Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu : Dobbs et Antonio Marinetti

Titre : Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu

Scénariste : Dobbs
Dessinateur : Antonio Marinetti

Édition : Soleil 1800 (2010)

Résumé :
L’étrange docteur Henry Jekyll et Faustine Clerval, sa belle gouvernante, sont sur le départ.

En effet, étant dans l’attente de produits essentiels à ses expériences, fabriqués par l’obscure société suisse Walton, le savant se voit dans l’obligation de se déplacer lui-même pour aller les récupérer.

Si la première partie de leur voyage est l’occasion de voir le docteur Louis Brocq, un éminent confrère français, pour traiter la curieuse dermite qui se développe sur le corps du savant anglais, leur dernière étape en territoire helvétique revêt un caractère on ne peut plus ténébreux.

Effectivement, l’institut Walton, à l’écart de toute civilisation, semble avoir été abandonné, et pour cause !

Quelque chose d’énorme rode autour et en ses murs, un monstre d’une force démoniaque dont l’origine pourrait bien intéresser le scientifique Jekyll.

Critique :
Le titre m’avait fait peur car il sentait les vieux films de la Hammer où l’on faisait s’affronter tous les personnages connus et monstres de la littérature…

Même si Frankenstein n’est que le nom du créateur et pas de sa créature. L’amalgame a été fait et est resté.

Mister Hyde contre Frankenstein, ça sentait déjà bon le pop-corn et les vieilles ficelles pour faire frissonner le public dans les salles obscures de l’époque avec un scénario aussi épais qu’un spéculoos qui a trempé dans le café.

De ce que j’en ai vu pour le moment (1 tome lu), je dirais que le scénario est aussi dur qu’une couque de Dinant (elles sont super dures !) tout en étant mangeable, lui !

Mister Hyde… Tout un programme ! Le dessinateur lui a donné des traits agréables à regarder et un physique qui ferait retourner les dames dans la rue… Problème avec lui, c’est qu’il est sadique, qu’il adore tuer et que je ne voudrais pas le croiser au coin de la rue.

L’âme humaine est sombre, noire, sans espoir et les auteurs font ce qu’il faut pour nous le démonter, mais sans jamais aller dans la démesure ou la surenchère, le tout étant plutôt montré de manière subtile, mais ça ne laisse aucune place au doute.

Même le côté psychologique ne vient pas plomber le récit. Alors qu’on aurait pu avoir des dialogues soporifiques, il n’en est rien et c’est aux travers des relations entre Mister Hyde et sa gouvernante Faustine Clerval que le scénariste nous livrera ses petites réflexions.

Dans des tons sépias monochromes, le dessinateur nous offre des décors plus vrai que nature de la ville de Londres, lui donnant vie, une présence. Lorsque notre duo s’introduira dans des lieux plus angoissants, les décors d’adapteront aussi, donnant une note supplémentaire d’angoisse.

Un bon début pour cette bédé fantastico-gothique qui met en scène deux bêtes de la littérature et se termine par un cliffhanger qui donne envie de se jeter sur le tome suivant. Ça tombe bien, je ne dois pas attendre entre deux publications !

♫ Tu n’savais pas pauvre de toi
Qu’il y a du mister Hyde en moi
Hyde en moi aïe pour toi ♪

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°167].

Le Detection Club : Jean Harambat

Titre : Le Detection Club

Scénariste : Jean Harambat
Dessinateur : Jean Harambat

Édition : Dargaud (04/10/2019)

Résumé :
Une île en Cornouailles, années 1930. Le milliardaire Roderick Ghyll invite les membres du Detection Club, qui réunit les grands auteurs britanniques de l’âge d’or du roman à énigme dont les célèbres Agatha Christie et G.K. Chesterton, à se rendre dans sa vaste demeure, la villa Briarcliff.

Ils sont conviés à assister à la démonstration d’un automate, qui, une fois intégrées les données d’un problème policier, résout le crime en livrant le nom du coupable. Mais Ghyll est assassiné…

Critique :
Chouette, une bonne énigme en chambre close, sur une île et en compagnie de 7 écrivains de romans policiers appartenant au célèbre Detection Club.

Ça sent un peu le célèbre roman d’Agatha Christie : dix petits nègres, sauf qu’ici, de meurtre, nous n’en aurons qu’un seul.

Si les dessins sont assez simplistes, le tout sur fond de couleur uni, sans détails, ce qui m’a plu dans cet album, ce sont les dialogues remplis d’humour british, de petites piques, de verve…

C’est plaisant à lire, on passe un bon moment et je me suis piquée de tenter de trouver la clé de l’énigme. Si j’avais trouvé une partie, l’autre m’était restée hermétique.

Et pourtant, une fois éliminé l’impossible, ce qui restait, même improbable, était nécessairement la vérité ! Mais je ne l’ai point vue.

Cluedo grandeur nature où le colonel Moutarde pourrait être G.K Chesterton vu sa carrure et son souffle de vieillard rachitique, mais où le chandelier n’aura que peu de chance d’être l’arme du crime, cette bédé possède une ambiance so british qui ravira les amateurs de whodunit en chambre close et sur île déserte, ce qui donne un double plaisir pour un double mystère.

Si les dessins sont simplistes, les dialogues sont ciselés comme un poignard affûté dans le grand salon et les répliques fusent telles des balles d’un révolver dans le hall.

Le scénario est cuisiné aux petits oignons, a été réglé avec la bonne clé à molette, dans la véranda, ficelé avec la corde dans la bibliothèque, éclairé par un chandelier rempli des lumières de nos 7 auteurs de polars qui, dans le bureau, chercherons la solution avant que la matraque ne les assomme en leur montrant le fin mot de l’affaire, dans le jardin…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX].

 

Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 29

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (28/08/2020)
Édition originale : Kuroshitsuji, book 29 (2019)

Résumé :
Enfin remis du choc des révélations, Ciel rassemble ses partisans. Il est désormais temps de contre-attaquer.

Critique :
L’affaire du sang n’est pas terminée, ni celle de l’usurpation d’identité (ceux qui ont lu comprendront) mais comme la vie de notre jeune comte est menacée, il s’est réfugié chez Lau avec son diable de majordome.

L’enquête est délicate, il faut trouver les lieux où les banques de sang sont installées et qui est à la tête de ce trafic de suceurs de sang.

Dracula est innocent, le sang n’est pas sucé par un vampire mais par des pompes conventionnelles de l’époque victorienne.

Cet album met notre Ciel habituel un peu en retrait car ces missions vont être accomplies par les membres de son personnel, ceux qui lui sont restés fidèles et c’est la myope May Linn, sa femme de chambre, qui va enquêter dans ce tome.

Pas de temps mort, une enquête qui se poursuit et qui mêle l’arc des vols de sang et celui de l’usurpation d’identité. On a toujours du mystère, du suspense et une touche de fantastique comme d’habitude.

Vivement le prochain tome !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX].

Loveday et Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse : Faith Martin [LC avec Bianca]

Titre : Loveday et Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse

Auteur : Faith Martin
Édition : Harper Collins (12/11/2020)
Édition Originale : A fatal flaw (2019)
Traduction : Alexandra Herscovici-Schiller

Résumé :
1960. Alors que la ville d’Oxford se prépare pour le premier concours de beauté Miss Miel au Old Swan Theatre, une des principales candidates est retrouvée morte. Un suicide, ou l’élimination d’une concurrente gênante ?

Dans cette atmosphère de compétition féroce, la liste des suspects est interminable. Pour mener l’enquête, pas le choix : il faut se fondre dans la masse.

Et quand, à son grand embarras, la jeune policière Trudy Loveday se retrouve à intégrer les rangs des prétendantes à la couronne, elle découvre un monde où, en coulisse, tous les coups bas sont permis.

Entre mauvais tours, chantages et duperies, elle et le Dr Clement Ryder doivent rapidement repérer le tueur, avant que l’événement devienne une course mortelle pour remporter le prix…

Critique :
Les enquêtes de Loveday et Ryder sont toujours un petit moment de plaisir, comme un chocolat qu’on enfourne dans la bouche et qu’on déguste avec délectation.

Non seulement le duo d’enquêteur est équilibré, sympa et qu’il n’y ait pas de flirt entre eux est une excellente idée car entre Trudy Loveday, la jeune stagiaire de police et Clement Ryder, le coroner sexagénaire, il y a une certaine forme d’amitié qu’une histoire d’amour gâcherait.

Non seulement l’auteure a eu l’intelligence de créer un excellent duo que tout oppose, mais en plus, elle a situé ses enquêtes à Oxford, dans les années 60.

Alors oui, pour les conditions de la femme, on repassera (mais ne chantons pas victoire de nos jours, il reste encore du chemin à faire) puisque la place des jeunes filles et des femmes est dans un foyer, mariée et mère de famille, mais pas au travail.

Cette pensée est partagée aussi bien par les hommes, que les autres femmes ou bien par leurs parents, si ces filles sont jeunes. Alors, une jeune fille stagiaire de police, c’est l’hérésie totale, aucun mâle ne peut concevoir qu’elle soit capable de faire autre chose que de fouiller les suspectes ou réconforter les familles endeuillées. Merci les gars…

Et c’est ce qui fait le sel de ces romans (une pointe de sel, avec du chocolat noir, c’est un plaisir de fin gourmet), le fait que l’histoire se déroule dans les années 60 car l’auteur, avec de petites touches parfaitement intégrée au récit, nous en apprend plus sur les mœurs et les pensées de la société de 1960.

Cette fois-ci, j’ai trouvé le duo moins piquant puisque Loveday, infiltrée dans le concours de beauté Miss Miel doit faire comme si elle ne connaissait le coroner Ryder qui a réussi à se faire accepter comme membre du jury.

Rassurez-vous, rien à voir avec un scénario à la « Miss détective / F.B.I » où notre Loveday devrait prendre des cours de maintien. Ceci est une enquête anglaise, pas une comédie américaine.

Même si cette enquête est assez basique et que j’ai trouvé le nom du coupable bien avant notre duo de choc, j’ai pris un grand plaisir à déambuler dans le théâtre, à écouter les rêves des filles qui se présentent à ce concours, à découvrir les dessous de certaines (pas les dessous coquins, mais du caractère), leurs travers, leurs secrets…

L’époque, le lieu et nos deux enquêteurs ajoutent aussi une plus-value à ce roman qui, sans eux, ne sera pas aussi agréable à lire. Oxford dans les années 60 a un charme suranné et grâce à la série Endeavour, je la connais mieux, ainsi que les us et coutumes des gens à cette époque…

Loveday et Ryder, c’est une série plaisante, agréable, une bouffée d’air frais dans la morosité ambiante, le tout porté par un duo atypique que je trouve très équilibré et bien pensé. Vivement la suite !

Une LC réalisée avec Bianca qui est sur la même longueur que moi dans sa chronique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°159].

La disparue de Noël : Rachel Abbott [LC Bianca]

Titre : La disparue de Noël

Auteur : Rachel Abbott
Édition : Belfond Le cercle (02/11/2017)
Édition Originale : Stranger Child (2015)
Traduction : Muriel Levet

Résumé :
En Angleterre, de nos jours. Emma le sait, il est des passés qui ne s’oublient pas. Mariée à David, directeur de banque traumatisé par la mort de sa première épouse et l’inexplicable disparition de sa fille Natasha la veille de Noël, six ans plus tôt, la jeune femme a appris à vivre avec les drames.

Mais l’arrivée d’Ollie, leur fils de dix-huit mois, semble avoir redonné le sourire à David et renforcé leur couple. La promesse de jours meilleurs semble enfin possible…

Mais le monde d’Emma se fissure lorsqu’une jeune fille apparaît un jour dans sa cuisine. Natasha.

Alors que David est en joie, Emma, elle, s’interroge : où était-elle toutes ces années ? Comment l’intégrer dans leur vie de famille idéale ?

Et pourquoi ce sentiment que l’adolescente pourrait représenter une menace pour elle et pour son bébé ? Que cache la disparue de Noël ?

Critique :
Ce thriller traînait dans ma biblio depuis longtemps mais je ne l’avais jamais encodé dans mes biblios le ligne car je n’étais pas très chaude pour le lire.

On me l’avait donné et le pitch me semblait déjà-vu mainte et mainte fois que pour être intéressant ou novateur.

Sans une proposition de LC, il aurait continué de prendre les poussières et aurait fini dans une boîte à livre.

Pourtant, il y a de bon dans ce thriller qui manie habillement les mystères car l’auteure, au lieu de suivre le grand boulevard devant elle a préféré prendre un chemin de campagne avant de s’engager dans les champs.

Alors oui, rien que pour cela, le thriller valait la peine d’être sorti des étagères. Le problème viendra d’ailleurs…

Quatrième enquête de l’inspecteur Tom Douglas, le lecteur qui prendra la série en cours sans rien savoir n’aura pas de soucis pour comprendre car l’auteure nous raconte brièvement la vie de son personnage principal, mais de mon côté, j’ai eu bien du mal à m’attacher à cet inspecteur.

Si au départ j’ai eu envie de foutre des baffes à Natasha, la gamine qui a disparu à Noël il y a 6 ans, j’ai encore eu plus envie de botter les fesses de David, son père, qui ressemble plus à une amibe desséchée qu’à un homme.

David est un personnage mou, fade, se laissant porter par les événements, trouvant moult excuses à sa fille qui se comporte comme une merdeuse, lui obéit quand elle demande à ce qu’on ne prévienne pas les flics, promet à sa fille qu’il va la protéger des méchants kidnappeurs… Heu ?? T’es pas Iron Man, David !

Bref, un personnage qui aurait mérité d’être plus étoffé au lieu d’un mec sans couilles qui pense qu’en mettant sa tête dans le sable, tout ira mieux demain et qui a autant d’esprit d’initiative qu’une merde déposée sur un trottoir.

Sa seconde femme, Emma, par contre, est plus étoffée, plus travaillée et est un personnage intéressant, mais qui ne me marquera pas à vie. Natasha, la gamine, a plus d’étoffe aussi que son père, mais il m’a manqué les émotions durant cette lecture.

Le thriller est bien construit, mélangeant l’affaire de la disparue revenue avec des faits du passé personnel de l’enquêteur et le tout ajoute une touche de mystère et de suspense que l’auteure dose correctement et malgré les 460 pages, je n’ai pas vraiment vu le temps passer alors que je me demandais comment on allait pouvoir tenir la distance avec un pitch qui semblait aussi léger qu’une feuille de cigarette.

Ou l’auteure n’a pas su bien cacher ses pistes ou alors, j’étais particulièrement éclairée, mais pas de surprises pour moi, ni de coups de pieds au cul, car j’ai tout vu venir de loin et j’avais misé juste.

C’est donc mitigée que je pianote ma chronique de lecture : j’ai apprécié certains points, notamment le fait que ce thriller soit bien construit et ne suive pas le chemin tracé devant lui mais emprunte d’autres voies.

Par contre, pour les personnages, c’est une catastrophe nationale car je ne me suis attachée à quasi personne, hormis Emma et Natasha (mais qui ne marqueront pas ma mémoire)…

En ce qui concerne les émotions ressenties, elles n’étaient pas vraiment au rendez-vous alors que certains moments du roman auraient pu être riche en tension et en bouleversements mais ne le furent pas, la faute à des dialogues creux et sans âmes.

À vous de vous faire votre avis si vous le lisez où à nous dire ce que vous en avez retiré… Si vous ne le faites pas, ma foi, vous le louperez rien…

Cette LC loupée, réalisée avec ma copinaute Bianca (qui n’a pas aimé la lecture) le fut surtout à sa demande : elle participe à des challenge consistant à lire des romans se déroulant durant la période de Noël en décembre, alors que moi, j’aurais tendance à les lire en juin, sous le soleil.

Si, tout comme moi, vous n’êtes pas très chauds pour romans étiquetés « Noël », sachez que seul le premier chapitre se déroule durant cette période !

Ce titre est un peu usurpé (ou raccoleur) et moi, j’ai échappé, une fois de plus, à une vraie lecture de Noël en décembre ! Mhouhahahaha. Je sens que pour décembre 2021, Bianca m’attendra au pied du sapin et que je n’y couperai plus… PTDR

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°150].

Les détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère : Julia Chapman

Titre : Les détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère

Auteur : Julia Chapman
Édition : Robert Laffont La bête noire (15/11/2018)
Édition Originale : The Dales Detective Series, book 3: Date with Mystery
Traduction : Dominique Haas et Viviane Mikhalkov

Résumé :
Engagé par le notaire local, Matty Thistlethwaite, pour retrouver le certificat de décès d’une femme morte une vingtaine d’années plus tôt – et ainsi clore la succession de cette dernière –, Samson O’Brien, de l’Agence de Recherche des Vallons, s’imagine que l’affaire sera vite pliée. Mais le détective privé est sur le point de découvrir que les choses à Bruncliffe sont rarement aussi simples.

En particulier quand Matty insiste pour que Delilah Metcalfe, qui connaît parfaitement la ville et tous ses habitants, collabore avec lui. Delilah, quant à elle, saute sur l’occasion d’aider son locataire, ne serait-ce que pour se changer les idées…

En effet, outre la bataille judiciaire pour la garde de son chien, Calimero, qui approche à grands pas, elle doit faire face à la menace de faillite qui plane toujours sur son agence de rencontre.

À mesure que Samson et Delilah enquêtent, ils se retrouvent entraînés dans un mystère qui pèse sur la ville depuis des décennies.

En cherchant la vérité, ne risquent-ils pas d’exposer des secrets que certains auraient préféré garder enfouis ?

Critique :
Non, non, le calendrier n’est pas devenu fou, nous ne sommes pas en Juin, durant le Mois Anglais et il n’y a pas une session exceptionnelle en Décembre. J’avais juste envie de me faire une parenthèses agréable dans mes lectures.

Comment emmerder son monde ou se faire passer pour folle au moment de son décès ? Tout simplement en couchant sur votre testament (pas avec le notaire) un membre de votre famille décédé depuis plus de 20 ans.

Ça fait poser des questions sur votre santé mentale lors de la rédaction dudit testament et oblige le notaire à aller mettre la main sur le certificat de décès de la personne nominée.

Problème : la bureaucratie étant ce qu’elle est et l’administration aussi, personne n’arrive à retrouver ce foutu bout de papier égaré ! Bande de nazes, les gars ! Bataille perdue d’avance avec l’administration…

Un cosy mystery bien écrit, avec des personnages bien détaillés, qui évoluent, qui sont entouré de mystères et de secrets, c’est agréable à lire, surtout si l’auteure sait écrire et qu’elle ne s’amuse pas à faire tomber amoureux ses personnage à tout bout de champ.

Julia Chapman ne fait pas ce genre de conneries et sait rendre ses enquêtes intéressantes, vivantes et donner l’impression que l’on évolue dans un petit village du Yorkshire où tout le monde connait votre pedigree sur plusieurs générations, comme dans bien des villages…

Tout le monde abien connu votre grand-père et même votre arrière-grand-père en culottes courtes (en exagérant un brin). Faites pas une connerie, vos parents seront mis au courant avant même que vous fautiez ! Bref, l’esprit de clocher est plus vrai que nature dans cette série.

Par contre, mon cher Samson, toi qui passe pour le meilleur détective de la prestigieuse MET de Londres, je t’ai trouvé un peu en retard pour comprendre ce que j’avais compris depuis belle lurette et pour une fois, j’avais juste partout (hormis sur le corbeau).

Samson, mon bon Samson, une fois éliminé l’impossible, ce qui restait, même improbable, devait être la vérité !

Le savoir c’est le pouvoir, mais le fait de savoir n’a en rien gâché mon plaisir de lecture tant les personnages sont savoureux, bien travaillés, attachants et leurs petits mensonges, leurs omissions, leurs secrets, les font sans cesse jongler avec les non-dits, ce qui est un plaisir pour les lecteurs car cela ajoute du suspense et du mystère avec le problèmes qui vont tomber sur le dos de Samson d’ici peu.

Hé oui, avec l’auteure, il n’y a pas que l’enquête qui est importante, il y a aussi des tas d’autres choses qui gravitent autour et des mystères qui se dévoilent petit à petit, même si pour le moment, on n’a aperçu que les talons dudit mystère. À suivre.

Une série de cosy mystery réfléchie, bien écrite, avec du suspense, des mystères, des secrets, des personnages intéressants et très attachants, sans oublier un chien, Calimero, qui met lui aussi de la joie et de la bonne humeur dans les pages.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°141].

Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0 : Ken Follett [LC avec Bianca]

Titre : Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0

Auteur : Ken Follett
Édition : Robert Laffont (17/09/2020)
Édition Originale : The Evening and the Morning (2020)
Traduction : Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas

Résumé :
En l’an 997, à la fin du haut Moyen Âge, les Anglais font face à des attaques de Vikings qui menacent d’envahir le pays. En l’absence d’un État de droit, c’est le règne du chaos.

Dans cette période tumultueuse, s’entrecroisent les destins de trois personnages. Le jeune Edgar, constructeur de bateaux, voit sa vie basculer quand sa maison est détruite au cours d’un raid viking.

Ragna, jeune noble normande insoumise, épouse par amour l’Anglais Wilwulf, mais les coutumes de son pays d’adoption sont scandaleusement différentes des siennes.

Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition de renommée mondiale.

Chacun d’eux s’opposera au péril de sa vie à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et renforcer sa domination.

Critique :
Il y a 3 ans, pour inaugurer notre première Lecture Commune, Bianca et moi avions choisi le volume 3 des Piliers de la Terre : Une colonne de feu.

Nous revoici, toujours de concert, pour le préquel des Piliers de la Terre, celui qui placera la future ville de Kingsbridge là où elle doit être.

Disons d’emblée, Ken Follet fait du Ken Follet, comme d’habitude.

Quesaco ? Et bien, chez lui, les Gentils sont trèèès gentils, sympathiques, bons, le genre de personnes avec qui tu aurais envie d’écluser de la cervoise tiède dans une taverne anglaise… Pardon, de la bière noire, la cervoise tiède, c’est pour Jolithorax, le cousin d’Astérix.

Quant aux Méchants, je vous le donne en mille, ils sont foutrement méchants, avares, ladres, mesquins, mauvaise foi, dominateurs, violents, salopards, cupides, voleurs, manipulateurs, magouilleurs, mauvais perdants et j’en passe.

Anybref, je reprocherai toujours à Follet son manque de nuance dans ses personnages et ce côté manichéen. Pourtant, avec lui, je pardonne. Le seul personnage qui aura un peu plus de nuance, c’est Aldred, un jeune moine que j’ai adoré car il a des failles, des blessures, il doute, son ego peut le mener dans le ravin.

Edgard est un brave garçon, je l’ai adoré, mais son créateur littéraire l’a doté d’un peu trop de qualités, il a solution à tout, il sait tout faire (ou quasi) et Ragna, la femme forte de ses pages, possède elle aussi un peu trop de force.

Ken Follet aime les femmes fortes, les femmes de tête, les femmes qui ne se laisse pas faire, mais cela donne souvent l’impression de déjà-vu, comme s’il recyclait ses différents personnages et montait toujours ses romans sur le même squelette.

Alors que les Piliers de la Terre et la Colonne de Feu foisonnaient d’action, de rebondissements, ce tome-ci est plus calme, hormis au début avec l’attaque des Vikings et puis c’est tout… C’est furtif un viking, ça va, ça vient, ça pille et ça fout le camp en vitesse.

Ne nous y trompons pas, Ken Follet est toujours un merveilleux conteur, sa plume est un plaisir à lire, son dernier roman est rempli de détails de la vie en Angleterre en 997, de la politique de l’époque, de la condition humaine, de la place des femmes, du pouvoir des hommes, des nobles, des hommes de Dieu,…

Sans oublier les lois qui ne sont pas applicables à tout le monde de la même manière. Un homme riche, influent, avec du pouvoir aura la loi pour lui, un pauvre paysan ou une femme non. Heureusement que ça a bien changé et que ce n’est plus comme ça de nos jours… Heu, pourquoi toussez-vous tous et toutes, subitement ???

— Mais l’homme importe plus que la loi, comme vous le savez.

C’est une véritable immersion dans cette fin d’année et dans le début de l’an mille (de 997 à 1007), une immersion grandeur nature, réaliste, manquait plus que l’odeur et le sang, mais niveau action, faut pas vous attendre à des trépidations de folie, c’est assez calme. Par contre, j’aurais aimé qu’on me parle d’Histoire de la sorte, à l’école car jamais elle ne devient indigeste, avec lui.

Honnêtement, je ne me suis pas embêtée mais ça se dévore avec moins d’avidité que les autres pavés de la saga. Certains auteurs peuvent nous surprendre et d’autres pas, Ken Follet fait partie de ceux qui ne surprennent plus car son scénario se déroule souvent sur les mêmes grandes lignes directrices.

Une LC que je qualifie tout de même de réussi, avec ma copinaute Bianca, et un beau voyage dans l’Angleterre sombre, celle des âges crépusculaires où l’esclavage était normal… Ça jette toujours un froid.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°137] et le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook.

 

C’est arrivé la nuit : Marc Levy

Titre :9 – Tome 1 – C’est arrivé la nuit

Auteur : Marc Levy
Édition : Robert Laffont Versilio (29/09/2020)

Résumé :
Ils sont hors-la-loi. Mais ils œuvrent pour le bien
Ils sont amis et partagent leurs secrets
Pourtant ils ne se sont jamais rencontrés
Jusqu’au jour où…

C’est arrivé la nuit. Le premier tome de la série 9.

Critique :
Voilà, je l’ai enfin fait… Pourtant, j’avais juré que jamais de ma vie je ne ferais ça…

Pourquoi ? Parce que ce genre de truc ne me tentais absolument pas (j’étais même réfractaire) et que je laissais ça à ceux ou celles qui aimaient ce genre de chose. Moi c’était niet dans toutes les langues.

Mais maintenant, j’appartiens à ceux et celles qui ont franchi le pas. Et je suis contente d’avoir essayé. Même pas eu mal, tiens.

Hein ? What did you expect ? Mais enfin, bande d’obsédés, je ne parle pas de pratiques textuelles consistant à passer par la sortie ! Je parle d’avoir lu pour la première fois de ma vie un Marc Levy ! Non, je n’avais rien contre l’auteur, juste pas intéressée par le genre littéraire dans lequel il sévissait.

Mais un techo thriller qui parle de hacking et de scandales dévoilés par des lanceurs d’alertes qui naviguent dans l’illégalité tout en risquant plus que les criminels en cols blancs, moi, je demandais à voir. Ayant appris que l’auteur avait bossé dans la vallée de la Silicone, aux premières minutes de l’Internet, j’étais encore plus tentée.

Comme devant une piscine remplie d’eau froide, j’y suis allée doucement, trempant mon gros orteil pour tester si entre nous ça allait matcher et l’auteur m’a poussé dedans d’un grand coup d’épaule. Allez hop, à la la flotte !

Verdict ? Conquise de cette nage en eaux troubles ! Ce thriller est hyper addictif, il se lit tout seul, mais donne des sueurs froides. Je connaissais certains scandales de par mes lectures du « Canard Enchaîné » mais j’en ai découvert des autres qui font tout aussi froid dans le dos…

Surtout que les lanceurs d’alerte risquent beaucoup plus que les criminels qui augmentent le prix de l’insuline (ou autre médocs indispensables), qui manipulent des gens pour faire sortir un pays de l’Union Européenne ou de Fesse De Bouc qui collecte nos données et s’en fait des en or.

D’ailleurs, après avoir lu ce roman et s’être attaché aux différents personnages que composent ce Groupe 9, on a une envie folle de se tenir loin des réseaux sociaux !

On est manipulé non stop et le pire, c’est qu’on plonge car on nous demande de réagir de suite, sans avoir le temps de vérifier les infos ou de se poser pour analyser à tête reposée les infos que l’on vient de lire.

Avant de partager ou de s’offusquer et de lyncher à tour de bras, la plupart des utilisateurs des réseaux sociaux devraient tourner 7 fois leur clavier avant de poster une réponse incendiaire. Des vies peuvent être détruite à tout jamais pour rien.

Mon léger bémol sera pour le fait que l’on n’a pas toujours le temps de bien s’imprégner des différents personnages que compose ce Groupe 9. On nous apprend l’essentiel, le strict minimum.

Cela ne m’a pas empêché de m’attacher à ces Grey Hat (des hackeurs qui agissent avec éthique ou pas, tout dépend) qui se battent dans l’ombre afin de dénoncer des scandales alors qu’ils risquent beaucoup, eux.

Un techno thriller addictif, des personnages attachants, sympathiques, le genre de groupe qui ressemble à des Avengers dont les pouvoirs magiques sont concentrés dans leurs doigts qui pianotent des claviers de PC afin de jouer les Robin des Bois dans ce Monde gouverné par le pouvoir et l’argent.

Une série que je ne manquerai pas de suivre (mais ne me demandez pas de lire les autres romans de l’auteur, ils ne sont pas pour moi) et que je conseille de lire.

Mais après, éteignez votre PC, votre smartphone, vos réseaux sociaux et reprenez une vie normale ! FB sait plus de choses sur vous que votre conjoint ou vos parents et FB a plus de données sur vous que la C.I.A et le F.B.I réunis. Sans compter qu’il s’en fait des « kloten en or » sur votre dos en revendant vos données. Je ne vous parle même pas des sondages débiles qui n’ont pour but que de mieux vous cibler…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°116].

Les Chevaliers d’Héliopolis – Tome 4 – Citrinitas, l’oeuvre au jaune : Alejandro Jodorowsky et Jérémy

Titre : Les Chevaliers d’Héliopolis – Tome 4 – Citrinitas, l’oeuvre au jaune

Scénariste : Alejandro Jodorowsky
Dessinateur : Jérémy

Édition : Glénat (15/01/2020)

Résumé :
Il ne deviendra jamais le roi de France. L’Alchimie lui réserve un plus grand destin. 1888.

Au refuge des Chevaliers d’Héliopolis, Asiamar, âgé de cent-dix ans, se prépare à accomplir le dernier rituel de son initiation : Citrinitas, l’œuvre au jaune, qui lui permettra de retrouver sa jeunesse et de vivre mille ans.

Il est désormais temps pour lui de connaître également le secret des Chevaliers gardé par leur maître.

Car celui-ci a besoin de la puissance de tous ses disciples pour sauver l’humanité.

Mais avant cela, il charge Asiamar d’une mission : affronter la dernière grande menace de leur ordre. Un mutant tueur de femmes qui sévit dans les nuits embrumées de Londres, la capitale du monde moderne : Jack l’Éventreur !

Critique :
Soyons sympa, les dessins de Jérémy sont toujours aussi beaux à regarder, les couleurs sont chatoyantes et j’ai passé un bon moment de lecture sans me prendre la tête.

Les débuts étaient prometteurs : Londres, 1888…

Si en voyant ça, j’ai imité le cri du loup de Tex Avery, ensuite, j’ai eu l’impression que tout partait en capilotade, pour ne pas dire en couilles (je resterai polie, hein).

Autant je ne connais pas bien l’Histoire de vos p’tits Louis numérotés (je ne vois donc pas toutes les libertés prises par l’auteur), autant sur Jack The Ripper je suis plus cultivée (vous m’excuserez) et donc, voir les prostituées assassinées dans des coins reculés de parcs, ça m’a fait crier à l’hérésie.

De son côté, Asiamar notre chevalier hermaphrodite passe au dernier niveau, celui du jaune et Fuxi, le maître des chevaliers lui explique l’origine de leur groupe. Petit mot à ceux qui ont lu le tome 4 : vous ne trouvez pas qu’il a des petits airs du personnage Petit-Coeur dans Dragon Ball, le Fuxi ??

Petite crise mais Asiamar gère assez vite sa déception et est ensuite envoyé affronter l’assassin qui terrorise tout Londres… La rencontre à lieu et boum… Mais qui a enclenché le turbo dans cet album ??

Le soucis c’est que tout va trop vite, bien trop vite ! On tombe amoureux des deux côtés rien qu’en un regard et viens-y que je te donne mon âme, mon sang, mon coeur, mon cul (ok, là je ne dirai rien sur la vitesse) et que tout se fasse dans un déchirement qui ferait passer Roméo et Juliette pour des couillons au niveau des promesses.

Comme si ça ne suffisait pas, comme le scénariste déjanté qu’est Jodorowsky doit tout caser en un seul album, on accélère là où on aurait dû prendre son temps et on atermoie durant des cases et des cases sur Asiamar qui aimheu la femme qu’il a croisé car c’est son âmheu, son coeur, sa vie… Bref, fû d’amûr il est.

Et vas-y que ça galope encore plus vite pour terminer avant le mot fin… On aime aussi vite qu’on pardonne et qu’on arrête d’haïr. Le trop lent côtoie le trop rapide, le trop expliqué, trop détaillé côtoie l’expéditif.

Alors oui, à la fin, on sait que tout est résolu, on a fait le tour de la question, le lecteur ne restera pas sur sa faim à la fin, mais ce fut expédié à la vitesse d’une météorite poussée par des réacteurs super-puissant.

Nous avons une morale à la fin, elle nous fait honneur, mais bon, je la trouve un peu surfaite, limite bancale. Heureusement, les personnages sont super intelligents et le principal concerné, Fuxi, a compris. La lumière fut dans son cerveau super prodigieux alors que n’importe qui aurait pu lui expliquer facilement…

Ce quatrième tome aurait dû être exécuté en deux, cela aurait permis à l’auteur d’aller plus doucement, de ne pas résoudre tous les problèmes rapidement, facilement, de faire aller son scénario à la vitesse de l’éclair et de donner l’impression qu’on termine vite avant de passer à autre chose.

Un partage en deux tomes ne m’aurait pas donné l’impression que les auteurs faisaient un tome supplémentaire afin de se faire du fric sur le dos des lecteurs (comme certains le firent sans honte).

Une saga en dents de scie, avec des hauts et des bas et une conclusion un peu trop rapide à mon goût. Maintenant, si on fait abstraction de tout ça, on passe en moment de lecture détente sans se prendre la tête…

À vous de voir ce que vous désirez lorsque vous ouvrez une bédé au moment X. Là, je voulais autre chose….

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°111].

Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle

Auteur : Irene Adler (Iacopo Bruno)
Édition : Albin Michel Jeunesse (02/09/2020)
Édition Originale : Caccia alla volpe con delitto (2015)
Traduction : Béatrice Didiot

Résumé :
Londres, hiver 1872. Irene propose à son père un séjour à la campagne afin de lui changer les idées.

Au cours d’une partie de chasse, un homme disparaît mais personne ne semble s’en inquiéter.

Irene contacte Sherlock et Lupin pour qu’ils l’aident à mener l’enquête.

Critique :
Sortez les fusils de chasse car Lord Ingletorpe a l’autorisation de faire une chasse au renard hors saison !

Attention, les fusils que je vous demande de sortir, ce n’est pas pour tirer sur le pauvre renard que l’on va poursuivre à cheval, mais sur les chasseurs…

Visez bien, il ne s’agirait pas de tuer un cheval dans l’histoire.

Il est des amis que l’on aime retrouver, même si c’est pour aller au fin fond du trou du cul de l’Angleterre juste en compagnie d’Irene, de son père et de leur domestique Horatio (qui ne porte pas de lunettes de soleil comme celui des Experts Miami).

Quand Irene prend quelques jours de détente en compagnie de son père, c’est comme quand Hercule Poirot va quelque part : un crime à lieu ! Ces gens sont des dangers publiques, ils attirent les assassins comme le miel attire les insectes.

J’aurais aimé avoir des potes comme elle : un message au sujet d’un truc louche qui semble s’être déroulé et voilà Sherlock et Lupin qui rappliquent dard-dard (jeu de mot suite à l’utilisation de miel plus haut et il n’y a pas d’autres sous-entendus).

Des suspects, on en aura des flagrants, comme toujours. Mais est-ce le personnage le plus louche qui est coupable ou pas ?

C’est toujours frais, amusant, enlevé et ça fait un bien fou au moral. L’inconvénient est que ça se lit trop vite.

Mon petit bémol concernera Sherlock qui, repartant enquêter à Londres, ne nous fera vivre ses pérégrinations et déductions que par procuration (sans mettre du vieux pain sur son balcon), lorsqu’il passera la porte pour désigner le coupable.

Zut alors, moi j’aurais bien aimé suivre mon jeune détective en herbe dans les rues de Londres… Puisque la narration est pour Irene, ce que font ses amis, nous ne le savons jamais qu’après. C’était aussi un moyen simple et efficace pour l’auteur de ne pas nous mettre trop vite la puce à l’oreille.

Les indices récoltés m’avaient permis de désigner la bonne personne mais il me manquait le mobile et sans les explications de Sherlock, je ne l’aurais pas trouvé… Seule son enquête à Londres le permettait.

Une fois de plus, c’est un chouette moment que je viens de passer en compagnie de mes vieux amis et j’ai hâte de les retrouver dans de nouvelles aventures policières.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°108].