La Venin – Tome 2 – Lame de fond : Laurent Astier

Titre : La Venin – Tome 2 – Lame de fond

Scénariste : Laurent Astier
Dessinateur : Laurent Astier

Édition : Rue de Sèvres (08/01/2020)

Résumé :
Emilie est recherchée et sa tête est mise à prix. Poursuivant sa fuite en tenue de nonne, elle est Soeur Maria quand elle arrive à Galveston, au Texas.

Elle n’est pas là par hasard, elle cherche le révérend Alister Coyle, celui-là même qui dirige l’orphelinat pour jeunes filles de la ville. Sous couvert de cette nouvelle identité, elle est hébergée quelques jours au sein de son institution.

Le décès d’une pensionnaire et surtout la tentative de suicide de l’une d’elles ne laissent aucun doute sur le comportement malsain et les sévices commis par le révérend.

Il est temps de rendre justice ! Emily s’en chargera et Dieu en sera témoin !

Critique :
Dans ce deuxième tome, Emily continue sa vengeance de manière moins subtile qu’un comte de Monte-Cristo, puisque elle, elle monte au créneau !

Les dessins sont toujours agréables pour les yeux, hormis dans les chevaux qui semblent plus raides que des planches à pain lorsqu’ils marchent ou galopent.

Le problème, lors de l’illustration d’un galop, vient des jarrets (membres postérieurs). Bref, ce ne sont pas les mieux réalisés…

On en apprend un peu plus sur la jeunesse d’Emily, après le décès de sa mère et sur toutes les merdes qu’elle a endurée et qui l’ont façonnée telle qu’elle est maintenant. Elle n’a pas été gâtée avec les sœurs de sa mère, que ce soit avec la dépravée ou la rigide bigote religieuse.

L’inconvénient, c’est que ces flash-back cassent un peu le rythme de la narration et donnent aussi l’impression qu’on a rajouté des couches aux emmerdes, déjà multiples, qu’Emily a endurée.

Non pas que ce ne soit pas réaliste, des vie de misère où l’on cumule les emmerdes volant en escadrille, c’est tout à fait véridique, mais en littérature (ou au cinéma), ça donne toujours l’impression qu’on a voulu rallonger le scénario et y ajouter de quoi faire pleurer dans les chaumières.

Attention, j’ai apprécié ma lecture, j’ai passé un bon moment de détente avec Emily et sa vengeance, mais le scénario manque parfois de subtilités et les deus ex machina ne sont pas camouflés.

Tel Zorro ou l’ami Ricoré, certains arrivent toujours au bon moment (sans le café et les croissants) afin de sauver notre Emily. D’accord, sans les deux sauvetages miraculeux, dont un ressemblait à une Ira Dei digne de l’Ancien Testament, la série s’arrêterait net, ce qui serait stupide, mais bon, on peut sauver ses personnages de manière plus soft.

Si les visages sont bien réalisés et que personne ne ressemble à un autre, j’ai trouvé que les salopards d’enfoirés de leur race était un peu trop repérable avec leur dents poussées en avant, comme des chiens prêts à mordre. De mon côté, je préfère avoir la surprise pour les méchants…

Malgré tout, le scénario n’est pas mal du tout, même s’il manque de subtilité à certaines moments et qu’il y a des grosses ficelles qui tombent à pic quand il faut sauver l’héroïne.

Le récit de vengeance est vieux comme le monde, mais le personnage d’Emily est attachant et puis, merde, pour une fois que c’est une femme qui mène la danse dans un western, ça fait du bien. Et elle est plus féminine que la Calamity Jane dans Lucky Luke.

Une chouette découverte tout de même, que je compte bien poursuivre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°50] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 62 pages).

La Venin – Tome 1 – Déluge de feu : Laurent Astier

Titre : La Venin – Tome 1 – Déluge de feu

Scénariste : Laurent Astier
Dessinateur : Laurent Astier

Édition : Rue de Sèvres (09/01/2019)

Résumé :
Colorado, Juillet 1900.

Emily débarque à Silver Creek, petite ville minière en pleine expansion. Mais la jeune femme est-elle vraiment venue se marier comme elle le prétend ?

Rien n’est moins sûr, car dans l’Ouest encore sauvage où les passions se déchaînent et les vengeances sont légion, les apparences sont parfois trompeuses… Et la poudre dicte toujours sa loi !

Surtout lorsque votre passé est plus lourd que la valise que vous traînez.

Critique :
Dans ce western, Patrick Juvet ne pourra pas chanter ♫ Où sont les femmes ♪ puisque c’est une femme qui tient le haut de l’affiche et qu’elle n’est pas la seule.

Avec des prostituées, une bonne sœur et l’épouse d’un médecin, les femmes ne sont pas en minorités et certaines ont quelque chose dans les tripes.

L’histoire commence dans le passé, lorsque Emily est une jeune fille un peu trop curieuse et désobéissante.

Si la curiosité tue les chats, la sienne attisera les envies de certains messieurs. Attention, je ne la déclare pas coupable. Son seul tort fut de ne pas obéir, le tort de certains hommes est de réfléchir avec leur bite qui leur donne un pouvoir certain.

Cette bédé western est assez difficile à chroniquer car je suis en phase avec des avis contraires dans ma tête. D’un côté, j’ai apprécié que l’on mette une femme à l’honneur dans un western, qu’elle ne soit pas une faible femme, mais une qui en a sous la robe.

Les planches sont de couleurs vives, dans des tons ocres, jaunes ou sombres. Les dessins sont agréables pour les yeux, hormis encore un problème de proportion entre la tête d’un cheval et le reste de son corps.

Le côté historique est bien rendu aussi, grâce aux décors, aux couleurs et aux références qui parsèment cette aventure explosive.

L’action est bien présente et il est difficile de s’embêter, les phylactères sont bien remplis, il y a de quoi lire et l’auteur a joué sur les flash-back pour nous parler de l’enfance d’Emily, même si à la fin de ce premier tome, on ait l’impression de ne pas tout comprendre de sa motivation vengeresse.

Même si, en réfléchissant un peu, il me semble voir le pourquoi. Nous en saurons sans doute plus dans les deux prochains tomes (je l’espère). Les multiples références aux grands westerns, qu’ils soit cinématographiques, historiques ou littéraires sont aussi très plaisant à découvrir.

D’un autre côté, à force de multiplier les clins d’œil, ça devient foutraque, lourd, surtout que cela semble parfois un peu forcé, comme ajouté là pour faire bien, afin d’atteindre un quota de références obligées. Ce n’est que mon impression, elle est peut-être faussée.

Dans cette bédé, on a matière à lire, il y a beaucoup d’action, mais là aussi, trop c’est trop et on a aussi l’impression que l’auteur voulait produire un album survolté, sans vraiment réfléchir au réalisme de toute cette aventure un peu folle où Emily change d’identité comme de chemise.

Malgré mes bémols, je ne serai pas trop sévère sur la cotation car j’ai apprécié le personnage d’Emily et que j’ai passé un bon moment de lecture détente, addictive, remplie de suspense, de mystères, d’action et d’aventures avec un grand A.

Sans être tout à fait conquise, je demande à lire la suite. Ceci est le premier coup de semonce, celui qui doit marquer les lecteurs dans le but de les harponner pour la suite. Le premier coup n’est pas toujours parfait…

En espérant que la suite soit meilleure ou, au pire, de même niveau que ce premier tome.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°34] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 66 pages).

Le Mois Américain – Septembre 2021

Fidèle au rendez-vous, le Mois Américain s’en revient dès que Septembre commence (et s’il ne revient pas cette année, je le ferai quand même, na ! Toute seule, na !).

EDIT du 18/08 à 19h30 : Le Mois Américain n’aura pas lieu ! Suite aux problèmes qu’il y avait eu l’année dernière sur Instagram, Titine ne l’organisera pas cette année… Je suis anéantie…

Moi qui disais en rigolant que je le ferais seule, ben là, je trouve ça nettement moins emballant pour le coup… Je lirai américain en septembre, j’essaierai de lire beaucoup pour diminuer ma PAL, je mettrai mes petits logos fait avec amour mais le plaisir sera moindre.

Pendant que les élèves et les profs retournent à l’école (le supplice), nous nous réjouissons du retour du Mois Américain et de toutes les belles lectures que nous allons faire durant ces 30 jours.

Fidèle à moi-même, j’ai encore sélectionné une liste trop longue dont je n’arriverai pas à lire le quart de la moitié du tiers.

Possédant des yeux plus gros que mon ventre, j’aurai encore envie de faire diminuer ma PAL qui date du néolithique, de lire enfin tous les romans américains que je n’ai pas encore eu le temps de lire et d’y ajouter les nouveautés cette année 2021 (hors rentrée littéraire de septembre).

L’avantage (ou l’inconvénient, tout dépend du point de vue) du Mois Américain, c’est que je pourrais le faire uniquement en lisant des bédés… Effectivement, il est plus facile de remplir cette liste-là que pour son cousin Anglais.

La plupart de mes comics entrent dans le challenge… Je possède encore des bédés western non chroniquées et que j’aimerais relire (Buddy Longway), même dans mes Blueberry, tout n’est pas chroniqué (la partie jeunesse et les premiers albums).

Rien qu’avec les Lucky Luke de Morris, je pourrais me la couler douce et remplir de billets le challenge mensuel…

Vous me connaissez, je ne le ferai pas, ce serait trop simple et pas drôle du tout…

Alors, comme pour le Mois Anglais, je vais essayer d’aller explorer plusieurs domaines et ne pas me cantonner qu’à de la littérature western ou avec des Amérindiens.

J’ai de nouveau envie d’aller explorer d’autres univers littéraires, ce qui fait que j’ai ajouté de la SF (Vigilance) et de la fantasy (Les maîtres enlumineurs) au programme.

Envie de lire aussi des auteurs classiques américains (Irving) ou des auteurs d’une autre nationalité dont l’action de leurs romans (bédés) se déroule aux States.

Rassurez-vous, comprendra une sélection de cow-boys et d’indiens. On ne me changera pas, je reste fidèle à mes premiers amours.

Pour ce Mois Américain, je vais oublier mes classiques Western (que j’aime relire) et aller voir ailleurs afin de découvrir de nouvelles séries (courtes) ou des one-shot.

Ne tombez pas dans les pommes devant ma liste longue comme un mois de confinement… Elle comprend une très grande partie de ma PAL Américaine (mais pas tout) et comme je l’avais introduite sur Livraddict, je l’ai exportée entièrement.

Que l’on se rassure, j’en possède encore bien plus dans la catégorie de l’Amérique (je veux l’avoir et je l’aurai ♫).

Petit programme non exhaustif pour Septembre  :

  1. De sang et de fureur : Sides Hampton [Western]
  2. Justice indienne : Weiden David HW [Amérindiens]
  3. Les pionniers : Haycox Ernest [Historique]
  4. Les femmes d’Heresy Ranch : Lenhardt Melissa [Historique]
  5. Le fleuve des rois : Brown Taylor [Roman]
  6. Les femmes n’ont pas d’histoire : Burns Amy Jo [Roman]
  7. L’Agonie des Grandes Plaines : Jones R Francis [Western]
  8. Devenir quelqu’un : Vlautin Willy [Roman]
  9. Toutes les chances qu’on se donne : Hardcastle Kevin [Roman]
  10. Une maison faite d’aube : Momaday N. Scott [Roman]
  11. Tourbillon : Foote Shelby [Polar]
  12. September, september : Foote Shelby [Polar]
  13. Stoneburner : Gay William [Polar]
  14. La vénus de Botticelli Creek : McCafferty Keith [Polar]
  15. American Dirt : Cummins Jeanine [Roman]
  16. Il faut qu’on parle de Kevin : Shriver Lionel [Roman]
  17. Warlock : Hall Oackley [Western]
  18. Du haut des cieux, les étoiles : Brown Harry [Western]
  19. The Big Sky – 02 – La Route de l’Ouest : Guthrie AB [Western]
  20. La flèche brisée : Arnold Elliott [Amérindiens]
  21. La famille Winter : Jackman Clifford [Western]
  22. Des jours sans fin : Barry Sebastian [Roman]
  23. La poudre et la cendre : Brown Taylor [Historique]
  24. La prisonnière du désert : Le May Alan [Western]
  25. Little Big Man, Mémoires d’un visage pâle : Berger Thomas [Western]
  26. Le sang des Dalton : Hansen Ron [Western]
  27. La Porte d’or : Le Bris Michel [Western]
  28. La rivière des Indiens : Lent Jeffrey [Western]
  29. Méridien de sang : McCarthy Cormac [Western]
  30. La trilogie des confins : McCarthy Cormac [Western]
  31. Le pouvoir du chien : Savage Thomas [Western]
  32. Lonesome dove – T1 : McMurtry Larry [Western]
  33. La montagne en sucre : Stegner Wallace [Roman]
  34. Calme plat : Williams Charles [Polar]
  35. 11h14 : Swarthout [Polar]
  36. Le gang de la clef à molette : Abbey Edward [Aventure]
  37. L’usine à lapins : Brown Larry [Polar]
  38. Joe : Brown  Larry [Polar]
  39. Fay : Brown Larry [Polar]
  40. L’amitié est un cadeau à se faire : Boyle William [Polar]
  41. Le canard siffleur mexicain : Crumley James [Polar]
  42. Cobb tourne mal : McCrary Mike [Polar]
  43. Animaux solitaires : Holbert Bruce [Polar]
  44. Le sillage de l’oubli : Machart Bruce [Roman]
  45. Le signal : Carlson Ron [Thriller]
  46. Le Cherokee : Morgiève Richard [Roman Noir]
  47. 221b Baker street : Moore Graham [Polar]
  48. Je suis fille de rage : Del Socorro [Fantastique]
  49. Le Châtiment de Willie Jones : Winthrop E [Historique]
  50. Marche à l’étoile : Montardre [Historique]
  51. Wash : Wrinkle [Historique]
  52. Bois sauvage : Ward Jesmyn [Roman]
  53. Mississippi : Jordan Hillary [Roman]
  54. Jeu blanc : Wagamese [Roman]
  55. L’oeil le plus bleu : Morrison Toni [Roman]
  56. Les Heures rouges : Zumas Leni [SF]
  57. Les Dieux de Howl Mountain : Brown Taylor [Roman]
  58. La Chance vous sourit : Johnson Adam [Roman Noir]
  59. 20+1 short stories : Collectif [Roman Noir]
  60. La véritable histoire de l’ouest américain : Portes [Western]
  61. Le Western – Qd la légende devient réalité : Leutrat JL [Western]
  62. Desert home : Anderson [Roman Noir]
  63. Swan Peak : Burke James [Polar]
  64. Perfidia : Ellroy James [Polar]
  65. Sympathy for the Devil : Anderson Kent [Roman Noir]
  66. Le mambo des deux ours : Lansdale Joe R. [Polar]
  67. Le monde selon Garp : Irving John [Roman]
  68. Une prière pour Owen : Irving John [Roman]
  69. Big daddy : Djavann Ch [Roman]
  70. Retour à Cold Mountain : Frazier Charles [Roman]
  71. Black coffee : Loubière Sophie [Thriller]
  72. Brasier noir : Iles Greg [Polar]
  73. Ce qui est arrivé à Wounded Knee : Olivier Laurent [Amérindiens]
  74. Comme des ombres sur la terre : Welch James [Amérindiens]
  75. Les Cheyennes : Sandoz Mari [Amérindiens]
  76. Enterre mon coeur à Wounded Knee : Brown Dee [Amérindiens]
  77. Sioux des Plaines face au colonialisme : Ostler Jeffrey [Amérindiens]
  78. Mille Femmes blanches : Fergus Jim [Amérindiens]
  79. L’empire de la lune d’été : Gwynne Sam [Amérindiens]
  80. Le dernier sur la plaine : Bernard N [Amérindiens]
  81. Un seul parmi les vivants : Sealy Jon [Roman]
  82. La Saison des feux : Ng Celeste [Thriller]
  83. Après le déluge : Castro Joy [Thriller]
  84. La route sauvage : Vlautin Willy [Roman]
  85. Dans la colère du fleuve : Franklin Tom [Roman]
  86. River Blues : Cheng Bill [Polar]
  87. La Cabane du métayer : Thompson Jim [Polar]
  88. Nécropolis : Lieberman H [Thriller]
  89. Mindhunter : Douglas [Thriller]
  90. Le Moustique flemmard : Gardner Erle [Polar]
  91. Harlem Quartet : Baldwin James [Roman Noir]
  92. Ballade du serpent et de oiseau chanteur : Collins Suzanne [SF]
  93. Sur des mers plus ignorées : Powers Tim [Fantasy]
  94. Des hommes de peu de foi : Butler Nickolas [Roman]
  95. Candyland : Miller Jax [Thriller]
  96. Côté ghetto : Leovy Jill [Thriller]
  97. Alabama : Arend Alexis [Thriller]
  98. À tombeau ouvert : Styron William [Guerre]
  99. Confessions de Nat Turner : Turner Nat [Historique]
  100. Les confessions de Nat Turner : Styron William [Historique]
  101. Le choix de Sophie : Styron William [Roman]
  102. Les croassements de la nuit : Preston et Child [Thriller]
  103. L’Outsider : King Stephen [Thriller]
  104. Rage : King Stephen [Thriller]
  105. Nuit noire, étoiles mortes : King Stephen [Thriller]
  106. Différentes Saisons : King Stephen [Thriller]
  107. A vol d’oiseau : Johnson Craig [Polar]
  108. Tous les démons sont ici : Johnson Craig [Polar]
  109. Terminus : Sweterlitsch Tom [SF]
  110. Les maîtres enlumineurs : Bennett Robert [Fantasy]
  111. Les Tambours du dieu noir : Clark P. Djèli [SF]
  112. Le mystère du tramway hanté : Clark P. Djèli [SF]
  113. La fontaine des âges : Kress Nancy [SF]
  114. Vigilance : Bennett Robert [SF]
  115. Abimagique : Shepard Lucius [Fantastique]
  116. Les Agents de Dreamland : Caitlín R. Kiernan [SF]
  117. Émissaires des morts : Castro Adam-Troy [SF]
  118. Avec du sang sur les mains : Castro Adam-Troy [SF]
  119. La cité de l’orque : Miller Sam J. [SF]
  120. La Cinquième Saison – Terres fracturées 01 : Jemisin N. K. [Fantasy]
  121. Sherlock VS Cthulhu 02 – Psychoses Neurales : Gresh Loïs H. [Fantastique]
  122. Le nom du vent : Rothfuss Patrick [Fantasy]
  123. City on fire Hallberg : Garth Risk [Roman]
  124. Temps noirs : Mullen Thomas [Polar]
  125. Le moine de Moka : Eggers Dave [Roman]
  126. À sang perdu : DelBianco Rae [Western]
  127. Sherlock & Moria 01 – L’initiation : Pearson Ridley [Polar]
  128. 4 3 2 1 : Auster Paul [Roman]
  129. Trilogie Lloyd Hopkins 01 – Lune sanglante : Ellroy James [Polar]
  130. Underworld USA 01 – American tabloïd : Ellroy James [Polar]
  131. Quatuor Los Angeles 01 – Dahlia noir : Ellroy James [Polar]
  132. Dieu qui parle – Leaphorn et Chee 03 : Hillerman Tony [Polar]
  133. Dans brume électrique – Robicheaux 06 : Burke James Lee [Polar]
  134. Jimmy the Kid – Dortmunder 04 : Westlake Donald [Polar]
  135. Deadwood : Dexter Pete [Western]
  136. Et au milieu coule une rivière : MacLean Norman [Roman]
  137. Le sport des rois : Morgan C. E. [Roman]
  138. Mascarade : Celestin Ray [Thriller]
  139. Call me by your name : Aciman André [Roman]
  140. Nightmare Alley : Gresham William [Polar]
  141. Sans foi ni loi : Brunet Marion [Western]
  142. Lady Sherlock 02 – Conspiration à Belgravia : Thomas Sherry [Polar]
  143. Le naturaliste : Mayne Andrew [Thriller]
  144. Le cheval de discorde- Walt Longmire HS 8  : Johnson Craig [Polar]
  145. Messagère – Walt Longmire HS 6 : Johnson Craig [Polar]
  146. Un vieux truc indien – Walt Longmire HS 1 : Craig [Polar]
  147. Diable à la langue fourchue – Walt Longmire HS 2 : Craig [Polar]
  148. Tombé du ciel – Walt Longmire HS 4 : Craig [Polar]
  149. Déréglée – Walt Longmire HS 5 : Craig [Polar]
  150. The girls : Cline Emma [Roman]
  151. Green River : Willocks Tim [Polar]
  152. Côté ghetto : Leovy Jill [Polar]
  153. American desperado : Roberts et Wright [Polar]
  154. Blessés : Everett Percival [Roman]
  155. La ballade de gueule-tranchée : Taylor Glenn [Roman]
  156. Triple crossing : Rotella Sebastian [Polar]
  157. Dodgers : Beverly Bill [Polar]
  158. L’empereur blanc : Carbonel Armelle [Thriller]
  159. Dog Island : Moatti Michel [Thriller]
  160. Putain de mort : Herr Michael [Guerre]
  161. Baltimore : Simon David [Polar]
  162. Une autre histoire de l’Amérique : Jack Jackson [Bédé]
  163. Frankenstein – Le monstre est vivant (intégrale) : Niles Steve et Jones [Bédé]
  164. CIA cycle de la peur, T1 – Jour des fantômes : Sala Jean-Luc [Bédé]
  165. CIA cycle de la peur, T2 – L’heure des loups : Sala Jean-Luc [Bédé]
  166. Gibier de potence, T1 – Le jardin des lys : Jarzaguet Fabrice[Bédé]
  167. Gibier de potence, T2 – La brigade de fer : Jarzaguet Fabrice [Bédé]
  168. Gibier de potence, T3 – Six secrets : Duval Fred [Bédé]
  169. Gibier de potence, T4 – Kansas river : Duval Fred [Bédé]
  170. Lincoln : Goy David et Meli [Bédé]
  171. Cuisine du diable, T1 – Le déjeuner des ogres : Marie Damien [Bédé]
  172. Deadwood Dick, T1 – Noir comme la nuit : Masiero Michele [Bédé]
  173. Mondo reverso, T1 : Le Gouëfflec [Bédé]
  174. Le Casse, T3 – Soul man : Chauvel David [Bédé]
  175. Prisonnière des apaches : Ruju Pasquale [Bédé]
  176. Scalp : Micol Hugues [Bédé]
  177. Edmund Kemper – L’ogre de Santa Cruz : Morvan et Vargas [Bédé]
  178. Ted Bundy – Lady Killer : Facundo, Morvan [Bédé]
  179. La main de Dieu, T1 – La peur rouge : Védrines Marc [Bédé]
  180. La main de Dieu, T2 – Promotion gangsters : Védrines Marc [Bédé]
  181. La main de Dieu, T3 – L’usurpateur : Védrines Marc [Bédé]
  182. Lucky Luke, T2 – Wanted Lucky Luke : Bonhomme [Bédé]
  183. O’Boys, T1 – Le sang du Mississippi : Cuzor et Thirault [Bédé]
  184. Après la nuit : Meunier [Bédé]
  185. Duke, T4 – La dernière fois que j’ai prié : Hermann [Bédé]
  186. Ghost kid : Oger Tiburce [Bédé]
  187. Jeremiah Johnson, T1 : Duval et Jadson [Bédé]
  188. Jeremiah Johnson, T2 : Jadson, Pécau [Bédé]
  189. The Sixth Gun, T1 – De mes doigts morts : Bunn et Hurtt B [Comics]
  190. La Venin, T1 – Déluge de feu : Astier Laurent [Bédé]
  191. Louisiana, T1 – La couleur du sang : Chrétien [Bédé]
  192. Le sentier de la guerre, T1 – Fort Buford : Bourgne et Pagot [Bédé]
  193. Bouncer, T03 – La justice des serpents : Jodorowsky [Bédé]
  194. L’odeur des garçons affamés : Phang Loo Hui [Bédé]
  195. Geronimo : Matz et Jef [Bédé]
  196. Tout Vance, T08 : L’intégrale Ringo (1) : Vance W [Bédé]
  197. Death Mountains,T1 – Mary Graves : Bec et Brecht [Bédé]
  198. Wounded, T1 – L’ombre du photographe : Marie et Malnati [Bédé]
  199. Moses Rose, T1 – La balade de l’Alamo : Cothias et Galland [Bédé]
  200. Sans pardon : Hermann [Bédé]
  201. Liens de sang : Hermann [Bédé]
  202. Calvin et Hobbes, T05 – Fini de rire ! : Watterson Bill [Comics]
  203. Calvin et Hobbes, T06 – Allez, on se tire ! : Watterson Bill [Comics]
  204. Trésors Picsou, T01 – Jeunesse de Picsou : Rosa Don [Comics]
  205. Dynastie Donald Duck, T01 (1950-1951) : Barks Carl [Comics]
  206. Horseback 1861 : Hasteda et Nikho [Bédé]
  207. Je suis Iron Man : Collectif [Comics]
  208. Captain America, T02 – Procès : Maria Hill et Spencer Nick [Comics]
  209. Je suis Deadpool : Kelly Joe [Comics]
  210. Je suis Black Panther : Collectif [Comics]
  211. Preacher (Urban), T2 : Ennis et Dillon [Comics]
  212. Preacher (Urban), T3 : Ennis et Dillon [Comics]
  213. I hate Fairyland, T1 – Le vert de ses cheveux : Young Skottie [Comics]
  214. Nous sommes les Gardiens de la Galaxie : Collectif [Comics]
  215. Je Suis Captain America : Collectif [Comics]
  216. Superman – Terre-Un, T2 : Straczynski [Comics]
  217. Geoff Johns prés Green Lantern, T1 – Sans Peur : Johns Geoff [Comics]
  218. Nous sommes les Avengers : Collectif [Comics]
  219. Grant Morrison prés Batman, T0 – Gothique : Morrison et Janson [Comics]
  220. Batman – Un Long Halloween : Loeb Jeph [Comics]
  221. Batman – Amère Victoire : Loeb Jeph [Comics]
  222. East of West, T01 – La promesse : Hickman [Comics]
  223. Les sentiers de la perdition : Collins et Rayner [Comics]
  224. Lakota : Serpieri [Bédé]
  225. L’Indienne blanche : Serpieri [Bédé]
  226. Peaux-rouges : Serpieri [Bédé]
  227. Tex – Le Héros et la légende : Serpieri [Bédé]
  228. Chaman : Serpieri [Bédé]
  229. John & Mary : Serpieri [Bédé]
  230. La Règle du jeu : Serpieri [Bédé]
  231. Le monstre : Serpieri [Bédé]

 

Sur les pas de Geronimo : Corine Sombrun et Harlyn Geronimo

Titre : Sur les pas de Geronimo

Auteurs : Corine Sombrun et Harlyn Geronimo
Édition : Pocket (2014)

Résumé :
Combattant légendaire, Geronimo (1829-1909) fut l’un des derniers chefs indiens à déposer les armes après avoir tenu en échec près de la moitié de l’armée des Etats-Unis.

Malgré les promesses qui lui ont été faites, il ne reverra jamais sa terre natale : les restes du vieux guerrier chiricahua seront ensevelis dans le cimetière militaire de Fort Sill, en Oklahoma.

Aujourd’hui, Harlyn Geronimo, son arrière-petit-fils, engagé dans la défense des droits de son peuple, continue de se battre pour honorer la mémoire de son aïeul et pour que soit réalisé son ultime souhait.

Né de la rencontre entre une Française, Corine Sombrun, et Harlyn Geronimo, ce livre présente le portrait croisé du héros indien et de son descendant.

Au fil d’un voyage vers la Gila River, mêlant le récit intime et l’histoire d’un peuple, les auteurs évoquent la « mémoire apache » mais aussi les défis auxquels cette communauté doit faire face de nos jours.

Critique :
Que sait-on de Geronimo ? Pas grand-chose en somme, hormis qu’il était un grand guerrier Apache…

Nous croyons savoir, nous pensons savoir, moi même je pensais savoir et tout compte fait, je ne savais pas grand-chose.

Il était temps que cette biographie arrive dans mes mains afin d’augmenter mon savoir sur cet Amérindien dont tout le monde connait le nom mais pas vraiment l’homme derrière.

Corine Sombrun, chamane en Mongolie, nous raconte sa rencontre avec Harlyn Geronimo, arrière-petit-fils du célèbre guerrier Apache et medicine-man.

Alternant les chapitres où l’auteure nous raconte son périple au côté de Harlyn Geronimo et ceux parlant de Geronimo, cette biographie se lit toute seule et je l’ai trouvée ni trop copieuse, ni trop concise. Un bel équilibre qui évite de devenir indigeste au bout d’un moment.

Le récit consacré à Geronimo le guerrier est en fait raconté par son arrière-petit-fils, Harlyn, comme s’il s’adressait à lui au travers du texte. Il nous parle des croyances Amérindiennes (des Apaches), de leur mode de vie, de leur culture, tout en gardant des choses secrètes (sur les plantes médicinales entre autres).

C’est tout un pan de la culture Apache que j’ai découvert et que Harlyn voudrait faire revivre, afin que les siens cessent de s’empiffrer et de grossir devant la télé, les pubs et qu’ils reviennent à une vie plus saine, plus proche de la Nature.

Parlant de son combat pour récupérer les os de son aïeul, Harlyn nous racontera toutes les fausses promesses que les Hommes Blancs firent au peuple de Geronimo, leur placement dans des réserves humides qui provoquera la tuberculose, la famine, l’interdiction de pratiquer ses rites, sa culture…

C’est un récit fort émouvant à certains moments car Geronimo ne s’est jamais battu que pour son peuple, pour ses droits les plus primaires, pour sa terre, pour retourner vivre avec les siens aux sources de la Gila.

Le gouvernement Américain, l’armée, les Blancs, ont fait de lui un assassin sanguinaire et n’ont jamais compris que la plupart des Apaches voulaient vivre en paix mais décemment, comme tout être humain qui se respecte. Mais ils gênaient…

Un très beau récit entre le descendant direct de Geronimo et son ancêtre, un parallèle intéressant entre le peuple Mongol et les Apaches, un voyage fantastique aux sources des traditions des Apaches chiricahuas et un échange des plus instructifs entre Corine Sombrun et Harlyn Geronimo.

Le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

L’hiver dans le sang : James Welch

Titre : L’hiver dans le sang

Auteur : James Welsh
Éditions : Albin Michel Terre indienne (1992) / 10/18 (1994) / Albin Michel Terres d’Amérique (2008)
Édition Originale : Winter in the Blood (1974)
Traduction : Michel Lederer

Résumé :
L’hiver dans le sang a marqué l’entrée en littérature de James Welch, aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands écrivains américains contemporains. L’auteur de Comme des ombres sur la terre et de « À la grâce de Marseille » révélait la singularité et la force de son univers.

Ce roman de l’irrémédiable, fresque impressionniste d’un terrible déracinement, retrace la dérive d’un jeune Indien Blackfeet du Montana hanté par le souvenir de son père et de son frère.

De bar en bar, de femme en femme, il erre dans un monde de désillusions.

Au cœur de la détresse, il trouvera cependant dans le vide fascinant des grands espaces et le lien puissant avec le monde animal les derniers repères de l’héritage de son peuple.

Critique :
Ceci était mon premier James Welch, ce ne sera pas mon dernier et pourtant, la rencontre espérée n’a pas eu lieu comme je le pensais.

Du narrateur, le personnage principal, nous ne connaîtrons jamais son nom.

Tout ce que nous saurons c’est qu’il a 32 ans, qu’il vit toujours dans le ranch de sa mère, aux côtés de sa grand-mère, qu’il est Blackfeet, qu’il a perdu un frère, un père et que nous sommes au Montana dans les années 60.

Le récit est lent, fait d’errances du personnage de bar en bar et ce sont ces passages qui ont tué le récit et ont fait que je n’ai pas été happée par le roman.

Tant que notre Blackfeet se remémorait ses jeunes années aux côtés de son frère ou qu’il nous parlait de la vie dans les champs à rentrer les foins ou les bêtes, j’étais preneuse, mais une fois arrivée au bar, je m’éclipsais.

Notre personnage souffre, terriblement, même s’il ne le dit qu’à demi-mot. Il est Indien, on lui a volé sa culture, ses territoires, les Blancs ne le respectent pas…

Comment arriver à concilier ses racines culturelles, ancestrales, ce qui fait de lui un Amérindien tout en évoluant dans ce monde de Blancs qui vous demande de vous intégrer alors qu’il ne pense qu’à vous éradiquer ? Ou du moins, à vous parquer dans un coin et que vous fassiez silence…

C’est pessimiste, sombre et ne donne pas envie de chanter joyeusement.

Mais ce n’est pas cette sombritude© qui m’a plombé la lecture, ni les descriptions de la vie dans un ranch mais les errances alcoolisée de notre personnage principal. J’y ai perdu pied, je m’y suis emmerdée ferme et pour finir, j’ai sauté ces passages.

Pas grave, il me reste d’autres romans de l’auteur à lire et c’est bien le diable si je n’y trouve pas mon bonheur.

Le Mois Américain – Septembre 2020 – Chez Titine et sur Fesse Bouc.

La note américaine : David Grann

Titre : La note américaine

Auteur : David Grann
Édition : Globe (07/03/2018)
Édition Originale : Killers of the flower moon (2017)
Traducteur : Cyril Gay

Résumé :
L’histoire vraie, trouble et tortueuse d’une série de meurtres qui comptent parmi les plus mystérieux et les plus monstrueux de l’Histoire des États-Unis.

Dans les années 1920, les hommes les plus riches au monde étaient Amérindiens, et appartenaient à la tribu des Osages.

Une fois le pétrole découvert sous leurs terres, dans l’Oklahoma, ils se sont mis à rouler dans des automobiles conduites par des chauffeurs, se sont fait construire de belles demeures et ont envoyé leurs enfants étudier en Europe.

Puis, un par un, les Osages ont commencé à disparaître dans d’étranges circonstances. Dans ce Wild West où se croisaient desperados et magnats du pétrole, ceux qui osaient enquêter sur cette tuerie étaient assassinés à leur tour…

Le nombre de morts ne cessant d’augmenter, le FBI se saisit de l’affaire, et perça les mystères d’une gigantesque conspiration, mettant au jour une série de crimes aussi choquante qu’effrayante.

Fondé sur des années de recherche, La Note américaine est un chef-d’œuvre de narrative nonfiction : David Grann mène l’enquête, et chacune de ses découvertes amène son lot de surprises sinistres, de rebondissements et de secrets lourds à porter.

Un livre percutant, d’une grande puissance, qui constitue un témoignage littéraire bouleversant.

Critique :
L’Oklahoma est une terre aride, sans perspectives intéressantes, d’ailleurs, ceux qui y firent la première ruée, surveillés par Lucky Luke, quittèrent vite cette terre de misère.

Quoi de plus naturel, alors, pour le Gouvernement Blanc d’y parquer les Osages, peuplade Indienne, qui, comme les autres tribus, gênait ces messieurs dans leur grands projets d’aménagement du territoire ?

Allez hop, cassez-vous là-bas, bande d’emplumés ! (ceci est la pensée de l’époque et non la mienne, je précise pour ceux/celles qui ne l’auraient pas compris).

Mais si la terre de l’Oklahoma n’est guère propice à la culture, son sous-sol est riche d’une substance noire et puante : le pétrole ! Sortez les derricks et faites revenir Lucky Luke pour s’y balader à l’ombre de ces derniers.

Je plaisante, pourtant, il n’y a rien qui prête à rire dans ce roman mais je me devais d’évacuer la tension et la rage dirigée contre « ma race » (les Blancs) et le gouvernement américain.

Après les avoir retiré de leurs terres, on a balancé les Indiens dans des coins de misère, on leur a enlevé les bisons, la possibilité de les chasser, de vivre dignement, de continuer leurs rites, on les a rationné, le Gouvernement n’ pas payé pas l’argent qu’il leur devait (ou alors, il l’a fait en ration de bouffe merdique), on a voulu les assimiler de force à nos coutumes de Blancs et si des Indiens sont devenus riches grâce au pétrole, on a estimé qu’ils n’étaient pas capables de gérer leur argent et donc, on les a mis sous tutelle de curateurs ultra véreux et voleurs…

Je ne vous dis pas le nombre de fois où j’ai vu rouge… Dans ces pages, la cupidité, le racisme, la mauvaise foi, l’injustice, la jalousie et l’envie de ce que l’autre possède sont légion, comme si toute une partie des salopards de l’Amérique s’étaient donné rendez-vous sur cette terre dont personne ne voulait avant.

Pourtant, les Osages avaient bien négociés les droits de l’exploitation du pétrole, ils avaient été malins car leur vision était sur le long terme et avaient blindé la chose en faisant en sorte que les parts de chaque membre ne soient transmissibles que par héritage.

Trop malins sans doute, ce qui a énervé l’Homme Blanc, obligeant les Osages à avoir des curateurs Blancs. Quand Homme Blanc pas content de voir Or Noir filer entre ses doigts, lui toujours faire ainsi pour spolier l’Autre.

Ce roman qui a tout d’un roman noir n’est pas une fiction, hélas, tout ceci est réel : le pétrole sur leurs terres, ainsi que les meurtres crapuleux qui touchèrent des Osages et les différentes enquêtes qui eurent bien eu lieu mais se soldèrent par un grand point d’interrogation tant on leur mettait des bâtons dans les roues ou des couteaux dans le dos.

À la manière de Truman Capote, pour son roman « De sang-froid », David Grann nous plonge dans l’histoire en temps réel, nous présentant les différents protagonistes, leurs assassinats, les peurs des autres, les enquêteurs qui piétinent ou qui disparaissent mystérieusement, jusqu’à ce qu’on balance un certain J. Edgar Hoover à la tête de l’enquête.

Enfin, pas vraiment lui, mais les hommes de son Bureau Fédéral d’Investigation qui devront autant jouer à Sherlock Holmes qu’a James Bond afin de s’infiltrer sans se faire remarquer. Et dans ce rôle, Tom White fut extrêmement bon enquêteur.

Chaque fois qu’un personnage entre dans la danse, l’auteur nous offre une courte biographie de ce dernier, allant même jusqu’à nous parler de son enfance, de ses parents, de ce qu’il a vécu, le tout au détriment de l’intrigue puisque nous en perdons un peu le fil mais l’avantage est que l’auteur nous y replonge assez vite.

Ce procédé ne m’a pas dérangé, il m’a permis de mieux faire connaissance avec tout le monde et j’ai eu l’impression de découvrir l’Amérique par le petit bout de la lorgnette, mais cela pourrait rebuter les lecteurs qui chercheraient un récit linéaire et dont la bio de chacun serait intégrée au texte, fondue dans l’histoire.

Les recherches qu’a dû faire l’auteur furent colossales, ça se sent bien dans son texte et en plus de la bio du personnage et ses actions, nous avons souvent eu droit à une photo de lui et de sa famille, renforçant encore plus le caractère Historique de cette enquête.

Lorsque j’eu terminé ma lecture, je ne savais plus trop où je me trouvais tant j’avais été abasourdie, dégoûtée, ébranlée, choquée, déroutée par ce que je venais de lire.

Mélange entre le roman noir et historique, entre le récit vrai et le polar whodunit, ce roman inclassable ne laissera sans doute personne indifférent.

Roman saisissant de par le portrait de la communauté Osage qu’il nous offre et cette plongée dans  un chapitre de l’Histoire sombre des États-Unis où les oppresseurs américains Blancs spolièrent les oppressés Osages avec une froideur et une mauvaise foi qui donne envie de gerber.

Glaçant, lorsqu’on fini les dernières pages et que l’on se rend compte que tout ne sera jamais vraiment élucidé et que des meurtriers courent toujours. Enfin, non, maintenant, ils ne courent plus, mais ils n’ont jamais été inquiétés.

Un dernier roman fort que j’ai lu avant de basculer en 2019… Si quelqu’un a un « Oui-Oui » à me prêter, je le lirai volontiers !

Gun Machine : Warren Ellis

Titre : Gun Machine

Auteur : Warren Ellis
Édition : Éditions du Masque / Le Livre de Poche (2015)

Résumé :
John Tallow est un flic new-yorkais typique : célibataire, désabusé, plus trop dans le coup. Son équipier de toujours, lui, c’est le bon flic, celui que tout le monde aime.

Ils sont appelés pour intervenir dans un immeuble décati de Pearl Street, où un forcené en surpoids nu comme un ver hurle et tire sur tout ce qui bouge dans la cage d’escalier. Rosato monte le premier, se fait exploser le cerveau devant Tallow, impuissant, qui est éclaboussé des restes gluants et visqueux de son co-équipier.

Fou de rage, il décharge son flingue sur le forcené et défonce en même temps le mur d’un appartement.

Quand les techniciens de scène de crime arrivent sur place, ils tombent nez à nez avec une centaine d’armes, fixées sur les murs, du sol au plafond… Des armes qui semblent correspondre à des meurtres non élucidés.

Convoqué par sa supérieure, Tallow se fait passer un savon.

Le meilleur flic de la brigade est mort et les voilà avec un arsenal d’armes relié à des cold cases sur les bras.

Sa punition : démêler l’affaire avec pour seule aide deux bras cassés. Une journée qui commence très mal…

Critique
Vous aimez suivre un lieutenant de police un peu barje sur les bords qui enquête dans une histoire pas du tout comme les autres, aidé d’un duo de bras cassés frappadingues, oscillant entre le génie et l’autisme pour le public relation ?

Vous aimez les coups retors dans le dos et les magouilles en haut de l’échelle ?

Vous avez un faible pour les dialogues pas piqué des vers et le langage argotique vous met en joie ?

Alors voilà un roman noir fait pour vous, messieurs dames !

John Tallow est un flic new-yorkais, à Manhattan. Le genre de flic qui se la coule douce. Mais voilà qu’après la mort de son collègue, abattu par un gros forcené tout nu, notre John Tallow se met à jouer les John Wayne, refroidit le gars et sans le faire exprès, met la main sur un appart entièrement tapissé de flingues.

Forcené à poil se campa au bord du palier, pointa son fusil et tira. Le coup arracha la partie supérieure gauche du crâne de Jim Rosato. Il y eut un ploc quand un bout de sa cervelle s’écrasa contre le mur.

C’est à kiki tout ça ?? On ne le sait pas…

Au bas mot (et Obama), il y a au moins 200 armes correspondant à quelques 200 homicides non résolus… Le tout rendrait la Lilly Rush de Cold Case folle de joie et en transe orgasmique.

— Tout ce que t’as fait, lieutenant, c’est trouver l’adresse du diable à New York, et maintenant, il a changé de crémerie.

Tallow, lui, il s’est mis tout le monde à dos et va se retrouver obligé de bosser avec deux techniciens de scène de crime (TSC) totalement hors-normes !

— D’accord. Si vous me disiez qui s’occupe de la planque de Pearl Street ?
— Ah. Ça.
Tallow était à peu près sûr qu’il ne venait pas d’avouer avoir fricoté sexuellement avec des chatons, pourtant l’expression du très gros APTS laissait planer le doute.
— Alors c’est toi, poursuivit l’autre.
— C’est moi.
— J’irais m’installer à l’hôtel si j’étais toi, mec. Dis à personne quel hôtel. Et achète-toi une armure.

Quand tout le monde vous lâche ou tente que vous couliez tout seul dans la maison poulaga, parce qu’ici, ben, on est pas dans la série Blue Bloods (ou une autre) où tout le monde y s’aime et qu’il est solidaire, loin de là ! La grande famille, c’est pas chez les flics, ici, c’est chacun pour soi et tous contre John, presque.

Quand on vous colle dans les pattes Bat, un technicien bricoleur de génie mais un peu zot (fou, en bruxellois) et une autre – Scarly – tout aussi disjonctée, lesbienne et pas faite pour les relations humaines… Oh my god !

— Franchement, dit Scarly, si j’avais su que le mariage c’était autant d’emmerdes, je serais jamais allée dans les manifs pour demander d’y avoir droit. Vous pouvez vous le garder, hétéros de mes deux.

Oui, ça fait des étincelles ce super trio qui s’étoffera au fil des pages et vous fera vivre un récit des plus atypiques, à l’exact opposé des sentiers battus de ce que l’on pourrait s’attendre avec un roman composé d’enquêteurs ou de policiers new-yorkais (genre scénario de NYPD Blue).

Un petit roman noir aux dialogues jouissifs, plaisant, amusant, avec du suspense, du mystère, un méchant des plus étrange, un roman qui m’a entrainé dans les bas-fonds de Manhattan, m’apprenant des tas de petites choses sur la ville, son Histoire et me faisant lever les yeux au ciel de bonheur devant les dialogues argotiques et d’une composition littéraire loin d’une symphonie de Mozart. Ici, ça cause mal.

Sa queue reposait sur ses burnes joufflues comme un clito grisâtre. Sa poitrine arborait un pauvre tatouage au nom de Regina, étiré par ses nichons poilus.

— Le premier jour où mon vieux père m’a cru assez malin pour me branler et mâcher du chewing-gum en même temps, voilà ce qu’il m’a dit. Il m’a dit : « Le truc avec le terrain, fils, c’est qu’on en fait plus. » […]

Mais putain, qu’est-ce que c’était bon !

— Tiens cette putain de porte, merde ! C’est comme essayer de botter les fesses d’un cochon à travers le chas d’une aiguille, ce truc !

Cerise sur le gâteau, ce roman fait partie des A.A ! Non, pas les Alcoolos Anonymes, bande de moules, mais c’est un Anglais qui parle de l’Amérique ! Double challenge et double emmerdements pour les deux taulières que sont Noctembule et Titine, tout ça avec un seul roman…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le « Challenge US » chez Noctembule, « Ma Pedigree PAL – La PAL d’excellence » chez The Cannibal Lecteur et « A year in England » chez Titine.