Jack l’Éventreur : Robert Desnos

Titre : Jack l’Éventreur

Auteur : Robert Desnos
Édition : L’Herne (25/05/2009)

Résumé :
« La figure de Jack l’Éventreur est absolument légendaire. Nul ne l’a jamais vu, ou plutôt les personnes qui l’ont vu n’ont jamais pu le décrire car on a retrouvé que leurs corps, horriblement mutilés.

Ceux et celles qui ont rêvé de lui, car le merveilleux se mêle à ces tragiques exploits, assurent que Jack l’Éventreur se présentait à eux sous l’aspect d’un homme extrêmement élégant, avec un ténébreux et beau visage, des mains extrêmement fines et des poignets dont la minceur n’excluait pas la robustesse. »

Critique :
Nom de dieu, mais qu’est-ce que c’est que ces élucubrations ? Elles ne sont même pas dignes de celle d’Antoine !

On pourra plaider le fait que ces lignes ont été écrites en 1928, pour le journal Paris Matinalet donc, fallait sans doute en rajouter pour les lecteurs.

Si vous voulez en savoir plus sur les meurtres de Whitechapel qui eurent lieu en 1888, ne lisez pas ce petit livre qui ne vaut absolument pas le prix demandé car 8,50€ pour 44 pages de porte nawak, ça fait mal.

Déjà, l’auteur assimile les crimes de Jack à ceux du Tueur au Torse (The Torso Killer) qui eurent lieu plus ou moins au même moment, mais le Tueur au Torse, lui, il démembrait ses victimes !

Dans ce petit machin, les victimes ne sont même pas nommées, l’endroit où eurent lieu les crimes ne sont pas cités, et puisque l’auteur prend toutes les victimes de tout le monde, on se retrouve avec une numérotation loufoque et 11 crimes à son actif, là où, canoniquement parlant, on ne lui en attribue que 5.

Le récit est fort romancé, on donne des pensées aux futures victimes qu’elles n’ont peut-être jamais eu et une allure de gentleman au tueur. Le style bien habillé, élégant, ténébreux, beau visage, mains extrêmement fines et des poignets dont la minceur n’excluait pas la robustesse.

D’accord… C’est vachement romancé. On lui attribue une bague en or et un regard avec des lueurs étranges qui inspiraient de la tendresse et du désir. Revenez les gars, j’ai pas fini !!

Mais le pire était à venir avec les approximations et les erreurs !!

  • Il nous parle de la nuit du 31 août qui était chaude, alors que j’ai lu qu’elle était froide,
  • Il est dit que les Londoniens appelaient déjà l’insaisissable meurtrier « Jack The Ripper » lors du crime du 8 septembre… Impossible, le nom Jack The Ripper apparait pour la 1ère fois dans la lettre « Dear Boss » qui était arrivée le 27 septembre !
  • Elizabeth Stride tailladée ?? Heu, les rapports disent tous qu’elle n’avait pas été éventrée ni tailladée et tout le monde a toujours pensé que le tueur avait été dérangé et n’avait pas su lui sortir tripes et boyaux comme aux autre.
  • Et je n’ai jamais lu qu’Elizabeth Stride, dite Long Liz, allait s’acheter des cachous la nuit du meurtre…
  • Allez hop, on balance à l’actif de Jack un tronc décomposé d’une femme assassinée…
  • Jessie ?? C’est qui celle-là ? Un crime sanglant en date du 9 novembre 1888 ? Je n’en vois qu’une seule, c’est Mary Jane Kelly ! L’auteur la nomme Jessie ? Ok, je vois, il nous la rebaptisée alors. Pas de noms pour les précédentes victimes, mais Mary Jane devient Jessie. Si nous n’étions pas en 1928, j’aurais pensé à une influence du King.

Quand aux dernières pages, avec l’auteur qui rencontre une personne qui connait l’identité du tueur et le pourquoi du comment il a fait ça, j’en suis encore baba devant tant de… restons courtoise… d’imagination plus que fertile !

Le grand n’importe quoi là aussi, mais bon ceci est une théorie comme une autre, et elle aurait pu passer si je n’avais pas lu tant de bêtises et d’erreurs avant.

Un roman dont les passionnés de Jack peuvent sans crainte le rayer de leur liste, un roman très fin qui coûte fort cher à la page et au mot (sans doute était-ce Penelope qui a rédigé ce petit machin) et qui n’apporte rien, si ce n’est des notes au crayon dans les marges pour « corriger » les erreurs.

Un roman bourré de fautes, un récit super romancé des crimes de Whtechapel, bref, un roman qui va me servir à caler un meuble pas trop bancal, vu qu’il n’est guère épais…

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[FILMS] Docteur Jekyll et Mr Hyde – Edge of sanity (1989)

Dr Jekyll et Mr Hyde (Edge of Sanity) est un film britannico-franco-américain réalisé par Gérard Kikoïne, et sortie en 1989.

Il s’agit d’une adaptation du célèbre roman de Robert Louis Stevenson, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.

[Chronique réalisée par Ida, reportrice bénévole et non rémunérée chez Cannibal Lecteur].

Résumé : Antony Perkins (oui, lui, la star de Psychose !!!) campe un respectable Dr Jeckyl, médecin-chercheur-enseignant affublé d’une épouse blonde cul-cul la praline.

Anthony Perkins jeune… Vous habitez encore chez vos parents, beau gosse ??

Suite à un accident de laboratoire (merci Hulk et le Pr Banner!), le voilà, qu’il se met à fréquenter les lieux interlopes où l’on trouve beaucoup de… Nan… Je ne ferai pas de rimes douteuses… Où l’on trouve beaucoup de périprostiputes que l’on commence à retrouver égorgées et les tripes à l’air.

Dans le style affiche de merde, on a rarement vu pire…

Que dire de ce film… [Par Ida – pour les crétins qui suivent pas]

Il y a des années, sous la plume d’un critique j’avais lu la petite phrase suivante : « les acteurs et l’équipe technique gagent leur vie… Le spectateur perd son temps ! ». Et bien cette petite phrase assassine pourrait être récidiviste sans que la maréchaussée ni le ministère de la justice ne s’en inquiètent.

À vrai dire… Le scénariste et le producteur de cette authentique bouse mériteraient d’être mis au pilori pour un tel crime! Une atteinte à l’honneur de l’œuvre de Stevenson ! Ben ouais… Faudrait savoir si c’est de Jeckyl vs Hyde ou de Jack l’éventreur dont il s’agit !

Toutes les composantes du grand navet d’anthologie sont ici réunies : scénario indigent, jeu des acteurs ridicule, dialogues pathétiques, costumes anachroniques, décors kitchissimes.

Invitez des copines… faites chauffer les nouilles pas chères, ramenez la sauce bolo industrielle du discounteur… sortez le pack de « Kro » ou un cubiténaire de Villageoise…

Voilà le menu qui accompagnera idéalement le visionnage de ce « pur chef d’oeuvre » du genre érotico-gothico-gore à tendance néo-dramatique (je suis étonnée qu’il n’ait pas été interdit au moins de 12 ou 16 ans !).

Bon… deux litres de mojitos par personne pourrait suffire (C’est moins dégueu que les nouilles-bolo industrielle surtout quand ça refroidit à peine servi)…

Certes… on risque de s’endormir avant la fin… Mais au moins, comme ça on ne mourra pas d’ennui, ce qui a failli m’arriver…

Mais heureusement, Toquéfada est venu éteindre l’ordi pour me sauver la vie…

Cela étant, les médecins convoqués à mon chevet ne sont pas certains que j’en sortirai sans séquelles… Ils craignent que j’ai déjà perdu quelques points de QI !

Bref, ma carrière de chasseuse internationale de navets a failli tourner court, car là… c’est du navet de compétition, limite toxique !

À consommer avec prudence, comme un objet d’étude, ou au second degré pour se moquer.

A peluches

C’était donc une nouvelle chronique d’Ida, reporter sans frontière au Royaume du Navet Absolu et dans l’Empire du Nanard comme on n’en fait plus !

Le tout sans filet, sans assurance et sans bouée de sauvetage.

La directrice de ce blog (Belette Cannibal Lecteur) rappelle que Ida n’a pas touché un seul € pour la rédaction de cette feuille (note). Ni un seul $. Même pas un kopeck.

Elle n’est pas mon employée factice non plus et je ne lui ai payé aucun costard !

Mais je peux rhabiller certains pour l’hiver, si jamais…

Le visionnage du film suivant peut vous ôter des neurones de la tête, à regarder avec précaution et jamais sans surveillance !!

[FILMS] Le retour de Jack l’Éventreur : E.W. Swackhamer

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Titre original : Bridge Across Time
Genre : Thriller, Fantastique
Réalisateur : E.W. Swackhamer
Scénario : William F. Nolan
Casting : David Hasselhoff , Stepfanie Kramer , Randolph Mantooth , Adrienne Barbeau , Lindsay Bloom , Ken Swofford , Clu Gulager
Musique : Lalo Schifrin
Pays : États-Unis

Synopsis :
1988. Angleterre, Londres, Pont de Londres.
Jack l’Éventreur meurt dans la rivière de Thames (La Tamise).

1985. Arizona, Lac Havasu.
La dernière pierre originale pour réassembler le pont de Londres vient d’être posée. Mais à partir de ce moment, d’étranges meurtres sont perpétrés.

Le policier Don Gregory mène l’enquête, et a plusieurs suspects. Mais une curieuse idée lui vient à l’esprit. Une idée qui peu à peu se transforme en certitude: Jack l’Éventreur est revenu à la vie!

Évidemment, personne ne le croit…

terrorCritique du film par Ida (et pas par moi) : « Le retour de Jack l’Éventreur »… Avec David Hasseloff et la brune qui faisait la partenaire de Rick Hunter! (enfin je crois)

Quand je cuisine pour dix le samedi soir (Toquéfada réunissait quelques amis pour réfléchir aux dernières techniques de « la question extraordinaire »), j’aime bien avoir une vidéo en fond sonore pour me sentir moins seule avec mes casseroles…

Et bien décidée à voir tout ce que Youtube nous propose sur Jack l’Éventreur je suis tombée sur un film prétendant tout nous dire sur son retour! Je n’ai pas été déçue.

C’est tellement mauvais que ça en est comique et formidablement réjouissant! Même le doublage est ridicule… chacune des répliques est prononcée avec un manque de conviction sidérant ou sur un ton décalé… Et il peut y avoir des blancs très longs entre deux répliques…

Le clou c’est la vieille sexagénaire qui tient un motel qui parle comme si elle était hôtesse du téléphone rose !!! Voire comme une roulure cherchant le client pour une passe.

Et on ne peut pas dire que le dialoguiste se soit plus foulé que le scénariste qui visiblement était sous acide…

Parce que ce scénario… C’est du grand art ! On a rarement atteint un tel niveau d’indigence… Le vrai Jack fuit ses poursuivants à Londres en 1888 et meurt en laissant son âme dans la pierre d’un pont où le sang d’une gourdasse viendra lui rendre forme humaine dans les années 1980 aux États-Unis !

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Ah ben oui ! Parce qu’entre temps, le pont a entièrement été démonté et offert à un bled paumé de fin fond de l’Amérique (on ne sait trop pourquoi d’ailleurs) !!!!

Et évidemment, Jack revenu à la vie  zigouille la gourgandine yankee et reprend ses coupables activités à qui mieux mieux !!! Affligeant, non ? Qui peut avoir des idées aussi débiles  et oser croire que le public va adhérer ?

Et quel producteur bourré peut accepter de mettre ne serait-ce qu’un bouton de culotte sur une bouse pareille ???

Et les acteurs? Se commettre dans une telle idiotie! Ils devaient avoir des arriérés d’impôts… Ou très faim… Ou on devait les faire chanter (une sex tape qui traîne ça peut faire faire n’importe quoi !!!)…

Accepter de tourner un navet pareil, c’est savoir qu’on va ruiner à jamais sa carrière!!! C’est un suicide artistique!!! Bon en même temps… L’art de David Hasseloff… Sans vouloir être inutilement méchante (ce qui n’est pas mon genre comme chacun sait)… Il reste assez discutable… Depuis K2000 on ne peut pas dire qu’il ait pété la baraque.

Or donc… Jack s’est remis à jouer du couteau. Ah oui… ce Jack là a une prédilection pour l’égorgement et non pour la strangulation avant de jouer au pseudo légiste… mais on ne va tout de même pas demander à un scénariste de navets made in US (destiné à couper les spots de pub) à se renseigner sur le vrai Jack avant de le remettre en circuit !!!

En plus il est poursuivi par un mystérieux maboul que Toquéfada adorerait… Mais aussi par un flic à problèmes (le bô David) que sa hiérarchie bornée et idiote (rhô… des flics avec un QI si bas… je croyais que ça n’existait que dans les fantasmes des anarchistes moi!) n’arrête pas de brimer (houuuu les vilains! Ils sont jaloux parce que David est un vrai bôgosse épicétou!) à tout bout de champ !

Et bien sur personne ne le croit quand il dit que le VRAI Jack est revenu! Ben ouais… On comprend pas pourquoi tellement c’est évident tout de même ! Ah pôvre David! Seul contre tous ! Il est cerné par les cons qui ne croient pas que le Jack disparu à Londres en 1888 est de retour aux states un siècle après… Heureusement que David est là pour sauver les fâmes!

Je passe sur la psychologie caricaturale des personnages, digne d’un téléfilm allemand… Sur le quart d’heure poê(pathé)tique d’une journaliste inspirée par le (mauvais) génie avant que Jack fasse heureusement le nécessaire pour nous éviter la parution d’un article navrant…

Sur la moureuse du bô David qui joue les psychothéraputes en solde (nan j’ai pas oublié un « e » quelque part) parce que le bô David est déprimé à cause d’une bavure qu’il a commise jadis et lui a fait perdre toute sa crédibilité de flic (pour sa crédibilité d’acteur là aussi après ça elle est irrémédiablement perdue)…

Et sur le fait que dès qu’un mâle et une femelle se rencontrent, c’est à peine s’ils ne se reniflent pas l’arrière train comme des chiens pour savoir quand ils vont conclure…

Et les voix du doublage… Surtout celles des femmes… Nooon… C’est juste pas possible! Elles parlent toutes comme des pétasses décérébrées! Je me demande quelle vision de la femme avait les responsables de cette tragédie !

Bref… J’ai beaucoup ri ! En poussant juste un petit peu plus le bouton on aurait pu tomber dans ma parodie lourdingue du genre « Y-a-t-il un flic pour zigouiller Jack l’Éventreur ? », et au moins on n’aurait pas eu à être navré de voir autant de monde se prendre autant au sérieux pour gâcher de la pellicule d’une façon aussi ridicule.

Mon mauvais esprit a pu s’éclater comme du pop-corn mais j’ai tout de même demandé à Toquéfada de dresser TROIS bûchers! Ma bienveillance a des limites tout de même!

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Sherlock – Tome 2 – Les coquelicots du Penjab : Convard & Le Hir

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Titre : Sherlock – Tome 2 – Les coquelicots du Penjab

Scénariste : Didier Convard & Éric Adam
Dessinateur : Le Hir (Jean-louis)

Édition : Glénat

Résumé :
Le jeune Sherlock Matthews, archéologue de formation devenu détective après le meurtre de sa mère, vient de décrocher sa première grosse affaire : retrouver le chat de la sœur de Mme Hudson, sa gouvernante.

Une enquête indigne de celui qui se fait désormais appeler Sherlock Holmes ! Mais qu’il mènera avec cet étonnant sens de la déduction et ce cynisme las qui feront vite sa réputation.

Sans se douter que cette affaire en apparence inintéressante le conduira bien vite vers un effroyable meurtre… ainsi que vers les plaisirs enivrants de l’opium…

sherlock-tome-2-les-coquelicots-du-penjab PlancheCritique :
Vu ce que j’avais vu dans le premier tome, on ne pouvait pas espérer mieux dans le second, sauf à changer de dessinateur.

Ma critique du premier tome « Sherlock : Révélations » était acerbe, ayant apprécié moyennement le livre à cause des petites erreurs et d’une grosse ficelle.

Je rectifie : le premier tome est magnifique comparé au second !

Oui, dit ainsi ça pourrait laisser induire que j’ai abusé de mojitos, mais non, je vous le jure, j’ai pas abusé de cette boisson et je vous jure qu’on pouvait trouver pire que le premier tome.

Comme quoi, on peut toujours tomber plus bas en lecture ! Certes, ici, c’est de la relecture, mais faut être sacrément maso pour se les refaire !

Je pense qu’ici, se sera la lame froide du scalpel de mon collègue Jack The Reader vous ouvrant le ventre à vif. On va trancher dans le lard !

Nous retrouvons notre jeune Holmes (et plus Matthews) qui s’ennuie et pour tromper son ennui, il flingue un verre de vin quand soudain, sa logeuse, madame Hudson – visage squelettique faisant peur – vient lui annoncer que sa sœur a un problème.

Moi aussi, Hudson j’ai un problème… Non, pas Hudson, Houston ! I have a groooot problem même.

La soeur de madame Hudson, visage très rond, a perdu son chat (♫ C’est la mère Michel ♫) et Holmes lui assure – avec force et conviction – qu’il va le lui ramener, vendant la peau du chat avant même de l’avoir récupéré.

Notre détective qui s’occupe d’une disparition de chat ? Et oui ! Quand je vous disait qu’on pouvait tomber plus bas…

Après une rapide enquête, il découvrira vite que le resto chinois du coin sert du félin au menu, à la place du lapin prévu.

Minute culturelle : c’était pour éviter qu’on ne vende des chats à la place des lapins qu’on obligea les marchands à laisser les pattes garnies de poils aux carcasses des lapins. Là, pas moyen de confondre l’un et l’autre !

Ayant récupéré le rôminet vivant, il fera comme l’inspecteur Columbo et boira une tasse de thé avec le coupable, qui a d’autres activités que la petite restauration et le blanchissage de vêtements.

Comme le gamin lui inspire confiance, le Chinois l’emmènera dans sa petite fumerie d’opium. Sûr que sa petite entreprise ne connaît pas la crise !

Et là, patatras, les scénaristes tombent dans le gros cliché de la mort qui pue en faisant fumer de l’opium à Holmes.

Je pense qu’ils n’ont pas lu « L’homme à la lèvre tordue » (TWIS). Ils auraient dû, cela leur aurait évité une erreur pareille. Vite, Toquéfada, un bûcher et des pieux pour les scénaristes.

Holmes appréciant les plaisirs de l’opium, il revient encore et encore à la fumerie ! Vas-y que je t’en rajoute.

Quel exemple pour la jeunesse et quelle idée les lecteurs qui découvriront la bédé auront du détective. Une bien piètre opinion, c’est sûr.

Alors qu’il fumait son calumet en paix, Holmes est appelé par son ami Chinois qui lui montre le corps d’un autre fumeur, transpercé d’un poignard. Fumer tue, c’est bien connu.

« Il n’y a pas de doute, cet homme est mort ! » s’exclame Holmes en lui tâtant le poignet. Comment ? Il ne l’a pas déduit en découvrant le poignard enfoncé dans le cœur ?

L’opium ralentirait-il ses brillantes facultés mentales, le faisant devenir débile ? À croire que oui.

Mauvais point aussi pour les scénaristes qui font soupirer le détective de bonheur lorsqu’il apprend que le Chinois va se débarrasser du corps dans le fleuve…

Du jamais vu ! Et Holmes laisse faire ça ? Oui, sans problèmes. Sinon, il restait la solution du resto…

Ce petit trait d’humour du Chinois fichera plus la trouille au détective que la perspective d’un cadavre balancé dans les eaux froide de la Tamise. Je n’en reviens toujours pas.

Tout le reste de l’album est affligeant, aussi : Holmes qui se promène en Inde, vêtu de sa cape et de sa deerstalker, sans que cela se remarque. Comme s’il ne savait pas qu’à Rome, il faut vivre comme les romains !

Le détective voyagera aussi à dos d’éléphant avec le même accoutrement, se déguisant juste sur le final. Il passe inaperçu, tout simplement. Ben voyons !

L’enquête avancera très vite, les scénaristes empruntant tous les raccourcis existants, pour finalement trouver le coupable et nous faire lire ses raisons.

Heu, oui, d’accord. Tout ça pour ça ?

Le meurtrier avait ses raisons, je peux comprendre (entre deux bâillements d’ennui) mais je doute de son stratagème pour faire empaler des chiens de garde sur des pieux.

C’est d’un pathos éhonté.

Et comme le disait James Bond lui même : « C’est une connerie ! ».

Pire : Holmes, après avoir été l’hôte du coupable et mangé à sa table, osera lui dire qu’il n’oublie pas qu’il est un assassin…

Un peu tard, jeune homme ! Trop facile de le lui rappeler au moment où tu vas quitter l’Inde et alors que tu connais le destin de cet homme. Les scénaristes s’en tirent par une pirouette.

Oh, tiens, une tête connue dans un lit d’hôpital sur la dernière case !

Si la suite est aussi pénible que ce deuxième opus, vous n’aurez pas besoin de pavot pour vous endormir. A conseiller aux insomniaques.

Heureusement, il n’y a pas de tome 3 ! Alléluia !

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Sherlock Holmes – T6 – Le rat géant du Sumatra : André-Paul Duchâteau & Di Sano

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Titre : Sherlock Holmes – T6 – Le rat géant du Sumatra

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Di Sano

Édition:  Bdétectives – Claude Lefrancq n°31 (1995)

Résumé :
C’est un client sortant de l’ordinaire qui se présente au 221b Baker Street.

Les rats l’obsèdent, surtout un rat géant qui semble l’épouvanter…

Il est évidemment en proie au délire, mais Holmes et Watson ont de bonnes raisons de le soupçonner que ces rats – ou ce rat – existe bel et bien.

Une enquête mouvementée va mener le grand détective aux abords de la Tamise où mille dangers l’attendent.

rat géantCritique :
Vous avez vu la taille du rat sur la couverture de l’album ? Non, ce n’est pas dû à la position du sujet, comme ceux qui font semblant de tenir la Tour Eiffel et de redresser la Tour de Pise.

D’ailleurs, il est en arrière-plan, ça fonctionnerait pas, il devrait paraître plus petit hors il est immense, comme si c’était le fils caché de Godzilla, ce rat.

La question qui s’impose durant l’album, c’est : avec quelle nourriture ultra-protéinée a-t-on nourri ces rats pour leur donner la taille d’un double-poney ?? Oui, oui, vous avez bien lu, je n’ai pas bu, les rats de cet album, on peut les chevaucher !

Là, je pensais lorsque j’ai commencé cette collection dans les années 90 que j’avais touché le fond avec la béquille d’aluminium et Jack l’Éventreur, mais ici, on a atteint des abysses dans le grand porte-nawak !

Comme presque chaque fois, les histoires scénarisées par A-P Duchâteau commencent par du « fantastique » ou des scènes aberrantes qui vous laissent dubitatives de perplexité. Mais bon, on pourrait avoir des explications logiques à la fin…

Oui, on pourrait avoir de la logique à la fin, mais elle est aux abonnés absents.

Cette enquête de Holmes ne déroge pas à cette règle. Pour les explications du comment cette chose est arrivée, sucez votre pouce ou tout ce que vous voulez, mais vous ne le saurez pas vraiment car des faits ne seront pas expliqués, ou pas clairement.

Pour ce qui est de Holmes, on ressort sa panoplie de la cape et de la casquette ridicule… Par contre, j’avoue que son astuce fut bonne pour s’échapper de la fumerie d’opium et que son déguisement plus tard sera excellent.

Au moins une chose de bonne dans cet album, mais c’est peu.

Le méchant qui a lancé les rats est toujours le même Grand Méchant, mais en blond décoloré, cette fois…

Vous vous demandez, bien entendu, comment il arrive à commander ses rats qui ont la taille d’un poney d’1,20m ?

Je vais vous le dire puisque je vous déconseille l’achat de l’album : par la pensée ! Oui, oui, oui, je vous jure que j’ai pas abusé de mojitos à la piscine ! Il donnait des ordres à ses rats par la pensée. Ça vous la coupe, hein ??

Le must c’est quand Holmes lui-même arrive à détourner le rat de lui et à le retourner contre le vilain pas beau qui n’a même pas une coloration digne de ce nom… La puissance de la pensée…

Bref, le scénario a des rat…és et cela vous dégoût…rat (« rat d’égout », elle est bonne !) de cette Untold Story qui est d’un ennui rare et d’une impossibilité physique, hormis une bonne radiation des rats par la centrale de Tchernobyl (avec 100 ans d’avance).

Pourtant, R.L. Boyer avait écrit un excellent roman sur cette Untold Story du Rat Géant de Sumatra.

Faudrait que je vous en parle, tiens…

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 SH

« Jack The Ripper » de Jesús Franco (1976) [FILMS]

Jack l’Éventreur (Jack the Ripper) est un film germano-suisse réalisé par Jesús Franco sorti en 1976.

  • Titre : Jack l’Éventreur
  • Année : 1976
  • Réalisateur : Jesús Franco
  • Genre : Horreur
  • Musique : Walter Baumgartner
  • Scénario : Jesus Franco et Jean-Claude Carrière
  • Durée : 92 min

1. Synopsis :

Le Dr. Dennis Orloff est un médecin respecté de tous, à la générosité qui semble être sans limite.

Pourtant, derrière ce parfait exemple de la société civilisée, se cache un redoutable tueur en série, connu sous le nom de Jack l’Éventreur, qui tue et démembre brutalement des filles de joie, afin de… [No spoiler].

2. Distribution :

  • Klaus Kinski : Dr Dennis Orloff / Jack l’Éventreur
  • Josephine Chaplin : Cynthia
  • Andre Mannkopff : Inspektor Selby
  • Herbert Fux : Charlie, the Fisherman
  • Lina Romay : Marika Stevenson
  • Nikola Weisse : Frieda
  • Ursula von Wiese : Miss Higgins
  • Hans Gaugler : Mr. Bridger, the blind man
  • Francine Custer : Sally Brown, first victim
  • Olga Gebhard : Ms. Baxter
  • Angelika Arndts : Ms. Stevenson
  • Peter Nüsch : Sergeant Ruppert
  • Esther Studer : Jeanny, second victim
  • Regine Elsener : Blondy
  • Lorli Bucher : Lulu
  • Mike Lederer : Coach Driver
  • Otto Dornbierer : Charlie’s friend

3. Anecdotes :

Ce film a été tourné sans son, les acteurs pouvaient jouer dans la langue qui leur était le plus facile, selon leur nationalité. La post-synchronisation s’est donc faite après.

C’est la langue allemande qui a été faite en premier, donc la version originale est considérée comme étant la version allemande, bien que les mouvements de lèvres des acteurs ne soient pas plus exacts avec les dialogues que les version anglaises et françaises faites ensuite.

Klaus Kinski a doublé lui-même les versions allemande et anglaise, pour son rôle.

Ce que j’en ai pensé :
— Non mais allo quoi ?? On a gâché de la pellicule pour réaliser ce film ?

Seriously ? Voilà ce qui s’appelle gâcher du matériel et faire perdre son temps aux gens…

Là, je peux le dire, je viens de regarder LE nanar du mois Anglais, Ze nanar on Jack The Ripper.

J’ai aussi dans ma manche Ze nanar of Sherlock Holmes, mais bon, celui-là c’était un second visionnage, ici, c’est le premier et ça fait mal aux yeux.

Bon, d’entrée de jeu, Jack a déjà frappé… On commence le film avec une pute saoule qui refuse de faire crac-crac avec un monsieur portant un costume noeud-pap… parce que pour une guinée, c’est non !

Nous savons (ceux qui ont suivi mon travail sur Jack en juin 14) qu’en 1888, les prostituées touchaient en moyenne 6 pences pour faire trembler les genoux de leur client…

Elle refuse une guinée ?? Valeur de la guinée ?

Parenthèse culturelle : certes, la guinée a été retirée de la circulation en 1817 pour être remplacée par le souverain, mais malgré tout, le terme guinée continue à être utilisé durant le XIXe siècle pour exprimer un montant de 21 shillings, soit une livre et un shilling (ou un souverain et un shilling).

Le penny, au pluriel pence pour la somme d’argent ou pennies pour les pièces elles-mêmes, est une pièce en bronze valant 1/12 de shilling (1/240 de livre). La pute refuse une passe qui rapporte en temps normal 6/12 de shilling alors qu’on lui propose 21 shillings ?? Impensable ! Fin de la touche culture.

L’homme bien habillé qui sort du pub un peu louche ? Irréaliste !

La prostipute habillée proprement, avec des vêtements même pas rapiécés ? Jamais vu ! Des dents si blanches qu’elles pourraient tourner dans une pub pour Ultrabright ?? N’importe nawak !

Que voilà des prostituées bien vêtues !!

Les décors sont cheap, les endroits qu’elle traverse trop bourgeois pour une pute de Whitechapel, la musique est à chier aussi.

L’agression de cette pute ? Les vêtements sont déchirés plus rapidement que si c’était ceux utilisé par Arturo Brachetti lors d’un de ses shows.

L’agresseur, bien habillé, la transporte via une barque dans un autre endroit où une complice le reçoit, l’appelant « docteur ». Peu de sang, sur le sac… et on s’en débarrassera, après découpage intégral, dans la flotte.

Ne cherchez pas de point commun avec le véritable Jack, ni avec ses crimes, parce que nous en sommes trèèèèèèès loin.

L’inspecteur qui mènera l’enquête ne mérite pas le nom d’acteur parce qu’il a trois expressions faciales sur le visage. Et encore, je suis large en disant 3 !

La plupart des « acteurs » (peut-on les désigner ainsi ??) fournissent le minimum syndical, donnent l’impression qu’ils sont là par hasard et ça ajoute de l’horreur dans ce film qui ne volera jamais plus haut que le derrière d’un mollusque.

L’inspecteur est celui de gauche, bein entendu !

Klaus Kinski est minable dans le rôle, lui aussi… Pourtant, il a la gueule de l’emploi pour camper un Jack l’Éventreur correct, mais lui aussi donne l’impression d’être ailleurs et passe totalement à côté du personnage.

Même pas un grain de folie à donner à son personnage, comme Heath Ledger le fit avec une interprétation magistrale du Joker dans Batman.

Ses dialogues en sont sans doute la cause, parce que entre les trois mots qu’il balance à sa logeuse où à ses malades, tous des indigents qui ne paient pas, on ne peut pas dire qu’il ait aussi de quoi nous éblouir.

Le scénariste et le dialoguiste devaient être eux aussi au minimum syndical… Un tueur de putes la nuit qui soigne les pauvres le jour, ça fait très Dr Jekyll et Mr Hyde.

On touche le fond aussi avec le témoin aveugle du meurtre de Sally Brown… Il est aveugle, donc, son odorat et son ouïe est plus développée que les nôtres. Je ne discute pas.

Mais, rien qu’en sentant l’odeur qui se dégageait du meurtrier et en écoutant ses halètements, le Gilbert Montagné de la rue nous la joue « profiler » et nous dresse un de ces portrait psychologique de l’assassin que même ceux d' »Esprits Criminels » n’oseraient pas faire sous peine de se faire lyncher.

Des odeurs de belles étoffes, odeurs de plantes rares… Il sent même ses irradiations… L’homme qui tue les putes n’est pas un sadique, mais il a aussi un grand cœur.

Si l’homme avait pété, l’aveugle nous aurait dit ce qu’il avait mangé il y a 3 semaines et donné ses bulletins scolaires pour le même prix.

— Quand j’étais jeune et que mes parents voulaient me punir, ben ils changeaient tous les meubles de place, les salauds !

Hé, partez pas encore, je vais aussi vous parler de cette poursuite interminable entre « Jack » et une prostituée dans des bois où il fait clair comme en plein jour avec des tonnes de fumée artificielle dans les arbres…

Bon, là au moins, ils n’ont pas oublié d’ajouter le brouillard, parce qu’après le premier meurtre vu par le téléspectateur, une vieille rombière, témoin du meurtre, dit qu’elle avait pas bien vu avec tout le brouillard, hors nous, on n’avait pas de brouillard !!

Bref, la pute, il la poignarde (scène horriblement filmée), lui arrache les vêtements aussi facilement que si c’était du papier tout fin, la viole debout contre un arbre, vous voyez même les soubresauts du bassin de monsieur qui copule avec la dame sans lui demander son autorisation.

— T’as d’beaux nichons, tu sais !

Le must est encore à venir ! Par miracle, elle survit assez longtemps pour arriver jusqu’à l’antre de Jack l’Éventreur.

Elle ne décédera qu’après s’être fait enlever un nichon par ce bon vieux Kinski qui nous la joue Nip/Tuck…

Tout cela étant naturellement mal joué, mal filmé, mal musicalisé, pas effrayant du tout et encore moins captivant.

Le film oscille sans cesse (et en dents de scie) entre la violence, le côté gore des meurtres ou les scènes de cul…

Une fois de plus, comme en cuisine, le dosage de ces ingrédients est à calculer pour ne pas devenir ad nauseam.

Le mobile des meurtres est à hurler de rire, rien n’est cohérent dans ce film (vêtements pas d’époque, des dents trop blanches, des taches sang couleur rouge mais jamais sombre, du brouillard de merde, acteurs, personnages…).

Coup de poignard final ?
Jack l’Éventreur, version Jesús (mais j’avale pas) Franco, est, pour le moment, l’un des plus médiocres films sur le célèbre meurtrier de Whitechapel.

N’ayant pas encore tout vu, tout est encore de l’ordre du possible, bien que je me demande s’il est vraiment possible de tomber encore plus bas que cette merde.

Tapez-vous la version des Frères Hughes, « From Hell » avec le bô Johnny Deep  ou faites vous offrir celle – un peu moins connue – mais très bien faite de David Wickes, « Jack l’Eventreur », avec Michael Caine dans le rôle d’Abberline (un téléfilm en deux volets).

BILAN - Minion mauve - WTF OK

Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions - OK

La maîtresse de l’attorney général : Sherlock’s story n°8

Titre : La maîtresse de l’attorney général : Sherlock’s story n°8

Auteur : Illustre inconnu !
Édition : Sherlock’s Diffusion

Résumé :
Lord Dempson et son épouse sont retrouvés sans vie dans leur chambre à coucher, sauvagement assassinés. Or les fenêtres sont closes, la porte fermée de l’intérieur.

Comment le meurtrier a-t-il pu s’introduire, puis s’en aller, en ne laissant aucune trace ?

Critique : 
Sur l’air de « Allumer le feu », je chanterais bien « j’ai touché le fond » parce que celui-là, c’est Byzance point de vue de la descente de niveau. Bon, les autres ne volaient pas très haut, mais on pouvait encore leur trouver quelques circonstances atténuantes, mais ici, non.

Aucune déductions, une enquête sur un double meurtre en chambre close dont Holmes n’avait pas trouvé la solution lors de sa première enquête (pourtant, il n’y a pas 36 solutions, en chambre close), des personnages débiles ou totalement improbables et un Sherlock Holmes toujours empêtré dans des situations de fous, limite MacGyver qui va mourir dans deux secondes et pouf, solution !

Attention, MacGyver sans les gadgets ! Ma foi, il y avait même de l’Indiana Jones dans ce Holmes là, lorsqu’on voit certaines situations critiques dans lesquelles il est coincé.

Précisons que c’était de l’Indiana Jones light, sans sucre, bourré d’aspartame, de Xylitol et autres substances falsifiées ou altérées. « Indiana falsificat » aurait dit un légionnaire du camp de Babaorum.

Non, rien pour sauver cette histoire, ça voudrait ressembler à du Holmes mais ça n’a ni la couleur, ni le goût, même pas les bulles ! Rien, que dalle.

Tiens, le Canada Dry© à plus de ressemblance avec l’alcool que ce pénible pastiche n’en aura jamais avec le vrai Sherlock Holmes de Conan Doyle.

Rien que de la mauvaise contrefaçon tout cela !

Vite, une valeur sûre : « A study in terror » avec le grand et beau John Neville ! Pas de risque d’être déçue.

Il est temps que j’aille me perdre dans les vraies brumes de Londres, dans ses vraies rues sombres, que j’aille rôder du côté de Whitechapel et que je me tape quelques bières dans un pub glauque !

A bon entendeur, salut ! Ite missa est…

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

Les dentelles de la reine : Sherlock’s story n°4

Titre : Les dentelles de la reine : Sherlock’s story n°4

Auteur : Inconnu – Obscurs auteurs
Édition : Sherlock’s Diffusion (1993)

Résumé :
Comment le profond amour qu’il porte encore à son épouse trop tôt disparue conduit-il brusquement lord Harold Dumbarton à vouloir refaire sa vie avec une chanteuse de café concert, à la consternation des siens et, plus particulièrement de son oncle et confident, lord Warwick ?

Comment Sherlock Holmes, dont on requiert les services, se convainc-t-il aussitôt que le veuf inconsolable est tombé dans un piège odieux et sacrilège ?

Critique : 

L’avantages de ces petits livres,‭ ‬c’est qu’ils sont minces et donc,‭ ‬on n’a pas le temps de bailler, le tout est vite expédié, à la manière d’une nouvelle.

Dans cette collection, ‬Sherlock Holmes n’est pas accompagné par son fidèle Watson, mais par un jeune assistant,‭ ‬Harry Taxon, qui me fait plus penser à son fils qu’à son assistant.

Je n’ai rien contre Harry, mais je le trouve sous-employé par l’auteur (ces fascicules sont écrits sous la plume d’obscurs écrivains). On ne sait rien de lui, on pourrait croire, en entendant Holmes lui parler, qu’il est son fils, mais rien ne dit qu’il est son rejeton naturel, il pourrait tout autant être son fils spirituel. Pour une explication, le lecteur repassera.

L’enquête ? Elle ne vous fera pas sursauter, elle est banale, presque. Le chantage est aussi vieux que l’humanité. Ici, c’est « magouilles.com » pour le fric et rien que le fric (non, c’est pas chez madame Bettencourt).

Attention, je vais sabrer un peu : le petit livre ne foisonne pas de déductions holmésiennes, elles sont rares, très rares. A croire qu’il ne sait pas en faire.

Énervant aussi cette propension pour les « méchants » d’expliquer à voix haute leurs projets criminels alors que les oreilles du détective trainent dans le coin. Voilà pourquoi il ne déduit pas beaucoup, il se contente d’être au bon endroit au bon moment. Frustrant pour le lecteur. Indigne de Holmes.

Non, vraiment trop facile de retrouver, au fil des aventures, ces méchants qui en disent un peu trop sur leurs agissements passés ou futurs, comme s’il était naturel que l’un d’entre eux déballe tout à son collègue qui en sait tout autant que lui. Impensable, non ?

Autres petits bémols : à force d’utiliser des termes comme « toilette » on pense que les dentelles de la reine sont un vêtement, mais parfois, le narrateur utilise le mot « parure » et dans le résumé, on parle d’un collier  ! Allez savoir ce qu’est ce truc – vêtement ou collier – vu que le livre n’est pas prodigue en descriptions.

Les dialogues, parlons-en : ils sont parfois un peu limite  ! Je sais que ce n’est pas de la haute littérature, mais bon, un p’tit effort aurait donné un air moins « écrit à la va-vite » au petit livre.

Bref, du déjà vu, rien de transcendantal, ça se lit vite, on passe un chouette petit moment à le lire et aussitôt lu, aussitôt oublié.

Si vous voulez découvrir Sherlock Holmes, ne commencez surtout pas par ces petits fascicules qu’un éditeur allemand, s’étant emparé du détective fort célèbre (n’en déplaise à Conan Doyle) pour en faire le héros d’une série de fascicules, édita au début du XXème siècle.

Le détective n’y est pas à son avantage, mais alors là, pas du tout, c’est du sous Holmes.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

 

Floris – Tome 1 : Floris, fils du tsar : Jacqueline Monsigny

Titre : Floris – Tome 1 : Floris, fils du tsar

Auteur : Jacqueline Monsigny
Édition : Archipoche (2009)

Résumé :

En 1717, alors que Pierre le Grand rend visite au jeune Louis XV, le hasard le met en présence de la comtesse Maximilienne de Villeneuve-Caramay.

C’est le coup de foudre. Bien que mariée et mère d’un enfant de deux ans, la jeune femme suit le tsar en Russie.

Un périple qui mènera la comtesse, son fils Adrien et Floris, qui naîtra de ses amours avec le souverain russe, de Paris à Moscou en passant par la Turquie, les splendeurs de Saint-Pétersbourg, les rivages de la Baltique et les steppes d’Ukraine.

Les protagonistes de cette aventure connaîtront tour à tour le luxe de la cour, la paille des cachots, la peur des loups, l’attaque des brigands…

Ce roman de coeur et d’épée est l’une des plus touchantes histoires d’amour jamais écrite.

Critique :

Moi qui pensait lire un livre « historico-romantique », je suis tombée dans de l’Harlequino-guimauvien ! Moi qui pensait lire de l’Histoire avec juste « un doigt » de romance (que les pervers se calment à la mention du doigt), on est fort loin d’une « touche » de romance parce que c’était une « louche » !

Diable, j’ai lu des livres qui ne m’avaient pas plu, mais ici, je viens de tomber très, très bas ! Le bouquin illustrerait à merveille le rayon « Vendredi, c’est lecture pourave » du blog d’Altervorace !!

Niveau dialogues, scénario, travail des personnages et tout le Saint tremblement, ça se situe au niveau de vingt mille lieues sous les mer ! Pas le roman de Jules Verne, non, je vous parle de la profondeur abyssale du roman. Oui, c’est aussi bas que ça.

Le 4ème de couverture mentionnait : « Ce roman de cœur et d’épée est l’une des plus touchantes histoires d’amour jamais écrite ». Touchante ? Non ! Lamentable, oui !

Le niveau de ce livre ne vole pas plus haut que le derrière d’un cochon et il est tellement sirupeux du point de vue de l’histoire d’amour que si je l’avais tordu, j’aurais fait provision de miel pour les 10 prochaines années !

Comme le chantait Patriiick : j’m’attendais pas à ça ! Si j’avais su que c’était de la lecture pourave, j’aurais viré mon cerveau et lu pour ce qu’il était. J’vous jure que je suis tombée de haut, et rapidement, en plus.

Vous ne me croyez pas ? Vous voulez des preuves ? Vous allez en avoir, à vos risques et périls pour vos neurones.

Scénario : la comtesse Maximilienne de Villeneuve-Caramay se promène dans les bois (la, la, la schtroumpf, la,la, la), elle a un enfant de 2 ans et vit séparée de son mari, qui court la gueuze à Paris.

D’elle, vous aurez pour description « Fort belle, avec ses longs cheveux bruns et ses yeux violets, elle s’était volontairement exilée dans son superbe château de Mortefontaine ».

Vous comprenez mieux la profondeur abyssale, là ? Description digne d’une rédaction d’une gamine de 7 ans.

Elle croise la route d’un homme qui s’est tordu la cheville à cause de son cheval (oh, un air de « Jane Eyre » mais n’est pas Brontë qui veut) et elle le ramène dans son supeeerbe château… Il lui dit qu’il est l’interprète du Tsar de Russie, Pierre le Grand, qui vient rendre visite au roi Louis XV et au régent, Philippe d’Orléans.

J’ai déjà compris que ce sois-disant baron Pierre Mikhaïlof n’est autre que le Tsar de Russie.

« Chababadabada, chababadabada » ils vont tomber amoureux l’un de l’autre…

On s’en doutait, avec des réflexions telles que : « Maximilienne avait tout à coup un sentiment de bonheur intense qu’elle ne pouvait s’expliquer ».

Bref, après le souper, ils s’en vont aider une vieille bohémienne dont le mari souffre d’une rage de dent, que le Tsar enlèvera avec une pince.

Oui, Maximilienne aide son prochain et ne chasse pas les gitans, bohémiens et autres, non, elle les accueille !

Et c’est durant le retour que le faux interprète mais vrai Tsar lui prendra la main :  « Qu’ai-je fais pour mériter des moments si délicieux ? » lui demande-t-il. Il lui avoue son amour avec un « Maximilienne, je vous aime ».

Et un litre de miel, un ! Parce que après avoir joué au jeu de « Je t’aime, moi non PLUS » (+), ils vont nous sortir le grand jeu avec « Je vais et je viens, entre tes reins »…

Oui, premier chapitre, c’est l’amour fou et partagé et début du deuxième, le Tsar va ôter son calbute pour une partie de culbute ! Virer son falzar pour lui faire admirer l’bazar… et lui fourrer le sceptre qui n’était pas d’Ottokar Ier.

Audiard étant absent lors de l’écriture des dialogues, cela nous donnera des : « C’est donc ça, l’amour ? » murmuré par une Maximilienne toute palpitante et des « Oui, c’est cela ma chérie, je vais t’apprendre à devenir une vraie femme », répondu par Pierre.

Heu, elle a déjà un gosse, elle voit plus ou moins… En plus, si le fait de se faire faire l’amour « correctement » par un homme doit faire de nous de vraies femmes, j’en connais beaucoup qui n’en seront jamais, les pauvres !

Encore pire : « Regarde-moi mon amour, tu es belle, tu es faite pour aimer ». Profond, non ?

Ah non, j’oubliais le « Je t’aime, Pierre, serre-moi contre toi, garde-moi toujours car je t’attendais depuis si longtemps ! » et le encore pire « Maximilienne, tu te donnes à moi sans savoir qui je suis, et tu ne peux imaginer ce que cela représente pour moi. C’est le plus beau de tous les cadeaux ».

Puisqu’il l’a aimé toute la nuit, son légionnaire, nous avons droit à une pensée philosophique d’une des femmes qui peut prétendre au titre de la plus bête de toute la littérature : « Maximilienne ne comprit que plus tard à quel point Pierre avait fait violence à sa nature parfois sauvage pour être si doux et si tendre avec elle ».

Et nous n’en sommes qu’à la page 20 !

Comme prévu, le Tsar ne lui dit pas qui Il est, laissant son ami jouer son rôle de Tsar et même draguer Maximilienne pour être bien sûr de son amour. Diantre, c’est digne d’un Pierre le Grand, ça ? Il n’en sort pas grandi, le pauvre.

Ensuite, il l’emmène avec lui à Paris, voir le petit Louis XV (il est tout jeune, le gamin) et c’est là qu’elle apprend ce que nous savons déjà : Pierre est le Tsar. Le vrai !

Madame boude, monsieur traverse Paris pour la retrouver, sympathise au passage avec le bandit Cartouche et avec Law, le père des actions (on lui doit l’introduction du billet de banque et d’une des premières bourses au monde).

Là, le Tsar a plus des airs d’un jeune Belmondo… et il a d’autres pensées profondes telles que :

« Il désirait éperdument cette femme à la peau douce et fraîche comme un fruit » (il n’a sans doute jamais touché les épines des figues de barbarie)

« Maximilienne se sentait envahie d’une chaleur intense, venue du plus profond d’elle-même » (trop mangé de fayots et une flatulence qui remonte ?)

« Oh, Pierre, comment ai-je pu songer à ne plus vous revoir ? » (Elle songe, donc elle est…)

« L’ange de l’amour déployait sur eux ses ailes et ils se sentaient isolés du monde ». (attendez, je vais vomir !)

Il la reculbute et lui jure de l’aimer pour toute la vie…

Ouais, pourtant, lors d’une fête à Versailles, un orage éclate et le fait de voir les nichons rebondis d’une marquise lui donne envie de lui fourrer le buisson puisque « Une petite aventure ne saurait faire de peine à Maximilienne si elle n’en sait rien ».

Lorsqu’elle le surprit en train de lorgner sur l’opulente poitrine, Maximilienne s’en fut, poursuivie par le Tsar, décidément très en verve car il nous sortira :

« Je suis vraiment incorrigible, je possède la plus exquise des femmes et je m’en vais trousser une marquise qui ne vaut pas plus que la dernière des souillons de cuisine ».

Il la course, entre de force dans une chambre et pousse sa meuf sur un lit.

La suite serait délectable et je vais vous la conter, ce qui est regrettable car le Tsar, très féru de dialogues inoubliables, nous sortira des :

« Je t’aime, je te veux, je brûle de t’aimer » et un « Je te violerai si je veux »car Mâdâme se refuse à lui.

« Je te violerai si je veux » ? Ou était le MLF ?? Les chiennes de garde ? Les flics ? Versailles était-il donc une sorte d’hotel Sofitel ?

Heureusement que Maximilienne « sentait poindre en elle un désir irrésistible au contact du corps viril de Pierre ».

L’avantage, c’est que l’auteur nous dit que c’est à ce moment précis que sera conçu leur fils, Floris ! Pas lors de l’assaut précédent ou de celui de demain, non, non, ce soir là !

Le pire était à venir, parce que Maximilienne va suivre le Tsar, à Moscou, elle est tellement gentille que lorsqu’elle le suit à la guerre, les soldats l’aiment bien, et que, se faisant enlever, un des ravisseurs se battra contre l’autre parce qu’il ne veut pas qu’on la tue, car on ne tue pas une femme enceinte. Oh, que c’est touchant !

Lui aussi deviendra son pote ! Seule l’épouse de Pierre, Catherine, complotera contre elle.

L’accouchement ? Elle mettra au monde un beau rôti de 10 livres… Un bébé de 5 kilos, messieurs, dames ! Rien de moins, rien de plus. Et elle n’était même pas grosse comme une vache à l’engraissement.

Comme le disait mon boucher « Il y en a un peu plus, madame, je vous le laisse ? ».

Le bébé est même né avec une dent mais plutôt que de le nommer Nakunedent, ils le nommeront Floris.

La totale sera atteinte lorsqu’elle présentera Floris, âgé de trois mois à son autre fils, Adrien, âgé de trois ans. Il n’est pas content, l’enfant, de devoir partager sa maman avec un truc vagissant, mais maman est futée et elle lui donne le paquet vagissant et là, miracle, son premier enfant tombe sous le charme de son petit frère !

L’auteur nous précise même qu’Adrien protégera TOUJOURS son petit frère et qu’ils seront inséparables ! Pff, pas drôle, même pas de conflit fraternel, juste de l’amour jusqu’à plus soif !

Même Alexis, le fils du Tsar, qui a comploté contre son père, aimera la nouvelle meuf de son père, avant de mourir, empoisonné.

Ensuite ? J’ai laissé tomber, j’avais déjà perdu trop de neurones dans l’aventure et vous pensez bien que je ne lirai pas le second tome !

Non, ce livre est juste bon pour celui qui veut lire de la lecture pourave ou caler un meuble…

Ah, si vous organisez un camp scout, prenez-le avec vous, pour le feu de camp, c’est tout bon puisque c’est de la guimauve !

ABANDON : Titre participant à l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.