Bilan Livresque Annuel 2015 et coups de cœur

  • 2015 : 109 romans + 105 bédés (quelques nouveautés parmi beaucoup d’anciennes que je possède déjà).
  • 2014 : 112 romans
  • 2013 : 116 romans
  • 2012 : 96 romans.
  • Kobinou 2014 : 12 romans numérique (ach. 27/09/2014)
  • Kobinou 2015 : 65 romans numérique !!

BILAN ANNUEL - Minions

Une première sélection de 50 titres avant l’essorage pour tenter les 20 coups de cœur de l’année avant le Grand Gagnant (et là, ce fut un crève-cœur !!). Les daubes de 2015 sont tout en bas…

  1. L’effet papillon : Jussi Adler-Olsen
  2. Que ta volonté soit faite : Maxime Chattam
  3. 911 : Shannon Burke
  4. Grossir le Ciel : Franck Bouysse
  5. Les Temps Sauvages : Ian Manook
  6. Un père idéal : Paul Cleave
  7. Montana 1948 : Larry Watson
  8. Six fourmis blanches : Sandrine Collette
  9. À la mesure de nos silences : Sophie Loubière
  10. Un fond de vérité : Zygmunt Miloszewski
  11. ÇA – Tome 1/2  : Stephen King
  12. Dorchester terrace : Anne Perry
  13. Toutes les vagues de l’océan : Víctor Del Árbol
  14. Une putain d’histoire : Bernard Minier
  15. Meurtre à Oxford : Tessa Harris
  16. Whitechapel : Sarah Pinborough
  17. Rebecca : Daphné du Maurier
  18. Sale temps pour le pays : Michaël Mention
  19. Lundi mélancolie : Nicci French
  20. Black Cocaïne : Laurent Guillaume
  21. La Tuerie d’Octobre : Wessel Ebersohn
  22. Les Soldats de l’aube : Deon Meyer
  23. Le carnaval des hyènes : Michaël Mention
  24. Simetierre : Stephen King [LC avec Stelphique]
  25. La Fille du train : Paula Hawkins
  26. Papillon de nuit : R.J. Ellory
  27. De sang-froid : Truman Capote
  28. Aux animaux la guerre : Nicolas Mathieu
  29. Code 93 : Olivier Norek [LC avec Stelphique]
  30. Replay : Ken Grimwood [LC proposée par Yvan]
  31. Le dernier arbre : Tim Gautreaux
  32. Nous rêvions juste de liberté : Henri Loevenbruck
  33. L’homme des vallées perdues : Schaefer
  34. Contrée indienne : Johnson Dorothy
  35. L’indien blanc : Craig Johnson
  36. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur : Harper Lee  (LC)
  37. Sweet Sixteen : Heurtier
  38. Les loups à leur porte : Fel Jeremy
  39. Le tireur : Glendon Swarthout
  40. Les assassins : R.J Ellory
  41. Nosfera2 : Joe Hill
  42. Territoires : Olivier Norek [LC avec Stelphique]
  43. Nos disparus : Tim Gautreaux
  44. L’immense obscurité de la mort : Massimo Carlotto
  45. …Et justice pour tous : Michaël Mention
  46. Hiver rouge : Dan Smith
  47. Trait bleu : Jacques Bablon
  48. Carnaval : Ray Celestin
  49. L’heure des fous : Nicolas Lebel [LC avec Stelphique]
  50. Extinction : Matthew Mather [LC avec Stelphique]

Coup de Coeur

Les 20 meilleurs (ça veut pas dire que les 30 autres sont de la merde, hein !) :

  1. L’effet papillon : Jussi Adler-Olsen ♥♥♥♥♥
  2. Que ta volonté soit faite : Maxime Chattam ♥♥♥♥♥
  3. Grossir le Ciel : Franck Bouysse
  4. ÇA – Tomes 1/2  : Stephen King ♥♥♥♥♥
  5. Toutes les vagues de l’océan : Víctor Del Árbol
  6. Le carnaval des hyènes : Michaël Mention
  7. Simetierre : Stephen King
  8. Papillon de nuit : R.J. Ellory ♥♥♥♥♥
  9. Rebecca : Daphné du Maurier
  10. Nous rêvions juste de liberté : Henri Loevenbruck ♥♥♥♥♥
  11. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur : Harper Lee  ♥♥♥♥♥
  12. Sweet Sixteen : Heurtier ♥♥♥♥♥
  13. Les loups à leur porte : Fel Jeremy
  14. Les assassins : R.J Ellory
  15. Territoires : Olivier Norek
  16. Nos disparus : Tim Gautreaux ♥♥♥♥♥
  17. Sale temps pour le pays : Michaël Mention
  18. …Et justice pour tous : Michaël Mention ♥♥♥♥♥
  19. Hiver rouge : Dan Smith ♥♥♥♥♥
  20. Trait bleu : Jacques Bablon ♥♥♥♥
  21. Carnaval : Ray Celestin
  22. L’heure des fous : Nicolas Lebel
  23. Extinction : Matthew Mather

Les ♥♥♥♥♥ désignent mes gros gros coups de cœur, mais je vous jure, ce n’est pas facile parce que je les aime tous.

Roulement de tambour pour le grand gagnaaaaant ! Un choix difficile mais j’ai pris « ÇA » de Stephen King pour la simple bonne raison que je n’avais jamais osé le lire… Il a fallu une LC avec Stelphique pour que j’ose l’ouvrir, que j’ose le lire et voilà pourquoi je l’ai choisi en graaaand gagnant.

Et puis, il m’a donné des émotions énormes, je me suis retrouvée dans certains des gosses et j’ai vibré comme jamais. Voilà pourquoi il arrive avant « Nous rêvions juste de liberté » et quelques autres qui furent aussi des autres énormes coups de cœur.

BILAN - Coup de coeur

Pour les daubes ainsi que les grosses déceptions de 2015, voici les images :

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2015

BILAN - Minion What OKDécembre, fin de l’année, heure du Bilan Annuel… Alors, qu’est-ce que ça donne à l’autopsie ??

12 romans lus en décembre, 1 manga et quelques bédés dont 1 nouveauté (pas de relecture).

L’année 2015 aura été riche de 109 lectures (uniquement les romans) et de 105 bédés, la plupart étant des re-re-re-lectures.

J’ai déjà fait mieux niveau romans, mais je m’estime heureuse d’avoir pu franchir la barre symbolique des 100.

Mais en 2014, j’avais 112 lectures au compteur et le record de 2013 avec ses 116 romans ne tombera pas cette année. La pire année restera 2012 avec ses 96 romans.

Les deux plus gros mois furent septembre avec 16 lectures et juin avec 15. Février et Mai n’en comptaient que 6…

Les coups de cœur feront l’objet d’un autre post, les choix étant toujours durs et longs, comme j’aime certaines choses.

Si 2014 avait vu l’avènement pour moi de la lecture sur liseuse, je n’avais fait que  12 romans numérique. En 2015, 65 romans furent lus en numérique… Plus de la moitié, en fait.

Bon, j’arrête avec les chiffres, mais faut pas m’en vouloir, la comptable qui sommeille en moi se réveille de temps en temps durant ses congés !

Le commencement du mois fut bon avec Carnaval de Ray Celestin (ICI) qui m’a emmené à La Nouvelle-Orléans sur des airs de jazz et de serial-killer. Personnages attachants, contexte social, enquête menée de trois fronts différents et une plume que j’ai hâte de lire à nouveau.

Petite déception avec L’ombre de Stephen Lloyd Jones (ICI) qui avait tout pour faire un grand roman mais qui manquait de sel. Grand Méchant loupé.

Toujours un plaisir de retrouver mon diable de majordome qu’est Sebastian dans la série Black Butler – Tome 20 de Yana Toboso (ICI). L’enquête se termine tout doucement et je suis surprise de voir que l’aspect fantastique de l’enquête ne l’était pas tant que ça.

Une découverte des plus agréable avec le premier tome Le dernier apprenti sorcier – Tome 1 – Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch (ICI). Une touche de fantastique des plus rafraichissante dans cette enquête qui nous mènera là où on ne s’y attend pas.

Sherlock Holmes & Moriarty associés – La BD dont vous êtes le héros de Ced & Boutanox (ICI) est un rendez-vous annuel depuis trois ans et malgré mes talents, je dois me creuser les méninges afin de résoudre les enquêtes. Quelques heures de plaisir et de jeu en perspective.

Cour roman pour faire monter le compteur avec Le mystère de High Street de Anne Perry (ICI) qui m’a fait passer quelques moments hors du temps. Dommage que cela fusse si court.

Petit sherlockonerie avec Le Saigneur de la jungle de Philip José Farmer (ICI) où notre détective, durant la Première Guerre, croisera la route d’un certain Tarzan. Loufoque, second degré, humour, on ne se prend pas au sérieux mais la farce ne vire jamais à l’aigre.

Ding Dong… C’est L’heure des fous de Nicolas Lebel [LC avec Stelphique] qui m’a mis de si bonne humeur ?(ICI) Oui, tout à fait. Humour, enquête, dialogues au poil, culture, personnages hauts en couleur, bref, à lire de toute urgence pour combattre la morosité.

Si vous voulez aller à la rencontre d’une autre culture, je vous conseille Le chasseur de lucioles de Janis Otsiemi (ICI) qui nous entrainera au Gabon pour une enquête des plus étranges. Oubliez les Experts, ici, on enquête d’une autre manière. Les dialogues sont truffés d’expressions bien de là bas…

♫ Verres sur verres de Cuba Libre ♪ Un petit tour au pays des cigares et de Castro ? Avec Coupable vous êtes de Lorenzo Lunar (ICI) on découvre une partie de Cuba que l’on connait peu, une partie sombre, miséreuse, gangrénée par la corruption, mais le commissaire Leo Martín se fera une joie de vous en parler mieux que moi.

J’aime le dépaysement et j’ai voyagé en décembre avec mes lectures de tout horizons, notamment avec Utopia de Ahmed Khaled Towfik (ICI) qui m’a emporté dans Le Caire en 2023 pour une dystopie qui m’a fait froid dans le dos.

Tant qu’à avoir froid dans le dos, ajoutons-en une dose avec Extinction de Matthew Mather [LC avec Stelphique] qui m’a fait vivre un récit post-apocalypse des plus réalistes (ICI). J’en frémi encore parce que oui, ça pourrait très bien arriver !

La suite d’une bédé dont j’avais adoré le premier opus et le suite est tout aussi digne pour Undertaker – Tome 2 – La danse des vautours de Xavier Dorison & Ralph Mey (ICI). Un western qui respecte les codes du western tout en les adaptant et dans un tout qui reste cohérent.

Le Messie de Dune – Dune II de Frank Herbert [LC avec Stelphique] est entamé mais pas tout à fait terminé. Passé la moitié, il me semble plus haut que le premier, niveau écriture, mais plus bas niveau « action ».

Bilan Livresque Mensuel Décembre : 12 romans, 1 manga, 1 bédé

  1. Carnaval : Ray Celestin
  2. L’ombre : Stephen Lloyd Jones
  3. Black Butler – Tome 20 : Yana Toboso
  4. Le dernier apprenti sorcier – Tome 1 – Les rivières de Londres : Ben Aaronovitch
  5. Sherlock Holmes & Moriarty associés – La BD dont vous êtes le héros : Ced & Boutanox
  6. Le mystère de High Street : Anne Perry
  7. Le Saigneur de la jungle : Philip José Farmer
  8. L’heure des fous : Nicolas Lebel [LC avec Stelphique]
  9. Le chasseur de lucioles : Janis Otsiemi
  10. Coupable vous êtes : Lorenzo Lunar
  11. Utopia : Ahmed Khaled Towfik
  12. Extinction : Matthew Mather [LC avec Stelphique]
  13. Undertaker – Tome 2 – La danse des vautours : Xavier Dorison & Ralph Mey
  14. Le Messie de Dune – Dune II : Frank Herbert [LC avec Stelphique]

Le Pavillon des cancéreux : Alexandre Soljenitsyne

Titre : Le Pavillon des cancéreux

Auteur : Alexandre Soljenitsyne
Édition : Presse Pocket (2005)

Résumé :
En 1955, au début de la déstalinisation, Alexandre Soljenitsyne est exilé dans un village du Kazakhstan après huit ans de goulag.

Il apprend alors qu’il est atteint d’un mal inexorable dont le seul nom est un objet de terreur. Miraculeusement épargné, il entreprendra quelques années plus tard le récit de cette expérience.

Au « pavillon des cancéreux », quelques hommes, alités, souffrent d’un mal que l’on dit incurable. Bien que voisins de lit, Roussanov et Kostoglotov ne se parlent pas.

Pour l’un, haut fonctionnaire, la réussite sociale vaut bien quelques concessions.

Pour l’autre, Kostoglotov, seule compte la dignité humaine.

Pour ces êtres en sursis, mais également pour Zoé la naïve, Assia la sensuelle, Vadim le passionné, c’est le sens même de leur vie qui devient le véritable enjeu de leur lutte contre la mort. Une œuvre de vérité.

Critique : 
Il est des chroniques plus difficile à écrire que d’autres parce qu’on ne sait pas vraiment par quel bout commencer, ni comment l’introduire.

Un peu comme un œuf qu’une poule aurait du mal à pondre tant la lecture fut longue, dure, intensive, mélangeant des tas d’émotions qu’à la fin, on termine un peu saoule. Et devant sa page blanche.

Éliminons déjà le caillou dans la chaussure, perçons l’abcès de suite : j’avais pris plus de plaisir dans « Une journée d’Ivan Denissovitch » mais les deux romans ne sont pas comparables au niveau du nombre de pages (700 ici).

Pourtant, dans cet hôpital qui soigne les cancéreux, nous avons ici aussi un large panel de la société russe dans toute sa splendeur.

Paul Roussanov est un crétin fini (dans le sens de veule et méprisant) qui s’insurge qu’une tumeur ait osé s’en prendre à lui, cadre zélé du parti communiste ! Non mais… Il est exigeant, s’insurge qu’on ne l’ait pas encore examiné après 18h et menace toujours de porter plainte.

Face à lui, Kostoglotov, un relégué qui a vécu les purges staliniennes, les camps du goulag et la guerre. Un personnage que j’ai mis du temps à cerner…

Nous avons aussi, pour équilibrer le bateau, le bienveillant Sigbatov, condamné à se faire emporter par sa maladie, le cynique Pouddouïev, un moribond désœuvré… Chaly qui boit de la vodka,

Sans oublier l’étrange Chouloubine, qui  contemple la salle, silencieux. Du côté des médecins, on a la dévouée Lioudmila Dontsova, Vera Kornilievna Gangart dont la vie se résume à son travail, le serein Léonidovitch, le chirurgien respecté, et Zoé, l’impudente et naïve infirmière.

Dans cet espèce de huis-clos où toutes ces personnes sont obligées de cohabiter, malgré leurs différences de statut social (le Roussanov a refusé le pyjama de l’hosto et a amené le sien), vous n’échapperez pas aux méthodes de soin de l’époque – déjà des rayons, oui ! – ni aux regards des médecins sur ce crabe qu’ils tentaient déjà d’enrayer à l’époque.

L’époque, parlons-en, tien ! Elle n’est pas de tout repos non plus… 1955, Staline est out, mort et embaumé, et le pays est dans une phase de déstalinisation, ce qui n’arrange rien.

La maladie, par contre, les met égaux, se fichant pas mal qu’ils soient ancien prisonnier ou cadre du parti ! Là, c’est égalité. Et la maladie vous montre aussi une part peu connue des gens malades. Pas toujours la meilleure chez certains.

— Et pourquoi lire ? Pourquoi, si on doit tous crever bientôt ?
La balafre de « Grandegueule » frémit.
— C’est justement parce qu’on doit tous crever qu’il faut se dépêcher. Tiens, prends.

Malgré le fait que j’ai aimé découvrir ce petit monde qui souffre, qui espère, qui partage, qui se chamaille, qui perdent courage, qui se battent, j’ai souffert de certaines longueurs dans le roman au point que j’ai sauté des lignes.

Problème aussi, le nom des personnages qui changent souvent, étant appelé selon un nom et ensuite un autre… ça n’aide pas ! Lioudmila Afanassievna alias Dontsova, par exemple ou Paul Nikolaievitch qui est ensuite appelé Roussanov ou Paul Nikolaievitch Roussanov. Bon, lui, vu son caractère de chien, il était reconnaissable.

Soljenitsyne a été soigné dans un pavillon pour cancéreux et il a connu le goulag… Kostoglotov devait lui ressembler un peu. Un homme qui a connu l’horreur dans la vie et qui malgré tout, avance encore et toujours. J’ai aimé le personnage.

C’est un roman sombre, qui vous parle de ce régime qui oubliait sciemment ses membres les plus faibles et qui se complaisait dans ses odieuses certitudes.

Nizamoutdine Bakhramovitch avait aussi insisté pour que l’on ne gardât pas les malades condamnés. Leur mort devait survenir, autant que possible, hors de l’hôpital; cela libérerait de nouveaux lits, épargnerait un spectacle pénible aux malades qui restaient et améliorerait les statistiques, ces malades étant rayé non pour raison de décès, mais avec mention : « État aggravé. »

Un roman qui vous ouvrira tout grand les portes de la souffrance humaine…

Cela faisait six mois que je souffrais comme un martyr, j’en étais arrivé le dernier mois à ne plus pouvoir rester ni couché, ni assis, ni debout sans avoir mal, je ne dormais plus que quelques minutes par vingt-quatre heures, eh bien, tout de même, j’avais eu le temps de réfléchir ! Cet automne-là, j’ai appris que l’homme peut franchir le trait qui le sépare de la mort alors que son corps est encore vivant. Il y a encore en vous, quelque part, du sang qui coule mais, psychologiquement, vous êtes déjà passé par la préparation qui précède la mort. Et vous avez déjà vécu la mort elle-même.

Un roman qui vous fera découvrir la Russie du 20ème siècle, celle de tous les excès, sa grandeur, ses injustices et l’amour énorme que portent ses habitants à leur chère patrie.

Un roman où il ne faut pas vraiment chercher un récit, une histoire, du suspense, car vous êtes juste face à un panel de patients et des médecins qui sont confrontés à la maladie et au manque de place dans cet hôpital de Tachkent

Un roman sombre, un roman qui dénonce un régime, un roman humaniste aussi, qui met en avant la capacité de l’humain à s’inscrire dans son destin. Ou pas.

Challenge « Myself II » par Près de la Plume… Au coin du feu et le « Pavé de l’Été » chez Sur Mes Brizées.

CHALLENGE - Pavé de l'été 2015

Imitation Game [FILMS]

Titre : Imitation Game                                                                 big_4-5

Imitation Game est un film biographique américano-britannique réalisé par Morten Tyldum, sorti en 2014. Il s’agit de l’adaptation de la biographie Alan Turing ou l’énigme de l’intelligence (Alan Turing: The Enigma) d’Andrew Hodges.

Le film est inspiré de la vie du célèbre mathématicien et cryptanalyste britannique Alan Turing, notamment pendant la seconde Guerre mondiale où il a travaillé à Bletchley Park.

Le titre du film est une référence à l’introduction de l’article écrit par Turing en 1950 pour présenter ses recherches sur l’intelligence artificielle et notamment ce qui est devenu par la suite le test de Turing.

Celui-ci est brièvement évoqué dans le film, mais n’est pas le sujet principal du film, qui se concentre sur son travail sur Enigma.

Réalisation : Morten Tyldum

Scénario : Graham Moore, d’après Alan Turing ou l’énigme de l’intelligence (Alan Turing: The Enigma) d’Andrew Hodges

Résumé : 1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

Sortie : États-Unis : 29 août 2014 / Royaume-Uni : 14 novembre 2014 / France : 28 janvier 2015.

Distribution :

  • Benedict Cumberbatch (VF : Stéphane Roux) : Alan Turing
  • Keira Knightley (VF : Marie-Eugénie Maréchal) : Joan Clarke
  • Matthew Goode (VF : Jean-Christophe Dollé) : Hugh Alexander
  • Rory Kinnear (VF : Xavier Fagnon) : L’Inspecteur Robert Nock
  • Mark Strong (VF : Eric Herson-Macarel) : Stewart Menzies
  • Charles Dance (VF : Philippe Catoire) : Commandant Denniston
  • Allen Leech (VF : Yannick Blivet) : John Cairncross
  • Matthew Beard (VF : Hugo Brunswick) : Peter Hilton
  • Steven Waddington (VF : Loïc Houdré)  : Le Super intentant Smith
  • Tom Goodman-Hill (VF : Luc-Antoine Diquéro)  : Le Sergent Staehl
  • Tuppence Middleton : Helen

Ce que j’en ai pensé :
Bon, vous le savez, dès que l’on parle de Sherlock, je perds toute impartialité et tout mon être ne se sent plus…

Ça marche aussi avec son interprète anglais, Benedict Cumberbatch.

D’Enigma, je ne connaissais que les grandes lignes, mais je ne savais pas qui avait craqué le code, no comment…

Je savais que la pomme du géant des I-MachinBrol était peut-être en rapport avec un homme qui s’était suicidé, mais jamais je n’avais fait le rapprochement entre Allan Turing et le casseur d’Enigma.

Ce que certains critiques pensent du film, je m’en torche le popotin, parce que pour moi, ce fut un moment de grande émotion. Benedict-Sherlock est tout simplement parfait et le côté « autiste » du mathématicien ressemble assez fort à celui de Sherlock.

Monsieur Turing ne se prend pas pour de la merde, il connait sa valeur et n’a pas l’intention d’être modeste.

Son côté asocial est aussi un peu sherlockien par bien des abords. Le travail en équipe n’est pas son fort et il faudra l’intervention de la belle Keira Knightley pour lui donner un coup de pouce.

Pour les côtés historiques et les largesse prise avec l’Histoire, voyez plus bas ce que j’ai trouvé sur le Net, ici, je ne vous parlerai que de l’émotion que j’ai ressentie en suivant les souvenirs de monsieur Turing, arrêté par un flic et auquel il lui raconte sa fabuleuse histoire.

Pas de courses-poursuites, mais un récit haletant tout de même : la machine va-t-elle fonctionner, ou pas ?

Beaucoup de tensions entre les protagonistes et des acteurs au top de leur forme.

Le regardant en V.O-stfr, j’avais vraiment l’impression de me trouver au milieu du groupe et d’assister à la naissance de cette fabuleuse machine, précurseur de nos PC, en beaucoup plus gros et plus bruyant.

Je ne vous révèlerai rien de plus, sauf que ce film m’a émue, retournée, émotionnée.

CHALLENGE - Mois anglais 2015 flag

Les événements historiques :

Le film suggère que le travail à Bletchley Park a reposé sur un petit groupe de cryptologues enlisés durant les premières années de la guerre, jusqu’à la percée soudaine qui leur a permis de casser le code d’Enigma : des progrès ont été en réalité accomplis dès 1939 et des milliers de personnes travaillaient sur le projet à la fin de la guerre.

Durant toute cette période, il y eut des percées et des revers, comme lorsque les Allemands ont modifié l’utilisation des machines Enigma, et que les casseurs de code de Bletchley Park ont dû revoir leur système.

Turing, que le film fait apparaître alors complètement marginalisé, est censé écrire une lettre à Churchill pour obtenir le contrôle de l’équipe et des fonds pour la machine de décryptage : Turing a en réalité fait une démarche avec plusieurs de ses collègues, dont Hugh Alexander, à Churchill (qui avait auparavant visité Bletchley Park) ; ils cherchaient à obtenir davantage de ressources administratives pour le projet, ce que Churchill a fait immédiatement.

Dans le film, Turing baptise sa machine électromécanique « Christopher » du nom de son ami d’enfance : elle s’appelait en réalité « Victory ». Victory s’inspirait de la « Bombe » conçue en 1938 par le cryptanalyste polonais Marian Rejewski. La bomba kryptologiczna de Rejewski exploitait une faille temporaire dans les procédures d’exploitation allemandes.

Une nouvelle machine reposant sur une autre stratégie a été conçue en 1940 par Turing (avec une contribution clé du mathématicien Gordon Welchman, passé sous silence dans le film). Plus de 200 Bombes britanniques ont été construites sous la supervision d’Harold Keen de la British Tabulating Machine Company.

L’équipe Hut 8 décide dans une scène peu crédible de ne pas exploiter le décryptage du premier message, annonçant une attaque allemande sur le navire où sert le frère d’un des casseurs de codes (Peter Hilton), parce que cela révèlerait aux Allemands qu’ils ont cassé le code d’Enigma : Hilton n’avait pas de frère, et les décisions prises sur la façon et le moment d’utiliser les résultats de l’équipe l’étaient naturellement à des niveaux beaucoup plus élevés.

Le film décrit l’arrestation de Turing en 1951, suite aux soupçons d’un policier qui le croit un espion soviétique puis aux informations fournies par le cambrioleur à propos de l’ex-amant de Turing. En réalité elle a lieu en 1952. La scène de l’interview, où Turing raconte l’Imitation Game au policier est fictive.

Joan Clarke apprend dans le film le procès de Turing après coup et lui rend visite durant sa peine : il n’y a toutefois aucune trace d’une visite de Joan Clarke à cette époque, mais Turing était resté en contact avec elle après la guerre et l’avait informée de son procès à venir.

Le film montre Turing incapable de penser clairement ou de faire tout travail après la castration chimique qu’il a subi : malgré sa faiblesse physique et ses changements physiques (y compris gynécomastie) sous l’effet du traitement hormonal, Turing produisait à cette époque un travail novateur sur la morphogenèse, d’ailleurs inspiré par les modifications corporelles dues à la castration chimique.

Le film parle du suicide de Turing au bout d’un an de traitement hormonal : la cause de la mort de Turing fait en réalité débat. La période de castration chimique s’est achevée quatorze mois avant sa mort.

Une sous-intrigue d’espionnage met en cause Turing dans le film : il aurait un temps cédé au chantage de son collègue John Cairncross, ne révélant pas qu’il était un espion moyennant le silence sur son homosexualité ; or Turing et Cairncross travaillaient dans des unités différentes de Bletchley Park et rien ne dit qu’ils se soient rencontrés.

L’historien Alex Von Tunzelmann juge sévèrement cette mise en cause : « La liberté de création est une chose, calomnier la réputation d’un grand homme – tout en reprenant le préjugé hostile des années 1950, selon lequel les gays représentaient automatiquement un risque pour la sécurité – en est une autre.

2. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : La traduction

II. Traduction à la con…

Et encore, je pèse mes mots lorsque je dis « traduction à la con »… on pourrait dire aussi « à l’emporte pièce », à la « mord-moi-le-noeud ».

Vous ne me croyez pas ? Petit exemple tiré du livre de Jean-Bernard Pouy, « 1280 âmes » et faisant référence au roman noir de Jim Thompson « 1275 âmes » dans sa traduction française alors que sa V.O avait pour titre « Pop. 1280 »

— Vous connaissez Jim Thompson, bien sûr.
— Quand même…
— Et le numéro 1000 de la Série Noire.
— « 1275 âmes ». Un chef d’œuvre.
— Traduit par Marcel Duhamel himself. Titre anglais ?
— « Pop 1280 ».
— Voilà le problème. Soi-disant que ça sonnait mieux. Mais avec des conneries comme ça, lors de cette traduction, cinq personnes ont disparu, cinq habitants de la bourgade de Pottsville.
— Ploucville, comme disait Duhamel.
— Ça me taraude. Ça m’empêche de considérer cette littérature, la noire, comme parfaite, un truc comme ça. J’aimerais que vous me les retrouviez, ces passés à l’as, pour raison signifiante. Je vous en garderais une éternelle reconnaissance.

Et oui, le roman de Jim Thompson, après traduction, perdait 5 habitants que le personnage de J-B Pouy se fera un plaisir de nous retrouver dans son roman « 1280 âmes » (chronique ICI).

Lorsqu’ils commencèrent à traduire dans les années 50 (et jusqu’à peu), les maisons d’éditions ne faisaient pas dans la dentelle et n’ont jamais hésité à grignoter sur les coûts de traduction des romans policiers, considéré comme un sous-genre (y’a qu’à voir la tête de votre famille lorsque vous leur annoncez que vous ne lisez QUE des polars).

En 1945, lorsque nait la « Série Noire », le but est de toucher un large public, donc il faut réduire les coûts ! Puisque de toute façon, le roman policier est truc pour les classes sociales d’en bas, populaires, faut le faire pas cher et qui dit « pas cher », dit économie sur tout.

Alors qui va casquer en premier ? Le traducteur, c’est élémentaire, mon cher lecteur.

Allez monsieur le traducteur, bâclez le travail, je vous en prie ! De plus, si comme beaucoup vous n’êtes pas trop spécialiste de la langue de Shakespeare « version Lincoln », sûr que vous allez accumuler les erreurs, les non-sens, les conneries et les traductions brutes de décoffrage, à l’emporte pièce.

De plus, les traductions étaient bien trop « libres », la violence de l’écrit étant détournée au profit de traits d’humour. Moi, ça me scie !

Certains romans furent carrément tronqués pour de vulgaires problèmes de format. En effet, le livre devait avoir 254 pages maximum.

Pratique : avec le même format, on peut « groupir » différents volumes pour les envoyer ensemble à l’impression, ce qui diminue encore plus la facture.

— Heu, c’est trop long, chef, je fais quoi ? [voix du soldat Pithiviers]
— Coupe dedans ! Enlève des pages, licencie des passages, débite les mots, vire-les, dynamite-les, disperse-les, ventile-les, éparpille-les par petits bouts façon puzzle !
— Mais où je coupe, chef ?
— Dans les monologues, dans les descriptions trop longues, dans les passages spychologiques,… psychologiques. Fais tomber les séquences les plus littéraires, celles qui ne sont pas vitales pour l’intrigue.

L’ennui dans leurs traductions à la con, c’est que non content d’accumuler les approximations, ça nuit à la qualité du texte initial.

La richesse du chef-d’œuvre ? On s’en tamponne, merci bien.

Ils ont fait pire en traduisant les textes de William Irish, faisant de ses textes – qui avait une langue brutale – « un discours de vieilles dames qui prennent le thé » (dixit François Guérif, éditeur de Rivages).

Pareil dans les textes de Chandler qui furent coupé comme du jambon chez votre charcutier. Exit les séquences les plus littéraires, parfois un chapitre tout entier, des phrases, des paragraphes entiers, une réplique, de nouveaux 8 lignes…

Et quand bien même ce fut fait avec du bon sens, cela a porté sur que Chandler tenait le plus.

Donald Westlake frôla sans doute la crise cardiaque en découvrant à la BiLiPo (Bibliothque des littératures policières) les exemplaires originaux de ses livres, le tout énergiquement raturés par les traducteurs qui avaient sabordé des passages entiers.

Il a récupéré de suite ses droits et à chargé un autre traducteur (François Guérif) de faire retraduire l’ensemble de ses romans.

Dans « L’échappée » de Jim Thompson : le dénouement ambigu est passé à la trappe. Sans doute voulaient-ils économiser une feuille de papier…

La maison d’édition « Rivages », en 2012, a enfin proposé la version intégrale et certains se rendirent compte que la fin du film « Guet-Apens », adapté du livre « L’échappée » par Sam Peckinpah, qui avait fait hurler les critiques à cause de sa fin presque « happy-end » (alors que dans le bouquin, elle était terrible) était bien la bonne.

Ce n’était pas l’adaptation ciné qui était fausse, mais la première traduction !!

Depuis que Westlake a repris en main ses textes et les a refait traduire, les autres auteurs furent aussi retraduit.

De grands noms tels que Thompson, Elmore Leonard, Shirley Jackson… sont de nouveau sur le marché avec leurs textes intégraux.

François Guérif le dit lui-même que pas un livre n’échappa à la terrible découpe sanguinaire de l’époque.

La Série Noire ne fut pas la seule à la faire, Le Masque fit pareil (je me souviens d’horribles traductions des recueils de Sherlock Holmes qui firent quelques colonnes dans le journal « Le Monde » à l’époque – ICI) ainsi que Fleuve Noir (limité à 212 pages).

Justement, en parlant de Guérif, il détonna lorsqu’il arriva avec sa collection « Red Label » chez Hachette : rien n’était coupé.

Certains ont dû en chier des pendules parce que pour eux un polar ne devait pas être trop long à lire et facile à lire

— Hé oh, nous prenez pas pour des caves ou des branques, hein !

Tiens, puisque l’on parle d’argot… voilà aussi un autre problème après les coupe à la Jack The Ripper… Le changement de langage, de mots.

Oui, fallait que du langage argotique ressemblant à du mauvais « Tontons Flingueurs ».

Partout, partout, de l’argot de France qui nuit à la beauté du texte original. Dashiell Hammet en fit les frais dans « Moisson rouge ».

La patron de Gallemister en fit aussi l’amère découverte avec les livres de Ross MacDonald, un des grands fondateurs du roman noir américain avec Chandler et Hammett : dans les romans traduits qu’il avait acquis et les originaux, c’était le jour et la nuit.

Dans la V.F, dès la première page, il manquait la moitié du texte et le style d’écriture avait été aplati, affadi.

Allez hop, on retraduit tout et correctement, s’il vous plaît, sans caviarder des passages.

Mais pourquoi tant de haine et de découpes ??

À l’époque, on pensait avec dédain qu’il ne fallait pas dérouter le lecteur, le perturber, alors, on coupait l’ironie, les digressions, les monologues intérieurs… bref, on demandait au texte de MacDonald de fermer sa gueule…

On pourrait croire que ça ne sert plus à rien de retraduire des livres qui ont déjà été vendus… et bien si !

Malgré les dizaines de milliers d’ouvrages vendus par Westlke, on a encore bien vendu ses retraductions en texte intégral parce que lors des retraductions, on retrouve des passages entiers qui ont été gommé de l’œuvre !

Ça peut aussi permettre à d’autres, des plus jeunes, de découvrir des romans noirs dans toute leur beauté de texte.

Toutes ses découpes sont dommageables parce que si la « Série Noire » a implanté le polar noir en France, elle l’a aussi enfermé dans des clichés en transformant des textes grandioses en daube bas de gamme.

Ce qui a pour conséquence de cloisonner les romans noirs dans la rayon « polars de gare », chez les « vite lu, vite oublié », comme si les auteurs de Noir n’étaient pas des écrivains, mais des scribouillards du dimanche après-midi.

Guérif comprend qu’ils furent obligé de cloisonner les textes dans les années 50, mais ce qui l’agace prodigieusement c’est que ces textes mal traduits soient toujours en vente en 2014 !

En 1980, quand Westlake s’est rendu compte de l’horreur pratiquée dans ses textes, on ne pouvait plus utiliser l’excuse des impératifs économique de l’après-guerre.

Tiens, au fait, Marlowe a été aussi retraduit, sauf que les traductions réalisées par Boris Vian n’ont pas été revues

Hors, Vian était un fantaisiste qui changeait tout ce qui ne lui plaisait pas…

Vian serait-il plus important que le texte original de Chandler ? Si on l’avait fait avec un écrivain majeur, tout le monde aurait hurlé, mais ici, ce sont des polars et ils ont encore mauvaise presse…

ENFIN… Last but not least… Nos amis Hammett et Chandler ont enfin été retraduits correctement dans les années 2000 (plus que temps, non ??) et grâce aux maisons Rivages et Gallmeister, les auteurs de romans noirs ont pu bénéficier d’un travail de qualité qui rend justice à leurs textes initiaux.

Maintenant, je peux prouver que les auteurs que je lis sont des grands écrivains, na !

Malheureusement, d’autres grands auteurs ont encore leurs textes caviardés qui dorment dans des rayons et pire encore, des auteurs ne sont plus traduits à partir de leur langue d’origine, mais de leur traduction en anglais.

Sachant qu’aucune traduction ne sera jamais fidèle à 100%, le fait de traduire la traduction enlève un peu plus à l’œuvre originale.

Quand je vous disais « traduction à la con » !!

Sources : Articles du magazine « Le Monde – Hors-Série – Polar, Le Triomphe Du Mauvais Genre » N°40H

1. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : Histoire

— Au fait, tu le bois comment, ton policier ?

— Noir, sans lait et sans sucre, merci…

I. Le roman noir américain : Histoire et traduction

L’histoire du polar noir est pour aujourd’hui; la traduction sera pour l’article suivant.

1. Histoire du Polar :

Les amateurs de Roman Policier ou de Polars ont peut-être succombé un jour aux fameux « Romans Noirs » de la « Série Noire » des éditions Gallimard ou aux autres « Noirs », ceux que l’ont nomme « Hardboiled » (littéralement « durs à cuire »), car type de littérature trouve son origine en Amérique…

Même si vous n’êtes jamais allé du côté obscur de la Force, je suppose que vous avez tous vu, au moins une fois, ces fameuses couvertures jaunes et noires de la collection « Série Noire ».

Les romans « noirs » étaient souvent considérés comme « littérature au rabais » et ils ne traitent, à priori, que d’énigme policière ou d’aventures de truands de deuxième zone.

Un pur produit 100% américain, le roman noir ? Peut-être pas tant que ça… mais la Série Noire de chez Gallimard leur doit beaucoup.

Avant de vous parler des problèmes de traduction et des découpages brutaux que l’on fit dans ses textes (partie II), je vous tout d’abord vous parler un peu de ce qu’est un roman noir.

1.2 Définition :

J’ai souvent « lu » que des personnes qualifiait un roman qu’elles venaient de lire de « roman noir » et lorsque vous demandiez quel titre elles avaient lu, je voyais fleurir des titres appartenant à des Chattam, des Thilliez et autres auteurs de thrillers ou de romans policiers « classiques ».

Si l’une ou l’autre personne leur signifiait qu’elle ne voyait pas ce qui qualifiait ces romans de « noir », il lui était répondu que le roman était « sombre, dur »…

Non, ces livres n’étaient pas des romans noirs et le fait d’avoir de la violence ou un récit « dur » n’en fait pas des romans dits « noirs ».

Alors, qu’est-ce qui fait qu’un roman est noir ou pas ??

— La réalité sociale présente dans le roman…

Autrement dit, c’est un roman policier qui donne une vision réaliste des conditions sociales et de la criminalité.

Il met lui aussi en scène l’univers du crime mais il insiste sur la critique de la société. Un genre en plein essor aux États-Unis dans les années 1950.

Le roman noir peut être à la fois considéré comme un sous-genre ou une sous-catégorie appartenant au roman policier et qui regrouperait le roman d’énigme et le roman à suspense, mais aussi comme un genre à part entière possédant ses propres critères génériques.

Dès lors, le roman noir désigne aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d’un discours critique, voire contestataire.

Le roman noir, tout en étant un roman détective, se fixe ses propres frontières en s’opposant au roman d’énigme, car le drame se situe dans un univers moins conventionnel et moins ludique (non, vous ne devez pas chercher QUI a tué).

En anglais, on parle aussi d’hardboiled novel… Et ce n’est pas à mettre entre toutes les mains car pour peu que vous soyez habitué à des romans policiers classiques, vous risquez d’être dépaysé !

Sur fond de prohibition, la question n’est plus tant de savoir « qui a tué ? » mais « pourquoi ? ». Le climat est à la violence de la pègre et à la corruption.

Le crime et l’enquête qu’il déclenche ne disparaissent pas, mais le détective devient un révélateur.

C’est un homme de terrain, souvent cynique et désenchanté, malmené par les aléas de sa quête.

Dès lors, le roman noir s’ancre fermement dans une réalité sociale et politique et rend compte de la violence qui y sévit.

Les pages de ces romans dégagent une forte odeur de poudre, de sang et de bourbon « single malt ».

C’est le début le la série des détectives légendaires.

Et comme ils disent sur le site de Gallimard à propos de la Série Noire  (en abrégé) :

Amateur d’énigmes à la Sherlock Holmes, tu oublies ! Ton compte, tu ne  trouveras pas.

Optimiste, va voir ailleurs. Ici, tu entre dans ce que l’humain a de plus sombre.

L’immoralité y est chez elle, tout autant que les beaux sentiments. L’esprit en est rarement conformiste.

Amateur de justice, tu y croiseras des policiers plus corrompus que les malfaiteurs qu’ils poursuivent.

Ici, il n’y a pas vraiment un détective sympathique ou « déducteur » pour résoudre le mystère. Parfois, il n’y a pas de mystère. Et quelquefois même, pas de détective du tout.

Mais alors, il y a quoi dans le roman noir ?…

De l’action, de l’angoisse, de la violence — sous toutes ses formes et particulièrement les plus honnies — du tabassage et du massacre.

Les états d’âmes se traduisent par des gestes, et les lecteurs friands de littérature introspective devront se livrer à la gymnastique inverse.

Il y a aussi de l’amour — préférablement bestial — de la passion désordonnée, de la haine sans merci.

Bref, le but est fort simple : vous empêcher de dormir.

« Joli programme, n’est-il pas ?? »

1.2 Histoire :

Je vous signalais plus haut que le roman noir n’était pas à 100% amerloque car parmi les précurseurs français du genre, on peut citer Balzac : « Une ténébreuse affaire » (1843) ou Eugène Sue et ses « Mystères de Paris » (1842-1843), mais Émile Zola pourrait peut-être s’en réclamer aussi pour « L’Assommoir », voire « Thérèse Raquin ».

Les racines du roman noir sont donc parfois liées à celles du roman policier qui débuteraient au XIXè siècle.

Le genre naît véritablement aux États-Unis dans les années 1920, avec des auteurs, notamment Dashiell Hammett, qui écrivent des romans avec pour ambition de rendre compte de la réalité sociétale du pays : gangstérisme, corruption politique et policière, toute-puissance de l’argent, utilisation ostensible de la violence, crimes organisés et terreau mafieux…

Dashiel Hammet apparaît comme le représentant de cette littérature populaire naissante appelée « hard-boiled » (« durs à cuire »), dont il créa l’école avec Carroll John Daly.

Ces auteurs publient leurs textes dans des magazines populaires et peu coûteux, surnommés les dime magazines (un dime = 10 cents) ou les pulp magazines (du nom de la pulpe de papier de piètre qualité qui sert à l’impression).

Plusieurs écrivains se bornent à exploiter les ingrédients bassement commerciaux de cette littérature destinée avant tout aux jeunes hommes (sexe, alcool, violence), mais les meilleurs suivent les traces de Hammett pour détourner les conventions du genre à des fins subversives de dénonciation du capitalisme, de la corruption policière et de la collusion entre le pouvoir politique et la pègre : W.R. Burnett, Jonathan Latimer, Raymond Chandler, Howard Fast, Ross Macdonald, Jim Thompson, Chester Himes, William P. McGivern, Fredric Brown…

Avec Dashiell Hammett, on entre de plein fouet dans cet univers réaliste et un peu glauque. Ici on ne fait plus appel à l’intelligence du lecteur mais à son cran et à ses tripes.

On est dans l’action, loin des salons du roman à énigme. Les rues sont dangereuses, les meublés crasseux, les arrières salles enfumées et les personnages troubles. 

Chez Hammett, la vengeance s’exerce et le coupable trouve souvent la mort, révélant ainsi une critique acerbe des institutions américaines (ce qui lui vaudra même d’être emprisonné par MC Carty).

1.3. Décollage ! :

Le roman noir connaîtra véritablement son essor qu’après la Seconde Guerre mondiale.

En Amérique ?? Non, en France !

Juin 1944… Marcel Duhamel, traducteur de Steinbeck ou d’Hemingway (entre autres) et agent pour Gallimard, sort de chez Marcel Achard avec trois bouquins que ce dernier vient de lui confier : « This man is dangerous » et « Poison Ivy » de Peter Cheyney, et « No orchids for miss Blandish » d’un certain James Hadley Chase.

Cet homme ne le sait pas encore, mais il tient sous le bras les trois premiers romans d’une longue saga qui va profondément et durablement marquer la littérature.

C’est en 1945 que la mythique collection « Série Noire » verra vraiment le jour.

À ce jour, plus de 2800 titres parus… si quelqu’un a dans l’idée d’en faire collection, il devra avoir une grande bibliothèque !

Les deux premiers titres appartiennent à Peter Cheyney avec « La Môme vert-de-gris » (titre français de « Poison Ivy ») et « Cet homme est dangereux » (septembre 1945).

Si un lecteur les possède dans sa biblio en première édition, je suis intéressée contre un don moyennant paiement en espèces…

Lors de la Libération, on découvre le jazz, les cigarettes blondes, les bas nylon, les capotes, les chewing-gum… On découvre ♪ l’Amérique ♫

Collection encore anecdotique à cette lointaine époque…

La populace est en liesse et attirée par tout ce qui vient du Nouveau-Monde et est un peu blasée de ses Hercule Poirot ou autre Rouletabille.

La « Série noire » est vite devenue LA référence… Ou comment voir le monde au travers du polar.

S’ils ont commencé par traduire des romans policiers américains, les fondateurs sont ensuite passé aux romans français, avant de s’engager dans une littérature noire sans frontière.

Une future mythique collection venait de naître et personne n’aurait parié un franc que soixante ans plus tard, elle se composerait de plus de 2 800 romans (dont plusieurs quintaux de chef-d’œuvres !) et hanterait les nuits blanches de centaines de milliers de lecteurs.

Les débuts furent difficiles et tenaient plus du bricolage que d’autre chose.

C’est Marcel Duhamel qui se trouvera au four et au moulin (occupé par mille autres activités) et la « Série noire » s’offrira un long tour de chauffe,  ne publiant que six titres en trois ans, malgré des chiffres de vente plus qu’honorables et un enthousiasme sans cesse croissant.

Leur signature ? Un langage populaire, l’emploi de l’argot, des univers glauques dépeignant un monde austère et froid…

En un mot, ces romans rompent avec le style feutré et « aristocratique » du roman à énigme du début du siècle, genre ceux de la grande dame qu’était Agatha Christie.

Ici, pas de meurtres dans des châteaux, pas de majordome ou de Colonel Moutarde tuant le docteur Lenoir avec le chandelier dans la véranda…

Un seul problème dans tous ces romans… LA TRADUCTION à la mord-moi l’zob !

(Mais cet article, c’est pour demain).

1.4 Auteurs de Noirs Français :

Dans le domaine francophone, les grands représentants du genre sont Jean Amila ou Léo Malet (avec son personnage de Nestor Burma).

À partir des années septante, des auteurs comme Jean-Patrick Manchette, Frédéric H. Fajardie ou Tonino Benacquista témoignent encore de l’influence du roman noir américain. Les œuvres de ces auteurs sont parfois qualifiées de « néo-polars ».

Dans cette catégorie du roman noir, il faudrait sans doute aussi citer l’auteur algérien Yasmina Khadra ou le Sénégalais Abasse Ndione.

Sources : Article basé sur des infos de Wiki, sur les notes se trouvant sur le site de chez Gallimard additionné de quelques furetages sur le Net au gré de mes ballades.

Challenge « Le mois Américain » chez Titine.

Frankenstein ou Le Prométhée moderne : Mary Shelley

Titre : Frankenstein ou Le Prométhée moderne

Auteur : Mary Shelley

Édition: Marabout (1964) / J’ai Lu (1993 – 1997 – 2005) / Presse Pocket(2000) / LP (2009)

Résumé :
Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord.

Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine.

Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d’elle…

Critique :

Tout d’abord, remarquons que ce roman a été écrit par une femme. A l’époque (1818), ce n’était pas rien ! Voilà, c’était la minute féministe…

Moi aussi, lorsque j’ai décidé de lire ce livre (les années 1990), je croyais tout savoir sur Frankenstein.

Et bien, comme on dit chez nous, j’aurais mieux fait de laisser croire les bonnes sœurs, elles sont quand même là pour ça…

J’avais tout faux ! Mais vraiment tout faux. Une claque que je me suis prise dans la figure. Mon jeune âge de l’époque était sans doute la cause.

Maintenant, je sais qu’il ne faut pas confondre le Professeur Frankenstein et la créature du Professeur Frankenstein, cette même créature composée de divers fragments de cadavres.

Oui, je croyais tout savoir, je ne savais rien et je sais qu’on ne sait rien…

Fichtre, quel livre. Il a remis mes pendules à l’heure.

Mary Shelley n’est pas tout à fait contemporaine à Conan Doyle, pourtant, son livre a un petit rapport avec Sherlock Holmes et c’est une amie qui m’a ouvert les yeux dernièrement.

Quel rapport ? me demandez-vous…

La science, bande de béotiens !

L’incroyable génie de ce professeur Frankenstein qui aura été capable de faire vivre des bouts de chair cousus grâce à des décharges électriques.

La morale de ce livre pourrait se traduire par une phrase de Rabelais : «science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Pour être encore plus clair, les scientifiques doivent réfléchir aux conséquences de leurs actes plutôt qu’à la gloire. Ce que le professeur ne fit pas… et qui paya les pots cassés ? Sa pauvre créature. Oui, pauvre créature, je le dis haut et fort.

Moi qui croyait le connaître et moi qui « pensais » la haïr, et bien, ce fut tout le contraire. Non, la créature n’est pas à blâmer, mais son créateur, oui !

Tout comme Icare, le professeur Frankenstein a voulu s’approcher de Dieu, mais en créant ce « monstre », ses ailes ont brûlé et il s’est écrasé au sol.

Si ça s’arrêtait là, encore, ça irait. Mais Mary Shelley va plus loin en montrant que la créature elle-même est une victime de la mégalomanie du professeur.

Elle souffre, cette créature, d’être fuie par les humains. Sa souffrance suinte de toutes les pages du roman. J’ai eu mal avec elle. Oui, elle a tué… mais le professeur l’avait abandonné à son triste sort. Que pouvait-elle faire ?

Donc, à la différence : Conan Doyle en bon médecin, prône la science et Mary Shelley en dénonce les mauvais aspects. Et elle a eu bien raison.

Deux visions différentes d’une même force…

Mettez vos a priori sur le côté, laissez croire les bonnes sœurs et ne pensez pas tout savoir d’une œuvre avant de vous être penchée dessus parce que ce roman vous remettra à votre place.

Un livre de plus qui m’a marqué au fer rouge.

Titre participant au Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel en au Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » chez Bianca.

Demandez le Strand !

Demandez le « Strand Magazine » !

The Strand Magazine est un mensuel anglais de nouvelles romanesques et d’articles de presse généralistes fondé par Georges Newnes et publié de janvier 1891 à mars 1950 à raison de 711 numéros.

C’est la publication des aventures et enquêtes du personnage de Sherlock Holmes, œuvre de Sir Arthur Conan Doyle, qui le fit entrer dans l’histoire mondiale de la presse.

Il est familièrement appelé « Strand Magazine » ou « Strand ».

C’est ici que je posterai les liens vers mes dernières critiques sur mon site « The Cannibal Lecteur » ou vers ce blog, tout simplement…

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01/04/2013 : « 22/11/63 » de Stephen King.

23/03/2013 : Lecture commune pour « Shutter Island » de Dennis Lehane. Titre participant au challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

20/03/2013 : « Mercy Thompson – Tome 3 : Le baiser du fer »  et « Mercy Thompson – Tome 5 : Le grimoire d’argent » de Patricia Briggs. Titres participant au challenge « Totem » de Lili Galipette, catégorie « Loups-Garous ».

17/03/2013 : « L’étoile du matin »« Waylander 1 »« Waylander 2 – Dans le royaume du loup »« Waylander 3 – Un héros dans l’ombre »« Druss, la légende » tous de David Gemmel.

16/03/2013 : « Profanation » de Jussi Adler-Olsen. Titre participant au challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

09/03/2013 : « 658 » de John Verdon. Titre participant au challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

09/03/2013 : « Floris – Tome 1 : Floris, le fils du Tsar » et « Floris – Tome 2 : Le cavalier de Petersbourg » de Jacqueline Monsigny. Titres participant à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

03/03/2013 : « Un dernier verre avant la guerre » de Dennis Lehane. Titre participant au challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

01/03/2013 : « American Psycho » de Bret Easton Elllis. Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Romans Cultes » de Metaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

28/02/2013 : « Les loups de Fennryder » d’Alec Covin. Titre participant au challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

22/02/2013 : « La carte du pendu » de Deaver. Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba, à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

17/02/2013 : « Premières aventures de Sherlock Holmes – Tome 4 : Aux portes de l’enfer » d’Andrew Lane. Titre participant aux Challenges « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « Thrillers et polars » de Liliba et « Polar historique » de Samlor.

16/02/2013 : « Iacobus : Une enquête du moine-soldat Galceran de Born » de Mathilde Assensi. Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Polar historique » de Samlor, à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

11/02/2013 : « Sherlock Holmes Crimes Alley, Tome 1 : Le premier problème ». Titre participant aux Challenges « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et « Thrillers et polars » de Liliba.

10/02/2013 : « L’homme au ventre de plomb » de Parot. Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Polar historique » de Samlor, à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

« Le meneur de loups » d’Alexandre Dumas. Titre participant aux challenges « Totem » de Lili Galipette, à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

30/01/2013 : « La science de Sherlock Holmes – Les débuts de la médecine légale » de E.J. Wagner. Titre participant aux Challenges « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « Thrillers et polars » de Liliba et « Polar historique » de Samlor.

29/01/2013 : « Le chien des Baskerville » de Arthur Conan Doyle. Titre participant aux Challenges « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

« La vie privée de Sherlock Holmes » de Mollie et Michael Hardwick. Titre participant aux Challenges « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

25/01/2013 : « Miséricorde » de Jussi Adler-Olsen. Titre participant au challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

23/01/2013 : « Meurtres aux chandelles » de Gyles Brandreth. Titre participant aux challenges « Polar historique » de Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba et « I Love London » de Maggie et Titine

Et un pastiche holmésien « L’assassin du boulevard » de René Réouven. Titre participant aux challenges « Polar historique » de Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba et « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict.

20/01/2013 : Challenge « Myself » chez « Près de la plume ». Mon objectif ? Lire mes auteurs russes.

19/01/2013 : « La Tour Noire » de Louis Bayard. Titre participant aux challenges « Polar historique » de Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba.

18/01/2013 : « Les bienfaits de la mort » de Lee Jackson. Titre participant aux challenges « Polar historique » de Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba, « I Love London » de Maggie et Titine, à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

09/01/2012 : « The Sherlock Holmes Story – Tome 1 », enfin arrivé et lu. Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba et « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict.

06/01/2012 : « The Sherlock Holmes Story 2 », manhwa holmésien de Kwon Kyo-Jeong. Titre participant aux challenges « Thrillers et polars » de Liliba et « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict.

05/01/2013 : « L’île au trésor » de Robert Louis Stevenson. Lu dans le cadre des challenges « Romans Cultes » de Metaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

01/01/2013 : « Des souris et des hommes » de John Steinbeck. Lu dans le cadre du challenge « Romans Cultes » de Metaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

29/12/2012 : « Utu » de Caryl Férey. Lu dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

« Meurtre sur la voie Appia » de Steven Saylor. Titre participant aux challenges « Polar historique » de Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba, à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

26/12/2012 : « Légende – Tome 6 : Le secret des Eïles », bande dessinée de Yves Swolfs.  Lue dans le cadre du challenge « Totem » de Lili Galipette.

« Pardonnez nos offenses » de Romain Sardou. Critique publiée dans le cadre des challenges « Polar Historique » proposé par Samlor et « Thrillers et Polars » chez Liliba.

25/12/2012 : « Black Butler – Tome 11 », lu dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » chez Liliba.

« Scorpion – Tome 10 : Au nom du fils », bande dessinée de Marini et Desberg.

23/12/2012 : « Haka » de Caryl Férey.

« Cyanure » de Camilla Lackberg. Tout les deux entrant dans le challenge « Thrillers et Polars » chez Liliba.

09/12/2012 : « Le trésor du marchand d’esclaves – Sherlock’s Story 2 »

« Le sosie du banquier – Sherlock’s Story 3 ». Lu tous les deux dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

08/12/2012 : « Sherlock Holmes – Tome 2 » de Sir Arthur Conan Doyle

« Le sacrifice du guerrier » – Tomes 1 & 2 de Jacques Martel. Lu dans le cadre des challenges « PAL Noire à Zéro » et de « Vingt mille lieues sous mes étagères ».

04/12/2012 :  « Le chemin des âmes » de Joseph Boyden.

« Le portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde, lu dans le cadre des challenges « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel, de « I love London » de Titine et Maggie et « Romans Cultes » de Metaphore.

« Bel-Ami » de Guy de Maupassant lu dans le cadre des challenges « Romans Cultes » de Metaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

21/11/2012 : « Black Butler » tomes 9 et 10

« Dragon banni – Age du feu 3 » / « La vengeance du dragon – Age du feu 2 » / « Dragon – Age du feu 1 » de E.E. Knight dans le cadre du challenge « Totem » de Lili Galipette et le tome 3 « Dragon banni » le fut aussi dans le cadre des challenges « PAL Noire à Zéro » et de « Vingt mille lieues sous mes étagères ».

16/11/2012 : « L’envol des anges » de Michael Connely et « Vendetta » de R.J. Ellory dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

09/11/2012 : « L’heure du loup » de Robert McCammon, suivi par « Les liens du sang – Mercy Thompson 1 » et de « L’appel de la lune – Mercy Thompson 2 », tous les trois concourant pour le challenge « Totem » organisé par Lili Galipette. Ici, ils s’agit des loups-garous.

08/11/2012 : « La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – Tome IV » de Pardheillan (Lu dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » organisé par Liliba).

01/11/2012 : « Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse » de Bernard Oudin (Lu dans le cadre du challenge « Thrillers et Polars » organisé par Liliba).

31/10/2012 : « Étrange cas du docteur Jekyll » de Robert Louis Stevenson (Lu dans le cadre de ma « PAL Noire à Zéro » et de « Vingt mille lieues sous mes étagères »).

29/10/2012 : « Les liaisons dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos (Lu dans le cadre des Challenges : « Romans Cultes » de Métaphore, « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel, de « Badinage et libertinage » de Minou, dans le cadre de ma « PAL Noire à Zéro » et de « Vingt mille lieues sous mes étagères »).

25/10/2012 : « Le cadavre de Bluegate Fields » de Anne Perry (Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et Polars » organisé par Liliba,  dans le cadre de ma « PAL Noire à Zéro » et de « Vingt mille lieues sous mes étagères »).

18/10/2012 : « Une étude en rouge/Le signe des quatre » de Conan Doyle (Re-re-re-lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et Polars » organisé par Liliba et « I Love London » de Titine et Maggie).

12/10/2012 : « L’étrange cas du docteur Watson et de Sherlock Holmes » de Conan Loyde et en format Kindle (pas sur liseuse, mais sur PC).

08/10/2012 : « Je suis une légende » de Richard Matheson (Lu dans le cadre du Challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore).

07/10/2012 : Nouvelle catégorie : les bilans livresques dans lesquels je vous parlerai, en gros, de mes lectures du mois.

06/10/2012 : « Le canard qui se noie » de Erle Stanley Gardner (Lu dans le cadre du Challenge « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt mille lieues sous mes étagères »).

05/10/2012 : « Le Crucifié de Farriers’ Lane » de Anne Perry (Lu dans le cadre « PAL Noire à Zéro » de Georges et « Vingt mille lieues sous mes étagères »).

01/10/2012 : « Thérapie«  de Fitzek (Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et Polars » organisé par Liliba).

29/09/2012 : « Complot Romanov » de Steve Berry.

« Les Hauts de Hurle-Vent » d’Emily Brontë (Lu dans le cadre du Challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore).

27/09/2012 : « Énigme dans le temps perdu » de Ralph Corbedanne.

16/09/2012 : « La chambre des morts » de Frank Thilliez.

08/09/2012 : « L’homme chauve-souris : Une enquête de l’inspecteur Harry Hole » de Jo Nesbø (Lu dans le cadre du Challenge « Thrillers et Polars » organisé par Liliba).

08/09/2012 : « Des fleurs pour Algernon » de Daniel Keyes (Lu dans le cadre du Challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore).

02/09/2012 : « Jane Eyre » de Charlotte Brontë (Lu dans le cadre du Challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore).

01/09/2012 : « Jeux de vilains » de Jonathan Kellerman (Lu dans le cadre du Challenge  « Thrillers et Polars » organisé par Liliba)

30/08/2012 : « Les neuf dragons » de Michael Connelly (Lu dans le cadre du Challenge  « Thrillers et Polars » organisé par Liliba).