[SÉRIES] Gunpowder – La série qui parle du coup d’état qui devait faire Boum et qui fit Pchiiiittt

Gunpowder est une mini-série anglaise créée par Ronan Bennett, Kit Harington et Daniel West diffusée sur BBC One depuis le 21 octobre 2017.

Le scénario de la série est basé sur un fait historique réel, la Conspiration des poudres du 5 novembre 1605 qui prévoyait de faire sauter la Chambre des communes.

Distribution :

  • Kit Harington : Robert Catesby
  • Peter Mullan : Henry Garnet
  • Mark Gatiss : Robert Cecil
  • Liv Tyler : Anne Vaux
  • Tom Cullen : Guy Fawkes
  • David Bamber : Henry Percy
  • Edward Holcroft : Thomas Wintour

Fiche technique :

  • Titre original : Gunpowder
  • Création : Ronan Bennett, Kit Harington, Daniel West
  • Réalisation : J Blakeson
  • Scénario : Ronan Bennett, Daniel West, Kit Harington
  • Direction artistique : Pilar Foy, Liz Simpson
  • Décors : Grant Montgomery

Ce que j’en ai pensé :
Non, la Conspiration des Poudres n’a rien à voir avec un complot des fabricants de poudre à lessiver !

Oubliez un accord secret entre Dash et Dixan s’engageant à ne pas laver si blanc que ça.

La conspiration des poudres, c’est celle qui failli expédier un roi et tout ce que comptait la Chambre des Communes sur la lune, si ça n’avait pas pchiitttt.

♫ Boum, quand la Chambre des Communes doit faire boum et que ça fait pas boum boum ♪

Problème de mèche ? Trop courte ou trop longue ? J’en sais rien, vous irez voir chez l’ami Wiki (avant, c’était l’ami Ricoré) qui s’est invité en bas de ma chronique.

Anybref, nous sommes au temps des désaccords entre Protestants et Catholiques et en ce temps-là, ça se réglait à coup de tortures, d’assassinats, ou autres châtiments barbares et pervers.

Pas un pour relever l’autre, sans oublier que nous avons le roi Jacques Iᵉʳ d’Angleterre (un Stuart) assis sur le trône (pas de fer) et qu’en ce temps-là, les rois avaient un big pouvoir et que pour arriver à leurs fins, tout était bon.

D’un autre côté, en Espagne, pour obtenir des droits dans les ports Anglais, on n’avait aucun scrupules à abandonner les Catholiques d’Angleterre à leur triste sort.

Petites âmes sensibles, accrochez-vous car il y a quelques scènes assez insoutenable pour la vue, notamment celles de tortures ou d’exécution publiques. Nous ne sommes pas au pays des Petits Poneys chevauchant des Bisounours.

La reconstitution des lieux et des costumes m’ont semblé des plus justes, même si je n’ai pas une grande connaissance de la mode en ce temps-là, mais en tout cas, les justaucorps sont sales, puants, les visages sales, les robes empêchent toute digne femme à prendre ses jambes à son cou.

Le roi, ses courtisans et ses employés sont en horribles culottes bouffantes et ça ne les rend pas honorables. Lagerfeld aurait trouvé ça moche et peu commode.

L’avantage d’une mini-série de trois épisodes, c’est que l’on arrive à presque tout dire ou en tout cas, à ne pas s’enliser dans des longueurs. Malgré tout, cette série manque un peu de punch à certains moments, d’action.

Si l’action pure et dure n’est pas très présente, on pénètre dans les complots d’arrière-cour, dans les magouilles politiques, les accords par dessous de la table entre deux puissances étrangères, se faisant toujours au détriment des citoyens les plus faibles ou les moins majoritaires.

Mycroft Holmes de la série « Sherlock BBC » est un Robert Cecil des plus convaincants. Ce genre de rôle va à merveille à Mark Gatiss.

Par contre, j’ai appris quelque chose, le roi Jacques, ben il avait un mignon… Désolée, mais un type qui aide un autre à se déshabiller, à se mettre au lit et qui lui parle comme si c’était un gros bébé, moi je vois midi à ma porte et j’en déduis que le roi aimait des deux côtés. Pas moche du tout, son mignon…

Le roi, lui, on n’aurait pas envie d’aller sans son lit. Il a une sale gueule.

Le roi au centre, avachi, Robert Cecil à sa gauche et le mignon en avant-plan

Cette mini-série a du potentiel, j’ai passé un bon moment à la regarder, mais elle n’a pas eu le succès et pire, on n’en a pas parlé des masses de ce côté-ci de la Manche, pourtant, on a tout de même Jon Snow (GOT) à la réalisation et dans le rôle de Robert Catesby !

Entre nous, Kit Harrington fait du Jon Snow, son jeu d’acteur ne connait pas 36 nuances, c’est toujours la même. Mais dans ce rôle de cape et d’épées, il n’en fallait pas plus, ça ne changeait pas vraiment de GOT et de ses jeux de pouvoir.

Autant où les Catholiques persécutèrent beaucoup de monde, les Protestants ne seront pas en reste non plus et c’est une manière bien laide d’utiliser la Religion, chacun pensant qu’il détient LA vraie foi, avec le VRAI Dieu et que ce dernier est à son écoute et à de grands projets pour lui…

Le fanatisme religieux (et le fanatisme quel qu’il soit), je l’abhorre.

L’avantage de cette série, c’est qu’elle est une piqûre de rappel pour ceux qui pensent que les barbares, ce sont les autres. Nous avons été des barbares, les autres aussi et parfois, même en 2019, nous ne sommes pas toujours plus évolués.

Si les scènes de décapitations filmées et diffusées par un groupe de terroristes dont je ne citerai pas le nom horrifient la plupart, en 1605, lors des pendaisons ou autre exécution, la foule était nombreuse et en délire. Comme le sont certains à la vue de ces vidéos passant en boucle sur le Net.

On me dira que 1605 c’était il y a 400 ans, mais je parie ma culotte en dentelle de Bruges que si on faisait des pendaisons publiques, il y aurait foule. Surtout si c’était des condamnés appartenant à une autre foi.

La série n’a pas d’action pure et dure, même si on a des moments de suspense, mais elle met en avant les guerres de religion et le fanatisme religieux ainsi que le manque de logique dans les comportements de certains puisqu’il est dit que « Tu ne tueras point ».

Et les conjurés vous répondrons que ce sont les autres qui ont commencé à les persécuter et que donc, faut se défendre et rendre la monnaie de la pièce aux autres.

Être prêt à sacrifier sa propre existence au nom de ses convictions, ça ne nous rappelle que trop les derniers événements de ces années post 2000. Quand ce sont des catholiques, ça semble être héroïque et justifié (on frémit en voyant les clous ajoutés à la poudre) alors que quand ce sont les autres, on hurle.

Dans ces temps reculés, toute croyance concurrente de « la mienne » (ou de la majorité) était perçue et présentée comme une menace potentielle, menace qui pouvait se traduire par la propre disparition de « ma » croyance (je me mets à la place des gens de l’époque).

Donc, fallait tuer dans l’oeuf cette autre croyance avant qu’elle ne nous submerge et que ne remplace la nôtre… Tiens, des airs de déjà-vu, entendu, lu…

Quand la survie en dépend, on ne réfléchit plus, on persécute, on assassine, on a peur de l’Autre, on lui cherche des poux sur la tête, on veut tous les anéantir jusqu’au dernier et de là naissent tous les problèmes puisque si on veut m’anéantir, je vais me rebeller, mordre, griffer et me battre car je veux vivre.

Cette imbécilité qui consiste à vouloir soumettre l’autre dans la violence où à le persécuter ne va faire qu’accroître l’attachement que l’individu éprouve à l’égard de son identité collective… Ben oui, on continue pourtant toujours ainsi en 2019.

On devrait savoir qu’il est vain et inutile d’agir de la sorte. Mais les égos sont toujours surdimensionnés et personne n’a appris des erreurs du passé.

Anybref, cette série est bien fichue et elle a le mérite de présenter les choses clairement, à nous d’en tirer les conclusions et de faire marcher nos petites cellules grises afin d’en tirer un enseignement qui pourrait nous être profitable.

Dommage que les grands de ce monde et les hurleurs du Net n’en soient pas capables… D’accord, certains n’ont pas envie de changer de crédo ou de comprendre.

 

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Ce qu’en dit l’ami Wiki (parce que vous aurez la flemme de le demander) : Il existe deux versions divergentes concernant le nombre et la durée des fouilles des bâtiments.

Selon la version du Roi, la première fouille est effectuée par Suffolk, Monteagle et John Whynniard le lundi 4 novembre, tant à l’intérieur que dans les alentours du Parlement et ce, alors que les conspirateurs sont occupés à leurs derniers préparatifs.

Ils découvrent un gros tas de bois dans la cave sous la Chambre des lords, ainsi qu’un individu (Fawkes) qu’ils supposent être un domestique et qui leur explique que le bois appartient à son maître, Thomas Percy. Ils partent pour rendre compte de leurs découvertes, en même temps que Fawkes quitte les lieux.

Le roi exige de faire de nouvelles recherches plus approfondies. Tard dans la nuit, le même groupe, conduit par Thomas Knyvet, retourne dans les caves. Ils y retrouvent Fawkes, désormais vêtu d’un manteau, coiffé d’un chapeau et portant bottes et éperons. Fawkes est arrêté ; il prétend s’appeler « John Johnson » et être au service de Thomas Percy.

Il a sur lui une lanterne (aujourd’hui exposée à l’Ashmolean Museum, à Oxford), une montre à gousset, des allumettes, et de l’amadou.

On découvre ensuite les barils de poudre, cachés sous des piles de fagots et du charbon. Fawkes est conduit devant le roi le lendemain matin à la première heure.

Wiki dit aussi : Le complot est révélé aux autorités par une lettre anonyme adressée au baron Monteagle le 26 octobre 1605.

Lors d’une perquisition de la Chambre des communes, le 4 novembre 1605 vers minuit, on découvre Fawkes montant la garde devant 36 barils de poudre (assez pour réduire la Chambre des lords en cendres) et il est arrêté.

Lorsqu’ils apprennent que le complot a été découvert, la plupart des conjurés s’enfuient de Londres et tentent de rallier des soutiens dans leur cavale. Plusieurs d’entre eux attendent à Holbeche House pour livrer combat contre le prévôt de Worcester et ses hommes lancés à leur poursuite ; Catesby est tué lors de l’échauffourée.

Lors de leur procès, le 27 janvier 1606, huit des survivants, dont Fawkes, sont reconnus coupables et condamnés à être pendus, trainés et écartelés (des fois qu’ils ne seraient pas tout à fait mort après la pendaison, sans doute… Parce qu’un tel zèle, c’est suspect).

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[SÉRIES] Brexit – The Uncivil War de Toby Haynes (2019) : La série où Benedict n’est pas exit…ant !

Un unitaire au coeur de l’actualité. Alors que les parlementaires britanniques sont actuellement divisés sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, décision qui fait suite au référendum de 2016, une fiction britannique propose de revenir sur la campagne controversée en faveur du Brexit.

Le credo de « Brexit » : « Tout le monde sait qui a gagné, mais tout le monde ne sait pas comment ».

Écrit par James Graham (« Privacy », « This House », « Tory Boyz ») et réalisé par Toby Haynes (« Sherlock », « Cinq Jours », « Doctor Who »), cet unitaire propose de suivre le directeur déterminé de la campagne en faveur du Brexit, Dominic Cummings, un conservateur.

C’est à lui par exemple que les Britanniques doivent le slogan aussi simple qu’efficace de la campagne officielle en faveur de la sortie de l’Europe, « Take back control » (« Reprenez le contrôle »).

Un rôle interprété par Benedict Cumberbatch.

Ce que j’en ai pensé :
Il n’y a que les Anglais pour s’analyser de la sorte. Ils sont les mieux placés et les meilleurs dans ce rôle là.

Brexit, c’est l’histoire de Benedict Cumberbatch qui  n’est pas so exitant comme dans la série Sherlock…

Brexit, c’est avant tout l’histoire d’une manipulation. D’un baisage de la population à grande échelle.

Et ce n’est pas facile de baiser sur une grand échelle ! Mais faisons confiance à certains pour y arriver.

Et les responsables ne sont pas toujours les politiciens, même si, c’est à cause de leur immobilisme depuis des décennies que nous en arrivons à ces extrêmes, que ce soit les votes pour des partis fascistes ou pour sortir de l’Union Européenne.

— Leur campagne a commencé il y a 20 ans. Un long goutte à goutte de peur et de haine. Combien, dans notre camp, ont blâmé l’Europe ou “l’étranger” quand ça les arrangeait ?

C’était le 23 juin 2016, durant le Mois Anglais, que les habitants du Royaume Uni ont voté le Brexit, soit le retrait de l’Union Européenne, pour les cancres qui ne suivraient pas, dans le fond de la classe.

Brexit, c’est la série qui te braque les projecteurs sur les coulisses de la campagne, car si on connaît l’issue (le suspense, à ce niveau là, est nul), on ne sait pas comment on en est arrivé là.

Et la réalité dépasse très largement la fiction, comme toujours !

C’est le pas du tout sexy Benedict Cumberbatch qui interprète le rôle de Dominic Cummings, ZE grand manitou derrière la campagne en faveur du Brexit.

Un stratège hors pair que si Napo l’avait eu à Waterloo, elle ne serait pas devenue une morne plaine.

Oubliez le physique avantageux de Sherlock avec la touffe de cheveux sur le front, ici, nous sommes face à un dégarni, ce qui est plus réaliste pour interpréter un personnage qui existe vraiment (Dominic Cummings) et qui est l’homme de l’ombre derrière la campagne pro-Brexit.

L’argent, c’est une chose mais les données, c’est le pouvoir.

Dominic Cummings est un homme extrêmement intelligent, clairvoyant, presque supérieur dans sa façon de comprendre le monde et d’imposer ses idées. Il est hautain, insolent et arrogant. Sherlock, sors de cet esprit !

Justement, je reproche souvent à Hugh Grant de faire du Hugh Grant, et bien, Benedict fait du Sherlock à certains moments. Comme s’il ne savait pas faire un autre rôle !

Les 10 premières minutes sont rythmées à une allure folle car on nous bombarde d’informations, passant d’un personnage à l’autre, sans que les dialogues soient discordants. C’est bien fait mais un peu trop rapide.

Pour Dominic, la cause est d’avantage un challenge même si, au fond de lui-même, il rêve de changer la politique, de faire un back-up, de recommencer à zéro et de changer tout puisque ce que l’on applique maintenant ne fonctionne pas.

Notre homme possède tout de même un côté anarchiste. Ses premiers sondages s’effectuent dans les pubs, avec une volonté manifeste de comprendre ce qui se joue dans le milieu prolétaires parce que c’est là que se situent les clés du futur Brexit.

Mais ce n’est pas tout !  Il va d’abord se concentrer sur un slogan facile « Reprenez le contrôle », comme si les gens l’avaient perdu et qu’il fallait le récupérer à tout prix et éviter les débats sur l’immigration. Les gens l’ont trop entendu.

Ce qu’il faut, c’est allez chercher les gens qui ne votent jamais, ceux qu’on ne drague jamais, ceux qui ne sont pas dans le système car c’est eux qu’il faut convaincre. Et ce sont ceux auquel le camp d’en face, les anti-brexit, ne pensent pas.

Puisque les données, c’est le pouvoir, notre gars va faire entrer un autre acteur dans la danse. AggregateIQ (on apprendra que Cambridge Analytica y participa également). Quésaco ? Ils font quoi ces mecs ? Du micro ciblage publicitaire.

Ils ont mis au point un logiciel conçu pour analyser les informations recueillies sur les réseaux sociaux (Facebook en tête) afin de créer un algorithme capable de créer des publicités évolutives en temps réel pour s’adapter à chaque personne individuellement.

C’est la fin des campagnes massives uniformes, place à la formule personnalisée.

L’équipe de Cummings aurait lancé un milliard de publicités ciblées via AggregateIQ. En 2018, on apprendra l’ingérence de Cambridge Analytica aussi bien dans le Brexit que dans la victoire de Donald Trump.

Car la société anglaise ne s’est pas contentée de produire des flux d’informations individuelles, elle est accusée d’avoir aspirer des données personnelles de plusieurs millions d’utilisateurs sans leur consentement (via un quizz).

Le vrai pouvoir se trouve désormais dans les « data » et autres algorithmes. Les gars, on est baisé ! Surtout ceux qui sont des gros consommateurs de réseaux sociaux et qui y content leur vie privée.

C’est grinçant et glaçant en même temps car nous ne sommes pas dans de la SF mais dans la réalité. On nous manipulait déjà avant, on continue de le faire mais là, c’est vraiment à l’insu et pas de notre plein gré !

Les promesses bancales, on les voit venir de loin, on sourit sarcastiquement, mais là, on pianote, on répond à des sondages et des logiciels nous analysent derrière (dans un divan ?) et dressent un profil de nous, de ce que nous aimerions entendre, vers quels groupes on pourrait aller… Pas pour notre bien, mais pour nous guider dans l’isoloir.

Ma chronique était un peu plus longue mais fallait que je nous mette en garde, même si contre ça, on ne sait pas faire grand-chose.

Les Anglais ont été entubés de manière magistrale, fallacieuse (les 350 millions sois-disant donné toutes les semaines à l’Europe), cynique, le tout avec des instruments qu’ils utilisent tous les jours puisque la plupart sont ultras connectés.

On est foutu on pianote trop…

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[SÉRIES] A Very English Scandal (2018)

A Very English Scandal est une mini-série basée sur le roman du même nom de John Preston. Elle s’inspire de l’affaire Thorpe.

Distribution : 

  • Hugh Grant : Jeremy Thorpe
  • Ben Whishaw : Norman Josiffe/Scott
  • Monica Dolan : Marion Thorpe
  • Alice Orr-Ewing : Caroline Allpass
  • Alex Jennings : Peter Bessell
  • Jonathan Hyde : David Napley
  • Eve Myles : Gwen Parry-Jones
  • David Bamber : Arthur Gore

Rares sont ceux qui savent, en France, qui était Jeremy Thorpe. Ce parlementaire britannique, leader du Parti libéral dans les années 1970, vit sa carrière ruinée par une affaire aussi grave que rocambolesque, où il fut accusé d’avoir tenté de faire assassiner son ancien amant.

Cette minisérie écrite par Russell T. Davies (Queer as folk) et réalisée par Stephen Frears (The Queen) retrace pied au plancher cette relation pour le moins conflictuelle, de son commencement dans les années 1960 au procès à la fin des années 1970.

Elle rappelle les faits et n’évite pas les questions douloureuses – notamment la criminalisation de l’homosexualité – mais choisit le registre comique, parfois proche de la farce satirique, insistant avec plaisir sur l’enchaînement de décisions maladroites prises par deux hommes aux ego… compliqués.

Ce que j’en ai pensé :
Il y a plusieurs choses horribles dans cette époque : la criminalisation de l’homosexualité, les vêtements portés et les décors intérieurs !

Bref, le mauvais goût à tous les étages.

Si je peux pardonner la déco et des fringues dans les tons criards à chier, la criminalisation de l’homosexualité, là, je pardonne moins.

Non content de pousser les homosexuels au suicide, les Anglais poussent le vice dans leur attitude guindée et coincée au sujet de la sodomie.

Que certains s’amusent dans le vide-ordures, ma foi, c’est leur droit, leur problème, tant qu’ils sont majeurs et consentant… Après que ces messieurs aient eu le Boukistan, ils auront le Boukisan et ceci dans tous les cas de figure, par devant ou par derrière.

Sur ces considérations sexuelles, revenons à nos moutons, ou plutôt à ces messieurs qui vont du côté de la lance.

Premièrement, Hugh Grant est loin du mec sexy que l’on a connu dans 4 mariages ou dans love actually. Même son petit sourire est absent, remplacé par une sorte de moue, comme si on lui avait mis un prothèse dentaire afin de changer sa jolie gueule d’amour qui nous fait habituellement craquer.

En plus, Hugh Grant ne fait pas du Hugh Grant, comme j’avais encore pu le constater dans « L’amour sans préavis ». Il est différent, moche, bref, il est dans son rôle de profiteur du faible que lui.

De son côté, Norman Josiffe (Ben Whishaw) est ce qu’on peut appeler un joli mec et en le voyant s’éclabousser d’eau dans la scène de la rencontre avec Thorpe, j’ai senti ma température corporelle monter.

Pas de bol pour nous, les filles, tout dans son attitude nous montre qu’il est efféminé, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention de Thorpe. Notre Norman a les émotions à fleur de peau et je l’ai trouvé plus que crédible dans ce rôle du jeune amant d’un politicien qui monte, qui monte.

Sans étaler des scènes de porno gay, la série nous montre tout de même Thorpe prendre possession de Norman, dans tous les sens du terme, alors que ce dernier est tout de même réticent.

Norman est faible, influençable et a besoin qu’on l’aime. Son état mental n’est pas toujours stable et il s’invente même une naissance de haut rang dans le but de s’arroger un véritable père, lui qui n’a pas connu le sien.

Thorpe est salopard de première, pourtant, dans la Chambre (pas celle des galipettes), il défend des causes nobles comme le fait d’ouvrir l’Angleterre à l’immigration et aux habitants du Commonwealth. Et c’est un Libéral.

Voilà une série qui est réaliste dans ses décors, dans ses vêtements, dans ses voitures et dans la description de la mentalité des gens de cette époque pour qui l’homosexualité était une tare et indigne des bons Anglais (ceci n’est pas mon avis, bien entendu, mais je précise pour les grippés du cerveau qui lisent mal les phrases).

Je vous le dis de suite, c’est quasi du roman noir car Norman va vivoter dans la misère pendant que Thorpe monte en grade. Norman ne demandait pas grand chose, juste à ce qu’on lui refasse sa « National Insurance card » afin de pouvoir toucher quelque chose et pouvoir bosser autrement qu’en black.

Putain, Thorpe aurait fait en sorte qu’il en retrouve une qu’on n’en serait sans doute pas arrivé là. Le syndrome Barbara Streisand, en quelque sorte.

Le dernier épisode, celui avec le procès, m’a fait glousser de rire devant les réparties de l’avocat de Thorpe, avocat qui n’a pas hésité à taper dans les couilles du Parlement avec une phrase assassine mais vraie.

Par contre, on se retrouve tout de même devant un simulacre de procès, de justice… Cela reste le procès d’un Queer face à un membre de Parlement (parle, ment), le tout jugé par une société qui n’était pas encore prête à parler de l’homosexualité, et encore moins à l’accepter.

C’est violent, cru, âpre, cruel, horrible. Thorpe voulait vraiment se débarrasser de Norman à tout prix car il avait peur que celui-ci ne déboule comme un chien dans un jeu de quille alors qu’il était chef de son parti et promis à une belle carrière politique.

Seuls les Anglais peuvent nous faire une série pareille ! Que le Brexit ne nous en prive pas et que God save de Queen (et de Queer) !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[SÉRIES] Witness for the Prosecution – Témoin à charge : D’après Agatha Christie (2016)

La célèbre nouvelle d’Agatha Christie Témoin à charge (The Witness for the Prosecution), brillamment filmée au cinéma en 1957 par Billy Wilder, avec dans la distribution Tyrone Power, Charles Laughton et Marlene Dietrich a été adaptée en série par la BBC.

D’ailleurs j’ai appris que ceux qui sont attachés à la version de Billy Wilder risquaient de rencontrer quelques difficultés pour s’immerger dans la nouvelle. N’ayant pas vu le film ni lu la nouvelle, j’étais vierge de tout.

Cette excellente production britannique, France 3 l’avait diffusée un soir de réveillon de Noël et je ne l’avais pas vue.

La faute est réparée car je viens de la visionner (seulement ??), alors qu’elle était sur mon DD depuis longtemps (comme plein d’autres). No comment.

L’histoire :
Londres, 1923. Une riche héritière, Emily French, est retrouvée morte dans sa demeure londonienne. Une enquête est alors ouverte pour découvrir qui est le meurtrier. 

Accablé par la pauvreté et la culpabilité, John Mayhew (Toby Jones) mène une existence grise et sans passion. Le cas de Leonard Vole (Billy Howle)accusé du meurtre de Emily French, change tout pour cet avocat épuisé.

Persuadé de l’innocence de Leonard, il se lance à corps perdu dans le procès pour l’innocenter. Son seul témoin est Romaine Heilger (Andrea Riseborough), la « femme » de Leonard, mais celle-ci est pleine de surprises.

Tout accuse le jeune homme, et cette femme, froide et désinvolte, ne confirme pas son alibi. Pourtant, il clame son innocence avec force.

Convaincu de la sincérité de son client, John Mayhew met toutes ses forces dans la bataille. Alors que tout semble perdu, un témoignage inattendu vient tout bouleverser…

Ce que j’en ai pensé :
La vache ! Quelle mini-série étouffante !

Dans le bon sens du terme, il va de soi car les scénaristes ont été assez loin dans la psyché des différents personnages, nous faisant entrer dans une certaine intimité qui était nécessaire pour parfaire le final qui lui était… Inattendu ?

Hé, c’est d’Agatha Christie, ça doit être inattendu, le final, ça doit clasher, nous trouer le cul et je vous jure que ça vous le troue, si vous n’aviez jamais lu la nouvelle (le final de la série s’éloigne fort du film et du livre).

La série commence par la rencontre entre deux personnages, sur fond de Première Guerre Mondiale avant de basculer dans les années un peu folles, celles des années 20.

Madame French est une dévoreuse de mecs, elle doit avoir le feu à un certain endroit et tous ces pompiers volontaires ont pour mission de lui éteindre ce qui enflamme sa broussaille mais rien à faire, le lendemain, elle en cherche un nouveau car c’est une femme riche et capricieuse.

Une qui n’aime pas trop ça, c’est sa bonne. Vu ainsi, on la dirait amoureuse de sa patronne ou trop protectrice, pire qu’une louve. Vous pensez bien que lorsque Leonard Vole est ramené par Emily French et qu’il revient les jours suivants, ça ne fait pas plaisir au Cerbère qu’est sa bonne.

Quand on découvre le cadavre de la cougar French, vous imaginez qui est en tête des suspects ?

Un Agatha Christie que je ne connaissais pas, comme quoi, je ne sais pas tout… Une fois de plus, la Reine du crime joue avec les codes du polar et nous retourne pour mieux nous surprendre, mieux nous époustoufler, mieux nous faire dire « oh putain ».

La BBC sait comment filmer les scènes extérieures pour leur donner leur cachet so british, poussant le vice jusqu’à nous montrer le temps merdique qu’il fait chez eux, faisant tousser John Mayhew comme un rachitique.

Le côté années folles (années 20) ajoute quelque chose de plus à cette mini-série qui avait déjà tout pour elle : les décors, les personnages, les acteurs, leur talent, leur manière de se glisser dans la peau de leur personnage et le scénario béton armé de madame Christie, même s’ils ont changé un peu le final, le rendant encore plus époustouflant et horrible.

Lorsque je suis arrivée dans les dernières minutes, ma mâchoire était décrochée et j’ai eu du mal à la remettre en place.

Les Anglais sont forts pour les séries d’ambiance !

et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[SÉRIES] Ordeal by Innocence – Témoin indésirable : D’après Agatha Christie (2018)

Série dramatique de Sandra Goldbacher (2018)
Pays de production : Grande-Bretagne – Etats-Unis
Saison : Une seule de 3 épisodes (VOSTFR) ou de 4 (VF)

Synopsis : En 1954, la veille de Noël, Rachel Argyll, une riche philanthrope, est assassinée dans la propriété familiale. Les enquêteurs retrouvent les empreintes de Jack, son fils adoptif, sur l’arme du crime.

Il clame son innocence mais est incarcéré. Peu avant le procès, Jack trouve la mort en prison.

Dix-huit mois plus tard, un jeune scientifique, le Dr Arthur Calgary dévoile un alibi prouvant l’innocence de Jack.

Considérée par Agatha Christie elle-même comme l’une de ses œuvres préférées, et par la critique comme l’un de ses meilleurs ouvrages, Témoin indésirable déroule une intrigue particulièrement noire, construite sur une galerie de personnages édifiants.

Les cinq enfants des époux Argyll sont de jeunes adultes, tous adoptés, tous abîmés par leur condition première et par le joug imposé par une mère castratrice et autoritaire.

Autour d’eux, un père apparemment passif, une future belle-mère ambitieuse, une domestique instable, des amis pervertis, un beau-frère aigri, et le témoin, tout juste sorti d’un long internement en psychiatrie.

La partie de Cluedo peut commencer…

Le cast, soigné, se compose également de Bill Nighy (« Love Actually »), Luke Treadaway (« Fortitude ») et Alice Eve (« Star Trek into Darkness »).

Le scénario est signé Sarah Phelps, qui a déjà adapté à l’écran « Dix petits nègres », tandis que la réalisation a été confiée à Sandra Goldbacher, à qui on doit la mise en scène de la série britannique « Victoria ».

Petit plus : Témoin indésirable (Ordeal by Innocence) est un roman policier d’Agatha Christie publié le 3 novembre 1958 au Royaume-Uni. Il est publié en 1959 aux États-Unis et en France.

Considéré par la critique comme l’un de ses meilleurs ouvrages tardifs et qualifié par Agatha Christie elle-même comme l’une de ses deux œuvres préférées, avec La Maison biscornue (1949), il s’agit également de l’une de ses œuvres les plus noires, proposant une vision approfondie de la psychologie de l’innocence et de sa démonstration.

Ce que j’en ai pensé : 
Nom de Zeus, Marty, je n’avais jamais lu ce roman de la mère Christie !

Pas grave, j’ai vu son adaptation télévisuelle et putain, ça déchire sa race !

Là, rien à dire, les anglais sont forts, très forts, pour faire des séries aux ambiances de tous les diables.

Ok, niveau Brexit, c’est pas des foudres de guerre, mais on s’en fiche tant qu’ils continuent de nous produire des séries géniales dont ils ont le secret et qu’on ne doive pas avoir un passeport pour y accéder.

Ici, point de petite musique à la 24h chrono, mais la bande son a tout de même une importance capitale et elle était tout simplement divine : elle a fait monter l’angoisse quand il le fallait.

La manière de filmer avait aussi quelque chose en plus, cette manière d’utiliser des rouages d’une pendule pour remonter le temps, de faire repartir la tache de sang sur la moquette dans le sens inverse, plus la musique, ça a eu le don de ne pas apaiser ma tension (mais quand c’est pour une série, je pardonne).

Le choix des acteurs maintenant : bon sang, c’est bien Bill Nighy, le chanteur à la masse que l’on croise dans « Love Actually », celui qui finit à poil à la fin du film que je vois là, dans le rôle titre ??

Il était juste comme il le fallait, sérieux, guindé, petite voix posée mais chargée de menace quand il fallait le faire.

Les autres avaient été bien castés aussi, surtout Matthew Goode dans le rôle du lieutenant Philipp, ancien pilote de la RAF blessé dans un accident de voiture et en chaise roulante.

Diaboliquement salopard, sans gêne, handicapé mais pas affaiblit comme on aurait pu le croire, utilisant sa langue de vipère pour faire du mal, il aurait été parfait pour un rôle dans GOT.

3 épisodes de 58 minutes en VOSTFR (4 dans la VF, me demandez pas pourquoi) qui m’ont semblé trop court, tant les portraits des personnages étaient profonds, torturés, poussés dans tous leurs retranchements et cette Rachel, épouse et mère non affectueuse, qui a adopté des enfants pour les castrer psychologiquement.

Au travers de flash-back, nous reviendrons sur cette mère horrible avec ses 5 enfants, tous adoptés, à tel point qu’à un moment, j’ai même pensé que l’assassin mériterait une médaille car c’était vraiment une horrible mégère ! Ou alors, il y a peut-être des fêlures sous sa carapace de castratrice en chef.

Les révélations se feront toujours au compte goutte, soit aux travers de flash-back pas trop détaillés, juste de quoi vous faire entrevoir une chose, vous faire pronostiquer des théories, penser à des coupables éventuels, conjecturer sur ce qui a bien pu se passer durant cette veille de Noël où un assassin à sévi ou lieu du père Noël.

Car si Jack n’est pas coupable de ce que toutes les preuves l’accusaient, alors, qui a tué la perfide Rachel ??

Soit vous aurez vos révélations par les personnages, chacun divulguant un peu plus ce qu’il faisait ce soir là et mettant à nu une partie de sa personnalité.

J’ai rien vu venir… Sauf quand un des personnages a compris QUI l’avait fait, si ce n’était Jack.

Oubliez Hercule Poirot, oubliez les enquêteurs de la police, cette série est un huis-clos oppressant ou tout est faux, tronqué, caché, gardé secret car ici, quand on ouvrira le placard aux squelettes, je peux vous dire qu’ils seront nombreux dedans !

Une série que je recommande !

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[FILMS] Harry Potter et la Chambre des secrets de Chris Columbus (2002)

Harry Potter et la Chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets) est un film fantastique britannico-américain réalisé par Chris Columbus, sorti en 2002.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le deuxième volet de la série de films Harry Potter. Il est précédé par Harry Potter à l’école des sorciers et suivi par Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban.

Synopsis : 
Alors que l’oncle Vernon, la tante Pétunia et son cousin Dudley reçoivent d’importants invités à dîner, Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre.

Dobby, un elfe, fait alors son apparition. Il lui annonce que de terribles dangers menacent l’école de Poudlard et qu’il ne doit pas y retourner en septembre. Harry refuse de le croire.

Mais sitôt la rentrée des classes effectuée, ce dernier entend une voix malveillante.

Celle-ci lui dit que la redoutable et légendaire Chambre des secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l’héritier de Serpentard de semer le chaos à Poudlard.

Les victimes, retrouvées pétrifiées par une force mystérieuse, se succèdent dans les couloirs de l’école, sans que les professeurs – pas même le populaire Gilderoy Lockhart – ne parviennent à endiguer la menace.

Aidé de Ron et Hermione, Harry doit agir au plus vite pour sauver Poudlard.

Fiche technique :

  • Titre francophone : Harry Potter et la Chambre des secrets
  • Titre original : Harry Potter and the Chamber of Secrets
  • Réalisation : Chris Colombus
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling
  • Date de sortie : 4 décembre 2002
  • Durée : 2h41mn (version cinéma) / 2h54mn (version intégrale blu-ray)

Distribution : 

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Richard Harris : Albus Dumbledore
  • Kenneth Branagh : Gilderoy Lockhart
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall
  • Alan Rickman : Severus Rogue
  • Tom Felton : Drago Malefoy
  • Bonnie Wright : Ginny Weasley
  • Alfred Enoch : Dean Thomas
  • James Phelps : Fred Weasley
  • Oliver Phelps : George Weasley

Ce que j’en ai pensé :
Oui, je sais, je suis terrible ! J’ai lu et regardé les trois premiers volets de la saga Harry Potter.

Quel intérêt, me direz-vous, quand on a encore toute l’histoire en tête ?

Tout simplement le plaisir de revoir un film que l’on adore, de passer du temps avec des personnages que l’on adore, avec leurs visages poupins, ceux de gosses, encore, surtout Emma Watson.

Le plaisir aussi de retrouver Kenneth Branagh dans le rôle de Gilderoy Lockhart qui lui allait comme un gant.

Et de voyager dans la voiture volante de Arthur Weasley !

Le tout après avoir croisé un Dobby qui ressemble à un Poutine et vu un magnifique gros gâteau léviter sans que l’on puisse l’éviter.

Pour le match de Quidditch, toujours aussi impressionnant et qui donne envie que ce sport existe en vrai car plus passionnant que le foot et là au moins, les joueurs ne geignent pas au moindre coup !

Même si, dans celui-ci, il y a eu interférence de l’elfe de maison…

Pour la visite de la maison des Weasley, nommée le Terrier et qui va permettre à Harry de passer des vacances agréables à partir du moment où il arrivera chez les Weasley.

Parce que le passage sur le chemin de traverse ne va pas nous présenter avec émerveillement une rue remplie d’échoppes remplies d’articles pour sorciers mais nous plonger au cœur d’une rue malfamée et nous présenter des sorciers adeptes de la magie noire, et qui vouent une haine intense envers les nés-modlus.

L’allée des embrumes fait nettement moins rêver. On sent que l’on arrive un cran au-dessus du premier film/tome, que l’on monte d’un échelon dans la noirceur de l’âme humaine, ou sorcière.

Pour le Basilic qui ne pousse pas en pot, qui a une sale gueule, une mauvaise haleine et ressemble à s’y méprendre à un rejeton de Godzilla !

Et puis aussi parce que Columbus offre un film familial, malgré la noirceur déjà présente dans ces pages, de plus, il est assez fidèle au roman, même si on sait qu’il y a des coupes.

Et aussi parce que ce deuxième film va nous présenter de nouveaux décors (waw), de nouveaux personnages, et qu’il va commencer à aborder certains thèmes principaux de la saga : le racisme, l’extrémisme, la peur de l’autre, la division, la quête d’identité, la politique, l’oppression du fort sur le faible…

Et puis parce que merde, j’adore ce film !

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[FILMS] Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (2001)

Harry Potter à l’école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher’s Stone) est un film fantastique britannico-américain réalisé par Chris Columbus, sorti en 2001.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le premier volet de la série de films Harry Potter. Il est suivi par Harry Potter et la Chambre des secrets.

Synopsis : Orphelin, Harry Potter a été recueilli à contrecœur par son oncle Vernon et sa tante Pétunia, aussi cruels que mesquins, qui n’hésitent pas à le faire dormir dans le placard sous l’escalier.

Constamment maltraité, il doit en outre supporter les jérémiades de son cousin Dudley, garçon cupide et archi-gâté par ses parents.

De leur côté, Vernon et Pétunia détestent leur neveu dont la présence leur rappelle sans cesse le tempérament « imprévisible » des parents du garçon et leur mort mystérieuse.

À l’approche de ses 11 ans, Harry ne s’attend à rien de particulier – ni carte, ni cadeau, ni même un goûter d’anniversaire.

Et pourtant, c’est à cette occasion qu’il découvre qu’il est le fils de deux puissants magiciens et qu’il possède lui aussi d’extraordinaires pouvoirs.

Quand on lui propose d’intégrer Poudlard, la prestigieuse école de sorcellerie, il trouve enfin le foyer et la famille qui lui ont toujours manqué… et s’engage dans l’aventure de sa vie. 

Fiche technique :

  • Titre francophone : Harry Potter à l’école des sorciers
  • Titre original : Harry Potter and the Philosopher’s Stone
  • Titre américain : Harry Potter and the Sorcerer’s Stone
  • Réalisation : Chris Columbus
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling
  • Décors : Stuart Craig

Distribution :

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid, gardien des clefs et des lieux à Poudlard et garde-chasse.
  • Richard Harris : Albus Dumbledore, directeur de Poudlard.
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall, directrice adjointe de Poudlard, directrice de la maison Gryffondor et professeur de métamorphose.
  • Alan Rickman : Severus Rogue, directeur de la maison Serpentard et professeur de potions à Poudlard.
  • Ian Hart : le professeur Quirrell, professeur de défenses contre les forces du mal à Poudlard.

Ce que j’en ai pensé : 
C’est avec le film que j’ai découvert la saga de Harry Potter.

Ma petite soeur m’en avait déjà parlé, mais c’était avec une oreille distraite que je l’avais écoutée, pensant – à tort – que c’était un truc neuneu cette saga de jeunes sorciers à l’école de magie.

Cette petite merde ne m’avait sans doute pas expliqué correctement l’affaire parce que sinon, j’aurais su de suite que ce serait une saga monumentale.

Oui, je lui fous tout sur le dos, m’en fous, elle ne connait pas le blog, donc, je peux même la nommer « petite merde » même si je ne le pense pas. Quoique… Je sors !

Imaginez un cinéma rempli, bondé, bourré et moi qui accompagnait ma sœurette et une cousine, me demandant ce que cette après-midi ciné allait nous réserver. Transposer un roman à l’écran, ou c’est génial ou c’est loupé.

À ce moment là, je venais de lire le tome 2 de la saga, j’avais accroché et il me tardait de découvrir le tome 1 (non lu) sur grand écran.

Chris Columbus allait-il nous proposer un grand moment de cinéma ou tout foirer ?

Le résultat avait été à la hauteur de mes espérances et la suite a fait que j’ai accroché comme une dingue à l’univers d’Harry Potter.

La question que je me posais était : 18 ans après (et quelques cheveux blancs disséminés dans ma belle chevelure noire), le plaisir allait-il être le même ?

Certes, j’avais revu le film à la télé quelques fois mais bon, on ne sait jamais, alors moi, j’ai testé !

Putain, j’aime toujours autant ! J’adorais leurs bouilles rondes, leurs airs innocents, le petit côté première de classe et mademoiselle je sais tout de Hermione, le côté je débarque de Harry et le sourire en coin de Ron, le roux du trio.

Par contre, niveau jeu d’acteurs, on sent bien que notre trio n’a pas d’ancienneté dans le métier et tout cela semble un peu joué de manière bateau, comme on réciterait un texte, sans trop y mettre du sien. Ça manque parfois de spontanéité. Ou ils surjouent leur rôle ou ont trois expressions faciales à leur répertoire.

Malgré tout, ce manque de spontanéité leur donne cet air innocent, de jeunes un peu gauches, qui se laissent déjà emporter par leurs émotions, et qui ne savent pas qu’une caméra les filme en permanence.

Et puis maintenant que je sais tout sur tout, je suis moins vénère sur le professeur Rogue, que je haïssais auparavant et comme lors de ma lecture du tome 1, je suis plus attentive à ses gestes, ses paroles, remarquant que tout pouvait être pris aussi d’une autre manière et que c’était Harry, Ron et nous, lecteurs, téléspectateurs, qui avions décidé qu’il était LE méchant de l’affaire.

Pour l’interprétation de Rogue, je tire mon chapeau (magique ?) à Allan Rickman (RIP) qui a une allure folle avec ses longs cheveux gras, son air hautain, ses répliques assassines et qui, à l’insu de tout le monde, donnera un coup de main à Harry lors de son match.

L’avantage des deux films de Chris Columbus, c’est qu’ils ont un côté familiaux, grand public, même si on a de la violence avec le final, notamment la fameuse partie d’échec de sorcier où quand on perd une pièce, elle est détruite.

Dans les deux premiers opus, quand nos sorciers étaient jeunes (11 – 12 ans), on sent bien que c’est pour le tout public, pour la famille complète, avec les gosses.

Certes, l’univers est sombre (un orphelin, un Méchant dont on ne doit pas prononcer le nom, des meurtres, de la brutalité dans le comportement de l’oncle et la tante de Harry,…) mais Columbus a réussi à en faire un spectacle bon enfant tout en intégrant les données de JK Rowling qui, dès le premier tome, nous signifiait que ce ne serait pas une saga Bisounours.

C’était ce genre de réalisateur qu’il fallait pour lancer la saga sur le grand écran. Après, j’ai été moins satisfaite de certains films. D’ailleurs, il me semble toujours que les deux premiers films sont plus clinquants, niveaux lumières chaudes, que les suivants.

Et puis, Columbus partait aussi avec une feuille vierge… Personne avant lui n’avait mis en scène l’univers foisonnant de Harry Potter.

Partir d’une page blanche peut être plus facile que si un autre a déjà fixé les décors, nous empêchant ensuite de changer, mais imaginez un peu si Columbus avait foiré les costumes ou les décors ? La honte totale !

Vu de notre fauteuil de cinéma ou de salon, on ne s’en rend pas bien compte, mais comment illustrer le placard sous l’escalier, l’école de Poudlard, la fameuse voie 9 3/4, la forêt interdite avec ses créatures magiques et dangereuse ou encore le Chemin de Traverse ? Et Hagrid ? Et Crocdur ? Et Cerbère ? Et l’arrivée des élèves par le lac ?

Quand au match de quiddich était une grosse interrogation aussi : comment le rendre vivant, réaliste ? Columbus était attendu au tournant…

Pas de soucis, le réalisateur a aussi réussi son coup, comme avec les lieux mythiques, et on avait l’impression d’assister au match, de se balader sur le Chemin de Traverse, d’entrer chez Gringotts et de boire un verre au Chaudron Baveur.

Heureusement que nous sommes dans une époque où les effets spéciaux sont tout de même bien mieux foutus que ceux d’il y a 30 ans !

Oui, rien à dire, les décors étaient très bien faits, même si les acteurs ont tournés devant des écrans verts, mais en tout cas, la magie des lieux était parfaitement restituée et lorsque j’ai lu les tomes suivants, mes personnages avaient la tête de ceux choisis par la production.

C’était une sacré gageure que de transposer à l’écran ce genre de roman qui foisonnent de détails et de choses magiques, car si la magie opère dans la lecture, il n’en est pas toujours de même avec le grand écran où notre imagination n’est pas au pouvoir.

Le premier tome n’était guère épais, les coupes dans le film sont moins nombreuses que pour les suivants, mais malgré tout, nous sommes tout de même face à un film qui dure 2h40, il était nécessaire – hélas – de faire quelques coupes.

Verdict final ? 18 ans après, ça se laisse toujours regarder avec plaisir, une tasse de thé à la main et un paquet de pop-corn de l’autre, afin de réaliser un grand écart Anglais Américain et se prendre pour une anglaise non raffinée ou une américaine raffinée…

Au choix !

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[FILMS] Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban de Alfonso Cuarón (2004)

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban) est un film britanno-américain réalisé par Alfonso Cuarón, sorti en 2004.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le troisième volet de la série de films Harry Potter. Il est précédé par Harry Potter et la Chambre des secrets et suivi par Harry Potter et la Coupe de feu.

Le rôle du directeur Albus Dumbledore, interprété jusqu’alors par Richard Harris (décédé en 2002), est ici repris par Michael Gambon.

Fiche technique : 

  • Titre : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
  • Titre original : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
  • Réalisation : Alfonso Cuarón (mexicain)
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling

Distribution :

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Michael Gambon : Albus Dumbledore
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall
  • Alan Rickman : Severus Rogue
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid
  • David Thewlis : Remus Lupin
  • Emma Thompson : Sibylle Trelawney
  • Warwick Davis : Filius Flitwick
  • David Bradley : Argus Rusard
  • Gary Oldman : Sirius Black
  • Matthew David Lewis : Neville Londubat

Ce que j’en ai pensé :
Quelle idée folle de regarder le film alors que j’allais relire le roman ?

Surtout que autant où j’adore le troisième tome, autant je déteste, mais je déteste, ce film !

Je le déteste, je le déteste, mais que je le déteste ! Au cas où ceux du fond qui dorment à côté du radiateur n’auraient pas tout compris.

Mais alors, pourquoi l’avoir regardé à nouveau, 15 ans après ?

Mon petit côté masochiste, sans doute et puis, l’envie de vérifier si mon opinion allait être la même que lorsque je l’avais vu au cinéma, en 2004.

Lorsque j’allai le voir au cinéma, j’attendais beaucoup de ce film, puisque le tome 3 était mon préféré des 5 tomes déjà parus (et lus) au moment de la sortie du film (2004).

Ça avait bien commencé pourtant… Les Détraqueurs, la prison d’Azkaban, Sirius Black (magnifique Gary Oldman) et un Remus Lupin (David Thewlis) des mieux interprétés. Oui, le choix de ces acteurs avait été une riche idée.

Enfin je mettais un visage qui me plaisait sur leurs tronches et je savais que lors de mes relectures des romans, ils auraient ce visage là.

Grand changement par rapport aux premier et deuxième films, nos trois amis ne faisaient plus « enfants » mais déjà des ados. Tout les gamins des premiers films avaient pris un sacré coup de potion magique qui faisait grandir.

Le choc avait été rude puisque Daniel Radcliffe et Rupert Grint n’avaient plus leurs visages poupins. Le pire sera pour Neville Londubat (Matthew David Lewis) qui, avec le temps, passera du boulet aux dents de lapin à un mec sexy !

Il faut savoir que le tome 3 était riche en petits détails hyper importants, dont on ne se doutait pas à l’époque et qui allaient prendre toute leur importance plus tard, notamment avec le rat de Ron, Croutard.

Hélas, si on peut se permettre de mettre profusion de détails importants dans un livre et de lui ajouter 100 pages de plus, on ne pouvait pas se le permettre dans un film, sauf à le faire en deux parties ou d’en faire un film de 5h.

Exit donc tous ces petits détails qui m’avaient plus, dans le roman et que je ne retrouvais plus dans le film. Déjà là, mon enthousiasme avait pris un coup dans les tibias.

Le coup dans les couilles, si je puis me permettre, c’est le fait que nos héros se baladent dans des tenues Moldues en lieu et place de leur uniforme de Poudlard et que ça sentait trop les ados en goguette et pas assez les étudiants de l’école de sorcellerie.

Oui, dit ainsi ça peut faire cloche, mais mon avis n’a pas changé en 15 ans, ça me gonfle toujours autant, tout comme ça me gonfle de voir des producteurs nous présenter un Sherlock Holmes en tenue de barakî de kermesse, sale, puant, mal fagoté alors qu’il n’est pas en train de bosser sous déguisement.

Ce sont des détails qui comptent, nom de Zeus !

Pour le reste, les retour dans le temps, je ne les ai jamais compris et je ne comprendrai jamais… Il faudrait peut-être que je visualise le temps comme un cercle et non comme une ligne droite continue.

Non, je n’ai pas pris de plaisir à revoir ce film, oui je suis masochiste, oui je suis folle mais au moins, j’ai prouvé que ♫ non, non, rien n’a changé ♪,  que mes films préférés restent et resteront les 2 premiers, alors que dans les romans, ce n’est pas le même classement puisque le roman est mon préféré et que ce film-ci est celui que j’ai le moins aimé.

J’attendais trop de lui… La déception fut à la hauteur de ce que j’attendais. Bardaf, ce fut l’embardée et je suis de nouveau repartie dans le fossé.

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

[FILMS] Les nanars de Dame Ida – La momie de Alex Kurtzman (2017)

Titre : La Momie – The Mummy

Production : Universal Pictures

Réalisateur : Alex Kurtzman

Avec : Tom Cruise, Russel Crowe, Annabelle Wallis

Sorti en 2017

Intro Allociné :
Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain.

Des sables du Moyen Orient aux pavés de Londres en passant par les ténébreux labyrinthes d’antiques tombeaux dérobés, La Momie nous transporte dans un monde à la fois terrifiant et merveilleux, peuplé de monstres et de divinités, dépoussiérant au passage un mythe vieux comme le monde.

Note des spectateurs Allociné : 2,5/5

Note des critiques de presse sur Allociné : 2,3/5

Note Télérama : 1/4

Ce que j’en ai pensé :
Ah! La dure vie que celle de mère de famille !

Outre le fait que les enfants coûtent cher et fassent vite de vous une esclave domestique, vous devez passer du temps avec eux et les accompagner parfois au cinéma ou regarder avec eux des films en VOD…

Et disons que… Les choix cinématographiques des ados sont parfois déconcertants.

Grâce à ma progéniture j’ai donc dû découvrir l’un des grands navets du début du XXIème siècle : La Momie.

Laquelle ? Et bien bonne question… Puisqu’on ne peut pas dire que Tom Cruise et ses amis aient fait preuve d’originalité dans le choix de cette thématique.

En effet suite à la légendaire malédiction de Tout Ank Amon au début du XXème siècle, le thème avait était déjà traitée en long en large et en travers par le cinéma muet, le noir et blanc parlant, puis les premiers films couleurs…

On avait même eu le droit en 1999 à une saga plus récente avec le délicieux Brendan Fraser et le très musclé Arnold Vosloo…

Le premier volet reprenant les grandes lignes de l’histoire de la momie d’un prêtre maudit se vengeant des archéologues qui avaient mis la main sur sa momie et ses richesses… et voulant reconquérir le sosie de sa bien aimée.

Ben oui, on a beau être un monstre ou une carcasse vide farcie d’aromates, on n’en a pas moins besoin d’amuuuur!

La saga de 1999 m’avait plu car grâce au ton de comédie qu’elle employait de façon plaisante, elle faisait oublier le caractère peu crédible de ces histoires fantastiques ancrées dans les traditions d’une mythologie à laquelle plus personne ne croit depuis des millénaires.

On la regarde aussi bien pour rire que pour les effets spéciaux et les splendides décors… Et les références archéologiques bien que débordant du cadre académique restaient assez crédibles.

Mais avec le film de 2017, non seulement on a  l’impression que le soleil ne se lève jamais une fois arrivé à Londres où les momies ne font pas non plus trop couleur locale (bon, je vous l’accorde, le soleil n’est pas ce qui caractérise mieux la capitale britannique…) mais en plus tout le monde se prend très très très au sérieux.

Sans déconner… Qui peut parler avec sérieux de momies maudites sans passer pour un dingue ou sans que ça ne sonne carrément faux ?

Or donc, Nick Morton est un militaire américain qui profite de faire la guerre au moyen orient et de la confusion engendrée par les islamistes détruisant les œuvres antiques pour mettre la main sur des trésors archéologiques à vendre au marché noir…

Déjà le mec… profiteur de guerre, trafiquant, arrogant et parfaitement égocentrique… il n’est pas sympathique…

Et puis comme il est joué par le N°2 de la scientologie qui fait la leçon au monde sur le fait qu’il détient la vérité, son amoralité est encore plus irritante, non ?

Et encore, il a piqué la carte aux trésors en fouillant les papiers d’une archéologue avec qui il venait de coucher.

Bref, un parfait gentleman, non ?

Le film n’est pas commencé depuis un quart d’heure qu’on a juste envie de voir le héros se faire fusiller. J’avoue que ça n’aide pas à apprécier la suite.

Et voilà qu’il découvre la momie d’une ancienne princesse égyptienne maudite et enterrée vivante pour avoir passé un pacte avec le dieu Seth afin de prendre le trône de son père qui devait échoir à son petit frère.

Sans le savoir et afin de s’en mettre plein les fouilles sans doute, cet abruti de Morton brise les sortilèges qui neutralisaient les pouvoirs de la momie, et voilà la diablesse libérée qui va aller foutre le boxon à Londres pour retrouver les accessoires qui lui manquent pour accomplir un rituel qui la rendra toute puissante et lui permettra de dominer le monde. Rien que ça.

Ce film qui était donné comme un reboot s’inspirant de la saga de 1999, et devait donner lieu à une suite qui n’a jamais vu le jour. Le public ne peut que s’en réjouir vu la daube que le premier volet représentait.

Ben oui, quand on prétend faire un reboot… on reste un minimum fidèle au point de départ.

Là c’est carrément autre chose : il ne s’agit pas de la momie d’un prêtre renégat enterré vivant (Tiens ? alors pourquoi courre-t-il après ses vases canopes censés contenir ses viscères dans le film de 1999 ??? bon là je vous l’accorde ils ont commis une bourde…), mais d’une princesse qui s’était alliée les puissances des ténèbres pour régner. Parité oblige sans doute ?

Il ne suffit pas de nous faire entre rapidement apercevoir le livre des morts de la saga de 1999, et de coller des araignées pouvant faire penser aux scarabées mangeurs de chair, ou que la momie se requinque en bouffant les fluides vitaux de ses victimes pour qu’on puisse dire qu’il s’agit d’un reboot.

En plus leur momie est pathétique… Elle est tatoué avec des caractères qui tiennent plus de l’alphabet runique celte que des hiéroglyphes égyptiens !

Sur le plan historico-archéologique une telle confusion jette un discrédit éternel sur les crétins qui ont produit cette bouse.

Et puis Seth… nan… c’est pas le dieu des morts non plus… Dans la bouche d’archéologues c’est dramatique parce qu’une telle erreur est éliminatoire en première année d’égyptologie !

Le dieu des morts c’est son frère, Osiris (*). Seth c’est seulement le vilain méchant pas beau du panthéon.

Et puis pourquoi ont-ils eu besoin de rajouter des templiers dans l’histoire ? C’est un artifice scénaristique pour justifier de délocaliser le film à Londres sans doute parce que ça coûtait moins cher que de faire des décors égyptiens ?

Pire encore… On nous colle le Dr Jekyll et Mister Hide dans l’histoire !!! Vous voyez le rapport avec la choucroute, vous ? N’importe quoi !!!

Et je vous passe les fines allusions totalement inutiles au loup-garou de Londres (Morton est hanté par le fantôme d’un type qu’il a tué), aux histoires de vampires ou de zombies…

Et vu la nullité de l’ensemble vous ne m’en voudrez certainement pas de spoiler un peu et de vous révéler que notre N°2 de la scientologie devient carrément le dieu qu’il rêve de devenir à la fin !

Nan mais je vous jure ! Prend-on les spectateurs pour des cons prêts à gober n’importe quoi ? Comme s’il suffisait de piocher dans toutes les thématiques ou dans le supermarché des grands films fantastiques pour se faire un cocktail correct ! Là on a juste un patchwork mal cousu et dont les carrés ont été très mal choisis.

Et puis… faut qu’il arrête Cruise… Il est comme tout le monde… il chope des rides… faut qu’il cesse de faire croire qu’il a 20 ans de moins…

Déjà qu’on a du mal à croire que son QI dépasse le 85 qui le ferait rentrer dans la norme basse…

Et puis, depuis que son charme de bogosse n’opère plus on se rend compte avec horreur qu’il joue comme un pied (note de la Belette Cannibal : Cruise a été désigné responsable du fiasco de ce film ! La star aurait exercé un contrôle excessif sur tous les aspects de la production du blockbuster et aurait transormé le film en ode à sa propre gloire – Fin de la note, vous pouvez reprendre une activité normale).

Son jeu et sa gestuelle sont surfaits au point de friser le ridicule. Sa façon de jouer le « je me prends au sérieux » me fait carrément penser aux mimiques de Trump.

C’est vous dire si ça fait authentique ! Les autres acteurs ne sont guère plus brillants (à part Annabelle Wallis), notamment la momie qui aurait mieux fait de rester muette sans doute…

Mais en même temps avec une histoire et des dialogues aussi mauvais, pouvaient-ils faire mieux ?

Bref, un reboot totalement raté et dont on a certainement renoncé à produire la suite il n’est pas près de faire oublier la série qui la précédé (La momie – Le retour de la Momie – La tombe de l’empereur dragon).

(*) Oui, Dame Ida à raison ! Non, ce n’est pas Anubis (le mauvais jeu de mot n’est pas loin) qui est le Dieu des Mourus ! Tu veux des preuves, lecteur/trice sceptique ? Dans les croyances des Égyptiens de l’Antiquité, c’est Osiris qui règne sur le monde des morts. Quand quelqu’un meurt, il comparait devant Osiris, afin d’être jugé. Un tribunal des morts est constitué par Anubis (il est là, le dieu à tête de chacal), le dieu de l’embaumement, Maât, la déesse de la justice, et présidé par Osiris. Ils auraient demandé Vikidia, ils l’auraient su !

[FILMS] Holmies / Holmes & Watson (2018) – Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !) – Dans la collection des nanars de Dame Ida

Titre : HOLMIES / Holmes & Watson

Film américain sorti en 2018

Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !)

Joué par John Reilly, Ralph Fiennes, Will Ferreli (honte à eux aussi)

Résumé :
Rentré blessé de la guerre en Afghanistan, déprimé par la fin de sa carrière militaire, Watson est si désespéré qu’il est sur le point de se jeter du toit du 221b (on se demande comment il est arrivé là) et Holmes qui bichonne sa courge géante dans son jardin juste en dessous essaie de le convaincre de se suicider autrement pour ne pas tomber sur sa courge de compétition… mais Watson entend mal et imagine qu’Holmes voulait juste lui sauver la vie.

Mais comme c’est un crétin maladroit, il tombe quand même se réceptionne sur la courge qu’il réduit en purée.

Voilà Watson éperdu de reconnaissance, accroché dorénavant pour toujours aux basques d’Holmes, son sauveur. Il l’accompagne au procès de Moriarty qu’Holmes innocente prétendant qu’il s’agit juste d’un sosie…

Le génie du mal étant parti en Amérique… Sauf que ça n’est pas si simple…

Vous l’aurez compris, le décor est planté, ce Holmes est stupide, camé et ridicule et Watson, dealer diplômé est encore plus pathétique.

Note du Cannibal Lecteur : je me demandais l’origine du titre (Holmies) et c’est en cherchant les définitions pour les mots d’argot du roman « En lieu sûr » que j’ai compris. « Homies » veut dire « potes » et donc, « Holmies » est un jeux de mots sur le fait que Holmes & Watson étaient des potes, my friends !

Mon avis :
Rien ne nous sera épargné ! Le corset de Holmes et son accoutrement ridicule… Les définitions imagées du terme « onanisme » en plein tribunal…

Une Mrs Hudson nymphomane habillée en périprostipute et qui se fait tringler dans tous les petits coins d’un 221b transformé en hall de gare à partouze…

Une reine Victoria qui clamse ou presque au 221b en plein selfie (oui ! ils ont osé cet anachronisme censé être drôle !) et qu’on cache dans une malle parce que Holmes et Watson sont des calamités…

Un Diogène club où l’on communique par télépathie et où ceux qui n’y parviennent pas sont enfermés comme des enfants dans une garderie…

Histoires d’amours improbables entre Watson et une femme médecin sadique pendant une autopsie qui vire en remake de la scène de la poterie de Ghost… et entre Holmes et une benêt décérébrée qui bouffe des oignons crus avec lui…

Déductions absurdes…

Gags grotesques que le scénariste enfile comme des perles au point qu’on en perd très (très trèèèèèès) vite la trame de l’intrigue…

Une intrigue qui ne tient d’ailleurs pas à grand-chose. Ne me demandez même pas le dénouement du film, j’ai déclaré forfait avant la fin ! (La Belette Cannibal, quant à elle, n’a même pas tenu jusqu’au procès, c’est-à-dire que j’ai abdiqué au bout de 10 longues pénibles minutes !!!)

Bref pour résumer en quelques mots : Pipi-caca, cul, zizi… Hahahahaha !

Le genre de film qu’on ne trouve franchement plus drôle du tout après 14 ans, voire avant.

Et comme il est de plus en plus rare qu’à 14 ans on ait suffisamment lu le canon pour y voir les quelques allusions éventuellement intéressantes, ou qu’on ait une connaissance encyclopédique de toutes les adaptations holmésiennes cinématographiques ou télévisées auxquelles ce film fait des références franchement pas toujours très fines…

Et ben on se contentera (ou pas) des gags idiots dont la répétition est épuisante.

J’ai déjà apprécié d’autres parodies (Élémentaire, mon cher Lockholmes), mais celle-là est une catastrophe par ce qu’ils en font trop !

Ce film tient définitivement du croisement entre une bouse et un navet…

Non c’est une bouse lâchée par une vache nourrie exclusivement au navet.

C’est mauvais, pathétique, ridicule, nul et catastrophique.

On comprend aisément pourquoi il n’est pas sorti dans les salles françaises à Noël dernier malgré la Holmesmania née ces dernières années avec la série de la BBC.

On se demande ce qui a bien pu convaincre des acteurs à la carrière par ailleurs honorable, d’accepter de se commettre dans un tel désastre. Ont-ils des dettes urgentes à régler ? Doivent-ils se refaire après des investissements douteux de leur conseiller financier ? Les a-ton fait chanter ?

Ne perdez pas votre temps, passez votre chemin. Si vous ne m’écoutez pas… c’est à vos risques et périls et on vous aura prévenu ! Tant pis pour vous si vous y laissez quelques points de QI !

Note : C’est même pas un Sherlock barré qu’il lui faut, mais un boulet rouge ! Ou un émoticône « caca ».