien mal son nom, selon moi. La rencontre espérée n’a pas eu lieu avec moi. Tant pis, ou dommage.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°127], Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°09] et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Corée du Sud).

À dos de crocodile : Greg Egan

Titre : À dos de crocodile

Auteur : Greg Egan
Édition : Le Bélial’ – Une Heure Lumière (20/05/2021)
Édition Originale : Riding the Crocodile (2005)
Traduction : Francis Lustman

Résumé :
Des milliers de races extraterrestres et posthumaines cohabitent harmonieusement dans la méta-civilisation de l’Amalgame.

Seul le noyau central, occupé par les Indifférents, des êtres qui refusent tout contact, est un milieu hostile.

Avant de mourir, Leila et Jasim, mariés depuis dix mille trois cent neuf ans, souhaitent en savoir davantage sur les mystérieux Indifférents.

Critique :
De temps en temps, je sors de ma zone de confort de lecture et je m’en vais faire des incursions dans d’autres genres.

Cette fois-ci, j’avais envie de SF et de space-opera. Les novellas publiées par Le Bélial’ sont parfaites pour ce genre : pas trop longues.

Les voyages dans l’espace sont permis, l’immortalité est pour tout le monde et après 10.000 de vie commune (putain, quel bail !), le couple formé par Leila et Jasim décide qu’il est temps de s’arrêter, dit au revoir à tout le monde et s’en va tenter d’entrer en communication avec bulbe central.

Le bulbe est peuplé d’êtres ayant refusé jusqu’à la moindre communication avec ceux qui les entouraient. Voilà de quoi finir sa vie de façon grandiose et audacieuse.

Si au départ j’ai fusionné avec cette lecture, à un moment donné, je me suis retrouvée engluée dans la panade avec l’auteur qui introduisait dans son récit trop de données scientifique, trop de concepts et cela m’a fait décrocher du voyage intergalactique. Plus soulant qu’une bouteille de vin, ces explications.

Le ton froid de l’auteur, en plus de ces concepts scientifiques trop lourds, ne m’a plus donné envie de suivre les pérégrinations de ce couple, qui, après plus de 10.000 de vie commune, se sépare pour des broutilles…

Je ne vais pas m’épancher plus, tout ce que je sais, c’est que l’astrophysique n’est pas mon truc du tout et que je préfère imaginer sans avoir à me farcir cette science à laquelle je ne comprend rien et qui m’a plombé cette lecture qui était pourtant bien partie.

Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Australie) et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°105].


Durango – Tome 18 – L’otage : Yves Swolfs et Giuseppe Ricciardi

Titre : Durango – Tome 18 – L’otage

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Giuseppe Ricciardi
Édition : Soleil (17/11/2021)

Résumé :
Durango sauve deux américains poursuivis par des pistoléros mexicains, maîtresse et conseiller financier d’un homme fortuné, John Glazer qui gère ses investissements au Mexique depuis son hacienda de Tucson. Le fils de Glazer est retenu prisonnier par les guérilleros qui exigent une rançon pour sa libération. Glazer charge Durango de ramener son fils à Tucson.

Critique :
Durango fait partie de mes chouchous en matière de western, au même titre que Blueberry ou Undertaker. Après 5 ans de diète, le retrouver dans une aventure procure une joie immense.

La couverture, très belle, très attirante, avec un Durango aux yeux plissés, chevauchant, l’air déterminé, en compagnie de bandits mexicains, m’avait fait monter la température dans la librairie.

Hélas, j’attendais trop de mon Durango et il n’a pas été à la hauteur, que ce soit au niveau du scénario, très basique ou des dessins de Iko, à la ramasse pour cet album, alors que je les avais appréciés dans le tome 17.

Les couleurs manquaient de chaleur, alors que nous sommes au Mexique et j’ai trouvé les traits des visages un peu brouillons, surtout celui de Durango. La couverture a été composée par son père de toujours, Swolfs, mais les planches d’Iko n’ont pas été à la hauteur.

Le scénario est classique : des bandits mexicains, un trésor, un fils à papa enlevé et détenu en otage, le paiement d’une rançon et personne qui ne fait confiance à l’autre.

Ce qui me gêne le plus, ce n’est pas le côté conventionnel de l’histoire, mais la manière dont elle est racontée : sans piments, sans pep’s, sans ce qui faisait le sel d’un Durango de la première heure.

À voir si la suite de cet album m’offrira plus de profondeur, des surprises et des dessins un peu plus agréables que ceux que le dessinateur nous livre dans ce nouveau tome.

Swolfs se concentre sur les scénarios, mais déléguer les dessins à d’autres n’est pas toujours une riche idée. Les albums étaient plus soignés lorsque l’auteur assurait la totale, nous offrant alors de beaux dessins et des bons scénarios.

Durango, reviens-moi !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°108 Bis], Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°103] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages).

Un bref instant de splendeur : Ocean Vuong

Titre : Un bref instant de splendeur

Auteur : Ocean Vuong
Édition : Gallimard – Du monde entier (07/01/2021)
Édition Originale : On earth we’re briefly gorgeous (2019)
Traduction : Marguerite Capelle

Résumé :
« Un bref instant de splendeur » se présente sous la forme d’une lettre qu’un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais.

Fille d’un soldat américain et d’une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d’une guerre oubliée.

Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d’enfant, son premier amour marqué d’un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l’écriture.

Critique :
Ce roman m’avait attiré avec sa belle couverture, son titre beau et énigmatique, son résumé et en plus, il avait recommandé dans l’émission de « La Grande Librairie » (dans la partie des libraires).

Un fils écrit une lettre à sa mère, lettre qu’il lui sera impossible de lire puisqu’elle est analphabète et ne comprend que le Vietnamien.

Le narrateur ne lui cachera pas grand-chose et on se dit qu’heureusement qu’elle ne lira jamais cette lettre dans laquelle son fils parle, entre autre, des coups qu’il a reçu de sa mère.

Je ne sais pas ce que la mère aurait pensé de la lettre de son fils, si elle avait su la lire, mais moi, je me suis ramassée une pelle dans la gueule, et pas dans le bon sens du terme.

Le récit est assez décousu, passant souvent du coq à l’âne. Bon, lors de nos conversations en famille ou entre amis, on saute aussi souvent sur tous les sujets, on divague, on s’éloigne du point de départ, mais si à l’oral, ça marche, à l’écrit, c’est plus confus.

Sans problèmes, j’ai réussi à m’en sortir avec ses digressions, à dérouler le fil de l’histoire, à identifier les membres de sa famille et à comprendre que lorsqu’il parlait du garçon, c’était de lui qu’il parlait, se mettant en scène à la troisième personne du singulier, sans doute pour prendre plus de distance avec le récit, vu que ce qu’il lui arrivait était assez violent…

J’ai apprécié les sujets abordés, assez disparates mais formant un tout cohérent avec le personnage principal : l’exil aux États-Unis, la guerre du Vietnam, le métissage, les syndromes post-traumatiques, l’homosexualité, la difficulté de trouver une place dans la société américaine, les brimades à l’école, te dur travail de sa mère pour s’en sortir, les drogues, le racisme des Blancs envers les plus basanés et celui des Vietnamiens envers les métissés, ceux qui sont trop Blancs pour eux.

Le racisme n’est pas l’apanage de l’Homme Blanc, la connerie existe partout et l’Humain ramène tout à une histoire de couleur de peau ou de race. On le ressent bien dans ce récit, avec la mère du narrateur, fille d’une Vietnamienne et d’un soldat américain.

Le racisme ambiant, qu’il soit au Vietnam ou aux États-Unis est très bien décrit, magnifiquement rendu. Avec peu de mots, peu de situation, l’auteur arrive à nous faire comprendre toute l’imbécilité des gens, quelque soit leur couleur de peau, leurs origines.

La chose qui m’a le plus cruellement manqué, dans ce récit qui avait tout pour me plaire, ce sont les émotions ! Une fois de plus, j’ai eu l’impression qu’elles étaient aux abonnés absents : là où certains passages auraient dû me mettre le cœur en vrac, il ne s’est rien passé, comme si l’écriture n’avait pas su rendre les émotions palpables.

Le manque de dialogues m’a manqué aussi, cela a sans doute contribué à cette impression d’écriture froide. L’auteur a sans doute mis ses tripes dans son roman, mais à aucun moment je ne l’ai ressenti.

Une fois de plus, c’est un rendez-vous manqué avec un roman qui a été salué et encensé par la critique… Si j’ai réussi à tenir le coup durant toute la moitié du roman, la seconde partie fut survolée tant je n’arrivais plus à m’accrocher au récit et à la plume de l’auteur.

Malgré des portraits forts dans ses personnages, malgré un récit qui avait tout pour me plaire, j’ai battu la campagne pendant les 130 dernières pages et me suis enlisée dans la fin du récit, alors que j’avais réussi à apprécier un peu le début du roman.