[FILMS] Holmies / Holmes & Watson (2018) – Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !) – Dans la collection des nanars de Dame Ida

Titre : HOLMIES / Holmes & Watson

Film américain sorti en 2018

Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !)

Joué par John Reilly, Ralph Fiennes, Will Ferreli (honte à eux aussi)

Résumé :
Rentré blessé de la guerre en Afghanistan, déprimé par la fin de sa carrière militaire, Watson est si désespéré qu’il est sur le point de se jeter du toit du 221b (on se demande comment il est arrivé là) et Holmes qui bichonne sa courge géante dans son jardin juste en dessous essaie de le convaincre de se suicider autrement pour ne pas tomber sur sa courge de compétition… mais Watson entend mal et imagine qu’Holmes voulait juste lui sauver la vie.

Mais comme c’est un crétin maladroit, il tombe quand même se réceptionne sur la courge qu’il réduit en purée.

Voilà Watson éperdu de reconnaissance, accroché dorénavant pour toujours aux basques d’Holmes, son sauveur. Il l’accompagne au procès de Moriarty qu’Holmes innocente prétendant qu’il s’agit juste d’un sosie…

Le génie du mal étant parti en Amérique… Sauf que ça n’est pas si simple…

Vous l’aurez compris, le décor est planté, ce Holmes est stupide, camé et ridicule et Watson, dealer diplômé est encore plus pathétique.

Note du Cannibal Lecteur : je me demandais l’origine du titre (Holmies) et c’est en cherchant les définitions pour les mots d’argot du roman « En lieu sûr » que j’ai compris. « Homies » veut dire « potes » et donc, « Holmies » est un jeux de mots sur le fait que Holmes & Watson étaient des potes, my friends !

Mon avis :
Rien ne nous sera épargné ! Le corset de Holmes et son accoutrement ridicule… Les définitions imagées du terme « onanisme » en plein tribunal…

Une Mrs Hudson nymphomane habillée en périprostipute et qui se fait tringler dans tous les petits coins d’un 221b transformé en hall de gare à partouze…

Une reine Victoria qui clamse ou presque au 221b en plein selfie (oui ! ils ont osé cet anachronisme censé être drôle !) et qu’on cache dans une malle parce que Holmes et Watson sont des calamités…

Un Diogène club où l’on communique par télépathie et où ceux qui n’y parviennent pas sont enfermés comme des enfants dans une garderie…

Histoires d’amours improbables entre Watson et une femme médecin sadique pendant une autopsie qui vire en remake de la scène de la poterie de Ghost… et entre Holmes et une benêt décérébrée qui bouffe des oignons crus avec lui…

Déductions absurdes…

Gags grotesques que le scénariste enfile comme des perles au point qu’on en perd très (très trèèèèèès) vite la trame de l’intrigue…

Une intrigue qui ne tient d’ailleurs pas à grand-chose. Ne me demandez même pas le dénouement du film, j’ai déclaré forfait avant la fin ! (La Belette Cannibal, quant à elle, n’a même pas tenu jusqu’au procès, c’est-à-dire que j’ai abdiqué au bout de 10 longues pénibles minutes !!!)

Bref pour résumer en quelques mots : Pipi-caca, cul, zizi… Hahahahaha !

Le genre de film qu’on ne trouve franchement plus drôle du tout après 14 ans, voire avant.

Et comme il est de plus en plus rare qu’à 14 ans on ait suffisamment lu le canon pour y voir les quelques allusions éventuellement intéressantes, ou qu’on ait une connaissance encyclopédique de toutes les adaptations holmésiennes cinématographiques ou télévisées auxquelles ce film fait des références franchement pas toujours très fines…

Et ben on se contentera (ou pas) des gags idiots dont la répétition est épuisante.

J’ai déjà apprécié d’autres parodies (Élémentaire, mon cher Lockholmes), mais celle-là est une catastrophe par ce qu’ils en font trop !

Ce film tient définitivement du croisement entre une bouse et un navet…

Non c’est une bouse lâchée par une vache nourrie exclusivement au navet.

C’est mauvais, pathétique, ridicule, nul et catastrophique.

On comprend aisément pourquoi il n’est pas sorti dans les salles françaises à Noël dernier malgré la Holmesmania née ces dernières années avec la série de la BBC.

On se demande ce qui a bien pu convaincre des acteurs à la carrière par ailleurs honorable, d’accepter de se commettre dans un tel désastre. Ont-ils des dettes urgentes à régler ? Doivent-ils se refaire après des investissements douteux de leur conseiller financier ? Les a-ton fait chanter ?

Ne perdez pas votre temps, passez votre chemin. Si vous ne m’écoutez pas… c’est à vos risques et périls et on vous aura prévenu ! Tant pis pour vous si vous y laissez quelques points de QI !

Note : C’est même pas un Sherlock barré qu’il lui faut, mais un boulet rouge ! Ou un émoticône « caca ».

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Belphegor : Dans la collection « Les Vieilleries de Dame Ida » [2/2]

Or donc, l’autre jour je vous avais fait découvrir le « roman pilote » d’Arthur Bernède qui a par la suite déclenché une avalanche d’adaptations diverses et variées sur le mythe du fantôme du Louvre, nommé Belphégor.

Comme je le disais… On se demande comment cela fut possible car ce roman paru sous forme de roman feuilleton est en réalité assez moyen sur le plan littéraire.

D’ailleurs il avait été rapidement oublié jusqu’à ce qu’en 1965 un feuilleton de la télévision française rencontre un véritable succès populaire marquant profondément les esprits, au point, des années plus tard de susciter de nouvelles créations aussi bien cinématographiques que de dessins animés ou de mangas.

Je me contenterai de parler du feuilleton de 1965 et du film de 2001 aujourd’hui… parce que je suis trop vieille pour les mangas et les dessins animés !

Belphégor, le Fantôme du Louvre, feuilleton en noir et blanc (1965)

Cette série propulsera Juliette Greco, égérie du petit Paris de Saint Germain des Près au statut populaire de star du petit écran, et fera faire ses début à l’acteur Yves Rénier, mieux connu pour son rôle récurrent de Commissaire Moulin que pour celui d’André (et plus Jacques) Bellegarde, étudiant en chimie (et plus journaliste du Petit Parisien) partagé entre la mondaine Laurence Borel (très éloignée malgré tout de la Simone Desroches du roman) et la toujours très fraîche Colette qui devient la fille du commissaire Ménardier (et non plus celle du détective privé Chantecoq qui a disparu de la scène).

Un Ménardier bien plus sympa en 1965.

On pourra trouver un vague lien entre le Boris Williams de la série et le Maurice de Touars du roman… si ce n’est que le rapport de domination entre le Maurice et la Simone du roman se trouve inversé par rapport à ce qui se passe entre Laurence et Boris…

Question d’époque ? Sans doute ! Car la version de 1965 est aussi datée et représentative des mœurs des époques respectives.

Et là encore ça frise quelque peu le cucul la praline, notamment lorsqu’il s’agit de mettre en scène quelque chose du statut de la femme qui se doit d’être belle, soumise, effacée, ou maternelle…

Cela étant les originalités fantasques de Laurence Borel présagent de l’arrivée prochaine de 1968, la bourgeoise parisienne de 1965 voulant s’émanciper et aimer librement sans se soucier de Candy Raton. Meeeeerde quôa !

Un personnage de la série, inexistant dans le roman, m’a particulièrement plus : Lady Phonograph, une ancienne diva devenue aristo britannique par mariage, auréolée de mystère car elle semble savoir bien des choses sur Belphégor… Totalement zinzin comme je les aime !

Et puis j’ai toujours eu de la sympathie pour les vieilles divas décaties… Belette sait pourquoi ! (Oui, la Belette confirme qu’elle sait pourquoi mais même si elle sait tout, elle ne dira rien).

Comme en 1927, un fantôme hante le Louvre, et s’intéresse particulièrement à la statue du dieu Belphégor dans la salle des antiquités égyptiennes (étrange… car… Belphégor n’est pas un Dieu égyptien à la base !).

Et voilà que le fantôme zigouille le gardien Sabourel (et plus Sabarat)…

Comme en 1927, Bellegarde drague Colette et se laisse enfermer dans le Louvre bien décidé à savoir qui est ce mystérieux fantôme… Et ce faisant, devenant une vedette des faits divers, voilà qu’il attire l’attention de la fatale Laurence Borel…

Le format du feuilleton est pratique car il permet de distiller l’intrigue peu à peu, de faire monter le suspens, et de découvrir la complexité des personnage et l’atmosphère particulière de cet après-guerre en plein cœur de l’optimisme des 30 glorieuses.

J’ai regardé cette série comme j’ai lu le livre de Bernède : en historienne du dimanche.

Ben oui… c’est ça que j’aime avec les livres ! Découvrir des époques et des mondes différents avec curiosité.

Si la version de 1927 (attention SPOILER) donnait des motifs assez crapuleux à Belphégor pour arpenter le Louvre la nuit, la version de 1965 nous plonge en plein ésotérisme histoire de rendre l’affaire plus mystérieuse et élégante sans doute ?

Quoi qu’il en soit, avec la version de 2001 on va encore plus loin dans le fantastique !

Comme je le disais ce feuilleton est joué par de bons acteurs de l’époque, même si le jeu, la mise en scène et la construction des dialogue sont tous eux aussi très représentatifs de ce qu’on aimait en 1965, ce qui peut être déconcertant pour nos yeux d’aujourd’hui. Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un excellent moment en me laissant aller en le regardant.

Je l’ai revu plusieurs fois d’ailleurs, et je me souviens que quand j’étais petite, j’attendais avec excitation et anxiété les moments où Belphégor, ou du moins le fantôme, apparaissait.

Le suspens n’est plus là maintenant que je suis grande… Et au bout du 10e visionnage… ça serait étonnant, non ?

Belphégor, le fantôme du Louvre (film de 2001)

Ce film réunira une distribution prestigieuse, avec Sophie Marceau (dont j’ai toujours trouvé qu’elle jouait mal – je suis sans doute jalouse et mesquine), Frédéric Diefenthal, Michel Serrault, Jean-François Balmer, ainsi que Patachou et Julie Christie, les deux dernières campant des personnages secondaires mais sympathiques et un peu décalées à souhait.

Juliette Gréco viendra faire une petite apparition fantomatique aussi brève que marquante venant inscrire ce film dans une sorte de continuité par rapport à la série de 1965.

Effort poétique et sympathique mais hélas peu convainquant puisque quand Serrault essaie de faire référence aux faits de 1965 dans le film de 2001… c’est en déformant allégrement le contenu de la série !

Car oui, avec ce Belphégor-là, on est dans tout à fait autre chose ! Le film débute au début du siècle dans une fouille archéologique égyptienne où un égyptologue découvre une mystérieuse momie qu’il essaie de ramener en France à bord d’un navire où les marins se suicident les uns après les autres, avant qu’on le retrouve lui-même totalement modifié.

Et voilà que pendant les grands travaux du Louvre on retrouve cette momie dans les réserves et qu’un coup de scanner malencontreux vient tirer de son sommeil…

Et la conduire à posséder Sophie Marceau qui passait par là en voisine ! Là pour le coup… si en 1927 et en 1965 on ne croyait pas aux fantômes… En 2001 on est en plein dedans !

Tout ceci sonne un peu faux, hélas.

Serrault en inspecteur en retraite qui a un compte à régler avec Belphégor, Julie Christie en archéologue sexygénaire originale, Balmer en directeur de musée affolé, Patachou en grand-mère indigne sans complexe m’ont bien amusée et j’ai passé un bon moment devant ce film.

Mais ce ton de comédie cache assez mal la faiblesse du scénario et la façon dont Sophie Marceau surjoue son personnage de jeune femme possédée qui perd pieds.

Tout le monde parle d’un ton léger et ironique… sauf elle qui est très sérieusement aux prises avec son fantôme…

Ce décalage est franchement déconcertant et on ne sait jamais vraiment comment regarder ce film.

Bref… Pour résumer… Sur la base d’un bref roman feuilleton au style assez daté et banal bourré de cliché, la divinité moabite Belphégor a fini par devenir un mythe de la culture française du XXe siècle et par donner lieu à plusieurs adaptations surenchérissant avec le fantastique avec plus ou moins de bonheur.

Le Louvre, lieu emblématique du pouvoir royal à Paris, transformé en musée (le plus grand du monde), creuset mondial des arts n’est-il pas un lieu que l’on rêverait de hanter la nuit pour l’éternité (c’est au moins le temps qu’il faut pour profiter de toutes les œuvres présentées), afin d’y côtoyer l’esprit des grands artistes et des grands personnages qui ont marqué l’histoire de France ?

Promener un fantôme dans les allées du Louvre n’est-il pas en soi une promesse de rêve suffisante pour capter l’imagination des spectateurs génération après génération ?

[FILMS] Batman – Gotham by gaslight : Le film qui t’éclaire au gaz (2018) [Par Dame Ida]

Batman: Gotham by Gaslight est un film d’horreur et d’action uchronique de super-héros steampunk d’animation américain produit par Warner Bros.

Animation et distribué par Warner Bros. Home Entertainment. C’est le trentième film de la série de films d’animation de DC Universe. Il est réalisé et produit par Sam Liu et écrit par James Krieg, basé sur le roman graphique du même nom et sur sa suite intitulée Master of the Future.

Le film a été diffusé pour une première mondiale au Newseum à Washington, D.C. pendant le DC in D.C., événement le 12 janvier 2018 et ensuite rendu disponible en téléchargement numérique le 23 janvier 2018 avant de sortir en DVD et Blu-ray le 6 février.

Synopsis : 

Le légendaire Jack l’éventreur est l’ennemi public N°1 et sévit dans les rues de Gotham. Mais dans cet univers alternatif, le tueur en série va se heurter à une autre légende nocturne : Batman.

Pris dans une conspiration dont il est la victime, le Chevalier Noir nous entraîne à l’époque victorienne où l’obscurité de la nuit n’est troublée que pas la lueur fébrile et tremblante des réverbères de Gotham City.

Ce que Dame Ida en a pensé :
Or donc, il est de notoriété publique que les dessins animés ne sont pas ma cup of tea.

En effet, s’il n’y a pas l’ombre d’un serial killer psychopathe bien pervers à souhait dans les parages, s’il n’y a pas un tordu incapable de s’exciter sans torturer une dame (‘scusez moi M’dame Schiappa !), s’il n’y a pas d’assassin machiavélique trucidant son prochain ou sa prochaine de manière froide, méthodique, mais aussi sans oublier de bien faire gicler du sang partout histoire de bien terrifier la vieille mégère de moins de cinquante ans (que je suis encore… pour plus si longtemps que ça…), et bien ça ne m’intéresse pas !

Je sais, je sais… Je ne suis pas très ouverte d’esprit… Toussa toussa… J’impose des limites affligeantes à l’étendue de mes intérêts culturels… Je devrais avoir honte…

Mais là je viens de finir Madame Bovary et j’en viens presque à regretter qu’elle n’ait pas rencontré Hannibal Lecter ! Elle aurait été plus utile à son mari et à sa fille en rôti ou en quenelles qu’à les ruiner avec ses amants avant de faire une indigestion d’arsenic sa mère !

Vous voyez bien que les serial killers pourraient proposer des fins plus heureuses à certains grands classiques de la littérature !

Frédéric n’arrive pas à choisir entre Madame Arnoux, Rosanette et je ne sais quelle cougar prétendument dans l’Éducation Sentimentale ? Pas de problème! Landru aurait réglé le problème de son indécision volontiers ! Vous voyez ? C’est pas si mal après tout les histoires de sérial killers !

Dame Belette a beau essayer de me convaincre de l’intérêt des romans critiques de la société américaine, de ses dérives, de ses alternatives, de son histoire… Elle a beau essayer de tout faire pour rendre aussi séduisants que possibles les beaux cowboys virils à gros pistolets, longs fusils et chevauchant sauvagement leurs montures comme personne… Elle a beau chercher à me faire apprécier les beautés de la bédé ou l’esthétisme extrême oriental des mangas… rien n’y fait !

Gavée à l’earl grey, aux scones et au spongecakes… votre Dame Ida Nationale reste désespérément une anglophile doublée d’une perversophiles… Le genre de tarée qui se ferait presque visiteuse de prison hantant spécifiquement les parloirs des condamnés du couloir de la mort ou qui leur écrit pour leur demander de les épouser en bonne et due forme avait de se laisser découper en petit morceau et dévorer.

Mais comme la peine de mort a été abolie en France et qu’il n’est pas possible d’aller visiter les détenus des « unités pour malades difficiles » (gentil euphémisme pour désigner les unités psychiatriques carcérales pour tueurs et violeurs où l’on embauche que des gardiens ayant un diplôme d’infirmier ET une ceinture noire d’art martiaux), je dois me contenter de lire leurs aventures dans des romans et je remercie une fois de plus Dame Belette pour nous en tenir à jour le catalogue !

Anybref, je disais que les dessins animés ne sont pas ma tasse de thé, et que je suis soulagée que mes enfants soient assez grands aujourd’hui pour ne plus réclamer d’aller voir le dernier Disney…

C’est l’un des rares charmes de l’adolescence chez nos jeunes… Insuffisant pour faire oublier leur humeur de chien, leur insolence, leur contestation permanente… Mais c’est toujours bon à prendre ! Le fait de ne plus aller voir les Disneys (Arielle, je lui raserai bien sa tignasse ! Et Némo je me le ferai bien cuire à la vapeur ! Et quand la mère de Bambi est morte… Et bien j’ai regardé des recettes de rôti de biche sur Marmiton ! Na ! Et je suis outrée de voir la Méchante Reine, Maléfique, le Capitaine Crochet, et les zôtres perdre à la fin !), et de les remplacer par des films d’horreur…

Ma Pioupioutte veut d’ailleurs m’emmener voir La Nonne… Elle adore l’affiche… Quand elle m’a dit ça j’ai enfin compris que je n’avais pas tout raté dans leur éducation ! Snif ! Vous la voyez la larme de joie que je suis en train d’essuyer là ?

Ah mais je digresse encore ! Anybref-Or-donc ! Je n’aime pas les dessins animés… Et pourtant !

Un samedi soir de désespoir devant une Nième rediff de Columbo sur TMC (qui visiblement ne doit détenir de droits que sur une seule saison vu qu’ils passent toujours les mêmes épisodes en boucle), je suis allée me promener sur la toile et suis tombée sur dessin animé « Batman » intitulé « Gotham by Gaslight » ce qui signifie littéralement « Batman au temps des réverbères à gaz »… Sachant que le temps de l’essors des réverbères à gaz… est censé être l’ère victorienne.

Curieuse, je suis allée jeter un œil dessus… Et Bingo !

Non Seulement les policiers de Gotham City étaient coiffés des casques des bobbies londoniens, mais en plus les dames étaient habillées en robes à tournures et corset…

Et Bruce Wayne circulait en fiacre ! Et cerise sur le gâteau : un terrible éventreur de femmes sévissait dans les ruelles sordides d’un Gotham ressemblant à s’y méprendre à Whitechapel…

Et voilà notre chauve-souris masquée partie à la recherche de l’éventreur… sauvant d’une mort quasi certaine une belle artiste de music-hall au passage, histoire de la séduire et de lui faire des polissonneries…

Ce qu’elle n’a pas eu l’air de décourager, la gourgandine ! Il faut dire que Bruce Wayne, il est beau, il est costaud, il est riche… Et surtout il a un Alfred qui fait la cuisine, la vaisselle et le ménage ! Bref, le rêve de toute femme !

J’aimerai temps que mon Toquéfada ait un Alfred, lui aussi! Bref…

Évidemment, la police, toujours pétrie de préjugés ne peut pas comprendre qu’un homme qui se promène en collants noirs et avec un masque et une grande cape, et qui donne un peu de sous aux enfants n’est pas forcément quelqu’un de bizarre… Alors forcément, on voudrait bien tout lui coller sur le dos ! Ce serait tellement pratique !

Évidemment, je ne vous en dirai pas plus, histoire de ne pas spoiler… Certes… je le confesse, je ne vous donne pas grand-chose d’autre que quelques appréciations (passionnantes au demeurant) sur ma vie pour injecter un peu de substance à ce billet…

Parce qu’il faut bien le dire… Le scénario de ce dessin animé d’environ une heure est assez mince ! Ben oui… Batman… C’est de l’action surtout… Des bagarres, des poursuites, des gadgets… Du scénario… il y en a un peu moins.

Alors pourquoi j’en parle ? Ben… C’est parce qu’il fait se rencontrer Batman avec une visions de Jack l’Eventreur, et qu’ici on est fan… De Jack (plus que de Batman) !

Dame Belette nous fait bien découvrir parfois des pastiches holmésiens qui méritent l’autodafé de temps en temps ? Alors ? Pourquoi je ne pourrais pas vous parler d’un navet sur Jack ? Hein ? Non mais franchement… Un peu d’équité que diable !

Bon… Et puis… En plus de mettre Jack en scène et de nous offrir une explication au fait qu’il se soit arrêté d’autopsier des dames de leur vivant au bout de la cinquième, le dessin animé comporte quelques allusions bien senties à… (roulements de tambours…) Sherlock Holmes ! Evidemment ! Tout l’intérêt du dessin animé, c’est de jouer à répertorier les allusions holmésiennes ! Les plus claires… Comme les plus allusives…

Allez ! Au boulot !

PS : Dis Dame Belette? Et si on en faisait un jeu concours ? La gagnante aurait droit à ma recette de Cheese Cake (plus digeste de ma tarte Catin aux Taupes Confites au Miel, non? Et les ingrédients sont plus faciles à trouver!)… 

PS de la Belette : Ce film d’animation, Lord Arsenik m’en avait parlé lorsqu’il l’avait découvert puisqu’il connait mes vices et que je connais les siens. Je l’avais pompé (le film, pas Lord Arsenik, bougre de petits salopards d’esprits mal tournés !!) en vue de le visionner pour le Mois Anglais et j’ai pas su… En plus, je sens que c’est plus de l’Amérique que de l’Angleterre dont il est question.

Bon, maintenant que Dame Ida m’a douchée, je vais tout de même tenter un visionnage car au final, je n’ai rien contre Batman (Christian Bâle !!!) qui, d’après ce que j’ai appris, tire son inspiration de… roulements de tambours… Sherlock Holmes !!!

File-moi ton idée de concours via MP que je vois ce que tu vas proposer à nos pauvres lecteurs/trices… Trouver l’identité de Jack ? mdr

[FILMS] Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses : Le film qui a tout de la croisière s’amonstre (2018)

« Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses » (Hotel Transylvania 3: Summer Vacation) est un film américain d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2018.

C’est la suite du film « Hôtel Transylvanie », sorti en 2012 et « Hôtel Transylvanie 2 », sorti en 2015.

Synopsis :
Quelques mois après Hôtel Transylvanie 2, tous les membres de la famille de Dracula et ses amis se réunissent pour partir en vacances à bord d’un luxueux bateau de croisière.

Fiche technique :

  • Titre français : Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses
  • Titre original : Hôtel Transylvania 3: Summer Vacation
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Michael McCullers et Genndy Tartakovsky

Ce que j’en ai pensé :
Vous connaissez mon amour pour cette série et elle est de sortie au même titre que « Moi, Moche et Méchant » au moindre coup de blues.

N’ayant pas encore vu le 3ème volet, je n’ai pas attendu le coup de blues pour le visionner, sourire aux lèvres dès le départ.

Si la croisière s’amusait bien, on ne pourra pas dire que la croisière des monstres ne s’amusera pas et n’amusera pas la galerie.

Leur départ est déjà rocambolesque avec la compagnie Air Grimlins et leur arrivée au fameux triangle afin de prendre leur bateau est totalement fun et bien dans l’air des monstres.

Bon, j’ai vu venir un truc de loin, sans même avoir besoin d’aller voir les résumés ou les critiques qui spolie un peu trop cette info… J’ai été l’élève de Sherlock Holmes et je connais tous les trucs vieux comme le monde du cinéma, on ne me la fait plus.

Malgré tout, j’ai passé un bon moment ciné et j’ai souvent souri devant les situations cocasses de cette croisière inhabituelle.

Niveau profondeur, hormis le fait que la haine, ça ne vaut pas la peine et le fait qu’on peut changer son fusil d’épaule et apprécier les Autres, je n’ai rien vu d’autre. On ressentait plus le fait de l’acceptation dans le premier, je trouve.

Ça reste tout de même frais, amusant, divertissant, pour les petits et les grands et si nous ne sommes pas au niveau du tout grand cinéma d’auteurs, je n’ai pas l’intention de bouder mon plaisir en le revisionnant plus tard, à un moment de cafard.

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

[SÉRIES] The Good Doctor : La série feel good… doctor ! (2017)

Good Doctor (The Good Doctor) est une série télévisée dramatique américaine développée par David Shore et Daniel Dae Kim, basée sur la série sud-coréenne du même nom, et diffusée depuis le 25 septembre 20171 sur le réseau ABC et en simultané sur le réseau CTV2 au Canada.

En août 2014, le producteur Daniel Dae Kim (acteur dans Hawaii 5-0) souhaite créer un remake américain de la série coréenne à succès The Good Doctor (굿 닥터) pour le réseau CBS. Toutefois, il abandonne ce projet.

L’idée refait surface en octobre 2016, cette fois-ci avec la participation de David Shore pour le réseau ABC, qui commande le pilote à la mi-janvier 2017. Le 3 octobre 2017, après seulement deux diffusions, ABC commande cinq épisodes supplémentaires, étalant la saison sur 18 épisodes. Le 7 mars 2018, la série est renouvelée pour une deuxième saison.

Synopsis : 
Shaun Murphy est un jeune docteur autiste savant. Il est doté d’une très grande intelligence, mais a également beaucoup de difficultés à communiquer et à gérer les interactions sociales.

Rêvant de devenir chirurgien, il intègre un service dans un grand hôpital. Il doit apprendre à surmonter les préjugés de ses pairs concernant son TSA et prouver ses compétences, et ce, même face aux plus sceptiques.

Acteurs principaux :

  • Freddie Highmore : Dr Shaun Murphy
  • Graham Verchere : Shaun Murphy, jeune
  • Dylan Kingwell : Steve Murphy, le frère de Shaun
  • Antonia Thomas : Dr Claire Brown
  • Nicholas Gonzalez : Dr Neil Melendez
  • Beau Garrett : Jessica Preston
  • Hill Harper : Dr Marcus Andrews
  • Richard Schiff : Dr Aaron Glassman
  • Tamlyn Tomita : Allegra Aoki
  • Chuku Modu : Dr Jared Kalu

Ce que j’en ai pensé :
L’avantage d’être belge est d’avoir pu découvrir cette nouvelle série avant les français et d’avoir, en plus, l’option des deux versions : la VF ou la VOSTFR.

Oh non (soupirez-vous), encore une série médicale ! On en a plein le cul des séries médicales, on a eu Urgences, le sexy caustique Dr House et le Dr Mamour dans Grey’s Anatomy !

STOP, on arrête de nous mettre des suppos et de nous ouvrir le ventre.

Ben vous auriez tort de vous priver de cette série dont le personnage principal, Shaun Murphy, est un interne en chirurgie atteint du syndrome d’Asperger ainsi que de celui du savant.

Fraîchement diplômé, notre jeune homme( qui a perdu son petit frère qui veillait sur lui après le départ des parents), vient de rejoindre le prestigieux hôpital de San José.

Livré à lui-même, il éprouve des difficultés à s’intégrer à l’équipe, même s’il est sous la « protection » du Dr Aaron Glassman, le Dr Neil Melendez  ne lui fait pas confiance et lui donne à accomplir des tâches ingrates, quand au Dr Marcus Andrews, le beau légiste des Experts Manhattan, il n’attend qu’une faute de Shaun pour prendre la place du Dr Glassman.

Mais en mettant son incroyable don au service de ses patients, ce jeune prodige va vite susciter de l’admiration chez certains de ses pairs.

Bon, les esprits chagrins diront que c’est trop feel good car la série s’efforce d’équilibrer le ton pour faire en sorte que Shaun ne soit pas le dindon de la farce et que donc, cette série va trop loin dans les bons sentiments.

M’en fiche ! Le plaisir est aussi dans le travail de l’acteur qui joue Shaun, Freddie Highmore, qui avant, jouait le psychopathe Bates dans Bates Motel, la genèse du film « Psychose ». L’acteur a eu trois jours entre la fin du tournage de Bates Motel et celle où on a commencé The Good Doctor.

Niveau jeu, l’acteur est au top, toutes ses mimiques sont étudiées, contrôlées, la position de ses mains aussi, ses regards, sa manière de se tenir, de parler… Ok, je n’ai jamais rencontré de personnes atteintes d’Asperger, mais je trouve qu’il entre bien dans son personnage et on s’attache de suite à lui.

Comme dans la série Sherlock, le réalisateur illustre à l’écran ce que Shaun voit dans sa tête, que ce soit au niveau du corps humain ou de la plomberie, si il trouve la solution de la maladie dans un tuyau sous l’évier (un peu à la manière de House qui trouvait les réponses dans les phrases dites par ses collègues).

Le ton est moins caustique que dans Dr House, mais je l’ai trouvé néanmoins mordant dans certaines répliques car Shaun prend tout au premier degré et certains vont avoir le retour du boomerang dans la figure.

Les opérations sont réalistes, je ferme souvent les yeux (je déteste ça !) et les médecins chirurgiens ont des belles gueules qui donnent envie d’aller se faire ausculter de très près par eux.

Dr Neil Melendez dont on a oublié de faire le tatouage dans le cou

Évidemment, le Dr Menledez est assez sceptique sur l’arrivée de Shaun et il ne lui fera pas de cadeau ! Mais, petit à petit, notre jeune médecin va arriver à démontrer ses preuves et Melendez lui donnera de plus en plus de responsabilités.

Là on voit bien son tatoo, à droite, qui va jusqu’au cou (tête de cerf)

On se sent fiévreuse, cocotte ? Un p’tit coup de thermomètre, ça te dit ? (Dr Jared Kalu)

Ce qui est drôle, c’est que Shaun ne prend aucun gant pour annoncer aux patients leur pathologie, l’empathie ne fonctionnant pas avec lui et vu qu’il ne sait pas mentir, qu’il ne comprend pas le second degré, le sarcasme, l’ironie et ne détecte pas si sa voisine a besoin de réconfort et donc, qu’il aille dans son sens, ou si elle a besoin qu’il lui donne un conseil, quitte à la froisser.

J’apprécie aussi les petites capsules qui nous montre l’enfance de Shaun et de son petit frère, Steve, celui qui prenait soin de lui, qui le protégeait, qui le guidait, qui s’en occupait, lorsqu’ils vivaient dans un bus, après l’abandon par leurs parents.

À chaque situation bien spéciale, Shaun revoit un morceau de cette enfance et en tire ensuite ses conclusions afin d’agir au mieux, quitte à aller à contre-courant des autres.

Anybref, une série médicale qui, comme House, sort des sentiers battus, avec des personnages intéressants, surtout Shaun, des personnages qui évoluent, et un Shaun qui prend ses marques dans ce grand hôpital, sous le regard bienveillant de son protecteur, qui parfois aimerait bien qu’il arrête de lui téléphoner en pleine nuit pour un tournevis manquant.

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Épisodes visionnés : 

  1. Éclat de verre (Burnt Food)
  2. Sale boulot (Mount Rushmore)
  3. Contre la montre (Oliver)
  4. Court-circuit (Pipes)
  5. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (Point Three Percent)
  6. Initiatives (Not Fake)
  7. Pas à pas (22 Steps)
  8. Pomme de discorde (Apple)
  9. Au millimètre près (Intangibles)
  10. Prise de décision (Sacrifice) – RTBF Jeudi 20/09/2018

[FILMS] Hostiles : Le western ose-t-il se renouveler ? de Scott Cooper (2018)

Hostiles est un western américain coécrit, coproduit et réalisé par Scott Cooper, sorti en 2018.

Le tournage a lieu notamment à Santa Fe au Nouveau-Mexique et à Pagosa Springs dans le Colorado.

Synopsis :
En 1892, le capitaine Joseph J. Blocker, légende de l’armée américaine, est chargé d’une mission qu’il accepte à contrecœur.

Avec ses hommes, il doit escorter Yellow Hawk, un chef de guerre cheyenne mourant, ainsi que sa famille, pour retourner sur leurs terres tribales.

Durant le voyage entre le Nouveau-Mexique et le Montana, les militaires et les Cheyennes vont devoir faire preuve de solidarité et d’entraide, pour survivre au périple, aux Comanches et aux trappeurs hostiles qu’ils vont croiser.

Ils vont aussi croiser la route d’une veuve dont la famille a été assassinée par un raid comanche.

Distribution : 

  • Christian Bale : le capitaine Joseph J. Blocker
  • Rosamund Pike : Rosalie Quaid
  • Wes Studi : Yellow Hawk
  • Jesse Plemons : lieutenant Rudy Kidder
  • Adam Beach : Black Hawk
  • Rory Cochrane : Thomas Metz
  • Peter Mullan : lieutenant-colonel Ross McCowan
  • Scott Wilson : Cyrus Lounde
  • Paul Anderson : caporal Tommy Thomas
  • Timothée Chalamet : Philippe DesJardins
  • Ben Foster : sergent Charles Wills
  • Jonathan Majors : le caporal Henry Woodson
  • John Benjamin Hickey : capitaine Royce Tolan
  • Q’orianka Kilcher : Elk Woman
  • Tanaya Beatty : Living Woman
  • Bill Camp : Jeremiah Wilks
  • Scott Shepherd : Wesley Quaid
  • Ryan Bingham : le sergent Malloy

Ce que j’en ai pensé (FC avec Rachel) :
Nom de Zeus, ça c’est du western comme je l’aime !

Profond, bourré d’émotions diverses, de rédemption, de travail sur soi, de pardon, d’acteurs qui ne jouent pas mais qui SONT leurs personnages, des paysages grandioses et une vision de l’Amérique telle qu’elle est vraiment et non pas comme on voudrait nous la montrer.

Aux antipodes des westerns spaghettis (que j’adore aussi) à la sauce Leonne, nous sommes plus dans un western à la « Danse avec les loups », ou « Unforgiven », à la « True Grit » ou au sarcastique  » Django Unchained ».

Si le genre ne fait plus recette de nos jours, de temps en temps, un réalisateur ose y revenir et, nanti d’un scénario béton et de bonnes idées, il nous produit un film qui a tout d’une perle et qui claque comme le barillet d’un révolver Smith & Wesson.

Le début à tout d’une scène à la « Petite maison dans la prairie », avec papa qui coupe du bois et maman qui apprend les adverbes à ses deux gamines pendant que leur petit frère, bébé, dors paisiblement.

Hélas, ce n’est pas la peste de Nellie Oleson qui va troubler cette harmonie mais des Comanches bien décidés à leur voler les chevaux et à massacrer tout le monde.

La scène suivante se déroule au fort où est cantonné Batman. Heu, pardon, je voulais dire le capitaine Joseph J. Blocker, interprété par Christian Bale, qui est moins sexy qu’en chevalier noir. Mais toujours aussi sombre.

La scène dans le bureau du directeur, où celui-ci lui demande d’escorter le chef indien Yellow Hawk (un Cheyennes du Nord), malade d’un cancer, vers son Montana d’origine, est magistrale car elle oppose un officier (Batman) à son officier supérieur et à un civil qui n’a pas connu les guerres indiennes et qui ne peut pas comprendre l’hostilité, la haine, du capitaine Joseph J. Blocker (Batman) envers ce qu’il nomme « les sauvages ».

On peut comprendre que lorsque vous avez récupéré les cadavres de vos hommes et qu’il n’en restait pas assez pour remplir une marmite, que vous ayez les boules à l’idée de devoir escorter l’emplumé qui vous les a zigouillé durant les 1.500km qui séparent le Nouveau-Mexique du Montana.

Surtout que pour convoyer ce grand chef, vous n’aurez pas un bataillon entier, mais quelques soldats dont une bleu-bite.

On est loin des westerns qui cataloguaient tous les indiens dans la même case, c’est-à-dire celle des Méchants, brutes, imbéciles, sauvages, et limite débiles mentaux assoiffés de sang et de scalps.

Il est évident que les Indiens, ce n’étaient pas des Bisounours chevauchant des Petits Poneys (ceux qui font des cacas papillons), mais si on se met à leur place, on aurait, nous aussi, une furieuse envie de balancer l’envahisseur Blanc dans l’océan et de retourner à nos petites affaires plus respectueuses de la Nature que celle des Blancs.

Quant aux Blancs… On a hurlé du Trumpette qui se torchait le cul avec sa parole donnée, mais en ces temps-là, tout le monde se torchait avec les traités signés et les belles promesses faites aux Natifs. Business is business. La Perfide Albion avait exporté cette maladie qui est de renier les contrats signés.

Anybref, Yellow Hawk n’est pas un enfant de coeur, et le capitaine Joseph non plus. Ils ont tout deux du sang sur les mains, que celui de militaires, d’hommes, de femmes et même d’enfants.

Pas un pour relever l’autre et pour le capitaine, lui, il a encore l’excuse de « je ne faisais qu’obéir aux ordres », appliquant la règle qui valait qu’un bon Indien était un Indien mort.

Nous sommes à l’aube de futur nouveau siècle (1892), la révolution industrielle a eu lieu et est toujours en cours, la guerre de Sécession est terminée depuis longtemps, les guerres Indiennes aussi, ainsi que la la guerre fratricide entre Cheyennes et Comanches. Pourtant, les cicatrices sont toujours bien présentes chez tout le monde.

Le réalisateur a su bien montrer toute la rage qu’il y avait dans le capitaine Joseph, toute la résignation dans Yellow Hawk, la peur et la folie dans les yeux de Rosalie Quaid et tout ce petit monde va devoir faire un sacré travail sur lui-même pour accepter l’autre, pour lui pardonner, ou du moins, pour le respecter, malgré le sang sur ses mains.

Loin d’une balade de santé ou d’une rando équestre bien organisée aux travers de paysages somptueux, notre troupe va devoir faire face à l’hostilité des Comanches (pas des enfants de coeur), à celle de chasseurs de fourrures, aux éléments, à un prisonnier à escorter en plus et à un propriétaire au Montana qui, sur ses terres, est seul souverain à bord (et les lois, il s’en tamponne).

Pour survivre, va falloir se donner la main, s’entraider, faire preuve de solidarité, mais ce n’est pas facile quand face à vous se trouve votre plus vieil ennemi et que des années de guerres et de propagandes vous ont lavé la cervelle.

Les problèmes sont toujours les mêmes et l’Amérique n’en est pas moins raciale qu’il y a 130 ans.

Tout en finesse, sans chausser de grosses bottes lourdes, le réalisateur a réussi à nous proposer des personnages réalistes, qui eux aussi l’ont joué toute en finesse, comme Christian Bale, homme rigide, froid, dur, qui, après quelques coups durs, montrera ses fêlures, ses blessures, ses émotions, brièvement, mais on le sentait bien sur le point de craquer.

Mention spéciale aussi à Rosamund Pike, qui a joué le rôle de Rosalie Quaid tout en nuance aussi, ainsi qu’à Wes Studi, campant fidèlement un Yellow Hawk au regard doux mais à la détermination sans faille.

Un western profond, avec un scénario qui n’avait rien d’un ticket de métro, des acteurs jouant tout dans la nuance, réalistes, une musique qui allait bien avec les décors grandioses et les actions, souvent violentes, de ce film.

Un western où la langue amérindienne qui a tout l’air d’être une vraie (ou qui y ressemble) et qui enterre définitivement les indiens qui parlaient tous anglais dans les anciens western de nos pères et grands-pères.

Un western noir, beau, sombre, dur, violent, bourré d’émotions, de haine, d’amitié, d’amour, de pardon, sans manichéisme aucun.

Une bien belle soirée cinéma. Ce qui ne fut pas tout à fait le cas pour ma binôme de Film Communs, Rachel, dont vous trouverez la chronique ICI !

PS : en plus, le Christian Bale chevauchait un superbe cheval que je veux bien chez moi, si on veut bien me le donner…

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

[FILMS] Avengers – Infinity War : Le film qui va vers l’Infinity et au-delà ! de Anthony et Joe Russo (2018)

Avengers : Infinity War est un film américain réalisé par Anthony et Joe Russo, sorti en 2018.

Il s’inspire du comics Marvel de 1991, « Le Gant de l’Infini » de Jim Starlin. Il s’agit du 19e long métrage de l’univers cinématographique Marvel débuté en 2008 et du 7e de la phase III.

Tout comme ses deux prédécesseurs (Avengers et Avengers : L’Ère d’Ultron), le film rassemble les acteurs des différentes franchises habituellement séparées, parmi lesquels Iron Man (Robert Downey Jr.), Nick Fury (Samuel L. Jackson), Thor (Chris Hemsworth), Loki (Tom Hiddleston), Docteur Strange (Benedict Cumberbatch), Spider-Man (Tom Holland), Hulk (Mark Ruffalo), Captain America (Chris Evans), Natasha Romanoff (Scarlett Johansson), Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), Black Panther  (Chadwick Boseman), ainsi que les membres des Gardiens de la Galaxie : Star-Lord (Chris Pratt), Gamora (Zoe Saldana), Rocket,  Groot, Drax (Dave Bautista) et Mantis (Pom Klementieff).

C’est le film qui a obtenu les plus grosses recettes à sa sortie, à la fois aux États-Unis et dans le reste du monde, dépassant les précédents records.

Synopsis : 
Père adoptif de Gamora et Nébula, Thanos a commencé à recueillir les six Pierres d’Infinité : la Pierre du Pouvoir, la Pierre de l’Espace, la Pierre de Réalité, la Pierre de l’Âme, la Pierre du Temps et la Pierre de l’Esprit.

Son objectif est de réunir ces six artefacts sur le Gant d’Infinité, forgé jadis par le nain Eitri sur Nidavellir, afin d’utiliser leur immense puissance pour détruire la moitié de la population de l’Univers et rétablir ainsi un certain équilibre.

Dans sa quête le menant sur diverses planètes, la Terre, Knowhere et Vormir, Thanos est aidé par ses enfants adoptifs.

Face à cette nouvelle menace qui concerne l’Univers entier, le groupe de super-héros des Avengers, divisé depuis 2 ans, doit se reformer, et s’associer au Docteur Strange, aux Gardiens de la Galaxie et au peuple du Wakanda.

Distribution :

  • Josh Brolin : Thanos (voix et capture de mouvement)
  • Robert Downey Jr. : Tony Stark / Iron Man
  • Chris Evans : Steve Rogers / Captain America
  • Mark Ruffalo : Bruce Banner / Hulk
  • Chris Hemsworth : Thor
  • Scarlett Johansson : Natasha Romanoff / Black Widow
  • Chris Pratt : Peter Quill / Star-Lord
  • Benedict Cumberbatch : Stephen Strange / Docteur Strange
  • Chadwick Boseman : T’Challa / la Panthère noire
  • Tom Holland : Peter Parker / Spider-Man
  • Zoe Saldana : Gamora
  • David Bautista : Drax le Destructeur
  • Bradley Cooper (voix), Sean Gunn (capture de mouvement) : Rocket Raccoon
  • Vin Diesel : Groot (voix)
  • Paul Bettany : Vision
  • Elizabeth Olsen : Wanda Maximoff
  • Sebastian Stan : James « Bucky » Barnes / le Loup Blanc
  • Anthony Mackie : Sam Wilson / le Faucon
  • Don Cheadle : James « Rhodey » Rhodes / War Machine

Ce que j’en ai pensé :
On réuni tout le monde et on se fait un super film de baston tout en n’oubliant pas d’insérer de la profondeur dans notre Grand Méchant.

Le film recommence sur ce qu’il se déroulait à la fin de Thor – Ragnarok et on ne perd pas de temps en bla-bla, mais on agit de suite, et on cause un peu tout en décimant allégrement.

On liquide et on s’en va, comme le disait si bien le titre d’un San-Antonio.

Un film réunissant autant de grandes pointures, autant de têtes d’affiches, ça pose question de savoir comment leur donner à tous du temps d’antenne sans que ce soit au détriment des autres.

Je pensais que tout le monde allait se groupir pour pulvériser le Grand Méchant, mais chaque groupe composé d’Avengers ou de Super-Héros, vont le combattre chacun à sa manière et les mélanges de héros seront hétéroclites mais homogènes.

Le top du top étant mes deux Sherlock Holmes réunis : celui de l’époque victorienne et celui de l’époque contemporaine ! Mes deux Holmes sur Titan… avec le jeune Peter Parker, l’homme araignée, que j’adore de plus en plus dans son rôle de Spiderman « jeune gamin », ce qui correspond plus au personnage que le sérieux Tobey Maguire.

Deux Sherlock Holmes réunis

Un des Gardiens avec Iron man

D’un autre côté, Rocket et Groot accompagnant Thor sur Nidavellir où se trouve Tyron Lannister; Peter Quill, Gamora, Drax et Mantis sur la colonie minière de Knowhere et le reste de la troupe qui se regroupera au Wakanda.

Niveau action, effets spéciaux et super-héros, j’étais servie, mais vous me direz qu’il n’y a pas que ça : faut un scénario et des bons personnages secondaires et un Grand Méchant vraisemblable.

Thanos n’a rien d’un Méchant qui veut conquérir l’Univers. Non, c’est bien pire que ça car il animé de projets pour sauver l’humanité (et les autres peuples des autres planètes), mais sa méthode est… comment dire… quelque peu expéditive !

Un peu à la manière d’un éleveur qui exterminerait une partie de son cheptel afin d’en préserver l’autre. Le tout de manière aléatoire !

Oui, Thanos est un salaud, un génocidaire animé de bonnes intentions (quand on veut exterminer les autres, c’est toujours sous couvert de bonnes intentions), mais ce n’est pas un salaud fini, il n’est pas tout noir, il a des failles, un cœur (si, je vous jure) et il doit tuer pour obtenir une des pierre d’infini, ça lui fait mal.

Anybref, pour un film de super-héros, on vole tout de même plus haut qu’auparavant et ça me plait le fait que le Méchant soit ambivalent et qu’on ne sache pas trop de quel côté pencher (en fait, même s’il a raison, rien ne justifie ce qu’il fait).

Sans oublier que dans ce film, ce n’est plus un secret, on va perdre un/deux/des/plusieurs super-héros ! Mon petit coeur d’artichaut a souffert, mais dans ceux qui sont restés, j’aurais pas parié un kopeck sur eux, pariant même sur leur disparition. Comme quoi.

Un excellent moment DVD !

PS : restez bien assis durant le long générique ou faites une avance rapide car après, il y a encore des images et des événements importants !

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

[FILMS] Deadpool II (2018) – Le film qui va essayer de ne pas tuer la Pool aux œufs d’or

Deadpool 2 est un film de super-héros américain réalisé par David Leitch, sorti en 2018. Il met en scène le personnage du même nom tiré des comics, interprété par Ryan Reynolds.

Il s’agit de la suite de Deadpool de Tim Miller, sorti en 2016.

Synopsis :
Deadpool se voit contraint de rejoindre les X-Men : après une tentative ratée de sauver un jeune mutant au pouvoir destructeur, il se retrouve dans une prison anti-mutants.

Arrive Cable, un soldat venant du futur et ayant pour cible le jeune mutant, en quête de vengeance. Deadpool décide de le combattre.

Peu convaincu par les règles des X-Men, il crée sa propre équipe, la « X-Force ». Mais cette mission lui réserve de grosses surprises, des ennemis de taille et des alliés indispensables.

Fiche technique :

  • Titre original et français : Deadpool 2
  • Réalisation : David Leitch
  • Scénario : Rhett Reese (en), Ryan Reynolds et Paul Wernick (en), d’après les comics de Rob Liefeld et Fabian Nicieza

Distribution :

  • Ryan Reynolds : Wade Wilson / Deadpool et Le Fléau (Juggernaut en VO – capture de mouvement faciales et voix)  ainsi que lui-même (scène post-générique)
  • Josh Brolin : Cable
  • Julian Dennison : Russell « Hot Stuff » Collins / Firefist
  • Zazie Beetz : Neena Thurman / Domino
  • Morena Baccarin : Vanessa Carlysle
  • Andre Tricoteux (capture de mouvement) et Stefan Kapičić (trait facial et voix) : Piotr Rasputin / Colossus
  • T. J. Miller : Weasel
  • Brianna Hildebrand : Ellie Phimister / Negasonic Teenage Warhead

Ce que j’en ai pensé :
Pas facile de faire un numéro 2 lorsque le 1er a connu du succès et a révolutionné l’univers des films Marvel en mettant en scène un de ses plus politiquement incorrect personnage.

Le premier film surprenait, amusait, je me demandais où cet énergumène de Deadpool allait n’emmener et j’étais sortie du film plus que conquise. J’avais ri, souri et j’étais totalement accro à cet héros qui n’avait rien de lisse.

Dans le deux, il ne va pas changer, il est toujours aussi drôle, irrévérencieux, le film est bourré de caméos (j’ai pas tout vu, mais Wiki m’a tout dit et je vous le dirai aussi), obsédé du cul et pas prêt à se plier aux règles des X-Men.

Mais alors là, pas du tout du tout et les X-Men n’ont pas trop envie de le voir chambouler leur équipe. Il n’y a que Colossus qui l’apprécie et essaye de le changer.

Niveau méchant, on est servi, mais pas vraiment comme on aurait pu le penser et je trouve ça chouette que les scénaristes aient pensé à nous surprendre.

Le scénario fait la part belle aux cascades, pas de bâillement devant son écran, c’est addictif, jouissif, mais j’avais plus joui à ma première fois qu’à ma seconde.

Je ne sais pas si c’est moi (qui m’fait du cinéma ♫ qui m’fait mon cinéma ♫) qui attendais trop du second opus, ou si c’est lui qui est un poil sous le premier, mais même si j’ai pris mon pied, l’orgasme cinématographique était un cran sous le précédent et nous les femmes, on ressent bien ça.

Alors oui c’est toujours aussi chouette, amusant, Deadpool me fait toujours autant marrer avec ses réflexions et ses poses, mais il m’a semblé qu’il manquait le sel du premier épisode pour que tout soit parfait.

Un bon moment cinéma passé, mais si j’ai un coup de blues, je me referai le premier jet et pas le second (oups).

Par contre, un passage du film 2 que je me referais bien, c’est la sélection de son équipe et leur atterrissage en parachute !! Je me suis marrée à fond.

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Clins d’œil et références (que j’avais repérés) : 

  • Deadpool mentionne à nouveau le nom de Patrick Stewart, l’interprète du Professeur Xavier âgé dans les films X-Men.
  • D’autres clins d’œil à la franchise sont présents dans le film. Il y a ainsi un Wolverine (Hugh Jackman) dans le passé, quelques X-Men voulant éviter Deadpool au manoir (le Fauve, Professeur Xavier jeune, Vif-Argent , Cyclope, Tornade et Diablo). Deadpool révèle par ailleurs le sort de Wolverine dans le film Logan (2017). Aussi, il se déplace un temps dans le fauteuil roulant du professeur, et plus tard essaie le casque du Cerebro.
  • Deadpool appelle Cable par le nom de Thanos. Josh Brolin, qui interprète ici Cable, tient le rôle de Thanos dans plusieurs films de l’univers cinématographique Marvel.
  • En voyant son bras robotique, Deadpool hurle à Cable qu’il a volé le bras du Soldat de l’hiver.
  • Deadpool lance à Domino « Shut up, black Black Widow » (« Tais-toi Black Widow noire »). Natasha Romanoff / Black Widow est incarnée par Scarlett Johansson dans Avengers.
  • Lors de l’arrivée de Cable dans le présent, deux personnes écoutent Escape (The Piña Colada Song) de Rupert Holmes, qui est une des chansons du Awesome mix de Peter Quill/Star Lord dans Les Gardiens de la Galaxie.
  • Dans la bande annonce, Deadpool déclare que Cable est un méchant tellement « dark » qu’il pourrait venir de chez DC Comics.
  • Par ailleurs dans le film, Deadpool dit qu’il y a encore un personnage dont la mère s’appelle Martha, comme Martha Kent (mère de Clark Kent) et Martha Wayne (mère de Bruce Wayne).
  • Lorsque Deadpool se bat contre Cable, ce dernier lui demande qui il est. Deadpool lui répond : « Je suis Batman ! »
  • Le générique d’introduction du film est une parodie de celui de James Bond, et plus particulièrement celui de Skyfall.
  • Pendant un combat contre Cable, il y a une référence au film Les Goonies lorsque Wade l’appelle Willy le Borgne (l’acteur Josh Brolin ayant joué Brand Walsh dans ce film).
  • Deadpool 2 fait aussi référence à Basic Instinct lorsque Deadpool est assis sur le canapé et montre son entrejambe.

Ceux que j’ai loupé : 

  • Lors de la scène d’entretien d’embauche pour X-Force on peut voir le portrait de la juge Ruth Bader Ginsburg membre de la cour suprême des États-Unis.
  • Deadpool signifie avec excitation au Fléau quand il le rencontre, à quel point il est « fan » de lui depuis tout petit. Dans ce film, les deux personnages sont campés sous le masque par le même acteur (Ryan Reynolds).
  • Il est possible de voir une affiche disant M-Day is near (« Le Jour-M est proche ») dans les couloirs de l’Institut Essex. Il s’agit d’une référence à House of M, une série de comics Marvel. Lorsque le Fantôme s’électrocute, son visage est visible. Il est incarné par Brad Pitt, qui avait un temps été évoqué pour camper Cable.
  • De plus, lorsque Deadpool, Cable, Domino et Dopinder arrivent à l’orphelinat et se battent contre Le Fléau, on peut entendre Deadpool dire : « Salut mon grand, le soleil va bientôt se coucher ! » (« Hey big guy, the sun’s getting real low ! » en version originale). Cette phrase renvoie au film Avengers : L’Ère d’Ultron lorsque à la fin de l’infiltration du château du Baron Strucker, Black Widow dit exactement la même phrase mais sur une intonation différente à Hulk afin qu’il se calme et redevienne Bruce Banner.
  • Lorsque Deadpool fait passer des entretiens pour monter une équipe, on peut voir en arrière plan un fusil avec à l’intérieur un drapeau « Bang! », en référence à l’arme du Joker.

[FILMS] On a arrêté Sherlock Holmes de Karl Hartl (1937)

« On a tué Sherlock Holmes » (Der Mann, der Sherlock Holmes war) est un film allemand réalisé par Karl Hartl en 1937. Produit par Alfred Greven.

Il a été diffusé le 4 septembre 2017 sur Arte France sous le titre « On a arrêté Sherlock Holmes ».

Synopsis :
Deux escrocs très désargentés décident de se faire passer pour Sherlock Holmes et le docteur Watson afin de mener la grande vie. Ils voyagent gratuitement en train où ils démasquent deux braqueurs… sans le faire exprès !

Comptant sur la crédulité du personnel, Flint/Holmes et McPherson/Watson s’installent ensuite dans un palace, où les complices des braqueurs ne tardent pas à les démasquer…

Distribution :

  • Hans Albers : Sherlock Holmes / Morris Flint
  • Heinz Rühmann : le docteur Watson / Macky McPherson
  • Marieluise Claudius : Mary Berry
  • Paul Bildt : Sir Arthur Conan Doyle
  • Erich Walter : le directeur d’hôtel

Ce que j’en ai pensé :
En mettant à jour ma filmographie, je me suis rendue compte que je n’avais pas encore regardé cette nouveauté de 1937 !

Alors, en attendant de visionner les suivants, je me suis dit qu’il était plus que temps de me mettre à jour.

Regarder un film en noir et blanc, c’est sans problème, mais entendre le tout en allemand, j’ai eu un peu de mal…

Surtout qu’à chaque « Herein » je revoyais une scène de la Grande Vadrouille…

Là où je suis tombée de ma chaise, c’est lorsque j’ai lu que cette comédie légère avait été réalisée pendant le IIIe Reich. Bête que je suis ! 1937 ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

Les deux acteurs allemands sont bien dans leurs rôles, le grand costaud pourrait même faire un Holmes présentable (s’il était plus mince).

Petit détail : pas de pipe calebasse mais une pipe droite (yes !), pas de deerstalker mais une casquette et pas de macfarlane mais un manteau écossais.

Autre petit détail que j’ai failli oublier : le générique de début ! Les noms des acteurs, réalisateurs défilent et derrière, on aperçoit des petits récits de Sherlock Holmes en version pulps allemands ! Comme celui que j’ai pris pour illustrer ma chronique et ceux que j’ai ajouté en galerie, en fin de chronique, sous la vidéo du film intégral.

Le film met un peu de temps à démarrer et la scène des deux escrocs chantant dans leur baignoire est un peu limite kitch, mais une fois qu’on est parti, on est parti et durant leurs enquête, ça va rouler.

Comme dans une pièce de théâtre, on joue avec les quiproquos, les coups de théâtre et autres imbroglios qui donnent à ce film un air assez réussi.

Par contre, niveau dialogues, ce n’est pas Byzance ! J’imagine que la traduction (sous-titres) ne doit pas aider et on ne retrouvera rien de grandioses dans les répliques, hormis quelques unes.

J’ai souri lorsque nos deux escrocs entrent à la préfecture de police. On entend la voix d’un homme qui se plaint de l’incompétence de ses hommes et il est difficile de ne pas penser à la voix de l’acteur qui jouait le rôle du moustachu dans « Der Untergang ».

Vous me direz aussi que dès qu’un type hurle en allemand, ça ressemble toujours à la même chose. Ou alors, c’était le moustachu qui ressemblait à tout le monde quand il vociférait dans les micros…

Ce fut pareil lorsque je le revis avec son monocle et hurlant comme le moustachu dans son bunker, apprenant que les actions Fortis avaient dévissé… Oh pardon, j’ai confondu la parodie avec le film. Au temps pour moi. Autant rire, aussi.

Anybref, revenons à notre film, bitte. Danke.

Il y a du mystère dans ce film : déjà qu’on se demande si un jour on va démasquer ces deux escrocs roublards, mais aussi on se demande qui est cet homme imposant en manteau écossais qui rigole tout le temps dans l’hôtel en voyant passer nos deux hommes.

Les 30 dernières minutes (et non pas les 5) sont rythmées, bourrée de suspense et la question est comment cela va-t-il se terminer ?

Cela se termine comme je l’avais déduit, le tout dans une logique implacable et réaliste parce que c’était la réalité.

Maintenant que j’ai mis à jour les nouveautés de 1937, demain, je me fais 1938 !

3,7 Sherlock

PS : Là où je grince des dents, c’est dans que, une fois de plus, les traductions des titres de films sont loufoques et non correctes !

Le titre étant « Der Mann, der Sherlock Holmes war », il aurait fallu le traduire par « L’homme qui était Sherlock Holmes ».

Là, on se retrouve avec « On a tué Sherlock Holmes » ou « On a arrêté Sherlock Holmes »

[FILMS] Monty Python and the Holy Graal – « Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire » de Terry Gilliam et Terry Jones (1975)

Monty Python : Sacré Graal ! (Monty Python and the Holy Grail) est un film britannique écrit et réalisé par Terry Gilliam et Terry Jones des Monty Python.

Cette comédie, sortie en 1975, a pour thème la légende d’Arthur, des Chevaliers de la Table ronde et de la quête du Graal.

Forme :
L’intrigue de Monty Python : Sacré Graal ! relève d’un style assez proche des émissions de télévision à sketches des Monty Python. La majeure partie de l’histoire est racontée sous la forme d’épisodes isolés et reliés uniquement par le thème de la quête du Graal et par les animations de Terry Gilliam.

Le générique du film annonce dès le départ la couleur de ce qui va suivre : les noms des acteurs et de l’équipe technique défilent en même temps qu’une fausse publicité pour la Suède, qui devient de plus en plus intempestive jusqu’à ce qu’un message annonce que les responsables du générique ont été virés ; le générique finit alors dans un style latino-américain flamboyant.

Ce que j’en ai pensé :
La sagesse populaire dit souvent que quand ça veut pas venir, pas la peine de s’acharner, ça viendra pas…

Et bien, messieurs, c’est vrai ! Quand ça vient pas, ben, ça vient pas et persévérer ne fera rien venir.

Pourtant, voyez les chiffres : le film a rapporté 5 028 948 $ au box-office mondial dont 3 427 696 aux États-Unis. En France, il a réalisé 1 968 728 entrées.

Il recueille 95 % de critiques favorables, avec un score moyen de 8/10 et sur la base de 60 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 90/100, sur la base de 8 critiques collectées.

Il est cité partout !

Ben chez moi, il n’est pas passé et j’ai vite abandonné pour aller vaquer à d’autres occupations…

Je vais changer mon titre : Monty Python and the Holy Grail – « Le film à côté duquel je suis passée » – mdr

Ou « Le film où je me suis faite ch*** » ou « Le film que j’ai regardé en faisant autre chose de plus intéressant, comme la vaisselle »…

On oublie ! Enfin, vous, je ne sais pas, mais moi, oui !

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).