Black Butler – Tome 8 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 8                                              big_3

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2011)

Résumé :
Des membres de la troupe du cirque Noah’s Ark s’introduisent au manoir de Phantomhive en l’absence de Ciel et Sebastian… Pendant ce temps, sur ordre de son maître, le majordome Sebastian met un point final à cette histoire dramatique…

Critique : 
Le manoir est attaqué ! Pour le protéger, ainsi qu’Elizabeth, toujours présente sur les lieux, Finny, May Linn et Bard révèlent leur vraie nature, et leur vrai potentiel ! Une vraie bande de furie, loin des maladroits qu’ils sont habituellement.

Il est un fait que si Sebastian les avait engagé, ce n’était pas pour leur talent médiocre de jardinier, leur manière affreuse de cuisiner au lance-flamme ou leur maladresse lors du dressage de la table.

Le manoir est sauvé… au prix de quelques dégâts.

[De la farine est en suspension dans la cuisine]

— Non, Finny !! [Bard, le cuisinier parlant au jardinier] Je te l’ai dit dès le départ, ces cuisines regorgent de secrets. Je vais t’en révéler un : plus la farine est fine, plus elle s’enflamme facilement. Quand la concentration de farine en suspension dans l’air est élevée, elle devient aussi explosive qu’un gaz. Connais-tu l’histoire de l’explosion d’une minoterie (1) au Minnesota qui a envoyé 18 personnes au paradis ? Désolé, mam’zelle, mais c’est notre travail.

[Ciel, en voix « off »] — Ils constituent la milice privée que Sebastian et moi avons recruté. Ils protègent les secrets et la dignité de la maison Phantomhive, quoi qu’il arrive. Tels sont les domestiques de la maison Phantomhive. [Bard lance l’allumette]

De son côté, Ciel est confronté à des scènes dérangeantes lui rappelant son passé.  On en apprend de plus en plus sur ce qu’il a vécu lors de son enlèvement après la mort de ses parents.

Ce tome est assez sombre, rempli de morts, de souffrance, d’enfants maltraités et utilisés pour de sombres expériences dignes des médecins nazis.

— Voilà encore une réaction de rejet ! Alors qu’on ne tarit par d’éloges tant qu’on ne connait pas la vérité. Mais le baron était différent. Son aspiration à atteindre le beau était élevée et il m’a procuré les matériaux ainsi que l’argent nécessaire en abondance. C’était un mécène idéal. […] On n’obtient pas de résultats sans faire de sacrifices… mais le public idiot ne le comprend pas…

On est content de le terminer avec une note d’humour à la fin parce qu’il y a eu trop de morts pour rien, dans ce livre.

Non pas à cause de l’auteur qui voulait en ajouter, je veux parler de personnages qui sont morts parce qu’ils croyaient à un idéal, voulant protéger une chose qui n’existait plus depuis longtemps…

Et c’est ce qui est le plus terrible car dans le fond, ils n’étaient que de pauvres enfants qui voulaient protéger le lieu où ils avaient vécu heureux après avoir été tiré de la misère. Ils croyaient en ce qu’ils faisaient, mais on les avait trompé.

(1) Une minoterie ou meunerie (de minotier) est un grand établissement où se préparent les farines qui doivent être livrées au commerce. Au XIXème, mais surtout au XXème siècle, les minoteries industrielles ont remplacé les moulins à farine (moulins à eau ou moulins à vent d’autrefois, ou les moulins artisanaux utilisant la force animale).

[NDT : 1878, au Minnesota, dans la plus grande minoterie, une étincelle a mis le feu à la farine en suspension dans l’air provoquant une énorme explosion]

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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Black Butler – Tome 6 : Yana Toboso

 

Titre : Black Butler : Tome 6                                     big_2-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition :Kana (2009)

Résumé :
Un peu partout en Angleterre, des enfants ont disparus ! Sébastien et Ciel, qui a reçu l’ordre de résoudre l’affaire, pensent trouver la clé du mystère au sein d’un énigmatique cirque ambulant… Un clown pour le moins étrange, les balles du jongleur qui virevoltent… Si tel est le désir de mon maître, je l’accompagnerai jusqu’où il lui plaira…

 

Critique : 
Là où un cirque passe, les enfants disparaissent mystérieusement en pleine nuit. La police n’a aucune piste et elle n’a pas trouvé de cadavres. Voilà une mission toute trouvée pour Ciel, chien de garde de la reine Victoria.

Leur indicateur Undertaker leur indique que dans le monde de l’ombre, des cadavres d’enfants apparaissent tous les jours… Mais aucun cadavres d’enfants de la liste des disparus n’a été traité par lui. Donc, ils sont encore vivants.

Une enquête dans le monde du cirque… Un cirque où aucun numéro n’est exceptionnel mais où tous les membres portent des prothèses.

Comment le sait-on ? Grâce à Sebastian et son amour inconditionnel pour les félins : il fallait un spectateur pour le numéro avec les tigres et l’animal n’a pas apprécié les câlins du majordome. Le voilà donc à l’infirmerie, bien qu’il n’ait aucune égratignure.

Puisqu’on lui a proposé une planque, Sebastian vient avec Ciel, tout deux déguisés, et les voilà engagés dans le cirque de l’Arche de Noé. On ne pouvait pas trouver mieux pour mener l’enquête commanditée par la Reine Victoria.

Le comte Ciel a beaucoup de mal à s’adapter à cette vie de misère, lui qui a l’habitude de péter dans la soie.

De son côté, Sebastian est tombé nez à nez avec le Shinigami Will qui est à cet ordre ce que les bœuf-carottes sont à la police. Ce dernier suspecte même « la bête immonde » comme il surnomme Sebastian d’être à l’origine des disparitions.

Le pire arrivera lorsqu’ils devront partager la même tente et réaliser un numéro ensemble.

Les dessins sont toujours au petit poil, les dialogues amusants et les situations cocasses ne manquent pas. Leur enquête nous fait assister à des numéros de cirque et Sebastian décoche la timbale avec ses tours… Il en fait même un peu trop, étrange que cela n’éveille pas plus les soupçons.

Mais pourquoi tous les membres du cirque ont-ils une photos d’eux, enfants, en groupe, avec un homme assez âgé, bien habillé, bourgeois, sans aucun doute, portant une chevalière dont le dessin se trouvait sur une prothèse ??

Ciel, qui a fouillé toutes les tentes, ne sait pas encore ce qui se cache là-dessous ni comment les enfants disparaissent et où ils sont détenus, parce que dans le cirque, il n’y en a pas un seul.

La suite au prochain épisode…

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CHALLENGE - Embarquez pour Mois anglais2

Black Butler – Tome 5 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 5                                            big_2-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)

Résumé :
Ciel Phantomhive est l’héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. C’est sur ses épaules que repose l’empire familial. Il vit dans un grand manoir entouré de ses domestiques et de Sebastian, son majordome qui lui sert aussi de garde du corps.

Mais il ne faut pas se fier à ses belles manières car des gangsters menaçant la vie de son jeune maître découvrent, à leurs dépends, sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable ?!

Critique : 
Non, on ne devient pas fournisseur de la Cour en claquant des doigts ou en faisant une risette à la reine Victoria ! Pour obtenir le précieux sésame qu’est le Royal Warrant, faut se sortir les tripes et proposer des produits irréprochables !

Deux règles, en fait : se distinguer durant un concours ET servir gratuitement la famille royale durant trois ans.

Cette fois-ci, le curry est à l’honneur avec un concours de cuisine à faire pâlir Master Chef. Notre beau et sexy Sebastian doit affronter l’ancien serviteur du prince Soma, Aghni, doté, comme Diego Maradonna, de « la main de dieu ».

Entouré de montagnes d’épices permettant des combinaisons infinies, Sebastian s’affaire car il n’a jamais préparé de curry de sa vie et s’il veut que son maître gagne de Royal Warrant, va falloir faire mieux qu’un truc avec de la poudre de curry !

— Ce curry manque de corps !

[Pensées de Sebastian] Donner du corps en conservant le goût tel quel ? Quelle indication ambiguë. Les humains aiment ce qui est obscur et incompréhensible… c’est bien pourquoi ces créatures sont faites pour moi…

Lorsque j’avais lu la première fois ce tome, j’avais terminé ma lecture avec l’eau à la bouche de voir tout ces mets passer devant mon nez !

Quasi incollable sur le sujet on devient… car dans ce tome, pas vraiment d’enquête, juste le match au sommet entre Aghni, préparateur de curry du tonnerre de Dieu et Sébastian, diable de majordome.

Bon, il faudra penser aussi à la fin de l’épisode de clôturer l’enquête des pendus par les pieds… mais c’est bouclé en vitesse, le coupable n’étant pas puni.

Si la reine Victoria, en guest star dans ce tome, fait « débile » à force de se coucher à terre en pleurant son prince Albert qui a passé l’arme à gauche, le prince Soma, lui, prend un peu de plomb dans la cervelle en se rendant compte que tout le monde n’est pas à son service.

Au final, Sebastian nous concoctera un curry « indien » avec une touche anglaise ! Et me donnera faim !

« Il met quelque chose dans la marmite ! Du chocolat ?!

— Du chocolat dans le curry ?

— C’est répugnant ! Il est fou ?

[Pensées d’Aghni] C’est un véritable ingrédient ! Le mélange de cacao, de beurre de cacao, de lait et de sucre accentue l’arôme et l’amertume tout en conférant plus de corps et d’onctuosité à l’ensemble ! C’est une idées que seuls les anglais pourraient avoir ! Un indien n’y penserait jamais.

Ok, agréable, mais j’ai quand même hâte d’avoir une véritable enquête dans le prochain !

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Black Butler – Tome 4 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 4                                    big_3

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)

Résumé :
A Londres, Ciel Phantomhive et son fidèle majordome, Sebastian, enquêtent sur une affaire qui défraie la chronique et éclabousse la royauté: des bourgeois et des nobles revenant des Indes sont agressés les uns après les autres.

En pleine mission, Ciel et Sebastian rencontrent un jeune Indien, Soma Asman Kadâr, qui affirme être de sang royal… Une rivalité en gants blancs va naître entre Sébastian et l’irréprochable majordome au service du prince !

 

Critique : 
Mais qui s’permet ?? En voilà une autre sale affaire à résoudre à Londres : des bourgeois et des nobles revenant des Indes sont agressés les uns après les autres. Pendus par les pieds, en plus.

Ces agressions défraient la chronique et éclaboussent la royauté (pas éclaboussé au sens premier du terme, tout le monde sait que les pendaisons par les pieds éclaboussent moins qu’un massacre à la tronçonneuse).

« Ciel Phantomhive et Sebastian, cette mission est pour vous, si vous l’acceptez… Ce télégramme s’autodétruira dans 5 secondes ».

Ce tome m’avait étonné lors de ma découverte et il continue à le faire.

Nous voici partis sur une enquête « banale » dans le but de résoudre des agressions suspectes sur des bourgeois anglais ayant été aux Indes…

L’inspecteur Abberline ne s’en sort pas et la reine Victoria envoie son chien de garde, Ciel, s’occuper de l’affaire. Jusque là, rien d’anormal, vous me direz.

C’est ensuite que tout part dans tous les sens puisque nos deux compères croisent la route de Soma Asman Kadâr, qui se dit être un Prince Indien.

Un drôle de type, lui. Assez fantasque et changeant d’avis aussi vite que le vent. Un jeune homme gâté, très superficiel en somme qui pense que tout lui est dû. Il est à la recherche d’une jeune femme…

Là où la rencontre est intéressante, c’est que Sebastian tombe sur Aghni, le serviteur du prince et que ce dernier est aussi fort que lui… alors qu’il est humain ! Cela l’intrigue fortement.

L’enquête sur les pendus par les pieds piétine un peu mais ensuite, tout est à l’arrêt avec l’arrivée impromptue et non souhaitée du prince Soma dans la maison londonienne de Ciel. Cela donnera lieu à des situations cocasses, drôles aussi, mais à la fin, ça devenait lourdingue.

Heureusement que cela repart de plus belle et que nous avons l’explication du pourquoi des pendaisons, ainsi que le nom du coupable et de son complice ! Mhouhahahaha, je ne dirai rien !

Là où ce tome est intéressant, c’est que l’on en apprend plus sur la famille de Ciel et notamment sur ses liens qui l’unit avec la famille royale d’Angleterre : des réponses en plus à mes questions !

Sans parler d’un passage qui ressemble à sa rencontre avec son diable, lorsqu’il était au plus mal. Mais nous n’avons droit qu’à des bribes d’informations.

Le prince indien Soma est un personnage que j’ai peu apprécié, trop surfait, et super chiant, une sorte d’enfant gâté. Un bon point pour lui à la fin du tome, la carapace se fendille un peu.

— Il y a des choses qu’on ne peut jamais retrouver, même en se débattant de toutes ses forces. Il y a aussi des désespoirs dont on ne peut jamais sortir.

Mais il restera toujours un type épuisant et j’ai été contente que Sebastian lui remonte les bretelles.

— Vous vous trouvez ici, en Angleterre, dans la résidence du comte Phantomhive. Vous n’êtes ni dans votre pays, ni dans votre château. Ici, vous n’avez pas le droit de me donner des ordres ! Vous n’êtes qu’un gosse ! Un enfant impuissant qui ne peut rien faire sans Aghni ! Pourtant, même Aghni, votre planche de salut, vous a trahi.
— C’est vrai, je n’ai plus rien, j’ai tout perdu.
— Perdu ? Votre délire de persécution est ahurissant ! Vous n’avez rien perdu car vous ne possédiez rien au départ ! Le rang que vous ont donné vos parents, le château que vous ont donné vos parents, les serviteurs qui vous ont donné vos parents… dès le départ, vous n’avez jamais rien possédé.

Par contre, j’ai bien aimé Aghni, son majordome et bras droit. À se demander ce que cet homme fait au service d’un mégalo et immature comme le prince. On le saura à la fin de ce tome…

Aghni a fortement perturbé Sebastian car il s’est trouvé face à son égal point de vue compétence, mais à la différence que Agnhi est humain, lui ! De plus,  il arrive à tirer quelques chose des bras cassés que sont les trois membres du personnel.

On ressent un plaisir sans nom à voir Sebastian cherchant à deviner d’où l’autre majordome tirait une telle force.

Quelques bons points, mais un peu en deçà des trois premiers tomes. Lors de ma première lecture, j’avais tout de même hâte de voir ce que la suite allait me réserver et je sentais bien qu’on allait nous parler de cuisine avec la confection de curry !

— Vous ne connaissez pas le vrai curry ! Ce sont les épices qui font un vrai curry. Il faut choisir les épices parmi plusieurs centaines de variétés, les doser et les mélanger pour déterminer le goût, le caractère piquant, le parfum du curry… qui varient à l’infini. Le choix est illimité. Préparer le meilleur curry est comme trouver la vérité dans l’immensité de l’univers.

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Black Butler – Tome 1 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 1                                   big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2009)

Résumé :
Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, il est parfait.

Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!

Critique : 
C’est vraiment le hasard qui m’a fait découvrir ce manga… Alors que je me trouvais dans une bouquinerie, j’ai aperçu la couverture qui m’a fait de l’oeil.

Le prenant en main, j’ai tout de suite été attirée par le graphisme et l’univers « victorien » de ce manga. Les trois premiers tomes étaient disponibles, emballé c’est pesé !

Lorsque je le lus, je sus que ce manga n’était pas tout à fait comme je l’avais pensé… Pourtant, au premier abords, ce manoir perdu dans la campagne londonienne paraissait tout à fait normal.

Oui mais… Il est habité par des gens étranges : tout d’abord, Sebastian, un majordome à la beauté du diable qui m’a perturbé, ne sachant pas encore « qui » il était (merci à l’auteur d’avoir construit son récit pour n’en dévoiler au lecteur qu’au fur et à mesure de ce premier tome).

Ce majordome a un sourire ravageur, un maintien divin et un corps qui crie « déshabillez-moi de suite ».

Bizarre, bizarre, il a l’air de tout savoir faire… Gérer les autres membres du personnel, se battre, tout résoudre. Omnipotent, quoi.

Autre étrangeté : le comte Ciel Phantomhive est le jeune maître de ce manoir. Jeune ?? Oui, il 12 ans et gère l’industrie familiale : jouets et friandises. Au premier abord, il fait très « enfant gâté ». De plus, il porte un bandeau sur l’œil comme Albator.

Nous avons aussi un maître d’hôtel, Tanaka, qui ne sait rien faire d’autre que boire du saké mais qui a le style d’un vrai maître d’hôtel, lui !

Vient ensuite Bardroy, un cuisinier que je ne voudrais pas engager : ses plats sont douteux et il cuisine la viande au lance-flammes !!

La servante, May Lin, tellement maladroite qu’elle pourrait vous tuer sans le vouloir. À se demander à quoi elle sert avec ses lunettes en cul de bouteilles.

Un jardinier, Finnian, à la force surhumaine, qui se prend pour Démolition Man et qui entretient le jardin en le dévastant.

Bref, on a déjà une intrigue rien qu’avec les personnages et tout ce que Sebastian doit faire pour réparer leurs conneries !

Autre avantage : le manga est découpé en quatre chapitres qui s’attardent chacun sur une partie de la journée. Un vrai plaisir de suivre leurs aventures tout au long de la journée du majordome.

C’est là qu’on pourrait se demander ce que le magaka pourrait bien avoir à nous raconter de palpitant sur un majordome…

Passé les premiers « chapitres » où on voit la vie dans la maison Phantomhive et les folies de la fiancée de Ciel (oui, on se fiance au berceau, chez les nobles), voici qu’on entre dans l’action avec un mafiosi qui ne rêve que d’inonder l’Angleterre de drogue.

Attention, on a beau se trouver dans l’époque victorienne puisque nous sommes en 1888, on a tout de même des voitures et des téléphones qui ne sont pas d’époques du tout ! Sans oublier des armes à feu plus modernes qu’autre chose.

On se rend bien compte aussi que Sebastian est plus qu’un majordome, surtout lorsqu’il se bat contre toute une meute de mafioso déchainés !

Les dessins sont super et l’action bien représentée. Les dialogues sont savoureux et Sebastian est un personnage plein de ressources et d’humour.

Le premier tome est palpitant : il soulève bien des questions, sans répondre à toutes tout de suite, il aiguise notre curiosité, possède du mystère, de l’humour pince-sans-rire, des situations cocasses et on a qu’une envie : attraper la suite !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Black Butler – Tome 12 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 12

Titre : Black Butler – Tome 12

Auteur : Yana Toboso
Édition : Kana

Résumé :
Des cadavres ressuscités mais dépourvus d’âme se mettent à attaquer les passagers du luxueux paquebot Campania!

Tandis qu’un homme mystérieux mène l’enquête à bord, un menaçant iceberg se profile à l’horizon…

BLACK BUTLER -Tome-12Critique :
Que demander de mieux pour ma 666ème critique sur Babelio que la suite des aventures de Sebastian, mon diable de majordome préféré ? Le voilà embarqué, en compagnie de son maître, le  jeune Comte Ciel de Phantomhive, sur un bateau qui fait route vers New-York… Navire qui est rempli de cadavres en putréfaction qui reviennent à la vie… C’est ti pas beau, tout ça ?

Franchement, pouvait pas faire mieux pour un chiffre aussi mythique que le 666 ! C’est diabolique, même, d’avoir ce dernier tome sous la main juste au bon moment…

Alors, je vous préviens, si vous pensiez avoir affaire à un remake de « La croisière s’amuse », on en est loin, très loin. Nous sommes dans un shōnen quand même et le jeune comte Ciel est le chien de garde de la reine Victoria. Bref, ce n’est pas un gamin pleurnichard adepte des Bisounours.

Dans le tome précédent, nous avions appris que la société secrète Aurora proclamait à tout vents avoir rendu possible la résurrection de morts.

Voilà pourquoi le majordome de Ciel, Sebastian, s’était invité dans une réunion se tenant à bord d’un paquebot de luxe, le Campania. Ils ont un bon prétexte puisqu’ils font la traversée avec la famille de la copine de Ciel (qui ne sont pas au courant de la mission du jeune comte).

Si dans le tome 11 j’avais pouffé de rire avec le groupe hétéroclite dont les membres se reconnaissent au cri de ralliement : « Phénix » et à leur posture plus que débile, ici, fini de rire ! Les cadavres se baladent librement et ont une furieuse envie de vous dévorer tout cru.

S’ils criaient « On en a une énooorme envie », je penserais à Groquik, mais on est loin de ça… Ils veulent vraiment vous bouffer !

Des cercueils contenant des morts vivants, il y en avait à la poupe du bateau (le cul), mais Ciel et Sebastian étaient loin de se douter qu’il y en avait dix fois plus à la proue du navire (l’avant).

Barrez-vous, les cadavres sont lâchés et on ne peut en venir à bout qu’en leur brisant le crâne. Sebastian en a sali ses beaux gants blancs. Oh, c’est dégoutant, je viens de marcher dans une espèce de bouillie qui, un jour, a dû être un cerveau…

A bord du Campania, qui fait toujours route vers New-York, c’est déjà le carnage total à cause des zombies et puisqu’un malheur ne vient jamais seul, qu’est-ce que la vigie voit se profiler devant ses yeux ? Un énorme truc en provenance du Nord – du Nord, une fois de plus – et qui se nomme Iceberg…

Heu ? Attendez… Un navire énorme, trois cheminées, des différences de classes, un voyage à New-York, un iceberg non signalé ?? Tiens, ça me fait penser à un film… heu, un fait réel !

Oui, mais, le bateau gigantesque qui a coulé à cause d’un iceberg et d’une chanson de Céline Dion, emportant dans les flots glacés Léo Di Carpacchio, c’était en avril 1912 et là, nous sommes en plein règne de Victoria, peu de temps après Jack l’Eventreur… En 1889, pour être exact.

Alerte au Canada Dry© ! Ça ressemble au Titanic, mais c’est le Campania ! En tout cas, pas de favoritisme, ici, les zombies, malgré leurs yeux bandés et leur horrible puanteur, dévorent aussi bien les gens de la Première Classe que ceux de la Troisième.

Ne comptez pas sur ce tome pour mettre fin au suspense de « La croisière se fait trucider », non, non, faudra attendre le suivant.

De l’action à gogo, les deux Shingami plus dingue l’un que l’autre (dieux psychopompes, personnifications de la mort, sorte de Faucheuse) et qui veulent s’attaquer à Sebastian, tout en résolvant leur enquête du « comment des gens sans âme peuvent-ils revenir à la vie alors qu’on leur a pris leurs âmes » tout en étant obligé de les tuer une seconde fois… Mais que font les syndicats face à ces heures supp’ de travail non payé ?

Tiens, mais que font nos Shingami ? Non ? Si ! Ils se sont mis à la proue du navire et devinez à quoi ils jouent ? A la scène du « je suis le maître du monde » de Rose et Jack Dawson-Di Carpaccio. Céline ne chantait pas, ouf.

Bref, ça bouge dans tous les sens à tel point que parfois, on ne suit plus très bien en raison de toutes les onomatopées qui constellent le dessin. Avantage : l’auteur, quand il passe d’un protagoniste à un autre, signale où ils se trouvent.

Mention très bien à la famille d’Elizabeth, qui, étant chevaliers de la reine, sont prêt à sortir les sabres pour trucider les morts pas très vivants qui puent très fort. Anglais jusqu’au bout des ongles !

Mention spéciale à la séquence hot avec le beau Sebastian trempé… le pantalon aurait pu coller un peu plus pour nous dévoiler l’indévoilable. Au fait, les diables ont-ils un sexe ?

Une nouvelle fois enchantée de cette série ! Dire que je dois attendre octobre pour lire la suite !

Lu dans le cadre des Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine. et le challenge « Victorien » chez Arieste.