Histoires extraordinaires : Edgar Allan Poe [LC avec Stelphique]

Titre : Histoires extraordinaires

Auteur : Edgar Allan Poe
Édition : Le Livre de Poche (1972)
Publication originale : 1856

Résumé :
Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, puis traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.

Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. – Baudelaire.

Ce volume contient :

  • Double assassinat dans la rue Morgue (1841)
  • La Lettre volée (1845)
  • Le Scarabée d’or (1843)
  • Le Canard au ballon (1844)
  • Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall (1839)
  • Manuscrit trouvé dans une bouteille (1833)
  • Une descente dans le Maelstrom (1841)
  • La Vérité sur le cas de M. Valdemar (1845)
  • Révélation magnétique (1844)
  • Souvenirs de M. Auguste Bedloe (1844)
  • Morella (1835)
  • Ligeia (1838)
  • Metzengerstein (1832)

Critique :
Histoires extraordinaires ? Histoires extraordinaires ? J’t’en foutrai, moi, des histoires extraordinaires !

Lorsque ma binômette de lecture, Stelphique, me proposa de lire un roman de Poe pour Halloween, je fus emballée et je lui répondis « oui, je suis pour ».

Bon, je suis aussi toujours partante pour une LC avec Stelphique, même si elle me proposait une daube du genre de « merci pour ce moment des 50 nuances Twoilette », je dirais encore « Oui j’en suis !! ».

PS : Stelphique, si tu me fais pareille proposition, je descendrai dans le Sud te régler ton compte à coup de cappuccino périmés !

Poe est un grand auteur, mais là, je me suis ennuyée durant ma lecture, soupirant sans cesse, ayant l’impression de déjà-lu, la faute à Poe qui fut un précurseur pour une multitude d’auteurs, notamment Conan Doyle, Verne, Stevenson…

Le style d’écriture m’a semblé inégal, sans doute dû au fait que les nouvelles furent mises en recueil sans suivre l’ordre de publication original et j’ai dû m’accrocher aux bras du fauteuil pour ne pas sauter des pages.

Mais je suis faible et j’ai donc lâché les accoudoirs pour zapper des paragraphes entiers de blabla insipides qui me semblaient sans intérêt pour mon cerveau.

Là, on peut dire que j’aurais été une bonne cliente pour une boisson gazeuse car durant ma lecture, j’ai offert du temps libre à mon cerveau et à mon esprit, puisque tous les deux s’étaient déconnectés depuis longtemps.

— Allô ? Allô ? Y’a personne au bout du fil ? McFly ??

En plus, même si Dupin fut un précurseur de Holmes, je ne l’ai jamais vraiment apprécié, n’ayant jamais accroché à ce détective, sans compter que le fait de n’utiliser que la première lettre pour nommer les gens m’indispose grandement.

J’espérais des frissons, je désirais du fantastique, du mystère, des émotions, de la passion et résultat des courses, je pourrai aller demander le remboursement car je ne suis pas satisfaite !

Pas grave, je l’ai lu pour faire plaisir à ma binômette, on a fait notre LC de Halloween, mais l’année prochaine, faudra trouver un livre qui nous foute vraiment la trouille, ou du moins, des sueurs froides ou son quota de mystères mystérieusement mystérieux !

Qui sait, peut-être que le recueil suivant « Nouvelles histoires extraordinaires » sera plus emballant… Je ne désespère pas et je compte réessayer Poe avec un autre roman.

Si quelqu’un a des propositions décentes à me faire…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et  le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Synopsis (par Stelphique) :

« Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de l’orage. » Baudelaire

Ce que j’ai ressenti :… Un chant d’Halloween…

♫ Je m’ baladais sur Halloween, le cœur ouvert à l’inconnu,
J’avais envie de lire des Histoires Extraordinaires, d’un grand Monsieur,
Pas avec nimporte qui, et ce fut toi,
Ma binomette qui m’accompagna,
Il suffisait de te le proposer, pour te tenter ! ♫

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé.♫

♫ Tu m’as dit « Je m’ennuie, viens ma Fée,  changeons d’avis »…
Alors je t’ai dissuadée, on a parlé, on a continué
Et l’on a même pas penser à abandonner…♫

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

♫ Hier soir, on a lu et ce matin, sur nos blogs,
Des treize Histoires, fantomatiques ou endiablées,
Il y a eu deux incroyables amies qui chantent leurs avis… ♫

♫ ô Champ-Poelysé, ô Champ-Poelysé,
Dans l’obscur, à la chandelle, A minuit, et en amies,
Il y a tout ce que vous voulez, ô Champ-Poelysé. ♫

Cinq sur treize, c’est le petit score qui ressort de cette appréciation. Lire des Classiques, c’est bien, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une déception…

Je garde donc un avis mitigé sur l’ensemble de ce recueil, mais quand même, curieuse de découvrir plus de Poe, plus de fantastique, plus d’horreur…

J’ai adoré :

  • Manuscrit trouvé dans une bouteille
  • Une descente dans le maelstrom
  • Ligeia

Je les ai adoré, car c’est exactement ce que je recherchais quand j’ai décidé d’ouvrir ce recueil. Des Histoires Extraordinaires qui me fasse frémir d’horreur ou de frissons…

Je les ai adoré dans leur champ lexical, dans leur chute, la poésie des mots,  vers les univers qu’ils ouvrent, et les possibilités infinies du fantastique.

En cela, je pense n’avoir pas perdu mon temps, avec cette lecture! On sent un style plus noir, plus prononcé dans ses deux Histoires de mer, alors que Ligeia, est passionnée, vibrante d’amour…

J’ai apprécié :

  • Le scarabée d’or
  • La vérité sur le cas de M.Valdemar

J’ai passé un bon moment avec ses deux là, avec le petit coté « canaille » de conte de pirates, et l’étrangeté d’un corps non-mort… Recherche au trésor et fine ligne entre vie et mort, il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité!

Pour le reste, je n’y ai pas trouvé de plaisir, ou mes attentes de lectrice étaient toutes autres… Loin de moi, l’idée de critiquer défavorablement des textes qui ont traversé le temps, mais pour ma lecture horrifique spéciale Halloween, ses treize textes prometteurs se sont révélés inégaux, voire ennuyeux.

Je ne regrette pas cette lecture pour autant puisque Edgar Allan Poe est une référence dans le milieu littéraire, et je souhaitais me faire mon avis sur touts les clins d’œil que je peux voir lors de mes lectures de SF.

Je souhaite donc découvrir ses autres textes, et surtout sa poésie.

Ma note Plaisir de Lecture  6/10

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[Sherlock Holmes] La malédiction de Nephrem-Kâ : Sophie Bellocq-Poulonis

Titre : La malédiction de Nephrem-Kâ

Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : l’Oeil du Sphinx (30/03/2012)

Résumé :
Bien que la mort de Lord Thorndyke, le linguiste émérite, semble des plus naturelles, elle n’est pourtant pas sans rappeler celle du richissime négociant en tabac, Jack Finley, survenue quelques semaines auparavant dans des circonstances similaires.

Cela n’a pas échappé à l’esprit aiguisé de Sherlock Holmes pour qui ces décès sont à rapprocher de celui de Philip Lovecraft, repêché au pied d’une falaise du Sussex,et à relier au passé commun des trois hommes lesquels ont participé à la mise au jour de la nécropole de Nephrem-Kâ, le pharaon maudit que l’Egypte ancienne s’est empressée d’effacer de son histoire.

Ces disparitions successives raniment le spectre de la malédiction dont on avait dit qu’elle frapperait tous ceux de l’expédition Finley.

D’aucuns évoquent à mots couverts la colère du dieu Cthulhu dont la violation du tombeau de Nephrem-Kâ aurait déchaîné la colère.

Critique :
Souvenez-vous, le 4 novembre 1922, ce fut la découverte de la tombe inviolée de Toutânkhamon.

Non, tout comme vous, je n’y étais pas…

Le 26 novembre, Carter et Lord Carnavon pénètrent dans le tombeau. Imaginez la scène…

Sur le mur, il y a une tablette qui fut bien vite escamotée où il était écrit : « La mort abattra de son aile quiconque dérangera le repos de pharaon ».

Je vous laisse faire vous-même le bruit du roulement de tambour ou la musique angoissante du film « Les dents de la mer », de « Psychose » et même de « L’exorciste », si vous voulez.

Ce qui devait arriver arriva… bon nombre d’entre eux moururent pour avoir osé troubler le repos du pharaon ! Fin de la musique angoissante.

Pourquoi je vous cause de ça ? Parce que dans ce pastiche holmésien, Philipp Lovecraft (oui, l’écrivain !!) et toute sa clique ont découvert le temple d’un pharaon tellement maudit que son nom n’est inscrit nulle part !

Aucun égyptologue ne le connaît ! Nephrem-Kâ, qu’il se nomme. Vous le connaissiez, vous ?? Moi pas !!

À côté de lui, le nom du pharaon hérétique Akhenaton fait figure de « populaire », c’est vous dire que le nom de Nephrem-Kâ fut effacé.

Seul Lovecraft résistait encore et toujours (à l’envahisseur ?) afin de prouver au monde entier qu’il avait raison quand il soutenait l’existence de ce pharaon maudit.

Et ce qui arriva en 1922 à l’expédition de Carter survint à celle de Lovecraft, et ce, bien avant, étant donné que tous les membres de l’expédition seront retrouvés soit morts, soit disparu, soit dingo après avoir découvert le temple du pharaon maudit qui s’était déjà écroulé sur eux lors de leur entrée.

Certains esprits superstitieux évoquent, à mots couverts, la colère du dieu Cthulhu dont la violation du tombeau de Nephrem-Kâ aurait déchaîné la colère.

Sherlock Holmes, avec son esprit aiguisé, a déjà fait le lien entre le décès de Philip Lovecraft, repêché au pied d’une falaise du Sussex et il a relié au passé commun des trois hommes qui avaient participé à la mise au jour de la nécropole de Nephrem-Kâ, ce pharaon maudit que l’Égypte ancienne s’était empressée d’effacer de son histoire.

Bien entendu, on ne la fait pas à Holmes ! Un pharaon qui se venge au travers de sa tombe ou un espèce de monstre à tête de pieuvre mal lunée, ça ne prend pas.

Il va donc enquêter…

J’avoue que j’avais tout de même une petite appréhension à l’entame de cet ouvrage parce que je savais pas ce que l’auteur avait décidé : du vrai fantastique sauce « X-Files » ou du fantastique en apparence alors que c’est du tangible, avec des vrais meurtres perpétrés par des humains ?

Bien que j’ai soupçonné directement le coupable et compris sa supercherie ainsi que sa mystification (c’était trop gros pour moi, un truc pareil), je ne m’attendais pas à un tel mobile.

De ce côté là, c’est bien.

Par contre, niveau digestion de toutes les explications qu’un professeur d’université donne à Watson, c’était un peu lourd !

Le récit n’est pas très palpitant car trop lent, trop surchargé d’explications en tout genre sur le pharaon ou le Cthulhu.

Bref, un 2,5/5 mais la demi étoile n’est pas permise.

Quoi ? Non je ne vous dirai pas si la vérité était ailleurs ou sous notre nez. Vous êtes grand assez que pour ne plus croire à tout cela…

Une histoire des loups : Emily Fridlund

Titre : Une histoire des loups

Auteur : Emily Fridlund
Édition : Gallmeister (17/08/2017)

Résumé :
Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne.

Bientôt alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas.

L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Critique :
Comment faire la chronique d’un roman où l’on a pas réussi à rentrer dans l’histoire, que l’on a survolé en soupirant, en sautant des lignes, des paragraphes, des pages, des chapitres entiers ?

Impossible me direz-vous…

Je vais tout de même essayer : déjà au départ, j’ai eu du mal à m’attacher à Madeline, la narratrice, dont je trouvais le récit décousu, inintéressant, et dont j’ai eu envie quelques fois de lui coller une claque pour la faire réagir.

De toute façon, pas moyen de m’attacher aux autres personnages du livre, même au gamin de 4 ans, Paul, que j’aurais aimé balancer dans le lac… Rien de moins !

Pire, je n’aurais pas dû relire le premier tome de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles (Maëster) car le petit Paul, je le voyais avec la tronche du petit Attila que l’on croise dans la bédé et je vous jure que ça ne le mettait pas en valeur !

Les loups, que je cherche encore, même si j’ai capté que c’était une métaphore et que les loups de l’histoire devaient être l’Homme qui, comme tout le sait, est un loup pour l’Homme.

Le récit m’a donné une impression de froideur, comme si l’auteur me tenait volontairement à distance de son récit, me fermant la porte d’entrée, survolant des sujets qui auraient sans doute mérité un traitement plus en profondeur.

Autant j’apprécie les romans où les époques s’alternent dans les chapitres, autant ici j’ai trouvé les allers-retours lourds, pénibles, chiants et la plupart n’étaient même pas indispensables, sans parler des circonlocutions (ou l’art de tourner autour du pot) et des faits qui étaient anecdotiques et qui n’apportaient rien à l’histoire.

J’avais eu ouïe dire que j’allais me retrouver face à roman très psychologique et je m’attendais à un suspense à couper au couteau, plus tendu que le soutif de Lolo Ferrari après s’être faite regonfler les nibards, ou à une atmosphère épaisse comme un discours d’un politicien pris les doigts dans le tiroir-caisse,  et au final, comme disait l’autre, ça a fait « Pchitt ».

Oui, l’histoire dramatique de Paul, petit garçon embarqué dans une histoire bien tordue c’est révélée être d’une banalité affligeante, ou alors, c’est la manière de la raconter qui était mauvaise et de ce fait, je n’ai pas réussi à pénétrer dans cette histoire.

Chronique d’un drame annoncé, somme toute.

Mon drame a moi c’est de finir déçue par un roman de l’écurie Gallmeister, déçue par un roman que j’avais coché (stabiloté, même !) dans cette rentrée littéraire de septembre 2017 et dont j’attendais beaucoup.

Allez, au suivant !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Lucky Luke – Tome 18 – Le Bandit manchot : Morris & Bob de Groot

Titre : Lucky Luke – Tome 18 – Le Bandit manchot

Scénariste : Bob de Groot
Dessinateur : Morris

Édition : Dargaud (1981)

Résumé :
Adolphe et Arthur sont deux fils de fermier passionnés de mécanique. Ils viennent d’inventer la première machine à sous et souhaitent la tester auprès de joueurs de différentes villes.

Une de leur connaissance, le sénateur Pinball, leur propose de contacter son ami Lucky Luke afin de leur servir d’escorte durant leur voyage. Lucky Luke, malgré son aversion pour les jeux de hasard, accepte de les aider.

Critique :
Morris ne voulait pas que Goscinny, son scénariste, fasse dans le même registre qu’Astérix au niveau des calembours, mais il a permis à de Groot de faire dans le même registre de gags que ceux de la série « Léonard » !!

Parce que du début à la fin, j’ai eu l’impression d’être avec l’inventeur Léonard qui en fait voir de toutes les couleurs à son pauvre disciple, vu les gags proposés.

Soit c’était des inventions loufoques et burlesques, dignes de Léonard, soit c’était Jolly Jumper qui chevauchait Lucky Luke, soit Louis de Funès (le Boss) qui chevauchait son imbécile de bras gauche, Double Six.

Cet album que je n’ai pas apprécié plus que ça, s’inspire de deux personnages bien réels que furent Adolphe et Arthur Caille, ces deux frères bricoleurs de génie avaient 26 et 21 ans quand ils montèrent leur première société, en 1888. Ils inventèrent, entre autre, de superbes machines à sous dont la « black cat ».

La première partie de l’album possède quelques gags drôles avec la mère des deux inventeurs qui ne supporte pas d’entendre un juron et que la présentation du bandit manchot (la machine à sous) dans les saloons des différentes villes traversées, dont la mention spéciale revient à la ville de Poker Gulch.

MAIS, une fois l’arrivée des deux méchants dont le Boss est la caricature de Du Funès, on sombre lamentablement dans le n’importe quoi, ça devient ennuyeux, l’humour vire à l’absurde non drôle et on à l’horrible impression que le scénariste est parti en vacances ou qu’il laisse l’album se terminer tout seul.

Un album en demi-teinte, qui commençait pas trop mal, même avec cette impression d’être dans un album de Léonard, mais à la moitié, par en eau de boudin, se récupérant juste sur les dernières cases.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Lucky Luke – Tome 24 – La Fiancée de Lucky Luke : Morris & Guy Vidal


Titre : Lucky Luke – Tome 24 – La Fiancée de Lucky Luke

Scénariste : Guy Vidal
Dessinateur : Morris

Édition : Dargaud (1985)

Résumé :
Purgatory, une petite ville de l’ouest américain, se vide de ses habitants. Bientôt, il ne reste plus que quinze personnes. Et ce sont tous des hommes. Situation pour le moins burlesque, parce qu’à l’est il y a des milliers de femmes sans hommes.

Il ne restait dés lors qu’une seule alternative, faire traverser tout le pays par une caravane afin de retrouver l’âme soeur.

Et pour conduire cette caravane, c’est Lucky Luke qui est choisi. Car ce sont les femmes de l’est qui voyageront en caravane.

Luke n’est pas du tout enthousiaste. Il aurait préféré des vaches ou des pionniers. Mais au vu de l’insistance du maire, il est contraint de céder.

Critique :
Mais qu’est-ce que c’est que cet album ? On dirait une resucée de l’excellent « La caravane » avec Lucky Luke qui doit escorter un convoi de caravanes, mais composée uniquement de femmes…

Certes, le conducteur n’est pas Ugly Barrow, mais Hank Bully (la dilligence) et Lucky Luke sera accompagné d’un jeune précieux pour qui les femmes ne sont pas sa tasse de thé.

Hank Bully jure moins sur ses mules que Ugly Barrow (la caravane), mais l’assistant de Luke a tout des manières de Monsieur Pierre, le coiffeur français de « La caravane ».

Même scénario, puisqu’à quelques détails près, les mêmes choses se répètent : un méchant s’est glissé dans la caravane des femmes, se déguisant et il faudra le démasquer, elles se feront attaquer par les indiens et le moyen de s’en sortir sera à peu de choses près le même que le stratagème utilisé dans l’album « La caravane », elles vivront quelques péripéties et subiront des avaries.

Autrement dit, pour moi, et ceci n’est que mon humble avis, la soupe sent le réchauffé, pour ne pas dire le brûlé !

Certes, nous auront l’intervention des Dalton, mais en très peu de pages. Cela valait-il la peine de les faire intervenir ? Non… De plus, comment pouvaient-ils se trouver à proximité de la ville de destination de Lucky Luke ??

L’album aurait pu être drôle avec les clichés sur les femmes que pensent les hommes, les auteurs en utilisent quelques uns, dont celui de la femme toujours en retard, comme Lily, une femme du convoi, ce qui fera dire plus tard à Luke « Rassemblez des mules et Lily ! ».

Le seul autre gags vraiment drôles proviendra d’un Dalton s’écriant « Un puma ! » et le puma s’écriant en même temps « Un dalton », pour le reste, c’est sous-exploité, je trouve.

De plus, la fiancée de Lucky Luke est un titre trompeur puisque lors de l’arrivée de la caravane, le fiancé dévolu à Jenny est en prison, les officiels de la ville ne veulent pas le libérer (il a fait une peccadille) et demandent donc à Lucky Luke de jouer le rôle du fiancé de mademoiselle Jenny et de vivre sous le même toit…

Rien de drôle, surtout que les cases dévolues à cette vie en commun sont peu nombreuses et comportent très peu de situations vraiment drôles ou cocasse.

Bref, un album qui sent la soupe réchauffée, qui est sous-exploité niveau gags potentiels, dont les Dalton n’ont rien à faire là pour si peu de cases et je ne dirai qu’une seule chose : AU SUIVANT !!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

 

Sweeney Todd – Le Diabolique Barbier de Fleet Street : Tim Burton

Sweeney Todd est le nom d’un tueur en série du folklore anglais dont l’histoire a donné lieu à des adaptations au théâtre et au cinéma.

Sweeney Todd était barbier londonien qui assassinait ses clients avec son rasoir tandis que sa complice, Mrs. Lovett, se débarrassait des corps en les utilisant pour garnir ses tourtes à la viande.

En 2007, Tim Burton réalise au cinéma, toujours sous le titre de Sweeney Todd, the Demon Barber of Fleet Street, une adaptation de la comédie musicale de Sondheim (1979) avec Johnny Depp dans le rôle de Sweeney Todd et Helena Bonham Carter dans celui de Mrs Lovett.

Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street (Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street) est un film musical, entre comédie noire et horreur.

Johnny Depp et Helena Bonham Carter incarnent à l’écran ce duo maléfique et interprètent eux-mêmes les chansons du film, tout comme les autres acteurs.

Il a remporté plusieurs prix, dont le Golden Globe du meilleur film musical ou comédie et l’Oscar des meilleurs décors et Depp a été récompensé pour son rôle par le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie et a été nommé pour l’Oscar du meilleur acteur.

L’adaptation de Tim Burton présente le personnage principal comme une victime de la société.

Résumé :
L’histoire se déroule au XIXe siècle à Londres. Condamné à tort par un juge corrompu qui désire sa femme, le barbier Benjamin Barker est exilé en Australie.

Il s’évade quinze ans plus tard et, sous le nom de Sweeney Todd, retourne à Londres, et arrive à Fleet Street où il espère retrouver sa femme (Lucy) et sa fille (Johanna) et reprendre sa vie d’antan. Il se lie d’amitié avec le jeune marin qui le transporte à Londres, prénommé Anthony.

Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.

Ce que j’en ai pensé :
Je haïs les comédies musicales ! J’ai en horreur des films où on passe la moitié de son temps à chanter !

Et je vous jure que si je m’étais souvenue que ce film en était une, je n’aurais même pas pris la peine de le regarder !

Ne tergiversons pas, j’ai déjà zappé toutes les parties chantées… et pour le reste, bof, bof, bof.

Nous sommes dans du Tim Burton, pas la peine de le cacher, on sent sa patte, son design et sa méthode dans sa manière de filmer, dans les personnages, maquillés à outrance, ou dans Johnny Deep qui, en maniant ses rasoirs, avait tout d’un Edward aux mains d’argent.

On présentait ce film comme un Monte-Cristo qui, après avoir été injustement condamné, s’en revient crier vengeance.

Ouais… On repassera !

Certes, Benjamin Barker (Johnny Deep) a été condamné à tort, certes, il est revenu en bateau, repêché par un marin, certes il a perdu sa femme, sa fille et il hurle vengeance, mais là où Edmond Dantès faisait dans la finesse, dans la vengeance haut-de-gamme et taillée sur mesure, Sweeney Todd est dans la démesure et fait couler trop d’hémoglobine à mon goût.

Hémoglobine ou peinture rouge ? Anybref, trop is te veel, et l’abus d’hémoglobine tue l’hémoglobine puisqu’à la fin, on en vient à bailler d’ennui devant tous ces égorgements.

Le final a une morale sadique et je ne vous dirai pas que j’ai été surprise car depuis le début je le présentais. Trop d’indices laissaient à penser que…

La seule chose qui valait la peine d’être vue, c’est Allan Rickman, le Rogue de Harry Potter, ZE méchant par excellence, qui, dans son rôle de juge implacable et débauché valait son pesant de tourte à la viande !

Amoral, immoral, rempli de vices, bref, du grand Allan Rickman et j’aurais aimé que son personnage soit plus mis en avant et autrement qu’en chantant puisque j’ai visionné les chansonnettes en accéléré.

Putain, il y avait matière à faire mieux, bien mieux ! Déjà, en ne chantant pas…

Oui, sans les chansons, j’aurais sans doute été plus complaisante avec ce film qui a été salué par la critique (sauf aux États-Unis où c’était mitigé) et qui a remporté des prix.

Un film qui ne me laissera pas un souvenir impérissable… sauf pour les décors, tiens, qui eux, étaient réussis !

Allez, au suivant !

Lle Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Un vampire menace l’empire – Les enquêtes réservées de Sir John Fox – Tome 1 : Gérard Dôle

Titre : Un vampire menace l’empire – Les enquêtes réservées de Sir John Fox – Tome 1

Auteur : Gérard Dôle
Édition :Terre de brume (2011)

Résumé :
Vous qui aimez les détectives des Ténèbres en charge d’affaires relevant de l’étrange et du surnaturel, Un Vampire menace l’Empire de Gérard Dôle vous séduira assurément car ce recueil propose quatre enquêtes fantastiques tirées des archives secrètes de Sir John Fox, Grand Assistant Commissioner de Scotland Yard.

Lorsque le comte Dragomyr, vampire vomi par la nuit… et tombé d’un ballon dirigeable, fait des siennes dans un petit port anglais, Sir John pense que la personne la mieux à même de résoudre ce problème est Lord Syfret, un aristocrate excentrique et providentiel, né il y a bien longtemps de l’imagination de la romancière Arabella Kenealy.

L’enquête suivante, « Le Fantôme de Sherwood », est confiée au détective de l’occulte Flaxman Low, figure singulière des « Real Ghost Stones » publiées en 1898 dans un magazine londonien.

« L’Enfant sauvage de Whitechapel » oblige Sir John à faire intervenir plusieurs détectives, plus complémentaires que concurrents : d’abord Sherlock Holmes et son élève Harry Taxon, ensuite l’énigmatique Dr M.L.W. qui servit de modèle au John Silence de Blackwood.

Il nous faut aussi signaler que Carnacki, l’illustre « ghost finder », se réserve le mot de la fin dans cette hallucinante aventure.

La dernière affaire au titre joliment inquiétant, « Rampements de spectres et frôlements d’âmes », voit, quant à elle, le retour de Lord Syfret.

Critique : 
— Vous aimez les détectives des Ténèbres en charge d’affaires relevant de l’étrange et du surnaturel ?
— OUIIIIII !! Du surnaturel, du surnaturel !!
— Assurément, ma p’tite dame, ce recueil de nouvelles vous séduira car il vous propose quatre enquêtes fantastiques tirées des archives secrètes de Sir John Fox, Grand Assistant Commissioner de Scotland Yard.
— On croisera la route de Sherlock Holmes et des vampires ?
— Of course ! Vous aurez tout ça puisque les éditions Terre de brume sont spécialisées dans la littérature fantastique.

Vous emballez pas, les gars et les filles, car ceci est une chronique qui ne vous fera pas débourser un euro !

Je me suis ennuyée, mais ennuyée à le lire… Vous pouvez pas imaginer. Moi qui voulait du fantastique qui m’emporte, je suis restée sagement assise dans mon canapé, des soupirs d’ennui au bords des lèvres.

Certes, Sherlock Holmes est bien présent, en effet, mais pas assez à mon goût et, une fois de plus, il est affublé de sa deerstalker et de son macfarlane et son assistant se trouve être Harry Taxon, qui le nomme « maître » et dont je n’ai jamais apprécié la présence.

Pour que vous vous couchiez moins bête au soir, sachez que le Harry Taxon sera le futur Harry Dickson créé par Jean Ray.

Les nouvelles sont lentes à démarrer, pas passionnantes pour deux sous, j’avais les yeux qui se fermaient ou l’esprit qui vagabondait ailleurs.

Même la nouvelle intitulée « L’enfant sauvage de Whitechapel » et mettant en scène Sherlock Holmes ne m’a pas passionnée, alors qu’elle avait tout pour, puisqu’elle débutait dans l’East End de mon cher Jack l’éventreur (oui, je devrais consulter)…

Elle eut beau se terminer au cœur d’un monastère fortifié dans les confins de l’Himalaya, dans le refuge de la lamaserie des morts-vivants, j’ai soupiré d’ennui et j’ai sauté des paragraphes.

Moi qui voulait passer un peu de bon temps avec ce recueil de nouvelles dédié aux amateurs de littérature gothique et peuplé de créatures démoniaques et vampiresques loin de la nouvelle mode qui veut que ces abominations soient sensuelles, sentent bon le savon et ne suce pas le sang des humains…

Sûr que les suceurs de sang présents dans ses pages étaient horribles et tenaient plus des habitants des caves sombres et humides que de ceux des belles villas… Nous étions loin de Twoilet et plus dans la véritable légende.

Et en effet, les spectres étaient bien les entités démoniaques des châteaux et manoirs austères, paumés dans les landes battues par les vents…

Mais bon sang, qu’est-ce que je me suis embêtée durant ma lecture !!

Je dois avoir une malédiction qui pèse sur mes épaules en ce mois de juin 2017 ! Pas possible autrement… Juste au moment où je me mets – enfin – à lire mes romans victoriens ou holmésiens, bardaf, que des déceptions ou des « je suis passée à côté du livre ».

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

[FILMS] The Crucifer of Blood – Sherlock Holmes et la croix de sang : Fraser Clarke Heston (1991)

Sherlock Holmes et la croix de sang est un téléfilm américain réalisé par Fraser Clarke Heston (son fils), sorti en 1991.

L’œuvre est une adaptation de la pièce de théâtre The Crucifer of Blood de Paul Giovanni, elle-même adaptée du roman Le signe des quatre d’Arthur Conan Doyle, avec une fin alternative.

1. Synopsis :
En 1887, par une nuit brumeuse à Londres, la belle Irene St Claire sollicite Sherlock Holmes et son collègue le Dr Watson.

Elle demande de l’aide pour retrouver son père, qui aurait décidé de disparaître à la suite d’une mystérieuse révélation qui lui avait fait craindre pour sa vie…

2. Fiche technique :

  • Titre : Sherlock Holmes et la croix de sang
  • Titre original : The Crucifer of Blood
  • Réalisation : Fraser Clarke Heston
  • Scénario : Paul Giovanni

3. Distribution :

  • Charlton Heston : Sherlock Holmes
  • Richard Johnson : Docteur Watson
  • Edward Fox : Alistair Ross
  • Susannah Harker : Irene St Claire
  • John Castle : Neville St. Claire
  • Simon Callow : l’Inspecteur Lestrade
  • Clive Wood : Jonathan Small
  • James Coyle : Birdy Johnson

Ce que j’en ai pensé :
Comme je suis encore loin d’avoir vu tous les films ou téléfilms consacrés à mon détective préféré, j’ai choisi de récupérer une partie de mon retard dans cette catégorie.

Disons-le de suite, ce film est une adaptation « libre » du roman de ACD : The Sign Of Four – Le signe des quatre.

Libre ? Vachement libre, oui ! Déjà, ls noms des personnages secondaires sont changés, le déroulement et le final aussi.

En gros, on change des tas de trucs mais on garde le fabuleux trésor d’Agra !

Juste dommage que d’entrée de jeu, on nous explique une partie du mystère entourant l’affaire puisque nous commençons directement au fort d’Agra, pendant la révolte de cipayes, soldats entrant dans le fort au grand galop et puis on a droit à une partie de l’histoire avec le trésor qui arrive par porteur discret…

Hors, dans le roman, tout le sel se trouve dans le mystère entourant cette affaire et on apprend le fin mot (ou le point de départ) qu’à la fin du récit…

Bon, ils ne déflorent pas tout, mais la mariée est tout de même plus qu’à poil !

Une chose m’a énervé durant le visionnage : le major Alistair Ross est doublé par une voix qui ressemble fort à celle de Looping de l’Agence Tout Risques. Si la voix me hérisse déjà un peu pour Looping, imaginez ici où le personnage n’a rien de fantasque !

Hop, on quitte le fort d’Agra et direction Baker Street !

On dira que je fais toujours la même réflexion, mais, une fois de plus, nous avons affaire à un Holmes et un Watson limite croulants ! Sachant que le film est de 1991 et que Charlton Heston est né en 1923 et Richard Johnson en 1927… Faites le calcul.

Nous avons droit à l’intro avec Holmes qui sort sa seringue et un flacon où il est noté – pour le cas où on le confondrait avec autre chose : « Cocaïne 7% – et un docteur Watson qui lui parle des dangers de ce produit. Là, on reste dans le roman, comme avec les déductions sur la montre de Watson.

Entre une jeune fille qui tremble et là, quand Watson lui demande si elle a froid, elle lui répond qu’elle ne tremble pas de froid mais de peur… Heu, c’est le dialogue du « Ruban moucheté », ça !

Quand  je disais qu’ils ont changé les noms des protagonistes, au lieu d’avoir Mary Morstan qui vient demander de l’aide, on a une certaine Irene St Claire… qui ne me fait pas un bon effet tant elle a des réflexions bizarres comme lorsqu’elle dit à Watson qu’il a des yeux gentils, alors qu’elle a déjà vu des yeux méchants…

Oui, les dialogues sont parfois un peu gnangnan et là, sur le canapé, on est à deux doigt d’avoir des chabadabada entre Watson et la demoiselle. On ne passe pas loin d’un rapprochement de lèvres… On tombe vite amoureux, ici !

Bref, on sent que Watson est entièrement sous le charme de Irene, qui n’est pas Adler, mais St Claire, comme je viens de vous le dire… Watson était un amateur de sein… Saint !

Charlton Heston ne fait pas un mauvais Holmes, il a la taille, de la prestance, il poste un costume et un haut-de-forme et je me croyais sauvée jusqu’à ce que je vois la cape et la casquette ridicule portée lors de son enquête dans les bas-fonds de Londres…

Lestrade, par contre, est un imbécile fini de chez imbécile fini !! Putain, le con qu’on a fait de lui ! Certes, c’était pas la lumière, mais tout de même, là, on frôle le néant, niveau capacité intellectuelle. Sûr, il n’avait pas sa gamelle lors de la distribution de cervelle !

Que dire du reste du film si ce n’est qu’il se regarde, sans plus ? Ben voilà, vous savez tout.

Watson devient évidemment raide (oups) dingue de la belle Irene, qui lui tendra ses lèvres (celles du haut) pour un baiser passionné et passionnant…

Par contre, une grosse irrégularité : pendant que Watson tient la main de sa belle qui a eu une perte de conscience dû à un breuvage assaisonné d’opium, Holmes se lance, avec Lestrade, à la poursuite du fuyard, lui criant qu’il faut le poursuivre avec un canot vapeur du Yard…

Watson, lui, de son côté, il roucoule toujours… et ensuite, on le retrouve dans le canot vapeur du Yard, avec Holmes, Lestrade, Gregson… et sa belle Irene est allée se reposer au 221b !

Là, faudra qu’on m’explique comment ils ont fait. Watson devait avoir la vitesse d’un Bip-Bip poursuivit par le Vyl Coyote !!

Le final a changé ? Oui, et je l’ai vu arriver parce que j’avais éliminé l’impossible et ce qu’il me restait, même improbable, était la vérité…

Sérieusement, Qui eut cru si fier ? (mdr)

Mais nom de dieu, Watson, quel pathétique tu fais ! Là, j’ai eu envie de lui coller des baffes et des baffes ! Et des coups de pieds au cul.

Un film holmésien qui se laisse voir, sans plus, il ne révolutionne pas le genre, n’apporte rien à l’affaire du signe des quatre, les dialogues sont parfois gnangnan, les doublages fait par des voix moches qui ne vont pas aux personnages, de la romance limite eau de rose (alors que dans le roman, elle passait bien) et un final risible vu comment il est présenté, alors qu’il aurait pu être diabolique car ils avaient tout en main.

Le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Río negro : Mariano Quiròs

Titre : Río negro

Auteur : Mariano Quiròs
Édition : La Dernière Goutte (17/04/2014)

Résumé :
Le río Negro, dont les flots autrefois sauvages inspiraient toutes sortes de légendes, n’est plus à présent que l’ombre de lui-même : ses eaux polluées se contentent de charrier péniblement déchets et cadavres.

Un couple d’intellectuels reconnus est pourtant parvenu, durant une vingtaine d’années, à vivre paisiblement aux abords de cette rivière encombrée de secrets.

Mais un jour, à vouloir « faire l’éducation » de leur fils, un adolescent aussi apathique qu’introverti, le père de cette petite famille sans histoire découvre que la mort peut surgir de sources étonnamment proches…

Les deux hommes se trouvent alors pris dans un engrenage sanglant digne d’un film noir des frères Coen. Macabre et burlesque.

Critique :
J’avais entendu dire que c’était un petit bijou d’humour noir, on me parlait de burlesque, de macabre, et donc, j’avais de grandes attentes en commençant ma lecture, attentes qui, vous vous en doutez, n’ont pas été comblées.

Nous sommes face à une petite famille somme toute normale : un écrivain, sa femme chérie et leur neuneu de fils car plus léthargique que lui, c’est le Paresseux (l’animal) ! De plus, à 18 ans, le fiston ne semble pas intéressé par les filles ou le sexe, pleurniche et fait des caprices comme un petit enfant à sa maman. Ça fait chier grave son père !

Un jour, cela fait quelques années, j’ai lu un article dans la revue Gente qui parlait des jeunes et des prémices de la vie sexuelle. L’article affirmait que les jeunes d’aujourd’hui font leurs premières expériences entre quatorze et quinze ans. Ça ne m’a pas surpris ; ça m’a même permis de vérifier qu’il n’y avait pas eu le moindre progrès. Moi, à treize ans, j’avais réussi à mettre Blanquita Margoza dans mon lit, et à seize, je partouzais avec deux filles du lycée Itatí. Elles étaient impressionnantes, les filles d’Itatí. Particulièrement dessalées. L’article de la revue Gente m’a donc persuadé que, effectivement, mon fils aurait ses premières relations sexuelles entre quatorze et quinze ans. Mais maintenant, en voyant Miguel qui suçote son Coca-Cola à la paille, je comprends que j’ai fait l’erreur de placer ma confiance et ma tranquillité dans des statistiques de pacotille.

Ils mènent une vie paisible et tranquille, ce ne sont pas des cas sociaux, mais des gens instruits et intelligents. Papa fume des joints régulièrement, n’hésite pas à boire un coup et le fiston est plutôt porté sur la télé et le PC, le tout dans une position assise ou couchée.

Une fois maman partie pour quelques jours, ça va tourner mal car en voulant bien faire, le mère va se foutre dans une merde pas possible et même commettre l’indicible, l’ignominie suprême !

Alors oui il y a de l’humour noir, du cynisme, du burlesques, des retournements de situation et une cohorte de morts, mais est-ce dû à l’écriture de l’auteur ou à ses personnages, mais je n’ai pas gloussé de plaisir devant nos deux personnages, père et fils, qui se retrouvant avec un cadavre sur les bras, s’enfonçaient de plus en tentant de s’en défaire.

Certes, c’est immoral, et j’adore ce genre de situation où tout fout le camp, où un personnage prend tout ça de haut, mais dans ce roman-ci, la magie n’a pas eu lieu.

Un roman noir qui nous présente une situation classique, mais autant j’avais gloussé de plaisir avec « Pottsville, 1280 habitants » qui lui, est un vrai bijou de noirceur, de cynisme, d’humour noir et de burlesque, ici, je suis restée de marbre quasi tout le temps, souriant juste quelques fois, mais pas assez à mon goût.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et le Challenge du « Mois Espagnol » chez Sharon (Mai 2017) – Auteur Argentin.

[SÉRIE] Sherlock – Saison 4 – Épisode 3 – The Final Problem

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The Final Problem est le troisième épisode de la quatrième saison de la série télévisée Sherlock diffusé pour la première fois sur BBC One et BBC One HD le 15 janvier 2017.

sherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-maxresdefault 1. Synopsis :
Sherlock Holmes et John Watson ont découvert le plus grand secret de Mycroft : il a caché l’existence d’Eurus [SPOLIER] psychopathe à l’intelligence redoutable.

Traumatisé par [SPOLIER]  dans son enfance, la mémoire de [SPOLIER] a fait un blocage complet sur son existence.

Sherlock décide de se confronter à Eurus dans sa prison, mais Eurus l’attend.

sherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-violinsherlock-saison-4-episode-3-the-final-problem-fid17207Ce que j’en ai pensé (chronique garantie sans paraben, sans huile de palme, sans spoliers !!) :
Vu comment les scénaristes vicelards nous avaient laissé à la fin de l’épisode 2, j’avais hâte de voir l’épisode 3 !

Là, j’ai failli avoir la trouille de ma vie, effrayée que j’étais devant cette intro digne d’un excellent film d’horreur, qui n’aurait rien à envier à un certain livre du King.

Oh putain, Mycroft est humain !! Non mais sérieusement, quoi, je commençait à en douter…

Avant d’oublier, mention spéciale pour Mrs Hudson qui passe son aspirateur en écoutant Iron Maiden… Excellent !

Après, l’épisode va nous souffler le chaud et le froid, me donner des sueurs froides, me faire froncer les sourcils, me faire dire « chiqué » ou « pas possible avec si peu de séquelles » et au final, me donner envie de me gratter la tête de dépit tant un truc n’est tout simplement pas logique, pas normal, ou trop exagéré !

J’m’explique sans dévoiler les bijoux de la Castafiore… Sherlock, au moment des faits,  ce n’était pas un gamin de 3 ans qui aurait pu « oublier » l’affaire.

À cet âge là, c’est un peu tard pour se faire  un autre film dans sa tête que ce qui s’est passé en réalité. J’aimerais vous en dire plus, mais pour cela, il faudrait que vous ayez vu l’épisode aussi, sinon, je risque de vous divulgâcher l’affaire.

Pourtant, l’épisode avait du potentiel, notamment dans le fait de pousser les gens dans leurs retranchements, de les faire d’interroger sur ce qui est juste ou pas, sur ce qui est moral ou pas, sur ce qui serait le moins dommageable pour eux, pour les autres.

La personne qui jouera avec les nerfs de Mycroft, Sherlock et John est un esprit torturé, sadique, sans morale, amorale, sans empathie, sans règles, hormis les siennes. Qui a dit « Donald Trump » ?? Oui ça y ressemble, mais ce n’était pas lui, c’était bien pire… mais ce n’était pas président !

Plusieurs fois les scénaristes vont jouer aussi avec nos yeux, se jouant de nous, nous étonnant, jouant avec des événements du passé, qui, présentés ainsi, ont de furieux airs de ressemblance avec le présent, ce qui me fera jurer copieusement avant que je ne me rende compte qu’on jouait avec mes couilles que je n’ai pas.

On nous montre un Mycroft au bord de la crise de nerf, ayant perdu tous ses repères, tous ses gadgets, sa puissance, sa morgue, suant et roulant des yeux devant l’indicible qui se déroule devant lui.

On aura un John Watson raide, redevenant un soldat, mais gardant toujours un part de moralité, tandis que Sherlock, manipulé, devra réfléchir vite, sous tension, en communication avec une petite fille en danger, résoudre des énigmes, le tout dans le stress et comble du comble, sous émotions. Trois personnages torturés et mis dans des situations peu habituelles pour eux.

Le passage avec Molly était des plus poignants, des plus sadiques, des plus durs…

Oui, une fois de plus, les scénaristes nous livrent un Méchant Grandiose, un esprit machiavélique, un esprit retors, fou, sans limites aucune et la voix de Moriarty ne nous aidera pas à avoir un rythme cardiaque stable.

Mon cardiologue pourrait leur intenter un procès pour mise en danger de mon palpitant, si j’en avais un (de cardiologue).

Vous pourriez croire que j’ai adoré l’épisode, mais je vous détrompe de suite : j’ai aimé certaines choses, il avait du potentiel, mais malheureusement, certaines incohérences ou faits trop gros m’ont fait trouver la chose ratée, trop cuite, trop salée, et au final, indigeste.

Une incohérence me reste en travers de la gorge, telle une arrête de poisson et ça me gratte. Je pense qu’un autre « visionnage » à tête reposée de toute la saison 4 me fera du bien, afin de mieux l’appréhender, la regarder en étant plus concentrée (tel le lait de chez Nestlé), afin de voir si je n’aurais pas loupé des choses.

Mais l’incohérence me restera toujours en travers de la gorge, sauf avec une bonne explication… Et encore, j’ai des doutes…

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.