[Série] ABC contre Poirot (2018) : Sarah Phelps

ABC contre Poirot (The ABC Murders) est une mini-série télévisée britannique de quatre épisodes, écrite par Sarah Phelps et réalisée par Alex Gabassi, diffusée du 26 au 28 décembre 2018 sur BBC One, en trois épisodes. Il s’agit d’une adaptation du roman du même nom d’Agatha Christie publié en 1936.

Synopsis :
En 1933, à Londres, le célèbre détective belge Hercule Poirot est vieillissant et coule une retraite paisible. C’était sans compter sur Alexander Bonaparte Cust, qui arrive à Londres et s’installe dans une pension glauque.

Avec sa machine à écrire, il tape des lettres, signées d’un mystérieux ABC, qu’il envoie à Hercule Poirot. Dans ces lettres, ABC explique à demi-mot son jeu macabre : assassiner, dans l’ordre alphabétique, des personnes dont le nom et le prénom commencent par la même lettre que la ville où le meurtre a lieu.

Le détective décide d’enquêter mais se heurte à l’inspecteur Crome. Sur chaque scène de crime, Poirot retrouve un indicateur des chemins de fer ouvert à la lettre correspondante et taché de sang.

Peu à peu, Poirot commence à faire le lien entre lui, ces villes et les personnes assassinées…

Personnages principaux :

  • John Malkovich : Hercule Poirot
  • Rupert Grint : Inspecteur Crome
  • Andrew Buchan : Franklin Clarke
  • Eamon Farren : Alexander Bonaparte Cust
  • Jack Farthing : Donald Fraser
  • Gregor Fisher : Dexter Dooley
  • Tara Fitzgerald : Lady Hermione Clarke
  • Henry Goodman : Sidney Prynne
  • Shirley Henderson : Rose Marbury
  • Bronwyn James : Megan Barnard
  • Freya Mavor : Thora Grey
  • Kevin McNally : inspecteur Japp

Ce que j’en ai pensé :
A.B.C contre Poirot, je commence à connaître puisque j’ai vu son adaptation pour « Les petits meurtres d’Agatha Christie » et que j’ai lu, en juin, son adaptation en bédé.

Là, je découvrais, au cours d’un zapping, une nouvelle adaptation du roman en mini-série avec John Malkovich dans le rôle de Poirot.

Évacuons de suite ce qui m’a profondément gêné : John Malkovich n’est pas un Poirot crédible du tout !

Il n’est pas obnubilé par ses petites cellules grises, ne porte pas sa moustache ridicule mais une barbichette, ne semble pas avoir une haute opinion de lui-même, n’a pas vraiment l’allure d’un dandy et on dirait que son orgueil est parti en vacances sans le prévenir…

J’adore John Malkovich, mais pas dans le rôle du détective belge ! Il a foiré le personnage, selon moi, mais ceci n’est que mon avis, vous le savez bien.

C’est un Poirot vieux (en 1933 ???) qui se trouve face à nous. Son succès n’est plus là, c’est un has been. Exit aussi l’inspecteur Japp, pensionné heureux qui bine ses salades, avant de d’aller les manger par la racine…

Par contre, son remplaçant, c’est Ron Weasley ! Heu, pardon, Rupert Grint… Je le préférais en gamin dans Harry Potter, ici, dans son rôle de l’inspecteur Crome, remplaçant de l’inspecteur Jaap, il joue le rôle d’un homme imbu de sa personne, qui ne réfléchit pas toujours avec discernement et considère Poirot comme un vieux chieur.

Ron, ta copine Hermione t’aurait conseiller d’aller faire un tour à la bibliothèque ! Là, tu verras que Poirot n’est pas un imbécile ! D’ailleurs, il y a une lady Hermione dans l’épisode…

Maintenant que j’ai évacué le mal, tirons la chasse et passons à ce que j’ai apprécié dans cette mini-série : les décors et les ambiances 1933…

Qui dit 1933, dit merde brune qui commence à sentir mauvais du côté de l’Allemagne et ça remonte jusqu’à la perfide Albion, qui en a marre des immigrés et qui aimerait qu’on les remballe chez eux (une éternelle rengaine), Hercule Poirot y compris, lui qui n’a pas fait la guerre quand son pays a été envahi (son pays qui est aussi le mien… ♫).

Pas besoin de vous faire de dessins, les imbécilités faites en paroles ou en actes ne changent pas selon les époques, on charge à fond l’étranger, on le rend coupable de tous ses maux et on se dit qu’une fois entre nous, on sera mieux.

Erreur fatale, mais tout le monde ne l’a pas encore compris… L’hypocrisie est dans le camp des Anglais, eux qui ont eu un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais et dont les habitants des colonies auraient sans doute apprécié qu’ils foutassent le camp de chez eux.

Anybref, c’est dans cette ambiance « brexit » que se trouve l’Angleterre quand le tueur ABC se met à trucider en suivant l’alphabet.

En fouillant un peu sur le Net, j’ai appris que la réalisatrice n’avait jamais lu les romans d’Agatha Christie et qu’elle était donc partie totalement vierge en ce qui concernait ce personnage. Au lieu de reproduire à l’identique ce qui avait déjà été fait 100 fois, elle a préféré mettre Hercule Poirot au centre de l’épisode et lui écrire un passé.

Un passé qui m’a fait tomber de haut… On aimera ou l’on criera à l’hérésie. Il est vrai que découvrir Poirot dans cette profession-là à de quoi déstabiliser (non, Ida, il n’est pas meneuse de revue au Moulin Rouge !!!).

Mon avis restera mitigé sur cette mini-série. Autant où j’ai apprécié les ambiances des années 30 qui montraient les Anglais dans leur xénophobie galopante (comme c’était déjà le cas durant l’ère victorienne), autant où j’ai apprécié les décors qui donnaient vraiment l’impression d’avoir voyagé dans le temps, autant où j’ai aimé les petits changements apporté à l’œuvre originale qu’est le roman, je reste bloquée sur Malkovich en Poirot.

Il ne saurait égaler David Suchet (qui pourrait ?), mais j’aurais mieux aimé que l’on fasse cette mini-série sans son personnage, avec un autre enquêteur, comme dans l’adaptation française. Malkovich ne m’a pas emballée en Poirot.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°17] et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°71].

Miss Marple – Saison 6 – Épisode 3 – La nuit qui ne finit pas (2013)

Résumé de l’épisode :

Mike Rogers tombe follement amoureux d’une héritière, Ellie Goodman, devant une propriété qu’il aimerait acheter. Pourtant, les lieux ont mauvaise réputation depuis que trois personnes y ont trouvé une mort tragique.

Quelque temps plus tard, les tourtereaux se marient. La jeune femme acquiert la fameuse demeure, où elle s’installe avec son bien-aimé. Mais très vite, ils sont victimes d’événements malheureux.

Miss Marple décide de leur venir en aide afin de démêler le vrai du faux.

  • D’après La Nuit qui ne finit pas (1967)
  • Le personnage de Miss Marple n’est pas présent dans le roman.
  • C’est le dernier épisode de Miss Marple. La sérié est arrêtée en même temps que celle d’Hercule Poirot en 2013.

Ce que j’en ai pensé :
C’était en juin 2020 que j’avais lu le roman éponyme de Agatha Christie et j’étais curieuse de le voir mis en scène avec Miss Marple puisque dans le roman, elle n’y apparaît pas.

Vous le savez, je ne suis pas une afficionado de miss Marple, lui préférant Hercule Poirot…

Malgré une année de passée, le roman était encore frais dans ma mémoire et j’ai donc été étonné de voir l’épisode commencer par une scène avec des jeunes qui patinaient sur un lac gelé avant que la glace ne se rompe entraînant l’un d’eux dans la mort glacée.

Assurément, la version télé est différente du roman, des ajouts y étant été porté, afin de la rendre plus intéressante, plus intrigante et d’y faire intervenir miss Marple.

Si au départ j’ai été un peu déroutée du fait de mes souvenirs de lecture, je me suis prise assez vite au jeu, voyant venir l’affaire, mais ne pouvant m’empêcher de trouver Mike Rogers sexy en diable avec sa petite gueule d’amour.

L’épisode est glaçant, surtout lorsque l’on sait comment ça va se terminer. Les ajouts donnent une version encore plus dramatique et tragique au roman et il faudra la sagacité de miss Marple pour démêler le vrai du faux.

Au final, malgré les changements par rapport au roman, cette adaptation télé est réussie et j’ai adoré alors que je ne suis pas fan de la série avec miss Marple. En tout cas, ça m’a donné envie de regarder les autres épisodes de la série, même si ce n’est pas la même actrice.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°300], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°53] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les irréguliers de Baker Street [SÉRIES] – Saison 1 (2020) – Par Dame Ida, envoyée spéciale victorienne

Synopsis :
Bienvenue dans le Londres du XIXe siècle, où les Irréguliers, un gang de jeunes marginaux, élucident des crimes surnaturels pour le compte du Dr Watson et de son mystérieux associé, Sherlock Holmes.

L’avis de Dame Ida : Bon… Ces irréguliers là n’ont rien à voir avec les 4 tout en s’en inspirant… Mais s’ils sont 4 c’est deux filles et deux garçons…. Dont une asiatique et un black.

On est bien dans cette manie actuelle de la parité et l’inclusivité des personnes racisées. Comme dans les Chroniques de Bridgerton où on te collait des zaristos racisés alors que ça ne correspond pas à la réalité de l’époque. Certes dans l’Est End, on pouvait avoir des personnes « non blanches »…

Mais… Tout de même… cette relecture de plus en plus fréquente de la représentation raciale qui altère la réalité historique m’irrite profondément. Je suis contre le racisme, et contre la faim dans le monde comme Miss France…

Mais pas trop d’accord pour qu’on nous fasse croire que les personnes racisées avaient tel ou tel statut qu’elles n’avaient certainement pas dans la réalité de l’époque de référence.

Je ne cautionne pas l’esclavagisme et la ségrégation, et aucune discrimination mais je ne cautionne pas non une réécriture faussée de l’histoire qui justement les efface sous prétexte d’égalitarisme et de visibilité des minorités.

Car en effaçant les réalités douloureuses de l’histoire, on efface aussi la réalité des souffrances que ces horreurs ont causé. Si on continue comme ça on va finir par voir des chevaliers musulmans autour de la table ronde et des juifs dans l’armée nazie !

N’oublions pas le rôle de la télévision et du cinéma sur l’éducation des foules. Beaucoup de jeunes qui n’écoutent que distraitement leurs cours d’histoire-géo et s’empressent de les oublier après le contrôle… découvrent l’histoire à travers ce que les films et les séries en présentent.

Ces films « en costumes », situées dans une époque clairement datée de l’histoire mais présentant un tissu social qui n’avait rien à voir avec celui de l’époque en question contribue à une opération de désinformation de la population et à entretenir celle-ci dans une méconnaissance de son histoire.

Or, comme disait l’autre (qui n’était pas psychanalyste mais un psychanalyste n’aurait pas dit mieux!)… Ignorer son histoire nous expose au risque de la répéter. Et nous présenter une histoire qui occulte les clivages raciaux et sociaux du passé au nom de la volonté louable d’offrir une visibilité des minorités, ne peut qu’entraîner une confusion dans les esprits des personnes les moins favorisées dans leur capacités à accéder aux réalités de la culture et de l’histoire.

Même Watson est black ou au moins métis!!! Je n’aurais rien eu contre si ça avait été dans une adaptation du XXe ou XXIe siècle… Mais pas pendant l’ère victorienne où les femmes des meilleurs milieux ne pouvaient même pas entrer à l’université.

Croyez vous qu’il y aurait eu des personnes de couleur assez riches pour faire des études à cette époque, et qu’on les ait autorisées à entrer à Oxford ou Cambridge dans une société de classe aux frontières hermétiques ???

Passons sur Mrs Hudson qui, ici, n’est pas la sympathique proprio du 221B mais une marchande de sommeil qui possède carrément tout le quartier et n’hésiterait pas à expulser ses mauvais payeurs.

Et évidemment, cerise sur le pompon, Baker Street  (à l’ouest de Londres et pas si loin que ça de Buckingham) est à un jet de pierre de la cathédrale St Paul et des fenêtres du 221B on voit les bouges ressemblant à ceux de l’est end !

Et à 38mn du début on a aperçu juste les pieds d’un Holmes allongé sur un divan avec bien évidemment une pipe à opium à ses pieds… Watson et Holmes (qui reste invisible) surpris en pleine scène de ménage (je vois gros comme une maison qu’au fil de la série on va jouer avec l’ambiguïté et laisser entendre qu’ils sont amants)…

Et une altesse royale, fils de la Victoria fait le mur pour aller copiner avec une fille de la bande… Ben voyons ! C’est vrai que les crasseuses en guenilles (et en pantalon !!! des filles en pantalons qui ne cachent pas leurs cheveux… normal à l’époque) c’est tout ce qu’il faut pour séduire un prince pressé de s’encanailler !

Bref, les puristes en seront pour leurs frais. Et c’est dommage parce que c’est pas si mal au niveau de l’histoire qui inclut des éléments fantastiques. ça aurait pu le faire.

Cette série aurait pu se trouver son propre style.. si elle n’avait pas accumulé tant de travers.

Bref cette série peut se regarder avec plaisir si on n’a pas lu les 4 de Baker Street… Et si on ne connaît rien à la géographie londonienne… si on ne tient pas trop au respect du canon notamment concernant les personnages de Holmes, Watson et Mrs Hudson !!!

Et si on n’est pas allergique avec la mode sévissant actuellement dans les séries consistant à nier les réalités historiques des clivages raciaux et sociaux de l’époque où l’on situe l’action pour sacrifier à une volonté de visibilité des minorités racisées, certes compréhensible mais historiquement trompeuse.

Ne négligeons pas l’impact des fictions grand public sur la culture générale des masses qu’on peut ici plonger dans la confusion sous prétexte de les rendre plus tolérantes et ouvertes aux diversités.

Dénoncer les clivages en démontrant leur cruauté et leur arbitraire me semblerait tout aussi efficace et plus proche de la réalité.

Ce sont évidemment là des conditions que je ne remplis pas et j’avoue que ça pèse lourdement dans mon appréciation alors que la série a pourtant de bons côtés et ses points d’originalité qui permet de ne pas trop y voir un plagiat de notre bédé préférée.

PS : Cannibal Lecteur est un peu moins chaude pour regarder cette série qui n’est historiquement pas réaliste. L’élément fantastique ne me dérange pas, mais restons dans les réalités historiques au moins…

Ce que la presse en pense : pas que du bien…

Un journaliste du Hollywood Reporter qualifie de “création calibrée pour l’algorithme Netflix : une série apparemment produite ou acquise non pas tant parce qu’elle est fondée sur un concept fort, mais parce qu’à l’évidence on peut la faire entrer dans toutes les catégories de la plateforme”. (Le courrier International)

Une série en huit longs chapitres, plongeant dans un Londres victorien fantasmé grâce à des intrigues fantastiques aussi nombreuses que bancales.

À part son nom très évocateur, repris effrontément au canon holmésien, certainement dans l’unique but d’attirer quelques clics rémunérateurs, il n’y a que de maigres points d’accroche qui rapprochent réellement les enquêtes des Irréguliers de Baker Street à celle de Sherlock et de son cher Watson.

En fait, outre les noms de deux fameux lurons enquêteurs, de Mycroft (évacué de l’intrigue aussi rapidement qu’il y avait été intégré) et du 221 B Baker Street, il ne reste à peu près rien de l’œuvre bien connue d’Arthur Conan Doyle.

De la vivacité d’esprit agaçante du célèbre détective, ne subsiste plus qu’un esprit fumeux, endormi par les vapeurs des drogues ingurgitées à longueur de journée pour oublier son amour perdu, disparu dans un portail interdimensionel lors d’une enquête foireuse, son auto-flagellation légendaire née d’avoir abandonné ses filles (adoptive et naturelle), ainsi qu’une queue de cheval, dans les flashbacks, une tête rasée et quelques tatouages dignes des meilleurs punks à chien.

Après moult teasing étouffe-chrétien, on en viendrait presque à regretter les premiers épisodes, certes dénués de Sherlock, mais n’abîmant pas son image au point d’en faire ce chien rampant sans cervelle. […]

Le résultat, ce sont malheureusement des dialogues d’une pauvreté à pleureur, des interactions et physiques entre les personnages incompréhensibles de fausseté et des interprétations qui ne font pas dans la demi-mesure. Difficile de ne pas décrocher de la série dans ces conditions.

Les Irréguliers de Baker Street est un pur produit Netflix : une série qui manque de logique, de vision, d’originalité et de talent, qui met à mal un des personnages les plus connus de la pop culture et qui restera en mémoire pour la laideur de certains choix. (Écran Large)

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 15 – La mystérieuse affaire de Styles (2016)

Résumé : Émilie Beauregard, soixante ans, riche propriétaire d’un hôtel thalasso de luxe, a épousé Adrien, un jeune masseur de 30 ans beau comme un dieu.

Mais Ève Constantin, son assistante, est persuadée qu’Adrien n’est intéressé que par la fortune d’Émilie est serait même prêt à la tuer.

Sans prévenir le commissaire Laurence qui fête ses 50 ans, Marlène, toute émoustillée de pouvoir jouer les clientes, convainc Alice de l’accompagner.

La journaliste s’apprête à faire une rencontre tout à fait inattendue.

  • Réalisation : Éric Woreth (saison 2, France, 2016)
  • Scénario : Pierre Linhart, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Frédérique Tirmont (Émilie Beauregard), Sophie Cattani (Éve Constantin), Cyril Guei (Timothée Glissant), Alexia Barlier (Diane Clément-Roussel)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Autant où certains romans d’Agatha Christie me restent en mémoire, autant j’en oublie certains et celui-ci en faisait partie car je confondais sans doute son final avec celui d’un autre.

Il a fallu que je regarde la version avec David Suchet pour me garder en mémoire l’entourloupe de la reine du Crime pour bluffer ses lecteurs.

Le procédé utilisé était plus flagrant dans la version anglaise que dans la française… À tel point que j’ai hésité pour la résolution de l’affaire, même si ce visionnage-ci était mon deuxième…

Alors oui, je me souvenais de certaines choses, comme du bellâtre qui avait épousé une cougar et que cette cougar représentait énormément pour un personnage de la série (mais je ne divulgâcherai rien !).

Pour le reste, je suis repartie quasi vierge lorsque j’ai visionné à nouveau cet épisode que j’aime beaucoup tant il est drôle et angoissant.

Drôle avec Marlène et Alice qui vont enquêter en catimini à l’hôtel de thalasso, Styles, parce que la directrice les prends pour deux femmes qui s’aiment, parce que Marlène dort avec ses bigoudis, parce que Laurence vient d’avoir 50 balais et qu’il essaie de rajeunir son image en s’habillant de plus en plus cool et parce que tout comme le commissaire Larosière, il aura une panne de Popol !

Angoissant parce qu’il y a des morts, parce qu’Alice est visée aussi et parce qu’on assassine un pauvre chat qui possède la même couleur de pelage que le mien (argh !).

Laurence et Alice continue de se chamailler, de s’engueuler, de s’énerver l’un l’autre, mais lorsque l’on attente à la vie d’Alice, au lieu de l’appeler « Avril », il dira son prénom, avec de l’angoisse dans la voix.

Beaucoup de mystères et de suspicions dans cet épisode et en prime, l’épouse d’un ministre qui passe beaucoup de temps en thalasso (elle n’a que ça à faire, elle), qui drague ouvertement les hommes, qui s’envoie en l’air sans soucis, tant pis si monsieur le ministre ne passe plus les portes.

Et puis, il y a Adrien, le mari de la cougar ! Cet homme est un régal pour les yeux, on aimerait qu’il nous fasse rugir de plaisir en nous massant le dos comme il le fait dans l’épisode, avec ses belles mains qui pétrissent les chairs enduites d’huile, les faisant glisser encore mieux… Bon, je stoppe là sinon vous allez me perdre en cours de route.

Anybref, on aurait envie d’aller piquer une tête dans cet hôtel de thalasso et de passer un petit séjour, tant pis si les cadavres se ramassent à la pelle.

En regardant l’épisode, je me suis rendue compte que la cougar avait déjà joué dans un autre épisode des Petits Meurtres et en faisant travailler mes petites cellules grises, la pièce est tombée : la dame riche dans « Je ne suis pas coupable », un épisode de la saison 1, avec Larosière et Lampion (déguisé en femme).

Un épisode drôle, avec beaucoup de mystères, de suspense, de questionnements (si on ne se souvient plus de la résolution et du coup de tepu de l’auteure), de fausses pistes, d’humour, de sentiments et d’amitié.

Même si l’entourloupe de madame Christie se voit moins dans cet épisode que dans les autres adaptations télé, cette version-ci est plus drôle que celle avec Poirot commençant sa première enquête en Angleterre.

À noter que pour le mois de mars, je vais relire le roman avec ma copinaute Bianca (ce sera sa première lecture pour elle) dans le cadre du challenge « A year in England » consacré aux romans policiers.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°209] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°35].

Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 2 – Épisode 13 – Le cheval pâle (2015)


Résumé de l’épisode :
Sybille, une ténébreuse voyante, affirme pouvoir tuer un ennemi à distance en lui jetant un sort. Venue acheter un philtre, Marlène entend des menaces de mort.

Swan Laurence ne croit pas aux boules de cristal, mais lorsqu’une jeune fille riche, voisine d’Alice, meurt brutalement, le commissaire est obligé d’admettre que les pouvoirs occultes peuvent parfois tuer.

Tandis que Marlène acquiert un philtre pour séduire Laurence, celui-ci peut enfin vivre son amour avec Maillol, la légiste, qui lui tombe dans les bras ; hélas, pas pour longtemps…

  • Réalisation : Olivier Panchot (saison 2, France, 2015)
  • Scénario : Sylvie Simon, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Olivier Broche (Lucien Cornille), Thierry Hancisse (Eugène Dacosta), Valérie Dashwood (Sybille)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Il y a bien bien longtemps, j’avais acheté le roman « Le cheval pâle » d’Agatha Christie…

Le mot « cheval » m’avait attiré, bien entendu, ainsi que la référence aux cavaliers de l’apocalypse.

Bien mal m’en avait pris car ce roman m’est tombé des mains et je n’ai jamais réessayer de le relire, ni même eu la simple envie.

Au moins, avec la série des Petits Meurtres, j’allais enfin savoir ce que j’avais raté à l’époque de mes culottes courtes.

L’atmosphère est au mystère puisque les premières images de la kermesse plantent le décor :  mystères et magie noir en la personne de la diseuse de bonne aventure et de son âme damnée, capable de tuer à distance.

De son côté, il y a de la drôlerie avec notre Marlène venue acheter un filtre d’amour pour qu’enfin son commissaire tombe fou amoureux d’elle, alors que lui n’a d’yeux que pour la nouvelle légiste.

Ambiance presque gothique pour une partie de cet épisode qui serait parfait pour Halloween s’il n’y avait pas les moments fun entre nos trois personnages : Swan Laurence, Alice Avril et Marlène.

C’est ce que j’aime dans cette série qui se déroule dans les années 50 (contrairement à la première saison qui se déroulait dans les années 30) : les réparties cinglantes entre les personnages, leurs petites piques, leurs vilenies envoyées dans les gencives d’Avril qui ne se gêne pas pour répliquer les 4 vérités au commissaire.

Oui, ils se bouffent le nez à longueur d’épisodes mais c’est ce qui fait le sel de la série car si on a suivi les différents épisodes, on sait aussi que Laurence est capable d’aider la journaliste chiante et elle-même est prête à faire des efforts pour lui venir en aide, après que chacun aient soupiré, vitupéré, râlé…

Pas besoin de longtemps pour s’immerger dans cette époque que je n’ai pas connue : les vêtements, les voitures, la mentalité (pas si éloignée de celle de nos jours) contribuent à faire en sorte que nous nous projetions dans les années 50.

Les moments les plus truculents sont quand Alice Avril doit jouer le rôle de la femme de Laurence, femme dont il dit vouloir se débarrasser… Lui qui voulait plus que conclure dans le divan avec sa belle légiste, le voilà avec sa journaliste détestée dans son appart cosy de célibataire, devant surveiller pour savoir qui va venir tenter de la tuer.

Oui, il aimerait qu’elle meure, on le sait, mais dans le fond, nous savons aussi qu’il a beau lui souhaiter la mort, il ne voudrait pas que ça arrive.

Il est bien dommage que je n’ai jamais réussi à dépasser une certaine page dans ce roman car la solution est retorse, vache, bien vue et je n’avais rien vu venir, une fois de plus. Brillant, quoi !

En allant sur la fiche Wiki du roman, je me suis rendue compte que la série avait été fidèle aux ambiances sombres du roman, ainsi qu’à sa résolution : on ne change pas le mobile, ni la personne coupable !

Un épisode sombre parfait pour la période d’Halloween, quasi !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°207] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°25].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 27 – Un cadavre au petit déjeuner (2019)

Distribution : Samuel Labarthe, Blandine Bellavoir, Elodie Frenck, Marie Berto, Justine Corrion, Alain Duclos, Antoine Duléry, Anaïs Gheeraert

Résumé : Après une soirée bien arrosée, Alice Avril se réveille dans son lit aux côtés d’un jeune homme inanimé. Elle réalise en même temps qu’il a été assassiné et que tout l’accuse de ce crime sordide.

Qui donc a ainsi cherché à la piéger ? Alice n’a pas le temps de mener l’enquête : il faut avant toute chose faire disparaître le corps. Mais l’entreprise est loin d’être aisée.

Pour tenter de venir en aide à leur amie, tous les proches de la jeune femme plongent dans l’illégalité : Marlène, bien sûr, Laurence, le légiste Glissant, mais aussi le commissaire divisionnaire Tricard en personne…

Ce que j’en ai pensé : 
NOOOONNNN, c’est pas vrai, c’est déjà fini ??

Voilà ce que j’ai pensé lorsque j’ai appris qu’il n’y aurait plus ma fine équipe après 27 épisodes, 7 ans de bons et loyaux services…

À la fin de la saison 1, j’avais versé une larme pour la fin du duo Larosière/Lampion, qui ne nous avaient pas fait des adieux comme il le fallait.

Ouf, j’avais de suite accroché au nouveau trio des années 50 : le commissaire Laurence, froid, antipathique, cachant ses émotions, toujours à décocher ses méchancetés, petites perfidies à un peu tout le monde ; sa secrétaire poupoupidou Marlène, glamour à mort, sacrifiant tout pour être une femme telle que les hommes veulent voir et Alice Avril, électron libre, journaliste fofolle, toujours à l’affut d’un scoop et passant son temps à se chamailler avec Laurence.

C’est avec beaucoup de retard que j’ai visionné le dernier épisode, le coeur en berne.

Bon, éliminons de suite un truc important que je vais vous avouer : je hais les comédies musicales ! Certains détestait les routes départementales, ben moi, c’est les comédies musicales. Quand on se met à chanter dans un film, j’ai envie de fuir à toute jambes ou alors de sauter le passage. Attention, j’adore certains morceaux tirés des comédies musicales, mais voilà, quand ça chante dans un film, non, je déteste ça.

Même si voir le commissaire Laurence esquisser un pas de deux, façon Gene Kelly est un bonheur de fin gourmet !

Et on nous fait un dernier épisode sous forme de comédie musicale, non tiré d’un roman d’Agatha Christie mais notamment des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

Alors oui, j’ai fait des avances rapides dès que ça poussait la chansonnette, mais pour le reste, j’ai adoré ce dernier épisode qui fait la part belle à l’amitié, parce que oui, si Laurence et Avril se détestent, se disputent, se tirent dans les pattes, quand l’un des deux est dans la merde, l’autre met le paquet pour l’aider.

En grommelant, bien entendu, en râlant, en se plaignant, faut pas perdre la face, jamais, mais on épaule l’ami(e) dans la merde et là, Alice Avril est dans une belle merde avec un cadavre sur les bras et zéro souvenirs de sa nuit un peu trop arrosée.

Comme dans un Vaudeville, on va dans tous les sens, on passe plein de portes, on a des cadavres qui se ramassent à la pelle et un nouveau futur commissaire qui n’est autre que Antoine Duléry jouant le rôle du neveu mégalomane de ­Larosière. Entre nous, sans son collier de barbe, il est beaucoup moins sexy baby !

Alors si on retire les chansons, j’ai adoré cet épisode qui ne manque pas de piquant, de sel, de rythme, d’amitié, de niquage des règles, des lois en tout genre et qui se termine de la plus belle des manière qui soit, sans oublier les rebondissements et le fait qu’on ne voit pas venir le coupable, comme dans la Reine du Crime.

Il y a de l’humour, comme toujours, une pointe de burlesque, ce qui fait la signature des « Petits meurtres » qui se veulent avant tout être une série familiale, pas trop noire, pas gore et ne veulent pas plomber la soirée des téléspectateurs.

Et je trouve qu’ils ont bien fait de jouer avec le côté un « clown » de certains personnages, comme avec l’inspecteur Lampion au départ, avec Marlène, qui semble être le stéréotype de la blonde des blagues, celle qui n’a pas un neurone, mais malgré ses côtés bêbête, on lui a étoffé son rôle, lui donnant une envergure dont je ne m’attendais pas au départ et une belle palette d’émotions car c’est toujours elle qui s’inquiète pour tout le monde.

Hormis le fait que je déteste que l’on pousse la chansonnette dans les films (dans les Disney, ça passe parfois, mais pas toujours, sauf dans le roi lion) ou les séries, je trouve que ce dernier épisode clôt de manière magistrale cette série qui m’aura ravi du début à la fin, qui m’aura fait rire, pouffer, qui m’aura montré un commissaire Laurence tel un Sherlock Holmes, masquant ses émotions (sauf avec les belles femmes) et un sacré trio improbable d’enquêteurs qui, au fil du temps, sont devenu des amis, même si Alive et Swan ne l’avoueront jamais.

Rideau et à voir ce que la version 70′ va nous apporter.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 01 – Épisode 06 – Je ne suis pas coupable (2010)

Résumé : Louis Servais, un ami d’enfance de l’inspecteur Lampion, vient lui demander son aide. Une lettre anonyme est arrivée au château d’Elisabeth Laroche-Viseul, sa patronne, annonçant qu’un crime allait y être commis.

Or la vieille dame, en froid avec sa fille Claire, semble vouloir léguer une partie de sa fortune à Clémence, la fille de son régisseur.

Lampion et le commissaire Larosière se rendent sur place.

Mais comment s’infiltrer dans un week-end de militantes féministes sans attirer l’attention ? Déguiser l’inspecteur Lampion en femme apparaît comme la meilleure solution. En usurpant l’identité de deux invités…

C’est l’occasion pour Larosière de réaliser son rêve d’enfant : devenir acteur ! Lampion, lui, découvrira le féminisme et l’inconfort des talons aiguilles…

Acteurs : Antoine Duléry (Jean Larosière) , Marius Colucci (Emile Lampion) , Léna Bréban (Claire Laroche) , Yannick Choirat (Louis Servais) , Frédérique Tirmont (Elisabeth Laroche-Viseul) , Guilaine Londez (mademoiselle Thuleau) , Noémie de Lattre (Jeanne Weiss) , Lou de Laâge (Clémence Mouson)

  • Réalisation : Éric Woreth
  • Scénario : Thierry Debroux

Ce que j’en ai pensé : 
Pour une fois, cet épisode commence par le jugement et la sanction : coupable et la sentence sera la tête tranchée !

Mince alors, c’est plus radical qu’un Columbo puisque l’on découvre la coupable et qu’elle est déjà condamnée ! Mais que va-t-on faire alors ? Allez se coucher ?

Le commissaire Larosière et l’inspecteur Lampion sont présents et notre Lampion se fait engueuler par un joli barbu dont on ferait bien notre 4h, et lui aussi… Pour lui, la condamnée est innocente et nos deux flics n’ont pas fait leur job. Larosière trouve qu’ils ont fait tout ce qu’il fallait et même plus !

Retour en arrière sur l’affaire… Nous allons voir comment ils ont enquêté, ce qu’il s’est passé vraiment, qui est la victime et pourquoi la coupable s’est retrouvée sur le banc des accusés condamnés.

J’apprécie énormément cet épisode, mais je ne me souvenais plus de sa conclusion, donc, j’ai remis mes pendules à l’heure.

C’est un épisode assez dynamique et rempli de mystère. Une fille ne sait plus quoi faire pour obtenir un regard de bienveillance de la part de sa mère qui elle ne jure que par la fille de son régisseur, un espèce de poivrot lubrique. Elle compte même lui donner de l’argent.

Si cette dame venait à avaler son acte de naissance, vers qui se tourneront les soupçons ? La fille, bien entendu ! Fille qui est hautement antipathique, jalouse comme un poux aussi, bref, rien pour la défendre.

Ce que j’aime dans cet épisode, en plus de sa manière de commencer à rebours, c’est qu’il est très amusant avec Lampion obligé de se déguiser en militante féministe pendant que Larosière joue son époux volage, dragueur, qui ne supporte pas qu’une femme lui résiste. C’est un dragueur qui ne doute jamais de son charme mais entre nous, avec son smoking, il est sexy à mort !

Malgré son côté dragueur lourd, malgré le fait qu’il houspille sans cesse ce pauvre Lampion, malgré le fait que le commissaire ne doute jamais, qu’il pense n’avoir jamais tort, qu’il pense tout savoir et qu’il n’écoute jamais son inspecteur, Larosière n’est pas infaillible et cette histoire le prouve.

Une fois de plus, je n’ai rien vu venir ! J’avais eu des doutes sur certaines choses et j’avais eu raison, mais pour le reste, j’ai été bluffée, une fois de plus !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°197] Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°23].

Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 1 – Épisode 10 : Un meurtre en sommeil (2013)

  • Genre : Policier
  • Durée : 100 minutes
  • Réalisateur : Eric Woreth
  • Avec Antoine Duléry (Larosière), Marius Colucci (Lampion), Jennifer Decker (Sacha), Sophie Le Tellier (Mylène Legrand), Patrick Descamps (Chesnay), Laurent Fernandez (Lucien Lebloc), Rémy Gence (docteur Bourdon)

Résumé de l’épisode :
Sacha Poliakof, 20 ans, s’évade de l’hôpital psychiatrique de Douai, dans le Nord. Elle trouve refuge dans une grande maison isolée, où des bribes de souvenirs l’assaillent.

Sacha a la vision d’une jeune femme vêtue d’une robe rouge qui est morte au pied de l’escalier. La maison a-t-elle été le théâtre d’un drame atroce ou Sacha est-elle reprise par ses crises de démence ?

Quel est le lien entre l’assassinat d’une femme non loin de là et la présence dans la région de cette demoiselle très perturbée ?

C’est la nouvelle passion de l’inspecteur Lampion pour la psychanalyse qui permettra au commissaire Larosière, pourtant très sceptique au sujet des méandres de l’inconscient, de dénouer les fils de cette étrange affaire…

Ce que j’en ai pensé :
S’il y a bien une série que j’apprécie regarder souvent, c’est bien celle des « petits meurtres » et si ma préférence va à la saison 2 avec le commissaire Swan Laurence, je ne dédaigne jamais regarder un plus ancien avec Larosière et Lampion.

Les années 30, les belles voitures, les esprits étriqués, les costumes, les chapeaux,… dépaysement garantit.

Le commissaire Larosière est un phallocrate, un séducteur, un homme qui démissionnerait si une femme entrait à la préfecture de police, tyrannique avec son adjoint Lampion et possède un égo démesuré…

Oui, vu ainsi il a tout pour déplaire, pourtant, j’adore le personnage du commissaire, qui correspond malheureusement à la mentalité de l’époque (je ne la cautionne pas mais le fait est là) car ses concepteurs ont su malgré tout rendre sympathique.

Ce que j’aime aussi, c’est que l’acteur, Antoine Duléry, avec son collier de barbe, est sexy à mort et que je ne dirais pas non s’il voulait me passer les menottes… Bon, passons à autre chose que mes fantasmes triviaux !

L’inspecteur Lampion, son souffre-douleur préféré, est un personnage timide, homosexuel, qui a envie d’aller plus loin, de bien faire, mais qui se fait souvent rabrouer par son commissaire qui ne prend pas souvent attention à lui.

Le duo marche super bien, l’un tempérant l’autre et sont souvent très drôle dans leurs réparties.

Alors que j’étais au début de l’épisode, des petits détails m’ont fait penser au livre d’Agatha Christie que j’avais lu en juin « La dernière énigme » avec miss Marple. Mais oui, une femme qui loue une maison et qui a l’impression d’y avoir déjà vécu, bon sang, mais c’est bien sûr !

Lors de mes premiers visionnages, cela n’avait pas fait tilt puisque je n’avais jamais lu le roman, sans oublier que les concepteurs de la série changent des détails, ne gardant que le plus important dans le scénario original.

Sacha Poliakof s’et évadée de l’hosto psychiatrique et c’est elle qui loue cette maison, avec ces sensations de déjà-vu qui font qu’elle se pense vraiment folle…

De leur côté, nos deux policiers, Larosière et Lampion (Marius Colucci) ont reçu un cours de psychanalyse criminelle par une dame qui a remis le commissaire, distrait, en place et ce dernier l’a mal pris… Elle se prend pour qui, cette femme qu’il pense frigide et j’en passe.

Il y de l’humour dans cet épisode et un peu de sexe, avec notre séducteur barbu qui va se faire monter dessus par la psychanalyste (une femme qui croque les hommes, une séductrice) et elle lui offrira même une analyse gratuite, qui ne fera pas les affaires de notre Don Juan ensuite.

Lampion est plus tempéré, plus à l’écoute des autres, notamment de Sacha, qu’il ne pense pas être coupable, alors que son commissaire la pense bonne pour la case prison.

Larosière est un bon policier, mais est souvent victime de ses préjugés, là où Lampion est plus ouvert, mais plus naïf aussi. Voilà pourquoi le duo fonctionne bien, il y a toujours l’un pour remettre l’autre sur le droit chemin.

Alors qu’en temps normal, j’oublie le nom des coupables, ici, je n’avais pas oublié celui du livre et j’ai pu désigner la personne coupable tout de suite lorsque je l’ai aperçue.

Croyez-moi, sans ma lecture du roman dernièrement et un peu de mémoire, j’aurais de nouveau tout oublié et ma surprise aurait été grande à la fin. Rassurez-vous, cela n’a même pas gâché mon plaisir car dans cet épisode, Sacha et Lampion sont les deux personnages qui sont les plus mis en avant et sans Lampion, Larosière aurait commis une erreur judiciaire.

Mais chuuutt, son égo ne s’en remettrait pas !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°179] et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°05].

Lupin – Dans l’ombre d’Arsène – Série Netflix 2021 avec Omar Sy [Par Dame Ida, envoyée spéciale]

Présentation :
Assan Diop est un jeune adolescent qui vit seul avec son père, chauffeur de maître et domestique depuis le décès de sa mère.

Dans une passe difficile sur le plan financier et ayant grandement besoin de se renflouer en liquidités, le grand capitaine d’industrie et homme d’affaires Monsieur PELLEGRINI, patron du papa Diop va très opportunément bénéficier de la prime d’assurance d’un collier fort précieux ayant appartenu à la Reine Marie Antoinnette, malencontreusement disparu de son coffre fort.

Évidemment, il faut que quelqu’un paye pour ce vol, et ce sera le père d’Assan que le sort, choisira… Le sort a un peu été aidé dans cette affaire, et pas franchement pour faire triompher la vérité. Assan grandira en s’accrochant au dernier cadeau que son père lui aura fait : un exemplaire des aventures d’Arsène Lupin.

Le Gentleman Cambrioleur finira par devenir un vrai maître à penser pour le jeune homme qui une fois devenu grand et fort devra en découvrir un peu plus sur son passé et ourdir une vengeance que Montecristo n’aurait pas reniée.

Mon avis :
Ma présentation a été volontairement brève et inspirée de ce qu’Omar Sy a bien voulu nous en dire pendant sa tournée de promotion sur tous les plateaux de télévision ces dernières semaines afin d’annoncer la sortie de cette série sur Netflix.

Pas question de spoiler pour préserver votre plaisir éventuel à découvrir la série.

C’est au cours de mon visionnage que j’ai appris par Sieur Toquéfada qu’il avait eu des retours assez négatifs de la série par le biais de ses collègues et amis… et en effet, j’ai pu voir sur le net que beaucoup de gens se montraient très critiques.

Je n’ai pas cherché à trop écouter ces commentaires. Pourquoi ? Et bien parce que moi, ça m’a bien plu, et je ne voulait pas gâcher mon plaisir en le laissant polluer par les regrets exprimés par d’autres. Laissez moi rester heureuse d’être contente de kiffer, s’il vous plaît.

OK, Omar Sy ne me laisse pas indifférente… Je le trouverais sympathique même s’il jouait un bourreau spécialisé dans l’obtention d’aveux grâce à la torture ! Et puis… Sans être forcément d’une beauté ravageuse, il est grand, costaud, et j’aimerai un peu parfois moi aussi me sentir faible femme ou petite chose à protéger…

Bon… ça y est… Vous savez tout… Dame Ida peut avoir ses petites faiblesses et des petits côtés fleur bleue… Bon… C’est dit, maintenant on peut passer à autre chose et ne plus y revenir.

Et puis… On a de jolis plans sur Paris, capitale de la France, ville lumière et toussa toussa. On se demanderait même si l’Office de Tourisme parisien n’a pas mis des billes dans l’affaire tant on nous balade dans une capitale un peu magnifiée (ben oui, on va pas vous montrer les quartiers les plus glauques ! Mais… en reste-t-il seulement ? La gentrification des quartiers populaires fonctionne à fond les ballons depuis quelques temps!).

Bon… Est-ce qu’on regarde une série pour l’acteur principal ou la ville où elle se déroule ? On est supposée répondre non à cette question… Mais franchement reconnaissez le…

La série Sherlock n’aurait pas eu autant de succès sans Londres et sans des acteurs craquants… Le survols des sites de fans consacrés à la série vous le font comprendre bien vite.

Au-delà d’Omar Sy et des jolies vues de Paris, la série a selon moi quelques qualités scénaristiques. Quelques personnages sympathiques. Même chez les flics qui veulent l’attraper ! Quelques trames secondaires et parallèles permettant de mettre en valeur les aspects les plus attachants des personnages…

Et puis on a un vilain méchant pas beau comme on aime les haïr… Et des personnages de femmes instrumentalisées un peu perdues qu’un vrai Gentleman devrait pouvoir sauver etc.

Au passage on trouvera un fond de critique sociale. Il sera présent mais sans s’appesantir. Juste parce que c’est une donnée qui a du sens pour comprendre le personnage principal et certains aspects de l’intrigue et sans déraper dans la leçon de morale.

De toute façon… la morale n’est jamais sauve dans les histoires dont les héros sont des brigands… Mais ça n’empêche pas en effet, une petite réflexion éthique digne du bac de philo : est-il éthique de cambrioler les salauds qui s’enrichissent sur ton dos ? Mmm…

Personnellement je serais tentée de répondre que ce n’est pas en faisant comme les salauds qu’on se grandit soi-même… Mais bon… Je peux me tromper.

Et puis… Il y a du suspens. Trop de suspens. Surtout à la fin du dernier épisode de la saison. Et oui… Moi je n’aime pas quand une saison se termine et que l’histoire semble loin d’être terminée.

Certes, cela promet (je l’espère) une saison 2… Mais quand la saison 1 se termine ainsi généralement ça donne le ton pour les suivantes… Et j’ai un peu peur qu’une éventuelle future saison 2 me laisse aussi sur la faim.

Bref… Ne pas savoir comment l’intrigue se termine en fin de saison et être prise en otage jusqu’à la sortie de la saison suivante ce n’est franchement pas ma came. Et ça c’est vraiment le truc qui me laisse d’humeur chafouine avec cette série.

Alors oui… On pourra dire que… tout de même… certains stratagèmes, retournements de situation, ou plan du personnage principal ne sont pas très réalistes ou crédibles…

Mais j’aurais bien envie de renvoyer ceux qui feraient une telle remarque vers les précédentes adaptations, voire vers le texte de Maurice Leblanc ! Les histoires de Lupin ne sont pas franchement très crédibles. On leur demande juste d’être distrayantes.

Souvenez vous tout de même que Leblanc et Proust ne jouaient pas dans la même catégorie.

OK… Aujourd’hui lire un livre sans image en entier relève tellement de l’exploit pour 70 % de la population et la Bibliothèque Rose a renoncé à l’utilisation du passé simple…

Alors on imagine vite que pour lire Leblanc dans le texte il faut être un fin lettré super cultivé etc.

Mais, en réalité ce n’était que de la littérature populaire écrite pour distraire un public populaire (enfin… moyennement populaire… car il fallait encore savoir lire!).

Et oui… On avait pas la télé, pas encore la radio… Et pour les longues soirées au coin du feu à la lumière du bec de gaz, si on avait déjà eu autant d’enfants qu’on pouvait en nourrir et qu’on ne voulait plus le risque d’en choper un autre en faisant des galipettes… Et bien on se contentait de lire !

De fait, je ne reprocherais pas à une série qui veut s’inspirer de l’esprit de Lupin de ne pas chercher à être crédible ou vraisemblable à 100 %.

Quand je regarde ou lis ce genre d’histoires, je mets mon cerveau critique en mode veille épicétou. Je me laisse guider docilement.

Et en l’occurrence, je me suis laissée d’autant plus docilement guider qu’à ma grande honte, même si j’ai quelques aventures de Lupin sur ma liseuse, je n’ai pas encore lu grand-chose le concernant. Oui, je sais… je dois m’y mettre !

C’est pourquoi je pense, j’ai pu voir la série avec autant de bienveillance et seulement pour ce qu’elle est et non en m’attendant à y trouver quelque chose de particulier.

Je suis en effet persuadée que nombre de fans du Gentleman Cambrioleur ont du visionner cette série en espérant y retrouver quelque chose de leur propre lecture des ouvrages de Leblanc.

Et il s’est produit pour eux, ce qui se produit toujours dans ces cas là. À force de teasing et d’attente fébrile les fans attendent quelque chose de plus en plus précis à mesure que la date de sortie se rapproche et forcément comme une série ne viendra jamais coller aux attentes trop précises ou ciblées d’une frange du public puisqu’elle doit ratisser large… Et bien c’est la grosse déception. Le gros flop.

Mince… Omar il vous l’a bien dit dans le poste ! Son personnage est un fan d’Arsène et s’inspire de lui pour organiser des vols. Arsène lui sert un peu de modèle certes… Mais Omar/Assan n’est pas non plus un clone de Lupin et le scénario de la série n’a pas à être calqué sur l’œuvre de Leblanc même si l’ombre de Lupin est présente d’un bout à l’autre. Il y a quelques références à certaines de ses aventures toutefois…

Mais dans une série qui dit d’emblée s’inspirer du personnage, aucun cahier des charge n’impose un degré précis d’inspiration à respecter pour contenter la critique.

Pour résumer, cette série est à prendre pour ce qu’elle est : un divertissement et pas une œuvre à clés saturée de références pointues. Et si on l’accepte dès le départ, le charme peut opérer.

Cette série a en outre une qualité non négligeable que les copinautes de la Belette Cannibale et la Belette elle-même loueront d’une seule voix : cette série donne envie de lire l’œuvre de Leblanc et de découvrir ou de redécouvrir qui est réellement Arsène Lupin.

Car si en effet, on ne parle que de lui du début à la fin de ces cinq épisodes, il n’y est pas réellement présent (ce que certains regrettent peut-être) et garde de ce fait sa part de mystère.

[SÉRIES] Perry Mason (nouvelle version) – HBO Reboot (2020)

Perry Mason est une série télévisée américaine créée par Rolin Jones et Ron Fitzgerald d’après les romans policiers écrits par Erle Stanley Gardner, et diffusée depuis le 21 juin 20201 sur HBO.

La saison 1 comporte 8 épisodes.

Résumé :
1932, Los Angeles. Alors que le reste du pays se remet de la Grande Dépression, la ville est en plein boom. Pétrole, Jeux Olympiques, ferveur évangélique !

Mais quand l’affaire de la décennie arrive entre les mains de Perry Mason, le jeune détective privé se lance dans une quête de la vérité qui va révéler les fractures de la Cité des Anges.

Et par la même occasion ouvrir la voie à la propre rédemption de Mason…

Acteurs principaux :

  • Matthew Rhys : Perry Mason
  • Tatiana Maslany : Sister Alice McKeegan
  • John Lithgow : Elias Birchard « E.B. » Jonathan
  • Chris Chalk : Paul Drake
  • Shea Whigham : Pete Strickland
  • Juliet Rylance : Della Street

Ce que j’en ai pensé :
Je n’en ai pas cru mes yeux, ni mes oreilles quand j’ai vu qu’on allait refaire une mini-série sur Perry Mason.

Yes, j’adore cet avocat !

Je possède quasi tous les romans de Erle Stanley Gardner (il m’en manque 4) et j’avais suivi la série « Perry Mason Return » avec Raymond Burr (1985/1995) dans le rôle de l’avocat.

Rôle qui était une imposture puisque dans les romans, Mason est un avocat trentenaire et Della Street, sa fidèle secrétaire, un peu plus jeune et assez jolie. La série de 1947 à 1957 étant sans doute plus fidèle à l’apparence de Mason, mais je ne l’ai jamais vue (Raymond Burr déjà dans le rôle de l’avocat).

Là, l’action se situerait dans les années 30 et avec un Perry Mason dans la quarantaine, ce qui m’allait bien car j’adore les enquêtes sans smartphone, sans internet, avec des coups de fils qui se donnent en passant par des opératrices. Comme dans les romans, en fait !

Premier épisode, j’étais aussi excitée qu’un morpion au festival du film de cul où les acteurs/trices ne sont pas rasés. C’est vous dire mon état d’excitation !

On commence fort avec un enlèvement d’enfant et une demande de rançon… Puis l’enfant est tué, ce qui ne s’est jamais lu dans les romans et nous retrouvons Perry Mason qui fait une filature sur un acteur qui va tremper son biscuit ailleurs.

Heu ?? Perry Mason est un détective privé qui a plus du fouille-merde que du Private Investigator ??? Je suis tombée où, moi ?? Là, on faisait le grand écart avec les romans. Quant à Della Street, elle travaille pour un avocat, « E.B. » Jonathan, connaissance de Perry.

Perry est divorcé, père d’un gamin, a fait la Grande Guerre et boit comme un trou tout en baisant comme un lapin sa voisine du terrain d’aviation…

Là, j’ai failli tout arrêter. Si c’est pour tout me foutre en l’air mon personnage, je ne suis pas d’accord. Pourtant, la curiosité fut plus forte que l’exaspération et je me suis dit que j’allais regarder la série en occultant les romans, la série avec Raymond Burr et faire comme si ce Perry Mason était un homonyme de l’avocat.

Ma curiosité a payée et à la fin du premier épisode, je voulais le suivant !

HBO a mis les petits plats dans les grands niveau décors, ambiances et après quelques secondes de visionnage, on est déjà dans l’ambiance du Los Angeles des années 30. Tout est soigné, autant les véhicules que les mentalités des gens de l’époque.

Perry Mason tient plus du Philipp Marlowe ou du Sam Spade, au choix (ou on mélange les deux) que de l’avocat BCBG des romans ou des séries précédentes.

Il a fait la Première Guerre Mondiale (on aura des flash-back), en est revenu blessé dans son âme, n’a reçu aucun honneurs, tire le diable par la queue, boit, baise et se fait entuber quand il vend une photo compromettante.

Il va enquêter sur l’assassinat du petit Charlie, l’enfant enlevé et je vous le dis de suite, ce n’est pas toujours très frais, HBO ne nous épargnant pas les images trash de cadavres, qu’ils soient enfantins ou suicidé d’une balle dans la bouche.

C’est bien plus sombre que les romans où les clientes avaient toutes l’air coupables mais étaient en faite innocentes et que Perry Mason arrivait à disculper au cours d’un procès, sans se démonter, même quand la cliente lui avait caché des choses.

Cette série est un bon reboot car elle commence avec un Perry Mason détective de poubelles et explique comment il est devenu avocat ensuite. C’est bien amené et Della Street ne joue pas les potiches de service dans la série, mais le genre de secrétaire pourvue d’un cerveau et d’une paire de coui**** !!

Dans cette série, les femmes ne font pas de la figuration, même si à cette époque là, on les voyait dans leur foyer à s’occuper de leurs maris et interdiction de faire un pas de côté… Monsieur peut aller perdre 3.000$ aux cartes mais madame ne peut pas aller faire des galipettes avec un autre homme que son mari.

Si le film « Les Ripoux » me fait toujours rire, le côté pourri des flics de Los Angeles a de quoi faire frémir. La corruption est installée chez eux, les pieds sur le bureau et soit tu suis le mouvement, soit… Tu dégages.

Et si tu es un flic noir, tu dis « Oui maître », tu baisses les yeux et tu te tais deux fois plus puisque tu n’as même pas le droit d’arrêter un Blanc, même criminel. Les concepteurs de la série ont très bien su rendre cette ségrégation à l’écran, sans en faire trop, nous montrant juste quelques moments qui en disent bien long sur la mentalité de certains.

Entre nous, je n’aurais pas aimée me faire arrêter par les deux inspecteurs Blancs, ils ont des sales gueules de truands plus que de policiers. Quant à la justice, ils ne la cherchent pas, faut juste un coupable, le premier qui tombe dans leurs pattes et on s’en fout qu’il y n’y ait qu’un faisceau de présomptions.

La bigoterie et la dévotion de la mère de Sheldon Cooper (Young Sheldon) me fait rire aussi, sans que je la trouve dangereuse, mais les dévots que j’ai croisé dans cette série, rempli de ferveur évangélique, m’ont donné envie de fuir à toutes jambes.

Le réalisme était saisissant et vous avez déjà tous et toutes vus des sermons rempli de folie religieuse où tout le monde chante et semblent atteint de folie furieuse. Une fois de plus, HBO a fait ça avec maestria.

Anybref, Perry Mason nouvelle version par HBO 2020 a dépassé mes attentes, tout en s’éloignant des romans, trop sages, trop lisses, tout en gardant les grandes lignes et en nous offrant une genèse à ce célèbre avocat, un passé, une vie, des blessures, tout en restant cohérent.

Une série fort sombre, sans lumière, où il faut se battre pour obtenir justice, tout en sachant qu’on est perdant d’avance face aux rouleaux compresseurs qui se tiennent devant nous.

Une série qui a tout d’un roman noir. Ne cherchez pas de l’action, ici, on prend son temps de planter le décor, de nous plonger dans l’ambiance des années 30 et de mettre le tout en place avant de passer au procès dans les derniers épisodes.

Procès qui vous donnera envie d’étrangler Maynard Barnes, le procureur… Perry Mason, lui, va devoir apprendre au fur et à mesure et se rendre compte que la Justice est galvaudée et qu’il ne fait pas le poids face au juge.

Petit clin d’oeil dans le générique du dernier épisode, on entend la musique de l’ancienne série Perry Mason.

Putain, j’ai adoré cette nouvelle série !!!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°55] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.