Holmes (1854/+1891?) – Tome 5 – Le frère aîné : Luc Brunschwig & Cécil

Titre : Holmes (1854/+1891?) – Tome 5 – Le frère aîné

Scénariste : Luc Brunschwig
Dessinateur : Cécil

Édition : Futuropolis (09/10/2019)

Résumé :
4 mai 1891. Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty.

Effondré, le docteur Watson ignore alors qu’il va se lancer dans une incroyable enquête, qui va tout lui révéler de son ami le détective et de sa famille.

Critique :
Décidément, cette saga reste toujours dans les hauteurs niveau scénario et dessin !

Niveau délai d’attente entre deux albums aussi puisque le tome 4 datait d’octobre 2015, pour une série entamée en 2006.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

OUI car comme je vous le disais, les dessins sont exécutés de main de maître, les couleurs changent selon que nous sommes dans le présent ou le passé (gris/sépia) et le scénario est des plus relevé.

Là, on est arrivé à un tournant majeur dans l’Histoire de Sherlock Holmes, on sent que l’on va entamer bientôt le final et la théorie proposée par les auteurs est plausible, crédible, bien amenée et les personnages font des choix tels qu’ils auraient pu les faire dans la réalité littéraire.

Pas de truc folklorique, pas de choses folles ou capillotractées. Non, ici, tout est maîtrisé, pensé, pesé et les auteurs s’appuient toujours sur des faits plausibles sans jamais sombrer dans le futile.

Le scénariste sait comment jouer avec le présent et le passé, il alterne les phases avec brio afin de tenir le lecteur en haleine et ne pas faire retomber le suspense. Le choix des personnages est bien pensé et leurs comportements sont en adéquations avec ce que l’on sait d’eux, sauf pour les parents de Holmes, mais là, ils ont le champ libre tout en restant dans la cohérence de gens issus de la petite bourgeoisie.

Les dessins sont eux-aussi maîtrisés, les couleurs donnant en alternance des tons chauds (sépia) ou froid. On ne s’en lasse pas de les regarder, même après la lecture de l’album.

Anybref, tout est millimétré dans cet album et dans cette saga, c’est riche au niveau scénaristique comme au niveau des dessins et des coloriages.

Une saga qui met en scène ce qui se passe après la mort de Holmes dans les chutes, le 4 mai 1891 (et pas le 4 mars comme vu dans des résumés), qui explore son enfance, les secrets de famille, le tout sans jamais sombrer dans le grand n’importe quoi.

Un must qui n’a qu’un défaut… Non deux… L’attente entre deux albums et la hauteur de ces albums qui vous obligent à les ranger dans des étagères à part puisqu’ils sont plus hauts que ceux des éditions Soleil.

Mais tout ça est plus que pardonnable au vu de la qualité de cette série.

Holmes (1854/+1891?) – Tome 1
Holmes (1854/+1891?) – Tome 2
Holmes (1854/+1891?) – Tome 3 (à rapatrier sur le blog)
Holmes (1854/+1891?) – Tome 4

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°117 et le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook.

 

Undertaker – Tome 5 – L’indien blanc : Xavier Dorison & Ralph Meyer

Titre : Undertaker – Tome 5 – L’indien blanc

Scénariste :
Dessinateur :

Édition : Dargaud (31/10/2019)

Résumé :
Une diligence se fait sauvagement attaquer par les Apaches de Salvaje. Ceux-ci se montrent sans pitié et tuent les hommes blancs qui ont osé s’aventurer sur leurs terres. Pourtant, parmi les agresseurs, se trouve un Indien blanc…

Autrefois appelé Caleb, le jeune homme a été kidnappé et torturé par les amérindiens qui en ont fait l’un de leurs meilleurs guerriers.

Ce fut leur façon de punir sa mère, Joséphine Barclay, propriétaire de l’entreprise du même nom, pour avoir voulu faire passer le chemin de fer sur les terres apaches.

Critique :
Comment mon croque-mort préféré, mon Jonas, allait-il rebondir après le départ de deux femmes qui l’accompagnaient ?

Bonne question. Ça me faisait même un peu peur car selon l’évangile de Jonas « Quand tu enlèves de ton récit deux femmes fortes, méfie-toi que ce récit ne s’effondre comme une vieille bite ».

Si le récit ne s’est pas effondré, ses deux compères qui apportaient une touche de féminité (hum) m’ont tout de même un peu manqué.

Une fois de plus, les dessins sont soignés, au poil, magnifiques. Les décors nous plongent de suite dans l’histoire et l’action ne se fait pas attendre avec l’attaque d’une diligence par les Indiens.

Après, un peu de calme avec notre Undertaker qui enterre les morts et puis, on replonge dans les mystères, le suspense, l’action, l’aventure, le danger et les bons mots tout droits sortis de la bouche de notre Jonas.

Les auteurs nous en disent un peu plus sur son passé, qui, comme on nous l’avait fait entrevoir, n’est pas rose ! Il est même infréquentable, notre fossoyeur !

Ou du moins, il est toujours en train de marcher sur la ligne rouge, oscillant sans cesse entre le Bien et le Mal car entre les deux, la frontière est mince, poreuse et parfois, il faut laisser agir le Mal pour qu’il en ressorte du Bien, comme nous l’avions vu dans un tome précédent, même si c’est toujours dur à avaler.

Sur base d’un départ scénaristique classique (un jeune homme enlevé par les Indiens et qui devient l’un d’entre eux), nous allons nous en éloigner pour prendre un chemin de traverse, connu lui aussi, mais qui surprend toujours car les secrets peuvent surgir de n’importe où.

Nous offrant un Jonas un peu moins prolixe en citation de son évangile propre, les auteurs ont su rebondir après des albums très profonds, très chargés niveau émotions fortes et avec un Méchant vachement bien réussi.

Pas évident de rebondir après tout cela, sans oublier que notre Jonas n’a plus les deux femmes pour l’épauler, mais heureusement, il lui reste Jed, le vautour qui semble doué d’une grande perception qui fait de lui un ange gardien des plus atypique.

Un album qui reste dans le haut du panier, qui entame un nouvel arc narratif, à suivre sur le prochain tome et un scénario vieux comme le monde mais bien mis en scène et ça, c’est ce qui est le plus important.

Vivement la suite…. En espérant ne pas devoir trop attendre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°115 et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Les Quatre de Baker Street – Tome 8 – Les Maîtres de Limehouse : Jean-Blaise Djian, David Etien & Olivier Legrand

Titre : Les Quatre de Baker Street – Tome 8 – Les Maîtres de Limehouse

Scénaristes : Jean-Blaise Djian & Olivier Legrand
Dessinateur : David Etien

Édition : Vents d’Ouest (16/10/2019)

Résumé :
Enquête au cœur du quartier chinois ! 1895. La tension monte sur les docks londoniens…

D’un côté, la loi du silence d’Oncle Wang et de ses sbires, qui règnent d’une main de fer sur le quartier chinois.

De l’autre, la violence aveugle des Mad Dogs, truands cockneys bien décidés à venger leur chef mystérieusement assassiné.

Chargés par Sherlock Holmes de surveiller cette situation explosive, Billy, Charlie et Black Tom, accompagnés du fidèle matou Watson, vont se retrouver pris entre le marteau et l’enclume…

Qui se lèvera pour tenir tête aux Maîtres de Limehouse ? Qui se cache derrière le signe du Scorpion Ecarlate ? Et qui sera la prochaine victime ?

Située au coeur de Limehouse, le Chinatown de Londres, cette nouvelle enquête des Quatre de Baker Street nous plonge dans un univers inédit où le crime se fait plus exotique mais non moins redoutable.

Une nouvelle aventure pleine d’action, de mystère et d’émotion !

Critique :
Que de chemin parcouru pour notre 3 jeunes enquêteurs et le chat Watson… On les a connu très jeunes, on les avait laissé à la fin du tome 7 qui sonnait la fin d’une époque et nous les retrouvons plus âgés, presque ados.

C’est Charlie qui a le plus évolué. Notre garçon manqué ne va plus savoir se faire passer pour un garçon car sa silhouette se féminise et les formes commencent à apparaître.

Une fois de plus, nos jeunes amis vont se frotter à plus fort qu’eux, à des types dangereux.

À ma gauche, le gang des Mad Dogs, des cockneys violents et à ma droite, ceux de la Triade d’Oncle Wang qui, comme les mafias, se fait payer pour assurer la protection des commerçants chinois et de tous les habitants du quartier où ils opèrent.

On a beau être dans de la littérature jeunesse, nous ne sommes pas dans l’île aux enfants où c’est tous les jours le printemps. Pas de pays joyeux, ni d’enfants heureux, mais les quartiers miséreux où chaque gosse se débrouille comme ils peut.

La réalité n’est pas toujours belle à voir, même si les dessins de David Etien sont un plaisir pour les yeux et si ses décors sont soignés, tous comme les différents personnages.

Le scénario est toujours excellent, travaillé, bourré de suspense, de péripéties, d’action et quand bien même notre Billy n’a rien vu venir du coupable, j’ai trouvé que la solution était amenée de manière subtile et pleine d’émotions.

Nos enquêteurs grandissent, mais j’espère que nous aurons encore quelques albums avant la fin de la série car jusqu’à présent, ils ont toujours été d’une grande qualité scénaristique, ne se contentant pas de présenter et de mettre en scène des enquêtes, mais s’attachant aussi à la profondeur des personnages et au réalisme du Londres de l’époque victorienne où les droits des enfants et des femmes étaient de la SF.

Vivement le tome 9 !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°114, et le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook.

Pour un instant d’éternité : Gilles Legardinier

Titre : Pour un instant d’éternité

Auteur : Gilles Legardinier
Édition : Flammarion (02/10/2019)

Résumé :
Vincent sait mieux que personne ce qu’est un secret. Spécialiste des passages dérobés, c’est à lui que les riches et les puissants font discrètement appel pour dissimuler leurs trésors ou s’aménager des issues indétectables.

Alors que Paris célèbre l’Exposition universelle et sa phénoménale tour Eiffel, Vincent et son équipe deviennent soudain la cible de tentatives d’assassinat.

La mort rôde désormais autour d’eux. Un de leurs clients cherche-t-il à effacer ce qu’ils savent de lui ? Sont-ils traqués par des pouvoirs occultes ? Quelle est cette ombre qui peut les frapper n’importe où, n’importe quand ?

Dans une époque bouleversée, confronté à des mystères surgis d’un autre temps, Vincent va tout faire pour déjouer la menace et sauver les siens. Ce qu’il s’apprête à découvrir va faire voler en éclats tout ce qu’il croyait savoir du monde…

Critique :
Paris à l’époque de son Exposition Universelle ! Quelle folie cela devait être ! 96 hectares…

J’aurais aimé y faire un tour, même si certains pavillons étaient du plus mauvais goût.

N’ayant pas de machine à remonter le temps, j’ai pris un ticket de voyage instantané en ouvrant ce roman et même si nous n’avons pas tout exploré, le voyage était plus que génial.

Attention, l’Expo Universelle n’est pas la destination première de ce livre, mais puisqu’elle en est en partie le cadre, cela aurait bête de ne pas y aller faire un tour.

Une chose m’a toujours fasciné, étant gosse (et adulte aussi), ce sont les passages secrets ! Là, j’en ai eu pour mes sous à tel point que j’avais mes yeux qui brillaient.

Si le roman avait été plus court (tel le nez de Cléopâtre) d’une cinquantaine de pages, il aurait gardé tout son peps. Il y avait des passages qui étaient plus introspectifs, plus détaillés et cela lui a fait perdre un peu de rythme, mais pas au détriment de son histoire.

Il fallait sans doute prendre un peu de repos, de recul et laisser au personnages le temps de souffler, ainsi qu’au lecteur car à un moment donné, ça bouge beaucoup et dans tous les sens.

Ne cherchez rien de plus que le souffle de la grande Aventure, ne cherchez rien de plus qu’un roman de littérature populaire (et ce n’est pas au sens péjoratif), ne cherchez rien de plus qu’un bon moment de lecture, aux côtés de personnages sympathiques dont on aimerait faire partie de l’équipe.

Moins d’humour que dans ses autres romans, normal, le cadre de l’histoire s’y prête moins, mais avec des petites pépites sur la nature humaine, des petites phrases toujours justes et qui sont un plaisir à lire et à faire rouler sous la langue tant elles sont vraies.

Autre talent de l’auteur : nous immerger de suite dans le décor grandeur nature qu’était Montmartre lors de la construction de sa Basilique, mais aussi du quartier avant qu’il ne prenne de l’ampleur grâce/ à cause de ce chantier.

Idem pour Paris… Les décors sont plantés très vite et où que nos yeux se posent, ils ne voient que le Paris de 1889. Manquait plus que le bruit et les odeurs et nous y étions, dans ce Paris de 1889 qui changeait de visage, notamment avec une grande tour en fer.

Un grand roman d’aventures, de mystères mystiques, de passages secrets, de souterrains piégés ou non, d’amitié, de solidarité et d’un trésor qui n’est pas toujours constitué d’argent car la plus grande richesse n’est pas le fric mais…

Non, je ne vous dirai rien de plus si ce n’est : lisez-le, nom de Dieu, car même si ce n’est pas de la matière à Goncourt, on s’en fiche ! C’est de la matière à une grande aventure sous les pavés de Paris, à des faits qui semblent fous ou extravagants mais qui sont réels, à de l’humanité et de l’amitié et ça, ça n’a pas de prix !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°113.

 

Les chevaliers d’Heliopolis – Tome 1 – Nigredo, l’oeuvre au noir : Alejandro Jodorowsky & Jérémy

Titre : Les chevaliers d’Heliopolis – Tome 1 – Nigredo, l’oeuvre au noir

Scénariste : Alejandro Jodorowsky
Dessinateur : Jérémy

Édition : Glénat (17/05/2017)

Résumé :
Fin du XVIIIe siècle. Dans un monastère au Nord de l’Espagne se dissimule le temple sacré des Chevaliers d’Héliopolis : une assemblée d’alchimistes immortels et coupés du monde.

Alors que le disciple Dix-sept s’apprête à compléter sa formation et à intégrer l’ordre, son maître Fulcanelli dévoile aux autres chevaliers le terrible secret de ses origines.

Dix-Sept est en réalité le fils caché de Louis XVI et de Marie-Antoinette : le roi de France Louis XVII ! Héritier de cette destinée, le jeune homme va-t-il réclamer le trône qui lui est dû ou rester dans l’ombre, fidèle aux préceptes millénaires de l’Alchimie ?

Critique :
Hé bien, j’ai vu votre Louis XVI sous un angle jamais vu : son fessier royal !

Ça commençait fort avec ce roi qui devait chatouiller la vulve de sa femme avec une plume de paon royal afin qu’elle soit fertile et surtout, qu’ils arrivent à baiser ensemble !

J’ai pouffé de rire car ça m’a rappelé une vieille blague avec une feuille de palmier.

En tout cas, riez sous cape si vous voulez, mais 9 mois après l’introduction du sceptre royal dans la grotte aux merveilles, Louis XVII était né.

Je ne vais pas vous raconter l’Histoire de France et ce qui se passa en 1789 et plus tard, lorsque vos souverains perdirent la tête. Je connais tout ça aussi mais les auteurs ont pris quelques libertés avec l’Histoire en l’accommodant à la sauce fantastique et le résultat n’est pas si mal que ça.

Bon, j’ai haussé les sourcils d’étonnement face à un gorille qui sait se battre à l’épée, mais c’est le fait qu’il parle qui m’a le plus étonné. Bah, nous étions avec un groupe d’Immortels, alors, hein, nous n’étions plus à ça près !

Les dessins de Jérémy sont un plaisir pour les yeux, les couleurs aussi. Réalistes, somptueux dans les décor, ça donne déjà envie de feuilleter l’album pour les revoir une fois de plus.

Son trait me semblait connu et j’ai donc fait un petit tour sur Babelio pour en savoir plus. Bingo, je connaissais, en effet, puisque j’ai lu les deux premiers tomes de la saga de pirates « Baraccuda » dont je vous parlerai plus tard.

Le scénario prends quelques libertés avec l’Histoire, mais pas tant que ça et quand il le fait, il le fait bien. Ceci n’est pas tout à fait une uchronie même si, dans notre histoire, Louis XVII n’est pas mort. Il est encore un peu tôt pour savoir si nous allons nous diriger vers l’uchronie ou pas.

Ce premier album semble poser les bases, sans entrer trop dans les détails car nous ne savons pas à quoi servent chez Chevaliers d’Héliopolis, ni quel destin ils réservent au Dauphin qui, pour le moment, est un guerrier hors pair mais peine un peu à attirer notre capital sympathie.

Pour ses parents, ceux qui furent guillotiné, là, le capital sympathie est aux abonnés absents car il n’y a pas grand-chose pour les sauver ou les racheter. Le Roi est un salopard de violeur (dans la bédé, pour le reste, je ne l’ai pas connu) et son épouse une mère sans coeur.

Réalité historique (je ne connais pas tout et les témoins sont morts) ou pas, ce roi Louis XVI qui est un horrible personnage par tous les côtés ?

Premier tome qui pose les bases mais qui développe peu, nous laissant donc avec moult questions sans réponses. Réponses qui, je l’espère, seront apportées dans le tome suivant et pas tout à la fin de la saga ou jamais.

Ma curiosité est éveillée, j’ai loué le deuxième tome afin de me faire une idée plus précise et si ce n’est pas à la hauteur, je passerai à autre chose. Ce qui serait dommage car le graphisme est à la hauteur, lui.

Moi je ne demande qu’a poursuivre car j’ai pris du plaisir à ma lecture.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°112.

 

Nains – Tome 14 – Brum des Errants : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier

Titre : Nains – Tome 14 – Brum des Errants

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (20/03/2019)

Résumé :
Le seigneur Brum retourne là où tout a commencé, au puits , ce lieu où il combattait pour oublier la misère et la rage qui étaient siennes.

Le vieux guerrier sait qu’il doit se confronter à son passé, ces temps insouciants où lui et ses amis vivaient dans les bas-fonds de de Gol-Garsëm, rêvant de jours meilleurs. Brum a toujours su qu’il n’était pas comme les autres… et de cette différence sont nées sa plus grande force ainsi que sa plus profonde souffrance.

Critique :
Les tomes consacrés à la caste des Errants sont souvent les plus forts émotionnellement et celui-ci, c’est la claque dans la gueule et en littérature, j’aime en recevoir.

Les auteurs nous proposent un magnifique album, tant au niveau des dessins qui subliment le scénario qui n’a rien de bancal ou de non recherché.

Pas besoin d’avoir fait des longues études pour voir le parallèle entre la société des Nains et la nôtre et pas besoin de décodeur pour comprendre que la plume de Nicolas Jarry tacle nos sociétés où la naissance prime sur le reste.

On ne marche pas toujours au mérite, dans nos sociétés.

Qui entre dans les grandes écoles ? Peu d’enfants d’ouvriers et s’ils y entrent, ils vont en baver. Tout est fait pour les Fils De mais si votre père n’est pas issu d’une grande famille, vous êtes quasi forcé de rester à votre niveau, à ne pas trop vous élever, pas trop faire de votre gueule, car c’est mal vu.

Ici, c’est le même. Qui entre dans la caste prestigieuse de la Forge ? Les fils des forgerons, pas ceux des bas-fonds, des quartiers pauvres, pas les Errants.

Les Errants, ce sont les sans-dents, les plus pauvres, ceux qui ont été radié des Ordres des Nains, ceux qui ne peuvent pas toucher une arme, qui sont interdits de savoir, qui sont voués à rester dans leur fange et ce, ad vitam æternam.

Les Errants n’avaient pas le droit au savoir. Plus que l’or, l’acier ou la pierre, le savoir était ce qui fondait et soudait une société, ce qui lui permettait d’avancer et de s’émanciper de ses maîtres. Les puissants avaient compris qu’il était bien plus dangereux d’avoir des esclaves éduqués à l’intérieur d’une forteresse, qu’une bande de viandards en armes aux portes de celle-ci. Le pouvoir se nourrissait depuis toujours de l’ignorance du peuple… Et ce n’était pas près de changer.

Personne ne pense que parmi ces parias, il y a sans doute des Nains intelligents, des Nains qui mériteraient d’être mis en avant, des Nains plus prometteurs que le fils de, qui lui, ne vaut pas tripette, mais aura la fonction car il est le fils de son père.

Dans cette fange se débat Brum, un Errant, fils sans père (il n’est pas resté après avoir fait tagada avec la jeune fille qui sera la mère de Brum), un fils dont la mère a dû faire le trottoir pour subvenir à leurs besoins, un jeune Nain fort comme un bœuf, intelligent, mais qui doit le cacher, car c’est mal vu.

Il faut être malin et impitoyable pour survivre quand on est un gamin des rues. L’intelligence est un bagage trop lourd à porter, une fioriture qu’on ne peut pas se permettre. Elle vous empêtre et vous met à l’écart des autres. Le mieux que vous puissiez faire c’est d’oublier que vous êtes intelligent. Vous devez le cacher, acquiescer aux conneries qui sont débitées autour de vous et rire des mêmes blagues grasses qui reviennent en boucle depuis toujours.

L’intelligence attire la violence, elle exacerbe le sadisme, elle fédère les imbéciles et les détraqués. Elle fait de vous un broutard noir.

Mon intelligence, j’avais vite appris à la travestir en autre chose de plus cynique. Pour survivre, un marmouse était capable de tout, même de nier sa propre nature. J’étais un faussaire et plutôt un bon.

Alors, il cache le travail qu’il fait avec son cerveau et montre ses poings qu’il sait utiliser mieux que personne.

Le début de l’album ne me laissait pas présager ce genre d’histoire puisque nous étions face au légendaire capitaine de la légion de fer, un certain Brum. J’ai même regardé la couverture pour être sûre que j’avais bien lu « Brum des Errants ». J’ai continué ma lecture, sourcils froncés et puis j’ai compris : c’était la genèse de Brum.

Et quelle genèse, bordel de dieu ! Non ça ne fait pas que bastonner ou se cogner, sous leurs allures de fight-club, d’arène pour les combats où l’un sort sur ses jambes et l’autre pas, il y a de la profondeur dans l’histoire et des petites phrases assassines dans les réflexions de Brum.

Le pouvoir se nourrissait depuis toujours de l’ignorance du peuple. Et cela n’était pas près de changer.

Au final, que l’on soit dans le monde des Nains, des Elfes, ou des Hommes, c’est toujours la même histoire sur fonds de lutte des classes, de jalousie, d’envie, de hiérarchie, de lois stupides, de gens rejetés et de médiocres mis sur les hauteurs alors qu’ils ne le méritent pas car ils sont profondément cons.

Encore un très bon album !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°111.

Elfes – Tome 22 – Le gardien des racines : Nicolas Jarry & Gianluca Maconi

Titre : Elfes – Tome 22 – Le gardien des racines

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Gianluca Maconi

Édition : Soleil (24/10/2018)

Résumé :
Bëloenn, le maître des Écorces irascible, veille sur les arbres anciens. Il vit en ermite jusqu’au jour où Laëdyss, une chasseuse dont le clan a été massacré, vient lui demander son aide.

Partout sur les Terres d’Arran, les créatures des bois deviennent folles et attaquent les elfes Sylvains…

L’origine du mal plonge ses racines au plus profond de la forêt de Duhann, dans le sanctuaire de la reine Ora, gardienne du cristal vert…

Critique :
Comment rebondir après la guerre des goules ? Pas facile car ce cycle était addictif et maintenant, on a l’impression que plus rien n’est comme avant. Il reste les cicatrices, les séquelles, et les auteurs continuent de nous en parler dans leurs histoires.

Pourtant, je ne vais pas me plaindre, ni demander l’arrêt de la série car si cet album est en deçà de certains, je l’ai trouvé intéressant dans son pitch.

Laëdyss, une jeune elfe qui a retrouvé tout son village massacré par une entité va se lancer sur ses traces et tomber sur le druide de service, sorte de vieil écolo portant un masque et qui ne veut pas d’apprentie. C’est Bëloenn, le maître des Écorces.

Oui, la relation maître-apprenti, c’est du connu, surtout si le maître ne veut pas de l’apprentie et vice-versa et qu’à la fin, ils s’apprécient.

Une fois de plus, on est face à un personnage qui a souffert jeune, qui traîne ses traumatismes et on aura une quête entre l’elfe gardien des racines, son pote Nain (Kadra) et la jeune Laëdyss.

De l’ultra classique, on vous dit. Malgré tout, la manière dont c’est raconté vaut bien un album et j’ai trouvé le maître des Écorces touchant à certains moments. J’ai fortement apprécié son ami le Nain.

Le premier bémol sera pour la lenteur du démarrage. On tourne un peu en rond avant de se mettre en route et là encore, on prendra du temps. Cela nous permettra de mieux connaître nos deux lascars, mais bon, niveau action, c’est du diesel.

Le second bémol, plus pire, lui, sera pour les dessins qui ne m’ont pas transcendés et pour le manque de détails dans certains visages, certaines cases. J’ai été habituée à mieux, je dois dire.

Pour le reste, j’ai apprécié les évolutions des personnages entre une qui doit accepter ce qu’elle est (N’oublie pas qui tu es – classique) et un vieux ronchon qui doit accepter la rédemption. Bref, faut mûrir pour tous les deux.

Alors, malgré un départ un peu lent, malgré une quête éculée, malgré des dessins un peu moins chouettes que d’habitude et manquant de détails, j’ai apprécié cet album qui parle de nature, de respect de cette dernière, de transmission d’héritage, de conflits générationnels et de personnages qui doivent évoluer, même si ça fait mal, pour y arriver.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°110.

 

Légendes du mythe de Cthulhu – Tome 1 – L’Appel de Cthulhu : Howard Phillips Lovecraft [LC avec Rachel]

Titre : Légendes du mythe de Cthulhu – Tome 1 – L’Appel de Cthulhu

Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Édition : Points (2015) / Bragelonne (epub)
Édition Originale : The Call of Cthulhu
Traducteur : François Bon

Résumé :
Au fond de l’océan, dans la cité maléfique de R’lyeh, l’infâme Cthulhu sommeille en attendant d’imposer son règne sur la terre, tandis que ses disciples préparent son retour. La malédiction qui s’abattit sur Sarnath.

Les créatures étrangers qui peuplaient l’antique cité ont été massacrées par les nouveaux arrivants.

Leur vengeance sera terrible.

Critique :
— Allo ?
— Bonjour, c’est le Cthulhu à l’appareil ! Veux-tu être mon esclave ?
— Non mais dites donc, espèce de bougre de petit mal poli ! J’t’en foutrai, moi, des culs tu lus ! Va fan cthulho. Tu peux te brosser pour que je répète Iä, Iä, Cthulhu fhtagn.

Après Call Of Duty, voici Call of Cthulhu et si c’est aussi un appel, ce n’est pas le même.

Vous n’aurez pas droit à « Cthulhu téléphone maison », mais à « Cthulhu t’aphone la raison » car c’est ce qui arrive à ceux qui tombe sous son pouvoir et qui l’idolâtrent.

Cet espèce de mollusque à tête de pieuvre (ou de calamar, j’ai pas eu le temps de bien voir) et pourvu d’aile de chauve-souris (de dragon ?) est un ancien Dieu déchu qui ronge son frein sur un atoll (les opticiens) perdu dans l’océan Pacifique et il attend son heure qui va venir.

Faut juste un alignement des étoiles et l’affaire est faite. En attendant ce grand jour, des humains dévoyés lui vouent un culte immémorial par le biais de sculptures antédiluviennes qui le représentent.

Ce qui est bizarre, avec cette nouvelle, c’est que l’on nous raconte tout l’histoire par le biais d’un homme qui enquête sur le calamar gigantesque et qui rassemble tous les témoignages qu’il peut.

Ce narrateur ne sera pas le seul car nous lirons, par son entremise, d’autres témoignages sur des phénomènes des plus étranges… Véritable enquête dans une autre enquête, nous suivrons ce Sherlock Holmes de l’étrange rassembler tout ce qu’il trouve sur les phénomènes étranges qui ont touché des tas de personnes à travers le monde.

Je me suis prise au jeu, je me suis immergée dans ce récit qui sentait la crevette et le poisson pas frais (Cthulhu ne doit pas sentir la rose, si ??) et l’angoisse est montée au fur et à mesure de cette courte nouvelle.

Pas au point d’aller se planquer sous le lit ou de vérifier qu’aucune tentacule ne traînait dans mes chiottes, mais à un moment donné, j’ai eu de la chair de poule et non, je ne lisais pas dehors, par -1° !

Tiens, pour votre punition, vous me recopierez ce mantra 100 fois : Ph’nglui Mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn ! Les consonnes en vertes et les voyelles en rouge.

Ce que ce charabia veut dire ? QUOI ? Vous ne parlez pas le R’lyeh ?? Allez, je vous aide : « Dans sa demeure de R’lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant ».

Afin que vous n’alliez pas vous coucher bête (pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu le Cthulhu), je vous ajoute une citation du Necronomicon que je verrais bien gravée sur ma pierre tombale :

N’est point mort celui qui éternellement dort, et en d’étranges éternités, la Mort elle-même peut trépasser.

Une chouette lecture qui manquait à mon tableau de chasse, un choix excellent car c’est court mais intense et maintenant, je peux épingler l’auteur dans mes trophées et dire que maintenant, moi aussi, je sais ce qui dort dans les profondeurs de l’océan Pacifique…

♫ Sous l’océan ♪

Un livre lu avec Rachel, sous sa proposition, dans le but d’arriver à faire une LC où nous serions sur la même longueur d’ondes car niveau LC, nous avons toujours été aux antipodes au niveau de nos avis et de nos ressentis.

Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros – Tome 6 – Enquêtes internationales : Ced & Boutanox

Titre : Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros – Tome 6 – Enquêtes internationales

Auteurs : Ced & Boutanox
Édition : Makaka (26/04/2019)

Résumé :
La réputation du célèbre détective Sherlock Holmes a dépassé les frontières. Ses talents sont requis pour résoudre trois enquêtes internationales.

En compagnie de son frère, homme brillant et membre du gouvernement britannique, il voyagera des Indes au Sud de la France.

Sherlock et Mycroft parviendront-ils à faire la lumière sur ces étranges affaires ?

Entrez dans la peau de Sherlock ou Mycroft Holmes, relevez minutieusement les indices, interrogez scrupuleusement les suspects, utilisez votre sens de la déduction pour trouver les coupables…

De vos choix, dépend la résolution de ces enquêtes, car le héros, c’est vous !

Critique :
Une fois de plus je me suis prise au jeu d’enquêter au côtés de Sherlock Holmes et de… Mycroft Holmes puisque ce tome 6 nous donnes cette possibilité.

Moi qui d’habitude joue en premier lieu avec Watson car son personnage a droit à plus d’avantages (Holmes étant le plus intelligent, il est pénalisé) lors des enquêtes, j’ai décidé cette fois-ci de prendre Sherlock.

On quitte Londres et on voyage dans les colonies à la recherche d’indices pour trouver les coupables.

Une fois de plus, le livre est bien fait, on le tourne dans tous les sens pour quérir des indices, compter les portraits de la reine Victoria et rassembler des objets dans notre valise, objets qui pourront être montrés à nos différents suspects.

Ce que j’aime dans ces enquêtes, c’est qu’il y a peu de suspects, bien souvent 4 par enquête mais purée, c’est toujours autant la prise de tête lorsqu’il faut écrire sur sa feuille d’enquête QUI on suspecte d’être l’auteur de l’assassinat/vol…

On penserait éliminer le groom du navire, mais qui sait s’il n’a pas tué ? La voisine de cabine du défenestré ? Elle aurait pu aussi le balancer, idem pour l’autre de la cabine d’en face… Et puis, et si le mort s’était suicidé ? Ou si plusieurs s’étaient associés pour le tuer ???

Première enquête choisie par votre serviteur et déjà une grosse prise de tête, des hésitations, alors je repasse tous mes indices en revue, je fais fumer mon cerveau, je le triture et je me dis que sur ce coup-là, mes capacités de déduction n’équivalent pas celles du Maître et que c’était plus simple de comprendre la solution de « La police des fleurs, des arbres et des forêts »…

Pour les trois enquêtes, je me suis creusée les méninges, rassemblant mes indices tel un Petit Poucet, scrutant chaque image pour voir si je n’avais pas loupé un numéro (et j’en ai loupé) qui m’amènerait vers un indice important et je ne peux que vous conseiller d’être plus qu’attentif car certains sont écrits en tout petit. Sadisme !

À force de m’arracher les cheveux, j’ai tout de même trouvé les 3 bons coupables (pas toujours les bons mobiles ou modus operandi) mais j’ai risqué de finir chauve à la fin de ces 3 enquêtes, sans compter que le tome 7 est annoncé avec un Watson accusé d’un meurtre…

Mon dieu, encore de belles heures de jeu en perspective !! Parce que oui, ce genre de livre ne se termine pas en 20 minutes, ni même en une heure. Je l’ai étalé sur 3 jours, me concentrant sur une enquête par jour. Quand je vous dis que l’on en a pour ses sous car ça dure longtemps.

Sans oublier que je peux recommencer les enquêtes de mes anciens livres quand je le souhaite et incarner un autre personnage.

Un problèmes à trois pipes, ces enquêtes où je suis le héros !

PS : je suppose que c’est fait exprès, mais le défenestré Balthazar Barks avait des airs de Balthazar Picsou (inventé par le dessinateur Carl Barks !!), notamment quand on voit une photo de lui jeune, tenant une pépite d’or et la soulevant vers le ciel, comme lorsque que Oncle Picsou était chercheur au Klondike. Plus je les regarde et plus je me dis que ceci n’est pas un hasard !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°109.

Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (20/01/2016)

Résumé :
Sur cette île à l’apparence idyllique, les naufragés pensent avoir trouvé le paradis perdu, le lieu semble répondre comme par magie à leurs moindres besoins.

Pourtant, le rêve va très vite se transformer en cauchemar…

Des créatures, surgies de nulle part, les enlèvent un par un. Lorsque Noenn, une fillette rescapée, disparaît à son tour, Mihaël refuse de l’abandonner.

Pour sauver cet enfant, il entreprend alors un périple jusqu’au coeur de l’île et de ses sombres secrets…

Critique :
Une nouvelle mission pour notre Maître Inquisiteur Mihaël : une maladie décime les récolte de riz sur l’île d’Enésie, qui est un grenier à céréales.

Un bien rare étant cher, les marchands font monter les prix ce qui pourrait donner du riz et du blé plus chers que l’or, d’ici peu.

Évidemment, on soupçonne des malversations politiques ou financières.

Comme si certains pouvaient  planquer des tanker de céréales ou inoculer des maladies à des céréales (ou animaux) pour faire monter les prix !

Une enquête qui commençait normalement mais au cours du voyage, une île surgie de nulle part vient dévier notre Inquisiteur et son elfe…

Une île qui semble maléfique, comme vivante, va les piéger de différente manière et les faire disparaître, comme dans Dix petits nègres, mais en version 12 compagnons.

Mihaël n’est pas un maître Inquisiteur comme les autres, il est plus cool, est un bon vivant, n’hésite pas lever le coude, n’est pas trop sérieux, est sexy et même son pouvoir semble minable car c’est le flower power (d’une graine ou du pollen, il peut faire jaillir des fleur ou des racines).

Le coup de l’île maléfique qui retient les gens, qui les piège et les élimine n’est pas neuve, elle sent même le souffre tant elle a déjà été utilisée.

Pourtant, malgré tout, on se prend au jeu car le scénariste a donné une présence assez marquée aux différents personnages et sans entrer dans trop de détails, il a su leur insuffler des caractéristiques qui les fait se démarquer l’un de l’autre.

Les dessins sont très agréables pour les yeux, même s’ils manquent parfois de petits détails, mais ça ne gâche rien au plaisir de feuilleter l’album.

Niveau dialogues et explications, on a de quoi lire pour nos longues soirées d’hiver, même si le final est vite expédié alors que l’intro avait été assez longue. De longs préliminaires et une conclusion rapide dans un dernier coup de rein. Le plaisir ayant été au rendez-vous, je ne porterai pas plainte.

Nous pensions avoir une enquête sur des malversations politico-financières et nous voici à traquer un truc pas net qui vient d’éliminer quelques rares survivants du naufrage. Moi qui vient de lire The Call Of Chtulhu, ça sentait le calamar pas frais, ou un air de déjà-lu.

Malgré la longue intro, je n’ai pas eu l’impression de tourner en rond ou de m’emmerder grave car il y a de l’humour et notre Inquisiteur est moins guindé que les autres, par contre, son elfe, lui, est sérieux comme un pape mort.

Une enquête qui a pris une autre tournure, qui est devenue une autre, bien plus dangereuse que des financiers, des personnages attachants, sympathiques, un Inquisiteur qui, malgré ses pouvoirs qui semblent risibles est plus fort qu’on ne le pense.

Bon, avec tout ça, on n’en sait pas plus sur l’univers des Inquisiteurs et le final introduit un nouveau mystère. Heureusement que je possède les suivants !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°108 et le Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chroniques Littéraires (Menu Terreur – Ghost and hauntings : îles hantées).