109, rue des soupirs – Tome 1 – Fantômes à domicile : Mr Tan et Yomgui Dumont

Titre : 109, rue des soupirs – Tome 1 – Fantômes à domicile

Scénariste : Mr Tan
Dessinateur : Yomgui Dumont

Édition : Casterman (04/09/2019)

Résumé :
La nouvelle série gothique et désopilante de Mr Tan !

Lorsque Elliot et ses parents emménagent au 109 rue des Soupirs, à Belle-en-joie, ils ne peuvent se douter que cette maison sinistre est réellement hantée…

Enfin, surtout Elliot, car ses parents, accaparés par leur travail, l’abandonnent vite à son sort.

Il ne tarde pas à rencontrer ses colocataires plutôt spéciaux, tandis que débarque une baby-sitter pas très commode, qui semble chercher quelque chose… Des fantômes, peut-être ?

Critique :
Ghostbusters ! Et ensuite on balance la musique du film !

Non, stop, remballez les chasseurs de fantômes, cette mission n’est pas pour eux…

Oui, le 109 rue des Soupirs est répété être hanté, mais le petit Elliot qui vient d’y emménager avec ses parents n’a pas à se plaindre de ces lieux soi-disant hanté par de terribles fantômes.

Parce qu’ils ne sont pas si terribles que ça, ces fantômes !

Composée d’une multitude de dessins sur de grandes planches, cette bédé désopilante m’a fait passer une trop courte soirée détente avec Elliot, ses fantômes et sa baby-sitter que personne n’a envie de voir débarquer.

Dans des tons tirant sur les gris, bleus et blancs, cette histoire complète plaira aux enfants de 7 à 8 ans comme à ceux qui ont plusieurs fois 8 ans (même beaucoup de fois 8 ans).

On a du fantastique, de l’humour, du suspense et de l’action, de quoi ravir les plus jeunes et les moins jeunes.

Pour ma part, j’aurais préféré que l’histoire continue encore un peu plus afin de ne pas donner l’impression que la fin arrive brutalement, un peu trop facilement.

Peut-être qu’en accélérant la cadence d’autres passages ou en mettant plusieurs cases par pages, on aurait pu ajouter du développement sans devoir ajouter des pages et éviter cette impression de précipitation sur le final. Ce sera mon seul bémol.

Un bon moment de lecture avec des fantômes sympathiques, burlesques, décalés, toujours branchés sur leur époque (le cow-boy n’a pas fait de mise à jour sur les compétences que les femmes possèdent) et terriblement attachants.

 

Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie

Titre : Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil

Scénaristes : Isabelle Bottier et Agatha Christie
Dessinateur : Damien Callixte

Édition : Paquet (18/09/2019)

Résumé :
Sur le bateau à vapeur Karnak qui emmène de riches touristes voguer sur le Nil, Hercule Poirot doit élucider un mystérieux meurtre.

Linnet Ridgeway, très récemment mariée à Simon Doyle, est retrouvée tuée d’une balle dans la tête. Chacun des passagers ayant au moins une raison d’avoir assassiné la riche américaine, l’enquête n’en est que plus difficile pour le célèbre détective.

Mort sur le Nil est l’un des plus célèbres best seller d’Agatha Christie, la « Reine du crime ».

Critique :
Mort sur le Nil fait partie de mes romans préférés dans les Agatha Christie.

Les crimes sont ingénieux dans leur réalisation, je n’avais rien vu venir tant c’était bien trouvé et intelligent, de plus, l’histoire se déroulait en Égypte et j’aurais bien aimé faire une croisière sur le Nil (j’aimerais toujours bien).

Ce roman, je l’ai vu en série, en film et maintenant, j’ai ajouté la bédé. La totale, quoi !

Allait-on être capable d’insérer l’essentiel en 64 pages ? Et bien oui !

Cet album donne moins l’impression que Poirot a la solution qui lui vient du ciel, subitement, même si ça prendra moins de temps que dans les formats plus longs que sont le roman original et les adaptations télés.

J’ai aimé les couleurs chaudes des cases, ces jaunes flamboyants, cette sensation d’être au soleil, mais j’ai fait une crise de nerfs sur la tête de Poirot qui me semble fort loin de l’original (et même de David Suchet ou de Peter Ustinov). Là, j’ai été déçue. C’est une histoire de goût, certes, mais cela ne m’a pas plu.

La tête de Poirot ne m’a pas empêché de savourer cette bédé dont je connaissais toujours les tenants et aboutissants, les mobiles, le modus operandi et tutti quanti. Zéro surprises, en effet, mais ce n’est pas un problème car la bédé était très agréable à suivre et les différents personnages n’avaient pas des visages qui se ressemblaient, donc, pas moyen de les confondre.

Une adaptation en bédé très fidèle au roman original qui donne une envie folle d’aller de suite se faire une croisière sur le Nil, mais en moins mortelle !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°202], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°28] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages.

 

L’attaque du Calcutta-Darjeeling – Wyndham et Banerjee 01 : Abir Mukherjee

Titre : L’attaque du Calcutta-Darjeeling – Wyndham et Banerjee 01

Auteur : Abir Mukherjee
Éditions : Liana Lévi (17/10/2019) / Folio Policier (15/10/2020)
Édition Originale : The Rising Man (2016)
Traduction : Fanchita Gonzalez Batlle

Résumé :
1919. La Grande Guerre vient de se terminer en Europe. Après cette parenthèse éprouvante, certains Britanniques espèrent retrouver fortune et grandeur dans les lointains pays de l’Empire, et tout particulièrement en Inde.

Ancien de Scotland Yard, le capitaine Wyndham débarque à Calcutta et découvre que la ville possède toutes les qualités requises pour tuer un Britannique : chaleur moite, eau frelatée, insectes pernicieux et surtout, bien plus redoutable, la haine croissante des indigènes envers les colons.

Est-ce cette haine qui a conduit à l’assassinat d’un haut fonctionnaire dans une ruelle mal famée, à proximité d’un bordel ?

C’est ce que va tenter de découvrir Wyndham, épaulé par un officier indien, le sergent Banerjee.

De fumeries d’opium en villas coloniales, du bureau du vice-gouverneur aux wagons d’un train postal, il lui faudra déployer tout son talent de déduction, et avaler quelques couleuvres, avant de réussir à démêler cet imbroglio infernal.

Critique :
Gorge Profonde aurait pu devenir le surnom du capitaine Sam Wyndham tant on va essayer de lui faire avaler des couleuvres, dont la plus grosse qui soit : les Anglais sont là pour civiliser les Indiens et sans nous, ils n’arriveraient à rien, nous sommes équitables et nos lois sont justes…

Les lois anglaises sont justes pour les Anglais, les Blancs, mais jamais pour les indigènes, les Indiens, habitants de leur propre pays mais qui ont les Anglais, ces espèces de belles-mères qui s’incrustent chez eux.

En fait, je serais tentée de dire que la résolution du crime du haut fonctionnaire MacAuley est accessoire tant elle ne sert qu’à nous démontrer l’iniquité de la colonisation : lois Rowlatt de 1919 autorisant les arrestations arbitraires au moindre soupçon d’insubordination (et détention durant 2 ans sans justificatifs). Arrestations d’Indiens par des Anglais, bien entendu.

Plusieurs personnages prendront la parole, dont des Indiens, une métis, un négociant en textiles afin de nous expliquer l’inégalité du système. Les Anglais ont toujours eu une haute opinion d’eux-mêmes, se croient garant d’une morale élevée et que leurs lois sont justes, équitables, correctes.

Mais il n’en est rien, à force de se croire supérieur, l’Anglais écrase les autres, les indigènes, estime qu’ils ne doivent pas devenir trop intelligents, que ça pourrait leur faire mal au cerveau et que l’indépendance ne doit pas arriver, ces pauvres indigènes n’étant pas capables de s’en sortir sans les Anglais…

La plume de l’auteur manie avec brio l’humour et le cynisme, l’encre est teintée d’ironie douce-amère et c’est un véritable plaisir de découvrir ce roman policier qui ne ressemble à aucun autre. Les personnages sont bien travaillés, impossible de les confondre entre eux et personne n’est tout à fait blanc ou noir.

Apprêtez-vous à avaler des couleuvres vous aussi car l’auteur ne fige aucun de ses personnages et ce que les autres disent d’eux peuvent être vrai ou faux, ou pas tout à fait vrai…

L’atmosphère lourde et poisseuse de Calcutta est bien rendue aussi et pour peu, on aurait envie de démarrer un ventilateur, même si dehors il fait des températures négatives et que la neige tombe. La ville de Calcutta est un personnage à part entière, elle aussi.

Un excellent roman policier, un vrai roman noir qui nous parle de contextes sociaux, des castes de l’Inde, de la colonisation, de révolution, de terroristes qui voudraient se libérer du joug anglais, d’Anglais qui ont du mal à s’adapter au climat et un pays au bord de l’implosion.

Un roman noir où les deux enquêtes servent à mettre sur la table les problèmes des colonisés, leurs revendications, leurs attentes, leurs souffrances et à dénoncer la main de fer dans laquelle les colonisateurs anglais tiennent les autochtones.

L’auteur nous parle aussi de ce pays (l’Inde) qui peut transformer un homme ordinaire en raciste ordinaire et lui mettre dans la tête l’idée que la suprématie raciale existe bel et bien.

C’est pernicieux et notre capitaine Sam Wyndham va avoir fort à faire pour ne pas devenir comme ses pairs. J’ai bien envie de lire la suite pour savoir comment il va évoluer.

Une belle découverte, une fois de plus !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°199] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°25].

Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot

Titre : Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune

Auteur : Le Griot
Édition : Auto édition (08/07/2019)

Résumé :
Le célèbre locataire du 221b Baker Street à Londres, se penche sur le Mystère de la Chambre Jaune, vingt ans après les faits. Ses conclusions vont remettre en cause tout ce que l’on croyait savoir sur cette intrigue.

Le véritable rôle de Gaston Leroux, la double identité de Rouletabille, pourquoi Ballmeyer n’est pas cet agresseur pervers et violent décrit dans le roman paru en 1907 et comment Moriarty se retrouve une fois encore impliqué dans un crime de sang.

Avec le docteur Watson et Peter Rolling, un reporter américain détaché à Paris par l’Associated Press, ils vont nous dévoiler les dessous d’une histoire qui allait potentiellement changer le destin de l’Europe à la veille du premier conflit mondial.

La Chambre Jaune n’a pas révélé tous ses secrets, Sherlock Holmes entre en piste !

Critique :
Sherlock Holmes résolvant le mystère de la chambre jaune, pourquoi pas ?

Même si le mystère avait été résolu par Rouletabille et que je me souvenais toujours du final du roman de Gaston Leroux.

Mais je n’ai rien contre une réécriture de la solution finale, si l’auteur me prouve par A+B que la solution d’origine est entachée de non-sens ou d’erreurs, un peu à la manière de Pierre Bayard révise les grands enquêtes littéraires.

Oui, mais faut que ça tienne la route !  Condition essentielle pour que je valide.

Ici, je ne suis pas convaincue et j’ai même eu la désagréable sensation que Holmes ne faisait que de la figuration tant la majorité du récit est composé de Watson lui détaillant les faits qu’il vient de lire dans le journal qui revient sur cette affaire mystérieuse, 20 ans après et raconte comment le journaliste Boitabille avait résolu ce meurtre en chambre close.

Heureusement que ce roman est assez court parce que sinon, j’aurais eu l’impression de relire le roman de Gaston Leroux.  Bien entendu, si vous ne l’avez jamais lu, ces précisions sont primordiales, essentielles, même, mais j’aurais préféré avoir plus de Holmes et moins de Gaston Leroux.

Niveau action, c’est très calme, tout se passant dans le salon du 221B Baker Street, Holmes faisant preuve de son talent de déduction en résolvant ce mystère dont il estime que la solution proposée n’est pas la bonne et il va nous donner sa version à lui.

Comme je vous le disais, je resterai dubitative devant la solution proposée car Holmes fait intervenir un coupable qui ne s’y trouve pas d’origine et c’est là que le bât blesse : était-il nécessaire de l’inclure dans tout ça ? Pour moi, non, mais ceci reste une opinion personnelle (comme toujours, d’ailleurs).

À vous de vous faire votre opinion, mais en ce qui me concerne, ce fut mitigé ! Dommage.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°194], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°20], Le Challenge A Year in England [Lecture N°04] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison : Julia Chapman [LC avec Bianca]

Titre : Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison

Auteur : Julia Chapman
Édition : Robert Laffont La bête noire (25/04/2019)
Édition Originale : The Dales Detective Series, book 4: Date with Poison (2019)
Traduction : Dominique Hass & Stéphanie Leigneil

Résumé :
Il y a comme un vent de printemps qui souffle sur Bruncliffe. Mais la belle saison est loin de profiter à tout le monde…

Impliqué dans une affaire de meurtre, Samson O’Brien doit faire face aux questions pressantes de la police, et Delilah Metcalfe aux critiques virulentes de sa famille et de ses amis – qui lui reprochent sa loyauté envers le détective privé.

Et quand la vérité sur le passé de Samson éclate au grand jour, tout Bruncliffe se ligue contre lui.

Seul le vétérinaire du coin s’inquiète d’une série de morts inhabituelle au sein de sa clientèle canine. Soupçonnant un acte criminel, il sollicite les services de Samson et Delilah.

Bravant les foudres des habitants, ces deux derniers vont devoir découvrir l’origine de ce poison qui menace la communauté bruncliffienne…

Critique :
Il y a dans la vie de lecteur/lectrice, des petits plaisirs qui font du bien, des retrouvailles qui réchauffent le coeur, des détectives que l’on prend plaisir à retrouver pour une enquête dans la campagne.

Mes détectives du Yorkshire en font partie et quand bien même on reste dans le gentillet (quoique), l’auteure a tout de même pris soin de travailler ses personnages, de les étoffer et d’éviter les scénarios bancals (on dit bancaux ?) ou les répétitions de situation.

Même les deux personnages qui ont le moins de dialogues car ils sont renfermés (Ida et Troy) sont étoffés et m’ont souvent surpris. Bref, je les adore.

Laissant peu de répit à ses lecteurs et encore moins à ses deux détectives, l’auteure nous entraîne dans la campagne de Bruncliffe, nous crapahutant dans ses belles collines, dans son épais brouillard et nous mettant face aux dangers de la randonnée par purée de pois.

Pas de crime de sang dans ce quatrième tome, mais plutôt un enfoiré de pute de fils qui empoisonne les animaux de compagnie avec des saucisses piégées avec on ne sait pas encore quel poison.

Léger vous pensez ? Non, non, pas si léger que ça ! Parce qu’il ne faut pas croire qu’on se la coule douce : une accusation d’être un dealer pour un personnage, une fugue, notre Samson est accusé de meurtre et les flics de Leeds, bande de crapuleux, ne se privent pas pour s’asseoir sur ses droits et la vérité sur son départ de Londres éclate dans la gazette locale.

Là-dessus, le village le déclare coupable et il ne fait pas bon dire qu’il est peut-être innocent, puisque pas condamné, mais tels les réseaux sociaux criant haro sur le baudet, notre pauvre homme est recouvert d’opprobre et s’ils avaient du goudron et des plumes, il finirait dedans.

Comme je vous le disais, pas de temps morts, ni pour nous, ni pour les personnages. J’ai dévoré ce roman en une seule journée tant j’étais prise dans l’histoire et que je voulais en connaître le fin mot. Si dans le précédent tome (le 3), j’avais vu venir l’affaire, ici, je me suis plantée sur toute la ligne.

Mon seul bémol sera pour le fait que le salopard des pages ne soit pas encore révélé aux autres habitants du village alors qu’il est souvent dans l’ombre, tirant les ficelles et se livrant à des trafics et à des choses pas catholiques.

Certes, dans le temps des romans, cela ne fait que 4 mois que Samson est de retour à Bruncliffe mais pour les lecteurs, cela fait 2 ans que ça dure, qu’on se doute que l’étau va finir pas se resserrer sur ce connard mais là, ça semble long pour moi (même si les publications se s’enchainent à un rythme fou).

Faudrait pas faire traîner les choses trop longtemps, comme dans la saga du Département V, où il a fallu 8 tomes avant de connaître le secret d’Assad.

Une excellente enquête policière, un bol d’air frais, de la détente, de l’humour, des situations cocasses et des personnages attachants.

Une LC réussie avec ma copinaute Bianca et si, comme tout bons détectives, vous voulez des preuves, je vous invite à aller le vérifier sur sa chronique !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°191], Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°17] et le et le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°03].

 

La Frontière – Art Keller 03 : Don Winslow

Titre : La Frontière – Art Keller 03

Auteur : Don Winslow
Éditions : HarperCollins Noir (16/10/2019) / HarperCollins Poche (07/10/2020)
Édition Originale : The Border (2019)
Traduction : Jean Esch

Résumé :
Pendant quarante ans, Art Keller a été en première ligne de la guerre la plus longue que les USA aient jamais menée: la guerre contre la drogue.

Son obsession à vaincre les plus puissant des caids, le parrain du cartel de Sinaloa, Adan Barrera lui a laissé des marques, lui a couté des êtres chers et même une partie de son âme.

Maintenant, Keller occupe une position prestigieuse au sein de la DEA il se rencontre que le monstre qu’il a détruit en a engendré beaucoup d’autres qui sèment la mort, le chaos et la désolation au Mexique et ailleurs.

Le testament de Bara, c’est l’afflux d’héroïne en Amérique. En se jetant dans la bataille Art Keller découvre qu’il est entouré d’ennemis, des tueurs qui veulent le liquider, des politiciens qui veulent le détruire, et même une administration montante en cheville avec les trafiquants qu’il combat.

Critique :
L’année 2021 ne pouvait pas bien commencer si je ne finissais pas la trilogie de Art Keller !

En janvier 2020, Cartel me mettait sur les genoux tant il était puissant et dévastateur.

La Frontière le fut tout autant et ça me donne envie d’aller lire un livre tout doux pour les petits…

20 ans ! 20 ans qu’il aura fallu à l’auteur pour mettre le dernier point à sa trilogie consacrée à la poudre blanche… Après cela, vous serez incollable sur les gangs, les cartels, le Sinaloa, les drogues, la misère humaine, les meurtres, les massacres.

Le point fort de ce dernier tome c’est qu’il n’est jamais chiant à lire, malgré ses 1.000 pages en version poche (848 en GF) et que l’auteur fait en sorte de vous mettre dans la peau d’un tas de personnages aux antipodes l’une de l’autre.

Mon C.V pourra s’enrichir car une fois de plus, durant ma lecture, j’ai été : agent de la D.E.A, agent de police infiltré, trafiquant de drogue, droguée, membre d’un gang, de plusieurs cartels, porte-flingue, assassin, en prison et migrant clandestin en provenance du Guatemala, chevauchant La Besta (train de la mort), après avoir fouillé une décharge.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout est d’un réalisme saisissant, comme si l’auteur avait été, tour à tour, ces différents personnages. Avec autant de pages, Winslow a le temps de les façonner, de leur donner une histoire, de leur donner de l’épaisseur et j’ai été franchement triste de quitter certains.

Winslow ne pratique pas le manichéisme avec ses personnages car ceux-ci ont tous des nuances de gris, certains salopards ayant même un cœur ou des règles morales.

Art Keller, le héros, a commis des atrocités aussi, la fin justifiant ses moyens et feu Adan Barrera, el padrino, interdisait la prostitution de mineures sur son territoire, mais n’hésitait pas à flinguer des gens sans aucune once de pitié. Tout le monde a la morale à géométrie variable, qu’on soit de papier ou de chair. Moi-même j’ai eu de l’empathie pour le trafiquant Darius Darnell lorsque je l’ai vu avec sa grand-mère ou son fils…

La construction du roman est aboutie car l’auteur nous fait passer d’un univers à l’autre d’une manière habile et introduit dans son roman une part d’actualité, comme la mort tragique des 49 étudiants qui avaient détourné un bus et celle d’une accession à la Maison-Blanche par un certain Dennison qui adore gazouiller et attraper les femmes par la chatte.

Chez Winslow, rien n’est laissé au hasard… Lorsque subitement vous vous retrouvez à Bahia sur une plage paradisiaque, ce n’est pas pour faire un interlude agréable, mais pour introduire une nouvelle donnée à son drame Shakespearien (sauce mexicaine et américaine) et il en est de même lorsque nous plongeons dans une décharge avec Nico Ramírez, un jeune gamin de 11 ans.

Tout se tient, tel un mur magistralement construit et c’est glaçant à mourir !

On devrait ajouter en bandeau-titre ce que Dante avait lu sur le fronton de la porte menant aux Enfers « Lasciate ogni speranza, voi ch’intrate » (Abandonnez toute espérance, vous qui entrez ici).

Dans ces pages, c’est noir, sombre, c’est la misère humaine, l’exploitation de l’Homme par l’Homme, le chantage, les menaces, les massacres, l’illogisme de la justice qui met en cabane des petits trafiquants, des consommateurs mais laisse courir librement les blanchisseurs de fric, les banquiers, les hommes hauts placés.

Le seul moment de détente est celui avec le concours de celui qui pisse le plus loin que les gamins migrants, arrivés aux States seuls, organisent dans leur centre de détention… Si jamais, messieurs, apparemment, faut mettre la bite à 45°…

Winslow nous a livré une trilogie éclairante sur le trafic de drogue où les méchants ne sont pas QUE les vilains Mexicains qu’un type aux cheveux orangés a traité de voleurs, assassins et violeurs car dans l’équation, faut aussi ajouter les américains qui se droguent, les puissants qui laissent faire car ça rapporte, la guerre de la drogue, les gouvernements qui ferment les yeux sur ce qui les arrangent et sur les investisseurs qui aiment l’argent, qu’il soit sale ou propre. Et j’en oublie.

Une trilogie sombre, glaçante, sans concession, sans manichéisme, d’un réalisme à couper le souffle. Une trilogie qui va trôner dans les hautes étagères de ma biblio, avec les autres grands romans coups de poing dans la gueule.

Maintenant, j’ai envie d’aller lire un livre avec les Bisounours qui iraient prendre le goûter chez Oui-Oui et où l’horreur absolue serait Petit-Loup se cassant une dent en dégustant une couque de Dinant…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°168].

Rendez-vous avec la mort – Tome 02 – Hercule Poirot (BD) : Didier Quella-Guyot, Marek et Agatha Christie

Titre : Rendez-vous avec la mort – Tome 02 – Hercule Poirot (BD)

Scénariste : Didier Quella-Guyot
Dessinateur : Marek
Adapté de : Agatha Christie

Édition : Paquet (07/08/2019)
Édition Originale : Appointment with Death (1938)

Résumé :
Dans un chic hôtel de Jérusalem, Mrs. Boynton est réputée pour être un véritable tyran avec son entourage.

Quand le corps de la mégère est découvert sans vie sur le site de Pétra, tous ses proches deviennent des suspects potentiels. Le détective Hercule Poirot saura-t-il découvrir le coupable ?…

Cette enquête qui se déroule dans le site mythique de Pétra est inspirée du vécu de la Reine du crime, qui fut mariée à un archéologue…

Critique :
Cela faisait des années que j’avais lu « Rendez-vous avec la mort » et je me suis remis ce roman en mémoire en regardant son adaptation dans « Les petits meurtres d’Agatha Christie ».

Bien entendu, l’équipe du commissaire Swan Laurence n’est pas partie à Pétra, en Jordanie… Mais la mégère de l’adaptation télé était si criante de vérité à tel point que je l’aurais bien assassinée moi-même.

Celle de cette adaptation bédé l’est moins… Fatalement, en 60 pages, on ne sait pas prendre le temps de la rendre horriblement exécrable. Ne me demandez plus comment elle était dans le roman, ça date depuis tellement de temps…

Mon seul bémol pour cette adaptation bédé sera pour les dessins. La tête d’Hercule Poirot ne me revenait absolument pas et c’est embêtant… Moi qui adore David Suchet dans le rôle… Les couleurs étaient elles aussi mal rendues et les tons jaunes ocres étaient du plus mauvais effet, inesthétiques.

Anybref, quand la mégère avale son bouillon de 11h, il est peu de monde pour la pleurer et encore moins le lecteur. Maintenant, le tout est de savoir qui lui a fait passer le goût du pain, même si son décès semble dû à sa mauvaise santé et au périple qu’elle accomplissait avec ses deux enfants, majeurs et vaccinés, mais toujours sous la coupe de môman.

Lorsque Hercule Poirot est dans le coin, un crime est toujours commis, impossible pour lui de profiter de vacances ou d’aller quelque part sans être sollicité, lui et ses petites cellules grises. Le voici chargé de faire toute la lumière sur la mort étrange de la vieille bique.

Le fait d’avoir vu l’épisode dernièrement m’a permis de me remettre en mémoire le mobile du crime, donc, je n’aurais pas dû avoir de surprise… De suite j’ai trouvé le coupable et je ne l’ai plus lâché, jusqu’à la solution finale où Hercule m’a fait comprendre que si la série française gardait les mobiles et les entourloupes de la mère Christie intactes, elle changeait tout de même les identités et bardaf, j’étais tombée dedans à pieds joints.

Une relecture qui m’a fait du bien à la mémoire et m’a donné envie de ressortir cet Hercule Poirot de ma collection afin de le relire et de profiter du beau soleil de Pétra au lieu du temps gris et morne que nous avons pour le moment.

5/5 pour le scénario original d’Agatha Christie mais des points perdus pour les dessins que je n’ai pas vraiment appréciés au niveau de ce cher Hercule Poirot.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°166].

Ekhö, Monde miroir – Tome 9 – Abidjan-Nairobi Express : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö, Monde miroir – Tome 9 – Abidjan-Nairobi Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (13/11/2019)

Résumé :
À travers la planète entière, des Preshauns meurent de honte après avoir brusquement perdu leurs poils. Un mal étrange sur lequel Fourmille doit enquêter.

Point commun de toutes le victimes : un séjour à Abidjan.

C’est donc vers l’Afrique que s’envolent Yuri et Fourmille, qui doit également résoudre le meurtre de Niele, célèbre conteuse ivoirienne, assassinée car elle savait des choses sur la plante-qui-pue-des-pieds, celle-là même qui ferait tomber les poils des Preshauns…

Critique :
Moi qui me plaignais que les tomes 8 et 10 soient de moins bonne qualité comparés aux premiers, voilà que le tome 9 (que j’avais sauté par inadvertance) sauve les meubles.

Comparé aux premiers tomes de la série, il est nettement en deçà de ce que Arleston nous offrait en début de saga, mais après deux tomes en demi-teinte (8 & 10), celui-ci semble génial.

Du moins, il est correct et semble plus travaillé que le dernier en date.

Perdre ses poils, pour un Preshaun, c’est la honte absolue et eux, ils savent tomber raide mort de honte.

À qui profite le crime ? Pourquoi est-ce que cette perte de pilosité intervient-elle après un passage à Abidjan et surtout, pourquoi est-ce que cette maladie touche essentiellement les Preshaun appartenant à la caste des Authentistes, ceux qui se laissent aller à leur vraie nature ?

Pour enquêter sur les poils, rien de tel que d’envoyer à Abidjan notre chère Fourmille et Yuri pour mettre fin à ces morts et éviter une guerre entre les castes de Preshaun.

On a de l’humour, des références à notre monde, des petites piques dirigées vers les chasseurs qui vont dézinguer des animaux en Afrique car ils sont à la recherche de sensations fortes, ainsi que des Preshauns qui se sentent toujours attaqué sur leur mode de vie, un peu comme certains humains qui voient des attaques contre eux tout le temps (ou des complots les visant).

Pas de temps mort dans l’album, nous avons une vraie enquête, des pistes que l’on remonte, des indices recherchés, une rencontre avec un seigneur de la jungle et un hommage à la nourriture et les taxis brousses.

Alors non, ce n’est pas le meilleur, alors oui, les trois premiers sont les plus mieux, mais dans l’ensemble, celui-ci est correct et est clairement plus jubilatoire que les tomes 8 et 10 qui étaient fadasses comparé à ce chouette tome 9.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°148].

Sherlock Holmes et le pont du diable : Christine Muller

Titre : Sherlock Holmes et le pont du diable

Auteur : Christine Muller
Édition : Le Verger – Les enquêtes rhénanes (17/05/2019)

Résumé :
Hiver 1899. Sherlock Holmes et le docteur Watson reçoivent un appel au secours à Saverne, en Alsace, dans les ruines du château du Haut-Barr, un frère et une sœur sont morts tous les deux, à quinze jours d’intervalle, et de la même étonnante manière : ils sont tombés de la passerelle qui relie deux rochers dans la haute ruine, qu’on appelle le pont du diable.

Une mystérieuse lettre anonyme affirme qu’ils ont été assassinés. Holmes et Watson ne sont pas au bout de leurs surprises.

Leur enquête dans la cité alsacienne va les amener à croiser un mystérieux chevalier d’opérette, un séducteur invétéré, un aubergiste plein de ressources, un cordonnier irascible, un industriel, une couturière…

Les intrigues se multiplient à l’ombre du pont du diable pour la plus grande joie du détective, qui prend un évident plaisir à les démêler.

Critique :
Ce n’est pas la première fois que je le lis les aventures de Sherlock Holmes en Alsace et je dois dire que j’apprécie la région vue aux travers des enquêtes de mon détective préféré, même si je préférerai toujours Londres comme théâtre de ses exploits.

Ce n’est pas la première fois que je lis l’auteure, j’avais même discutée avec elle sur le forum de Jeremy Brett dont elle faisait partie.

Ce deuxième tome n’est pas composé de nouvelles mais d’une enquête longue de 200 pages et il n’en faut pas plus pour Holmes plus adapté au format des nouvelles que du roman. Mais dans ce cas-ci, ce n’est ni trop ni trop peu.

Pas vraiment de temps mort, même si vous le savez, Holmes ne cavale pas comme un imbécile un peu partout ni à la Jack Bauer de 24h chrono.

Holmes enquête avec minutie, prend son temps, sans trop en perdre et si nous pataugeons dans tout ça comme ce brave Watson, ne voyant rien ou débridant un peu trop son imagination, notre limier se gardera bien de nous donner des indications, ou alors, elles seront vagues.

Bien entendu, une fois tout expliqué, la lumière se fera dans nos petits esprits et on se dira que tout compte fait, c’est simple. Nous sommes mauvaises foi, nous, les pauvres Watson qui n’avons rien vu venir !

Les dialogues ne sont pas neuneus, ils ont du peps, Holmes a de la répartie, s’inquiète pour Watson lorsque celui-ci est blessé au genou (la pommade du médecin locale est miraculeuse car il se remet vite, j’en veux un pot !!) et contrairement au précédent opus, on parle moins du maroquin contenant le seringue et la fameuse solution de cocaïne.

Par contre, le style de l’auteure n’a pas changé, elle utilise des comparaisons et l’une d’entre elle m’a fait penser à du Frédéric Dard dans le texte (ou du moins, le père de San-Antonio ne l’aurait pas reniée). Cela ajoute de l’humour mais à la fin, ces comparaisons pourraient devenir lourdes…

Il écrasa ensuite sa cigarette dans une coupelle en fer blanc posée sur un guéridon instable d’une laideur à décourager un usurier.

Elle s’empara de ma flasque de spiritueux et y téta avec une voracité de nourrisson affamé.

Malgré mes petits bémols, ce polar historique est bien construit, a du suspense, du mystère et jusqu’au bout je n’ai pas eu l’ombre d’un soupçon quant à la résolution, ce qui montre que je suis loin d’être une disciple valable pour le Maître.

C’est plaisant de lire une nouvelle enquête de Sherlock Holmes, accompagné de son fidèle Watson, dans un récit qui n’a rien de fantastique et dépourvus de monstres.

Bref, une enquête classique, plaisante, amusante, qui ne révolutionne pas le roman policier mais qui a réussi tout de même à me surprendre puisque je n’avais rien vu venir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°122].

L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03 : Nicolas Beuglet

Titre : L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03

Auteur : Nicolas Beuglet
Édition : XO Thriller (19/09/2020) / Pocket Thriller (03/09/2020)

Résumé :
Où, après l’affaire du Vatican qui l’a menée en prison, Sarah Geringën, l’inspectrice norvégienne, ancienne des forces spéciales, se retrouve confrontée à un meurtre qui va l’ébranler au plus profond de son être, réveillant la douleur d’un passé aux multiples zones d’ombre.

Critique :
Sarah Geringën est de retour en mode warrior.

À peine sortie de prison où elle était détenue alors qu’innocente, notre inspectrice pas tout à fait réintégrée dans la police doit enquêter sur un meurtre horriblement dégueulasse, le tout en stoemelings (prononcer stoumelinnks), comme on dit à Bruxelles (en cachette).

Pas le temps de s’arrêter pour boire un café, lorsqu’on plonge dans ce roman mettant en scène notre inspectrice toujours aussi pressée et qui voudrait avoir les résultats avant de les demander, qui ne laisse pas toujours les autre s’exprimer, qui est têtue comme une mule et qui commençait à me courir sur le haricot avec son sentiment de culpabilité dont elle n’avait aucun souvenir.

Le problème avec les roman qui pulsent et qui ne font que 300 pages, c’est qu’ils laissent peu de place pour le développement des nouveaux personnages introduits dans ce dernier opus de la trilogie.

De plus, après un an d’emprisonnement, Sarah Geringën n’a aucun soucis à revenir dans la vie civile, comme si cette peine de prison, alors qu’elle était innocente, ne lui a pas porté préjudice. Soit elle est très forte, soit elle cache toujours bien son jeu, comme elle le fait souvent.

Après une enquête menée à toute vitesse, sans temps mort, après toutes les baffes que l’on se prend dans la gueule, l’auteur revient à du plus calme sur la fin, afin de reposer son lecteur, le mettre en confiance, juste avant de lui refoutre une claque magistrale.

Dans ce roman, des claques, j’en ai prise quelques unes ! Je vais porter plainte, tiens, parce que je me suis encore faite avoir et que j’ai rien vu. J’en ai pris aussi dans les références à la fin du roman : moi qui pensais avoir pris des claques avec de la fiction et bien non, les claques étaient véridiques.

Si le précédent opus, Complot, développait des thématiques très fortes, celui-ci s’en éloigne sans toutefois se contenter d’un crime banal ou de thématiques sans forces. Ce qui est soulevé dans ce roman est costaud, à la limite de la nausée et le pire, c’est que c’est vrai et que nous n’en savions rien.

Par contre, si le final est un peu plus calme, il me reste toujours des questions sans réponses, notamment sur le financement de la base, sur l’engagement du personnel et sur ce qu’il advient de cette base perdue après tout ça : elle est toujours là ou pas ? Bref, quelques pages d’explications en plus n’auraient pas été du luxe.

Malgré mes quelques petits bémols, ce thriller reste addictif et il est difficile de le lâcher tant l’auteur réussi à captiver son lecteur dès les premières lignes. Dans ce thriller, il y a des émotions, de la profondeur, de la nausée pour certains faits Historiques, de la science sans conscience, de la folie humaine, le tout mis en scène d’une manière précise, le tout taillé au scalpel pour éviter le superflu.

Un peu de superflu aurait été intéressant afin d’étoffer un peu certains portraits, certaines situations, certaines théories et avoir le fin mot de l’histoire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°120].