Good Bye Mrs Hudson ! By Dame Ida

C’est avec tristesse de Dame Belette et moi même vous annonçons avec retard que l’actrice Una Stubbs nous a quittés à l’âge de 84 ans le 12 Août dernier des suites d’une longue maladie. Elle s’est éteinte paisiblement à Édimbourg auprès de ses proches qui l’ont fait savoir le lendemain de son décès.

Les congés d’été et le covid ont éclipsé la nouvelle de sa disparition pourtant discrètement (trop discrètement) annoncée par quelques médias français. Ce n’est que par hasard que nous sommes tombées sur l’information.

Peu connue en France avant le succès de la série Sherlock, sa filmographie essentiellement britannique ne comporte que sept titres entre 1963 et 2009, et une quinzaine de téléfilms ou de séries anglaises sur lesquelles nous n’aurons que peu de détails.

On notera aussi il y a une dizaine d’années, une petite incursion dans le monde du théâtre où elle avait incarné la tante de Valmont dans une adaptation des Liaisons Dangereuses.

Certaines sources évoquent aussi un joli rôle dans une comédie musicale lors de ses jeunes années.

Mariée deux fois, on lui trouvera un nombre différent d’enfants nés de ces deux mariages, en fonction des sources.

C’est dire si Una Stubbs fut une femme plutôt discrète à en croire l’absence de détails concernant sa biographie sur le site Wikipedia malgré une carrière qui s’est étendue sur près de soixante ans.

C’est avec son interprétation de Mrs Hudson que le public francophone l’a découverte.

Sa fabuleuse énergie, son humour so british, sa façon de planer gentiment, et son maternage discret des Sieurs Holmes et Watson avaient considérablement dépoussiéré le rôle de la logeuse du détective consultant que l’on imaginait difficilement autrement qu’en petite mamie rabougrie et coincée aux cheveux blancs, confite dans la naphtaline et l’amidon, rasant les murs avec un plateau et couverte d’une tenue de veuve victorienne bien noire et ornée de quelques dentelles blanches à l’instar de la Reine Victoria, imitant jusqu’à ses mines rébarbatives.

Rosalie Williams était mrs. Hudson dans la série de la Granada

Ce n’est pas l’insignifiante et revêche Mrs Hudson de la série Granada des années 80′ qui aurait pu rectifier le tir !

Rosalie Williams était mrs. Hudson dans la série de la Granada

Madame Hudson contente de revoir son locataire après sa fausse mort (série Granada avec Jeremy Brett)

Le peps de Una Stubbs, sa bonne humeur et son courage dans sa participation à quelques enquêtes (on se souviendra de sa façon très particulière de conduire une voiture de sport dans la 4e saison) resteront dans nos mémoires.

 

Le 221B est en deuil. Il ne sera plus jamais pareil maintenant.

Au revoir et merci Madame Hudson-Stubbs… et encore Bravo !

[SÉRIES] Le Nom de la Rose – 8 épisodes (2019) [Par Dame Ida]

Depuis 2019 / 52min / Drame, Historique, Thriller

Titre original : The Name of The Rose

Créée par Andrea Porporati, Nigel Williams

Avec : John Turturro, Damian Hardung, Rupert Everett

Nationalités : Italie, Allemagne, France

Résumé Allociné : Italie, 1327. Le moine Franciscain Guillaume de Baskerville et son jeune novice Adso de Melk arrivent dans une abbaye isolée des Alpes. Ils vont être témoins d’une série de meurtres mystérieux.

Tandis que les deux hommes enquêtent et se jettent à la poursuite du meurtrier, ils sont eux-mêmes pris en chasse par l’impitoyable inquisiteur Bernardo Guy. La mission de ce dernier est claire : traquer tous ceux qui critiquent le Pape. Et Baskerville est sur sa liste…

Mon avis (par Dame Ida) :
Alors oui, comme beaucoup d’entre nous, assez vieille pour le voir à l’époque de sa sortie, j’avais savouré avec délectation le film de J-J. Annaud, projeté sur les écrans en 1986 donnant l’un de ses premier rôle marquant au jeune Christian Slater (qui nous offrait une vision de son postérieur dénudé ce qui à l’époque était révolutionnaire, le nu masculin étant encore très sulfureux) et nous démontrait que feu Sean Connery restait terriblement sexy, même en prenant de l’âge ou en portant une robe, et qu’une vraie carrière était possible après James Bond.

J’avais tellement adoré ce film que j’avais filé chez ma libraire pour acheter le livre.

Et la voilà cette gourgandine à me toiser comme une crétine analphabète et à m’expliquer que si j’y tenais, elle pouvait me le commander mais, que franchement il était bien trop dur à lire pour la jeune fille de 15 ans que j’étais car il y avait des citations latine (et alors ? J’aurais pu avoir pris latin en option!) et plein de passages compliqués sur l’histoire parce que tout de même petite demoiselle… c’est du Umberto Eco quôa…

La cause du vainqueur a plu aux Dieux, celle du vaincu à Caton

Je ne me suis pas démontée et j’ai confirmé ma demande, et me suis régalée du livre.

Je regrette juste avec le temps de n’être pas allée revoir cette libraire idiote (qui a fait faillite bien avant Amazon juste parce qu’elle était nulle) juste pour lui dire que j’avais kiffé grave la race de ma mémère (Ah oui en 86 on ne disait pas encore ça…) en lisant les passages historiques parce que justement j’ai toujours été passionnée d’histoire religieuse depuis mon enfance de petite surdouée à centres d’intérêts bizarres !

Que voulez-vous quand j’ai compris que je ne serai jamais papesse, j’étais révoltée et me suis tournée vers d’autres explorations… Mais peu importe là n’est pas le sujet. Ma vie est passionnante mais… mes enfants me disent que tout le monde s’en fout ! Les philistins !

Anybref, forcément, TF1 diffusant la série le samedi soir très tard après l’émission nulle de prime time qui fait baisser le QI des cerveaux disponibles, je me suis jetée sur cette série comme le fisc sur les économies de feue Mamie Pépettes.

Évidemment, j’ai découvert la diffusion par hasard, prenant en cours de route l’avant dernier épisode. Fort heureusement, l’intégralité des épisodes est encore disponible en replay sur le site de TF1 (profitez-en si le cœur vous en dit), et cela m’a bien occupée ce dimanche passée en célibataire, Sieur Mon Epoux devant travailler ce weekend.

Alors ? J’en ai pensé quoi ?

Et ben… pas que du bien. Le livre est un chef d’œuvre et le film d’Annaud avait mis la barre très haut.

Et puis, comparer le film d’Annaud de deux ou trois heures à une série de huit heures conduit immanquablement à trouver que la série manque de rythme et se trouve truffée de longueurs…

On pourrait supposer que c’est juste un effet de changement de format mais pas que. Car dans les longueurs les scénaristes/adaptateurs de la série rajoutent tout un tas d’éléments scénaristiques qui non contents d’être absents du film étaient également carrément absent du livre !

Non seulement des choses se rajoutent (on suit le parcours de Bernardo Guy contre les hérétiques dès le début de la série!), mais en outre des éléments importants du livre sont modifiés et des personnages sont rajoutés.

Comme par exemple, une sombre histoire de vengeance avec un personnage absent du livre se déploie dès le premier épisode et va aller jusqu’à interférer avec l’intrigue pour modifier des éléments importants du dénouement.

Ces modifications me sembleront avoir pour but d’édulcorer toute la cruauté de l’obscurantisme moyenâgeux qui ne serait qu’incarné par Bernado Guy dans la série alors qu’à l’exception de Guillaume de Baskerville et de son disciple Adso, tout le monde y participe dans le livre et le film.

Et le film d’Annaud lui, ne lésine pas avec la crasse de l’époque où tous piétinent dans la boue et le froid et ne semblent pas se laver régulièrement…

Là, dans cette série tout est bien propret. Même les paysans sont cleans, bien coiffés, bien rasés ou avec des barbes bien entretenues. Même la sauvageonne qui dévergonde Adso se pavane dans une jolie robe bien propre avec des boucles bien nettes alors qu’elle n’a même pas de cabane ou vivre dans la forêt.

L’abbaye elle-même est jolie. Curieusement construite sur le même plan (ou presque) que celle du film de Annaud (alors que le plan de la bibliothèque du livre est très différent), l’abbaye de cette série n’est pas un tas de pierres noircies par la fumée, la boue et les lichens… Elle est toute proprette comme si le ravalement de façade venait d’avoir lieux. À l’intérieur rien de lugubre… de jolies peintures murales… on a même presque l’impression qu’ils ont installé le chauffage central à en croire leurs tenues de nuit…

Alors oui, l’intrigue centrale du livre est relativement bien respectée mais elle perd terriblement en intensité à cause du développement ou de la transformations d’éléments secondaires présents dans le livre (la dispute sur la pauvreté du Christ… l’hérésie de Fra Dolcino… les histoires de cœur d’Adso…) et des inventions rajoutées (je ne spoilerai pas ce qui touche à la fin… mais le rajout d’un candidat au poste d’adjoint à la bibliothèque qui vient aider nos enquêteurs n’apporte rien voire… laisse planer le doute d’un artifice scénaristique servant de Joker pour apporter des éléments).

Certains des éléments de contextes sont bien présents dans le livre et avec une certaine densité mais ils sont ici amenés d’une autre manière, avec des flash-back ou des échanges qui n’ont pas eu lieux ainsi dans le livre et prenant une dimension presque artificielle…

C’est assez mal équilibré dans l’ensemble et je me suis ennuyée…

Le film d’Annaud était déséquilibré dans l’autre sens : la durée limitée du film exigeait d’élaguer tout ce qui ne servait pas l’intrigue centrale. Mais en fait, le rythme faisait oublier l’absence des développement historico-théologiques du livre.

Sur le plan distribution on retrouvera quelques visages connus : Tcheky Karyo dans le rôle du Pape (qui n’apparaît pourtant pas dans le roman…), Michael Emerson campera quant à lui un Abbé crédible et Ruppert Everett sera méconnaissable en Bernado Guy (loin de cette fabuleuse photo de la campagne de pub pour Opium Homme de Saint-Laurent où il me faisait rêver – étais-je naïve ! Il est gay ! – ou du Sherlock Holmes incarné dans un film d’ailleurs assez moyen)… Et même les inconnus servaient plutôt bien le film.

En conclusion, une série basée sur un tel livre ne peut que capter l’intérêt du spectateur, mais elle ne souffrira pas très bien la comparaison avec le film d’Annaud bien plus fidèle au livre malgré l’élagage des éléments secondaires.

Cette série pèche justement d’avoir trop voulu développer ces éléments secondaires parfois artificiellement, avec maladresse et longueurs ou en les transformant, et ce parfois d’une manière trop radicale pour respecter l’œuvre originale.

Et quand on ne respecte pas l’œuvre originale, Ida est déçue.

[FILMS] Le Retour de la momie (2001) – Stephen Sommers

Le Retour de la momie (The Mummy Returns) est un film américain écrit et réalisé par Stephen Sommers, sorti en 2001.

Il s’agit de la suite du film La Momie, du même réalisateur, sorti en 1999. Il est suivi par La Momie : La Tombe de l’empereur Dragon sorti en 2008.

Malgré un accueil critique mitigé, le film est un succès au box-office et rapporte plus de 433 millions de dollars.

  • Titre original : The Mummy Returns
  • Titre français et québécois : Le Retour de la momie
  • Réalisation et scénario : Stephen Sommers
  • Musique : Alan Silvestri

Distribution :

  • Brendan Fraser (VF : Guillaume Orsat) : Richard « Rick » O’Connell
  • Rachel Weisz (VF : Laura Préjean) : Evelyn « Evy » Carnahan O’Connell / la Princesse Nefertiri
  • John Hannah (VF : Georges Caudron) : Jonathan Carnahan
  • Oded Fehr (VF : Asil Rais) : Ardeth Bay, chef des Medjaÿ
  • Arnold Vosloo (VF : Saïd Amadis) : Imhotep, la momie
  • Patricia Velásquez (VF : Marjorie Frantz) : Meela Nais / Anck-Su-Namun
  • Freddie Boath (VF : Gwenaël Sommier) : Alexander « Alex »O’Connell
  • Alun Armstrong (VF : Mostéfa Stiti) : Baltus Hafez
  • Dwayne Johnson : Mathayus, le Roi Scorpion
  • Adewale Akinnuoye-Agbaje (VF : Thierry Desroses) : Lock-Nah
  • Shaun Parkes (VF : Lucien Jean-Baptiste) : Izzy Buttons

Synopsis :
En 1925, le légionnaire américain Rick O’Connell et l’égyptologue Evelyn avaient ressuscité par inadvertance la momie du prêtre égyptien Imhotep, mais ils étaient parvenus à la neutraliser. Huit ans plus tard, Rick et Evelyn sont mariés et habitent Londres avec leur petit garçon Alex.

Or, c’est justement dans cette ville, au British Museum, que la momie inerte d’Imhotep a été transférée. Et à la suite d’un incident, le prêtre maléfique revient de nouveau à la vie.

Au même moment, en Égypte, la redoutable armée du Roi Scorpion est réanimée et s’apprête à provoquer un cataclysme planétaire.

Pour sauver Alex pris en otage par ces forces diaboliques, ses parents doivent retourner en Égypte et gravir une pyramide en or qui envoûte tous ceux qui la regardent.

Critique :
Oui, je sais, ce n’est pas un film intelligent, les dialogues ne sont pas ceux d’Audiard, on a déjà connu mieux…

Oui mais voilà, j’adore les deux premiers films de la Momie et quand ils repassent à la télé, je les regarde à nouveau.

En plus, ça m’a fait une soirée télé avec le chat qui est resté couché à mes côtés durant tout le film, même s’il s’est vite endormi…

Ce film est parfait pour passer une soirée tranquille, sans se prendre la tête, sans avoir la trouille puisqu’il ne fait pas vraiment peur (hormis la scène des chiottes dégueu dans le train) et qu’il offre de l’action à gogo. Et puis, j’adore l’acteur John Hannah.

Bref, difficile de s’ennuyer devant son écran avec pareil film. Les personnages courent partout, sans jamais être fatigués, se prennent des coups sans jamais mourir et les vilains méchants sont punis, meurent ou retourner à la niche ! Enfin, au tombeau…

Classiquement, une fois de plus, on est face à des méchants morts mais pas vraiment, qui veulent dominer le monde, aidés par des vilains hommes qui veulent eux aussi être les maîtres du monde (oubliant que le poste de Maître du Monde ne se partage pas).

Les effets spéciaux sont assez bien fait, sauf celui du Roi Scorpion, loupé, lui ! Les personnages des gentils (la famille O’Connell) sont sympathiques et j’ai un faible pour le gamin blond qui me fait toujours rire avec son impertinence et ses répliques.

Afin d’ajouter des trucs en plus, le producteur (ou le scénariste) a joué sur le fait que Evelyn O’Connell et la vilaine Meela Nais soient en fait les réincarnations de la princesse Nefertiri et de Anck-Su-Namun et que dans leur vie antérieure, elles soient déjà ennemies !

Oui, ça fait un peu too much, un peu « trop » tout court, mais bon, des femmes qui se battent, ça doit titiller certains mecs… Au moins, dans les deux films de La Momie, les femmes ne sont pas cantonnées à la cuisine ou au reprisage des chaussettes ! Nom de Zeus, elles participent activement !

Alors oui, je manque de partialité pour ce film que j’ai toujours apprécié (pas le volet 3 !) et qui a des airs de Indiana Jones, le fouet, les nazis et la belle gueule de Harrison Ford en moins. Bon, les nazis ne nous manqueront pas, Ford, oui !

Un film parfait pour le challenge Halloween, un film à regarder sous un plaid, bien installée, un chat à vos côtés et sans prise de tête !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°76] et le Haunted reading bingo du Challenge Halloween 2021 chez Lou & Hilde (Écrans).

[Série] ABC contre Poirot (2018) : Sarah Phelps

ABC contre Poirot (The ABC Murders) est une mini-série télévisée britannique de quatre épisodes, écrite par Sarah Phelps et réalisée par Alex Gabassi, diffusée du 26 au 28 décembre 2018 sur BBC One, en trois épisodes. Il s’agit d’une adaptation du roman du même nom d’Agatha Christie publié en 1936.

Synopsis :
En 1933, à Londres, le célèbre détective belge Hercule Poirot est vieillissant et coule une retraite paisible. C’était sans compter sur Alexander Bonaparte Cust, qui arrive à Londres et s’installe dans une pension glauque.

Avec sa machine à écrire, il tape des lettres, signées d’un mystérieux ABC, qu’il envoie à Hercule Poirot. Dans ces lettres, ABC explique à demi-mot son jeu macabre : assassiner, dans l’ordre alphabétique, des personnes dont le nom et le prénom commencent par la même lettre que la ville où le meurtre a lieu.

Le détective décide d’enquêter mais se heurte à l’inspecteur Crome. Sur chaque scène de crime, Poirot retrouve un indicateur des chemins de fer ouvert à la lettre correspondante et taché de sang.

Peu à peu, Poirot commence à faire le lien entre lui, ces villes et les personnes assassinées…

Personnages principaux :

  • John Malkovich : Hercule Poirot
  • Rupert Grint : Inspecteur Crome
  • Andrew Buchan : Franklin Clarke
  • Eamon Farren : Alexander Bonaparte Cust
  • Jack Farthing : Donald Fraser
  • Gregor Fisher : Dexter Dooley
  • Tara Fitzgerald : Lady Hermione Clarke
  • Henry Goodman : Sidney Prynne
  • Shirley Henderson : Rose Marbury
  • Bronwyn James : Megan Barnard
  • Freya Mavor : Thora Grey
  • Kevin McNally : inspecteur Japp

Ce que j’en ai pensé :
A.B.C contre Poirot, je commence à connaître puisque j’ai vu son adaptation pour « Les petits meurtres d’Agatha Christie » et que j’ai lu, en juin, son adaptation en bédé.

Là, je découvrais, au cours d’un zapping, une nouvelle adaptation du roman en mini-série avec John Malkovich dans le rôle de Poirot.

Évacuons de suite ce qui m’a profondément gêné : John Malkovich n’est pas un Poirot crédible du tout !

Il n’est pas obnubilé par ses petites cellules grises, ne porte pas sa moustache ridicule mais une barbichette, ne semble pas avoir une haute opinion de lui-même, n’a pas vraiment l’allure d’un dandy et on dirait que son orgueil est parti en vacances sans le prévenir…

J’adore John Malkovich, mais pas dans le rôle du détective belge ! Il a foiré le personnage, selon moi, mais ceci n’est que mon avis, vous le savez bien.

C’est un Poirot vieux (en 1933 ???) qui se trouve face à nous. Son succès n’est plus là, c’est un has been. Exit aussi l’inspecteur Japp, pensionné heureux qui bine ses salades, avant de d’aller les manger par la racine…

Par contre, son remplaçant, c’est Ron Weasley ! Heu, pardon, Rupert Grint… Je le préférais en gamin dans Harry Potter, ici, dans son rôle de l’inspecteur Crome, remplaçant de l’inspecteur Jaap, il joue le rôle d’un homme imbu de sa personne, qui ne réfléchit pas toujours avec discernement et considère Poirot comme un vieux chieur.

Ron, ta copine Hermione t’aurait conseiller d’aller faire un tour à la bibliothèque ! Là, tu verras que Poirot n’est pas un imbécile ! D’ailleurs, il y a une lady Hermione dans l’épisode…

Maintenant que j’ai évacué le mal, tirons la chasse et passons à ce que j’ai apprécié dans cette mini-série : les décors et les ambiances 1933…

Qui dit 1933, dit merde brune qui commence à sentir mauvais du côté de l’Allemagne et ça remonte jusqu’à la perfide Albion, qui en a marre des immigrés et qui aimerait qu’on les remballe chez eux (une éternelle rengaine), Hercule Poirot y compris, lui qui n’a pas fait la guerre quand son pays a été envahi (son pays qui est aussi le mien… ♫).

Pas besoin de vous faire de dessins, les imbécilités faites en paroles ou en actes ne changent pas selon les époques, on charge à fond l’étranger, on le rend coupable de tous ses maux et on se dit qu’une fois entre nous, on sera mieux.

Erreur fatale, mais tout le monde ne l’a pas encore compris… L’hypocrisie est dans le camp des Anglais, eux qui ont eu un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais et dont les habitants des colonies auraient sans doute apprécié qu’ils foutassent le camp de chez eux.

Anybref, c’est dans cette ambiance « brexit » que se trouve l’Angleterre quand le tueur ABC se met à trucider en suivant l’alphabet.

En fouillant un peu sur le Net, j’ai appris que la réalisatrice n’avait jamais lu les romans d’Agatha Christie et qu’elle était donc partie totalement vierge en ce qui concernait ce personnage. Au lieu de reproduire à l’identique ce qui avait déjà été fait 100 fois, elle a préféré mettre Hercule Poirot au centre de l’épisode et lui écrire un passé.

Un passé qui m’a fait tomber de haut… On aimera ou l’on criera à l’hérésie. Il est vrai que découvrir Poirot dans cette profession-là à de quoi déstabiliser (non, Ida, il n’est pas meneuse de revue au Moulin Rouge !!!).

Mon avis restera mitigé sur cette mini-série. Autant où j’ai apprécié les ambiances des années 30 qui montraient les Anglais dans leur xénophobie galopante (comme c’était déjà le cas durant l’ère victorienne), autant où j’ai apprécié les décors qui donnaient vraiment l’impression d’avoir voyagé dans le temps, autant où j’ai aimé les petits changements apporté à l’œuvre originale qu’est le roman, je reste bloquée sur Malkovich en Poirot.

Il ne saurait égaler David Suchet (qui pourrait ?), mais j’aurais mieux aimé que l’on fasse cette mini-série sans son personnage, avec un autre enquêteur, comme dans l’adaptation française. Malkovich ne m’a pas emballée en Poirot.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°17] et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°71].

Miss Marple – Saison 6 – Épisode 3 – La nuit qui ne finit pas (2013)

Résumé de l’épisode :

Mike Rogers tombe follement amoureux d’une héritière, Ellie Goodman, devant une propriété qu’il aimerait acheter. Pourtant, les lieux ont mauvaise réputation depuis que trois personnes y ont trouvé une mort tragique.

Quelque temps plus tard, les tourtereaux se marient. La jeune femme acquiert la fameuse demeure, où elle s’installe avec son bien-aimé. Mais très vite, ils sont victimes d’événements malheureux.

Miss Marple décide de leur venir en aide afin de démêler le vrai du faux.

  • D’après La Nuit qui ne finit pas (1967)
  • Le personnage de Miss Marple n’est pas présent dans le roman.
  • C’est le dernier épisode de Miss Marple. La sérié est arrêtée en même temps que celle d’Hercule Poirot en 2013.

Ce que j’en ai pensé :
C’était en juin 2020 que j’avais lu le roman éponyme de Agatha Christie et j’étais curieuse de le voir mis en scène avec Miss Marple puisque dans le roman, elle n’y apparaît pas.

Vous le savez, je ne suis pas une afficionado de miss Marple, lui préférant Hercule Poirot…

Malgré une année de passée, le roman était encore frais dans ma mémoire et j’ai donc été étonné de voir l’épisode commencer par une scène avec des jeunes qui patinaient sur un lac gelé avant que la glace ne se rompe entraînant l’un d’eux dans la mort glacée.

Assurément, la version télé est différente du roman, des ajouts y étant été porté, afin de la rendre plus intéressante, plus intrigante et d’y faire intervenir miss Marple.

Si au départ j’ai été un peu déroutée du fait de mes souvenirs de lecture, je me suis prise assez vite au jeu, voyant venir l’affaire, mais ne pouvant m’empêcher de trouver Mike Rogers sexy en diable avec sa petite gueule d’amour.

L’épisode est glaçant, surtout lorsque l’on sait comment ça va se terminer. Les ajouts donnent une version encore plus dramatique et tragique au roman et il faudra la sagacité de miss Marple pour démêler le vrai du faux.

Au final, malgré les changements par rapport au roman, cette adaptation télé est réussie et j’ai adoré alors que je ne suis pas fan de la série avec miss Marple. En tout cas, ça m’a donné envie de regarder les autres épisodes de la série, même si ce n’est pas la même actrice.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°300], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°53] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les irréguliers de Baker Street [SÉRIES] – Saison 1 (2020) – Par Dame Ida, envoyée spéciale victorienne

Synopsis :
Bienvenue dans le Londres du XIXe siècle, où les Irréguliers, un gang de jeunes marginaux, élucident des crimes surnaturels pour le compte du Dr Watson et de son mystérieux associé, Sherlock Holmes.

L’avis de Dame Ida : Bon… Ces irréguliers là n’ont rien à voir avec les 4 tout en s’en inspirant… Mais s’ils sont 4 c’est deux filles et deux garçons…. Dont une asiatique et un black.

On est bien dans cette manie actuelle de la parité et l’inclusivité des personnes racisées. Comme dans les Chroniques de Bridgerton où on te collait des zaristos racisés alors que ça ne correspond pas à la réalité de l’époque. Certes dans l’Est End, on pouvait avoir des personnes « non blanches »…

Mais… Tout de même… cette relecture de plus en plus fréquente de la représentation raciale qui altère la réalité historique m’irrite profondément. Je suis contre le racisme, et contre la faim dans le monde comme Miss France…

Mais pas trop d’accord pour qu’on nous fasse croire que les personnes racisées avaient tel ou tel statut qu’elles n’avaient certainement pas dans la réalité de l’époque de référence.

Je ne cautionne pas l’esclavagisme et la ségrégation, et aucune discrimination mais je ne cautionne pas non une réécriture faussée de l’histoire qui justement les efface sous prétexte d’égalitarisme et de visibilité des minorités.

Car en effaçant les réalités douloureuses de l’histoire, on efface aussi la réalité des souffrances que ces horreurs ont causé. Si on continue comme ça on va finir par voir des chevaliers musulmans autour de la table ronde et des juifs dans l’armée nazie !

N’oublions pas le rôle de la télévision et du cinéma sur l’éducation des foules. Beaucoup de jeunes qui n’écoutent que distraitement leurs cours d’histoire-géo et s’empressent de les oublier après le contrôle… découvrent l’histoire à travers ce que les films et les séries en présentent.

Ces films « en costumes », situées dans une époque clairement datée de l’histoire mais présentant un tissu social qui n’avait rien à voir avec celui de l’époque en question contribue à une opération de désinformation de la population et à entretenir celle-ci dans une méconnaissance de son histoire.

Or, comme disait l’autre (qui n’était pas psychanalyste mais un psychanalyste n’aurait pas dit mieux!)… Ignorer son histoire nous expose au risque de la répéter. Et nous présenter une histoire qui occulte les clivages raciaux et sociaux du passé au nom de la volonté louable d’offrir une visibilité des minorités, ne peut qu’entraîner une confusion dans les esprits des personnes les moins favorisées dans leur capacités à accéder aux réalités de la culture et de l’histoire.

Même Watson est black ou au moins métis!!! Je n’aurais rien eu contre si ça avait été dans une adaptation du XXe ou XXIe siècle… Mais pas pendant l’ère victorienne où les femmes des meilleurs milieux ne pouvaient même pas entrer à l’université.

Croyez vous qu’il y aurait eu des personnes de couleur assez riches pour faire des études à cette époque, et qu’on les ait autorisées à entrer à Oxford ou Cambridge dans une société de classe aux frontières hermétiques ???

Passons sur Mrs Hudson qui, ici, n’est pas la sympathique proprio du 221B mais une marchande de sommeil qui possède carrément tout le quartier et n’hésiterait pas à expulser ses mauvais payeurs.

Et évidemment, cerise sur le pompon, Baker Street  (à l’ouest de Londres et pas si loin que ça de Buckingham) est à un jet de pierre de la cathédrale St Paul et des fenêtres du 221B on voit les bouges ressemblant à ceux de l’est end !

Et à 38mn du début on a aperçu juste les pieds d’un Holmes allongé sur un divan avec bien évidemment une pipe à opium à ses pieds… Watson et Holmes (qui reste invisible) surpris en pleine scène de ménage (je vois gros comme une maison qu’au fil de la série on va jouer avec l’ambiguïté et laisser entendre qu’ils sont amants)…

Et une altesse royale, fils de la Victoria fait le mur pour aller copiner avec une fille de la bande… Ben voyons ! C’est vrai que les crasseuses en guenilles (et en pantalon !!! des filles en pantalons qui ne cachent pas leurs cheveux… normal à l’époque) c’est tout ce qu’il faut pour séduire un prince pressé de s’encanailler !

Bref, les puristes en seront pour leurs frais. Et c’est dommage parce que c’est pas si mal au niveau de l’histoire qui inclut des éléments fantastiques. ça aurait pu le faire.

Cette série aurait pu se trouver son propre style.. si elle n’avait pas accumulé tant de travers.

Bref cette série peut se regarder avec plaisir si on n’a pas lu les 4 de Baker Street… Et si on ne connaît rien à la géographie londonienne… si on ne tient pas trop au respect du canon notamment concernant les personnages de Holmes, Watson et Mrs Hudson !!!

Et si on n’est pas allergique avec la mode sévissant actuellement dans les séries consistant à nier les réalités historiques des clivages raciaux et sociaux de l’époque où l’on situe l’action pour sacrifier à une volonté de visibilité des minorités racisées, certes compréhensible mais historiquement trompeuse.

Ne négligeons pas l’impact des fictions grand public sur la culture générale des masses qu’on peut ici plonger dans la confusion sous prétexte de les rendre plus tolérantes et ouvertes aux diversités.

Dénoncer les clivages en démontrant leur cruauté et leur arbitraire me semblerait tout aussi efficace et plus proche de la réalité.

Ce sont évidemment là des conditions que je ne remplis pas et j’avoue que ça pèse lourdement dans mon appréciation alors que la série a pourtant de bons côtés et ses points d’originalité qui permet de ne pas trop y voir un plagiat de notre bédé préférée.

PS : Cannibal Lecteur est un peu moins chaude pour regarder cette série qui n’est historiquement pas réaliste. L’élément fantastique ne me dérange pas, mais restons dans les réalités historiques au moins…

Ce que la presse en pense : pas que du bien…

Un journaliste du Hollywood Reporter qualifie de “création calibrée pour l’algorithme Netflix : une série apparemment produite ou acquise non pas tant parce qu’elle est fondée sur un concept fort, mais parce qu’à l’évidence on peut la faire entrer dans toutes les catégories de la plateforme”. (Le courrier International)

Une série en huit longs chapitres, plongeant dans un Londres victorien fantasmé grâce à des intrigues fantastiques aussi nombreuses que bancales.

À part son nom très évocateur, repris effrontément au canon holmésien, certainement dans l’unique but d’attirer quelques clics rémunérateurs, il n’y a que de maigres points d’accroche qui rapprochent réellement les enquêtes des Irréguliers de Baker Street à celle de Sherlock et de son cher Watson.

En fait, outre les noms de deux fameux lurons enquêteurs, de Mycroft (évacué de l’intrigue aussi rapidement qu’il y avait été intégré) et du 221 B Baker Street, il ne reste à peu près rien de l’œuvre bien connue d’Arthur Conan Doyle.

De la vivacité d’esprit agaçante du célèbre détective, ne subsiste plus qu’un esprit fumeux, endormi par les vapeurs des drogues ingurgitées à longueur de journée pour oublier son amour perdu, disparu dans un portail interdimensionel lors d’une enquête foireuse, son auto-flagellation légendaire née d’avoir abandonné ses filles (adoptive et naturelle), ainsi qu’une queue de cheval, dans les flashbacks, une tête rasée et quelques tatouages dignes des meilleurs punks à chien.

Après moult teasing étouffe-chrétien, on en viendrait presque à regretter les premiers épisodes, certes dénués de Sherlock, mais n’abîmant pas son image au point d’en faire ce chien rampant sans cervelle. […]

Le résultat, ce sont malheureusement des dialogues d’une pauvreté à pleureur, des interactions et physiques entre les personnages incompréhensibles de fausseté et des interprétations qui ne font pas dans la demi-mesure. Difficile de ne pas décrocher de la série dans ces conditions.

Les Irréguliers de Baker Street est un pur produit Netflix : une série qui manque de logique, de vision, d’originalité et de talent, qui met à mal un des personnages les plus connus de la pop culture et qui restera en mémoire pour la laideur de certains choix. (Écran Large)

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 15 – La mystérieuse affaire de Styles (2016)

Résumé : Émilie Beauregard, soixante ans, riche propriétaire d’un hôtel thalasso de luxe, a épousé Adrien, un jeune masseur de 30 ans beau comme un dieu.

Mais Ève Constantin, son assistante, est persuadée qu’Adrien n’est intéressé que par la fortune d’Émilie est serait même prêt à la tuer.

Sans prévenir le commissaire Laurence qui fête ses 50 ans, Marlène, toute émoustillée de pouvoir jouer les clientes, convainc Alice de l’accompagner.

La journaliste s’apprête à faire une rencontre tout à fait inattendue.

  • Réalisation : Éric Woreth (saison 2, France, 2016)
  • Scénario : Pierre Linhart, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Frédérique Tirmont (Émilie Beauregard), Sophie Cattani (Éve Constantin), Cyril Guei (Timothée Glissant), Alexia Barlier (Diane Clément-Roussel)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Autant où certains romans d’Agatha Christie me restent en mémoire, autant j’en oublie certains et celui-ci en faisait partie car je confondais sans doute son final avec celui d’un autre.

Il a fallu que je regarde la version avec David Suchet pour me garder en mémoire l’entourloupe de la reine du Crime pour bluffer ses lecteurs.

Le procédé utilisé était plus flagrant dans la version anglaise que dans la française… À tel point que j’ai hésité pour la résolution de l’affaire, même si ce visionnage-ci était mon deuxième…

Alors oui, je me souvenais de certaines choses, comme du bellâtre qui avait épousé une cougar et que cette cougar représentait énormément pour un personnage de la série (mais je ne divulgâcherai rien !).

Pour le reste, je suis repartie quasi vierge lorsque j’ai visionné à nouveau cet épisode que j’aime beaucoup tant il est drôle et angoissant.

Drôle avec Marlène et Alice qui vont enquêter en catimini à l’hôtel de thalasso, Styles, parce que la directrice les prends pour deux femmes qui s’aiment, parce que Marlène dort avec ses bigoudis, parce que Laurence vient d’avoir 50 balais et qu’il essaie de rajeunir son image en s’habillant de plus en plus cool et parce que tout comme le commissaire Larosière, il aura une panne de Popol !

Angoissant parce qu’il y a des morts, parce qu’Alice est visée aussi et parce qu’on assassine un pauvre chat qui possède la même couleur de pelage que le mien (argh !).

Laurence et Alice continue de se chamailler, de s’engueuler, de s’énerver l’un l’autre, mais lorsque l’on attente à la vie d’Alice, au lieu de l’appeler « Avril », il dira son prénom, avec de l’angoisse dans la voix.

Beaucoup de mystères et de suspicions dans cet épisode et en prime, l’épouse d’un ministre qui passe beaucoup de temps en thalasso (elle n’a que ça à faire, elle), qui drague ouvertement les hommes, qui s’envoie en l’air sans soucis, tant pis si monsieur le ministre ne passe plus les portes.

Et puis, il y a Adrien, le mari de la cougar ! Cet homme est un régal pour les yeux, on aimerait qu’il nous fasse rugir de plaisir en nous massant le dos comme il le fait dans l’épisode, avec ses belles mains qui pétrissent les chairs enduites d’huile, les faisant glisser encore mieux… Bon, je stoppe là sinon vous allez me perdre en cours de route.

Anybref, on aurait envie d’aller piquer une tête dans cet hôtel de thalasso et de passer un petit séjour, tant pis si les cadavres se ramassent à la pelle.

En regardant l’épisode, je me suis rendue compte que la cougar avait déjà joué dans un autre épisode des Petits Meurtres et en faisant travailler mes petites cellules grises, la pièce est tombée : la dame riche dans « Je ne suis pas coupable », un épisode de la saison 1, avec Larosière et Lampion (déguisé en femme).

Un épisode drôle, avec beaucoup de mystères, de suspense, de questionnements (si on ne se souvient plus de la résolution et du coup de tepu de l’auteure), de fausses pistes, d’humour, de sentiments et d’amitié.

Même si l’entourloupe de madame Christie se voit moins dans cet épisode que dans les autres adaptations télé, cette version-ci est plus drôle que celle avec Poirot commençant sa première enquête en Angleterre.

À noter que pour le mois de mars, je vais relire le roman avec ma copinaute Bianca (ce sera sa première lecture pour elle) dans le cadre du challenge « A year in England » consacré aux romans policiers.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°209] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°35].

Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 2 – Épisode 13 – Le cheval pâle (2015)


Résumé de l’épisode :
Sybille, une ténébreuse voyante, affirme pouvoir tuer un ennemi à distance en lui jetant un sort. Venue acheter un philtre, Marlène entend des menaces de mort.

Swan Laurence ne croit pas aux boules de cristal, mais lorsqu’une jeune fille riche, voisine d’Alice, meurt brutalement, le commissaire est obligé d’admettre que les pouvoirs occultes peuvent parfois tuer.

Tandis que Marlène acquiert un philtre pour séduire Laurence, celui-ci peut enfin vivre son amour avec Maillol, la légiste, qui lui tombe dans les bras ; hélas, pas pour longtemps…

  • Réalisation : Olivier Panchot (saison 2, France, 2015)
  • Scénario : Sylvie Simon, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Olivier Broche (Lucien Cornille), Thierry Hancisse (Eugène Dacosta), Valérie Dashwood (Sybille)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Il y a bien bien longtemps, j’avais acheté le roman « Le cheval pâle » d’Agatha Christie…

Le mot « cheval » m’avait attiré, bien entendu, ainsi que la référence aux cavaliers de l’apocalypse.

Bien mal m’en avait pris car ce roman m’est tombé des mains et je n’ai jamais réessayer de le relire, ni même eu la simple envie.

Au moins, avec la série des Petits Meurtres, j’allais enfin savoir ce que j’avais raté à l’époque de mes culottes courtes.

L’atmosphère est au mystère puisque les premières images de la kermesse plantent le décor :  mystères et magie noir en la personne de la diseuse de bonne aventure et de son âme damnée, capable de tuer à distance.

De son côté, il y a de la drôlerie avec notre Marlène venue acheter un filtre d’amour pour qu’enfin son commissaire tombe fou amoureux d’elle, alors que lui n’a d’yeux que pour la nouvelle légiste.

Ambiance presque gothique pour une partie de cet épisode qui serait parfait pour Halloween s’il n’y avait pas les moments fun entre nos trois personnages : Swan Laurence, Alice Avril et Marlène.

C’est ce que j’aime dans cette série qui se déroule dans les années 50 (contrairement à la première saison qui se déroulait dans les années 30) : les réparties cinglantes entre les personnages, leurs petites piques, leurs vilenies envoyées dans les gencives d’Avril qui ne se gêne pas pour répliquer les 4 vérités au commissaire.

Oui, ils se bouffent le nez à longueur d’épisodes mais c’est ce qui fait le sel de la série car si on a suivi les différents épisodes, on sait aussi que Laurence est capable d’aider la journaliste chiante et elle-même est prête à faire des efforts pour lui venir en aide, après que chacun aient soupiré, vitupéré, râlé…

Pas besoin de longtemps pour s’immerger dans cette époque que je n’ai pas connue : les vêtements, les voitures, la mentalité (pas si éloignée de celle de nos jours) contribuent à faire en sorte que nous nous projetions dans les années 50.

Les moments les plus truculents sont quand Alice Avril doit jouer le rôle de la femme de Laurence, femme dont il dit vouloir se débarrasser… Lui qui voulait plus que conclure dans le divan avec sa belle légiste, le voilà avec sa journaliste détestée dans son appart cosy de célibataire, devant surveiller pour savoir qui va venir tenter de la tuer.

Oui, il aimerait qu’elle meure, on le sait, mais dans le fond, nous savons aussi qu’il a beau lui souhaiter la mort, il ne voudrait pas que ça arrive.

Il est bien dommage que je n’ai jamais réussi à dépasser une certaine page dans ce roman car la solution est retorse, vache, bien vue et je n’avais rien vu venir, une fois de plus. Brillant, quoi !

En allant sur la fiche Wiki du roman, je me suis rendue compte que la série avait été fidèle aux ambiances sombres du roman, ainsi qu’à sa résolution : on ne change pas le mobile, ni la personne coupable !

Un épisode sombre parfait pour la période d’Halloween, quasi !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°207] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°25].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 27 – Un cadavre au petit déjeuner (2019)

Distribution : Samuel Labarthe, Blandine Bellavoir, Elodie Frenck, Marie Berto, Justine Corrion, Alain Duclos, Antoine Duléry, Anaïs Gheeraert

Résumé : Après une soirée bien arrosée, Alice Avril se réveille dans son lit aux côtés d’un jeune homme inanimé. Elle réalise en même temps qu’il a été assassiné et que tout l’accuse de ce crime sordide.

Qui donc a ainsi cherché à la piéger ? Alice n’a pas le temps de mener l’enquête : il faut avant toute chose faire disparaître le corps. Mais l’entreprise est loin d’être aisée.

Pour tenter de venir en aide à leur amie, tous les proches de la jeune femme plongent dans l’illégalité : Marlène, bien sûr, Laurence, le légiste Glissant, mais aussi le commissaire divisionnaire Tricard en personne…

Ce que j’en ai pensé : 
NOOOONNNN, c’est pas vrai, c’est déjà fini ??

Voilà ce que j’ai pensé lorsque j’ai appris qu’il n’y aurait plus ma fine équipe après 27 épisodes, 7 ans de bons et loyaux services…

À la fin de la saison 1, j’avais versé une larme pour la fin du duo Larosière/Lampion, qui ne nous avaient pas fait des adieux comme il le fallait.

Ouf, j’avais de suite accroché au nouveau trio des années 50 : le commissaire Laurence, froid, antipathique, cachant ses émotions, toujours à décocher ses méchancetés, petites perfidies à un peu tout le monde ; sa secrétaire poupoupidou Marlène, glamour à mort, sacrifiant tout pour être une femme telle que les hommes veulent voir et Alice Avril, électron libre, journaliste fofolle, toujours à l’affut d’un scoop et passant son temps à se chamailler avec Laurence.

C’est avec beaucoup de retard que j’ai visionné le dernier épisode, le coeur en berne.

Bon, éliminons de suite un truc important que je vais vous avouer : je hais les comédies musicales ! Certains détestait les routes départementales, ben moi, c’est les comédies musicales. Quand on se met à chanter dans un film, j’ai envie de fuir à toute jambes ou alors de sauter le passage. Attention, j’adore certains morceaux tirés des comédies musicales, mais voilà, quand ça chante dans un film, non, je déteste ça.

Même si voir le commissaire Laurence esquisser un pas de deux, façon Gene Kelly est un bonheur de fin gourmet !

Et on nous fait un dernier épisode sous forme de comédie musicale, non tiré d’un roman d’Agatha Christie mais notamment des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

Alors oui, j’ai fait des avances rapides dès que ça poussait la chansonnette, mais pour le reste, j’ai adoré ce dernier épisode qui fait la part belle à l’amitié, parce que oui, si Laurence et Avril se détestent, se disputent, se tirent dans les pattes, quand l’un des deux est dans la merde, l’autre met le paquet pour l’aider.

En grommelant, bien entendu, en râlant, en se plaignant, faut pas perdre la face, jamais, mais on épaule l’ami(e) dans la merde et là, Alice Avril est dans une belle merde avec un cadavre sur les bras et zéro souvenirs de sa nuit un peu trop arrosée.

Comme dans un Vaudeville, on va dans tous les sens, on passe plein de portes, on a des cadavres qui se ramassent à la pelle et un nouveau futur commissaire qui n’est autre que Antoine Duléry jouant le rôle du neveu mégalomane de ­Larosière. Entre nous, sans son collier de barbe, il est beaucoup moins sexy baby !

Alors si on retire les chansons, j’ai adoré cet épisode qui ne manque pas de piquant, de sel, de rythme, d’amitié, de niquage des règles, des lois en tout genre et qui se termine de la plus belle des manière qui soit, sans oublier les rebondissements et le fait qu’on ne voit pas venir le coupable, comme dans la Reine du Crime.

Il y a de l’humour, comme toujours, une pointe de burlesque, ce qui fait la signature des « Petits meurtres » qui se veulent avant tout être une série familiale, pas trop noire, pas gore et ne veulent pas plomber la soirée des téléspectateurs.

Et je trouve qu’ils ont bien fait de jouer avec le côté un « clown » de certains personnages, comme avec l’inspecteur Lampion au départ, avec Marlène, qui semble être le stéréotype de la blonde des blagues, celle qui n’a pas un neurone, mais malgré ses côtés bêbête, on lui a étoffé son rôle, lui donnant une envergure dont je ne m’attendais pas au départ et une belle palette d’émotions car c’est toujours elle qui s’inquiète pour tout le monde.

Hormis le fait que je déteste que l’on pousse la chansonnette dans les films (dans les Disney, ça passe parfois, mais pas toujours, sauf dans le roi lion) ou les séries, je trouve que ce dernier épisode clôt de manière magistrale cette série qui m’aura ravi du début à la fin, qui m’aura fait rire, pouffer, qui m’aura montré un commissaire Laurence tel un Sherlock Holmes, masquant ses émotions (sauf avec les belles femmes) et un sacré trio improbable d’enquêteurs qui, au fil du temps, sont devenu des amis, même si Alive et Swan ne l’avoueront jamais.

Rideau et à voir ce que la version 70′ va nous apporter.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 01 – Épisode 06 – Je ne suis pas coupable (2010)

Résumé : Louis Servais, un ami d’enfance de l’inspecteur Lampion, vient lui demander son aide. Une lettre anonyme est arrivée au château d’Elisabeth Laroche-Viseul, sa patronne, annonçant qu’un crime allait y être commis.

Or la vieille dame, en froid avec sa fille Claire, semble vouloir léguer une partie de sa fortune à Clémence, la fille de son régisseur.

Lampion et le commissaire Larosière se rendent sur place.

Mais comment s’infiltrer dans un week-end de militantes féministes sans attirer l’attention ? Déguiser l’inspecteur Lampion en femme apparaît comme la meilleure solution. En usurpant l’identité de deux invités…

C’est l’occasion pour Larosière de réaliser son rêve d’enfant : devenir acteur ! Lampion, lui, découvrira le féminisme et l’inconfort des talons aiguilles…

Acteurs : Antoine Duléry (Jean Larosière) , Marius Colucci (Emile Lampion) , Léna Bréban (Claire Laroche) , Yannick Choirat (Louis Servais) , Frédérique Tirmont (Elisabeth Laroche-Viseul) , Guilaine Londez (mademoiselle Thuleau) , Noémie de Lattre (Jeanne Weiss) , Lou de Laâge (Clémence Mouson)

  • Réalisation : Éric Woreth
  • Scénario : Thierry Debroux

Ce que j’en ai pensé : 
Pour une fois, cet épisode commence par le jugement et la sanction : coupable et la sentence sera la tête tranchée !

Mince alors, c’est plus radical qu’un Columbo puisque l’on découvre la coupable et qu’elle est déjà condamnée ! Mais que va-t-on faire alors ? Allez se coucher ?

Le commissaire Larosière et l’inspecteur Lampion sont présents et notre Lampion se fait engueuler par un joli barbu dont on ferait bien notre 4h, et lui aussi… Pour lui, la condamnée est innocente et nos deux flics n’ont pas fait leur job. Larosière trouve qu’ils ont fait tout ce qu’il fallait et même plus !

Retour en arrière sur l’affaire… Nous allons voir comment ils ont enquêté, ce qu’il s’est passé vraiment, qui est la victime et pourquoi la coupable s’est retrouvée sur le banc des accusés condamnés.

J’apprécie énormément cet épisode, mais je ne me souvenais plus de sa conclusion, donc, j’ai remis mes pendules à l’heure.

C’est un épisode assez dynamique et rempli de mystère. Une fille ne sait plus quoi faire pour obtenir un regard de bienveillance de la part de sa mère qui elle ne jure que par la fille de son régisseur, un espèce de poivrot lubrique. Elle compte même lui donner de l’argent.

Si cette dame venait à avaler son acte de naissance, vers qui se tourneront les soupçons ? La fille, bien entendu ! Fille qui est hautement antipathique, jalouse comme un poux aussi, bref, rien pour la défendre.

Ce que j’aime dans cet épisode, en plus de sa manière de commencer à rebours, c’est qu’il est très amusant avec Lampion obligé de se déguiser en militante féministe pendant que Larosière joue son époux volage, dragueur, qui ne supporte pas qu’une femme lui résiste. C’est un dragueur qui ne doute jamais de son charme mais entre nous, avec son smoking, il est sexy à mort !

Malgré son côté dragueur lourd, malgré le fait qu’il houspille sans cesse ce pauvre Lampion, malgré le fait que le commissaire ne doute jamais, qu’il pense n’avoir jamais tort, qu’il pense tout savoir et qu’il n’écoute jamais son inspecteur, Larosière n’est pas infaillible et cette histoire le prouve.

Une fois de plus, je n’ai rien vu venir ! J’avais eu des doutes sur certaines choses et j’avais eu raison, mais pour le reste, j’ai été bluffée, une fois de plus !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°197] Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°23].