Les amis de Pancho villa : Léonard Chemineau & James Carlos Blake

Titre : Les amis de Pancho villa

Scénariste : Léonard Chemineau (d’après le roman de James Carlos Blake)
Dessinateur : Léonard Chemineau

Édition : Rivages/Casterman/Noir (14/03/2012)

Résumé :
Quoi de mieux pour narrer l’épopée de la révolution mexicaine que de se mettre dans la peau de Rodolfo Fierro, le plus fidèle et irréductible compagnon de Pancho Villa ?

À travers son récit, c’est l’histoire chaotique du Mexique au début du XXe siècle qui défile. L’odyssée grandiose et pitoyable de ces révolutionnaires à la fois idéalistes et cruels.

Entre faits et fiction, une vision très noire, d’où émergent des moments d’authentique grandeur, le dévouement et le courage d’hommes sans mesure, qui embrassent la vie et la mort avec la même fougue. Une réflexion sur le sens de l’action révolutionnaire.

Critique :
Dans des mots croisés sadiques, à la définition de « Villa célèbre », il fallait répondre « Pancho »… Oui, c’étaient des mots croisés de sadiques.

Pancho Villa, cet homme que je ne connais pas. C’était donc l’occasion d’aller me coucher moins bête, tout en fournissant une chronique de plus pour le Mois Espagnol où je n’ai guère brillé, cette année.

— La révolution, c’est comme une bicyclette, quand elle n’avance plus, elle tombe.
— Eddy Merck ?
— Non, Che Guevara !

Ah ça, pour faire la évolution, ils l’ont faite… Mais à quel prix ? Celui de la barbarie, celui où l’on tue tout ce qui ne nous plait pas, tout ce qui nous gêne, ou juste pour prouver qu’on est un homme et donc, un tue le premier type qui passe, même si c’est une connaissance.

Je le dis d’emblée, je n’ai pas aimé les dessins de cette bédé, ni les couleurs, pourtant dans les tons chauds. Encore moins les personnages, mais c’est accessoire, vu les actes qu’ils commettent (pillages, vols, viols, assassinats,…).

Évidemment, le récit est cru, sans fard, sans édulcorants. La révolution passera aussi par des magouilles, par des alliances, par des traîtrises.

Moi, je me méfie toujours des personnes qui veulent délivrer des populations opprimées… Au départ, on tue des méchants, comme le fit Daenerys dans GOT et puis ensuite, à force de traquer des monstres, on court toujours le risque d’en devenir un sois-même et de tout faire pour que l’état de guerre ou de révolution continue.

C’est bien démontré dans ces pages. Et puis, lorsque le chaos règne, la loi est absente, la loi, c’est eux, c’est moi. No rules, autrement dit, pas de règles, si ce n’est celle du plus fort.

La révolution nous a donné des armes, les meilleurs chevaux, des bottes, des vêtements et des chapeaux texans. A manger et à boire autant que nous voulions. Elle nous a fait voir du pays, elle nous a donné de l’or et des femmes, partout… Mais surtout elle nous a donné la liberté.

Si c’est vraiment fini, ça va être le retour de la loi, du papier, des directeurs, des tribunaux, des prisons, de toute cette merde.

Pour cela, je dois dire que l’auteur le retranscrit bien dans ses dessins, dans les dialogues, dans les actions des révolutionnaires. Mais il faut dire aussi qu’il met en scène un roman de James Carlos Black…

Tant pis pour moi, je n’ai pas adhéré, pas aimé, mais c’est ainsi. Les dessins, c’est une histoire de goûts et de couleurs. On aime ou on n’aime pas. Il m’est déjà arrivé de détester des dessins mais d’apprécier le récit, le scénario, mais dans ce cas-ci, je suis passée à côté de tout.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

Publicités

Sherlock – Tome 2 – Le banquier aveugle : Jay, Mark Gattis & Steven Moffat [MANGA]

Titre : Sherlock – Tome 2 – Le banquier aveugle

Dessinateur : JAY
Scénaristes : Mark Gattis & Steven Moffat

Édition : Kurokawa

Résumé :
Sur le mur d’une salle de banque est découvert un étrange symbole peint en pleine nuit. Sherlock devine rapidement que ce message a été inscrit à l’intention d’un des employés nommé Van Coon.

Mais celui-ci est retrouvé mort dans son appartement… Cryptogrammes et meurtres en série sont au programme de ce deuxième épisode de l’adaptation de la célèbre série TV Sherlock !

Critique :
Mon amour et ma passion pour Sherlock Holmes ne faiblissant pas (après autant d’années…), je me suis ruée sur le tome 2 qui met fidèlement en scène le Sherlock de la série BBC.

Le graphisme et le scénario est fidèle au deuxième épisode de la saison 1 de Sherlock et on pourrait se dire « Mais pourquoi l’acheter en manga puisque c’est le même que l’épisode ? ».

Je vous répondrai par deux choses : la première est que chez moi, la collectionnite aiguë ne se soigne plus, et que, deuxièmement, relire l’épisode permet de mieux l’appréhender puisque l’on va à son rythme.

De plus, je me le suis remise en mémoire et je dois dire que ça ne me fait pas de tort car cet épisode était assez rapide et on n’a pas toujours le temps de prendre du recul face aux différentes informations qui sont bombardées à un rythme effréné.

Maintenant, ne nous leurrons pas, ceci est  un peu produit commercial surfant sans aucun doute sur la vague du succès de la série Sherlock ! Et moi, comme toute bonne holmésienne qui se respecte et qui est un peu zinzin sur les bords, je me suis ruée dessus et je me ruerai sur les autres.

Faut dire aussi qu’ils nous ont soigné la chose avec ce manga édité dans un plus grand format que ses collègues, avec une belle couverture soignée qui donne envie d’acheter le manga.

Une lecture qui m’a rafraichit l’esprit, qui m’a remis cette enquête en tête, et que compte bien continuer la série parce que vous le savez, chez moi, ça ne se soigne plus.

Quant à vous, faites ce que vous voulez : soit vous appréciez la série et vous voulez la découvrir sous une autre forme, soit vous ne la connaissez pas encore et les mangas sont une belle occasion pour vous de vous laisser succomber à la tentation.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

[FILMS] Le chien des Baskerville (était un sale clebs) – Douglas Hickox (1983)

The Hound of the Baskervilles – Le chien des Baskerville – Téléfilm de Douglas Hickox (1983)

Avec Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôles de Sherlock Holmes et du Dr Watson.

[Fiche réalisée par Ida]

Or donc, après avoir espéré pendant une semaine, voir le chef d’œuvre produit en 1959 par la Hammer, promis par mon programme TV, je me suis rendue compte le jour même que ce n’était plus cette version, mais celle de 1983 de Douglas Hickox qui allait être diffusée le 11 Août dernier.

Bien que révoltée par ce changement et par les fausses promesses (à qui la faute ? la chaîne ? le programme TV ? Ma naïveté ?), j’ai tout de même regardé ce film n’ayant rien de mieux à faire (si ce n’est regarder les vieux épisodes de Fantômas de 1980 qui ont assurément mal vieilli si j’en crois leur rythme proche d’un Derrick).

Répondant à l’invitation de la Belette Cannibale, je vous livre ici mes impressions qui… comment dire… sont loin, mais alors très loin d’être bonnes !

L’intrigue :

Faut-il vraiment la rappeler cette intrigue ? Au risque de froisser les amateurs de polars qui à quelques exception près l’ont déjà tous lue ou au moins tous vue ? Sans parler du fait que ce n’est pas la première fois qu’on la présente sur ce blog !

Ben oui ! Il le faut ! Parce que c’est comme ça ici ! On résume l’intrigue sans la spoiler avant de passer à la critique !

Et si vous n’êtes pas contents et si ça vous ennuie, je vous invite à passer au paragraphe suivant en vous priant de ne pas m’en vouloir de respecter les usages. Ben oui… il en faut pour tout le monde !

Figurez-vous qu’il y a encore des gens qui n’ont pas lu ou vu le Chien des Baskerville… Ou des nouveaux lecteurs qui découvrent le blog! Il faut peser à eux et leur donner envie de découvrir ce monument holmesien…

Le problème… C’est que je ne vais pas trop leur donner envie de voir ce film alors…

Le mieux est de leur proposer de lire le roman et de découvrir la fiche que Belette nous en propose déjà sur son blog.

Alors… Où en étais-je moi… Ah oui ! Voilà, ça me revient… Donc… Holmes et Watson prennent leur petit déjeuner comme un vieux couple et Watson trouve une canne. Qui a donc pu bien rendre visite à son vieux compagnon ? Hummm…

Tel une épouse jalouse, voilà Watson sur le coup ! Évidemment comme d’habitude il est un peu à côté de la plaque, et comme dans presque toutes les aventures du canon, Holmes se livre à un exercice de déduction magistral pour bien nous montrer qui est le boss !

La canne appartient donc à un médecin de campagne qui vient consulter le Génie des Détectives car il s’inquiète pour l’héritier du domaine de Baskerville dans le Dartmoor, qu’il craint menacé par la malédiction planant sur les hommes de sa famille et dont le précédent Lord de Baskerville vient probablement de mourir puisque son cadavre fut retrouvé près du manoir alors que dehors le hurlement du Chien de l’Enfer qui avait déjà conduit quelques siècles plus tôt un de ses ancêtres malfaisants auprès de Satan, s’était fait entendre dans la nuit noire et ténébreuse.

Holmes et Watson parviendront-ils à sauver Sir Henry Baskerville des forces obscures qui le menacent? Et voilà nos deux héros partis dans une nouvelle aventure !

Critique :
Et ben c’est déjà là que ça commence le bordel ! Holmes fait la fine bouche dans le roman (et oui cette aventure n’est pas une simple nouvelle du canon, c’est l’un des quatre romans qui le compose et qui plus est, a été écrit hors chronologie après la « mort » de Sherlock Holmes sous la pression du public et des éditeurs).

Dans le Canon, il fait sa diva qui n’a pas l’air trop intéressée… Alors que dans le film, pfff ! Il trinque pour fêter ça alors qu’il est pourtant un peu tôt pour prendre de l’alcool !

Certes un petit verre de sherry au matin n’a jamais collé KO qui que ce soit au fond d’un fauteuil… Cependant Holmes ne boit pas au petit matin! Cocaïnomane passe encore… Mais alcoolique, non !

Et puis… Quelle mouche les a donc piqués ! Que de libertés prises avec le canon !

Non, Sir Henry n’a pas envie de repartir vivre aux States ! Le canon nous dit bien qu’il envisage bien de s’établir dans son héritage… Quelle idée de lui faire dire qu’il passe juste mettre les affaires en ordre avant de reprendre le bateau ???

Et d’où ça sort le fait que le barbu qui lui file le train lui tire dessus en pleine rue avec une canne à air comprimée dont le système nous renvoie évidemment à la redoutables arme du Colonel Morand dans « la maison vide » ??? Pas du Chien des Baskerville en tout cas !

Et pourquoi font-ils redresser à Holmes un tisonnier à mains nues que je ne sais plus quel personnage vient de plier sous l’effet de la colère  alors que cette péripétie sort de « la bande mouchetée » et de nulle part ailleurs ??? [tisonnier plié par le docteur Roylott de Stoke Moran ©Belette]

Et puis… Entendre les cloches de Saint Paul à Baker Street… Pour croire ça il faut franchement ne jamais avoir mis les pieds à Londres ! On a le droit de n’y être jamais allé, mais pas quand on prétend faire un Sherlock Holmes ! Londres est le troisième personnage principal du canon !

Je vous avoue qu’à ce stade-là, j’ai cessé de m’étonner des autres éventuelles libertés prises avec le texte et les réalités afin d’en tenir le compte. D’autant que ma lecture du Toutou date un peu…

D’ailleurs j’ai dû solliciter l’aide de Belette pour me rafraîchir la mémoire sur les circonstances d’intervention de Lestrade dans l’histoire. [Belette toujours prête !]

Le film prétend qu’il est est là pour retrouver des prisonniers évadés et fait de sa rencontre avec nos héros une surprise…

Alors que dans le texte, c’est Holmes qui lui a demandé de venir via un télégramme pour traquer le toutou et surtout son maître. [Ci-dessous, des extraits du Canon]

– Et demandez au chef de gare s’il y a un message pour moi.
Le jeune garçon revint avec un télégramme que Holmes me tendit. Il était conçu comme suit :
« Télégramme reçu. Arrive avec mandat en blanc à cinq heures quarante. – Lestrade. »

L’express de Londres entra en gare et un homme de petite taille, sec, nerveux comme un bouledogue, sauta sur le quai. Nous échangeâmes une solide poignée de main, et à en juger par la manière respectueuse dont Lestrade regardait mon ami, je compris qu’il en avait appris long depuis le jour où ils avaient commencé à travailler ensemble. Je me rappelais le dédain avec lequel cet homme pratique accueillait alors les théories du logicien.
« Du bon travail en vue ? demanda-t-il.
– La plus grosse affaire de ces dernières années, répondit Holmes. Nous avons deux heures devant nous avant de songer à nous mettre en route. Je pense que nous pourrions employer ce délai à manger quelque chose ; après quoi, Lestrade, nous chasserons de vos bronches le brouillard londonien en vous faisant respirer la pureté de l’air nocturne de Dartmoor. Vous n’étiez jamais venu ici ? Ah ! Eh bien, je crois que vous n’oublierez pas votre première visite dans ce délicieux pays ! »

Là encore je ne comprends pas la raison de tels changements sans intérêt dans l’histoire. À moins que les scénaristes n’aient lu le livre qu’en diagonale?

Et ça ce n’est franchement pas satisfaisant.

Les scénaristes sont généralement bien payés, la moindre des choses serait qu’ils lisent correctement les œuvres qu’ils ont à adapter. Si je bossais comme ça, je me ferait virer, moi !

Certes, pour certains de ces ajouts, on pourra dire qu’il s’agit de clins d’œil au reste de l’œuvre… Blablabla…

Mais si les « clins d’œil » peuvent passer dans un pastiche, dans une adaptation d’un texte du canon, ils sont déplacés, au sens propre comme au sens figuré.

Et on ne peut que déplorer de telles libertés prises avec le texte dans la mesure où elles n’apportent strictement rien et que de suivre à la lettre le canon n’aurait pas coûté plus cher au producteur !

J’ai regretté en outre l’absence d’une atmosphère réellement gothique propre à l’époque et qui sied particulièrement à cette œuvre.

La maison de Baskerville n’est pas assez lugubre à mon goût, et rien ne vient mettre le spectateur dans une ambiance épaisse de suspens.

Même le klebs ne fait pas peur : un gros dogue allemand ou danois (dans le noir j’ai mal vu) avec des lentilles de contact… Bof… Pas terrible. Deux raisons essentielles à cette ambiance loupée:

La première : une esthétique qui se cherche sans se trouver. En effet, l’ère victorienne ou édouardienne (le roman est publié en 1902) nous est présentée à travers une esthétique datant des années soixante ou soixante-dix alors que le film date de 1983 et que la série de la Granada avec Jeremy Brett pourtant contemporaine semble résolument plus moderne et constitue un élement de comparaison à charge.

Les coiffures des personnages, les couleurs choisies aussi bien dans les costumes que pour les décors sont datés même pour l’époque de sortie du film, comme s’ils avaient voulu faire une (pâle) copie du film de la Hammer.

La vision de l’ère victorienne des années 60 revisitée par les années 80… Quel gag ! C’est d’un kitch qui pique les yeux !

La seconde raison, et à mon avis la principale, au manque d’atmosphère de ce navet (ça y est, maintenant c’est dit !) c’est le jeu des acteurs. Holmes, campé par un Ian Ridcharson avec des faux airs de Peter Cushing (c’est ce qui me fait penser à une éventuelle tentative de remake du film de la Hammer, plutôt que d’un essai d’adaptation du canon) est correct et surnage dans un océan d’acteurs de grand guignol lui servant de faire valoir.

Le jeu des personnages secondaire (et le doublage n’y a rien arrangé sans doute) est constamment outré et exagéré. Même quand les personnages ne disent rien, ils en font trop !

Le pire de tous est incontestablement Watson ! Le benêt absolu dans toute sa splendeur, qui en rajoute des caisses à tout bout de champ et se prend tout le temps les pieds dans le tapis! Un histrion pareil se verrait radié de l’Ordre des médecins sur le champ tant sa manière d’être d’une niaiserie irritante est un scandale pour la communauté médicale des âges anciens, présents et à venir !

Il n’est pas encore pré-retraité comme dans de trop nombreuses adaptations, mais encore trop vieux pour le rôle…

Holmes, bon quinqua, n’est pas de toute jeunesse non plus d’ailleurs, et nous n’échapperons pas à la pipe calebasse non canonique…

Mais curieusement, ils ont bien veillé à ce que Holmes ne porte le deerstalker que dans le Dartmoor, lui laissant un haut de forme à Londres !

Un tel éclair d’intelligence (probablement involontaire) se détachant d’une telle médiocrité ambiante ne peut être que remarqué et salué.

Conclusion :

Ce film ressemble plus à un remake, voire à une mauvaise parodie, d’une célèbre adaptation cinématographique plus ancienne du canon, qu’à une véritable adaptation du roman de Conan Doyle et ne pourra qu’irriter les holmesiens mêmes les plus modérés !

L’ajout d’éléments renvoyant à d’autres nouvelles, les libertés prises avec l’histoire originale, l’esthétique kitch et le jeu déplorable des acteurs qui fait perdre toute consistance, tout suspens et toute atmosphère, font de ce navet l’une des pires adaptations du mythe.

À ne voir que la veille d’une compétition sportive ou d’un rendez-vous pour demander une augmentation à son boss, afin de remobiliser ses pulsions agressives !

Ou en cas de chute de tension grave…

Décharge :

Moi, Ida, plus très saine de corps mais presque saine d’esprit, atteste avoir rédigé ce billet gratuitement et bénévolement et n’avoir réclamé ni reçu de paiement de quelque nature que ce soit en contrepartie.

J’autorise la susnommée Belette Cannibale Lecteur à en faire l’usage qu’elle souhaitera et l’autorise à publier le présent billet sur son blog du moment qu’elle n’y joint pas de liens vers mes sextapes circulant sur le net, ou de photographies de moi, nue ou habillée.

Sherlock BBC – Saison 3 : La série qui a fait revenir Sherlock dans sa bicoque !

sherlock-saison3

Les créateurs ont annoncé sur Twitter, juste après la diffusion du dernier épisode de la saison 2, qu’une troisième saison avait été commandée en même temps que la deuxième par la BBC.

Mark Gatiss a annoncé en interview que le premier épisode de cette troisième saison reprendrait la nouvelle La Maison vide (The Adventure of the Empty House) ; elle suit chronologiquement Le Dernier Problème, ayant inspiré le dernier épisode de la saison 2.

Les deux autres épisodes font référence aux aventures Le Signe des quatre (The Sign of Four) et Son dernier coup d’archet (His Last Bow), respectivement.

Du fait des agendas chargés des deux acteurs principaux occupés par des rôles au cinéma, la date de tournage a été repoussée au mois de mars 2013 au lieu du mois de janvier.

L’acteur danois Lars Mikkelsen est engagé pour interpréter le rôle de Charles Augustus Magnussen, le méchant de la saison.

Les parents de l’acteur Benedict Cumberbatch jouent les parents de Sherlock dans le premier et le troisième épisodes.

La saison 3 a été diffusée sur BBC One les 1er, 5 et 12 janvier 2014.

Pour l’annonce de la date de diffusion le 29 novembre 2013, un corbillard a sillonné les rues de Londres avec des couronnes de fleurs annonçant « Sherlock – 01.01.14 », faisant ainsi référence au titre du premier épisode de la saison, The Empty Hearse (littéralement « le corbillard vide »).

En France, le premier épisode de cette saison est diffusé sur France 4 le 3 avril 2014.

  1. Le Cercueil vide (The Empty Hearse)
  2. Le Signe des trois (The Sign of Three)
  3. Son dernier coup d’éclat (His Last Vow)

p01mj8yt

Le Cercueil vide (The Empty Hearse) : Deux ans après les terribles conséquences de l’épisode « La Chute du Reichenbach », le Docteur John Watson a continué sa vie.

De nouveaux horizons, une nouvelle romance et la possibilité d’un futur domestique réconfortant. Mais lorsque Londres est sous la menace d’une énorme attaque terroriste, Sherlock Holmes se doit de sortir de la tombe avec la théâtralité qui le caractérise.

C’est ce que son meilleur ami voulait le plus au monde, mais pour John Watson, l’affaire prend des allures de mise en garde contre ses vœux. Et si Sherlock pense que rien n’aura changé, il va au devant d’une grosse surprise…

sherlock-saison-3-sherlock-lives-spoilers-john-sherlock

Le Signe des trois (The Sign of Three) : Sherlock doit relever son plus grand défi: prononcer un discours en tant que garçon d’honneur de John Watson.

Mais un mystérieux danger rôde autour de la réception de mariage et Sherlock comprend qu’un invité est la cible d’un tueur.

Sherlock-season-3

Son dernier coup d’éclat (His Last Vow) : Victime d’un chantage, Lady Smallwood demande à Sherlock de retrouver les lettres de son mari que Charles Magnussen menace de dévoiler.

Mais l’affaire prend une tournure inattendue quand Sherlock découvre que Magnussen possède également des informations sur un être cher.

SHER

sherlock-saison-3Ce que j’en ai pensé :
Deux ans d’attente. Deux ans durant lesquels les fans ont échafaudé de multiples théories sur le Net pour tenter de trouver une réponse au faux suicide de Sherlock, à la mise en scène de sa mort que tout le monde a cru, sauf nous, parce que nous avons lu le canon holmésien.

Je me souviens des théories farfelues mais aussi plausibles que j’ai lue sur le comment il avait survécu à la chute…

J’étais dans tout mes états quand la série a repris, je n’ai d’ailleurs pas attendu sa diffusion sur FR4 !

Hé ho, deux ans d’attente, ça va oui ! Pas la peine d’appeler l’armée pour me dénoncer pour téléchargement qui n’est pas illégal dans mon paradis fiscal (pas d’ISF) car j’ai de toute façon acheté toutes les 3 saisons en DVD.

Alors, comment il a fait Sherlock pour donner l’illusion qu’il sautait et pas mourir en le faisant ?

On reprend là où nous étions restés et [ALERTE SPOILERS] : On y voit Sherlock sauter dans le vide, cette fois-ci attaché à une corde, lui permettant de retomber avec agilité quelques étages en-dessous (où il embrasse Molly en passant), pendant que le corps de Moriarty, avec un masque de Sherlock, fait office de cadavre.

Quoi ?? C’est comme ça qu’il a fait ? Bizarre, mais le baiser à Molly efface toute ma logique et je ne pense même pas que ça ressemble à une farce potache.

Ben, en fait, c’était juste une thèse d’un membre du fan club de Sherlock qui est persuadé que le célèbre détective est bel et bien vivant et que c’est ainsi qu’il s’en est sorti.

Les salopards de sadiques de créateurs de la série joueront ainsi avec nous durant tout l’épisode, à chaque fois j’ai cru que c’était le bon (ou espéré que non) et boum, c’était une partie des théories qu’ils avaient lues sur le Net et nous n’aurons jamais de véritable explication ! À nous de nous faire la nôtre ! [FIN ALERTE SPOILERS].

Une manière d’honorer les fans et au final, je suis pour !

Surtout que les retrouvailles entre Sherlock et John sont un régal de finesse, d’humour et de coups de poings dans la gueule ! Non, Watson ne va pas bêtement s’évanouir, mais avoir la haine !

Bien vu, j’aurais fait de même, mais après l’avoir serré dans mes bras… Ou je lui aurait cassé la gueule et le serrer dans mes bras ensuite…

sherlock-saison-3-sherlock-lives-spoilers-mary-sherlock1

Anybref !

Entrée en lice aussi d’un nouveau personnage en la personne de la copine de Watson, Mary Morstan…

Je me demandais bien ce qu’ils allaient faire avec, n’ayant pas envie que les épisodes à venir comporte la potiche de service (mais pourquoi je ne fais pas plus confiance aux scénaristes et créateurs, moi ??).

Le premier épisode était réussi, rempli d’adrénaline, de potacheries et regards haineux de John envers Sherlock qui le méritait amplement !

On commence sur les chapeaux de roues, mais je ne savais pas que Sherlock pouvait désamorcer des bombes, moi…

L’épisode suivant « Le Signe des trois » voit le mariage de John et Mary se profiler et là, je suis toujours autant mitigée par cet épisode.

Oui, je l’aime bien, mais je dois dire qu’il est bizarre et que je me suis vraiment demandée où on allait atterrir et comment ils allaient relier tout ça ensemble parce que l’enquête était bizarre et constituée de fragments en tout genre.

Je sais que beaucoup ne l’ont pas aimé, mais moi, si je devais retenir une chose, c’est le profondeur de l’épisode et le fait qu’il était touchant, émouvant.

mariage-watson

Le discours que Sherlock prononce en tant que témoin de John lors du mariage de celui-ci est une preuve d’amitié. Il est prodigieux. C’est le plus grand discours de témoin de l’histoire des discours de témoin, bien que de ce côté-là, je n’ai pas une grande expérience…

La part humaine de Sherlock, celle qui était enfouie sous tout le reste, est remontée à la surface durant un bref instant et le détective froid et distant montre qu’il a un cœur et que son ami compte pour lui !

Son discours m’a fait passer des rires aux larmes et j’ai terminée admirative alors qu’au départ, tout le monde était un peu gêné !

On dirait que dans la saison 3, nous avons un autre Sherlock et que le type arrogant des deux précédentes saisons est allé se coucher. Comme si sa fausse « mort » et tout ce qu’il a vécu l’avait changé profondément…

Ou alors l’explication tient à celui qui s’est occupé de l’écriture des épisodes. Sherlock changerait selon que l’épisode est écrit par Steven Moffat ou Mark Gatiss, mais on dirait qu’il n’est plus tout à fait le même.

Mark Gatiss a écrit « The empty Hearse », Stephen Thompson a écrit « The sign of Three » et Steven Moffat s’est occupé du dernier « His Last Vow ».

En tout cas, dans l’épisode 3, il reprendra du poil de la bête et redevient l’homme arrogant que nous aimons. Effet Moffat ?? Je ne sais pas.

Dans The sign of Three, le second épisode, on peut dire que l’enquête est mise au second plan, mais puisqu’on a mis l’accent sur l’amitié entre les deux hommes, moi, je me plains pas !

Juste un reproche : je n’ai pas aimé le très long passage où John et Sherlock sont saouls, ivres comme des polaks, ronds comme des barriques…

Un peu, ça va, trop, bonjour les dégâts (comme le disait un slogan de la sécurité chez nous « Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts »). Cela m’a gêné, je dois dire.

Le troisième épisode, « Son dernier coup d’éclat » est grandiose aussi… Un Grand Méchant qui a tout du vrai grand méchant, qui pisse dans la cheminée, qui est un salaud fini, un maitre-chanteur qui n’officiera jamais à The Voice ou chez Nouvelle Star.

Sherlock va devoir payer de sa personne pour s’introduire chez lui et, comme dans « Auguste Milverton », il va devoir… Ben oui !

Ici, on part aussi dans beaucoup de sens, retournements de situation, des personnages qui ne sont pas tels que nous le croyons, les scénaristes vont jouer avec nous, nous faire croire des trucs pour tout compte fait nous rassurer ensuite.

Ici, ce qui m’a gêné horriblement, c’est le final où Sherlock tue un homme dans une indifférence générale qui ne lui ressemble pas du tout !

Même en état de légitime défense, Holmes se considérait responsable indirectement de la mort du Docteur Roylott dans « Speckled Band« , même s’il disait aussi que cette mort ne lui pèserait pas sur la conscience.

Mais ici, c’est un assassinat de sang-froid, même si le type était un salaud fini.

Et puis, le cliffhanger de la fin est aussi un peu trop « gros », comme s’il fallait frapper un grand coup pour que les fans continue à regarder la saison 4.

Si je devais résumer, je dirais que cette saison 3 fort attendue au tournant par les fans a manqué cruellement de… mystères à résoudre, d’enquêtes à mener et d’occasions pour Sherlock Holmes de prouver qu’il est beaucoup plus intelligent que tout le monde.

Certaines de ses déductions ont été lancées sur un ton grandiloquent mais sans qu’il y ait d’explications…

Par contre, si moins d’enquêtes, plus de relationship entre les deux personnages principaux et une Mary Morstan qui a su creuser son trou dans l’amitié des deux hommes et s’immiscer dans leurs enquêtes, sans qu’elle fasse potiche de service.

Mieux, Mary fut un personnage qui avait beaucoup de choses à nous faire découvrir et il m’a semblé voir de la fierté dans les yeux de Sherlock.

Sherlock nous montre qu’il sait ressentir des sentiments et fait moins « robot sociopathe » comme dans les deux premières saisons.

Et puis, cette impression fugace que le Sherlock de la saison 3 était différent selon l’auteur de l’épisode, comme Gatiss et Moffat ne décrivaient pas le même personnage.

Le Sherlock de Gatiss est un homme qui fait des beaux discours au mariage de John, son meilleur et seul ami, qui lui jouer du violon et qui a la trouille de se retrouver seul.

Une troisième saison bizarre où l’épisode 2 n’était pas pourri (comme beaucoup le disaient dans les autres saisons, moi pas, mais c’est vrai qu’on a souvent eu des épisodes 2 moins bons que les autres).

Inconvénient aussi quand on attend trop longtemps, qu’on se fait des films et qu’on en demande trop à une série car jusqu’à présent elle était super.

On verra ce que nous réserve la saison 4 !

Étoile 4

Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

14605c710e201230f256bddac6dba132zQdypZmYa

Sherlock BBC – Saison 2 : La série qui a mis Irene Adler fesses à l’air ! Et Sherlock aussi…

sherlock-season-two-dvd-cover-26

BBC One a commandé une deuxième saison de trois épisodes de 90 minutes pour une diffusion durant l’automne 2011.

Début août 2011, la productrice Sue Vertue a cependant annoncé que la diffusion de la deuxième saison était repoussée à l’année 2012, en raison notamment du retard pris dans le tournage, conséquence des émeutes ayant éclaté dans la capitale britannique pendant l’été.

Lors du Comic Con britannique en mai 2011, Mark Gatiss a annoncé les récits dont sont inspirés les trois épisodes de la saison : Un scandale en Bohême (A Scandal in Bohemia) pour le premier épisode, du Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles) pour le deuxième et enfin du Dernier Problème (The Final Problem) pour clore la saison.

La seconde saison a été diffusée à partir du 1er janvier 2012 sur BBC One.

Les deux premiers épisodes ont été réalisés par Paul McGuigan et le troisième par Toby Haynes (en), réalisateur de plusieurs épisodes de Doctor Who.

Lara Pulver's nude scenes in Sherlock

  1. Un scandale à Buckingham (A Scandal in Belgravia)
  2. Les Chiens de Baskerville (The Hounds of Baskerville)
  3. La Chute du Reichenbach (The Reichenbach Fall)

5e321c5def3310fbfb740b5f6272de5d 905f870f25742357c20d4cdb5fc7b926

Un scandale à Buckingham (A Scandal in Belgravia) : À la suite d’un coup de fil étrange, le face à face entre Sherlock et Moriarty prend fin de manière étrange. Plus tard, le détective est interrompu dans une de ses enquêtes et est conduit avec Watson au palais de Buckingham.

En effet, la dominatrice Irene Adler possède des photos compromettantes d’une princesse royale et Sherlock est engagé pour les récupérer. Cependant, après avoir fait connaissance de la brillante Irene, il se rend compte qu’elle a des preuves beaucoup plus dangereuses en sa possession.

Sans titre 2

Les Chiens de Baskerville (The Hounds of Baskerville) : Sherlock et John sont contactés par Henry Knight, un jeune homme tourmenté par les souvenirs traumatiques qu’il a de la mort de son père, tué par un monstrueux molosse vingt ans plus tôt.

Henry est persuadé que la base militaire de Baskerville est utilisée par le gouvernement pour créer des animaux mutants. Holmes et Watson se rendent donc dans le Dartmoor pour enquêter.

bbc-sherlock-season-2-online-free-i0

La Chute du Reichenbach (The Reichenbach Fall) : La Tour de Londres, la prison de Pentoville, la Banque d’Angleterre. Tous cambriolés le même jour ! Seul James Moriarty, plus grand criminel de son époque, est capable d’une telle chose. Mais pourquoi n’a-t-il rien volé ?

andrewscott

sherlock_season_2_2011_720p_coverCe que j’en ai pensé :
Que du bien ! Et je ne vous cacherai pas que le premier épisode, celui avec Irene Adler, était une réussite totale !

Certains diront que ça partait dans tous les sens, mais moi j’ai aimé ça ! On n’a pas le temps de souffler et quand on souffle un peu, boum, on repart de plus belle !

Pas moyen de savoir le fin mot de l’enquête avant la toute fin de l’épisode !

On croit qu’on a réussi un truc ? Ben non, on a foutu en l’air une opération importante…

Notre Sherlock va être malmené dans cet épisode et confronté à la belle Irene Adler, THE Woman. Rhââââ….

C’est dans cet épisode aussi que nous retrouverons Sherlock uniquement vêtu d’un drap de lit, embarqué de force qu’il fut, et amené à Buckingham pour se faire confier une affaire importante, délicate, impliquant un membre de la famille royale qui aurait des photos compromettantes d’elle en train d’avoir une amitié particulière avec une dominatrice du nom d’Irene Adler.

035437715ca6c6a18fee4ea1fd1f4a3e

Au moment de s’en aller, tout en balançant des gentillesses à son frère Mycroft, ce dernier pose le pied sur le drap qui tome, rattrapé in-extrémis par Sherlock avant que le salon de sa très gracieuse majesté n’aperçoive ses jolies fesses.

Faut s’introduire chez Irene Adler… Dans la version canonique ou de la Granada, c’était déguisé en pasteur non-conformiste qui s’était fait faussement agresser qu’il avait franchi la porte.

Ici, on change un peu la donne, mais bien vu !

Pas conne, Adler, elle sait QUI il est.

Intelligente notre dame, la dominatrice qui manie la cravache mieux que moi…

Arriver nue devant Sherlock afin qu’il ne puisse rien déduire, c’était fort, c’était du grand art, c’était du jamais-vu !

the-woman-irene-adler-nude-sherlock-lara-pulver-scandal-in-belgravia

Une scène que j’adore ! Sherlock ne perd pas son sang-froid, il reste de marbre (dans le slip aussi, c’était du marbre ??) tandis que John Watson fait de grands yeux.

Ne déduisant rien sur Irene Adler, notre détective vérifiera même sur John que ses déductions ne sont pas tombées en panne !

Oui, durant cet épisode, ces deux là vont jouer ensemble sur une sorte d’attirance, comme deux pôles qui s’opposent et qui s’attirent, mais Sherlock, là, tu m’as déçu ! Tu aurais pu culbuter la dame, j’aurais aimé…

L’ombre de Moriarty planait aussi ce premier épisode qui a placé la barre très haute.

Dans le suivant, avec le Chien, c’est bien vu aussi parce qu’ils ont réussi à me fiche la trouille quand on voyait une ombre qui passait devant les fenêtres !

Tout comme l’originale, cette enquête a tout du fantastique, mais tout en restant dans la logique pour les explications finales.

Ce que j’ai aimé ici, c’est que Sherlock montre plus son amitié envers John et que cet épisode possède aussi sa dose d’humour, de bons mots, d’ironie, de sarcasmes…

Sherlock ira même jusqu’à jouer à l’homme serviable pour obtenir des infos…

paZSXa9tumblr_misj062vwE1s1frseo1_250

Oui, j’ai aimé cet épisode qui nous plonge dans la peur, le palais mental et les sales tours joués au copain !

Le troisième est le plus dur à revoir…

C’est celui où Sherlock chute du haut du St Bart’s Hospital…

On commence en fanfare avec les vols audacieux de Moriarty, on court partout, on se pose des questions, rien n’est comme on le pense, ou qu’on le croit, c’est machiavélique et la cabale montée contre Sherlock était vicelarde, digne d’un cerveau de Napoléon du Crime.

Et à la fin, on a les larmes aux yeux… Tout en se demandant comment diable il a fait, le Sherlock !

Une saison 2 qui a confirmé tout le bien que je pensais de la première et une attente de malade avant d’avoir la suite et de savoir comment Sherlock a fait pour survivre à sa chute du haut du toit de l’hôpital.

Étoile 5

Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

logomoisanglais4 Untitled-1

Sherlock BBC – Saison 1 : La série qui a propulsé Sherlock à notre époque

Sherlock1769411

Sherlock est une série télévisée policière britannique créée par Mark Gatiss et Steven Moffat et diffusée depuis le 25 juillet 2010 sur BBC One.

En France, la série a été diffusée d’abord sur France 4 à partir du 1er janvier 2011, puis sur France 2 à partir du 15 juillet 2011.

  • Épisode 1 : A Study in Pink – Une étude en rose
  • Épisode 2 : The Blind Banker – Le Banquier aveugle
  • Épisode 3 : The Great Game – Le Grand Jeu

Acteurs principaux :

  • Benedict Cumberbatch (VF : Gilles Morvan) : Sherlock Holmes
  • Martin Freeman (VF : Yann Peira) : Dr John Watson
  • Una Stubbs (VF : Nicole Favart) : Mme Hudson
  • Rupert Graves (VF : Loïc Houdré) : lieutenant Lestrade

Acteurs récurrents :

  • Mark Gatiss (VF : Patrick Osmond) : Mycroft Holmes
  • Louise Brealey (VF : Marine Tuja) : Molly Hooper
  • Andrew Scott (VF : Cédric Dumond) : Jim Moriarty
  • Jonathan Aris (VF : Pierre Laurent) : Anderson
  • Vinette Robinson (VF : Laura Zichy) : Sergent Sally Donovan

A Study in Pink – Une étude en rose : En 2010, à Londres, le hasard provoque la rencontre entre le Docteur Watson, un médecin militaire tout juste rentré d’Afghanistan, et Sherlock Holmes, un génie solitaire et asocial, qui gagne sa vie en tant que détective privé.

Parallèlement, une série de suicides mystérieux donne du fil à retordre à l’inspecteur Lestrade, le plus fin limier de Scotland Yard. Il décide donc de faire appel aux talent de Sherlock pour élucider cette énigme.

Nouvellement colocataire, Sherlock propose au Docteur Watson de l’accompagner, ce qui marque le début d’une amitié entre les deux hommes.

Principalement adapté de Une étude en rouge (A Study in Scarlet).

Une_etude_en_rose

The Blind Banker – Le Banquier aveugle : Le patron d’une banque d’affaire demande l’aide de Sherlock pour retrouver comment un homme s’est introduit dans le bâtiment en pleine nuit, et a laissé un curieux signe sur un mur.

Cette affaire conduit Sherlock à découvrir le corps sans vie d’un homme chez lui, et tandis que la police mène l’enquête, Sherlock pressent qu’un autre meurtre va se passer…

Tiré de La Vallée de la peur (The Valley of Fear) et Les Hommes dansants (The Adventure of the Dancing Men).

Le_banquier_aveugle

The Great Game – Le Grand Jeu : Désespérant de trouver une once d’ingéniosité chez les criminels londoniens, Sherlock se penche sur une affaire d’apparence simple, mais rapidement des événements étranges l’interpellent : il semble qu’un criminel hors norme ait prévu un jeu de piste pour Sherlock : à chaque appel téléphonique, le détective reçoit une affaire à résoudre avec un nombre d’heures donné.

S’il ne la résout pas avant le temps imparti, une personne meurt. Sherlock et le Docteur Watson se retrouvent donc pris dans un jeu de chat et de souris mortel, qui sème la panique et la destruction dans Londres.

Tiré de Les Plans du Bruce-Partington (The Adventure of the Bruce-Partington Plans), Les Cinq Pépins d’orange (The Five Orange Pips), Le Traité naval (The Adventure of the Naval Treaty), ainsi que Une étude en rouge et Le Dernier Problème (The Final Problem).

Le_grand_jeu

17983Ce que j’en ai pensé :
Je serai honnête, la première fois que j’ai entendu parler d’une adaptation de Sherlock Holmes dans notre époque, j’ai tiqué. Pour moi, Sherlock était indissociable de l’époque victorienne.

Avec une copinaute de fanfic.net (Elyon), nous avions regardé quelques extraits qui passaient sur You Tube et ce qu’il en était ressorti, c’est que ni l’une ni l’autre n’aimait le truc !

Alors comment cela se fait-il que maintenant j’en sois accro ?

Je comptais tout de même regarder la série, pour me faire une véritable idée… Mais sans plus.

Noël 2009 : deux jours avant, mon chien avait décidé de tirer sa révérence et la perspective des fêtes de fin d’années s’annonçaient moroses pour moi. Super morose…

Fallait que je m’occupe l’esprit pour ne pas penser, ne pas sombrer et attendre que le temps cicatrice la perte de mon éminence grise qui était dans mon sillage depuis 16,5 ans et qui avait un joli pelage roux-beige comme les malinois, mais en plus beau !

La série ne pouvait pas mieux tomber puisqu’elle a été diffusée sur FR4, c’était le 1er janvier 2011. J’ai regardé et oui, j’ai été conquise.

Oui, j’ai apprécié le jeu de Benedict Cumberbatch, oui j’ai aimé sa manière de jouer à la manière d’un autiste ou d’un gars atteint du syndrome d’Asperger.

J’ai aimé ce « High functioning sociopath », j’ai certes un peu tiqué à l’absence de moustache de Watson mais son dynamisme, son intelligence, sa manière de suivre Sherlock en se demandant ce qu’il va lui tomber dessus…

Bonne idée pour justifier l’erreur de Conan Doyle qui, blessa avec la même balle le Dr Watson à la jambe et ensuite à l’épaule. Ici, l’explication est bien amenée !

Une chose m’a fait rire, c’est le fait que tout le monde pense que Sherlock et John en sont… La logeuse, tout d’abord, signale à John que ça ne la dérange pas s’ils dorment ensemble et ainsi de suite, pendant que Watson nie l’affaire.

Ici, pas de sous-entendus gay-friendly comme dans le film de Ritchie, les concepteurs l’ont signalés : pas de choses sexuelles ou amoureuses de sous-entendues entre eux, ils sont juste victime d’une société qui pense que lorsque deux hommes vivent ensemble, c’est qu’ils sont homos. C’est drôle et cela fait un gimik durant l’épisode.

L’utilisation des nouvelles technologies étaient super bien mises en scène, avec les SMS qui s’affichent sur l’écran.

Pareil pour les déductions.

Original et cela nous permet de suivre les pensées ou les textos de l’ami Sherlock.

3613958440

5-Dwyer

Les enquêtes ont des airs des canoniques, mais mises au goût du jour et remaniée, ce qui nous donne tout autre chose et dans « Une étude en rose », l’ancien conducteur de fiacre était plus flippant que dans la version canonique !

Sherlock-Phil-Davis

Idem pour le frère de Sherlock, Mycroft, qui, loin d’avoir de l’embonpoint est mince, élégant, bouge beaucoup et est très intrigant puisqu’à ce moment là, je ne savais pas s’il était du côté de son frère ou pas.

maxresdefault

M’est avis que John Watson ne savait pas non plus de quel côté roulait ce grand frère qui semble avoir un pouvoir immense, tout en étant so british, d’un calme olympien, ce qui fiche encore plus la trouille.

Et puis, son parapluie, il sert à quoi ?? Parapluie bulgare ou bête parapluie ??

Après un premier épisode riche en rebondissements et une amitié qui vient de naître, j’avais trouvé l’épisode 2 un peu en de-ça du niveau du premier, même s’il était bien quand même.

On laissait sous-entendre qu’il y avait la patte d’un Grand Méchant sous les enquêtes que Sherlock résolvait.

Un méchant qui jouerait avec lui ? Diable, qui allaient-ils choisir pour incarner Moriarty ?

Là où on explose tout, c’est dans l’épisode 3 avec la confrontation entre Sherlock et Moriarty !

Là, je fus soufflée ! Un acteur assez petit, grimaçant, riant, ironique, des expressions faciales à faire défaillir tant il avait l’air sûr de lui.

Oh le pied magistral ! Le pied intégral.

Oui, on peut dire qu’ils ont magistralement transposé Sherlock dans notre siècle et j’ai apprécié les acteurs, leur jeu, la manière dont Watson suit Holmes, leur amitié, madame Hudson,… Tout quoi !

Mon éminence rousse me manquait toujours après ces trois épisodes, ma peine était toujours présente, elle mit du temps à cicatriser, mais j’avais occupé mon esprit…

Étoile 5

Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

8c363ec05d81babfa546906a764e52f7keep-calm-and-read-for-the-english-month.jpg

maxresdefault1

Et son arrivée en fanfare sur l’air de « Staying alive » des Bee Gees ! Non, franchement, là, j’ai été subjuguée et j’ai adoré cet acteur dans le rôle du Grand Méchant !

Oui, j’ai été conquise par cette série qui a projeté de manière magistrale un personnage victorien dans notre siècle !

Comme son double du 19ème siècle, il est scientifique, réalise des expériences, est froid, une machine à penser, une machine à déduire, considérant les policiers comme des éléphants dans un magasin de porcelaine et sachant très bien que sans lui, Lestrade aurait du mal à résoudre des affaires.

Notre Sherlock du 21ème siècle  a des aptitudes athlétiques pour le combat rapproché, sait utiliser des armes, connaît Londres comme sa poche, avec une précision allant jusqu’à la connaissance des travaux de voirie ou des sens uniques.

Nous avions les Baker Street Irregulars, ici, héros emploie un réseau d’informateurs SDF et/ou graffeurs qu’il utilise comme « ses yeux et ses oreilles ».

Capable de mémoriser des centaines de détails, il a, tout comme sa version canonique, des grandes lacunes dans ses connaissances de culture générale.

De plus, même s’il a tout de l’asexué de service, il sait utiliser son charme pour obtenir ce qu’il veut de Molly Hooper, la légiste du St Bartholomew’s Hospital !

Watson est traité avec peu de considération, voire avec une certaine rudesse la plupart du temps, Sherlock le laissant en plan lorsqu’il est sur une piste ou lui faisant traverser Londres pour utiliser son téléphone portable, mais fait montre d’une émotion sincère au moment où son ami est enlevé.

Par contre, Holmes semble davantage se préoccuper de la résolution des affaires et des mystères, plutôt que des victimes qui y sont impliquées…

Sherlock Holmes – De Baker Street au grand écran : Natacha Levet

Titre : Sherlock Holmes : De Baker Street au grand écran      big_4

Auteur : Natacha Levet
Édition : Autrement (2012)

Résumé :
Né de l’imagination d’Arthur Conan Doyle en 1887, le locataire du 221b Baker Street est devenu une figure mythique tant le personnage a connu de transformations et d’avatars littéraires, hantant le théâtre, le ciné, les séries télé, la BD et les jeux vidéos.

Surhomme détective, il représente l’avènement de l’enquêteur scientifique, dans un genre littéraire, le policier, alors en plein essor.

Plus que tout, sa mort puis sa résurrection (devant les protestations de ses lecteurs, Conan Doyle dut faire réapparaître Sherlock) le consacrent comme figure mythique, au point que ce héros typiquement britannique suscite un engouement mondial et est perçu comme une personne réelle par nombre de lecteurs.

Comment, au fur et à mesure des ses exploits, parvint-il à écraser et évincer son créateur, devenu le simple agent littéraire du Dr Watson ?

Qu’est-ce que la science de l’holmésologie ?

Quel rôle a joué l’effet Watson dans ce succès ? En quoi le Dr House (série télé) est-il un avatar contemporain ?

Critique : 
Non, cet ouvrage n’est pas que à réserver aux holmésiens qui voudraient remettre à jour leur mémoire ou aux holmésiens débutants qui voudraient parfaire leurs connaissances du célèbre détective du 221b Baker Street.

Je pense qu’il peut aussi servir à toute personne voulant en savoir un peu plus sur la figure mythique de Sherlock Holmes, de ses origines à toutes ses adaptations, qu’elles soient écrites ou visuelles.

Par contre, ceci n’étant pas un roman, je conseille à tout lecteur de le lire à son aise, genre quelques pages par jour, afin d’éviter l’indigestion suite à l’ingestion de toutes ces données.

Cet ouvrage, je l’avais acheté lors de sa sortie et lu quasi de suite durant mes vacances en juin 2012 (il y avait encore dedans le ticket de la pompe à essence que j’avais utilisé comme marktapage).

Malheureusement pour moi, je n’avais pas pris de notes lors de ma lecture et j’avais encore moins rédigé une chronique.

Ce Mois Anglais 2015 était donc la bonne occasion pour le ressortir, le relire et prendre des notes (et mettre du fluo dedans, oui, je sais, hérésie !).

La première chose qui me saute aux yeux, c’est que j’avais oublié bien des choses et qu’une relecture n’était pas une si mauvaise idée que ça.

Le livre est très bien écrit, accessible à tout lecteur, même un qui ne connaîtrait que depuis peu l’univers de Holmes.

On nous parle de sa naissance littéraire, de sa manière dont il s’est développé, sa traversée de l’Atlantique, le « pourquoi du comment » Conan Doyle a préféré écrire des nouvelles plutôt que des romans.

Pour celui qui sait tout, ce sera une révision, mais pour les autres, il y a moyen d’en apprendre beaucoup. Surtout pour moi qui ne sait pas tout. Heureusement, j’ai encore à découvrir, sinon, ma vie serait fade.

La manière d’aborder le récit est linéaire et l’auteur suit la ligne du temps, tout en refaisant de temps en temps quelques répétitions, lorsque le besoin se fait sentir. C’est une bonne chose, cela permet de fixer certaines informations.

Franchement, c’est une très belle étude que l’auteur a réalisé là : c’est fouillé sans être touffu, documenté sans devenir trop lourd, instructif sans être rébarbatif, elle cite ses références et le tout se lit d’une manière très agréable.

Ce sont les chapitres consacrés au Sherlock Holmes original qui sont les plus épais, le côté « adaptations cinématographiques » n’occupant qu’un seul chapitre. Mais on nous parle aussi des adaptations théâtrales, en bandes dessinées, à la radio, dans des comics… Bref, Holmes a été mis à toutes les sauces.

On y apprend aussi une foule de chose, par exemple sur le plagiat dont Holmes fut la victime (et surtout son auteur), mais aussi que Holmes, tout comme Jack The Ripper, doit son succès à la presse ! C’était à une époque où la presse se développait et la concurrence entre eux était rude.

Publier les nouvelles de Holmes vous assurait de gros tirages, tout comme faire de la surenchère pour le tueur de Whitechapel.

On apprend aussi tout les personnages qui ont Holmes pour inspiration (Batman, House, Gil Grissom).

C’est le genre d’ouvrage que je conseillerais à ceux qui veulent en savoir plus sans pour autant vouloir devenir des érudits sur la question. Mais avec ce bagage, vous pourrez tout de même soutenir une conversation avec d’autres passionnés.

Ça se lit tout seul et on peut toujours revenir plus tard pour approfondir un sujet ou se le remettre en mémoire. Comme je l’ai fait, relisant le tout.

Un bel essai bien documenté et bien fouillé. On en apprend beaucoup, sans overdose et il est toujours loisible d’aller ensuite sur le Net pour en savoir plus ou d’acheter d’autres ouvrages sur le sujet et de se consacrer à une seule étude.

Une réussite, pour moi.

BILAN - Minion femme ménage - dépoussière - OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

challe11