Le casse – Tome 5 – Gold Rush : Luca Blengino & Antonio Sarchione

Titre : Le casse – Tome 5 – Gold Rush

Scénariste :
Dessinateur :

Édition :

Résumé :
Yukon. 1899… Hermès Coltrane, prestidigitateur de talent et ancien braqueur de trains, est rejoint par le jeune Mac, un ancien complice récemment évadé et dont la tête est mise à prix.

Ensemble, ils se lancent dans un voyage à travers le froid et la glace pour monter une équipe hors du commun.

Leur but : voler « The Stone », la plus grosse pépite d’or jamais découverte. Et la subtiliser au colonel Zondrick, l’homme qui, quelques années plus tôt, a détruit leur vie…

Critique :
Je dois avoir un faible pour le Klondike, moi, ces derniers temps, parce que je viens encore de passer la terrible Chilkoot Pass et de faire le voyage épuisant et frigorifiant jusque Cripple’s Junction, ville minière perdue dans le trou de cul glacé du monde !

Aujourd’hui je vais vous parler du vol du Youkounkoun ! Ah pardon, on me signale en régie qu’il a déjà été volé… et qu’en plus, c’était un diamant.

Or ici, on va tenter de voler le plus grosse pépite d’or jamais trouvée dans le Yukon : « The Stone », 50kg d’or le plus pur et certains aimeraient bien faire d’elle une Rolling Stone, c’est à dire la chouraver pour devenir riche, rouler le terrible Zondrik pour se venger de lui, et accessoirement, inscrire leurs noms dans l’Histoire.

Pour ça, faut réussir le casse du siècle et ne pas la jouer comme le cambrioleur Dortmunder dans « Pierre qui roule », justement.

Ce qui m’a attiré dans cette bédé, c’est avant tout sa couverture, le fait que cela se déroule aux États-Unis, les dessins, que j’ai trouvé très réalistes, les couleurs sépia de certaines cases.

Emballé c’est pesé et j’ai été embarquée dans une aventure folle, folle, folle, une sorte de casse à la Ocean Eleven, avec moins de monde, mais tout aussi bien détaillée, aussi extravagante.

Les personnages des voleurs sont sympathiques, trainent derrière eux un passé trouble, mais j’ai éprouvé de l’affection pour eux.

Zondrik, le proprio de la plus grosse pépite d’or, est – contrairement à Zorglub – un véritable salopard de la pire espèce et l’ombre de son Z plane, telle celle d’un sadique psychopathe lâchée dans la nature. Lui, les voleurs ou toute personne qui ne lui revient pas, il lui tranche la tête avec une véritable guillotine !

Beaucoup de violence et d’adrénaline dans cette bédé, de l’action, de l’intelligence, des tours de magie et d’illusion, car, même si la magie n’existe pas en tant que telle, le but du jeu consiste seulement à faire voir aux gens ce que vous voulez qu’ils voient.

Et le coup était parfaitement réussi !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

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Le Mystère Mystérieux du Thé Interdit [Par Ida]

Le Mystère Mystérieux du Thé Interdit

Par notre envoyée spéciale et non rémunérée, Dame Ida

Théinomane notoire, et accro aux petits gâteaux qui vont avec la cup of tea, Dame Ida se rendit un beau matin à son comptoir de thés préféré afin de refaire les niveaux des boîtes de ses mélanges favoris.

Earl Grey (parfait pour accompagner les scones et le Victorian Sponge Cake), Thé vert à la menthe et à la rose (pouvant être bu n’importe quand et sans sucre ni lait), mélange fruité de roibos pour le soir, Darjeeling pour les shortbreads, et… Pour aller avec les spécialités chocolatées… du Lapsang Souchong.

Et là, vlan ! Y en a pas !

Le vendeur en uniforme crème, avec toute la bonne éducation et le vocabulaire choisi qu’il a dû démontrer pour se faire embaucher dans ce lieu un peu select, explique à la pauvre Dame Ida dépitée, que non seulement il n’est plus en mesure de lui vendre la précieuse substance, mais qu’en plus, par-dessus le marché il ne sera pas en mesure de lui en vendre avant longtemps, de nouvelles réglementations européennes ayant proscrit l’importation de cette variété de thé.

Dame Ida senti alors les larmes lui monter aux yeux.

Déjà que la fermeture ces dernières années des deux magasins Hédiard de proximité l’avait privée de la possibilité de racheter sans aller au Diable, son Mélange Madeleine préféré (thé noir, subtilement parfumé aux huiles essentielles d’orange et de vanille) parfait en toute circonstance…

L’annonce fut un terrible et tragique choc qui la laissa sidérée.

Afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette sinistre affaire, Dame Ida parcouru la toile en long, en large et en travers… Et ce à plusieurs reprises…

Pour se rendre compte que si d’autres qu’elle avaient eux aussi tapé les mêmes mots clés dans leur moteur de recherche, les pages proposées par internet ne levaient absolument rien ou presque de l’énigme.

Tout au mieux mentionnait on de façon très vague que certains thés chinois pouvaient se trouver interdits d’importation car trop chargés en pesticides, les normes locales étant plus souples que les normes européennes…

Mais rien de plus spécifique concernant le Lapsang Souchong.

Dame Ida essaya alors de remobiliser ses vieux souvenirs de classe d’anglais et se lança dans l’écriture d’une longue bafouille au Sieur Charlot Kolmse, éleveur d’abeilles retiré des affaires londoniennes dans le Surrey, et dont certains de ses fans disaient qu’il s’agissait de son thé préféré…

Probablement pourrait-il alors éclaircir le mystère ?

A sa grande satisfaction, Dame Ida appris que le Sieur Charlot Kolmes avait été lui aussi sollicité pour les mêmes raisons par une très éminente nonagénaire chapeautée richissime souvent aperçue dans la presse people, habillée de couleurs acidulées et chargée de bijoux comme un sapin de Noël, et dont la principale activité est d’agiter sa main gantée d’un balcon ou à la fenêtre de sa voiture.

On la croise une fois par an paraît-il au Parlement, en train de nettoyer le sol avec une lourde serpillère géante en fourrure et velours, affublée d’un casque de sécurité étincelant de mille feux… et on lui propose assez vite de s’asseoir sur un siège totalement dément peu facile à caser dans le salon de n’importe qui, pour reprendre son souffle le temps d’un speech et de refaire le même chemin en sens inverse.

Mais ça… C’est une autre affaire… Surtout depuis que son mari refuse de lui servir de déambulateur dans ce genre de pinces-fesses.

L’intérêt de cette sollicitation prestigieuse, était que la dite nonagénaire cousue d’or et de diamants avait déjà largement rétribué le Sieur Charlot Kolmes, qui n’exigea alors aucun honoraire pour lui transmettre les informations à sa disposition avec un pot de miel de ses ruches… Qui au passage n’était guère fameux… Mais comme il était gratuit, il était bienvenu pour sucrer le rooibos du soir fruité de Dame Ida.

La réponse du Sieur Charlot Kolmes consistait en ces quelques lignes que je me suis permise de traduire (probablement avec quelques erreurs) afin de les rendre plus accessibles aux lectrices et lecteurs francophones :

« Chère Dame Ida,

C’est avec plaisir que je vous transmets gracieusement les quelques informations dont je dispose sur les raisons votre impossibilité à vous fournir en Lapsang Souchong.

Il faut tout d’abord comprendre réellement ce qu’est le Lapsang Souchong en revenant à l’étymologie des deux vocables qui s’associent pour le désigner. Le terme « souchong » renvoie non pas à un vieux chanteur français dont on peut encore se demander par quel mystère il parvient à écouler des disques depuis si longtemps, mais découle du terme chinois qui désigne de manière générique tous les thés fumés.

Le terme « Lapsang » quant à lui vient du mot chinois qui désigne la dernière feuille, plus épaisse, moins délicate et aux arômes peu subtils prélevée au théier lors de la cueillette.

Et oui, le lapsang souchong est un thé composé avec les feuilles les moins intéressantes du théier !

Cette feuille est traitée par oxydation afin de devenir un « thé noir » puis ensuite fumée, généralement avec un feu de bois d’épicéa (comme le saumon est généralement fumé au bois de hêtre !).

La légende voudrait que le Lapsang Souchong soit le fruit d’une erreur ou d’un accident, un peu comme votre tarte tatin…

En effet, au cours du XIXème siècle, dans un climat de relative instabilité politique (qui aboutira finalement à l’effondrement de l’Empire Chinois et à une « république » communiste), des cultivateurs de thé qui avaient mis leur récolte à sécher furent contraints de fuir leurs plantations avant qu’elles ne soient détruite.

Afin de ne pas perdre la récolte en cours de séchage, ils voulurent hâter le processus en mettant le thé au-dessus d’un feu de bois, ce qui laissa à la marchandise un goût fumé… (à l’instar du Scout qui passe à côté de vous après une soirée autour d’un feu de bois et qui ne s’est évidemment pas douché – NB : Je n’ai pas précisément testé le goût du Scout fumé n’étant pas cannibale comme une Belette, mais juste été incommodé par leur odeur en faisant la queue derrière eux à la boulangerie).

Le thé fumé ainsi obtenu était destiné à l’exportation européenne et surtout anglaise, les Chinois préférant garder les meilleures feuilles pour eux (n’oubliez pas qu’il s’agissait de « lapsang », c’est-à-dire des feuilles les moins bonnes), c’est avant tout en Occident que ce thé oxydé connût un véritable succès tandis qu’il était peu consommé en Chine.

Le Lapsang, ils ne souhaitaient pas le garder… Et lorsqu’il fut Souchoung ils s’en débarrassèrent encore plus volontiers.

Je connais d’ailleurs quelques mélomanes et amateurs de poésie française qui voudraient bien se débarrasser de leur Souchon également. On pourrait lui suggérer de rejoindre un certain Florent P. au Portugal où il pourrait bénéficier de super réductions d’impôts à condition de se taire à jamais… mais c’est une autre question.

Les informations dont je dispose maintenant sont hélas bien parcellaires et ne reposent que sur mes déductions personnelles issues du peu d’éléments et d’indices qui m’ont été transmis.

Les thés fumés étant exposés à des composants carbonés peuvent être devenus potentiellement cancérogènes, cancérigènes ou oncogènes (trois mots qui veulent dire la même chose et renvoient à la même cruelle réalité), à l’instar de la viande fumée, du saumon fumé, du barbecue, et de la cigarette pourtant bien plus addictogène et meurtrière (elle tuerait un consommateur sur deux) mais qu’on laissera en vente libre puisqu’elle permet de moins payer de retraites et d’engranger plus de taxes en faisant croire que les gens coûteraient moins cher à la société lors de leurs dernières années de vie s’il ne fumaient pas, ce qui est rigoureusement faux si on considère les coûts de la grande dépendance des sujets très âgés qui n’ont pas fumé.

Le potentiel oncogène des thés fumés serait considérablement augmenté par la saturation en pesticides des thés de Chine que l’Union Européenne aurait dans le collimateur.

La Chine se débarrassait déjà des feuilles de thé dont elle ne voulait pas, alors si en plus, elles sont pleines de pesticides et rendues potentiellement plus toxiques à cause du fumage, où va-t-on !

Bien entendu, on pourra rappeler que le tabac dont on fait les cigarettes n’est pas moins chargé en pesticides et aussi en substances aromatiques ou de texture… majorant l’effet addictogène et cancérigène… Mais ce serait de la mesquinerie, évidemment.

En tout cas, d’après certaines rumeurs, un grand nombre d’aristocrates britanniques auraient convaincu en sous-main certains parlementaires de rouler pour le Brexit et la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne, simplement pour pouvoir à nouveau importer chez eux ce thé interdit dont il paraît qu’il peut encore se commander sur certains sites internet…

Mais pas sur tous… D’ailleurs, la dénomination « Lapsang Souchong » n’est plus au catalogue de Mariage, de Dammann, de Kusmi, Hédiard…, on pourra vous y proposer d’autres variétés de thés fumés, mais dont le goût restera éloigné de celui du Lapsang Souchong.

En revanche on trouvera une référence de Lapsang Souchong pour 17 euros les 90g sur la boutique en ligne de Fauchon… S’agit-il de vieux stocks pas encore totalement écoulés ? D’un contournement de la loi par le biais d’internet ? Quelque chose serait-il en train de bouger ? De nouvelles techniques de fumage ou des jardins chinois répondant à des normes de culture plus conformes aux attentes européennes seraient-ils en voie d’apparition ? La recette de ce mélange ne serait-elle pas la recette originale ?

Je ne suis malheureusement pas en mesure de répondre davantage à la question pour le moment car les maisons de thé semblent peu communiquer sur le sujet de peur que le public qui voit dans le thé un produit de santé ne finisse par le bouder : la mise en cause de la saturation en pesticide des thés chinois ne concernerait pas que les thés fumés ou le Lapsang Souchong mais toutes les autres importations.

C’est ce qui explique probablement l’absence d’informations claires sur la toile…

Absence d’informations qui nous laisse hélas à nos conjectures et ne fait pas autre chose que de souligner l’existence d’un complot international des marchands dirigé par un certain Maury Harty qui a sans doute utilisé le scandale du Lapsang Souchong pour favoriser le Brexit et spéculer sur la baisse de la livre sterling ».

Le Sieur Charlot Kolmse termina sa lettre par quelques badinages à faire rougir, vantant les formes généreuses et appétissantes de Dame Ida, et sur la beauté de sa voix qu’il comparait à celle d’une ancienne gloire des scènes lyriques, une certaine Irena Delair qu’il avait bien connue dans un sens, mais pas bibliquement s’empressa-t-il de préciser de peur que cessent les rumeurs sur son mariage tardif supposé avec un certains Jo Newattsön, et qui lui permettait de bien écouler son miel dans les milieux interlopes LGBT et asexuels fans de fandoms de la toile.

Mais en dire plus sur ce registre consisterait à lever le voile sur des affaires très intimes qui ne nous regardent pas, ce qui fait que nous ne nous étendrons pas sur la question.

Dame Ida en fut quitte pour perdre quelques euros afin de goûter un ersatz de thé légèrement fumé sans grand intérêt qu’elle essaie d’écouler en le proposant à sa belle-mère lorsqu’elle s’invite pour le thé, attirée par les odeurs diaboliques de pâtisserie émanant de sa cuisine.

Il est vrai que ses afternoon tea agrémentés de son sponge cake à la strychnine, ses scones à l’arsenic, et ses sandwiches au beurre moules périmées (qui remplacent avantageusement le crabe), et ses petits fours à la Landru ont résolu bon nombre de ses embarras sociaux.

Dame Ida, se prit alors à rêver d’une invitation dans la résidence écossaise où la nonagénaire aux jolies robes s’enferme pour bouder (le château s’appelle depuis « Pâlemoral »), pour prendre un vrai thé fumé dans les règles du lard, en compagnie d’autres aristocrates comme Lady Gaga ou des stars du showbiz comme les nouveaux mannequins vedettes de mode pour bébés comme Georges et Charlotte, qui tels de parfaits top-models ont appris à tirer la tronche en lisant dans The Sun que leur dévergondée de maman leur préparait un petit frère ou une petite sœur, pendant que leur père apprenait à retirer des draps recouvrant des plaques commémoratives par-ci par-là où à couper des rubans avec des gros ciseaux…

Peut-être y serait-elle également présentée à ses stars préférées, Hercule Poivrot, Miss Marble et Agatha Chippie ?

Ah ! si seulement… Vautrée dans son fauteuil, le sourire aux lèvres et la tête à Pâlemoral, Dame Ida sombra dans son abîme de rêverie, imaginant le buffet de scones et de pâtisseries proposés dans le grand monde… sans se rendre compte que sa main tenant son ultime tasse de Lapsang Souchong relâchait sa prise et laissait écouler le divin nectar sur ses pieds… « Sa mère la pute qui suce des ours morts en enfer ! » s’écria-t-elle alors dans un sursaut rageur, tant sous l’effet de la douleur de ses pieds ébouillantés, de ses Loboudins ruinées, et du thé perdu.

Elle jeta sa tasse vide à travers la pièce en visant le chat qu’elle n’avait pas encore réussi à faire entrer dans le grille-pain, en hurlant : « Ben puisque c’est comme ça, je me mettrai au café ! ».

Par le vent pleuré : Ron Rash


Titre : Par le vent pleuré

Auteur : Ron Rash
Édition : Seuil (01/08/2017)

Résumé :
Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies.

Été 1969 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead.

Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et prendre dans le tourbillon des tentations.

Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue.

Critique :
Ron rash est un auteur qui a le don de m’emporter ailleurs, de donner de la profondeur et de la présence à la Nature, de me créer des personnages forts et même de m’émouvoir au-delà du possible avec certains de ses romans.

Le dernier paru, « Le chant de la Tamassee », m’avait moins emporté que les autres, mais c’était son premier écrit et réédité, par contre, niveau Nature, j’avais été servie.

Pour son roman de la rentrée littéraire septembre 2017, j’ai l’impression de ne pas avoir retrouvé ce que faisait la puissance de l’écriture de Ron Rash, un peu comme si en ouvrant un Stephen King, je tombais sur un récit qui ne lui ressemblait pas du tout.

Je suis pour les auteurs qui sortent de leur zone de confort, qui testent d’autres choses, d’autres histoires, mais là, j’ai vraiment l’impression que ce roman aurait pu être écrit par un autre que lui et même si nous étions dans ses Appalaches habituelles, je n’ai pas été emportée par l’histoire.

Attention, je ne dis pas ce que roman est chiant ou mal foutu, juste que je n’ai pas ressenti les émotions qui m’assaillent habituellement lorsque j’ouvre un de ses romans.

Pourtant, le début avait bien commencé, l’introduction était pour le moins originale.

L’alternance des époques variait selon les chapitres, sans que l’on perde le fil de l’histoire, passant alternativement de 1969 à notre époque, nous faisant découvrir Eugene, le narrateur, jeune homme de 16 ans et son frère Bill, 21 ans, rencontrant une jeune fille à problèmes et à la sexualité débridée.

Eugene va grandir à son contact, et pas toujours dans le bon sens puisqu’il boira comme un trou, fumera des pétards, volera des médicaments et aura un comportement d’imbécile face à cette jolie sirène qui lui fit perdre son pucelage.

Dans ce roman qui oscille entre une nouvelle fort longue et un roman court – qu’on n’oserait pas faire plus long au risque de finir par se mordre la queue – il y a peu ou pas de Nature grandiose, mais une sorte de huis clos dans cette petite ville de Sylva, tenue par une main de fer dans un gant de fer par le docteur Matney, grand-père despotique d’Eugene et Bill.

Le portrait du grand-père est superbement réalisé, tout en finesse, sans trop en dévoiler au départ, mais on sent déjà bien que ce type est un petit dictateur et que grâce à son statut de médecin de la ville, il sait bien des choses sur tout le monde, de vos hémorroïdes à votre chaude-pisse, en passant par la grossesse hors mariage de votre fille…

Pas de Nature sublimée, donc, mais une immersion dans une cellule familiale où un homme tient toute une petite ville dans sa main de fer, où un médecin a la puissance d’un parrain, faisant des autres ses pantins. Une plongée dans un huis clos oppressant de deux jeunes garçons qui aimeraient s’opposer au vieux, mais n’osent pas toujours car le prix à payer sera exorbitant.

Si le roman avait été signé Thomas H. Cook, je l’aurais compris, nous étions dans ses atmosphères bien à lui, mais de Ron Rash, j’attendais d’être emportée dans une nature sauvage, avec des personnages autres que ceux que je viens de côtoyer car Eugene, notre narrateur, m’a passablement ennuyé à certains moments, avec ses atermoiements, lui qui n’a jamais vraiment grandi, ni pris ses responsabilités, lui qui boit comme un trou alors qu’il n’avait rien à oublier.

Bref, le roman est bon, mais mes attentes étaient toutes autres.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

 

Sherlock – Tome 2 – Le banquier aveugle : Jay, Mark Gattis & Steven Moffat [MANGA]

Titre : Sherlock – Tome 2 – Le banquier aveugle

Dessinateur : JAY
Scénaristes : Mark Gattis & Steven Moffat

Édition : Kurokawa

Résumé :
Sur le mur d’une salle de banque est découvert un étrange symbole peint en pleine nuit. Sherlock devine rapidement que ce message a été inscrit à l’intention d’un des employés nommé Van Coon.

Mais celui-ci est retrouvé mort dans son appartement… Cryptogrammes et meurtres en série sont au programme de ce deuxième épisode de l’adaptation de la célèbre série TV Sherlock !

Critique :
Mon amour et ma passion pour Sherlock Holmes ne faiblissant pas (après autant d’années…), je me suis ruée sur le tome 2 qui met fidèlement en scène le Sherlock de la série BBC.

Le graphisme et le scénario est fidèle au deuxième épisode de la saison 1 de Sherlock et on pourrait se dire « Mais pourquoi l’acheter en manga puisque c’est le même que l’épisode ? ».

Je vous répondrai par deux choses : la première est que chez moi, la collectionnite aiguë ne se soigne plus, et que, deuxièmement, relire l’épisode permet de mieux l’appréhender puisque l’on va à son rythme.

De plus, je me le suis remise en mémoire et je dois dire que ça ne me fait pas de tort car cet épisode était assez rapide et on n’a pas toujours le temps de prendre du recul face aux différentes informations qui sont bombardées à un rythme effréné.

Maintenant, ne nous leurrons pas, ceci est  un peu produit commercial surfant sans aucun doute sur la vague du succès de la série Sherlock ! Et moi, comme toute bonne holmésienne qui se respecte et qui est un peu zinzin sur les bords, je me suis ruée dessus et je me ruerai sur les autres.

Faut dire aussi qu’ils nous ont soigné la chose avec ce manga édité dans un plus grand format que ses collègues, avec une belle couverture soignée qui donne envie d’acheter le manga.

Une lecture qui m’a rafraichit l’esprit, qui m’a remis cette enquête en tête, et que compte bien continuer la série parce que vous le savez, chez moi, ça ne se soigne plus.

Quant à vous, faites ce que vous voulez : soit vous appréciez la série et vous voulez la découvrir sous une autre forme, soit vous ne la connaissez pas encore et les mangas sont une belle occasion pour vous de vous laisser succomber à la tentation.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Underground railroad : Colson Whitehead

Titre : Underground railroad

Auteur : Colson Whitehead
Édition : Albin Michel (23/08/2017)

Résumé :
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition.

Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.

De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée.

Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

Critique :
Quel roman, mes aïeux ! Le genre de lecture dont on ne sort pas tout à fait indemne, même si l’auteur a évité de sombrer dans le gore ou le larmoyant.

Il me faudra un certain temps pour le digérer, l’assimiler, mais impossible de l’oublier, il fera partie de ces livres coups de poing dans le plexus dont, quoi qu’il arrive, laissent une trace dans notre esprit.

Dressant une grande fresque au travers de quelques portraits, l’auteur nous mélange la fiction et la réalité : non, le chemin de fer souterrain n’existe pas, mais l’Underground Railroad, qui a réellement existé, était tout simplement les chemins empruntés par les esclaves en fuite pour arriver dans des états plus cléments ou abolitionnistes.

L’auteur ne nous entrainera pas dans les belles maisons à colonnades, ni dans les bals pour les gens riches avec de belles dames enrubannées, mais dans la misère des cabanons des esclaves de cette plantation où le mot « syndicat » et « repos dominical » sont des horribles gros mots prohibés.

Ils n’existent même pas dans le vocabulaire de ces pauvres êtres et encore moins dans l’esprit de leurs propriétaires. Ben oui, les Hommes Blancs tout puissant qui ont volé la terre des autres sont aussi propriétaires à part entière de ces gens qui furent volés sur leur continent où nés de parents esclaves.

J’ai aimé le fait que l’auteur ne nous dresse pas un portrait manichéen de l’esclavage où les opprimés seraient tous des gens biens, sympas, s’entraidant et ne souffrant pas des horribles mêmes travers que leurs propriétaires Blancs.

Hélas, certains Humains se comporteront comme des salopards, quelque soit le côté où ils se trouvent, et c’est ainsi que certains personnages du roman sont de véritables enfoirés, tels leurs maîtres Blancs et n’hésitent pas à traiter leurs semblables comme de la merde, et même moins que de la merde, car la merde, on ne la fouette pas à sang.

Les États-Unis ne sortent pas grandis de ce roman, une fois de plus, et l’Humain non plus, même si, heureusement, parmi ce monde de salopards, il existe encore quelques bonnes âmes, même si c’est parfois à leur corps défendant, mais je peux les comprendre lorsque je découvre le comportement des autres habitants.

Moi aussi j’aurais eu les foies, les chocottes et je ne sais pas si j’aurais eu le courage de risquer ma vie pour un autre, surtout en voyant le sort réserve à ceux que l’on nomme des traitres puisque acquis à la cause des esclaves.

L’écriture est plaisante à lire, elle se dévore, quant aux personnages, nous en croiserons des forts plaisants (Cora, Caesar,…) et des véritables enfoirés de première (et je reste polie), le tout formant un équilibre réaliste entre des gens simples qui ne veulent que vivre tranquilles et d’autres qui se repaissent de la fuite des Noirs car c’est un marché juteux la chasse à l’esclaves.

Demandez à Ridgeway, il vous le confirmera, lui qui a fait de la chasse aux Noirs un business florissant.

Un roman fort, qui nous parle d’une part sombre des États-Unis qui nous est connue, mais pas toujours dans le détail, comme avec ces chemins et ces gens qui aidaient les esclaves en fuite à arriver dans des états abolitionnistes.

Un roman qui explore une partie moins connue de la fuite des esclaves et qui nous offre une belle métaphore avec ce chemin de fer souterrain, tout en nous dressant un portrait pas toujours brillant des états sois-disant plus cool avec la condition des Noirs car il ne suffit pas de battre à mort une personne ou de lui mettre des fers pour la priver de son libre arbitre.

Un grand roman qui fait froid dans le dos car ce n’est pas si loin que ça dans l’Histoire et qui fait encore plus froid dans les os lorsque l’on voit émerger les suprémacistes Blancs qui reviennent à leurs premiers amours : le tabassage de l’autre qu’ils considèrent comme inférieur à eux.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine (46ème et dernière fiche).

Les Tuniques Bleues – Tome 17 – El Padre : Raoul Cauvin & Willy Lambil

Titre : Les Tuniques Bleues – Tome 17 – El Padre

Scénariste : Raoul Cauvin
Dessinateur : Willy Lambil

Édition : Dupuis (1981)

Résumé :
Blutch et Chesterfield tentent d’échapper à une patrouille Nordiste. Leur but est d’atteindre la fontière Mexicaine où ils seront alors à l’abris. Mais de l’autre coté, chez les Mexicains, deux bandes rivales de bandits sèment la terreur.

Tentant de fuir à nouveau, ils trouvent sur leur chemin le cadavre d’un prêtre et de son serviteur. Afin de se fondre dans la population et de quitter leur uniforme qui mettaient leur vie en péril, il décident d’échanger leur vêtement avec ceux des deux victimes.

Chesterfield, qui possède la même corpulence que le pauvre prêtre, sera El Padre.

Critique :
Cette aventure en terre inconnue ne commence pas par un plan large d’une bataille, mais par nos deux amis poursuivis par un patrouille de Sudistes qui gagne du terrain.

Heureusement, face à eux il y a le Rio Grande qu’ils vont s’empresser de traverser puisque le scénariste a été assez sympa pour leur mettre un gué à disposition.

Les voici donc en terre mexicaine, ce qui n’est pas plus sécurisant que les Sudistes, et en plus, ces enfoirés montent la garde pour ne pas que notre duo retraverse.

Que fallait-il donc faire ? Traverser le Rio Grande ou pousser la chansonnette comme Eddy Mitchell ? Le traverser, pardi, et tâcher de ne pas se faire prendre par les mexicains basanés version guérilleros, les peones étant moins dangereux.

Une fois de plus, le sergent va faire preuve d’inventivité, de ruse et ça ne fonctionnera pas, car ils vont jouer de malchance avec les gris devant eux, un chef indien cruel à leur poursuite et une bande de mexicains mené par un gros type pas commode du tout.

Ce que j’adore dans cet album, c’est que nos deux amis, pour tenter de s’enfuir de cette terre hostile et échapper à Jacomino, le rebelle indien, vont se se vêtir des habits des deux morts trouvés sur leur route : un prêtre et son aidant et notre sergent au caractère bien trempé va devenir El Padre pour les peones du coin, sous la coupe du tyran au sombrero.

Comment s’en sortir coincés qu’ils sont entre ces deux bandes rivales qui ne s’entendent que pour pilier les convois d’armes ?

Les répliques volent bas, Chesterfield a tout d’un Don Camillo énervé et n’hésitera pas à dire à voix haute ce que d’autres auraient peur de penser à voie basse.

C’est un album que j’ai pris plaisir à relire, ayant oublié toute une partie, notamment celle de l’otage, et ma relecture fut une fois de plus placée sous le signe du rire et des sourires devant la mauvaise humeur du sergent et l’hilarité compréhensible de Blutch.

Des situations cocasses, des engueulades, des répliques qui volent dans les gencives, un sergent toujours aussi soupe au lait et un final qui, une fois de plus, ne sera pour récompenser nos deux hommes.

Un de mes préférés à cause de l’humour présent, du scénario drôle et bien pensé, et pour le fait aussi qu’on s’éloigne de la guerre, ce qui n’est pas plus mal, même si nous sommes dans une bédé humoristique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Les Tuniques Bleues – Tome 3 – Et pour quinze cents dollars en plus : Raoul Cauvin & Louis Salvérius

Titre : Les Tuniques Bleues – Tome 3 – Et pour quinze cents dollars en plus

Scénariste : Raoul Cauvin
Dessinateur : Louis Salvérius

Édition : Dupuis (1973)

Résumé :
Le sergent Chesterfield, le caporal Blutch, Tripps et Bryan sont réaffectés de Fort Bow à un campement nordiste à proximité du Texas. Toutefois, Tripps et Bryan se sont mystérieusement faits porter pâle, ce qui laisse pour la première fois nos personnages évoluer en binôme.

Au campement, le général, un vieil homme à la longue barbe blanche, a eu une idée pour combattre les Sudistes, mais trouve peu de volontaires.

Cette idée est un raid de l’autre côté des lignes ennemies, afin de détruire toute infrastructure pouvant soutenir l’effort de guerre des Confédérés : plantations agricoles, voies de chemin de fer, etc.

Ne trouvant aucun volontaire, le général propose une prime de 1.500 $ pour quiconque s’engagera à accomplir cette dangereuse mission.

Critique :
Le petit Gibus nous aurait gratifié d’un  « Ben mon vieux, si j’aurais su j’aurais po v’nu » et le sergent Chesterfield aurait pu nous dire « Moi et ma naïveté, j’aurais mieux fait d’écouter le caporal Blutch ».

Mais comme toujours, le sergent fait une fois de plus preuve d’imbécilité naïve et puisqu’un général l’a flatté et que notre sergent à le respect de la hiérarchie dans le sang, il a dit oui à cette mission suicide consistant à d’infiltrer dans les lignes ennemies pour y faire le plus de dégâts possible.

Au début des Tuniques Bleues, la groupe était 4 : le sergent Chesterfield, le caporal Blutch et les soldats Tripps et Bryan.

Les auteurs, voyant que que des quatre hommes, deux en émergeait, ils en ont profité pour les faire évoluer en binôme et cette aventure est la première à mettre en avant ce qui deviendra un duo aussi célèbre que Laurel et Hardy.

Les dessins de Salvérius avaient perdus de leurs rondeurs dès le tome 2 « Du Nord au Sud » et maintenant, j’apprécie plus le trait que dans ses débuts.

Nos deux nordistes se retrouvent donc en mission d’infiltration dans les lignes ennemies avec le but louable d’y faire le plus de dégâts possible, le tout aidé et guidé par deux mexicains dont un est assez susceptible et a tendance à vous envoyer son couteau pour un mot de travers.

En parlant de mot de travers, dans cet album, le caporal Blutch ne se privera pas de dire à son sergent tout le bien qu’il pense de lui, avec des commentaires acerbes, ce qui lui vaudra un nombre incalculable de coups de poing dans la figure !

Ce qu’il y a de bien avec notre duo, c’est que si Blutch est un lâche qui ne pense qu’à déserter ou fuir le danger, il n’hésitera pas à tout faire pour sauver Chesterfield tombé aux mains des sudistes, même si cela lui voudra une engueulade pour remerciement.

Quant au sergent grassouillet, même s’il claque les talons devant tout gradé, il sait aussi faire preuve d’ingéniosité devant l’ennemi et si ce n’était la malchance qui le poursuit comme une ombre, ses brillantes idées réussiraient.

Mais comme souvent dans leurs aventures, cela se termine mal pour eux, ils ne sont jamais récompensés de leur bonne action et sont toujours aussi naïfs, surtout le sergent…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Bilan Livresque Mensuel – Septembre 2017

Est-ce que j’ai bien lu en Septembre, mois de la rentrée scolaire et période du Mois Américain ?

Ceux qui ont lu le Bilan du Mois Américain le savent déjà… Mais ici, je vais parler en quelques mots des romans que j’ai lu et tâcher de vous donner envie ou de vous faire passer votre tour. Qui sait ?

Bon, déjà, niveau lectures romans, j’ai déjà fait mieux que 8 romans (12 romans lus l’année dernière pour le même mois), mais je ne vais pas me taper la tête au mur, niveau bédés, j’ai bien fait exploser le compteur avec 38 bédés lues et 2 comics !!

Je ne connais pas grand-chose sur la guerre du Vietnam et À propos de courage de Tim O’Brien (ICI) était ce qu’il me fallait pour commencer à en apprendre un peu plus sur le sujet sans pour autant sombrer dans le pathos. Un récit fort, profond, sans fard, mais sans surenchère dans le glauque, des personnages attachants, une écriture poétique, magnifique, qui sublime encore plus les récits de guerre ou d’après-guerre, pendant la reconstruction du corps et de l’esprit.

Le Bon Frère de Chris Offutt (ICI) nous plonge dans ce que l’on appelle péjorativement « Le Sud profond » et nous brosse un portrait au vitriol de cette impitoyable Amérique où les clivages sont importants, que ce soit par race ou par niveau social, où l’appartenance à un clan ou une famille est importante, où tout le monde peut virer paranoïa, le tout porté par une écriture qui oscille entre la poésie brutale ou le brut poétique, tout en finesse et sans fard.

La 5ème enquête de mon vieux copain le shérif Longmire trainait depuis un peu trop longtemps dans ma PAL alors j’ai sorti le fougueux Dark Horse de Craig Johnson (ICI) et la chevauchée fut agréable, comme toujours ! Une enquête qui sort des sentiers battus, un shérif qui travaille en immersion, et une affaire qui, bien qu’elle ait l’air simple, ne le sera pas.

Qui a dit qu’il fallait lire les nouveautés pour être « tendance » ? (private joke avec Dealer De Lignes) Moi, je m’en fiche et j’adore lire des oldies, ce que je ne me suis pas privée de faire avec le western  Des cavaliers dans la nuit d’Ernest Haycox (ICI). Un roman sans prétention aucune, qui se lit vite et facilement, de quoi vous faire passer du bon temps, sans se prendre la tête car les mots glissent tout seuls dans votre esprit et il ne vous reste plus qu’à écouter Ennio Morricone pour vous y croire vraiment.

J’avais sélectionné des romans de Edward Abbey mais pas Désert solitaire (ICI) que j’ai pourtant lu à la place des autres (cherchez pas docteur). On dit de ce livre qu’il fit changer des gens de vie et qu’il déchaîna des passions. Sans doute que des gens furent surpris par le ton caustique de l’auteur et par les vérités qu’il balançait dans leurs gueules, moi, de mon côté, je n’ai pas sourcillé puisque tout ce qu’il dit n’est pas faux ni dénué de sens. Un récit qui se déroule tout en langueur, un récit que l’on lit dans le calme, la sérénité, avant d’avoir envie d’exploser devant la connerie humaine et sa propension au bétonnage et aux ordures laissées derrière lui.

Chez moi, quand des romans prennent les poussières, ils ne le font pas à moitié ! Un psy devrait même se pencher sur mon cas (si il l’ose) et m’expliquer pourquoi des livres que je voulais lire de suite trainent durant des années, comme ce fut le cas avec Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre, qui, sans ma LC avec Bianca (ICI), serait toujours en train de se reposer alors que c’est un roman magnifique !

La plume de Pierre Lemaitre m’a emporté dans les tranchées de novembre 1918, dans la France d’après-guerre, celle qui a préféré célébrer ses morts plutôt que ses vivants, me plongeant dans le quotidien de deux hommes qui tirent le diable par la queue pendant que d’autres pètent dans la soie.

Les rumeurs du Mississippi de Louise Caron (ICI) racontent la quête de vérité d’une journaliste au sujet d’un vétéran de la guerre d’Irak qui s’accuse d’un meurtre. Sa quête est plus une recherche pour son propre passé. L’auteur nous dresse, au travers de ses personnages, un portrait de l’Amérique d’aujourd’hui, s’interrogeant sur le rôle de la presse, parlant du racisme ordinaire, de l’Amérique et ses blessures, ses guerres.

Et j’ai terminé le mois par Underground Railroad de Colson Whitehead (ICI) qui nous parle de l’esclavage dans les états du Sud et je peux vous dire que si le roman était passionnait, le contexte était historiquement dur. L’Amérique s’est construite sur des terres volées, cultivées par des gens volés… Un grand roman !

Bilan Livresque Mensuel : 8 romans lus

  1. À propos de courage : Tim O’Brien
  2. Le Bon Frère : Chris Offutt
  3. Dark Horse : Craig Johnson
  4. Des cavaliers dans la nuit : Ernest Haycox
  5. Désert solitaire : Edward Abbey
  6. Au revoir là-haut : Pierre Lemaitre [LC avec Bianca]
  7. Les rumeurs du Mississippi : Louise Caron
  8. Underground Railroad : Colson Whitehead

Bilan Livresque Mensuel : 39 bédés + 2 Comics = 41

  1. Lucky Luke – T14 – Ruée sur l’Oklahoma (Morris – Goscinny)
  2. Lucky Luke – T30 – Calamity Jane (Morris – Goscinny)
  3. Lucky Luke – T6 – Hors-la-loi (Morris)
  4. Lucky Luke – T11 – Lucky Luke contre Joss Jamon (Morris – Goscinny)
  5. Lucky Luke – T24 – La Fiancée de Lucky Luke (Morris – Vidal)
  6. Lucky Luke – T01 – La diligence (Morris – Goscinny)
  7. Lucky Luke – T03 – Dalton City (Morris – Goscinny)
  8. Lucky Luke – T12 – Les Cousins Dalton (Morris – Goscinny)
  9. Lucky Luke d’après Morris – T06 – Les tontons Dalton (Achdé)
  10. Lucky Luke – Tome 11 – Ma Dalton (Morris – Goscinny)
  11. Lucky Luke – T18 – Le bandit manchot (Morris)
  12. Lucky Luke – T23 – Le Daily Star (Morris – Léturgie)
  13. Lucky Luke – T35 – Le Klondike (Morris – Léturgie)
  14. Lucky Luke – T12 – La guérison des Dalton (Morris – Goscinny)
  15. Lucky Luke – T16 – Le magot des Dalton (Morris)
  16. Lucky Luke – T28 – Le pony express (Morris – Fauche)
  17. Lucky Luke – T30 – Chasse aux fantômes (Morris – Van Berda – Hartog)
  18. Lucky Luke – T41 – La légende de l’Ouest (Morris – Nordmann)
  19. Lucky Luke – T18 – Sarah Bernhardt (Morris – Fauche – Léturgie)
  20. L’étoile du désert – T3 (Marini – Desberg – Labiano)
  21. L’histoire en bédé – T1 – L’épopée sanglante du Far West (Joly)
  22. Les Tuniques Bleues – Tome 33 – Grumbler et fils (Cauvin – Lambil)
  23. Les Tuniques Bleues – Tome 18 – Blue Retro (Cauvin – Lambil)
  24. Les Tuniques Bleues – T03 – Et pour 1.500$ de plus (Cauvin – Salvérius)
  25. Les Tuniques Bleues – T04 – Outlaw (Cauvin – Salvérius)
  26. Les Tuniques Bleues – T09 – La grande patrouille (Cauvin – Salvérius)
  27. Les Tuniques Bleues – T17 – El Padre (Cauvin – Lambil)
  28. Les Tuniques Bleues – T19 – Le David (Cauvin – Lambil)
  29. Les Tuniques Bleues – Les Bleus tournent cosaques (Cauvin – Lambil)
  30. Blueberry – T11 – La Mine de l’Allemand perdu (Charlier – Giraud)
  31. Blueberry – T12 – Spectre aux balles d’or (Charlier – Giraud)
  32. Durango – T11 – Colorado (Swolfs)
  33. Durango – T12 – L’héritière (Swolfs)
  34. Durango – T13 – Sans pitié (Swolfs)
  35. Buck Danny – T20 – SOS soucoupes volantes (Charlier – Hubinon)
  36. L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu – T04 – La Loi du plus fort (Lupano – Salomone)
  37. Le casse – Tome 5 – Gold Rush (Blengino – Sarchione)
  38. Le pape terrible – T3 – La pernicieuse vertu (Jodorowsky – Theo)
  39. Oracle – T8 – Le héros (McSpare – d’Auria)
  40. Scalped – T4 – La rage au ventre (Aaron – Guéra)
  41. Scalped – T5 – La vallée de la solitude (Aaron – Guéra)

Bilan Livresque Mensuel : 5 films

  1. Sherlock Holmes à New York [TÉLÉFILM]
  2. Les gardiens de la galaxie 2 [FILMS]
  3. Despicable Me 3 [FILMS]
  4. Les Goonies (The Goonies) [FILMS]
  5. La Famille Addams [FILMS]

L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu – Tome 4 – La Loi du plus fort : Wilfrid Lupano & Salomone

Titre : L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu – Tome 4 – La Loi du plus fort

Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Salomone
Édition : Delcourt (21/06/2017)

Résumé :
Dans cette Amérique de 1900 où le Congrès est dominé par les millionnaires, l’application de la loi Dawes permet la spoliation de milliers d’hectares de terres indiennes et la NRA, jeune association de promotion des armes à feu, intrigue pour faire voter une loi à sa mesure.

Tandis que dans les banques, le TIC TIC d’une nouvelle machine est en train de changer le monde, nos héros se retrouvent pour un chassé-croisé impitoyable…

Critique :
J’ai toujours eu un faible pour les auteurs qui me parlent de l’Amérique telle qu’elle est en vrai et qui, avec un certain cynisme noir me démontre qu’en effet, l’être humain est difficilement récupérable lorsque l’on agite devant lui la possibilité de palper des billets.

Dans les albums de Lupano, on a croisé des tas de gens peu fréquentables : des magouilleurs, des tueurs, des salopes, des bonnes sœurs méritant les flammes de l’enfer, mais les pires seront toujours ceux qui reprennent d’une main ce qu’ils avaient donné de l’autre.

Notamment les 30.000.000 (30 millions, vous lisez bien) d’hectares de terres données aux indiens après les guerres… Et les amerloques viennent toujours donner des leçons de morales aux autres.

Si dans l’Ouest d’où nous sommes parti, ce sont les flingues qui font la loi, à la jeune capitale de Washington D.C. c’est la finance qui fait la loi. Et la jeune société baptisée N.R.A, si vous voyez de qui je veux parler. Le lobby des armes qui ne voudrait pas voir son futur marché juteux s’écrouler pour quelques papiers signés Madison.

La loi du plus fort étant toujours la meilleure, va falloir ruser afin d’arriver à ses fins. Si on y arrive, parce que les bâtons dans les roues sont nombreux dès qu’il s’agit de business florissant ou de lobby.

C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai retrouvé toute ma petite bande à la poursuite des fameuses lettres : Margot et ses atouts  qui se trouvent aussi bien dans sa te^te que dans son corsage qu’elle a bien rempli, Byron en fâcheuse posture, Knut et son langage à lui, nos deux jeunes indiennes, Jack, son père adoptif.

Ce tome 4 clôt la série et les fins de séries sont attendues avec impatience, mais aussi avec crainte car la question reste toujours de savoir comment les auteurs vont mettre fin à tout ça. Vont-ils rallier la fiction à la réalité (on sait ce qu’il en est du 2ème amendement) ou faire une uchronie avec un Amérique qui changerait de bord ?

Les États-Unis resteront tels qu’ils sont, ils ne changeront pas, seule le décor de notre bédé à changé puisque nous avons quitté les plaines de l’Ouest pour la « civilisation » de l’Est et ses grandes villes, ce qui donne un air mon western à ce dernier album qui clôt de manière honorable la série, à mon avis.

Puisque les États-Unis ne peuvent changer, autant que ce soit l’un des personnages qui fasse preuve d’un peu d’humanité, bien que je ne l’aurais jamais imaginé faire preuve d’amour ou de compassion. Les miracles n’ont pas lieu qu’à Lourdes, apparemment.

Un dernier tome moins burlesque que les précédents, des petits coups de plumes assassines envers les States et leur mentalité, leur mode de fonctionnement qui écrase les minorités qui y habitaient bien avant les nouveaux arrivants, une fin inattendue où la fiction rejoint la réalité, avec une explication appartenant aux auteurs mais qui pourrait être plausible aussi.

Une belle saga que je prendrai plaisir à relire encore et encore.

Mais je laisserai le dernier mot à notre cher ami Knut Hoggaard et sa poésie bien à lui :
— Lha SoolOop ! LaA SSSoLoôp ! La LooAaaah Mon KUuL ! Moooonde eeest fouuu !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Bilan du Mois Américain – Septembre 2017

Alors, quel est mon score au Mois Américain de Titine ? Aie-je bien tenu mes promesses de campagne ou pas ? Aie-je lu plus ou moins que les autres années ?

On peut dire que niveau bédé, j’ai cartonné de la mort qui tue, mieux qu’au niveau des romans, où je n’ai pas su lire tout ce que j’aurais aimé lire, comme d’habitude !

Le score était de 43 billets en 2016 et j’ai dû donner un gros coup de rein pour arriver à le dépasser d’un quart de poil de mollet de fourmi, car au moment où je faisais mes comptes (le 25/09) : horreur, malheur, je n’avais que 41 fiches alors que j’en ai lu plus que ce que j’ai chroniqué !

Que faire ? Laissez pisser le mérinos ? Non, une Belette ne peut pas se contenter de présenter 41 fiches lorsque son record est de 43 !

Impossible n’est pas Cannibal Lecteur et donc, j’ai chroniqué quelques bédés que j’avais lues et dont je ne comptais pas parler.

Oui, docteur, c’est grave et à ce niveau là, ça ne se soigne plus….

Scores précédents :

  • 2014 : 36 fiches (9 romans, 21 bédés, 4 séries, 2 articles)
  • 2015 : 20 fiches (16 romans, 3 films, 1 série)
  • 2016 : 43 fiches ! Record battu ! (12 romans, 19 bédés, 10 Comics, 2 mangas)
  • 2017 : 46 fiches (9 romans, 30 bédés, 5 films, 1 série, 1 fiche cuisine)

Au menu de ce Mois Américain :

  1. Courir au clair de lune avec un chien volé : Callan Wink [ROMAN]
  2. Bénis soient les enfants et les bêtes : Glendon Swarthout [ROMAN]
  3. À propos de courage : Tim O’Brien [ROMAN]
  4. Le Bon Frère : Chris Offutt [ROMAN]
  5. Dark Horse : Craig Johnson [ROMAN]
  6. Des cavaliers dans la nuit : Ernest Haycox [ROMAN]
  7. Désert solitaire : Edward Abbey [ROMAN]
  8. Les rumeurs du Mississippi : Louise Caron [ROMAN]
  9. Underground Railroad : Colson Whitehead [ROMAN]
  10. Lucky Luke – T14 – Ruée sur l’Oklahoma (Morris – Goscinny) [BD]
  11. Lucky Luke – T30 – Calamity Jane (Morris – Goscinny) [BD]
  12. Lucky Luke – T6 – Hors-la-loi (Morris) [BD]
  13. Lucky Luke – T11 – Lucky Luke contre Joss Jamon (Morris – Goscinny) [BD]
  14. Lucky Luke – T24 – La Fiancée de Lucky Luke (Morris – Vidal) [BD]
  15. Lucky Luke – T01 – La diligence (Morris – Goscinny) [BD]
  16. Lucky Luke – T03 – Dalton City (Morris – Goscinny) [BD]
  17. Lucky Luke – T12 – Les Cousins Dalton (Morris – Goscinny) [BD]
  18. Lucky Luke d’après Morris – T06 – Les tontons Dalton (Achdé) [BD]
  19. Lucky Luke – Tome 11 – Ma Dalton (Morris – Goscinny) [BD]
  20. Lucky Luke – T18 – Le bandit manchot (Morris) [BD]
  21. Lucky Luke – T23 – Le Daily Star (Morris – Léturgie) [BD]
  22. Lucky Luke – T35 – Le Klondike (Morris – Léturgie) [BD]
  23. Lucky Luke – T12 – La guérison des Dalton (Morris – Goscinny) [BD]
  24. Lucky Luke – T16 – Le magot des Dalton (Morris) [BD]
  25. L’étoile du désert – T3 (Marini – Desberg – Labiano) [BD]
  26. L’histoire en bédé – T1 – L’épopée sanglante du Far West (Joly) [BD]
  27. Les Tuniques Bleues – Tome 33 – Grumbler et fils (Cauvin – Lambil) [BD]
  28. Les Tuniques Bleues – Tome 18 – Blue Retro (Cauvin – Lambil) [BD]
  29. Les Tuniques Bleues – T03 – Et pour 1.500$ de plus (Cauvin – Salvérius) [BD]
  30. Les Tuniques Bleues – T04 – Outlaw (Cauvin – Salvérius) [BD]
  31. Les Tuniques Bleues – T17 – El Padre (Cauvin – Lambil) [BD]
  32. Blueberry – T11 – La Mine de l’Allemand perdu (Charlier – Giraud) [BD]
  33. Blueberry – T12 – Spectre aux balles d’or (Charlier – Giraud) [BD]
  34. Durango – T11 – Colorado (Swolfs) [BD]
  35. Durango – T12 – L’héritière (Swolfs) [BD]
  36. Durango – T13 – Sans pitié (Swolfs) [BD]
  37. L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu – T04 – La Loi du plus fort (Lupano – Salomone) [BD]
  38. Spirou et Fantasio – T39 – Spirou à New-York (Tome – Janry) [BD]
  39. Scalped – T1 – Pays indien / T2 – Casino boogie (Aaron – Guéra) [COMICS]
  40. Westworld : La série qui a lifté le western de papa ! [SÉRIE]
  41. Sherlock Holmes à New York [TÉLÉFILM]
  42. Les gardiens de la galaxie 2 [FILMS]
  43. Despicable Me 3 [FILMS]
  44. Les Goonies (The Goonies) [FILMS]
  45. La Famille Addams (The Addams Family) [FILMS]
  46. Burger 100% Angus Beef – United States Angus Beef [CUISINE]

Lus mais non chroniqué (11) :

  1. Buck Danny – T20 – SOS soucoupes volantes (Charlier – Hubinon) [BD]
  2. Les Tuniques Bleues – T12 – Les Bleus tournent cosaques (Cauvin – Lambil) [BD]
  3. Les Tuniques Bleues – T09 – La grande patrouille (Cauvin – Salvérius) [BD]
  4. Les Tuniques Bleues – T19 – Le David (Cauvin – Lambil) [BD]
  5. Lucky Luke – T30 – Chasse aux fantômes (Morris – Van Berda – Hartog) [BD]
  6. Lucky Luke – T41 – La légende de l’Ouest (Morris – Nordmann) [BD]
  7. Lucky Luke – T18 – Sarah Bernhardt (Morris – Fauche – Léturgie) [BD]
  8. Lucky Luke – T28 – Le pony express (Morris – Fauche) [BD]
  9. Le casse – Tome 5 – Gold Rush (Blengino-Sarchione) [BD]
  10. Scalped – T4 – La rage au ventre (Aaron – Guéra) [COMICS]
  11. Scalped – T5 – La vallée de la solitude (Aaron – Guéra) [COMICS]

Non lus parce que manque de temps (report donc)….

  1. Seuls sont les indomptés : Edward Abbey [ROMAN]
  2. Le Feu sur la montagne : Edward Abbey [ROMAN]
  3. Le gang de la clef à molette : Edward Abbey [ROMAN]
  4. Le Retour du gang de la clef à molette : Abbey [ROMAN]
  5. Une histoire des loups : Emily Fridlund [ROMAN]
  6. Par le vent pleuré : Ron Rash [ROMAN]
  7. Faillir être flingué : Céline Minard [ROMAN]
  8. La montagne en sucre : Wallace Stegner [ROMAN]
  9. American Desperado : Jon Roberts [ROMAN]
  10. Le gang des rêves : Luca Di Fulvio [ROMAN]