[SÉRIES] Grantchester – Saison 3 – La série qui me donne envie de voir le petit Jésus du beau pasteur

Grantchester est une série télévisée policière britannique tirée de la suite littéraire anglaise Les Mystères de Grantchester (The Grantchester Mysteries) écrite par James Runcie, et diffusée depuis le 6 octobre 2014 sur ITV.

La série se déroule au cours des années 1950, dans le village de Grantchester, voisin de Cambridge, dans le Cambridgeshire où le Révérend Sidney Chambers (pasteur anglican interprété par James Norton) développe une activité secondaire d’investigation — avec l’aide initialement réticente de l’inspecteur Geordie Keating (interprété par Robson Green).

La première saison de la série est fondée sur les histoires du premier livre, Sidney Chambers et l’Ombre de la Mort (Sydney Chambers and the Shadow of Death).

Scénariste : Daisy Goulam

  1. Nos enfants chéris (Episode 1), (réalisation Tim Fywell)
  2. Les liaisons clandestines (Episode 2), (réalisation Tim Fywell)
  3. Ici et maintenant (Episode 3), (réalisation Rébecca Gatward)
  4. Amours contrariés (Episode 4), (réalisation Rébecca Gatward)
  5. Une envie de liberté (Episode 5), (réalisation Rob Evans)
  6. L’heure des choix (Episode 6), (réalisation Rébecca Gatward)

Ce que j’en ai pensé :
Dieu que j’aimerais que tu m’envoies pareil vicaire dans ma paroisse ! Je serais une des plus assidues à l’église, me confessant sans cesse… Hein ? Pas de confession chez les anglicans ? Mais je vais me faire anglicane, moi !

À condition que James Norton continue de jouer les vicaires beaux comme le diable, mais là, paraît que c’est loupé parce que le sexy vicaire arrête le rôle. De quoi perdre ma Foi toute nouvelle.

Enfin, avant de pleurer la perte de mon chéri, parlons du plaisir que j’ai eu de replonger dans cette série, pour cette 3ème saison.

Toujours des enquêtes intéressantes, bourrée de mystères et de coupables en tout genre, ajoutons à cela des tas d’interrogations de la part de nos deux curés, le blond Sidney Chambers, le brun Leonard Finch ainsi que l’inspecteur  Geordie Keating.

Si certains se laisseront aller au jeu de l’amour, succombant à l’appel des sirènes, d’autres tenteront de renier leur envies première puisque jugée abjecte à cette époque.

Il faut dire aussi qu’en ces temps-là, le divorce était mal vu, toujours aux torts de madame et un curé avec une femme séparée et père d’un enfant, ça fait tout aussi mauvais genre que deux hommes ensemble. Faut rentrer dans le moule, pour ne pas dire dans « la moule »…

Bref, tout le monde doute, tout le monde veut franchir le cap, mais… Que dis-je c’est un cap ? Mais c’est une péninsule qu’ils vont devoir franchir !

Il y a un choix à faire, messieurs et le tout sera de savoir si celui que vous ferez sera le bon ou pas… Ni à qui vous ferez de la peine… Et comme choisir c’est mourir un peu, quoique vous fassiez, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Faire des choix, oui, mais faut avancer tout en résolvant des enquêtes et en courant après l’argent disparu de la logeuse, Mrs Maguire qui mènera Sidney dans un milieu étrange bourré de faux-semblants où le mari de sa logeuse vit, lui que l’on pensait mort.

Niveau faux-semblants et hypocrisie, l’Église en est bourrée aussi et Sidney se pose de plus en plus de questions sur cette institution qui juge fort vite, qui ne tolère pas le moindre pas sur le côté, alors que tout le monde sait que l’Homme est pécheur et qu’une vie dans péché est impossible.

Un personnage qui m’a le plus ému, c’est Leonard. Ses questions et ses doutes sont aussi grand que ceux du beau Sidney, mais il émane de lui une telle douceur, une telle bonté, une telle timidité que le voir souffrir est un crève-cœur.

Il est un pilier indispensable à la série, tout comme leur logeuse, Mrs Maguire, qui a bien évolué depuis le premier épisode ! Sous sa carapace dure, un cœur bat. Mais elle reste toujours aussi bigote, la preuve de l’autorité de l’Église à cette époque.

Anybref, cette saison 3 bouge, on ne reste pas tranquille dans ses pantoufles, on avalera son thé de travers, tout le monde souffrira, et nous avec. Tout le monde se posera aussi des questions et se remettra en question, parce que si on reproche à l’un son infidélité, faut aussi savoir se faire reprocher son aventure avec une mère de famille séparée de son mari…

On ne s’emmerde pas et j’apprécie que les personnages aient leurs fêlures, leurs blessures, leurs faiblesses, sans pour autant virer méchant ou que les autres soient des personnages sans saveur, fades ou totalement hors sujet.

Quand au final, il est bourré d’intenses émotions sans oublier une saloperie de cliffhanger de la mort qui tue.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

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Sherlock Holmes contre Conan Doyle (France 5 – Février 2018)

Écrivain de génie, Conan Doyle a lutté pendant quarante ans contre le pouvoir grandissant de Sherlock Holmes, son personnage créé en 1886 à des fins alimentaires. C’est ce curieux duel que raconte ce film, premier volet de la collection documentaire « Nous sommes une légende ».

C’est l’histoire d’une lutte à mort entre un créateur et son personnage, celle d’un écrivain de génie dont la créature lui a échappé. Pendant quarante ans, Conan Doyle a tenté de résister à Sherlock Holmes. Mais comment faire taire un héros devenu mythe ?

Ce film, écrit par Michel Le Bris, raconte ce duel insolite, grâce à de nombreux intervenants, extraits de films et un témoignage rare de Conan Doyle lui-même.

Ce que j’en ai pensé :
260 films recensés, un millier d’épisodes à la télé et tout autant de pastiches.

Sans oublier les jeux vidéos, les bédés, les mangas…

Adapté plus que Dracula, plus que Frankenstein, plus que Napoléon ou Jésus Christ.

Je suis… je suis… Sherlock Holmes ! Et on entend la voix de Jeremy Brett…

Que voilà un chouette petit reportage bien fait qui fera plaisir aussi bien aux holmésiens qu’aux néophytes.

Le reportage est bien fait, instructif, il évite les pièges (sauf pour la phrase culte « élémentaire » qui est une hérésie).

En 52 minutes, on nous raconte l’histoire de Holmes naissant sous la plume de Conan Doyle et lui échappant très vite, tel un sale gamin dont le père n’arrive pas à contrôler.

Vous saurez tout sur ce qui a poussé Conan Doyle a écrire « The sign of four » alors que « A study in scarlet », la première enquête de Holmes, n’avait pas super bien marché.

Vous saurez surtout la tombe de qui il faut aller fleurir ou remercier cet homme dans vos prières ! (J.M. Stoddart, agent américain du « Lippincott’s Monthly Magazine »).

Vous saurez aussi pourquoi Conan Doyle a tué son personnage qui lui rapportait tant d’argent, lui permettant même de se déplacer en fiacre ! Ce qui, à l’époque, pour un auteur littéraire, était chose impossible.

Là, je peux dire que j’ai appris des choses sur Conan Doyle ! Ben oui, je ne sais pas tout , ou alors, ma mémoire oublie certaines choses pour que mon cerveau ne se retrouve pas submergé par des tas de choses qui ne me serviraient à rien, si ce n’est de briller en société ou je pourrais pourrir le repas des gens en pérorant sans cesse sur Holmes (ce que je ne fais pas !).

Durant ces 52 minutes, je me suis régalée, car dans ce reportage, contrairement à celui sur « Sherlock Holmes : L’héritage », ils utilisaient des images de plusieurs séries (dont la BBC et la Granada), ainsi que d’autres films.

Je ne reviendrai pas sur le fait que dans les illustrations de Holmes, on le voit toujours avec le deerstalker et la macfarlane, ça fait partie du mythe et un truc porté deux fois est devenu son costume.

Allez, je ne vais pas pinailler sur ces petits détails (bien que les petits détails soient les plus importants) car le reportage est bien fichu, instructif et peut lui aussi se regarder en famille, que l’on soit holmésien ou pas, qu’on sache tout ou que l’on ne sache rien.

Après tout, moi je sais qu’on ne sait jamais…

Sur cet auteur que j’apprécie, je n’ai jamais trop cherché à tout savoir, on pourrait parfois être déçu et j’essaie toujours de séparer l’Homme de son oeuvre littéraire, ce qui permet de lire des auteurs mis à l’index, sulfureux (Le Marquis), raciste ou antisémite (Céline) ou de grands criminels de guerre, genre le moustachu.

Le portrait qui a été fait de lui était flatteur et on se rend compte que Doyle était une bonne personne, que comme son détective, il a mené des enquêtes et que sa passion pour le spiritisme et les fées (mes amitiés à ma fée à moi, la « fée pas chier » Stelphique) ont un peu entaché sa fin de carrière.

Un reportage très agréable à regarder, de quoi en apprendre plus sur l’auteur et sur sa créature, même si l’auteur est mis ici en avant, ce qui le change, lui qui est devenu moins important que sa créature.

Certes, les grands holmésiens auront l’impression que c’est du réchauffé, puisqu’ils savent bien des choses, mais en le regardant, ils risquent juste de passer un bon moment car le reportage est bien présenté, bien mis en scène, pas brouillon non plus et bien structuré puisque l’on suivra la biographie de Conan Doyle dans l’ordre.

Les intervenants divers ne plombent pas l’atmosphère, ne sont pas chiants à écouter et les multiples illustrations à l’aide de la filmographie de Holmes sont toujours bien choisies et assez larges que pour que tout le monde soit content.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Les passe-temps de Sherlock Holmes : René Réouven

Titre : Les passe-temps de Sherlock Holmes

Auteur : René Réouven
Édition : Denoël – Sueurs Froides (12/09/1989)

Résumé :
Les passe-temps de Sherlock Holmes, sont illustrés ici par trois nouvelles parodies de René Reouven, toujours rédigées selon les mêmes principes : une allusion à une citation piochée dans l’œuvre de Conan Doyle, évoquant une histoire que le Dr Watson n’a jamais osé ou voulu publier, des personnages célèbres et des faits divers réels, présents ou passés, qui s’inscrivent en toile de fond.

Dans les trois récits, les « passe-temps » correspondent à la résolution d’énigmes survenues dans un passé bien antérieur à l’époque des héros de Baker Street, mais qui trouvent un écho dans les enquêtes menées au présent.

  • « La tragédie des Addleton »
  • « La mort subite du cardinal Tosca »
  • « La persécution spéciale »

Critique :
Il fait chaud et pour me rafraîchir, je m’enfile des « pastiches » (comme dirait Alambix et son accent) à tour de bras.

Certains sont parfois trop dosés, mais là, j’hésite entre le trop dilué ou le trop concentré.

Ce n’est ni le premier, ni la première fois que Réouven se penche sur les Untold Stories, ces histoires citées dans les aventures canoniques de Holmes mais jamais racontées.

Nous en avons trois ici qui vont nous être contées et si j’ai passé un bon moment de lecture, il y a tout de même quelques petits morceaux qui passent moins bien et je vais vous dire lesquelles.

Déjà, la première histoire est cousue de fil blanc et le coupable est visible comme un deerstalker posé sur la tête. Si l’enquête sur le double mystère de l’identité de Shakespeare et de Marlowe (Christopher, pas Philip, ni la capitaine de gendarmerie).

Bon, l’identité de la mère laisse un peu pantois, limite irréel, mais bon, la chair est faible et les enfants faciles à faire…

Pour le reste de la solution de l’énigme, je la laisserai à l’appréciation de chacun, elle est étayée d’une certaine manière (nous sommes dans de la fiction), mais reste toujours supputée car nous n’avons aucune preuve véridique, s’est passée dans les années 1500 (1564 et plus) et pourrait faire grincer les dents des plus pointilleux.

Niveau erreurs flagrantes, je relèverai celle de Guy Fawkes qui ici, est renommé Guy Hawkes (?) et le pléonasme horrible de « deux jumeaux ».

Pour ce qui est de la narration, l’auteur utilise le passé simple, quelques subjonctifs présent et imparfaits, ce qui va bien dans le texte, mais il utilise aussi des termes anglais sans les traduire en bas de page…

La deuxième enquête nous parlera du fameux cardinal Tosca et là où je grince des dents, c’est en voyant Holmes utiliser le titre de « votre éminence » devant le cardinal Guiseppe Sarto et se comporter comme un petit catholique alors qu’en tant que protestant, il ne reconnaît pas l’autorité du pape.

Maintenant, on ne nous a jamais dit à quelle religion Holmes appartenait, mais la logique voudrait que ce soit celle du protestantisme, non ? Il était croyant, on le sait, c’est du moins ce que l’on déduit de son monologue de la rose dans « Le traité naval ».

Cette deuxième enquête a de bonnes choses, notamment sur les peuples, les races, les différentes religions, les références aux divers pogroms qui ont ensanglanté les siècles précédents, niveau Histoire, on se couche moins bête, mais il y a parfois un peu trop de blablas et, tout comme la première, Holmes est obligé de supputer ce qui s’est passé puisque cette histoire est ancrée dans le passé lointain.

Pour la troisième, je dirais « mouais »… On a connu mieux mais elle est correcte et la manière de vouloir tuer est pour le moins originale, pas ressassée du tout.

Un apocryphe qui met en scène Holmes dans le format qui lui convient le mieux : les nouvelles, qui ne révolutionnera sûrement pas le policier, bien que l’auteur nous présente ici un Holmes plus érudit que les écrits canoniques ne le laissent supposer.

Correct mais pas transcendantal.

Mais au moins, Watson enquête avec Holmes, l’éclaire sans être une lumière (dixit Holmes), bref, ce n’est pas le benêt présenté comme parfois (dans une ancienne série et des films) et madame Hudson y met du sien.

PS : Alambix est un personnage que l’on retrouve dans « Astérix et le bouclier Arverne ».

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

 

[FILMS] Love Actually de Richard Curtis (2003) – Le film qui te dit que l’amour est partout, partout(ze) !

Love Actually, ou Réellement l’amour au Québec, est une comédie romantique britannique écrite et réalisée par Richard Curtis et sortie en salles en 2003.

Le film se penche sur les différents aspects de l’amour montré à travers dix histoires distinctes impliquant un large éventail de personnages, dont beaucoup sont reliés entre eux, et leur évolution.

Située principalement à Londres, l’action de Love Actually commence cinq semaines avant les fêtes de Noël, et se joue comme un compte à rebours jusqu’à la fête, suivie d’un épilogue un mois après les événements.

Film choral dont la distribution réunit notamment Hugh Grant, Liam Neeson, Emma Thompson, Colin Firth, Bill Nighy, Laura Linney, Alan Rickman, Keira Knightley, Rowan Atkinson et Andrew Lincoln, Love Actually est présenté au Festival de Toronto en septembre 2003 avant de connaître une sortie en salles en novembre 2003 au Royaume-Uni et aux États-Unis, suivi de la France le mois suivant.

Lors de sa sortie, il rencontre un accueil critique favorable et a rapporté près de 247 millions de dollars de recettes mondiales, alors qu’il a coûté 40 millions, ce qui en fait un succès commercial.

Fiche technique : 

  • Titre original : Love Actually
  • Titre québécois : Réellement l’amour
  • Réalisation : Richard Curtis
  • Scénario : Richard Curtis
  • Musique : Craig Armstrong

Distribution : 

  • Hugh Grant  : David, le Premier ministre
  • Liam Neeson : Daniel
  • Emma Thompson : Karen
  • Laura Linney : Sarah
  • Alan Rickman : Harry
  • Martine McCutcheon : Natalie
  • Bill Nighy : Billy Mack
  • Colin Firth : Jamie Bennett
  • Andrew Lincoln : Mark
  • Keira Knightley : Juliet
  • Chiwetel Ejiofor : Peter
  • Rowan Atkinson : Rufus, le vendeur
  • Kris Marshall : Colin Frissell
  • Heike Makatsch : Mia
  • Thomas Sangster : Sam
  • Martin Freeman  : Jack

Ce que j’en ai pensé :
Il est des films comme ça dont on croit encore tout se souvenir, mais en fait, non, il ne reste que des bribes, des petits morceaux épars, des scènes cultes, mais tout le reste a été effacé de la mémoire.

Et durant tout le début du film, on se surprend à se dire « ah mais oui, c’est vrai, il jouait le dedans, lui ! ».

On se surprend à rire aussi de la présence conjointe du docteur Watson version Granada (Edward Hardwicke) et de celle du John Watson de la BBC (Martin Freeman), sans oublier le vilain professeur Rogue de Harry Potter ou Jojen Reed  de GOT !

Il est un fait qu’en 2003, on ne pouvait pas savoir que Martin Freeman (qui a un rôle tout à fait excellent dans ce film) ferait un parfait docteur Watson et un petit Hobbit. Et vu son rôle dans le film, j’ai bien envie de refaire un mauvais jeu de mot avec Hobbit, trou et ce qui rime avec Hobbit !

On a beau être en juin et le film se dérouler durant la période post Noël, il n’en reste pas moins que cela reste un feel-good movie et que le regarder vous met de suite de bonne humeur et vous envoie au lit avec un sourire béat de satisfaction.

Toutes ces petites scènes qui se déroulent durant le film, avec des personnages qui ont tous un rapport entre eux, sont tout simplement du baume au cœur, de l’humour très fin et des histoires très belles, très émouvantes, très attendrissantes ou pas très classe, dans le cas de celui qui a le démon de midi qui lui chatouille les… ce qui rime avec ce mot !

Hugh Grant en premier ministre est sexy en diable, Liaam Neeson est attendrissant en beau-père qui se retrouve avec le fils de sa femme amoureux d’une jeune fille, Laura Linney (Sarah) est elle aussi, finalement, très touchante de renoncer à celui qu’elle aime pour rester avec son frère autiste qui lui bouffe toute sa vie privée en lui téléphonant non stop, à tel point que même conclure est difficile.

Pourtant, Sarah n’est pas non plus à côté de la plaque, l’amour, ce n’est pas que physique et peut être aussi l’amour fraternel d’une soeur pour son frère placé en HP (pas Harry Potter !). Dommage parce que le Karl, qui jouait aussi Jésus dans Ben-Hur et Xerxès dans 300, donne envie de se rouler sur la carpette, à poil.

Niveau bande-son, on n’a pas à se plaindre, les chansons sont toutes des connues qui donnent envie de pousser la chansonnette ou de se trémousser, tel le premier ministre…

Oui, Love Actually, c’est LA comédie romantique par excellence, celle qui vous fait rire, sourire, vous dire que tout n’est pas foutu dans ce Monde pourri, que des enfants peuvent encore vous émouvoir (le petit Sam est d’une sériosité qu’il en est émouvant !), que des politiciens peuvent encore être sexy et honnête (ok, seul Hugh Grant l’est !) et que Noël, même en devenant une fête commerciale, peut encore être synonyme de rapprochement entre les gens, même si ça finira en rapprochement horizontal…

J’oublie sans doute de vous parler de choses importantes, dans ce film, mais ce n’est pas grave, si vous l’avez vu, vous aurez ajouté de vous-même, et si vous ne l’avez pas encore vu, il est temps de mettre ça en ordre et de le visionner confortablement installé dans votre canapé.

Le film qui, un jour de déprime ou de moral à zéro, peut vous requinquer plus vite qu’une boite de médoc (et moins cher aussi).

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Quel jour sommes-nous Watson ? : Jean-Pierre Crauser

Titre : Quel jour sommes-nous Watson ?

Auteur : Jean-Pierre Crauser
Édition : Mycroft’s brother (30/11/2005)

Résumé :
« Mon propos consiste à dater très scrupuleusement toutes les enquêtes de Sherlock Holmes. Un jeu complexe, exaltant, parfois décourageant et totalement inutile.

Rédiger une chronologie holmésienne s’apparente à une traversée du Far West en diligence. Au début, on espère faire un bon voyage puis, rapidement, tout ce que l’on souhaite, c’est de pouvoir arriver au bout. Ceux qui apprécient la simple lecture des chroniques du docteur peuvent se demander, tout uniment, s’il est bien nécessaire d’aller aussi loin dans l’exégèse.

Ma réponse tient en deux mots : bien sûr. Recommencer sans cesse la lecture, c’est risquer de découvrir du nouveau.  » Vous connaissez mes méthodes, appliquez-les  » (Le Signe des quatre). Tel est le défi que nous lance Sherlock Holmes.

Établir une chronologie des aventures du détective, à partir des chroniques du docteur John H. Watson, n’est pas un exercice élémentaire. »

Critique :
Partant de la réalité que Watson a fait des fautes de dates en relatant les aventures de Holmes, l’auteur a tenté de nous proposer les dates les plus plausibles pour toutes les aventures canoniques du détective de Baker Street.

Oui, Watson a fait des fautes, et si j’en avais repérées certaines (sa blessure qui change), d’autres pas du tout !

Quand Watson disait que le 7 avril 1889 était un mardi, je le croyais de bonne foi, moi. Hors, il n’en était rien ! Le coquin.

Le travail de l’auteur fut celui d’une fourmi, car je dois dire, à la lecture de cet essai, qu’il a du mérite !

D’entrée de jeu, il nous signale sur quoi il s’est basé avant toutes choses pour dater les histoires. : des règles qu’il suit dans l’ordre, d’après une échelle de valeur, en se gardant le droit de parfois y déroger.

J’ai encore appris des choses lors de ma lecture, notamment qu’un début d’aventure ne se trouvait pas à la bonne place…

Initialement prévue pour « La boîte en carton », une intro fort connue des holmésiens, se retrouvait à commencer l’aventure du « Patient à demeure », ce qui changeait tout puisque Watson parlait de chaleur torride, de vacances parlementaires et qu’il disait que l’histoire de déroulait au mois… d’octobre !!

C’était une journée d’octobre ; il régnait une chaleur torride. Baker Street ressemblait à une fournaise ; la réverbération du soleil sur les briques jaunes de la maison d’en face était pénible pour l’œil ; on avait de la peine à croire que c’était les mêmes murs qui surgissaient si lugubrement des brouillards de l’hiver. Nos stores étaient à demi tirés. Holmes était roulé en boule sur le canapé : il lisait et relisait une lettre que lui avait apportée le courrier du matin. Quant à moi, mon temps de service aux Indes m’avait entraîné à mieux supporter la chaleur que le froid, et une température de 33° ne m’éprouvait nullement.

Une fois l’intro remise dans son contexte, on comprend mieux, vu que « La boîte en carton » se passe en août.

Dans mon canon des éditions Laffont, le même passage se retrouve dans les deux aventures et je m’étais posée bien des questions. Tout cela parce que « La boîte en carton » parlant d’adultère, elle ne fut pas publiée en recueil avant des années. Maudite censure !

Mais revenons à la datation des aventures canoniques : lorsque j’avais lu le canon pour la première fois, à l’âge de 13 ans, je m’étais amusée à noter au crayon l’âge probable de Holmes au moment de l’affaire.

Puisqu’il était dit que, en 1914, il avait soixante ans (mais pas écrite de manière aussi précise), j’avais déduit l’année 1854 comme celle de sa naissance.

Hors, toutes les dates ne sont pas mises dans le canon… et pour certaines aventures, c’était l’arrachage de cheveux garantit ! Notamment dans « Le signe des quatre » où l’auteur a eu bien du mal à nous trouver une date plausible.

Conan Doyle, sacré brouilleur de pistes ! Avec toutes ses erreurs, il a donné du travail et des nuits d’insomnies aux holmésiens qui voudraient remettre tout cela en bon ordre. Pire qu’une enquête de Holmes, pire que le plus insondable des mystères !

Ce petit livre hautement instructif se lit comme un recueil d’histoire, vous permettant de les sauter, d’y revenir, de les approfondir… Vous êtes libres.

Sans oublier un tableau à la fin avec tous les titres, les dates données par l’auteur, ainsi qu’un autre tableau avec ce que d’autres holmésiens ont fait, il y a bien longtemps.

Pour certaines, ils sont tous d’accord, pour d’autres, cela donne des écarts énormes. Et on reprend un tube d’aspirines !

Livre réservé pour les véritables mordus ou pour ceux qui veulent approfondir l’œuvre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

[FILMS] Bridget Jones’s Diary – Le film qui te donnera envie de porter des culottes couvrantes : Sharon Maguire (2001)

Le Journal de Bridget Jones (Bridget Jones’s Diary) est une comédie romantique anglo-franco-américaine réalisée par Sharon Maguire, sortie en 2001.

Il s’agit d’une adaptation cinématographique du roman éponyme d’Helen Fielding, publié en 1996.

Distribution : 

  • Renée Zellweger : Bridget Jones
  • Colin Firth : Mark Darcy
  • Hugh Grant : Daniel Cleaver
  • Gemma Jones : Pamela Jones, la mère de Bridget
  • Jim Broadbent : Colin Jones, le père de Bridget

Ce que j’en ai pensé :
Non, je ne suis pas comme Rajesh « Raj » Koothrappali (The Big Bang Theory) qui pleure à chaque visionnage de ce film !

La première fois que je l’ai vu, je ne savais pas comment ça allait se terminer et jusqu’au dernier moment j’ai douté alors que je venais de penser que c’était gagné… C’est vache !

On est toutes un peu Bridget Jones… On a toutes en nous quelque chose de Bridget Jones… ♫

Peut-être plus à 30 ans, mais à 20 ans, si on se retrouvait LA seule célibataire dans une soirée ou si un membre de la famille voulait à tout pris vous marier, on avait tout d’une Bridget en chasse car elle veut à tout prix se caser. À n’importe quel prix.

Je n’ai pas le souvenir de m’être mise dans des situations impossible comme elle, mais bon, ma mémoire a peut-être effacé certains moments de grande solitude.

Ce film est une bouffé d’oxygène pour moi, un film que l’on a envie de regarder plus en hiver, sous un plaid, une tasse de chocolat chaud à portée de main.

En pyjama doudoune, si possible… Ou en nuisette pour être un peu plus sexy que notre Bridget qui, comme nous, a des kilos en trop et ne fait pas de sport.

En juin, ça n’a pas la même saveur, surtout avec la scène de Noël et ses pulls horriblement kitch. Non mais enfin, comment peut-on porter ce genre d’horreur ???

Bridget n’a pas de chance : non seulement elle ne trouve pas l’amour, non seulement sa mère veut la marier au plus vite, mais elle est amoureuse de Daniel Cleaver (Hugh Grant), son boss !

Je ne vous raconterai pas toutes les péripéties de ce film, soit vous les connaissez, soit vous ne l’avez pas encore vu et je ne voudrais pas vous gâcher ça en vous disant ce qui se passe à la fin ou tous les retournements de situations du film.

Sachez que ma scène préférée est Hugh Grant tombant dans le lac et ressortant tout mouillé. À cette époque, j’aurais bien été l’essuyer partout partout… Maintenant, je le laisserais couler !

Anybref, tout ça pour vous dire que ce film est une bouffé d’air frais dans une journée chargée ou merdique, que ce film a bien vieilli, que je n’ai jamais eu envie de me faire les suites, ce premier épisode ayant comblé toutes mes attentes.

Tout ça pour vous dire que les anglais, même s’il ne sont pas les rois de la cuisine, sont les rois des films qui brillent par leurs profondeur, leur humour particulier, leurs personnages hors-norme ou si proches de nous et que ce n’est pas la première fois qu’ils me font monter au 7ème ciel avec un film mitonné aux petits oignons, là où leurs cousins d’outre océan auraient foiré le bazar en mettant des gros sabots.

Pour aller au lit moins bête :

  • Le film est assez librement adapté du roman homonyme car il emprunte aussi certaines situations au deuxième volume, L’Âge de Raison.
  • Malgré tout, on parvient toujours à reconnaître l’œuvre littéraire qui a inspiré le roman à l’origine, à savoir Orgueil et Préjugés de Jane Austen, dont Bridget Jones est une adaptation moderne. C’est pourquoi le prince charmant s’appelle Mr. Darcy dans les deux œuvres.
  • À noter que la scène du lac, durant laquelle Daniel Cleaver tombe à l’eau et en ressort chemise blanche mouillée, est un clin d’œil à la scène de la plongée dans le lac présente dans l’adaptation de Orgueil et Préjugés dans laquelle Colin Firth jouait.
  • Les noms de Colin Firth, le mémorable Darcy de Orgueil et Préjugés, la série britannique de 1995 et d’Hugh Grant, qui joue Edward Ferrars dans le film d’Ang Lee, Raison et Sentiments, sorti la même année, sont tous deux évoqués dans le livre.
  • La culotte couvrante portée par Renée Zellweger, signée par Hugh Grant, a été vendu aux enchères 2 000 livres sterling. Elle a d’ailleurs été l’origine d’un véritable raz-de-marée dans le monde de la lingerie féminine, les ventes pour ce type de produit augmentant de 17 % tandis que les ventes de string baissaient de 7%.

  • Les bagarres de nos deux héros, que ce soit devant un restaurant grec au son de « It’s raining men » ou dans une fontaine au son de « I believe in a thing « called love, sont aussi mythiques qu’improvisées. Désireux de ne surtout pas les chorégraphier, Colin Firth et Hugh Grant ont cherché à garder la fraicheur d’une scène de lutte pathétique et hilarante car ni spectaculaire, ni violente, ni même habile.

Ma cousine Rachel : Daphné Du Maurier [LC avec Bianca]

Titre : Ma cousine Rachel

Auteur : Daphné Du Maurier
Édition : Livre de Poche (2002 – 2017)
Édition Originale : My cousin Rachel (1951)
Traducteur : Denise Van Moppès

Résumé :
Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie.

Quand Ambroise lui écrira qu’il soupçonne sa femme de vouloir l’empoisonner, Philip le croira d’emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n’a rien de la femme qu’imagine Philip.

Il ne tarde pas à s’éprendre d’elle, à bâtir follement un plan d’avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar.

Ce don du suspense psychologique, que le nombreux public de la célèbre romancière anglaise lui reconnaît dans chacune de ses œuvres, est particulièrement présent dans « Ma cousine Rachel ».

Critique :
♫ Rachel, tu brûles mon esprit, mon amour étrangle ma vie ♪ Et l’enfer, devient comme un espoir ♫ Car dans tes mains je meurs chaque soir ♪

Philip aurait pu chanter du Johnny (Gabrielle, pour ceux ou celles qui n’ont pas trouvé) devant sa cousine Rachel, bien qu’il n’ait pas fini enchaîné au sens propre du terme.

Sherlock Holmes disait que les émotions altéraient la réflexion et ce roman illustre parfaitement sa phrase.

J’ai vu Philip Ashely, jeune homme qui avait l’air d’avoir la tête sur les épaules, se monter le bourrichon sous le coup des émotions et ensuite réviser tout son jugement pour finir par se comporter comme une midinette amoureuse et ne pas voir ce que les autres essayaient de lui montrer.

Dès les premières lignes, Daphné Du Maurier vous prends dans les rets de son histoire, insufflant du mystère dès le départ, vous donnant quelques indices mais sans en donner vraiment. Elle réussit à vous embarquer de suite dans son histoire et vous n’avez plus envie de lâcher le livre.

On se doute que l’on va faire face à un drame et à pas à une histoire d’amûr guimauve style Barbara Cartland. Par contre, si on se doute de certaines choses, on est loin d’avoir une vision claire de toute l’affaire.

C’est toute la force et le talent de l’auteure : en dire assez mais pas de trop, cacher des choses tout en les mettant sous la lumière.

Petit à petit, en développant son histoire et en nous présentant les protagonistes de  cette sombre histoire, Du Maurier nous entraîne tout doucement vers les fonds abyssaux d’un récit où l’on aura sans cesse l’impression que tout est biaisé, caché, manipulé, véridique…

Sans cesse je me suis posée des questions sur cette histoire : Est-ce que Ambroise disait vrai ? Est-ce que Rachel est-elle qu’il l’a décrite dans ses lettres ou alors était-il devenu vraiment fou ?

Philip s’est posé les mêmes questions que moi puisque lui aussi l’a trouvée charmante, la Rachel. Toute menue, toute innocente, toute gentille… Oui, son oncle devait être fou lorsqu’il écrivait des méchancetés sur elle.

Les personnages sont d’un réalisme qui donne tout le poids au récit, qui, en plus d’être bien ficelé, est présenté de manière à nous mettre l’eau à la bouche, aiguisant notre appétit tout en nous nourrissant petit à petit.

À mon sens, Rachel est un personnage qui a tout d’une grande, elle est parfaitement décrite, le mystère l’entoure, on ne sait jamais sur quel pied danser avec elle et en plus, elle est forte, très forte ! Une championne du monde dans sa catégorie.

Le final, je l’ai senti venir, je lui ai demandé de venir, et ça a marché puisqu’il est venu.

Machiavélique, perfide, géniallissime, j’ai adoré ! C’était bon, une jouissance littéraire.

Une LC avec Bianca qui, une fois de plus, est réussie !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

 

L’aventure du détective triomphant, une étude du mythe holmesien : Sophie Bellocq-Poulonis

Titre : L’aventure du détective triomphant, une étude du mythe holmesien

Auteur : Sophie Bellocq-Poulonis
Édition : Editions de l’Oeil du Sphinx (11/05/2004)

Résumé :
D’aucuns disent que sa silhouette hante encore certains quartiers de Londres, lorsque le brouillard enveloppe la ville…

Si cette affirmation relève de l’affabulation, l’ombre du plus célèbre détective du monde demeure bel et bien enracinée dans l’imaginaire collectif, au point d’en constituer la référence où puisent leurs origines – inconsciemment, parfois – tous les personnages que la foisonnante littérature policière a engendrés depuis qu’Arthur Conan Doyle le façonna.

SHERLOCK HOLMES… son nom résonne comme une panacée au crime, quand bien même ses attributs – la loupe, la pipe et l’incomparable deerstalker – suffisent à le désigner. Souvent pastiché, jamais égalé, il est l’archétype de l’investigateur dont les méthodes, révolutionnaires pour l’époque, font aujourd’hui le quotidien des départements de police scientifique.

Pourquoi un tel personnage, né de l’imagination d’un médecin en mal de clients, a-t-il eu un impact aussi retentissant, jusqu’à créer l’illusion d’une existence réelle ? Pourquoi, alors qu’il était initialement destiné à une existence éphémère, comme beaucoup de ses pairs, s’est-il drapé de cette aura mythique ?

L’étude de l’œuvre de Conan Doyle – que les admirateurs du détective appellent le Canon – et celle des circonstances tant historiques que socioéconomiques qui ont accompagnées la publication de ses aventures nous donneront peut-être la clé de cette énigme littéraire…

Critique :
Ce gros roman de 377 pages est à réserver aux holmésiens, à mon sens, ou à une personne qui souhaiterait vraiment en savoir plus sur Sherlock Holmes, dans sa version canonique.

Fort complet, il ratisse large et nous parle aussi bien de l’auteur (Arthur Conan Doyle), que ses créatures (Sherlock Holmes, le Dr John Watson), que de la ville de Londres, présence imposante dans les 60 enquêtes de Holmes.

L’étude de madame Bellocq-Poulonis ne repose pas, comme pour celle de Baring-Gould sur des faits non avérés ou tirés des apocryphes, mais uniquement sur les aventures canoniques, c’est-à-dire celles écrites par Arthur Conan Doyle et lui seul !

Lorsqu’elle explique certains traits de caractères du détective, elle insère des extraits tiré du canon afin de confirmer ses dires. Idem lorsqu’elle parle de Londres ou d’autres petits détails.

Le fait d’illustrer ce qu’elle écrit est une bonne chose, mais pour une lectrice qui connaît déjà beaucoup sur Holmes, ça ralentit le rythme puisque je n’ai plus vraiment besoin d’avoir des éclairages.

Attention, je ne rouspète pas ! Les extraits sont importants, tout comme les renvois en bas de page lorsqu’elle a eu une information ailleurs.

Vous apprendrez la genèse de Holmes, sa naissance due au fait qu’un médecin qui n’avait pas de clientèle, la demande de Stoddard pour une deuxième aventure de Sherlock Holmes, le succès de Holmes aux États-Unis, le tollé que fit sa disparition, avec manifestations et grèves…

Anybref, incollable vous serez ! Pour autant que vous arriviez à retenir tout. Moi, ce sont les dates qui partent le plus vite de ma mémoire passoire.

À partir de la page 146, on entre dans les abréviations officielles des aventures de Sherlock Holmes, celles utilisées par les initiés et qui pourraient paraître barbares pour d’autres.

Et puis, ensuite, toutes les aventures canoniques sont résumées, par ordre de publication, avec quelques petites infos en plus. L’extase pour moi, tout simplement.

Une vraie bible pour l’holmésien, une vraie mine d’or, le tout étant correct, non farfelu et tout à fait canonique.

À garder sous la main pour écrire un pastiche holmésien ou juste pour le plaisir.

Sommaire :

Partie 1 : Genèse d’un Mythe
– Sir Arthur Conan Doyle, Approche Biographique
– Chronologie des parutions Holmesiennes
– Conditions de création du personnage
– La Mort de Sherlock Holmes
– La Geste Holmesienne ou l’image du surhomme

Partie 2 : De l’Écriture au Mythe
– Contextes
– Le Choix d’une écriture réaliste
– Chronologie Intra-Diegetique des affaires Canoniques
– Une Prédisposition au Mythe

Partie 3 : Le Mythe Triomphant
– Contrefaçons, Pastiches & Caricatures
– L’Holmesologie ou la reconnaissance du Mythe
– Sherlock Holmes ou les prémices de la Police Scientifique
– En guise de conclusion

Annexes
– Abréviations Canoniques du Professeur Jay Finley Christ
– Fiches descriptives des 64 enquêtes de Sherlock Holmes
– Bibliographie supposée de Sherlock Holmes
– Dr Watson gets married
– Petite bibliothèque Holmesienne
– Postface

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Sherlock Holmes revient : André-Paul Duchâteau

Titre : Sherlock Holmes revient

Auteur : André-Paul Duchâteau
Édition : Claude Lefrancq (01/01/1992)

Résumé :
La belle Janet Fields,comédienne de son état, a reçu un message lui annonçant qu’elle sera assassinée en cours de représentation.

Mais Sherlock Holmes aime trop l’art pour permettre un tel sacrilège… Raffles lance un défi ‘à Holmes : il commettra un forfait légitime et le grand détective ne pourra l’en empêcher ni le démasquer…

Avant de revoir la belle Janet Fields dans un rôle de composition fort différent, le Dr Watson nous amènera chez un écrivain aux têtes multiples…

Critique :
André-Paul Duchâteau est le scénariste de Ric Hochet, une bande dessinée que j’adore, du moins, dans les 19 premiers titres.

Ce scénariste s’est aussi attaqué à Sherlock Holmes et je n’ai pas vraiment apprécié la saga qu’il avait publiée dans les années nonante (80+10) aux éditions Lefranq, dans leur collection Bdétectives.

Ce petit roman regroupant 4 nouvelles écrites par Duchâteau, je l’avais acheté en 1996, lors de sa sortie et après 22 ans, je n’avais plus aucun souvenir de ce que j’avais éprouvé comme sentiments de lecture à l’époque.

Le Mois Anglais de 2018 était donc une bonne occasion pour ressortir de mes étagères ces nouvelles de mon détective préféré, me permettant ainsi d’augmenter les chroniques apocryphes sur Sherlock Holmes.

Vu mes précédentes déconvenues, c’est avec beaucoup de circonspection que j’ai entamé ma lecture.

Verdict docteur ? Faudra pas le piquer ! Il est tout ce qu’il y a de plus correct et Holmes s’épanouit toujours mieux dans le format des nouvelles que dans celui des romans de longues haleine.

Je soulèverai tout de même un point qui me hérisse les poils (avant épilation) : le docteur Watson qui appelle Holmes par son prénom ! Crémildiou, quelle hérésie !

 

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – 3 – Le secret de l’ile aux chiens : Yves Varende

Titre : Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – 3 – Le secret de l’ile aux chiens

Auteur : Yves Varende
Édition : Claude Lefrancq (03/09/1999)

Résumé :
Février 1912. Les pillards de Blackwell font la loi dans les docks de la Tamise.

L’Allemagne prépare la guerre future: le chef du service secret impérial débarque à Londres pour mobiliser le réseau décapité par le grand détective de Baker Street.

Der Stelze, le redoutable homme au pied bot, aura-t-il plus de succès que Mr Moon? Sherlock Holmes réussira-t-il à percer le formidable secret de l’île aux Chiens?

Critique :
Non, pour une fois, je ne vais pas tirer à boulets rouges sur ce 3ème volet des aventures de Holmes contre les agents du Kaiser.

Holmes m’a semblé moins imbu de lui-même, il a fait plus de déductions et j’ai retrouvé presque le Grand Homme de Baker Street, manquait plus que Watson pour enquêter avec !

Nous sommes en 1912 et ça pue le conflit partout, toute l’Europe est assise sur un baril de poudre et on se demande bien qui va allumer la mèche.

Les Méchants sont un peu moins caricaturaux et moins exagéré que Moon qui se retrouvait dans les deux premiers tomes et qui pouvait se déguiser et ressembler à la personne mieux que s’il avait été cette personne.

Le roman se lit très vite, il a un bon rythme et, sans révolutionner le genre, se laisse lire avec plaisir même si on sort du cadre habituel des enquêtes de Holmes.

Ça m’a fait du bien de le relire, je ne me souvenais plus de rien !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).