Good-bye, Chicago : William Riley Burnett

Titre : Good-bye, Chicago

Auteur : William Riley Burnett
Édition : Gallimard Série noire (1997)
Édition Originale : Good Bye Chicago: 1928, End of an Era
Traducteur : Rosine Fitzgerald

Résumé :
Chicago 1928. Un flic mélancolique apprend que sa femme, depuis longtemps partie sans laisser d’adresse, a été retrouvée morte dans le lac, probablement à la suite d’une overdose.

Il en apprendra bien d’autres, par l’intermédiaire d’un ancien copain d’école devenu voyou, mais au cœur encore tendre : les policiers, les politiciens, les avocats corrompus, la réorganisation ultra-efficace des bordels de toutes catégories.

Tandis qu’une simple vendetta dégénère en véritable Saint-Barthélémy, pour couronner le tout.

Critique :
La rentrée Littéraire de Septembre 2019 bat son plein et moi, je me suis amusée dans un vieux roman de 1997… Un p’tit noir bien corsé, avec des truands de tous poils et des flics, corrompus ou non.

L’ombre de Al Pacino planait sur nous… Heu, Al Capone ! Pardon…

Oui, le milieu de la truande dans années 20-30, moi, j’adore ça, dans la littérature.

Dans la vraie vie, j’évite de me promener dans les travées des parlements… Oups.

Anybref, revenons à nos moutons noirs.

Ce roman noir nous emmène en 1928, à Chicago, dans ses bas-fonds, des ses gargotes, ses arrières-boutiques, ses locaux de la police. Une ambiance folle règne dans ces pages et l’atmosphère des années 20 se ressent bien.

Ce roman noir, on pourrait le résumer par des paroles extraites de la chanson « Rouge » de Fredericks, Goldman et Jones « C’est une nouvelle ère, révolutionnaire […] Rien ne sera plus jamais comme avant, C’est la fin de l’histoire ».

Ou comment passer de truand bien positionné, directeur des bordels pour le Grand Mec (Al Capone), qui possède son staff de gros bras, à cible à abattre pour l’un et has been pour les autres.

Il a suffit d’un oubli, un oubli oublié par un homme de main de Ted Beck et de là, tout vole en éclat et effectivement, on assiste à la fin d’une ère et le début d’une autre dans ce Chicago de 1928.

Le milieu de la truande ne fait jamais de cadeau, d’homme providentiel un jour, vous pouvez passer à l’homme à dézinguer le lendemain, ou même l’après-midi et rien ne dure dans le milieu des durs.

Certains devraient méditer dessus, on peut vite devenir un has been sans le sous alors que la minute d’avant, on était le King. Ou dans l’entourage bien vu du King.

L’histoire majeure possède des tas de petites autres qui viendront se greffer sur ce tronc central afin de donner un squelette (dans le placard ?) qui tiendra debout, mais il faut être vigilant, le nombre important de personnages pourrait venir déstabiliser le lecteur peu attentif.

Difficile de les confondre, chacun est bien défini, décrit, sans pour autant en faire trois tonnes. On est dans le court, dans l’expéditif ou tout est dit en 224 pages et on a pas besoin de plus pour se faire une idée des dates de péremption assez courtes du truand, même bien coté.

Sans être magistral, ce roman noir se lit tout seul, avec plaisir car le milieu de la prohibition et des villes américaines en ces temps-là sont toujours sources d’enchantement pour moi (non, je n’ai jamais consulté, pourquoi ?), d’émerveillement et puis, l’auteur ne se prive pas pour parler de la corruption qui gangrenait tout le système de l’époque.

Oui, la corruption gangrène toujours tous les systèmes même de nos jours, mais chut, faut pas le dire, personne ne le sait !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°70.

American Fays : Anne Fakhouri & Xavier Dollo [LC – Impressions de lecture 2/2]

Impressions de lecture du Cannibal (page 1 à 200) : Fayerie et mystères…
Je suis entrée dans le monde mystérieux d’un Chicago fayrique et les Fays n’ont rien à voir avec la fée Clochette. Pas de héros mais 4 anti-héros, des hommes de main à la solde d’Al Capone qui enquêtent sur des morts mystérieuses et violentes.

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Charmée…
Stelphique au milieu des Fays !!!^^ Mais c’est incroyable, c’est comme un poisson dans l’eau. Je suis dans mon élément coté amies, et accompagnée de la meilleure (Belette), mais que demande le Peuple ? Moi, rien de plus, je kiffe à fond la lecture et l’univers !!!!! Je voyage en Chicago que je ne connais que trop peu, à part 2/3 références, mais j’apprécie cette ville revisitée à la sauce féérique !

Impressions de lecture du Cannibal (page 201 à 400) : Amusant mais de sel manquant…
Étrange cette immersion de notre 4 gars dans les contes de fées au travers de rêves. Final un peu longuet et histoire traditionnelle dans son développement : enquêtes – indices – action – résolution – dénouement.

Impressions de Stelphique (page 201 à fin ) : …Et convaincue !
Je termine cette lecture sur un excellent sentiment. C’est une lecture divertissante et originale. J’ai été enchantée par cette lecture, il y avait du merveilleux, et du moins reluisant, un bon cocktail !!! Génial !!!!

American Fays : Anne Fakhouri & Xavier Dollo [LC avec Stelphique – Intro]

[Cannibal Lecteur découvrant la LC du mois d’avril]
— WHAAAAT ?? Un truc avec des fées ?? On veut ma mort, ici… STELPHIIIIIIQUE !!
— Gueule pas si fort, Cannibal ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as reçu ton TAL sur la figure ?
— Nan, pire… C’est quoi cette lecture avec des fées ?? Non mais, tu m’as déjà bien vu ?? Les fées, c’est pas mon domaine ! Les petits trucs ailés qui sèment des paillettes derrières elles, non merci !
— Heu, nous l’avons choisie ensemble, si tu te souviens bien…
— Je devais être en manque de kawa ou en surdose de mojitos. Tu as dû proposer ce titre la semaine où j’ai pris congé et où je me suis faite des mojitos tous les soirs.
— Bheu, non, je pense pas… On a décidé en janvier. Tu étais d’accord pour American Fays. Même vachement partante, en fait.
— Stelphique, tu sais, moi, les fées, je n’aime que la fée Lation ou la fée Moipaschier. Des fées américaines en plus ! Elles sont obèses ? Luttent contre la malbouffe ?? PTDR
— Purée, Cannibal, lis le résumé ! Tu vas revoir ton opinion sur les tites fées toutes mignonnes ! On part à Chicago, en 1925 !
— Prohibition ?? Alcool ? Al Capone ??
— Voilà ! Bravo, la mémoire lui revient…
— Et les fées, elles font quoi là-dedans ? C’est Clochette qui joue au Jiminy Criket pour Capone ?
— Nan, pas du tout ! Tu vas avoir des Leprechauns qui fabriquent des faux billets… Je vois tes yeux qui s’alument, là. On a des gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool tandis que Capone essaie de retrouver son influence sur la ville.
— Continue, Stelphique, tu m’intéresses !!
— Voilà que des Drys, les farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.
— Je ne me sens plus… Capone doit être le suspect idéal pour les poulets !
— Tout à fait ! Capone est furax et persuadé que les Fays sont dans le coup. Remarques que je dis « fays » et pas « fées ». Scarface charge alors une bande de chasseurs de Fays, les « No Ears Four », de débusquer les véritables coupables.
— Cette lecture m’excite tout doucement !!
— Je m’en doutais. Donc, pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Les voilà contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs. Nos quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !
— COOL !! Voilà pourquoi on avait choisi ce roman !
— Bien sûr, Cannibal ! Et en plus, elle entre dans mon challenge féerique !
— La couverture est belle, en tout cas… À nous de voir si le ramage ressemble au plumage !