[FILMS] La Famille Addams (The Addams Family) : Barry Sonnenfeld (1991)

La Famille Addams (The Addams Family) est un film américain réalisé par Barry Sonnenfeld, sorti en 1991.

Synopsis : 
Alors que la famille Addams vit tranquillement dans son manoir, Tully Alford et Abigail Craven décident de faire main basse sur leur fortune.

Pour cela, ils envoient chez les Addams le fils adoptif d’Abigail, Gordon Craven, en le faisant passer pour l’oncle Fétide, frère ainé de Gomez Addams, disparu vingt-cinq ans plus tôt.

Son but est de découvrir l’accès à la crypte, l’endroit où est caché le trésor de la famille. Mais, au fur et à mesure que les jours passent, Gordon, alias Fétide, s’attache de plus en plus à la famille, négligeant ainsi sa mission prioritaire.

Fiche technique :

  • Titre francophone : La Famille Addams
  • Titre original : The Addams Family
  • Réalisation : Barry Sonnenfeld
  • Scénario : Caroline Thompson et Larry Wilson, d’après les personnages créés par Charles Addams

Distribution :

  • Anjelica Huston : Morticia Addams, la mère de la famille
  • Raúl Juliá : Gomez Addams, le père de la famille
  • Christopher Lloyd : Fétide Addams / Gordon Craven (Fester en anglais)
  • Elizabeth Wilson : Abigail Craven / le docteur Greta Pinder-Schloss
  • Christina Ricci : Mercredi Addams, la fille de la famille (Wednesday en anglais)
  • Judith Malina : la grand-mère de la famille, mère de Morticia
  • Dan Hedaya : Tully Alford, l’avocat des Addams
  • Carel Struycken : Max
  • Paul Benedict : le juge Womack
  • Christopher Hart : La Chose (Thing en anglais)
  • Dana Ivey : Margaret Alford / Margaret Addams
  • Jimmy Workman : Pugsley Addams

Ce que j’en ai pensé : 
— Gomez, cette nuit, tu avais l’air d’un détraqué, tu ressemblait à un démon hurlant à la mort, tu m’as fait si peur… recommence.

Voyez-vous, j’avais totalement oublié cette réplique qui me faisait toujours hurler de rire, alors je me suis dit qu’il était plus que temps que je regardasse une 36ème fois ma famille morbide préférée : la famille Addams !

Merdouille, je possédais le film en K7 vidéo… pas de bol quand on a un magnéto qui dévore les K7 telle une plante carnivore.

Mais vous savez que la Belette Cannibal obtient souvent ce qu’elle désire et ce fut un jeu d’enfant de mettre la main sur le film, même avec la disparition de mon cher 411… Les pirates comprendront !

Alors oui, faut aimer l’humour noir, le morbide, le second degré, le six-pieds-sous-terre pour apprécier ce film, mais vous me connaissez, j’aime l’humour noir et je le pratique souvent (mais jamais avec n’importe qui !).

La famille Addams allait-elle encore me faire rire et sourire, faire naître dans le fond des mes yeux l’étincelle diabolique du plaisir sadique ?

La réponse est OUI !

Oui j’ai pris toujours autant de plaisir à entendre les répliques sadiques, noires, morbides, drôles !

Oui, le couple Gomez/Morticia est toujours aussi glamour et on aimerait vivre pareil amour !

Oui, les enfants sont toujours aussi petites pestes et Mercredi est ma préférée, ça ne change pas.

Bon, le film a un peu vieilli, mais il n’a pas pris de rides mal placées et ce fut un réel plaisir de le regarder par un après-midi pluvieux, avec le vent qui soufflait dehors, le froid qui descendait sur mes épaules tel un linceul glacé…

M’en fous, j’avais mes pop-corn !

Jouissons de ses répliques cultes !

— Et notre devise : sic gorgiamos allos subjectos nunc : nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre. Et ce ne sont pas des paroles en l’air.

— Ohhh ma jolie petite puce, tellement de choses que tu sais rien, un esprit humain est éternel, très difficile à tuer.
— Même avec une tronçonneuse.
 

— La maîtresse [en parlant d’un devoir des enfants consistant à choisir les héros du jour] : Voyez, Suzanne Ringo a choisi notre Président, et Harmonie Fraise a choisi une photo de la diva des infos…
— Morticia [préoccupée] : En avez vous parlé à ses parents ?
— La maîtresse : Mais Mercredi a apporté ce portrait : Calpurgnia Addams…
— Morticia : Calpurgnia ! La grand-tante de Mercredi ! On l’a brûlée pour sorcellerie en 1706. On dit qu’elle dansait toute nue sur la place du village et qu’elle avait envoûté le prêtre…
— La Maîtresse : Vraiment …
— Morticia : Oh oui… Mais ne vous en faites pas, nous l’avons bien dit à Mercredi, termine d’abord tes études … »

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

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[SÉRIE] Westworld : La série qui a lifté le western de papa !

Westworld est une série télévisée américaine de science-fiction créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et notamment produite par J. J. Abrams et Bryan Burk, et diffusée depuis le 2 octobre 2016 sur HBO.

C’est l’adaptation télévisée du film Mondwest (Westworld) écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973.

La série est diffusée en version originale sous-titrée en français depuis le 3 octobre 2016 en France sur OCS City, en Belgique sur Be 1 et en Suisse sur RTS Un. Elle est diffusée en version française depuis le 9 janvier 2017 en Belgique sur Be Séries.

Synopsis :
Westworld est un parc d’attractions futuriste recréant l’univers de l’Ouest américain (Far West) du XIXe siècle. Il est peuplé d’androïdes, appelés « hôtes » (hosts), réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative.

Les visiteurs, appelés « invités » (newcomers), peuvent y faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence.

Mais à la suite d’une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

Musique :
Ramin Djawadi compose la bande originale de la série. Il a déjà travaillé avec la chaîne HBO sur Game of Thrones et avec Jonathan Nolan sur la série Person of Interest.

En plus des compositions originales, Ramin Djawadi réarrange des chansons modernes dans des versions pour piano de saloon ou orchestre symphonique. Il explique vouloir souligner avec ce choix l’anachronisme de la série mettant en scène des robots au Far West.

Dans la première saison, il réarrange par exemple des chansons de Radiohead (No Surprises, Fake Plastic Trees), des Rolling Stones (Paint It, Black), de Soundgarden (Black Hole Sun), de The Cure (A Forest), de Nine Inch Nails (Something I Can Never Have), de The Animals (The House of the Rising Sun) ou d’Amy Winehouse (Back to Black).

Ce que j’en ai pensé : 
Je ne sais pas comment te dire, chez ami(e) lecteur(trice), ce que je ne sais pas écrire… faudrait que j’invente des mots qu’existent pas dans le dico…

(toute ressemblance avec une chanson n’est absolument pas fortuite)

Westworld, c’est une série qui mélange le western avec la SF et de cet accouplement étrange est né un beau bébé, un bébé compliqué, faut bien suivre ses premiers pas et ne rien rater de son retheutheu mais je vous jure que ça vaut le coup de poser ses fesses sur une chaise, un fauteuil, un canapé (biffez la mention inutile ou inconfortable) et de se délecter de cette série qui, en 10 épisodes, te chambouleront tout.

Imaginez un monde où vous pouvez faire ce que vous voulez : braquer la banque, violer le banquier, vous taper la tenancière du bordel du coin et flinguer le pianiste si celui-ci a fait une fausse note…

Rien ne vous sera reproché ! Emprisonnerait-on un gosse qui a hurlé de joie dans une attraction de Disney ? Non.

Et ici, nous sommes aussi dans un parc, une sorte de Disney Land version cow-boys et indiens et on a le droit de flinguer tout les habitants de ce petit monde ! On s’en fout, se sont des robots !

Des robots qui ressemblent follement à des humains, mieux que le Canada Dry ©, et qui n’ont absolument pas conscience d’être des robots.

« Et le huitième jour, l’Homme créa des robots humains, ou des humains robots »…

Lorsque l’Homme joue à Dieu, ça donne quelque chose de joli, de novateur, mais c’est bien entendu imparfait, tout comme nous. Un androïde, ça bugue, ça foire, et ça pourrait aussi ne pas s’en tenir au scénario chargé dans sa carte mère, son processeur, son A.I…

Et c’est, à chaque fois, par la souffrance et la douleur des souvenirs régurgitant dans le subconscient des hôtes que passe leur humanisation et l’évolution de leur conscience, car la douleur est une des sensations rendant certains souvenirs plus facile à se remémorer que d’autres.

Niveau acteurs, rien à redire, Ed Harris est flippant en homme en noir à la recherche d’un autre truc dans le parc, lui qui le hante depuis des lustres, Anthony Hopkins est charismatique en concepteur de parc, sorte de Dieu créateur. Mais je ne me fierais pas à lui…

Les autres, je les connais moins bien, mais chacun est à sa place dans son rôle et leur jeu d’acteurs donne une série réaliste à tel point qu’on a l’impression que tout est vrai et que nous assistons à tout, en tant que témoin impuissant.

Et puis, les bandits ont des gueules à l’emploi, mais certain ont un côté sexy et ne sont pas toujours les salopards cruels que l’on pourrait croire.

Sexy l’ami. Tu m’enlèves ??

Le scénario est riche, dense, fouillé, faut bien tout suivre consciencieusement, d’ailleurs, cette série, vaut mieux se la taper toute d’un coup ou en peu de jours, c’est plus facile pour tout remettre en place ensuite.

Oui, cette série fait travailler tes neurones, car elle est remplie de flashbacks, de sauts entre le monde faux et le monde réel des concepteurs de ce Parc, c’est rempli d’allusions à d’autres personnages dont on ne sait rien, mais qui entretiennent le mystère et le suspense.

Entre les flashbacks de Dolores, ses multiples vies, son aventure avec Logan et William, les nouveaux scénarios du parc qui sont ajoutés au fur et à mesure, la possibilité qu’il y ait autre chose derrière le jeu, l’homme en noir, les conflits en interne, les androïdes qui commencent à réfléchir, à sortir des scénarios préconçus ou encore la mention de ce fameux Arnold qui hante la conscience de nombreux hôtes au sein du parc, il y a de quoi remplir sa petite tête.

Il arrive il descend… l’homme en noir… Men in black

Alors on a déjà un scénario béton, des personnages fouillés, qui évoluent, qui cachent des choses, qu’ils soient robots ou humains, on a des visiteurs qui révèlent leur vraie nature, du rythme, de l’action, des flashbacks et, et…

Une bande-son à se damner, mes aïeux ! Ramin Djawadi n’est plus à présenter, il a déjà conçu entre autre la bande-son de « Game of Thrones » qui est somptueuse et celle de « Person of Interest, » que je ne connais pas.

Sa reprise de « Paint It Black » des Rolling Stones (une de mes chansons préférées), reprises au piano bastringue et illustrant la scène où les bandits viennent flinguer tout le monde dans la ville, donne des frissons de plaisir sur les bras. Une telle chanson ça collait bien à la scène et son changement de tempo, de musique, était surprenant, frais, et j’adore.

Tout est bien travaillé dans cette série qui sors des sentiers battus, que ce soit la musique, ou tout ce dont je viens de vous parler, mais aussi les costumes, les décors, les acteurs, tout est réaliste, magnifique et on sent que les concepteurs n’y ont pas été avec le dos de la cuillère pour nous offrir un tout grand spectacle.

Bon, ce n’est pas pour les t’its n’enfants non plus, car on a de la violence omniprésente durant tous les épisodes, et des nus, aussi… Fatalement, on stocke les androïdes dans leur plus simple appareil, alors, les nibards, les chattes et les bistouquettes, ça défile !

Autre chose, la preuve qu’il faut être attentif : il y a une timeline à partir d’un moment et on retourne en arrière, dans le passé. Comment le sait-on ? Les logos de la société Westworld changent !

Timeline

Bon, je sais aussi que certains crieront à la caricature avec William qui, gentil petit monsieur, choisira un chapeau blanc alors que Logan, son pote et beau-frère, prendra un chapeau noir car il n’a pas l’intention de rester sagement assis sur une chaise, lui !

Et si certains dialogues étaient bluffants, originaux, pas piqué des vers, il y a de temps en temps une réplique un peu basique, téléphonée, ou ne volant pas très haut, mais bon, dans l’ensemble, c’est une goutte d’eau !

Anybref, si tu n’as pas encore découvert cette série, il est plus que temps de le faire parce que c’était une véritable révolution, un peu comme le fut LOST en son temps, mais je croise les doigts que les concepteur ne nous sortent pas une fin comme ils le furent pour l’autre série…

Le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

[FILMS] Les Gardiens de la Galaxie II – Guardians of the Galaxy Vol. 2 : James Gunn (2017)

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (Guardians of the Galaxy Vol. 2) est un film de super-héros américain réalisé par James Gunn, sorti en 2017.

Ce film, adapté de la série de comic books du même nom, est le quinzième de l’univers cinématographique Marvel et le troisième de la phase III. Il fait suite au film Les Gardiens de la Galaxie sorti en 2014.

Synopsis : 
Les Gardiens de la Galaxie poursuivent leurs aventures en traversant les confins du cosmos. Ils doivent se battre pour que leur nouvelle famille reste ensemble tandis qu’ils cherchent à percer le mystère de la véritable filiation de Star-Lord.

Fiche technique :

  • Titre original : Guardians of the Galaxy Vol. 2
  • Titre français : Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2
  • Réalisation : James Gunn
  • Scénario : James Gunn, d’après la série de comics Gardiens de la Galaxie

Distribution :

  • Chris Pratt : Peter Jason Quill / Star-Lord
  • Zoe Saldana : Gamora
  • David Bautista : Drax le Destructeur
  • Vin Diesel : Groot (voix)
  • Bradley Cooper : Rocket (voix)
  • Kurt Russell : Ego
  • Michael Rooker : Yondu Udonta
  • Karen Gillan : Nébula

Ce que j’en ai pensé :
Bon, d’accord, on n’est pas dans du cinéma d’auteur, mais dans un film d’action, et à ce niveau-là, on est servi dès la première scène !

Ça castagne, ça se bat, ça tire dans tous les sens et on se marre en voyant Baby Groot qui danse sur la musique de « Mr. Blue Sky » de  Electric Light Orchestra.

Intelligent de mettre la scène de castagne en arrière-plan et de se concentrer sur notre brindille qui danse de manière candide sur une chanson qui nous donne envie d’aller nous trémousser avec lui.

On retrouvera cet humour décalé dans le piège tendu par le raton-laveur Rocket, où la scène des explosions a tout du bon vieux cartoonesque, dans les recherches infructueuses de Baby Groot, ainsi que lorsque Yondu nous montrera un superbe aperçu de ce que sa flèche rouge lumineuse est capable d’accomplir.

Les personnages qui composent de cette drôle de bande de mercenaires sont toujours aussi chouettes, avec leurs défauts, leur sales caractères, leur égo, leurs envies, leurs blessures secrètes et Groot qui dans le premier volet avait un caractère de merde, en version « baby », il est touchant et on aurait envie de l’avoir chez soi, même si ses conversations ne sont pas compréhensibles pour tout le monde…

Par contre, je l’ai trouvé sous-exploité, notre Groot ! Il est touchant, amitieux, en recherche de câlins, mais niveau scènes importantes, il n’en a pas des masses… Ce que je trouve dommage alors qu’ils ont donné à certains personnages une plus grande dimension.

Comme par exemple avec les méchants, qui ont vraiment des sales gueules de méchants, mais les scénaristes n’ont pas oubliés de montrer que tous les méchants ne sont pas toujours des salauds et que les gentils ne sont pas toujours ce qu’ils montrent au départ.

Autrement dit, le second volet se concentrant plus sur les personnages, nous donne des belles évolutions pour certains et même s’ils ont un côté badass, ils n’en restent pas moins touchants, même s’ils ne veulent pas montrer leur sentiments ou leur sensibilité. C’est ce qui les rend encore plus touchant, je trouve.

Mais, a contrario, si on développe certains personnages, d’autres restent un peu creux, comme notre Baby Groot, entre autre; Gamora tout pareil, et une des méchante du film, la dorée Ayesha, aurait pu être un peu plus exploitée.

Nous avons un film de 2h10, ce qui fait qu’ils auraient eu largement le temps de les étoffer un peu plus au lieu de faire de l’humour toutes les 30 secondes, avec toujours les mêmes choses qui reviennent sans cesse (ça va, on a compris), rendant cet humour lourd à la fin.

Sans compter que la scène de baston finale est assez vite expédiée.

Niveau scénario, peu de temps mort, pas le temps de s’endormir sur son mojito car on apprendra enfin QUI est le père de Peter Quill et, malheureusement, là, on arrive dans du connu depuis la nuit des temps, mis en scène par tous les grands dramaturges, même que Freud nous en a parlé en long et en large dans une de ses théories (je ne parle pas du stade anal et du stade phallique)…

Je ne vous dirai rien de plus, mais si certains veulent en savoir plus, via MP, je leur dirai tout !

Un peu bête parce que malheureusement, on voit venir le truc d’assez loin… Pas besoin de sortir de l’ENA ou d’avoir ingénieur… Qui n’a pas vu « Star Wars », déjà ?? Même Lucas n’avait rien inventé…

Par contre, au niveau la bande-son, je ne vous dirai qu’une chose : super !

Bon, au final, ce n’est pas du grand film, ils auraient pu faire mieux pour le second volet et approfondir un peu tout le monde, donner plus d’envergues à certains méchants, éviter les redondance dans l’humour et certaines scènes marrantes, éviter le drame freudien connu de tout le monde et nous donner une scène de baston finale un peu plus badass.

Sinon, dans les toutes dernières scènes, on a un grand moment d’émotion, même si c’est du déjà-vu et déjà-vécu car tout le monde a cherché ailleurs ce qu’il avait sous les yeux…

Malgré tout, ça se regarde avec plaisir, ça vous change les idées, ça vous fait passer un bon moment devant votre écran car les effets spéciaux sont de grandes envergues et le temps du film, vous oublierez les soucis ou les emmerdes de la vie quotidienne !

[FILMS] Moi, Moche et Méchant 3 – Despicable Me 3 : Pierre Coffin & Kyle Balda (2017)

Moi, moche et méchant 3, ou Détestable moi 3 au Québec, (Despicable Me 3) est un film d’animation américain réalisé par Kyle Balda et Pierre Coffin, sorti en 2017. C’est la suite de Moi, moche et méchant 2 sorti en 2013 et de Moi, moche et méchant sorti en 2010.

Synopsis :
Dans les années 1980, Balthazar Bratt est le jeune héros de la série à grand succès Evil Bratt. Après qu’il a été victime d’une poussée de puberté, la série s’arrête brutalement. Jurant de se venger, il devient dans les années 2010 un criminel extrêmement dangereux.

Alors qu’il est parvenu à s’emparer du plus gros diamant du monde, Gru et Lucy parviennent à lui reprendre la pierre précieuse mais Bratt s’enfuit. En conséquence, le couple est renvoyé par la nouvelle directrice de l’agence VL.

Désormais au chômage, Gru fait face à la défection des Minions, galvanisés par Mel et qui pensaient que son licenciement leur permettrait de redevenir méchants.

Tandis que tout va au plus mal, il apprend la mort récente de son père (sa mère lui avait pourtant dit qu’il était décédé à sa naissance) et qu’il a un frère jumeau, prénommé Dru.

Accompagné de Lucy, Margo, Edith et Agnès, Gru part à la rencontre de son frère.

Fiche technique :

  • Titre original : Despicable Me 3
  • Titre français : Moi, moche et méchant 3
  • Titre québécois : Détestable moi 31
  • Réalisation : Kyle Balda et Pierre Coffin
  • Scénario : Ken Daurio et Cinco Paul

Ce que j’en ai pensé :
Vous le savez, dès que j’ai un coup de blues, je me regarde un « Despicable Me » car les Minions me font pisser de rire, et Gru aussi.

Autant j’avais ri avec le premier et le second opus, je reste un peu sur ma faim avec le troisième volet.

J’avoue que commencer le visionnage quand on a une migraine qui vous matraque le cerveau n’était pas une bonne idée, mais je pensais distraire la cervelle et lui faire penser à autre chose que la douleur.

Impossible, alors j’ai repris l’aventure un peu plus tard, quand le mal s’en était allé.

Si le scénario ne manque pas d’originalité avec la découverte pour Gru d’un frère jumeau (comment ça, c’est pas original la découverte d’un autre soi ?? – MDR), ce qui est réellement neuf dans cet opus c’est la révolte des Minions.

Pas une révolte, mais une révolution, sire ! Voilà nos petits jaunes qui s’en vont ailleurs puisque Gru n’est plus un Méchant d’envergure mais s’est amendé depuis sa rencontre avec Lucy et son entrée chez les James Bond de Vigilance Lynx, d’où il vient de se faire mettre dehors par la remplaçante de Silas De La Molfesse qui lui reproche de n’avoir pas su arrêter le nouveau Méchant, Evil Bratt.

Ok, rien de neuf sous le soleil, c’est du déjà-vu, je l’avoue, mais la mise en scène est bien fichue, avec, d’un côté notre Gru et sa petite famille qui s’en va découvrir son frère, qui n’a rien d’un méchant mais voudrait le devenir, et d’un autre côté, les pitreries des Minions qui sont parti de chez Gru et qui vont vivre des tas de péripéties.

De toute façon, lorsque l’on analyse tout, il n’y a jamais rien de neuf sous le soleil, même dans la saga Despicable me puisque dans le premier volet, Gru découvrait les joie de la paternité, dans le deuxième, les joies de l’amûr. Ne restait plus qu’à découvrir les joies de la fraternité, ou plutôt de la famille, lui qui a eu une mère qui ne l’écoutait pas fort.

Si je me suis bien amusée, il m’a semblé rire moins souvent qu’à l’ordinaire. C’était plaisant, sans temps mort, avec de l’action et des choses prévisibles accomplies par Dru, le frère néophyte en méchanceté de Gru, qui ne demande qu’à apprendre.

La bonne surprise viendra du grand méchant du film, Evill Bratt, ancien enfant star d’une série aux allures kitch, et qui est encore plus kitch une fois devenu adulte car môssieur veut se venger de la société qui l’a mis sur le côté lors de sa puberté, arrêtant du même coups sa série animée.

Il se bat à coups de chewing-gum rose, de rubik’s cube, de guitare électrique, de mini-lui, ce qui est kitchisisme à mourir, mais cela donne une autre dimension au film car son kitch a une certaine classe.

Oui, c’est un has been, oui il a tout du mégalo, mais purée, sa folie galopante nous donnera quelques belles scènes d’action.

Autre bonne surprise, le personnage de Lucy qui passe de folle déjantée à femme un peu plus posée cherchant sa place dans la maisonnée, essayant de jouer le dur rôle de mère auprès des filles, qui elles, seront un peu en retrait, sauf Agnès qui est toujours à la recherche de sa licorne.

Mais heu, je rêve ou quoi ? On dirait que la voix française d’Edith n’est plus la même !! Wiki me répondra que je n’ai pas rêvé, ils ont changé la voix d’Edith et elle ne lui va pas du tout.

Anybref, j’ai passé un bon moment, le troisième volet aurait pu être casse-gueule ou le film de trop, il ne le sera pas, même si je le trouve moins drôle, mais je pense que là, il faut arrêter avant de foutre en l’air la franchise et de passer dans le rouge niveau entrées ou critiques.

Et si je désire me payer une bonne tranche de rire avec ce méchant de Gru qui est devenu gentil, je me referai le premier volet, celui dans lequel il n’avait aucun scrupules à être mauvais et vilain !

[TÉLÉFILM] Sherlock Holmes in New York – Sherlock Holmes à New York (1976)

Sherlock Holmes in New York (Sherlock Holmes à New York) est un téléfilm américain réalisé par Boris Sagal, diffusé en 1976 avec Roger Moore (acteur britannique) et Patrick Macnee (acteur britannique) dans les rôles de Holmes & Watson.

Date de sortie initiale : 18 octobre 1976
Réalisateur : Boris Sagal
Société de production : 20th Century Fox Television
Scénario : Alvin Sapinsley
Bande originale : Richard Rodney Bennett

Distribution :
Roger Moore (VF : Jean Roche) : Sherlock Holmes
Patrick Macnee (VF : Roland Ménard) : Docteur Watson
Charlotte Rampling (VF : Brigitte Morisan) : Irene Adler
John Huston (VF : Jean Martinelli) : Professeur Moriarty

Synopsis :
19 – 22 mars 1901 – Londres : Sherlock Holmes arrive chez le Professeur Moriarty, un homme redoutable à la tête du crime organisé londonien. Le détective annonce à son ennemi qu’il a infiltré son organisation criminelle et que tous ses proches collaborateurs ont été arrêtés. Moriarty menace Holmes, mais se retient de le tuer.

L’homme machiavélique annonce qu’il va perpétrer en représailles le « crime du siècle », qui se déroulera sous les yeux du détective sans que celui-ci ne parvienne à l’arrêter, ce qui l’humiliera et le discréditera aux yeux du public.

De retour au 221B Baker Street trois jours plus tard, Watson informe Holmes qu’Irène Adler, devenue chanteuse de music hall à New York, va prochainement donner un récital. Holmes reçoit anonymement par la poste des tickets pour le spectacle, et s’inquiète qu’un lien existe entre les mauvaises intentions de Moriarty et Irène Adler : il décide donc de partir à New York avec Watson.

31 mars – 2 avril 1901 – New York : arrivés de l’autre côté de l’Atlantique, Holmes et Watson se rendent au théâtre où Irène Adler doit se produire le soir même.

Holmes apprend à son grand soulagement que la jeune femme ne semble avoir reçu aucune menace, mais il parvient à comprendre que c’est bien Moriarty qui a envoyé les tickets de spectacle à Baker Street.

Holmes et Watson se rendent le soir-même à la représentation mais le directeur du théâtre informe les spectateurs qu’Irène Adler ne pourra pas se produire.

Le détective, qui apprend l’adresse de la jeune femme, part immédiatement chez elle.

Anecdotes :

  • La voix française de Roger Moore est celle aussi de Nicol Williamson qui joua le rôle de Sherlock Holmes dans « Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express ».
  • La voix française du professeur Moriarty joué par John Huston est celle de Perry Mason (Raymond Burr).

Ce que j’en ai pensé :
Chat échaudé craint l’eau froide… C’est donc avec circonspection (et non avec circoncision) que j’ai entamé le visionnage de ce téléfilm dont j’avais peu d’espoir qu’il terminasse au panthéon des films holmésiens.

Rappelez-moi de me coller des baffes pour être partie avec des préjugés et un jugement prédéfini, ce qui ne se fait pas…

Pas d’excitation non plus, mes loulous, on ne se trouve pas devant le summum des téléfilms holmésiens, mais face à quelques chose qui tient la route et qui se révèle moins pire que ce que j’avais pensé au départ.

Hormis quelques détails qui m’ont fait froncer les sourcils dans la scène de départ, pour la suite, c’était plaisant à voir et divertissant.

Commençons directement par ce qui m’a emmerdé tout au long du film :

  • La tronche de constipé du professeur Moriarty, avec ses bajoues de crapauds et sa voix digne du capitaine Mehrlicht ! Alors d’après Wiki, le doubleur est le même que pour Perry Mason, mais ce jour là, il devait avoir fumé des Gitane et des Johnson sans filtres car c’était rocailleux et horrible à souhait, comme s’il avait des glaires de coincé dans le fond de la gorge…

  • Moriarty est le Napoléon du crime, on est bien d’accord ?? Holmes est le roi du déguisement, on est toujours d’accord ? Mais de là à duper Moriarty en se déguisant en colonel Moran sans que celui-ci ne s’en rende compte, il y a un pas à ne pas franchir…
  • Moriarty cause trop ! Comme tous les méchants, il doit donner son plan, l’étaler et parler de la réalisation imminente de son crime du siècle, passé et à venir ! Rien de moins… On se demande même s’il ne va pas aller nous assassiner J.F.K ! Ah merde, non, nous sommes en 1901, 62 ans trop tôt !
  • Dans son bureau, Moriarty possède plus de pièges qu’Oncle Picsou ! Et presque les mêmes, en plus !
  • Le Watson campé par le Patrick Macnee de « Chapeaux melon et bottes de cuir » est limite débile, il ne capte rien, et n’a que peu de traits de lucidité. Durant tout son séjour à New-York, il regarde les américains comme des imbéciles sans savoir qu’il en est un lui-même, d’imbécile ! Et en prime, son boitillement le fait marcher comme un canard.

  • Nooon, Holmes ne va quand même pas se rendre à New-York en deerstalker et macfarlane ?? Ben si ! Et en plus, on lui fait fumer une pipe calebasse ! Même si l’histoire se déroule en 1901, cette pipe n’a pas encore été ramenée en Grande-Bretagne.

  • Heureusement, il ira au théâtre en smoking…

  • Je n’ai rien contre Roger Moore en Holmes, mais bon, parfois, il fait un peu trop du  James Bond, trop de Simon Templar, trop de Brett Sinclair… Trop de Moore, quoi ! mdr
  • Par contre, dans le noir, avec ses cheveux coiffés de la sorte, on dirait Benedict Cumbertbatch à certains moments…

Pour le reste, pas de remarques mesquines à faire, il y a de l’action, du mystère, deux enquêtes et Holmes est pris à la gorge, ne pouvant en résoudre une sous peine d’avoir la mort d’un enfant sur la conscience.

Et quel enfant en plus ! Non, je ne dirai pas qui est sa maman… Ni qui pourrait être son papa…

Charlotte Rampling fait une excellente Irene Adler, de la distinction, de la classe, elle et Holmes s’appelle par leurs prénoms, ce qui fait très choupi, mais à un certain moment, sa doubleuse doit avoir testé plusieurs versions du prénom de Sherlock car elle nous donne du Tcherlock, ce que je déteste et ce qui n’est pas juste.

Le jeu entre elle et Holmes est subtil, on se doute qu’il y a eu des choses entre eux, on se doute qu’il y en a toujours, ils parleront d’un voyage au Monténégro, leur deux, on imagine des choses coquines, mais on ne verra rien, dommage, mais tant mieux, dans le fond, parce qu’il y a plus dans leur non-dit que dans un long baiser qu’ils auraient pu se rouler.

Watson, hélas, est un débile mental profond, il ne voit pas ce que le téléspectateur comprend très vite, ou du mois, ce que nous soupçonnons aisément. Lui, c’est nada, on lui mettrait devant le nez qu’il ne comprendrait pas encore.

Dommage, parce que dans le film, il aura quelques moments de conducteur de lumière ou de boost pour Holmes qui se laisse abattre quand il comprend le piège de Moriarty.

Niveau bagarres, ce n’est pas le top, mais nous nous trouvons dans un vieux film, ce qui est normal, donc, que les scènes aient l’air d’être foireuses… Comme celles des courses-poursuites en fiacre…

New-York, comme la ville de Londres, n’échappera pas au nappes de brouillard, ça donne toujours une certaine ambiance, je trouve, même si elles flottent dans les airs comme des fantômes…

Au final, même si ce n’est pas le téléfilm du siècle, ça se laisse regarder avec plaisir, pour se divertir, c’est ce qu’il faut, on a deux enquêtes où Holmes devra se montrer plus malin que Moriarty, qui lui, a mis au point un plan machiavélique, qui, en cas de réussite, aurait vraiment été le crime du siècle et aurait placé le professeur sur un piédestal par rapport à Holmes.

Mais Sherlock Holmes est le plus fort ! Na.

À voir sans se prendre la tête, avec du pop-corn et un bon mojito !

On oscille donc entre :

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine  et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

 

[FILMS] Les Goonies (The Goonies) : Richard Donner, Chris Columbus & Steven Spielberg (1985)

Les Goonies (The Goonies) est un film d’aventure américain réalisé et produit par Richard Donner sur le scénario de Chris Columbus d’après une histoire de Steven Spielberg.

Le film met en scène une bande d’adolescents des Goon Docks, surnom du quartier d’Astoria dans l’Oregon.

Distribué par Warner Bros. Pictures, ce film est sorti le 7 juin 1985 aux États-Unis et au Canada.

En France, il est sorti le 4 décembre 1985 sous la distribution de Splendor Films.

Synopsis :
Astoria, automne 1985. Alors que les terribles Fratelli s’évadent de prison, Bagou, Choco, Data et Mickey, une bande de gamins, trouvent dans le grenier de ce dernier une vieille carte au trésor menant au pirate Willy le Borgne.

Alors que leur quartier va bientôt être rasé par le promoteur Elgin Perkins pour être remplacé par un terrain de golf, les garçons décident de se mettre à la recherche du butin pour éviter la destruction des maisons.

Bientôt rattrapés par Brand, le frère de Mickey, et deux amies, Steph et Andy, les « Goonies » suivant leur carte, arrivent et pénètrent dans un vieux restaurant en bordure de mer ; sans savoir que l’endroit est déjà occupé par les Fratelli en cavale, s’en suivra de la poursuite de leur aventure souterraine jusqu’au bateau pirate de Willy le Borgne et de son fameux trésor…

Fiche technique :

  • Titre : Les Goonies
  • Titre original : The Goonies
  • Réalisation : Richard Donner
  • Scénario : Chris Columbus, d’après une histoire de Steven Spielberg

Les Goonies :

  • Sean Astin  : Mickael « Mickey » Walsh
  • Corey Feldman  : Clark « Bagou » Devereaux
  • Josh Brolin  : Brandon « Brand » Walsh
  • Jonathan Ke Quan  : Richard « Data » Wang
  • Jeff Cohen  : Lawrence « Choco » Cohen
  • Kerri Green  : Andrea « Andy » Carmichael
  • Martha Plimpton  : Stephanie « Stef » Steinbrenner

Autres :

  • Robert Davi : Jake Fratelli
  • Anne Ramsey : Mama Fratelli
  • Joe Pantoliano : Francis Fratelli
  • John Matuszak : Lotney « Sinok » Fratelli

Ce que j’en ai pensé :
Un film adoré lorsqu’on était gosse et ado peut-il encore nous transporter une fois adulte ? C’est ce que j’ai eu envie de tester avec les Goonies, un film que j’avais déjà vu au moins 5 ou 6 fois.

Verdict ?

Oui, il a bien passé l’examen, malgré le fait que tout est un peu exagéré dans ce film, que tout est téléphoné et que tout fini bien pour le meilleur des monde.

Alors oui, j’ai ri de certaines incohérences, de certaines coquilles qui furent gardées au montage alors que les scènes auxquelles elles se référaient avaient été coupées.

Je me demandais depuis des lustres pourquoi Data nous parlait d’une pieuvre géante, alors que je n’avais pas vu l’ombre d’une tentacule dans le film, mais grâce à mon ami Wiki, je sais maintenant que toutes ces erreurs et coquilles  sont dues à des intrigues secondaires qui ont été filmées, mais supprimées au montage.

La scène de la pieuvre ainsi que d’autres scènes supprimées ont été incluse dans les bonus du DVD, parait-il. Mais dommage, je ne possède pas le DVD, mais je vais régler ce problème assez vite, le marché des DVD d’occase est bien achalandé !

Les Goonies, c’est un mélange d’une bande de copains qui sont tristes que leur quartier soit rasé et que chacun doivent aller vivre ailleurs, c’est un mélange de Peter Pan pour le côté magique de l’enfance, sans oublier un dose d’Indiana Jones pour la chasse au trésor et tous les pièges qui l’émaille.

Les Goonies, ce sont des méchants un peu cons, comme souvent dans les comédies américaines, ce sont des frères qui se tapent dessus, une mère qui a tout d’une Ma Dalton et un autre frère caché car horrible.

Les Goonies, c’est donc un groupe de 4 copains, flanqué du frère ainé de l’un d’eux, les Goonies, c’est une équipe de choc, une bande de garnements friands d’aventures, des rêveurs, des bricoleurs genre MacGyver, le genre aussi à se laisser embarquer dans d’incroyables épopées, chacun apportant se touche personnelle, que ce soit avec un bagou, avec des inventions bizarres, de la bouffe ou de la timidité d’un doux rêveur.

Les Goonies, ça vous replonge direct en enfance, quand vous aussi vous aviez une bande de copains, que vous aussi vous rêviez de faire une cabane et de vivre des tas d’aventures un peu folles, comme celles que vous lisiez dans les livres.

Alors oui, tout est téléphoné, on est face à la famille américaine dans toute sa splendeur, avec maman qui fait les courses avec la bonne, papa qui ne sait plus payer les traites, malgré le fait qu’il travaille, avec la jolie fille sans épaisseur qui tombe amoureux du frangin musclé de ce brave Sam Gamegie… heu, de Mickey Walsh !

Mais merde, retomber en enfance, de temps en temps, ça ne fait de tort à personne et j’ai mis de côté les décors en carton pâte, les incohérences, les pièges qui fonctionnent toujours après 300 ans (si pas plus), et les méchants qui perdent tandis que les bons gagnent.

Ça m’a fait rajeunir de le revoir !

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Le Signe des Quatre – Desmond Davis (1983)

Le Signe des Quatre de Desmond Davis (1983)

Avec Ian Richardson (Sherlock Holmes) et David Healy (Dr. John Watson)

Celles et ceux qui ont suivi leurs programmes télé sans omettre les petites chaînes de la TNT ont pu se rendre compte qu’en ce mois d’Août, la chaîne Chérie 25 avait remis Sherlock Holmes à l’honneur les vendredis soirs, en nous diffusant une série sur les aventure fictives de Conan Doyle, et quelques films adaptés du canon.

C’est d’ailleurs à cette occasion que nous avions battu le rappel croyant bêtement les programmes télé qui s’étaient trompés pendant une semaine sur la version du Chien des Baskerville qui serait diffusée, avant de rectifier le tir au dernier moment…

Cela nous avait bien mis en colère et en prime la version du Chien des Baskerville était calamiteuse.

Vendredi dernier, Chérie 25 diffusait une adaptation du Signe des Quatre, tournée la même année et toujours avec Ian Richardson dans le rôle de Holmes…

Déçue par le Chien des Baskerville je m’étais abstenue de battre le rappel cette fois-ci… Et j’ai eu tort !

Résumé :
Le Major Sholto dîne avec ses deux fils quand son majordome lui apporte un pli déposé pour lui… Ce pli est ce qui ressemble à un plan de bâtiment, et provoque chez le maître de maison une vive émotion qui vire à l’attaque d’apoplexie.

Le Major Sholto explique qu’avec quatre compères, il avait mis la main sur un trésor qu’il garde planqué dans le grenier et qu’il a été injuste car il n’a jamais remis la part du trésor de l’un de ses compères décédé à la fille de ce dernier… Qui n’est autre que Miss Mary Morstan.

Pendant que le père essaie de se remettre ou agonise dans son lit, les fils se disputent sur la pertinence de donner ou pas un tiers du dit trésor à Miss Morstan. On voit que les deux fils sont bien prgamatiques et se voient déjà hériter.

Et ils ont raison puisque tandis qu’ils sont trop occupés à chercher le trésor dans le grenier, un type à jambe de bois a réussi à entrer dans la demeure et est arrivé régler ses comptes avec le Major Sholto qui meurt de peur avant de laisser satisfaction à l’intrus.

Quelques temps plus tard, Miss Mary Morstan vient rencontrer Holmes et Watson, ayant reçu un gros diamant ainsi qu’une invitation à rencontrer un étrange inconnu pour une affaire de la plus haute importance.

Le gros diamant s’avère d’après Holmes qui sait tout (j’avoue que des fois il m’énerve à tout savoir comme ça !), être le deuxième plus gros diamant du monde !

Voilà Holmes ferré comme un beau poisson, et Watson aussi. Holmes est évidemment intéressé par l’affaire…

Quant à Watson… C’est par la charmante orpheline (à moins que ce soit pour la fortune qu’elle vient de recevoir ? Hummm… Pourquoi il n’y aurait que les femmes qu’on soupçonnerait de vénalité ? Hein? Je vous le demande! ).

Ce que j’en ai pensé :
La version du Chien des Baskerville avec Ian Richardson m’avait horripilée pour bien des raisons, et c’est avec certaines craintes que j’ai visionnée la version du Signe des Quatre, me rassurant sur le fait que le réalisateur n’était pas le même…

Que le Watson n’était pas non plus le même… et qu’il y avait peut-être des chances que l’équipe de scénaristes-adaptateurs ait également changé.

Je ne suis pas allée dans les détails du générique pour le vérifier…

Dans l’ensemble, cette version m’a semblée moins insupportable que le Chien des Baskerville vu la semaine passée.

Ian Richardson campe toujours son rôle de Holmes de façon très crédible. Il a le physique de l’emploi (maigre et limite émacié) ce qui l’aide passablement.

Tout d’abord, l’esthétique était nettement moins kitchouille !

Les coloris, les coiffures, les décors, agressaient moins la rétine et étaient plus conformes à ce qu’on pouvait voir dans les années 80 en termes de reconstruction de l’ère victorienne.

Je garde évidemment en mémoire l’adaptation Granada avec J.Brett comme étalon de comparaison.

Ensuite, le, changement de Watson est une véritable bénédiction ! Certes, il n’apparaît pas non plus comme un candidat potentiel pour le Nobel, voire pour entrer au Club Mensa (qui n’ouvre ses portes qu’aux sujets ayant démontré avoir un QI supérieurs à 130, soit un peu moins de 2% de la population générale)…

Mais il nous change du godichon calamiteux dont nous avions subi les frasques la semaine passée !

Cependant … Il est bien enrobé, nettement quinquagénaire ce qui n’est pas très canonique…

Et ses élans amoureux naissants à l’adresse d’une jeune femme qui a peut-être trente ans de moins que lui sont d’un ridicule achevé !

Il fallait que Miss Morstan soit bien désespérée pour s’enticher d’un croulant pareil !

Cela étant avec le deuxième plus gros diamant du monde en poche… Elle n’était plus obligée de se caser à tout prix ! Enfin bref…

L’histoire canonique ne paraît pas aussi malmenée que dans l’adaptation du Chien des Baskerville au premier abord.

Cependant en y réfléchissant bien, je me dis que si je retournais lire de près l’œuvre originale je trouverais au moins autant de libertés prises avec le canon que dans l’adaptation de la semaine dernière…

Ma dernière lecture étant un peu ancienne je vous livre les divergences les plus flagrantes.

En effet, exit l’addiction pas très politiquement correcte de Holmes avec la coco à 7% (c’est un film grand public mince ! Même si à 21h30 on a droit à un spot publicitaire Durex expliquant aux vrais zhômes que grâce aux capotes de la même marque ils sont certains de nous donner des orgasmes tonitruants… Un grand moment de solitude pour la mère de famille de jeunes adolescents que je suis ! Franchement j’aurais préféré leur parler des méfaits de la cocaïne injectable plutôt que de la mécanique de mes orgasmes !!! Enfin… ils ont eu la décence de ne pas m’interroger !)…

Et puis… Dans le Canon, Mary ne reçoit pas « juste » le diamant « Grand Mogol », mais se voit mystérieusement adresser des perles précieuses depuis six ans !

Il semble en effet, que la réalisation ait préféré resserrer la temporalité de l’histoire, un parti pris qui selon moi ne s’imposait franchement pas du tout !

En outre, l’estimation du trésor annoncée dans le film est nettement surévaluée par rapport à ce qui est dit dans le canon (500 000£).

Et la surévaluation ne peut même pas être expliquée par une intention de convertir la valeur du trésor en livres des années 80 pour que le public mesure mieux de quoi il retournait car dans ce cas, le dit trésor aurait été nettement sous-évalué !

D’ailleurs, les scénaristes ont préféré commencer par nous expliquer dès le départ le nœud du problème plaçant le spectateur en position de regard omniscient qui sait déjà ce que Holmes recherche, là où le texte original adopte plutôt la progression de nos héros dans leur compréhension de l’affaire, ce qui a le mérite de renforcer le suspense et l’intérêt de la lecture !

Je trouve ce choix déplorable, et bien facile.

En résumé :
Une adaptation relativement correcte mais qui pèche par un parti pris narratif tuant les ressors originaux du suspense du roman, en expliquant trop de choses d’emblée, et en condensant la temporalité du canon, quitte à en modifier quelques détails d’une importance somme toute mesurée.

Ian Richardson est un Holmes convainquant, et l’on regrettera que le Watson campé par Healy ne serve que de faire valoir en surpoids, et puisse se comporter en ado rougissant  devant une jeune femme alors qu’il est déjà quinqua.

À voir à l’occasion…

Voice from the Stone : Eric D.Howell (2017)

Ce film est sorti aux États Unis en avril 2017 et vient de sortir directement en DVD en France sans passer par case cinéma.

Ce genre de situations étranges arrivent parfois faute de distributeurs assez couillus pour donner leur chance à autre chose qu’à des block-busters (genre le Valérian de Besson que mes enfants m’ont obligée à voir… et que j’ai trouvé bien long et ennuyeux mais parfait pour des ados)…

Il est vrai que la distribution ne réunit pas de bankables célèbrissimes, bien que l’actrice principale se soit faite remarquer dans Game of Thrones (Daernerys Targarien, la mère des dragons) et Terminator Genesis…

Mais le scénario, l’ambiance, l’esthétique et le jeu des acteurs valaient bien certaines merdouilles surmédiatisées qu’on nous incite à aller voir par un matraquage publicitaire effroyable !

Or donc… Je résume :

Dans les années 50, Verena, une jeune femme, gouvernante autodidacte, spécialisée dans les enfants mutiques à qui elle parvient à rendre la parole, quitte brutalement ses derniers employeurs puisque leur petite bambinette s’est remise à parler pour exprimer presque aussitôt son refus de voir sa gouvernante chérie l’abandonner !

Et oui, ainsi est le contrat. Elle arrive, l’enfant parle, elle repart, comme Nannie MacPhee. Et c’est de plus en plus dur car leur rendre la parole après un traumatisme suppose de nouer un lien émotionnel très fort avec les enfants.

Ça me rappelle que j’ai parlé tard moi-même mais mes parents se sont contentés de m’envoyer à l’école maternelle d’où je suis rentrée en ayant plein de chose à leur dire… genre « merde », « con », « chier » et plein d’autres petits mots ravissants ! J’avais enfin trouvé des trucs intéressants à leur dire et qu’ils ne pouvaient plus faire semblant de ne pas entendre ! Youpeee ! Fin de parenthèse !

Or donc, à peine a-t-elle quitté sa dernière petite protégée qu’elle file telle une Marie Poppins vers son prochain travail: rendre la parole à un petit garçon qui s’obstine à ne plus décrocher un son depuis que sa mère est décédée.

Une grande maison qui porte les traces du temps… un mausolée de famille où gisent les ancêtres… des statues de pierre abîmées un peu partout… un factotum ombrageux limite inquiétant… une grand mère sympathique mais qui ne révèle ses secrets qu’au compte gouttes… un maître de maison distant… une carrière de pierres désaffectée et engloutie par les eaux… et le tout dans une campagne perdue au fin fond de l’Italie où la brume tombe parfois… voilà qui plante le décor… et l’atmosphère.

Critique :
J’ai beaucoup aimé ce film. L’héroïne est belle, sensible, campée par une actrice que je ne connaissais pas et que j’ai trouvée très honorable. Le petit garçon ne parle pas… mais tel un grand acteur en devenir, il parvient avec sobriété à exprimer tellement de choses!

Je ne peux pas m’empêcher de faire un lien entre ce film et le Tour d’Écrou dont je vous avais parlé il y a quelques temps. En effet, une histoire de gouvernante qui débarque dans une maison lugubre et se frotte aux mystères des uns et des autres…

Je craignais même en commençant le visionnage de ce film d’être devant une Nième libre adaptation de l’œuvre d’Henry James, mais cette impression s’est vite dissipée car le scénario est bien différent.

Cela étant… Tout comme dans le Tour d’Écrou, le scénario nous fait subtilement naviguer entre deux eaux, laissant le spectateur choisir la façon dont il peut interpréter les faits, soit en allant du côté du psychologique… soit du côté du fantastique.

Chacun verra midi à sa porte, ou comme moi refusera de choisir en s’attachant justement à l’effet recherché, et aux surprises qui en découlent quand le film arrive à sa fin.

On pourra regretter que le budget n’ait pas permis de rajouter une petite dizaines de minutes au dénouement qui par moments peut paraître un peu précipité et insuffisamment lisible là où prendre un peu plus de temps aurait permis au spectateur de ne pas se sentir trop désorienté…

À moins que ce ne soit un parti pris volontaire pour nous plonger dans une inconfortable perplexité ? État proche de celui de l’héroïne ?

A voir !

Décharge : Moi Ida, en pleine possession de mon peu de moyens grâce à un découvert autorisé, atteste par la présente que le billet ci-dessus a été rédigé bénévolement pour le Blog Cannibal Lecteur, et que je n’ai pas demandé ni reçu de rétributions autres que la considération de Dame Belette.

Et de toute façon, comme on ne fait pas de politique, le Canard Enchaîné se fiche pas mal de ce que nous écrivons ici, alors même si elle me filait 300.000 Brouzoufs Impériaux aux Iles Caïman le fisc n’en saurait rien, épicétou !

En même temps vu le cours actuel du Brouzouf Impérial… Même si le fisc était au courant, ils ne dépenseraient même pas un timbre pour me dire que ce n’est pas bien !

[FILMS] Le chien des Baskerville (était un sale clebs) – Douglas Hickox (1983)

The Hound of the Baskervilles – Le chien des Baskerville – Téléfilm de Douglas Hickox (1983)

Avec Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôles de Sherlock Holmes et du Dr Watson.

[Fiche réalisée par Ida]

Or donc, après avoir espéré pendant une semaine, voir le chef d’œuvre produit en 1959 par la Hammer, promis par mon programme TV, je me suis rendue compte le jour même que ce n’était plus cette version, mais celle de 1983 de Douglas Hickox qui allait être diffusée le 11 Août dernier.

Bien que révoltée par ce changement et par les fausses promesses (à qui la faute ? la chaîne ? le programme TV ? Ma naïveté ?), j’ai tout de même regardé ce film n’ayant rien de mieux à faire (si ce n’est regarder les vieux épisodes de Fantômas de 1980 qui ont assurément mal vieilli si j’en crois leur rythme proche d’un Derrick).

Répondant à l’invitation de la Belette Cannibale, je vous livre ici mes impressions qui… comment dire… sont loin, mais alors très loin d’être bonnes !

L’intrigue :

Faut-il vraiment la rappeler cette intrigue ? Au risque de froisser les amateurs de polars qui à quelques exception près l’ont déjà tous lue ou au moins tous vue ? Sans parler du fait que ce n’est pas la première fois qu’on la présente sur ce blog !

Ben oui ! Il le faut ! Parce que c’est comme ça ici ! On résume l’intrigue sans la spoiler avant de passer à la critique !

Et si vous n’êtes pas contents et si ça vous ennuie, je vous invite à passer au paragraphe suivant en vous priant de ne pas m’en vouloir de respecter les usages. Ben oui… il en faut pour tout le monde !

Figurez-vous qu’il y a encore des gens qui n’ont pas lu ou vu le Chien des Baskerville… Ou des nouveaux lecteurs qui découvrent le blog! Il faut peser à eux et leur donner envie de découvrir ce monument holmesien…

Le problème… C’est que je ne vais pas trop leur donner envie de voir ce film alors…

Le mieux est de leur proposer de lire le roman et de découvrir la fiche que Belette nous en propose déjà sur son blog.

Alors… Où en étais-je moi… Ah oui ! Voilà, ça me revient… Donc… Holmes et Watson prennent leur petit déjeuner comme un vieux couple et Watson trouve une canne. Qui a donc pu bien rendre visite à son vieux compagnon ? Hummm…

Tel une épouse jalouse, voilà Watson sur le coup ! Évidemment comme d’habitude il est un peu à côté de la plaque, et comme dans presque toutes les aventures du canon, Holmes se livre à un exercice de déduction magistral pour bien nous montrer qui est le boss !

La canne appartient donc à un médecin de campagne qui vient consulter le Génie des Détectives car il s’inquiète pour l’héritier du domaine de Baskerville dans le Dartmoor, qu’il craint menacé par la malédiction planant sur les hommes de sa famille et dont le précédent Lord de Baskerville vient probablement de mourir puisque son cadavre fut retrouvé près du manoir alors que dehors le hurlement du Chien de l’Enfer qui avait déjà conduit quelques siècles plus tôt un de ses ancêtres malfaisants auprès de Satan, s’était fait entendre dans la nuit noire et ténébreuse.

Holmes et Watson parviendront-ils à sauver Sir Henry Baskerville des forces obscures qui le menacent? Et voilà nos deux héros partis dans une nouvelle aventure !

Critique :
Et ben c’est déjà là que ça commence le bordel ! Holmes fait la fine bouche dans le roman (et oui cette aventure n’est pas une simple nouvelle du canon, c’est l’un des quatre romans qui le compose et qui plus est, a été écrit hors chronologie après la « mort » de Sherlock Holmes sous la pression du public et des éditeurs).

Dans le Canon, il fait sa diva qui n’a pas l’air trop intéressée… Alors que dans le film, pfff ! Il trinque pour fêter ça alors qu’il est pourtant un peu tôt pour prendre de l’alcool !

Certes un petit verre de sherry au matin n’a jamais collé KO qui que ce soit au fond d’un fauteuil… Cependant Holmes ne boit pas au petit matin! Cocaïnomane passe encore… Mais alcoolique, non !

Et puis… Quelle mouche les a donc piqués ! Que de libertés prises avec le canon !

Non, Sir Henry n’a pas envie de repartir vivre aux States ! Le canon nous dit bien qu’il envisage bien de s’établir dans son héritage… Quelle idée de lui faire dire qu’il passe juste mettre les affaires en ordre avant de reprendre le bateau ???

Et d’où ça sort le fait que le barbu qui lui file le train lui tire dessus en pleine rue avec une canne à air comprimée dont le système nous renvoie évidemment à la redoutables arme du Colonel Morand dans « la maison vide » ??? Pas du Chien des Baskerville en tout cas !

Et pourquoi font-ils redresser à Holmes un tisonnier à mains nues que je ne sais plus quel personnage vient de plier sous l’effet de la colère  alors que cette péripétie sort de « la bande mouchetée » et de nulle part ailleurs ??? [tisonnier plié par le docteur Roylott de Stoke Moran ©Belette]

Et puis… Entendre les cloches de Saint Paul à Baker Street… Pour croire ça il faut franchement ne jamais avoir mis les pieds à Londres ! On a le droit de n’y être jamais allé, mais pas quand on prétend faire un Sherlock Holmes ! Londres est le troisième personnage principal du canon !

Je vous avoue qu’à ce stade-là, j’ai cessé de m’étonner des autres éventuelles libertés prises avec le texte et les réalités afin d’en tenir le compte. D’autant que ma lecture du Toutou date un peu…

D’ailleurs j’ai dû solliciter l’aide de Belette pour me rafraîchir la mémoire sur les circonstances d’intervention de Lestrade dans l’histoire. [Belette toujours prête !]

Le film prétend qu’il est est là pour retrouver des prisonniers évadés et fait de sa rencontre avec nos héros une surprise…

Alors que dans le texte, c’est Holmes qui lui a demandé de venir via un télégramme pour traquer le toutou et surtout son maître. [Ci-dessous, des extraits du Canon]

– Et demandez au chef de gare s’il y a un message pour moi.
Le jeune garçon revint avec un télégramme que Holmes me tendit. Il était conçu comme suit :
« Télégramme reçu. Arrive avec mandat en blanc à cinq heures quarante. – Lestrade. »

L’express de Londres entra en gare et un homme de petite taille, sec, nerveux comme un bouledogue, sauta sur le quai. Nous échangeâmes une solide poignée de main, et à en juger par la manière respectueuse dont Lestrade regardait mon ami, je compris qu’il en avait appris long depuis le jour où ils avaient commencé à travailler ensemble. Je me rappelais le dédain avec lequel cet homme pratique accueillait alors les théories du logicien.
« Du bon travail en vue ? demanda-t-il.
– La plus grosse affaire de ces dernières années, répondit Holmes. Nous avons deux heures devant nous avant de songer à nous mettre en route. Je pense que nous pourrions employer ce délai à manger quelque chose ; après quoi, Lestrade, nous chasserons de vos bronches le brouillard londonien en vous faisant respirer la pureté de l’air nocturne de Dartmoor. Vous n’étiez jamais venu ici ? Ah ! Eh bien, je crois que vous n’oublierez pas votre première visite dans ce délicieux pays ! »

Là encore je ne comprends pas la raison de tels changements sans intérêt dans l’histoire. À moins que les scénaristes n’aient lu le livre qu’en diagonale?

Et ça ce n’est franchement pas satisfaisant.

Les scénaristes sont généralement bien payés, la moindre des choses serait qu’ils lisent correctement les œuvres qu’ils ont à adapter. Si je bossais comme ça, je me ferait virer, moi !

Certes, pour certains de ces ajouts, on pourra dire qu’il s’agit de clins d’œil au reste de l’œuvre… Blablabla…

Mais si les « clins d’œil » peuvent passer dans un pastiche, dans une adaptation d’un texte du canon, ils sont déplacés, au sens propre comme au sens figuré.

Et on ne peut que déplorer de telles libertés prises avec le texte dans la mesure où elles n’apportent strictement rien et que de suivre à la lettre le canon n’aurait pas coûté plus cher au producteur !

J’ai regretté en outre l’absence d’une atmosphère réellement gothique propre à l’époque et qui sied particulièrement à cette œuvre.

La maison de Baskerville n’est pas assez lugubre à mon goût, et rien ne vient mettre le spectateur dans une ambiance épaisse de suspens.

Même le klebs ne fait pas peur : un gros dogue allemand ou danois (dans le noir j’ai mal vu) avec des lentilles de contact… Bof… Pas terrible. Deux raisons essentielles à cette ambiance loupée:

La première : une esthétique qui se cherche sans se trouver. En effet, l’ère victorienne ou édouardienne (le roman est publié en 1902) nous est présentée à travers une esthétique datant des années soixante ou soixante-dix alors que le film date de 1983 et que la série de la Granada avec Jeremy Brett pourtant contemporaine semble résolument plus moderne et constitue un élement de comparaison à charge.

Les coiffures des personnages, les couleurs choisies aussi bien dans les costumes que pour les décors sont datés même pour l’époque de sortie du film, comme s’ils avaient voulu faire une (pâle) copie du film de la Hammer.

La vision de l’ère victorienne des années 60 revisitée par les années 80… Quel gag ! C’est d’un kitch qui pique les yeux !

La seconde raison, et à mon avis la principale, au manque d’atmosphère de ce navet (ça y est, maintenant c’est dit !) c’est le jeu des acteurs. Holmes, campé par un Ian Ridcharson avec des faux airs de Peter Cushing (c’est ce qui me fait penser à une éventuelle tentative de remake du film de la Hammer, plutôt que d’un essai d’adaptation du canon) est correct et surnage dans un océan d’acteurs de grand guignol lui servant de faire valoir.

Le jeu des personnages secondaire (et le doublage n’y a rien arrangé sans doute) est constamment outré et exagéré. Même quand les personnages ne disent rien, ils en font trop !

Le pire de tous est incontestablement Watson ! Le benêt absolu dans toute sa splendeur, qui en rajoute des caisses à tout bout de champ et se prend tout le temps les pieds dans le tapis! Un histrion pareil se verrait radié de l’Ordre des médecins sur le champ tant sa manière d’être d’une niaiserie irritante est un scandale pour la communauté médicale des âges anciens, présents et à venir !

Il n’est pas encore pré-retraité comme dans de trop nombreuses adaptations, mais encore trop vieux pour le rôle…

Holmes, bon quinqua, n’est pas de toute jeunesse non plus d’ailleurs, et nous n’échapperons pas à la pipe calebasse non canonique…

Mais curieusement, ils ont bien veillé à ce que Holmes ne porte le deerstalker que dans le Dartmoor, lui laissant un haut de forme à Londres !

Un tel éclair d’intelligence (probablement involontaire) se détachant d’une telle médiocrité ambiante ne peut être que remarqué et salué.

Conclusion :

Ce film ressemble plus à un remake, voire à une mauvaise parodie, d’une célèbre adaptation cinématographique plus ancienne du canon, qu’à une véritable adaptation du roman de Conan Doyle et ne pourra qu’irriter les holmesiens mêmes les plus modérés !

L’ajout d’éléments renvoyant à d’autres nouvelles, les libertés prises avec l’histoire originale, l’esthétique kitch et le jeu déplorable des acteurs qui fait perdre toute consistance, tout suspens et toute atmosphère, font de ce navet l’une des pires adaptations du mythe.

À ne voir que la veille d’une compétition sportive ou d’un rendez-vous pour demander une augmentation à son boss, afin de remobiliser ses pulsions agressives !

Ou en cas de chute de tension grave…

Décharge :

Moi, Ida, plus très saine de corps mais presque saine d’esprit, atteste avoir rédigé ce billet gratuitement et bénévolement et n’avoir réclamé ni reçu de paiement de quelque nature que ce soit en contrepartie.

J’autorise la susnommée Belette Cannibale Lecteur à en faire l’usage qu’elle souhaitera et l’autorise à publier le présent billet sur son blog du moment qu’elle n’y joint pas de liens vers mes sextapes circulant sur le net, ou de photographies de moi, nue ou habillée.

Le toutou des Baskerville à la téloche ! [EDIT de dernière minute]

Y’a un truc qui  m’énerve dans les programmes télés, ce sont les déprogrammations de dernière minutes…

On te fait miroiter un Chien des Baskerville de la Hammer avec le beau Christopher Lee dans le rôle de Baskerville et Peter Cushing dans celui de Holmes et puis, bardaf, c’est l’embardée et on te sort en dernière minute qu’en fait, tu auras une version « téléfilm » du Chien des Baskerville de 1983 avec  Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôle titres de Holmes-Watson.

Certes, celui-ci, je ne l’ai pas vu, mais merde quoi, quand on te fais du pied avec un film, on ne te le retire pas ensuite, sans coup férir, au risque de te faire passer, toi et ton petit moineau, pour des imbéciles ! Ben oui, nous annoncions un film de la Hammer, nous….

Et nous aurons un téléfilm dont je vous offre les images…

Ne l’ayant pas chroniqué, je vous joins une critique que j’ai trouvée sur le Net en cherchant des images, une autre en provenance de la SSHF et qui dit tout le contraire de la première, ainsi que sa fiche chez mon pote Wiki.

À vous de voir…