[FILMS] Harry Potter et la Chambre des secrets de Chris Columbus (2002)

Harry Potter et la Chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets) est un film fantastique britannico-américain réalisé par Chris Columbus, sorti en 2002.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le deuxième volet de la série de films Harry Potter. Il est précédé par Harry Potter à l’école des sorciers et suivi par Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban.

Synopsis : 
Alors que l’oncle Vernon, la tante Pétunia et son cousin Dudley reçoivent d’importants invités à dîner, Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre.

Dobby, un elfe, fait alors son apparition. Il lui annonce que de terribles dangers menacent l’école de Poudlard et qu’il ne doit pas y retourner en septembre. Harry refuse de le croire.

Mais sitôt la rentrée des classes effectuée, ce dernier entend une voix malveillante.

Celle-ci lui dit que la redoutable et légendaire Chambre des secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l’héritier de Serpentard de semer le chaos à Poudlard.

Les victimes, retrouvées pétrifiées par une force mystérieuse, se succèdent dans les couloirs de l’école, sans que les professeurs – pas même le populaire Gilderoy Lockhart – ne parviennent à endiguer la menace.

Aidé de Ron et Hermione, Harry doit agir au plus vite pour sauver Poudlard.

Fiche technique :

  • Titre francophone : Harry Potter et la Chambre des secrets
  • Titre original : Harry Potter and the Chamber of Secrets
  • Réalisation : Chris Colombus
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling
  • Date de sortie : 4 décembre 2002
  • Durée : 2h41mn (version cinéma) / 2h54mn (version intégrale blu-ray)

Distribution : 

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Richard Harris : Albus Dumbledore
  • Kenneth Branagh : Gilderoy Lockhart
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall
  • Alan Rickman : Severus Rogue
  • Tom Felton : Drago Malefoy
  • Bonnie Wright : Ginny Weasley
  • Alfred Enoch : Dean Thomas
  • James Phelps : Fred Weasley
  • Oliver Phelps : George Weasley

Ce que j’en ai pensé :
Oui, je sais, je suis terrible ! J’ai lu et regardé les trois premiers volets de la saga Harry Potter.

Quel intérêt, me direz-vous, quand on a encore toute l’histoire en tête ?

Tout simplement le plaisir de revoir un film que l’on adore, de passer du temps avec des personnages que l’on adore, avec leurs visages poupins, ceux de gosses, encore, surtout Emma Watson.

Le plaisir aussi de retrouver Kenneth Branagh dans le rôle de Gilderoy Lockhart qui lui allait comme un gant.

Et de voyager dans la voiture volante de Arthur Weasley !

Le tout après avoir croisé un Dobby qui ressemble à un Poutine et vu un magnifique gros gâteau léviter sans que l’on puisse l’éviter.

Pour le match de Quidditch, toujours aussi impressionnant et qui donne envie que ce sport existe en vrai car plus passionnant que le foot et là au moins, les joueurs ne geignent pas au moindre coup !

Même si, dans celui-ci, il y a eu interférence de l’elfe de maison…

Pour la visite de la maison des Weasley, nommée le Terrier et qui va permettre à Harry de passer des vacances agréables à partir du moment où il arrivera chez les Weasley.

Parce que le passage sur le chemin de traverse ne va pas nous présenter avec émerveillement une rue remplie d’échoppes remplies d’articles pour sorciers mais nous plonger au cœur d’une rue malfamée et nous présenter des sorciers adeptes de la magie noire, et qui vouent une haine intense envers les nés-modlus.

L’allée des embrumes fait nettement moins rêver. On sent que l’on arrive un cran au-dessus du premier film/tome, que l’on monte d’un échelon dans la noirceur de l’âme humaine, ou sorcière.

Pour le Basilic qui ne pousse pas en pot, qui a une sale gueule, une mauvaise haleine et ressemble à s’y méprendre à un rejeton de Godzilla !

Et puis aussi parce que Columbus offre un film familial, malgré la noirceur déjà présente dans ces pages, de plus, il est assez fidèle au roman, même si on sait qu’il y a des coupes.

Et aussi parce que ce deuxième film va nous présenter de nouveaux décors (waw), de nouveaux personnages, et qu’il va commencer à aborder certains thèmes principaux de la saga : le racisme, l’extrémisme, la peur de l’autre, la division, la quête d’identité, la politique, l’oppression du fort sur le faible…

Et puis parce que merde, j’adore ce film !

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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[FILMS] Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (2001)

Harry Potter à l’école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher’s Stone) est un film fantastique britannico-américain réalisé par Chris Columbus, sorti en 2001.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le premier volet de la série de films Harry Potter. Il est suivi par Harry Potter et la Chambre des secrets.

Synopsis : Orphelin, Harry Potter a été recueilli à contrecœur par son oncle Vernon et sa tante Pétunia, aussi cruels que mesquins, qui n’hésitent pas à le faire dormir dans le placard sous l’escalier.

Constamment maltraité, il doit en outre supporter les jérémiades de son cousin Dudley, garçon cupide et archi-gâté par ses parents.

De leur côté, Vernon et Pétunia détestent leur neveu dont la présence leur rappelle sans cesse le tempérament « imprévisible » des parents du garçon et leur mort mystérieuse.

À l’approche de ses 11 ans, Harry ne s’attend à rien de particulier – ni carte, ni cadeau, ni même un goûter d’anniversaire.

Et pourtant, c’est à cette occasion qu’il découvre qu’il est le fils de deux puissants magiciens et qu’il possède lui aussi d’extraordinaires pouvoirs.

Quand on lui propose d’intégrer Poudlard, la prestigieuse école de sorcellerie, il trouve enfin le foyer et la famille qui lui ont toujours manqué… et s’engage dans l’aventure de sa vie. 

Fiche technique :

  • Titre francophone : Harry Potter à l’école des sorciers
  • Titre original : Harry Potter and the Philosopher’s Stone
  • Titre américain : Harry Potter and the Sorcerer’s Stone
  • Réalisation : Chris Columbus
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling
  • Décors : Stuart Craig

Distribution :

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid, gardien des clefs et des lieux à Poudlard et garde-chasse.
  • Richard Harris : Albus Dumbledore, directeur de Poudlard.
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall, directrice adjointe de Poudlard, directrice de la maison Gryffondor et professeur de métamorphose.
  • Alan Rickman : Severus Rogue, directeur de la maison Serpentard et professeur de potions à Poudlard.
  • Ian Hart : le professeur Quirrell, professeur de défenses contre les forces du mal à Poudlard.

Ce que j’en ai pensé : 
C’est avec le film que j’ai découvert la saga de Harry Potter.

Ma petite soeur m’en avait déjà parlé, mais c’était avec une oreille distraite que je l’avais écoutée, pensant – à tort – que c’était un truc neuneu cette saga de jeunes sorciers à l’école de magie.

Cette petite merde ne m’avait sans doute pas expliqué correctement l’affaire parce que sinon, j’aurais su de suite que ce serait une saga monumentale.

Oui, je lui fous tout sur le dos, m’en fous, elle ne connait pas le blog, donc, je peux même la nommer « petite merde » même si je ne le pense pas. Quoique… Je sors !

Imaginez un cinéma rempli, bondé, bourré et moi qui accompagnait ma sœurette et une cousine, me demandant ce que cette après-midi ciné allait nous réserver. Transposer un roman à l’écran, ou c’est génial ou c’est loupé.

À ce moment là, je venais de lire le tome 2 de la saga, j’avais accroché et il me tardait de découvrir le tome 1 (non lu) sur grand écran.

Chris Columbus allait-il nous proposer un grand moment de cinéma ou tout foirer ?

Le résultat avait été à la hauteur de mes espérances et la suite a fait que j’ai accroché comme une dingue à l’univers d’Harry Potter.

La question que je me posais était : 18 ans après (et quelques cheveux blancs disséminés dans ma belle chevelure noire), le plaisir allait-il être le même ?

Certes, j’avais revu le film à la télé quelques fois mais bon, on ne sait jamais, alors moi, j’ai testé !

Putain, j’aime toujours autant ! J’adorais leurs bouilles rondes, leurs airs innocents, le petit côté première de classe et mademoiselle je sais tout de Hermione, le côté je débarque de Harry et le sourire en coin de Ron, le roux du trio.

Par contre, niveau jeu d’acteurs, on sent bien que notre trio n’a pas d’ancienneté dans le métier et tout cela semble un peu joué de manière bateau, comme on réciterait un texte, sans trop y mettre du sien. Ça manque parfois de spontanéité. Ou ils surjouent leur rôle ou ont trois expressions faciales à leur répertoire.

Malgré tout, ce manque de spontanéité leur donne cet air innocent, de jeunes un peu gauches, qui se laissent déjà emporter par leurs émotions, et qui ne savent pas qu’une caméra les filme en permanence.

Et puis maintenant que je sais tout sur tout, je suis moins vénère sur le professeur Rogue, que je haïssais auparavant et comme lors de ma lecture du tome 1, je suis plus attentive à ses gestes, ses paroles, remarquant que tout pouvait être pris aussi d’une autre manière et que c’était Harry, Ron et nous, lecteurs, téléspectateurs, qui avions décidé qu’il était LE méchant de l’affaire.

Pour l’interprétation de Rogue, je tire mon chapeau (magique ?) à Allan Rickman (RIP) qui a une allure folle avec ses longs cheveux gras, son air hautain, ses répliques assassines et qui, à l’insu de tout le monde, donnera un coup de main à Harry lors de son match.

L’avantage des deux films de Chris Columbus, c’est qu’ils ont un côté familiaux, grand public, même si on a de la violence avec le final, notamment la fameuse partie d’échec de sorcier où quand on perd une pièce, elle est détruite.

Dans les deux premiers opus, quand nos sorciers étaient jeunes (11 – 12 ans), on sent bien que c’est pour le tout public, pour la famille complète, avec les gosses.

Certes, l’univers est sombre (un orphelin, un Méchant dont on ne doit pas prononcer le nom, des meurtres, de la brutalité dans le comportement de l’oncle et la tante de Harry,…) mais Columbus a réussi à en faire un spectacle bon enfant tout en intégrant les données de JK Rowling qui, dès le premier tome, nous signifiait que ce ne serait pas une saga Bisounours.

C’était ce genre de réalisateur qu’il fallait pour lancer la saga sur le grand écran. Après, j’ai été moins satisfaite de certains films. D’ailleurs, il me semble toujours que les deux premiers films sont plus clinquants, niveaux lumières chaudes, que les suivants.

Et puis, Columbus partait aussi avec une feuille vierge… Personne avant lui n’avait mis en scène l’univers foisonnant de Harry Potter.

Partir d’une page blanche peut être plus facile que si un autre a déjà fixé les décors, nous empêchant ensuite de changer, mais imaginez un peu si Columbus avait foiré les costumes ou les décors ? La honte totale !

Vu de notre fauteuil de cinéma ou de salon, on ne s’en rend pas bien compte, mais comment illustrer le placard sous l’escalier, l’école de Poudlard, la fameuse voie 9 3/4, la forêt interdite avec ses créatures magiques et dangereuse ou encore le Chemin de Traverse ? Et Hagrid ? Et Crocdur ? Et Cerbère ? Et l’arrivée des élèves par le lac ?

Quand au match de quiddich était une grosse interrogation aussi : comment le rendre vivant, réaliste ? Columbus était attendu au tournant…

Pas de soucis, le réalisateur a aussi réussi son coup, comme avec les lieux mythiques, et on avait l’impression d’assister au match, de se balader sur le Chemin de Traverse, d’entrer chez Gringotts et de boire un verre au Chaudron Baveur.

Heureusement que nous sommes dans une époque où les effets spéciaux sont tout de même bien mieux foutus que ceux d’il y a 30 ans !

Oui, rien à dire, les décors étaient très bien faits, même si les acteurs ont tournés devant des écrans verts, mais en tout cas, la magie des lieux était parfaitement restituée et lorsque j’ai lu les tomes suivants, mes personnages avaient la tête de ceux choisis par la production.

C’était une sacré gageure que de transposer à l’écran ce genre de roman qui foisonnent de détails et de choses magiques, car si la magie opère dans la lecture, il n’en est pas toujours de même avec le grand écran où notre imagination n’est pas au pouvoir.

Le premier tome n’était guère épais, les coupes dans le film sont moins nombreuses que pour les suivants, mais malgré tout, nous sommes tout de même face à un film qui dure 2h40, il était nécessaire – hélas – de faire quelques coupes.

Verdict final ? 18 ans après, ça se laisse toujours regarder avec plaisir, une tasse de thé à la main et un paquet de pop-corn de l’autre, afin de réaliser un grand écart Anglais Américain et se prendre pour une anglaise non raffinée ou une américaine raffinée…

Au choix !

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[FILMS] Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban de Alfonso Cuarón (2004)

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban) est un film britanno-américain réalisé par Alfonso Cuarón, sorti en 2004.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le troisième volet de la série de films Harry Potter. Il est précédé par Harry Potter et la Chambre des secrets et suivi par Harry Potter et la Coupe de feu.

Le rôle du directeur Albus Dumbledore, interprété jusqu’alors par Richard Harris (décédé en 2002), est ici repris par Michael Gambon.

Fiche technique : 

  • Titre : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
  • Titre original : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
  • Réalisation : Alfonso Cuarón (mexicain)
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling

Distribution :

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Michael Gambon : Albus Dumbledore
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall
  • Alan Rickman : Severus Rogue
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid
  • David Thewlis : Remus Lupin
  • Emma Thompson : Sibylle Trelawney
  • Warwick Davis : Filius Flitwick
  • David Bradley : Argus Rusard
  • Gary Oldman : Sirius Black
  • Matthew David Lewis : Neville Londubat

Ce que j’en ai pensé :
Quelle idée folle de regarder le film alors que j’allais relire le roman ?

Surtout que autant où j’adore le troisième tome, autant je déteste, mais je déteste, ce film !

Je le déteste, je le déteste, mais que je le déteste ! Au cas où ceux du fond qui dorment à côté du radiateur n’auraient pas tout compris.

Mais alors, pourquoi l’avoir regardé à nouveau, 15 ans après ?

Mon petit côté masochiste, sans doute et puis, l’envie de vérifier si mon opinion allait être la même que lorsque je l’avais vu au cinéma, en 2004.

Lorsque j’allai le voir au cinéma, j’attendais beaucoup de ce film, puisque le tome 3 était mon préféré des 5 tomes déjà parus (et lus) au moment de la sortie du film (2004).

Ça avait bien commencé pourtant… Les Détraqueurs, la prison d’Azkaban, Sirius Black (magnifique Gary Oldman) et un Remus Lupin (David Thewlis) des mieux interprétés. Oui, le choix de ces acteurs avait été une riche idée.

Enfin je mettais un visage qui me plaisait sur leurs tronches et je savais que lors de mes relectures des romans, ils auraient ce visage là.

Grand changement par rapport aux premier et deuxième films, nos trois amis ne faisaient plus « enfants » mais déjà des ados. Tout les gamins des premiers films avaient pris un sacré coup de potion magique qui faisait grandir.

Le choc avait été rude puisque Daniel Radcliffe et Rupert Grint n’avaient plus leurs visages poupins. Le pire sera pour Neville Londubat (Matthew David Lewis) qui, avec le temps, passera du boulet aux dents de lapin à un mec sexy !

Il faut savoir que le tome 3 était riche en petits détails hyper importants, dont on ne se doutait pas à l’époque et qui allaient prendre toute leur importance plus tard, notamment avec le rat de Ron, Croutard.

Hélas, si on peut se permettre de mettre profusion de détails importants dans un livre et de lui ajouter 100 pages de plus, on ne pouvait pas se le permettre dans un film, sauf à le faire en deux parties ou d’en faire un film de 5h.

Exit donc tous ces petits détails qui m’avaient plus, dans le roman et que je ne retrouvais plus dans le film. Déjà là, mon enthousiasme avait pris un coup dans les tibias.

Le coup dans les couilles, si je puis me permettre, c’est le fait que nos héros se baladent dans des tenues Moldues en lieu et place de leur uniforme de Poudlard et que ça sentait trop les ados en goguette et pas assez les étudiants de l’école de sorcellerie.

Oui, dit ainsi ça peut faire cloche, mais mon avis n’a pas changé en 15 ans, ça me gonfle toujours autant, tout comme ça me gonfle de voir des producteurs nous présenter un Sherlock Holmes en tenue de barakî de kermesse, sale, puant, mal fagoté alors qu’il n’est pas en train de bosser sous déguisement.

Ce sont des détails qui comptent, nom de Zeus !

Pour le reste, les retour dans le temps, je ne les ai jamais compris et je ne comprendrai jamais… Il faudrait peut-être que je visualise le temps comme un cercle et non comme une ligne droite continue.

Non, je n’ai pas pris de plaisir à revoir ce film, oui je suis masochiste, oui je suis folle mais au moins, j’ai prouvé que ♫ non, non, rien n’a changé ♪,  que mes films préférés restent et resteront les 2 premiers, alors que dans les romans, ce n’est pas le même classement puisque le roman est mon préféré et que ce film-ci est celui que j’ai le moins aimé.

J’attendais trop de lui… La déception fut à la hauteur de ce que j’attendais. Bardaf, ce fut l’embardée et je suis de nouveau repartie dans le fossé.

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

[FILMS] Les nanars de Dame Ida – La momie de Alex Kurtzman (2017)

Titre : La Momie – The Mummy

Production : Universal Pictures

Réalisateur : Alex Kurtzman

Avec : Tom Cruise, Russel Crowe, Annabelle Wallis

Sorti en 2017

Intro Allociné :
Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain.

Des sables du Moyen Orient aux pavés de Londres en passant par les ténébreux labyrinthes d’antiques tombeaux dérobés, La Momie nous transporte dans un monde à la fois terrifiant et merveilleux, peuplé de monstres et de divinités, dépoussiérant au passage un mythe vieux comme le monde.

Note des spectateurs Allociné : 2,5/5

Note des critiques de presse sur Allociné : 2,3/5

Note Télérama : 1/4

Ce que j’en ai pensé :
Ah! La dure vie que celle de mère de famille !

Outre le fait que les enfants coûtent cher et fassent vite de vous une esclave domestique, vous devez passer du temps avec eux et les accompagner parfois au cinéma ou regarder avec eux des films en VOD…

Et disons que… Les choix cinématographiques des ados sont parfois déconcertants.

Grâce à ma progéniture j’ai donc dû découvrir l’un des grands navets du début du XXIème siècle : La Momie.

Laquelle ? Et bien bonne question… Puisqu’on ne peut pas dire que Tom Cruise et ses amis aient fait preuve d’originalité dans le choix de cette thématique.

En effet suite à la légendaire malédiction de Tout Ank Amon au début du XXème siècle, le thème avait était déjà traitée en long en large et en travers par le cinéma muet, le noir et blanc parlant, puis les premiers films couleurs…

On avait même eu le droit en 1999 à une saga plus récente avec le délicieux Brendan Fraser et le très musclé Arnold Vosloo…

Le premier volet reprenant les grandes lignes de l’histoire de la momie d’un prêtre maudit se vengeant des archéologues qui avaient mis la main sur sa momie et ses richesses… et voulant reconquérir le sosie de sa bien aimée.

Ben oui, on a beau être un monstre ou une carcasse vide farcie d’aromates, on n’en a pas moins besoin d’amuuuur!

La saga de 1999 m’avait plu car grâce au ton de comédie qu’elle employait de façon plaisante, elle faisait oublier le caractère peu crédible de ces histoires fantastiques ancrées dans les traditions d’une mythologie à laquelle plus personne ne croit depuis des millénaires.

On la regarde aussi bien pour rire que pour les effets spéciaux et les splendides décors… Et les références archéologiques bien que débordant du cadre académique restaient assez crédibles.

Mais avec le film de 2017, non seulement on a  l’impression que le soleil ne se lève jamais une fois arrivé à Londres où les momies ne font pas non plus trop couleur locale (bon, je vous l’accorde, le soleil n’est pas ce qui caractérise mieux la capitale britannique…) mais en plus tout le monde se prend très très très au sérieux.

Sans déconner… Qui peut parler avec sérieux de momies maudites sans passer pour un dingue ou sans que ça ne sonne carrément faux ?

Or donc, Nick Morton est un militaire américain qui profite de faire la guerre au moyen orient et de la confusion engendrée par les islamistes détruisant les œuvres antiques pour mettre la main sur des trésors archéologiques à vendre au marché noir…

Déjà le mec… profiteur de guerre, trafiquant, arrogant et parfaitement égocentrique… il n’est pas sympathique…

Et puis comme il est joué par le N°2 de la scientologie qui fait la leçon au monde sur le fait qu’il détient la vérité, son amoralité est encore plus irritante, non ?

Et encore, il a piqué la carte aux trésors en fouillant les papiers d’une archéologue avec qui il venait de coucher.

Bref, un parfait gentleman, non ?

Le film n’est pas commencé depuis un quart d’heure qu’on a juste envie de voir le héros se faire fusiller. J’avoue que ça n’aide pas à apprécier la suite.

Et voilà qu’il découvre la momie d’une ancienne princesse égyptienne maudite et enterrée vivante pour avoir passé un pacte avec le dieu Seth afin de prendre le trône de son père qui devait échoir à son petit frère.

Sans le savoir et afin de s’en mettre plein les fouilles sans doute, cet abruti de Morton brise les sortilèges qui neutralisaient les pouvoirs de la momie, et voilà la diablesse libérée qui va aller foutre le boxon à Londres pour retrouver les accessoires qui lui manquent pour accomplir un rituel qui la rendra toute puissante et lui permettra de dominer le monde. Rien que ça.

Ce film qui était donné comme un reboot s’inspirant de la saga de 1999, et devait donner lieu à une suite qui n’a jamais vu le jour. Le public ne peut que s’en réjouir vu la daube que le premier volet représentait.

Ben oui, quand on prétend faire un reboot… on reste un minimum fidèle au point de départ.

Là c’est carrément autre chose : il ne s’agit pas de la momie d’un prêtre renégat enterré vivant (Tiens ? alors pourquoi courre-t-il après ses vases canopes censés contenir ses viscères dans le film de 1999 ??? bon là je vous l’accorde ils ont commis une bourde…), mais d’une princesse qui s’était alliée les puissances des ténèbres pour régner. Parité oblige sans doute ?

Il ne suffit pas de nous faire entre rapidement apercevoir le livre des morts de la saga de 1999, et de coller des araignées pouvant faire penser aux scarabées mangeurs de chair, ou que la momie se requinque en bouffant les fluides vitaux de ses victimes pour qu’on puisse dire qu’il s’agit d’un reboot.

En plus leur momie est pathétique… Elle est tatoué avec des caractères qui tiennent plus de l’alphabet runique celte que des hiéroglyphes égyptiens !

Sur le plan historico-archéologique une telle confusion jette un discrédit éternel sur les crétins qui ont produit cette bouse.

Et puis Seth… nan… c’est pas le dieu des morts non plus… Dans la bouche d’archéologues c’est dramatique parce qu’une telle erreur est éliminatoire en première année d’égyptologie !

Le dieu des morts c’est son frère, Osiris (*). Seth c’est seulement le vilain méchant pas beau du panthéon.

Et puis pourquoi ont-ils eu besoin de rajouter des templiers dans l’histoire ? C’est un artifice scénaristique pour justifier de délocaliser le film à Londres sans doute parce que ça coûtait moins cher que de faire des décors égyptiens ?

Pire encore… On nous colle le Dr Jekyll et Mister Hide dans l’histoire !!! Vous voyez le rapport avec la choucroute, vous ? N’importe quoi !!!

Et je vous passe les fines allusions totalement inutiles au loup-garou de Londres (Morton est hanté par le fantôme d’un type qu’il a tué), aux histoires de vampires ou de zombies…

Et vu la nullité de l’ensemble vous ne m’en voudrez certainement pas de spoiler un peu et de vous révéler que notre N°2 de la scientologie devient carrément le dieu qu’il rêve de devenir à la fin !

Nan mais je vous jure ! Prend-on les spectateurs pour des cons prêts à gober n’importe quoi ? Comme s’il suffisait de piocher dans toutes les thématiques ou dans le supermarché des grands films fantastiques pour se faire un cocktail correct ! Là on a juste un patchwork mal cousu et dont les carrés ont été très mal choisis.

Et puis… faut qu’il arrête Cruise… Il est comme tout le monde… il chope des rides… faut qu’il cesse de faire croire qu’il a 20 ans de moins…

Déjà qu’on a du mal à croire que son QI dépasse le 85 qui le ferait rentrer dans la norme basse…

Et puis, depuis que son charme de bogosse n’opère plus on se rend compte avec horreur qu’il joue comme un pied (note de la Belette Cannibal : Cruise a été désigné responsable du fiasco de ce film ! La star aurait exercé un contrôle excessif sur tous les aspects de la production du blockbuster et aurait transormé le film en ode à sa propre gloire – Fin de la note, vous pouvez reprendre une activité normale).

Son jeu et sa gestuelle sont surfaits au point de friser le ridicule. Sa façon de jouer le « je me prends au sérieux » me fait carrément penser aux mimiques de Trump.

C’est vous dire si ça fait authentique ! Les autres acteurs ne sont guère plus brillants (à part Annabelle Wallis), notamment la momie qui aurait mieux fait de rester muette sans doute…

Mais en même temps avec une histoire et des dialogues aussi mauvais, pouvaient-ils faire mieux ?

Bref, un reboot totalement raté et dont on a certainement renoncé à produire la suite il n’est pas près de faire oublier la série qui la précédé (La momie – Le retour de la Momie – La tombe de l’empereur dragon).

(*) Oui, Dame Ida à raison ! Non, ce n’est pas Anubis (le mauvais jeu de mot n’est pas loin) qui est le Dieu des Mourus ! Tu veux des preuves, lecteur/trice sceptique ? Dans les croyances des Égyptiens de l’Antiquité, c’est Osiris qui règne sur le monde des morts. Quand quelqu’un meurt, il comparait devant Osiris, afin d’être jugé. Un tribunal des morts est constitué par Anubis (il est là, le dieu à tête de chacal), le dieu de l’embaumement, Maât, la déesse de la justice, et présidé par Osiris. Ils auraient demandé Vikidia, ils l’auraient su !

[FILMS] Holmies / Holmes & Watson (2018) – Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !) – Dans la collection des nanars de Dame Ida

Titre : HOLMIES / Holmes & Watson

Film américain sorti en 2018

Réalisé par Etan Cohen (honte à lui !)

Joué par John Reilly, Ralph Fiennes, Will Ferreli (honte à eux aussi)

Résumé :
Rentré blessé de la guerre en Afghanistan, déprimé par la fin de sa carrière militaire, Watson est si désespéré qu’il est sur le point de se jeter du toit du 221b (on se demande comment il est arrivé là) et Holmes qui bichonne sa courge géante dans son jardin juste en dessous essaie de le convaincre de se suicider autrement pour ne pas tomber sur sa courge de compétition… mais Watson entend mal et imagine qu’Holmes voulait juste lui sauver la vie.

Mais comme c’est un crétin maladroit, il tombe quand même se réceptionne sur la courge qu’il réduit en purée.

Voilà Watson éperdu de reconnaissance, accroché dorénavant pour toujours aux basques d’Holmes, son sauveur. Il l’accompagne au procès de Moriarty qu’Holmes innocente prétendant qu’il s’agit juste d’un sosie…

Le génie du mal étant parti en Amérique… Sauf que ça n’est pas si simple…

Vous l’aurez compris, le décor est planté, ce Holmes est stupide, camé et ridicule et Watson, dealer diplômé est encore plus pathétique.

Note du Cannibal Lecteur : je me demandais l’origine du titre (Holmies) et c’est en cherchant les définitions pour les mots d’argot du roman « En lieu sûr » que j’ai compris. « Homies » veut dire « potes » et donc, « Holmies » est un jeux de mots sur le fait que Holmes & Watson étaient des potes, my friends !

Mon avis :
Rien ne nous sera épargné ! Le corset de Holmes et son accoutrement ridicule… Les définitions imagées du terme « onanisme » en plein tribunal…

Une Mrs Hudson nymphomane habillée en périprostipute et qui se fait tringler dans tous les petits coins d’un 221b transformé en hall de gare à partouze…

Une reine Victoria qui clamse ou presque au 221b en plein selfie (oui ! ils ont osé cet anachronisme censé être drôle !) et qu’on cache dans une malle parce que Holmes et Watson sont des calamités…

Un Diogène club où l’on communique par télépathie et où ceux qui n’y parviennent pas sont enfermés comme des enfants dans une garderie…

Histoires d’amours improbables entre Watson et une femme médecin sadique pendant une autopsie qui vire en remake de la scène de la poterie de Ghost… et entre Holmes et une benêt décérébrée qui bouffe des oignons crus avec lui…

Déductions absurdes…

Gags grotesques que le scénariste enfile comme des perles au point qu’on en perd très (très trèèèèèès) vite la trame de l’intrigue…

Une intrigue qui ne tient d’ailleurs pas à grand-chose. Ne me demandez même pas le dénouement du film, j’ai déclaré forfait avant la fin ! (La Belette Cannibal, quant à elle, n’a même pas tenu jusqu’au procès, c’est-à-dire que j’ai abdiqué au bout de 10 longues pénibles minutes !!!)

Bref pour résumer en quelques mots : Pipi-caca, cul, zizi… Hahahahaha !

Le genre de film qu’on ne trouve franchement plus drôle du tout après 14 ans, voire avant.

Et comme il est de plus en plus rare qu’à 14 ans on ait suffisamment lu le canon pour y voir les quelques allusions éventuellement intéressantes, ou qu’on ait une connaissance encyclopédique de toutes les adaptations holmésiennes cinématographiques ou télévisées auxquelles ce film fait des références franchement pas toujours très fines…

Et ben on se contentera (ou pas) des gags idiots dont la répétition est épuisante.

J’ai déjà apprécié d’autres parodies (Élémentaire, mon cher Lockholmes), mais celle-là est une catastrophe par ce qu’ils en font trop !

Ce film tient définitivement du croisement entre une bouse et un navet…

Non c’est une bouse lâchée par une vache nourrie exclusivement au navet.

C’est mauvais, pathétique, ridicule, nul et catastrophique.

On comprend aisément pourquoi il n’est pas sorti dans les salles françaises à Noël dernier malgré la Holmesmania née ces dernières années avec la série de la BBC.

On se demande ce qui a bien pu convaincre des acteurs à la carrière par ailleurs honorable, d’accepter de se commettre dans un tel désastre. Ont-ils des dettes urgentes à régler ? Doivent-ils se refaire après des investissements douteux de leur conseiller financier ? Les a-ton fait chanter ?

Ne perdez pas votre temps, passez votre chemin. Si vous ne m’écoutez pas… c’est à vos risques et périls et on vous aura prévenu ! Tant pis pour vous si vous y laissez quelques points de QI !

Note : C’est même pas un Sherlock barré qu’il lui faut, mais un boulet rouge ! Ou un émoticône « caca ».

Belphegor : Dans la collection « Les Vieilleries de Dame Ida » [2/2]

Or donc, l’autre jour je vous avais fait découvrir le « roman pilote » d’Arthur Bernède qui a par la suite déclenché une avalanche d’adaptations diverses et variées sur le mythe du fantôme du Louvre, nommé Belphégor.

Comme je le disais… On se demande comment cela fut possible car ce roman paru sous forme de roman feuilleton est en réalité assez moyen sur le plan littéraire.

D’ailleurs il avait été rapidement oublié jusqu’à ce qu’en 1965 un feuilleton de la télévision française rencontre un véritable succès populaire marquant profondément les esprits, au point, des années plus tard de susciter de nouvelles créations aussi bien cinématographiques que de dessins animés ou de mangas.

Je me contenterai de parler du feuilleton de 1965 et du film de 2001 aujourd’hui… parce que je suis trop vieille pour les mangas et les dessins animés !

Belphégor, le Fantôme du Louvre, feuilleton en noir et blanc (1965)

Cette série propulsera Juliette Greco, égérie du petit Paris de Saint Germain des Près au statut populaire de star du petit écran, et fera faire ses début à l’acteur Yves Rénier, mieux connu pour son rôle récurrent de Commissaire Moulin que pour celui d’André (et plus Jacques) Bellegarde, étudiant en chimie (et plus journaliste du Petit Parisien) partagé entre la mondaine Laurence Borel (très éloignée malgré tout de la Simone Desroches du roman) et la toujours très fraîche Colette qui devient la fille du commissaire Ménardier (et non plus celle du détective privé Chantecoq qui a disparu de la scène).

Un Ménardier bien plus sympa en 1965.

On pourra trouver un vague lien entre le Boris Williams de la série et le Maurice de Touars du roman… si ce n’est que le rapport de domination entre le Maurice et la Simone du roman se trouve inversé par rapport à ce qui se passe entre Laurence et Boris…

Question d’époque ? Sans doute ! Car la version de 1965 est aussi datée et représentative des mœurs des époques respectives.

Et là encore ça frise quelque peu le cucul la praline, notamment lorsqu’il s’agit de mettre en scène quelque chose du statut de la femme qui se doit d’être belle, soumise, effacée, ou maternelle…

Cela étant les originalités fantasques de Laurence Borel présagent de l’arrivée prochaine de 1968, la bourgeoise parisienne de 1965 voulant s’émanciper et aimer librement sans se soucier de Candy Raton. Meeeeerde quôa !

Un personnage de la série, inexistant dans le roman, m’a particulièrement plus : Lady Phonograph, une ancienne diva devenue aristo britannique par mariage, auréolée de mystère car elle semble savoir bien des choses sur Belphégor… Totalement zinzin comme je les aime !

Et puis j’ai toujours eu de la sympathie pour les vieilles divas décaties… Belette sait pourquoi ! (Oui, la Belette confirme qu’elle sait pourquoi mais même si elle sait tout, elle ne dira rien).

Comme en 1927, un fantôme hante le Louvre, et s’intéresse particulièrement à la statue du dieu Belphégor dans la salle des antiquités égyptiennes (étrange… car… Belphégor n’est pas un Dieu égyptien à la base !).

Et voilà que le fantôme zigouille le gardien Sabourel (et plus Sabarat)…

Comme en 1927, Bellegarde drague Colette et se laisse enfermer dans le Louvre bien décidé à savoir qui est ce mystérieux fantôme… Et ce faisant, devenant une vedette des faits divers, voilà qu’il attire l’attention de la fatale Laurence Borel…

Le format du feuilleton est pratique car il permet de distiller l’intrigue peu à peu, de faire monter le suspens, et de découvrir la complexité des personnage et l’atmosphère particulière de cet après-guerre en plein cœur de l’optimisme des 30 glorieuses.

J’ai regardé cette série comme j’ai lu le livre de Bernède : en historienne du dimanche.

Ben oui… c’est ça que j’aime avec les livres ! Découvrir des époques et des mondes différents avec curiosité.

Si la version de 1927 (attention SPOILER) donnait des motifs assez crapuleux à Belphégor pour arpenter le Louvre la nuit, la version de 1965 nous plonge en plein ésotérisme histoire de rendre l’affaire plus mystérieuse et élégante sans doute ?

Quoi qu’il en soit, avec la version de 2001 on va encore plus loin dans le fantastique !

Comme je le disais ce feuilleton est joué par de bons acteurs de l’époque, même si le jeu, la mise en scène et la construction des dialogue sont tous eux aussi très représentatifs de ce qu’on aimait en 1965, ce qui peut être déconcertant pour nos yeux d’aujourd’hui. Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un excellent moment en me laissant aller en le regardant.

Je l’ai revu plusieurs fois d’ailleurs, et je me souviens que quand j’étais petite, j’attendais avec excitation et anxiété les moments où Belphégor, ou du moins le fantôme, apparaissait.

Le suspens n’est plus là maintenant que je suis grande… Et au bout du 10e visionnage… ça serait étonnant, non ?

Belphégor, le fantôme du Louvre (film de 2001)

Ce film réunira une distribution prestigieuse, avec Sophie Marceau (dont j’ai toujours trouvé qu’elle jouait mal – je suis sans doute jalouse et mesquine), Frédéric Diefenthal, Michel Serrault, Jean-François Balmer, ainsi que Patachou et Julie Christie, les deux dernières campant des personnages secondaires mais sympathiques et un peu décalées à souhait.

Juliette Gréco viendra faire une petite apparition fantomatique aussi brève que marquante venant inscrire ce film dans une sorte de continuité par rapport à la série de 1965.

Effort poétique et sympathique mais hélas peu convainquant puisque quand Serrault essaie de faire référence aux faits de 1965 dans le film de 2001… c’est en déformant allégrement le contenu de la série !

Car oui, avec ce Belphégor-là, on est dans tout à fait autre chose ! Le film débute au début du siècle dans une fouille archéologique égyptienne où un égyptologue découvre une mystérieuse momie qu’il essaie de ramener en France à bord d’un navire où les marins se suicident les uns après les autres, avant qu’on le retrouve lui-même totalement modifié.

Et voilà que pendant les grands travaux du Louvre on retrouve cette momie dans les réserves et qu’un coup de scanner malencontreux vient tirer de son sommeil…

Et la conduire à posséder Sophie Marceau qui passait par là en voisine ! Là pour le coup… si en 1927 et en 1965 on ne croyait pas aux fantômes… En 2001 on est en plein dedans !

Tout ceci sonne un peu faux, hélas.

Serrault en inspecteur en retraite qui a un compte à régler avec Belphégor, Julie Christie en archéologue sexygénaire originale, Balmer en directeur de musée affolé, Patachou en grand-mère indigne sans complexe m’ont bien amusée et j’ai passé un bon moment devant ce film.

Mais ce ton de comédie cache assez mal la faiblesse du scénario et la façon dont Sophie Marceau surjoue son personnage de jeune femme possédée qui perd pieds.

Tout le monde parle d’un ton léger et ironique… sauf elle qui est très sérieusement aux prises avec son fantôme…

Ce décalage est franchement déconcertant et on ne sait jamais vraiment comment regarder ce film.

Bref… Pour résumer… Sur la base d’un bref roman feuilleton au style assez daté et banal bourré de cliché, la divinité moabite Belphégor a fini par devenir un mythe de la culture française du XXe siècle et par donner lieu à plusieurs adaptations surenchérissant avec le fantastique avec plus ou moins de bonheur.

Le Louvre, lieu emblématique du pouvoir royal à Paris, transformé en musée (le plus grand du monde), creuset mondial des arts n’est-il pas un lieu que l’on rêverait de hanter la nuit pour l’éternité (c’est au moins le temps qu’il faut pour profiter de toutes les œuvres présentées), afin d’y côtoyer l’esprit des grands artistes et des grands personnages qui ont marqué l’histoire de France ?

Promener un fantôme dans les allées du Louvre n’est-il pas en soi une promesse de rêve suffisante pour capter l’imagination des spectateurs génération après génération ?

[FILMS] Batman – Gotham by gaslight : Le film qui t’éclaire au gaz (2018) [Par Dame Ida]

Batman: Gotham by Gaslight est un film d’horreur et d’action uchronique de super-héros steampunk d’animation américain produit par Warner Bros.

Animation et distribué par Warner Bros. Home Entertainment. C’est le trentième film de la série de films d’animation de DC Universe. Il est réalisé et produit par Sam Liu et écrit par James Krieg, basé sur le roman graphique du même nom et sur sa suite intitulée Master of the Future.

Le film a été diffusé pour une première mondiale au Newseum à Washington, D.C. pendant le DC in D.C., événement le 12 janvier 2018 et ensuite rendu disponible en téléchargement numérique le 23 janvier 2018 avant de sortir en DVD et Blu-ray le 6 février.

Synopsis : 

Le légendaire Jack l’éventreur est l’ennemi public N°1 et sévit dans les rues de Gotham. Mais dans cet univers alternatif, le tueur en série va se heurter à une autre légende nocturne : Batman.

Pris dans une conspiration dont il est la victime, le Chevalier Noir nous entraîne à l’époque victorienne où l’obscurité de la nuit n’est troublée que pas la lueur fébrile et tremblante des réverbères de Gotham City.

Ce que Dame Ida en a pensé :
Or donc, il est de notoriété publique que les dessins animés ne sont pas ma cup of tea.

En effet, s’il n’y a pas l’ombre d’un serial killer psychopathe bien pervers à souhait dans les parages, s’il n’y a pas un tordu incapable de s’exciter sans torturer une dame (‘scusez moi M’dame Schiappa !), s’il n’y a pas d’assassin machiavélique trucidant son prochain ou sa prochaine de manière froide, méthodique, mais aussi sans oublier de bien faire gicler du sang partout histoire de bien terrifier la vieille mégère de moins de cinquante ans (que je suis encore… pour plus si longtemps que ça…), et bien ça ne m’intéresse pas !

Je sais, je sais… Je ne suis pas très ouverte d’esprit… Toussa toussa… J’impose des limites affligeantes à l’étendue de mes intérêts culturels… Je devrais avoir honte…

Mais là je viens de finir Madame Bovary et j’en viens presque à regretter qu’elle n’ait pas rencontré Hannibal Lecter ! Elle aurait été plus utile à son mari et à sa fille en rôti ou en quenelles qu’à les ruiner avec ses amants avant de faire une indigestion d’arsenic sa mère !

Vous voyez bien que les serial killers pourraient proposer des fins plus heureuses à certains grands classiques de la littérature !

Frédéric n’arrive pas à choisir entre Madame Arnoux, Rosanette et je ne sais quelle cougar prétendument dans l’Éducation Sentimentale ? Pas de problème! Landru aurait réglé le problème de son indécision volontiers ! Vous voyez ? C’est pas si mal après tout les histoires de sérial killers !

Dame Belette a beau essayer de me convaincre de l’intérêt des romans critiques de la société américaine, de ses dérives, de ses alternatives, de son histoire… Elle a beau essayer de tout faire pour rendre aussi séduisants que possibles les beaux cowboys virils à gros pistolets, longs fusils et chevauchant sauvagement leurs montures comme personne… Elle a beau chercher à me faire apprécier les beautés de la bédé ou l’esthétisme extrême oriental des mangas… rien n’y fait !

Gavée à l’earl grey, aux scones et au spongecakes… votre Dame Ida Nationale reste désespérément une anglophile doublée d’une perversophiles… Le genre de tarée qui se ferait presque visiteuse de prison hantant spécifiquement les parloirs des condamnés du couloir de la mort ou qui leur écrit pour leur demander de les épouser en bonne et due forme avait de se laisser découper en petit morceau et dévorer.

Mais comme la peine de mort a été abolie en France et qu’il n’est pas possible d’aller visiter les détenus des « unités pour malades difficiles » (gentil euphémisme pour désigner les unités psychiatriques carcérales pour tueurs et violeurs où l’on embauche que des gardiens ayant un diplôme d’infirmier ET une ceinture noire d’art martiaux), je dois me contenter de lire leurs aventures dans des romans et je remercie une fois de plus Dame Belette pour nous en tenir à jour le catalogue !

Anybref, je disais que les dessins animés ne sont pas ma tasse de thé, et que je suis soulagée que mes enfants soient assez grands aujourd’hui pour ne plus réclamer d’aller voir le dernier Disney…

C’est l’un des rares charmes de l’adolescence chez nos jeunes… Insuffisant pour faire oublier leur humeur de chien, leur insolence, leur contestation permanente… Mais c’est toujours bon à prendre ! Le fait de ne plus aller voir les Disneys (Arielle, je lui raserai bien sa tignasse ! Et Némo je me le ferai bien cuire à la vapeur ! Et quand la mère de Bambi est morte… Et bien j’ai regardé des recettes de rôti de biche sur Marmiton ! Na ! Et je suis outrée de voir la Méchante Reine, Maléfique, le Capitaine Crochet, et les zôtres perdre à la fin !), et de les remplacer par des films d’horreur…

Ma Pioupioutte veut d’ailleurs m’emmener voir La Nonne… Elle adore l’affiche… Quand elle m’a dit ça j’ai enfin compris que je n’avais pas tout raté dans leur éducation ! Snif ! Vous la voyez la larme de joie que je suis en train d’essuyer là ?

Ah mais je digresse encore ! Anybref-Or-donc ! Je n’aime pas les dessins animés… Et pourtant !

Un samedi soir de désespoir devant une Nième rediff de Columbo sur TMC (qui visiblement ne doit détenir de droits que sur une seule saison vu qu’ils passent toujours les mêmes épisodes en boucle), je suis allée me promener sur la toile et suis tombée sur dessin animé « Batman » intitulé « Gotham by Gaslight » ce qui signifie littéralement « Batman au temps des réverbères à gaz »… Sachant que le temps de l’essors des réverbères à gaz… est censé être l’ère victorienne.

Curieuse, je suis allée jeter un œil dessus… Et Bingo !

Non Seulement les policiers de Gotham City étaient coiffés des casques des bobbies londoniens, mais en plus les dames étaient habillées en robes à tournures et corset…

Et Bruce Wayne circulait en fiacre ! Et cerise sur le gâteau : un terrible éventreur de femmes sévissait dans les ruelles sordides d’un Gotham ressemblant à s’y méprendre à Whitechapel…

Et voilà notre chauve-souris masquée partie à la recherche de l’éventreur… sauvant d’une mort quasi certaine une belle artiste de music-hall au passage, histoire de la séduire et de lui faire des polissonneries…

Ce qu’elle n’a pas eu l’air de décourager, la gourgandine ! Il faut dire que Bruce Wayne, il est beau, il est costaud, il est riche… Et surtout il a un Alfred qui fait la cuisine, la vaisselle et le ménage ! Bref, le rêve de toute femme !

J’aimerai temps que mon Toquéfada ait un Alfred, lui aussi! Bref…

Évidemment, la police, toujours pétrie de préjugés ne peut pas comprendre qu’un homme qui se promène en collants noirs et avec un masque et une grande cape, et qui donne un peu de sous aux enfants n’est pas forcément quelqu’un de bizarre… Alors forcément, on voudrait bien tout lui coller sur le dos ! Ce serait tellement pratique !

Évidemment, je ne vous en dirai pas plus, histoire de ne pas spoiler… Certes… je le confesse, je ne vous donne pas grand-chose d’autre que quelques appréciations (passionnantes au demeurant) sur ma vie pour injecter un peu de substance à ce billet…

Parce qu’il faut bien le dire… Le scénario de ce dessin animé d’environ une heure est assez mince ! Ben oui… Batman… C’est de l’action surtout… Des bagarres, des poursuites, des gadgets… Du scénario… il y en a un peu moins.

Alors pourquoi j’en parle ? Ben… C’est parce qu’il fait se rencontrer Batman avec une visions de Jack l’Eventreur, et qu’ici on est fan… De Jack (plus que de Batman) !

Dame Belette nous fait bien découvrir parfois des pastiches holmésiens qui méritent l’autodafé de temps en temps ? Alors ? Pourquoi je ne pourrais pas vous parler d’un navet sur Jack ? Hein ? Non mais franchement… Un peu d’équité que diable !

Bon… Et puis… En plus de mettre Jack en scène et de nous offrir une explication au fait qu’il se soit arrêté d’autopsier des dames de leur vivant au bout de la cinquième, le dessin animé comporte quelques allusions bien senties à… (roulements de tambours…) Sherlock Holmes ! Evidemment ! Tout l’intérêt du dessin animé, c’est de jouer à répertorier les allusions holmésiennes ! Les plus claires… Comme les plus allusives…

Allez ! Au boulot !

PS : Dis Dame Belette? Et si on en faisait un jeu concours ? La gagnante aurait droit à ma recette de Cheese Cake (plus digeste de ma tarte Catin aux Taupes Confites au Miel, non? Et les ingrédients sont plus faciles à trouver!)… 

PS de la Belette : Ce film d’animation, Lord Arsenik m’en avait parlé lorsqu’il l’avait découvert puisqu’il connait mes vices et que je connais les siens. Je l’avais pompé (le film, pas Lord Arsenik, bougre de petits salopards d’esprits mal tournés !!) en vue de le visionner pour le Mois Anglais et j’ai pas su… En plus, je sens que c’est plus de l’Amérique que de l’Angleterre dont il est question.

Bon, maintenant que Dame Ida m’a douchée, je vais tout de même tenter un visionnage car au final, je n’ai rien contre Batman (Christian Bâle !!!) qui, d’après ce que j’ai appris, tire son inspiration de… roulements de tambours… Sherlock Holmes !!!

File-moi ton idée de concours via MP que je vois ce que tu vas proposer à nos pauvres lecteurs/trices… Trouver l’identité de Jack ? mdr

[FILMS] Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses : Le film qui a tout de la croisière s’amonstre (2018)

« Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses » (Hotel Transylvania 3: Summer Vacation) est un film américain d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2018.

C’est la suite du film « Hôtel Transylvanie », sorti en 2012 et « Hôtel Transylvanie 2 », sorti en 2015.

Synopsis :
Quelques mois après Hôtel Transylvanie 2, tous les membres de la famille de Dracula et ses amis se réunissent pour partir en vacances à bord d’un luxueux bateau de croisière.

Fiche technique :

  • Titre français : Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses
  • Titre original : Hôtel Transylvania 3: Summer Vacation
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Michael McCullers et Genndy Tartakovsky

Ce que j’en ai pensé :
Vous connaissez mon amour pour cette série et elle est de sortie au même titre que « Moi, Moche et Méchant » au moindre coup de blues.

N’ayant pas encore vu le 3ème volet, je n’ai pas attendu le coup de blues pour le visionner, sourire aux lèvres dès le départ.

Si la croisière s’amusait bien, on ne pourra pas dire que la croisière des monstres ne s’amusera pas et n’amusera pas la galerie.

Leur départ est déjà rocambolesque avec la compagnie Air Grimlins et leur arrivée au fameux triangle afin de prendre leur bateau est totalement fun et bien dans l’air des monstres.

Bon, j’ai vu venir un truc de loin, sans même avoir besoin d’aller voir les résumés ou les critiques qui spolie un peu trop cette info… J’ai été l’élève de Sherlock Holmes et je connais tous les trucs vieux comme le monde du cinéma, on ne me la fait plus.

Malgré tout, j’ai passé un bon moment ciné et j’ai souvent souri devant les situations cocasses de cette croisière inhabituelle.

Niveau profondeur, hormis le fait que la haine, ça ne vaut pas la peine et le fait qu’on peut changer son fusil d’épaule et apprécier les Autres, je n’ai rien vu d’autre. On ressentait plus le fait de l’acceptation dans le premier, je trouve.

Ça reste tout de même frais, amusant, divertissant, pour les petits et les grands et si nous ne sommes pas au niveau du tout grand cinéma d’auteurs, je n’ai pas l’intention de bouder mon plaisir en le revisionnant plus tard, à un moment de cafard.

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

[SÉRIES] The Good Doctor : La série feel good… doctor ! (2017)

Good Doctor (The Good Doctor) est une série télévisée dramatique américaine développée par David Shore et Daniel Dae Kim, basée sur la série sud-coréenne du même nom, et diffusée depuis le 25 septembre 20171 sur le réseau ABC et en simultané sur le réseau CTV2 au Canada.

En août 2014, le producteur Daniel Dae Kim (acteur dans Hawaii 5-0) souhaite créer un remake américain de la série coréenne à succès The Good Doctor (굿 닥터) pour le réseau CBS. Toutefois, il abandonne ce projet.

L’idée refait surface en octobre 2016, cette fois-ci avec la participation de David Shore pour le réseau ABC, qui commande le pilote à la mi-janvier 2017. Le 3 octobre 2017, après seulement deux diffusions, ABC commande cinq épisodes supplémentaires, étalant la saison sur 18 épisodes. Le 7 mars 2018, la série est renouvelée pour une deuxième saison.

Synopsis : 
Shaun Murphy est un jeune docteur autiste savant. Il est doté d’une très grande intelligence, mais a également beaucoup de difficultés à communiquer et à gérer les interactions sociales.

Rêvant de devenir chirurgien, il intègre un service dans un grand hôpital. Il doit apprendre à surmonter les préjugés de ses pairs concernant son TSA et prouver ses compétences, et ce, même face aux plus sceptiques.

Acteurs principaux :

  • Freddie Highmore : Dr Shaun Murphy
  • Graham Verchere : Shaun Murphy, jeune
  • Dylan Kingwell : Steve Murphy, le frère de Shaun
  • Antonia Thomas : Dr Claire Brown
  • Nicholas Gonzalez : Dr Neil Melendez
  • Beau Garrett : Jessica Preston
  • Hill Harper : Dr Marcus Andrews
  • Richard Schiff : Dr Aaron Glassman
  • Tamlyn Tomita : Allegra Aoki
  • Chuku Modu : Dr Jared Kalu

Ce que j’en ai pensé :
L’avantage d’être belge est d’avoir pu découvrir cette nouvelle série avant les français et d’avoir, en plus, l’option des deux versions : la VF ou la VOSTFR.

Oh non (soupirez-vous), encore une série médicale ! On en a plein le cul des séries médicales, on a eu Urgences, le sexy caustique Dr House et le Dr Mamour dans Grey’s Anatomy !

STOP, on arrête de nous mettre des suppos et de nous ouvrir le ventre.

Ben vous auriez tort de vous priver de cette série dont le personnage principal, Shaun Murphy, est un interne en chirurgie atteint du syndrome d’Asperger ainsi que de celui du savant.

Fraîchement diplômé, notre jeune homme( qui a perdu son petit frère qui veillait sur lui après le départ des parents), vient de rejoindre le prestigieux hôpital de San José.

Livré à lui-même, il éprouve des difficultés à s’intégrer à l’équipe, même s’il est sous la « protection » du Dr Aaron Glassman, le Dr Neil Melendez  ne lui fait pas confiance et lui donne à accomplir des tâches ingrates, quand au Dr Marcus Andrews, le beau légiste des Experts Manhattan, il n’attend qu’une faute de Shaun pour prendre la place du Dr Glassman.

Mais en mettant son incroyable don au service de ses patients, ce jeune prodige va vite susciter de l’admiration chez certains de ses pairs.

Bon, les esprits chagrins diront que c’est trop feel good car la série s’efforce d’équilibrer le ton pour faire en sorte que Shaun ne soit pas le dindon de la farce et que donc, cette série va trop loin dans les bons sentiments.

M’en fiche ! Le plaisir est aussi dans le travail de l’acteur qui joue Shaun, Freddie Highmore, qui avant, jouait le psychopathe Bates dans Bates Motel, la genèse du film « Psychose ». L’acteur a eu trois jours entre la fin du tournage de Bates Motel et celle où on a commencé The Good Doctor.

Niveau jeu, l’acteur est au top, toutes ses mimiques sont étudiées, contrôlées, la position de ses mains aussi, ses regards, sa manière de se tenir, de parler… Ok, je n’ai jamais rencontré de personnes atteintes d’Asperger, mais je trouve qu’il entre bien dans son personnage et on s’attache de suite à lui.

Comme dans la série Sherlock, le réalisateur illustre à l’écran ce que Shaun voit dans sa tête, que ce soit au niveau du corps humain ou de la plomberie, si il trouve la solution de la maladie dans un tuyau sous l’évier (un peu à la manière de House qui trouvait les réponses dans les phrases dites par ses collègues).

Le ton est moins caustique que dans Dr House, mais je l’ai trouvé néanmoins mordant dans certaines répliques car Shaun prend tout au premier degré et certains vont avoir le retour du boomerang dans la figure.

Les opérations sont réalistes, je ferme souvent les yeux (je déteste ça !) et les médecins chirurgiens ont des belles gueules qui donnent envie d’aller se faire ausculter de très près par eux.

Dr Neil Melendez dont on a oublié de faire le tatouage dans le cou

Évidemment, le Dr Menledez est assez sceptique sur l’arrivée de Shaun et il ne lui fera pas de cadeau ! Mais, petit à petit, notre jeune médecin va arriver à démontrer ses preuves et Melendez lui donnera de plus en plus de responsabilités.

Là on voit bien son tatoo, à droite, qui va jusqu’au cou (tête de cerf)

On se sent fiévreuse, cocotte ? Un p’tit coup de thermomètre, ça te dit ? (Dr Jared Kalu)

Ce qui est drôle, c’est que Shaun ne prend aucun gant pour annoncer aux patients leur pathologie, l’empathie ne fonctionnant pas avec lui et vu qu’il ne sait pas mentir, qu’il ne comprend pas le second degré, le sarcasme, l’ironie et ne détecte pas si sa voisine a besoin de réconfort et donc, qu’il aille dans son sens, ou si elle a besoin qu’il lui donne un conseil, quitte à la froisser.

J’apprécie aussi les petites capsules qui nous montre l’enfance de Shaun et de son petit frère, Steve, celui qui prenait soin de lui, qui le protégeait, qui le guidait, qui s’en occupait, lorsqu’ils vivaient dans un bus, après l’abandon par leurs parents.

À chaque situation bien spéciale, Shaun revoit un morceau de cette enfance et en tire ensuite ses conclusions afin d’agir au mieux, quitte à aller à contre-courant des autres.

Anybref, une série médicale qui, comme House, sort des sentiers battus, avec des personnages intéressants, surtout Shaun, des personnages qui évoluent, et un Shaun qui prend ses marques dans ce grand hôpital, sous le regard bienveillant de son protecteur, qui parfois aimerait bien qu’il arrête de lui téléphoner en pleine nuit pour un tournevis manquant.

Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Épisodes visionnés : 

  1. Éclat de verre (Burnt Food)
  2. Sale boulot (Mount Rushmore)
  3. Contre la montre (Oliver)
  4. Court-circuit (Pipes)
  5. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (Point Three Percent)
  6. Initiatives (Not Fake)
  7. Pas à pas (22 Steps)
  8. Pomme de discorde (Apple)
  9. Au millimètre près (Intangibles)
  10. Prise de décision (Sacrifice) – RTBF Jeudi 20/09/2018

[FILMS] Hostiles : Le western ose-t-il se renouveler ? de Scott Cooper (2018)

Hostiles est un western américain coécrit, coproduit et réalisé par Scott Cooper, sorti en 2018.

Le tournage a lieu notamment à Santa Fe au Nouveau-Mexique et à Pagosa Springs dans le Colorado.

Synopsis :
En 1892, le capitaine Joseph J. Blocker, légende de l’armée américaine, est chargé d’une mission qu’il accepte à contrecœur.

Avec ses hommes, il doit escorter Yellow Hawk, un chef de guerre cheyenne mourant, ainsi que sa famille, pour retourner sur leurs terres tribales.

Durant le voyage entre le Nouveau-Mexique et le Montana, les militaires et les Cheyennes vont devoir faire preuve de solidarité et d’entraide, pour survivre au périple, aux Comanches et aux trappeurs hostiles qu’ils vont croiser.

Ils vont aussi croiser la route d’une veuve dont la famille a été assassinée par un raid comanche.

Distribution : 

  • Christian Bale : le capitaine Joseph J. Blocker
  • Rosamund Pike : Rosalie Quaid
  • Wes Studi : Yellow Hawk
  • Jesse Plemons : lieutenant Rudy Kidder
  • Adam Beach : Black Hawk
  • Rory Cochrane : Thomas Metz
  • Peter Mullan : lieutenant-colonel Ross McCowan
  • Scott Wilson : Cyrus Lounde
  • Paul Anderson : caporal Tommy Thomas
  • Timothée Chalamet : Philippe DesJardins
  • Ben Foster : sergent Charles Wills
  • Jonathan Majors : le caporal Henry Woodson
  • John Benjamin Hickey : capitaine Royce Tolan
  • Q’orianka Kilcher : Elk Woman
  • Tanaya Beatty : Living Woman
  • Bill Camp : Jeremiah Wilks
  • Scott Shepherd : Wesley Quaid
  • Ryan Bingham : le sergent Malloy

Ce que j’en ai pensé (FC avec Rachel) :
Nom de Zeus, ça c’est du western comme je l’aime !

Profond, bourré d’émotions diverses, de rédemption, de travail sur soi, de pardon, d’acteurs qui ne jouent pas mais qui SONT leurs personnages, des paysages grandioses et une vision de l’Amérique telle qu’elle est vraiment et non pas comme on voudrait nous la montrer.

Aux antipodes des westerns spaghettis (que j’adore aussi) à la sauce Leonne, nous sommes plus dans un western à la « Danse avec les loups », ou « Unforgiven », à la « True Grit » ou au sarcastique  » Django Unchained ».

Si le genre ne fait plus recette de nos jours, de temps en temps, un réalisateur ose y revenir et, nanti d’un scénario béton et de bonnes idées, il nous produit un film qui a tout d’une perle et qui claque comme le barillet d’un révolver Smith & Wesson.

Le début à tout d’une scène à la « Petite maison dans la prairie », avec papa qui coupe du bois et maman qui apprend les adverbes à ses deux gamines pendant que leur petit frère, bébé, dors paisiblement.

Hélas, ce n’est pas la peste de Nellie Oleson qui va troubler cette harmonie mais des Comanches bien décidés à leur voler les chevaux et à massacrer tout le monde.

La scène suivante se déroule au fort où est cantonné Batman. Heu, pardon, je voulais dire le capitaine Joseph J. Blocker, interprété par Christian Bale, qui est moins sexy qu’en chevalier noir. Mais toujours aussi sombre.

La scène dans le bureau du directeur, où celui-ci lui demande d’escorter le chef indien Yellow Hawk (un Cheyennes du Nord), malade d’un cancer, vers son Montana d’origine, est magistrale car elle oppose un officier (Batman) à son officier supérieur et à un civil qui n’a pas connu les guerres indiennes et qui ne peut pas comprendre l’hostilité, la haine, du capitaine Joseph J. Blocker (Batman) envers ce qu’il nomme « les sauvages ».

On peut comprendre que lorsque vous avez récupéré les cadavres de vos hommes et qu’il n’en restait pas assez pour remplir une marmite, que vous ayez les boules à l’idée de devoir escorter l’emplumé qui vous les a zigouillé durant les 1.500km qui séparent le Nouveau-Mexique du Montana.

Surtout que pour convoyer ce grand chef, vous n’aurez pas un bataillon entier, mais quelques soldats dont une bleu-bite.

On est loin des westerns qui cataloguaient tous les indiens dans la même case, c’est-à-dire celle des Méchants, brutes, imbéciles, sauvages, et limite débiles mentaux assoiffés de sang et de scalps.

Il est évident que les Indiens, ce n’étaient pas des Bisounours chevauchant des Petits Poneys (ceux qui font des cacas papillons), mais si on se met à leur place, on aurait, nous aussi, une furieuse envie de balancer l’envahisseur Blanc dans l’océan et de retourner à nos petites affaires plus respectueuses de la Nature que celle des Blancs.

Quant aux Blancs… On a hurlé du Trumpette qui se torchait le cul avec sa parole donnée, mais en ces temps-là, tout le monde se torchait avec les traités signés et les belles promesses faites aux Natifs. Business is business. La Perfide Albion avait exporté cette maladie qui est de renier les contrats signés.

Anybref, Yellow Hawk n’est pas un enfant de coeur, et le capitaine Joseph non plus. Ils ont tout deux du sang sur les mains, que celui de militaires, d’hommes, de femmes et même d’enfants.

Pas un pour relever l’autre et pour le capitaine, lui, il a encore l’excuse de « je ne faisais qu’obéir aux ordres », appliquant la règle qui valait qu’un bon Indien était un Indien mort.

Nous sommes à l’aube de futur nouveau siècle (1892), la révolution industrielle a eu lieu et est toujours en cours, la guerre de Sécession est terminée depuis longtemps, les guerres Indiennes aussi, ainsi que la la guerre fratricide entre Cheyennes et Comanches. Pourtant, les cicatrices sont toujours bien présentes chez tout le monde.

Le réalisateur a su bien montrer toute la rage qu’il y avait dans le capitaine Joseph, toute la résignation dans Yellow Hawk, la peur et la folie dans les yeux de Rosalie Quaid et tout ce petit monde va devoir faire un sacré travail sur lui-même pour accepter l’autre, pour lui pardonner, ou du moins, pour le respecter, malgré le sang sur ses mains.

Loin d’une balade de santé ou d’une rando équestre bien organisée aux travers de paysages somptueux, notre troupe va devoir faire face à l’hostilité des Comanches (pas des enfants de coeur), à celle de chasseurs de fourrures, aux éléments, à un prisonnier à escorter en plus et à un propriétaire au Montana qui, sur ses terres, est seul souverain à bord (et les lois, il s’en tamponne).

Pour survivre, va falloir se donner la main, s’entraider, faire preuve de solidarité, mais ce n’est pas facile quand face à vous se trouve votre plus vieil ennemi et que des années de guerres et de propagandes vous ont lavé la cervelle.

Les problèmes sont toujours les mêmes et l’Amérique n’en est pas moins raciale qu’il y a 130 ans.

Tout en finesse, sans chausser de grosses bottes lourdes, le réalisateur a réussi à nous proposer des personnages réalistes, qui eux aussi l’ont joué toute en finesse, comme Christian Bale, homme rigide, froid, dur, qui, après quelques coups durs, montrera ses fêlures, ses blessures, ses émotions, brièvement, mais on le sentait bien sur le point de craquer.

Mention spéciale aussi à Rosamund Pike, qui a joué le rôle de Rosalie Quaid tout en nuance aussi, ainsi qu’à Wes Studi, campant fidèlement un Yellow Hawk au regard doux mais à la détermination sans faille.

Un western profond, avec un scénario qui n’avait rien d’un ticket de métro, des acteurs jouant tout dans la nuance, réalistes, une musique qui allait bien avec les décors grandioses et les actions, souvent violentes, de ce film.

Un western où la langue amérindienne qui a tout l’air d’être une vraie (ou qui y ressemble) et qui enterre définitivement les indiens qui parlaient tous anglais dans les anciens western de nos pères et grands-pères.

Un western noir, beau, sombre, dur, violent, bourré d’émotions, de haine, d’amitié, d’amour, de pardon, sans manichéisme aucun.

Une bien belle soirée cinéma. Ce qui ne fut pas tout à fait le cas pour ma binôme de Film Communs, Rachel, dont vous trouverez la chronique ICI !

PS : en plus, le Christian Bale chevauchait un superbe cheval que je veux bien chez moi, si on veut bien me le donner…

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).