Le train des orphelins – Tome 8 – Adieux : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 8 – Adieux

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo (2017)

Résumé :
À la fin des années 1920, Lisa a été élue maire de Cowpoke Canyon par acclamation. Elle désigne la veuve Goswell comme shérif.

Au grand désespoir du petit Joey, Lisa se laisse courtiser par le beau Lee, venu construire la maison des orphelins. Mais Lee imagine déjà Lisa en épouse soumise.

C’est bien mal la connaître.Soixante-dix ans plus tard, le vieux Joey a pris la route du Connemara, à la rencontre de la petite Louisa. Il est accompagné par la lumineuse Aileen, dont il continue à douter de l’existence réelle.

Devant la situation préoccupante de Louisa, Joey voit un signe envoyé par Lisa et un sens à donner à son histoire.

Critique :
♫ Et voilà, c’est fini ♪… Et c’est le coeur lourd que je termine cette série car je m’étais attachée aux personnages.

Mais je les quitte aussi le cœur léger car je sais que maintenant, tout va bien aller.

La saga du train des orphelins se termine définitivement avec ce tome, même s’il est plus consacré au voyage que va faire Joey pour retrouver ses origines.

Tous les arcs narratifs sont terminés et j’avais le coeur gros en arrivant à la fin car je m’étais attachée à cette bande d’orphelins qui ont suivi des destins fort différents l’un de l’autre.

On pourrait trouver ces deux derniers tomes « hors sujet » mais malgré le fait qu’ils se déroulent plus dans le présent que dans le lointain passé, je les ai trouvé utiles afin de clore cette belle saga d’une manière plus douce, plus complète.

Je ne vais pas me plaindre d’avoir eu deux albums de plus rien que pour mon plaisir, autant celui des yeux avec les dessins et les couleurs, que celui de mon esprit avec des bons scénarios.

Une fois l’album refermé, j’avais un sourire triste puisque je quittais tout le monde, un sourire amusé car j’avais eu droit à quelques situations cocasses et un sourire ému.

Mon seul regret sera de ne pas avoir eu l’occasion de lire toute la saga l’année dernière…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°90] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le train des orphelins – Tome 7 – Racines : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 7 – Racines

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo (2017)

Résumé :
Les femmes du train prennent le pouvoir à Cowpoke Canyon.

À la fin des années 1920, à Cowpoke Canyon, Lisa est entrée en résistance suite au véto que les employeurs d’orphelins de la ville ont mis à son projet d’école du soir.

De son côté, la veuve Goswell a décidé que Coleman, son fiancé, serait le prochain maire.

Mais Coleman, est poltron, misogyne et sans aucun sens politique. Pour la veuve c’en est trop, elle se rallie à l’avis de Lisa : les femmes doivent prendre les choses en mains.

Soixante-dix ans plus tard – depuis le décès de Lisa, le vieux Joey broie du noir et souffre de la solitude.

Son radio émetteur reste son seul lien avec le monde et c’est grâce à lui qu’il fait la connaissance de la jeune Louisa qui vit esseulée sur une petite île d’Irlande.

Critique :
Le train des orphelins est terminé et ce nouveau cycle nous parle de l’après…

Tout le monde s’est retrouvé, tout le monde continue sa vie et Joey décide de voyager.

Dans le passé, nous allons savoir ce qui s’est passé après le décès d’Effron et comment Lisa est devenue une femme de poigne, une femme de pouvoir, une femme qui pense aux orphelins que l’on exploite dans la ville.

C’est une bonne idée que les auteurs ont eu de prolonger la série d’un nouveau cycle de deux albums.

On retrouve les personnages que l’on apprécie, et le gamin Joey est moins agaçant que dans les premiers volumes. Plus âgé, il prend de grandes décisions, lui qui est introverti et casanier.

Les racines, c’est important. Savoir d’où on vient, qui on est, qui sont nos ancêtres. Nos orphelins ont grandi avec ce vide en eu et Joey aura au moins l’occasion d’aller en terre d’Irlande pour tenter de chercher ses racines.

Par contre, si on avait toujours eu un parallèle entre le passé et le présent, l’un éclairant l’autre, ici, ce sont deux récits différents qui sont présentés : le voyage de Joey et la vie qu’il a eu avec Lisa, à Cowpoke Canyon.

Il me reste un tome à découvrir et ensuite, je laisserai mes amis tranquille et continuerai la route avec d’autres.

Une belle série, toute en émotions, sombre à ses heures, mais lumineuse aussi car ces enfants ont réussi, tant bien que mal, à faire leur vie comme ils le pouvaient.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°87] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Bohemian flats : Mary Relindes Ellis

Titre : Bohemian flats

Auteur : Mary Relindes Ellis
Édition : 10/18 (2015)
Édition Originale : The Bohemian Flats (2014)
Traduction : Marc Auligny

Résumé :
Au pied de Minneapolis, sur la rive du Mississippi, se dressent de petites baraques de bois connues sous le nom de Bohemian Flats.

C’est là, dans un joyeux chaos, que des migrants venus des quatre coins d’Europe, Tchèques, Irlandais, Finlandais ou encore Russes, échangent leurs histoires, partagent leurs coutumes, et s’épaulent sur le chemin laborieux du grand rêve américain.

Parmi eux, Albert et Raimund Kaufmann et leur amie d’enfance, Magdalena Richter, aspirent à un avenir plus libre, loin d’une Allemagne moyenâgeuse et intolérante. Mais la Première Guerre mondiale éclate, et avec elle s’envole la belle harmonie qui régnait dans les Flats.

Rattrapés par leur identité allemande, Albert, Raimund, Magdalena et leurs enfants vont être confrontés au passé douloureux de la famille, et à des secrets qu’ils croyaient enterrés pour toujours.

Critique :
L’histoire de la famille Kaufmann s’étale de 1881 à 1968, elle commence en Allemagne et continuera ensuite en Amérique.

Mary Relindes Ellis m’avait emportée dans « Wisconsin » et elle a remis ça, une fois de plus.

Ses personnages sont magnifiques, réalistes, sympathiques, humains, que ce soit le tout jeune Raimund et son frère Albert, leur parents, leur professeur Herr Richter, son épouse…

Commençant son récit dans l’Allemagne de 1881, l’auteure va nous conter la vie de la famille Kaufmann en prenant le temps de nous les présenter et de poser le décor d’une Allemagne rurale.

Les thèmes présentés sont des vieux amis : les relations dans une fratrie, les rapports entre le père et ses fils, la découverte de la sexualité, la figure maternelle, les mariages arrangés, les préjugés, l’intolérance, la religion, l’enseignement, les études, le travail à la ferme, dans les champs, l’envie, la jalousie, la convoitise… Et la fuite vers un autre continent.

C’est beau, c’est puissant, ça se dévore lentement car l’écriture de l’auteure se déguste. Elle n’est pas simpliste, loin de là. Moi qui ai d’habitude un bon rendement de pages à l’heure, j’ai mis plus de temps à avancer, sans pour autant m’ennuyer.

Le rêve américain cher à Trumpinette n’est une carabistouille pour moi. D’accord, en partant aux États-Unis tous les rêves sont permis, tout est possible, vous pouvez réussir en étant parti de rien. Mais pour un qui a réussi, combien ont chuté ? Le soleil ne brille pas pour tout le monde et si on veut devenir riche, faut écraser les autres.

D’ailleurs, aux Etats-Unis, la naissance ne détermine pas la position de l’individu dans la vie : à force de travail, un paysan peut s’élever au rang d’important homme d’affaires, voire occuper une fonction politique. La quantité d’argent ainsi gagné permet également d’acquérir un certain vernis social, mais l’accroissement de la richesse s’accompagne aussi d’une forme de censure que certains appellent les bonnes manières.

Le titre ne le laisse pas deviner, mais toute l’histoire ne se déroule pas dans les Flats de Minneapolis puisque nous aurons la genèse en Allemagne (Bavière) et après, une partie de l’histoire se déroulera dans une ferme de Chippewa Crossing dans le Wisconsin.

Le récit nous contera la vie de la famille Kauffman, leur voyage jusqu’au États-Unis, leurs coups durs, la vie difficile dans les Flats mais empreinte de solidarité entre tous ses habitants, victime du mépris des autres habitants de la ville puisque ne vivent dans les Flats que les gens pauvres.

Le mépris et la haine, nous les retrouveront au moment de la Première Guerre Mondiale où malgré le fait que des hommes originaires d’Allemagne se battent aux côtés d’Américains, ils sont vus comme des espions, des traîtres, des gens à abattre ou à renvoyer chez eux.

Mais dans les lettres suivantes, il évoque les sarcasmes subtils, puis un peu moins subtils, qu’il endure de la part des ingénieurs anglo-saxons, en plus du préjugé anti-allemand qui ne cesse de se répandre à Minneapolis et à Saint Paul. Il n’y a que sur les Flats qu’il se sent à l’abri des insinuations malveillantes.

— Les Anglo-Saxons ont toujours été comme ça depuis que j’habite ici, répond l’homme-ours. Pour eux, ceux qui viennent de pays situés à l’est de Paris sont des Polacks, des Boches, des Bohêmiens ou des sales Russes, assez bons pour travailler dans les manufactures et les usines mais pas assez pour s’asseoir à leur table ou être respectés comme n’importe quel Anglo-Saxon, homme ou femme.

Bizarrement, TOUS les Américains sont issus de l’émigration massive (sauf les Natifs que sont les Amérindiens, qui sont là depuis bien plus longtemps), tous sont étrangers et pourtant, les Anglo-Saxons se considèrent comme les seuls vrais Américains et tous les autres sont déclarés des étrangers.

Mon seul petit bémol pour ce récit sera pour le personnage d’Otto, le frère aîné Kauffman qui est le salopard de ces pages, même si, une fois tout le monde parti en Amérique, nous ne le reverrons pas avant la fin.

Là où le bât a blessé, c’est que Otto va commettre un acte abject, abominable, dégueulasse, honteux (les mots me manquent), qui ne sert en rien le récit et qui m’a semblé déplacé, hors de propos, vu les années qui avaient passé et que cet acte ne lui rapporterait rien qu’une sale vengeance très basse et complètement inutile. Voilà, c’est dit.

Un magnifique récit qui couvre les périodes allant de 1880 à l’après 1960, commençant en Bavière et allant jusque dans le Minnesota, en passant par le Wisconsin et passant un peu par les champs de batailles de la Première Guerre Mondiale.

Une fresque familiale qui s’étale sur 80 ans, servie par des personnages sympathiques, émouvants, portés par une écriture très belle. Une fresque qui rend hommage à tous ceux qui ont construit l’Amérique et qui n’étaient que des petites gens, pauvres.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°85] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.


 

Le train des orphelins – Tome 6 – Duels : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 6 – Duels

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo (2016)

Résumé :
À sa mort, Lisa, l’adolescente qui avait pris soin des orphelins déplacés vers l’Ouest américain dans les années 1920, laisse une lettre dévoilant le secret d’Harvey.

Le garçon qui a volé l’identité de Jim, l’un des orphelins, a été témoin d’un meurtre commis par Joey, le jeune frère de Jim.

Soixante ans plus tard, Jim et Joey, âgés mais toujours solidaires, décident de se rendre chez Harvey pour apprendre la vérité à leur petite sœur Anna, restée toute sa vie auprès de celui qu’elle pense être son frère.

Critique :
Ce qui est perdu l’est à jamais, surtout en ce qui concerne le temps. Jim et Joey se sont retrouvés, mais après 70 ans, on n’a pas toujours grand-chose à se dire.

Si les deux frères sont rassemblés, c’est l’équivalent d’une sœur, d’une mère, que Joey perd quand Lisa s’en va définitivement. Or, une soeur, il en avait déjà une, lorsqu’il était petit… Anna, qui a été séparée de ses frères.

Dans ce tome, fort émouvant, on rassemble une partie des orphelins, vieux et on retrouve ce salopard d’Harvey, qui, même à son âge, a toujours son petit sourire mauvais en coin.

Une fois de plus, il a joué un rôle important à Cowpoke Canyon, lorsqu’il a dû y aller, malgré lui, afin que ses parents adoptifs ne découvrent pas son secret.

Comme toujours, il manipule les adultes, jouent avec eux, fait du chantage, des promesses, des menaces et pousse le machiavélisme très loin, si loin que Lisa gardera jusqu’au bout le secret de sa véritable identité, afin de ne pas nuire à une autre personne.

Lisa… Un personnage qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ne s’est pas laissée marcher sur les pieds par son mari et a réussi à tirer des ficelles dans l’ombre afin d’éviter que plus d’orphelins ne se fassent exploiter à Cowpoke Canyon. Avec elle, le Girls Power va prendre une autre envergure.

Les aller-retours entre le présent et le passé sont toujours bien exécutés, on ne perd jamais le fil du récit et sont dans la continuité de ce que l’on venait de lire.

Les mystères soulevés ont été résolus, sans devoir attendre plusieurs tomes puisque les auteurs ont découpés leur récit en cycle, fermant un avant d’en entamer un autre.

Les différentes révélations sont venues au compte-goutte car il faut faire durer le suspense du cycle, mais au moins, maintenant, on sait le plus important et on peut entamer le dernier cycle (ou s’arrêter ici). Moi, je vais jusqu’au bout.

Une excellente série, sombre, dure, où l’Homme ne se montre pas sous son meilleur jour et où l’exploitation de l’enfant par l’adulte était quelque chose de tout à fait normal, dans les années 20. Personne pour s’en indigner, ou si peu.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°78] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le train des orphelins – Tome 5 – Cowpoke Canyon : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 5 – Cowpoke Canyon

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo Edition (07/01/2015)

Résumé :
1990 : Jim a trouvé la paix auprès de Bianca, mais Joey, son frère, reste pétri de haine pour Harvey, celui qui a volé l’identité de Jim, et rien ni personne ne l’en guérira… pas même Lisa, l’amie de toujours.

Pourtant, à la mort de Lisa, Joey annonce qu’il accompagnera Jim pour rendre à Harvey son dossier d’adoption.

1922 : à Cowpoke Canyon, les affaires sont florissantes et la main d’oeuvre bon marché grâce aux orphelins qu’Effron, le maître des lieux, fait venir en grand nombre. Le petit Joey, livré à lui-même, survit tant bien que mal.

Lisa, mariée à Effron, est maman d’un petit garçon et tentent de faire oublier ses origines de fille des rues.

Critique :
Que peuvent se dire deux frères qui se revoient après 70 ans de séparation ?

Joey voulait tant retrouver son frère quand il l’avait perdu, après leur voyage dans le Orphean Train et voilà qu’en 1990, ils se regardent comme deux étrangers.

Personne n’a eu la vie facile dans les orphelins, hormis Harvey la crapule machiavélique et Joey semble être celui qui est le plus rancunier, qui a gardé les blessures les plus profondes, comme s’il ne voulait pas qu’elles cicatrisent.

La page sombre de l’Amérique continue, l’exploitation des enfants, main d’oeuvre bon marché aussi.

Quand on a une ville à construire, à étendre (Cowpoke Canyon) et qu’on est son maire, son shérif et le chef tout puissant, quoi de mieux que de faire venir des orphelins de New-York et de leur offrir le bon air pur de la campagne en leur faisant construire une partie de la ville ? Des Légos grandeur nature…

Harvey continue son petit manège, séduit tout le monde, continue de pousser l’imposture et de manipuler les adultes, faisant chanter les uns, promettant des choses à d’autres, tirant les ficelles dans l’ombre.

L’album alterne toujours l’histoire entre le passé et le présent, l’éclairage commence à se faire, on comprend certaines choses, d’autres sont encore obscures, comme le fait que Lisa s’en veuille pour quelque chose. C’est la première fois qu’elle en parle.

Un 5ème tome qui est toujours dans la lignée des premiers et qui nous montre une partie de ce que fut la vie de Lisa et Joey, à Cowpoke Canyon et ce n’était pas du gâteau.

Anybref, une saga que j’adore et que j’ai bien fait de découvrir !!!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°75] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Walter Appleduck – Tome 2 – Un cow-boy dans la ville : Fabcaro et Fabrice Erre

Titre : WalterAppleduck – Tome 2 – Un cow-boy dans la ville

Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabrice Erre

Édition : Dupuis (2020)

Résumé :
Son master de cow-boy en poche, Walter Appleduck regagne la ville en compagnie de Billy, l’adjoint du shérif de Dirtyoldtown. Son objectif est désormais que celui-ci s’ouvre aux valeurs modernes et humanistes.

Mais loin de son Ouest sauvage, Billy, homme rustre, macho, grossier et alcoolique, a beaucoup de mal à s’adapter.

Critique :
Walter Appleduck est un être civilisé, cultivé, poli, instruit, ouvert d’esprit et aux autres cultures.

Puisque son stage à DirtyOldTown  est terminé, il invite l’adjoint au shérif, Billy, dans la grande ville.

Billy, l’adjoint, est le négatif de Walter : il est grossier, bourru, impoli, imbuvable, raciste, con, gaffeur, macho, crétin, inculte, rustre,… n’en jetez plus !

Anybref, pour arriver à ouvrir l’adjoint du shérif aux valeurs humanistes et modernes, faut se lever très tôt le matin.

On prend les mêmes, on recommence, mais on inverse l’histoire : après le citadin qui débarquait dans la ville de l’Ouest, voici le bouseux délicat de la gâchette qui arrive en ville. Changez de trottoir !

Ce que j’apprécie dans cette bédé, c’est le ton décalé, déjanté, utilisé par les auteurs, que se soient dans les dessins ou dans les dialogues.

Lorsque l’on est attentif, on remarque des petits détails amusants dans les cases, comme ces chevaux devant un grand hôtel qui portent les insignes Rolls-Royce et Ferrari. Il y en a plein, à vous de les découvrir.

Billy est un personnage qu’on n’a pas envie de trimbaler derrière nous tant il est un crétin fini mais il est drôle et ses péripéties avec le bandit Rascal Joe sont des plus hilarantes. Le tout est à prendre au second degré, bien entendu.

C’est corrosif, sous le couvert d’humour, les auteurs taclent notre société de consommation, l’art, les restos gastronomiques, le racisme… Tout y passe à la moulinette de l’humour noir et des running gags avec Rascal Joe.

Scénario déjanté avec des dessins cartoonesques (qui va bien au ton de la bédé), cette bédé est parfaite pour rire un bon coup, pour se détendre le corps et l’esprit ou pour se changer les idées si on broie du noir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°74] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le train des orphelins – Tome 4 – Joey : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 4 – Joey

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo Edition (12/03/2014)

Résumé :
Faute d’être bien nés, ils feraient tout pour être bien adoptés.

Après avoir fugué de leur famille d’adoption, Lisa et Joey arrivent à New York dans l’espoir de retrouver leur ami et grand frère, Jim.

Sur place, ils demandent l’aide de M. Coleman, en charge du placement des orphelins à bord du train où ils voyageaient, et aujourd’hui licencié et poursuivi pour trafic d’enfants.

Lorsque ce dernier apprend que Jim serait en ville, il y voit l’occasion de tirer profit du secret du jeune garçon en le faisant chanter.

Jim, qui n’est autre qu’Harvey l’usurpateur, ne voit pas d’un très bon oeil les recherches de Lisa et Joey, et la pression de Coleman, car elles pourraient mettre en péril son identité auprès de ses richissimes parents adoptifs..

Critique :
Qu’aurait été le destin de ces orphelins s’ils avaient grandi à New-York au lieu d’être dispersé dans l’Ouest, offert à des familles qui manquaient de bras ou juste d’enfants ?

Le destin d’Harvey aurait été tout autre, sans la cuillère en argent qu’il a su mettre dans sa bouche, Joey n’aurait pas été séparé de son grand frère mais il n’aurait jamais rencontré Lisa…

Leurs vies auraient-elles été mieux ou pire ? Nul ne le saura jamais, mais une chose est sûre, ce qu’ils ont vécu durant leur enfance leur forgera leur caractère une fois adulte.

Joey, jeune ou vieux, est toujours bougon, tête de mule et nous balance toujours ces « Moi j’aime pas… ».

Alternant les moments du passé (1920) et ceux du présent (1990), ce tome nous fera voyager aussi dans le pays puisque nous serons à New-York avant de repartir ailleurs…

Le périple phénoménal que Joey et Lisa ont réalisé dans le tome précédent leur refera croiser la route d’une vieille connaissance : Harvey.

Ce diable de merdeux joue toujours à cacher ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire un gamin fourbe, manipulateur, menteur, qui sait jouer tout en finesse et manœuvrer sa barque là où il veut qu’elle aille. Plus habile qu’un politicien véreux, cet enfant donne des envies de meurtre.

Machiavélique comme ça, c’est presque pas possible pour un enfant de cet âge… Manipulateur, oui, mais jamais à un tel degré de puissance, du moins, pour un gosse d’à peu près 10 ans… Même à 12. Irréaliste mais ça met pimente l’histoire de fourberie puisque tous les coups sont permis pour ce démon en culottes courtes et à casquette.

Ce tome 4 joue avec nos émotions et ne manque pas de rythme vu les rebondissements et le fait que tous les sales coups sont permis… L’arrivée d’un nouveau personnage énigmatique ouvre aussi d’autres possibilités et on se demande ce que le tome 5 va nous réserver, maintenant que le sort en est jeté.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°62] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Walter Appleduck – Tome 1 – Cow-boy stagiaire : Fabcaro et Fabrice Erre

Titre : Walter Appleduck – Tome 1 – Cow-boy stagiaire

Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabrice Erre

Édition : Dupuis (Février 2019)

Résumé :
Walter Appleduck est un jeune homme cultivé, poli et bien éduqué qui fait un « master cowboy ». Le shérif de DirtyOldTown et son adjoint Billy ont accepté de le prendre en stage pour lui apprendre les rudiments du métier.

Critique :
Le panneau à l’entrée de la ville de DirtyOldTown est clair et net : « Étranger, ici on n’aime pas trop les étrangers ».

Pourtant, vous auriez tort de passer votre chemin car la ville de DirtyOldTown vaut le détour, surtout ses habitants.

D’accord, le shérif ne fout rien, on s’évade facilement de la prison, Rascal Joe vous le dira et son adjoint, Billy est l’archétype du type rustre, macho, grossier, misogyne, violent, alcoolique, bas du front, xénophobe, arriéré, fermé, ethnocentré, opportuniste, conservateur et aux idées dangereusement fascisantes. Dixit Miss Rigby que Billy drague comme un manche.

Mais nom d’un colt chargé, qu’est-ce qu’on se marre avec l’adjoint Billy ! Parce que même si c’est un xénophobe bas de plafond, il fait rire tellement il est crétin.

J’avais découvert cette bédé dans l’hebdo Spirou et j’avais déjà ri. La relire m’a fait encore plus rire car j’ai remarqué des tas de petits détails dans les dessins que je n’avais pas aperçu lors de ma première lecture.

Fabrice Erre, le dessinateur, a le sens du détail. Par contre, son trait à lui, c’est les gros yeux, l’absence de coudes (il ne sait pas les dessiner) qui donne des bras tout mous et les doigts aussi, quant aux chevaux, on ne va pas en parler car je n’ai jamais vu un équidé galoper de la sorte.

Ailleurs, je hurlerais, mais pas dans une bédé humoristique qui utilise tous les codes du western tels que les duels, les attaques de banques, de diligence, des Indiens, l’arrivée du télégraphe, la poursuite d’un hors-la-loi tout en les détournant pour les mettre parfois à la sauce moderne.

Le pauvre Walter Appelduck qui vient en tant que stagiaire va découvrir un monde qu’il ne suspectait pas… Lui qui rêvait d’authenticité pour sa thèse, il va souvent être surpris et les lecteurs aussi, pour notre plus grand plaisir.

Détourner les clichés des western pour en faire une critique acide et drôle de notre société, fallait y arriver. Pari réussi pour ce duo qui m’a fait rire devant tant de situations folles, délirantes, dingues, drôles, le tout à la sauce un peu acide car c’est traité de manière intelligente, même sous couvert d’humour bête.

Le fait d’avoir des références de notre monde dans celui du far-west, comme le magazine people Cowser, les émojis dans les télégrammes, une cuisine équipée ou autre ne choque pas.

Anybref, voilà une bande dessinée intelligente, drôle, caustique, qui, tout en respectant les codes western les détourne pour tacler notre société de consommation, l’égalité des sexes, les préjugés, le racisme, la politique, la liberté de presse, la privatisation des sociétés, le travail non payé…

Rions de nos travers et faisons-le intelligemment. Une bédé qui, malgré ses dessins « gros nez », vole beaucoup plus haut qu’on ne pourrait le penser, au premier abord.

Le Shérif : — Que se passe-t-il ?!
Le conducteur du convoi : — Le convoi a été attaqué par des Indiens ! Alors qu’on passait tranquillement au milieu de leur village en écrasant tout…
Le Shérif : — Saletés de bougnoules à plumes !
Walter : — C’est un peu raciste de dire ça, non ?
Le Shérif : — Hein ? Mais non je suis pas raciste.. J’ai même un ami qui a des poules avec des plumes… Non vraiment, c’est pas mon genre…
Walter : — Ah, ben vous me rassurez, parce que les Indiens sont des êtres humains à la culture ancestrale foisonnante qui, pour être différente de la nôtre, n’en est pas moins riche et variée !…
Le Shérif : — « Des êtres humains », hu hu hu…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°50] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le train des orphelins – Tome 3 – Lisa : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Le train des orphelins – Tome 3 – Lisa

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Bamboo Edition (12/06/2013)

Résumé :
1990. Jim habite désormais une ferme au coeur du Kansas avec sa femme.

Mais ce nouveau bonheur n’apaise pas pour autant les blessures du passé, et ses interrogations sur son frère Joey ne cessent de le hanter : qu’est-il devenu ? Où est-il ?

Est-il toujours en vie ? De son côté, Joey, qui a été adopté par un couple de Mexicains et vit toujours dans la petite ville de Cowpoke Canyon, se pose les mêmes questions.

Un nouveau cycle tout aussi rythmé et touchant que le précédent pour parler de la fraternité après plus de sept décennies de séparation.

Critique :
J’avais découvert cette bédé l’année dernière, pour le Mois Américain (septembre 2019) et malgré le fait que j’avais apprécié découvrir cette page très sombre de l’histoire américaine, je n’avais pas continué avec le deuxième cycle, shame on me.

Faute réparée, je viens de lire la saga en entier, à la chaîne, afin de ne plus rester sans savoir ce qu’il est advenu de certains personnages du train des orphelins, cette horreur qui distribuait des enfants dans l’Ouest, pensant offrir à ces gamins orphelins une nouvelle vie loin des rues de New-York.

Que sont devenus Lisa, la jeune fille plus âgée qui s’occupait des enfants et Joey, le petit frère de Jim qui dit tout le temps « Moi j’aime pas… » tel un Schtroumpf grognon ?

Bien que le tome se concentre sur le destin de Lisa, les autres personnages ne sont pas mis sur le côté puisque Joey va retrouver Lisa dans le saloon, propriété de l’homme qui l’a adoptée et qui veut faire d’elle sa femme.

Une fois de plus, l’album se construit sur deux périodes : celle des années 1990 où nos protagonistes sont âgés et celle de 1920, où leurs vies ont pris un tournant radical et où peu d’orphelins tombèrent dans des familles aimantes et attentionnées.

Dans le présent, Jim cherche toujours son petit frère Joey et c’est nous, lecteurs, qui croisons sa route, dans un vieux bar, en compagnie d’une vieille femme nommée Lisa…

Le personnage de Joey m’a un peu agacée, quand il était gamin, car il est bougon, boudeur, ne fait que des conneries et c’est Lisa qui en paie les conséquences, ou eux deux en même temps.

Lisa est trop tolérante, elle aurait dû le secouer un peu plus, lui coller une fessée (pas interdite en 1920) et lui demander de fermer sa bouche, qu’il ouvre trop souvent, balançant des vérités qu’il ne faut pas toujours dire, ne sachant pas garder un secret et les foutant dans la merde par la même occasion.

Ce qui va donner un périple assez phénoménal…

Les dessins sont toujours de la même facture, agréables à l’oeil, même si certains visages sont assez pointus vers le menton. Les cases ne sont pas pauvres en détails, ce qui leur donne une autre dimension lorsque nous sommes en 1920.

Jusqu’à présent, cette série me comble en tout. Le scénario peut parfois être un peu rocambolesque, surtout dans le périple qu’effectueront Lisa & Joey, mais il permet aussi à l’auteur de présenter d’autres visage de l’Amérique, notamment avec les vagabonds du rails.

Une bande dessinée assez sombre de par le sujet traité car même si les couleurs sont chaudes, le cœur des Hommes est noir de suie et tout ça ne nous réconciliera pas avec le genre humain qui aime le pouvoir, qui aime dominer, qui aime maltraiter et transformer des orphelins en animaux corvéables et taillables à merci.

Ou pire, si affinités…. Ce qui peut laisser des traumatismes durables que tous ne pourront pas surmonter.

Heureusement que je ne dois pas attendre la publication du tome suivant… L’avantage de lire des séries lorsqu’elles sont terminées.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°47] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Stranger Things – Saison 01 – La série qui ♫ Strangers things the night ♪

Synopsis :
Le 6 novembre 1983 dans la petite ville d’Hawkins dans l’Indiana, le jeune Will Byers rentre chez lui après une partie de « Donjons & Dragons » lorsqu’il disparaît dans des conditions mystérieuses.

En enquêtant sur sa disparition, ses amis Dustin, Lucas et Mike rencontrent Eleven (Onze), une jeune fille en fuite aux capacités télékinésiques qui pourrait bien les aider à retrouver Will et percer les mystères de la ville d’Hawkins.

En parallèle, des événements étranges prennent place dans la maison des Byers, tandis que le chef de la police, Jim Hopper, commence à avoir des soupçons sur l’implication du laboratoire national d’Hawkins dans la disparition du jeune garçon.

Pour obtenir les réponses à leurs questions, la famille du jeune Will, ses amis et la police locale devront faire face à des forces terrifiantes et mystérieuses afin de le retrouver.

  • Épisode 1 : La Disparition de Will Byers
  • Épisode 2 : La Barjot de Maple Street
  • Épisode 3 : Petit papa Noël
  • Épisode 4 : Le Corps
  • Épisode 5 : La Puce et l’acrobate
  • Épisode 6 : Le Monstre
  • Épisode 7 : Le Bain
  • Épisode 8 : Le Monde à l’envers

  • Réalisateurs : Matt Duffer – Ross Duffer
  • Acteurs : Winona Ryder, David Harbour , Finn Wolfhard, Millie Brown, Gaten Matarazzo, Caleb McLaughlin, Natalia Dyer, Charlie Heaton, Noah Schnapp, Joe Kerry, Cara Buono, Matthew Modine, Shannon Purser
  • Genre : Fantastique, Drame, Thriller
  • Série : Stranger Things
  • Nationalité : Américain
  • Chaîne TV : Netflix
  • Date de sortie : 15 juillet 2016
  • Durée : 55min/épisode

Ce que j’en ai pensé :
Bon sang, j’ai adoré cette série, je l’ai regardé en flippant ma race et je n’en ai même pas parlé !

Alors que je suis pour le moment sur la saison 2, je me suis dit qu’il était temps de vous donner envie de la voir…

Vous aviez adoré le film « Les Gonnies » où une bande de gamins résolvait ce que des adultes avaient été incapables de faire ?

L’ambiance amitié forte dans le livre « ÇA » vous avait fait chaud au coeur et vous aimeriez la revivre à nouveau ?

Les années 80 sont vos années de références parce que pour vous, qui étiez jeunes à ce moment-là, c’étaient des années parfaites ? (même si nous savons qu’elles ne l’étaient pas).

Le côté fantastique ne vous fait pas peur et de temps en temps, ça ne vous dérange pas de frissonner devant une série si celle-ci est excellente ?

Alors, nom d’une pipe, foncez voir Stranger Things ! Mon p’tit n’veu de 7 ans l’a vue et ça ne l’a pas traumatisé… Moi j’ai angoissé quand même.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le côté amitié qui lie les 4 garçons et qui fait que lorsque l’un d’entre eux disparaît mystérieusement, les 3 autres font tout ce qu’ils peuvent pour le retrouver, tentant d’alerter les adultes qui ne les écoutent pas… Fatalement, quand on parle d’une créature mystérieuse, ça fait sourire les adultes.

Nos 4 gamins sont un peu les loosers de l’école, ils aiment les sciences, ne sont pas les plus populaires, bref, il est facile de s’identifier à eux, même si on est une femme.

Jonathan, le frère de Will Byers, le gamin qui a disparu, n’est pas le mec le plus populaire du bahut non plus, pourtant, jamais il ne lâchera l’affaire, continuant dans relâche à chercher son petit frère.

L’ambiance est tendue, plus tendue que la corde d’un string prêt à lâcher et j’avoue avoir sursauté souvent durant le visionnage des 8 épisodes qui constituent la saison 1 car Will Byers ne sera pas le seul à disparaître.

Autant vous dire que j’aurais préféré regarder la série le matin, au grand jour, plutôt que le soit avant d’aller faire dodo… Le suspense est maîtrisé, les effets spéciaux aussi et l’angoisse monte, monte…

Le mystère s’épaissi aussi avec l’apparition d’une jeune fille prénommée Eleven (j’ai regardé la série en V.O STFR) qui semble sortir d’un laboratoire d’expérience scientifique (Stephen King n’est pas loin) car elle possède des pouvoirs de télékinésie.

Il m’est impossible de vous parler de tout ce qui est arrive dans cette série car chaque épisode est un petit bijou de suspense, de mystère, d’action, de fantastique, d’horreur, d’amitié, d’aventures, de peurs, de questionnement…

L’amitié entre les gamins manquera de voler en éclat plusieurs fois, le danger sera à chaque coin de rue, dans tous les murs et il ne sera pas que fantastique, mais aussi humain car ceux qui ont laissé échapper une telle créature veulent à tout prix la récupérer, ainsi que leur cobaye Eleven.

Une série fantastique où la disparition d’un gamin sera résolue par ses copains, un côté fantastique qui s’intègre bien dans le scénario, des personnages intéressants, bien campés, autant dans les enfants que dans les adultes et l’angoisse qui est présente dans tous les épisodes.

J’ai adoré et c’est pareil pour la saison 2 (qui m’angoisse un peu moins)…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°35].