Sherlock, Lupin & moi – Tome 7 – L’énigme du cobra royal : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 7 – L’énigme du cobra royal

Auteur : Irene Adler (Iacopo Bruno)
Édition : Albin Michel (04/09/2019)
Édition Originale : Sherlock, Lupin & io, tome 7 : L’enigma del Cobra Reale (2016)
Traducteur : Béatrice Didiot

Résumé :
Irène rentre à Londres avec son père, où elle retrouve avec joie Sherlock et Arsène. Mais un évènement vient aussitôt perturber les retrouvailles : Horatio, le majordome de la famille Adler, a disparu !

Plus étrange encore, il a laissé une note avec quelques mots griffonnés. Convaincue que quelque chose se trame et que la note peut être un indice, Irène en appelle à l’aide de ses amis pour enquêter.

Au fil de leurs recherches, ils parviennent aux Docks de Londres, où un mystérieux crime a été commis. Les trois acolytes se trouvent alors confrontés à une véritable énigme, qui les plongera dans l’histoire des colonies britanniques en Inde.

Critique :
Voilà une saga qui après 7 tomes parus me plait toujours autant et où chaque nouveau tome est dévoré peu de temps après son achat (ça ne croupit jamais dans ma PAL).

Le seul défaut de ces romans est qu’ils se lisent trop vite.

On commence à le lire, on s’émerveille de retrouver nos trois compagnons de route, on passe du bon temps avec eux, on les suit dans leurs aventures, leurs enquêtes, on frissonne avec eux et il est déjà temps de se dire « au revoir et à la prochaine ».

Parfois je me dis qu’un peu plus de pages ne nuiraient pas aux romans car on a beau être dans de la littérature jeunesse, où les lecteurs ne sont pas des imbéciles, un peu plus de détails et de développements ne seraient pas du luxe pour expliquer certaines choses aux plus jeunes ou pour donner plus d’épaisseur à certains personnages secondaires et au « Méchant ».

Ici, c’est faiblement esquissé, on ne parle un peu, mais si peu… Alors qu’on aurait pu étoffer le récit en donnant plus d’importance à l’ennemi du jour, à ses motivations, à son mobile, à sa méthode, sans parler d’une petite leçon d’Histoire, l’air de rien, en l’intégrant au récit de manière à ce que ça devienne pas un cours éducatif, mais plutôt des renseignements généraux.

Nous avions pourtant de là matière à faire un roman noir (jeunesse) avec les docks londoniens, les conditions de travail qui y règnent et avec l’Inde sous domination anglaise. L’esclavage,  la spoliation, l’avilissement, ça fait de la matière, pour une histoire, même pour la jeunesse.

Mais bon, l’auteur fait ce qu’il veut, c’est son histoire et Conan Doyle faisait pareil…

Pour le reste, on a une bonne enquête, des mystères, du suspense, un Sherlock qui se trompe mais qui comprendra ensuite son erreur et la corrigera, ce qui fait de lui un excellent détective qui n’a pas peur d’avouer ses erreurs.

Irene, de son côté, tente de se reconstruire après le drame qui l’a frappée dans le tome précédent, son père erre comme une âme en peine et il faudra une injustice à réparer pour la faire repartir en avant, à l’aide de ses deux compères.

Une fois de plus j’ai passé un bon moment à suivre leurs enquêtes, à voir les personnages évoluer vers ce qu’ils seront plus tard, à sentir les tensions au sein de leur groupe (deux garçons et une fille, pas bon !) et à tenter de trouver la solution avant eux.

Sans révolutionner le genre, cette série jeunesse a tout pour me plaire, même si j’aurais aimé un peu plus de mâche, de ©gourmand-croquant’ (pour parodier Cyril Lignac) afin de combler mon appétit pour la société victorienne et tout ces petits travers.

Vivement le suivant car je suis accro (et je sens que je vais être à la ramasse lorsque le dernier tome paraîtra).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°82.

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Les avatars de Sherlock Holmes – Tome 4 – Élémentaire mon cher Conan Doyle : Collectif

Titre : Avatars de Sherlock Holmes – Tome 4 – Élémentaire mon cher Conan Doyle

Auteur : Collectif
Édition : Rivages Noir (25/09/2019)
Édition Originale : The Big Book of Sherlock Holmes Stories
Traducteurs : Frederic Brument & Gerard De Cherge

Résumé :
« Refermant un livre de Conan Doyle, quel lecteur des aventures de Sherlock Holmes n’a jamais essayé les méthodes du détective sur ses parents, ses amis ou, mieux encore, sur des inconnus croisés dans la rue ? Enfin, soyons honnête, l’expérience se conclut souvent par un échec et le moindre succès doit beaucoup à la chance (…). Il n’y a qu’un Sherlock Holmes. Et qui mieux que Watson, sous la plume de Conan Doyle, pour pasticher l’épisode de déduction élémentaire qui reste la marque de fabrique du maître des détectives ? » (extrait de la préface)

Outre cet « auto-pastiche » de sir Arthur lui-même, le lecteur se délectera des tentatives d’holmésiens érudits comme Leslie S. Klinger, Barry Day et Donald Thomas. Des copies dignes des originaux. À la manière du maître.

Ce volume est précédé d’une préface de Thierry Saint Joanis, président de la Société Sherlock Holmes de France et grand érudit en science holmésienne.

Critique :
Écrire des apocryphes holmésiens à la manière du Maître (Conan Doyle) n’est jamais un exercice aisé. Beaucoup s’y sont essayés mais peu ont réussi brillamment à le faire.

Pour une fois, je n’ai rien à redire à ce recueil d’enquêtes de Sherlock Holmes car les trois pasticheurs ont réussi à le faire au plus proche de la manière de Conan Doyle.

Ce dernier s’était même prêté au jeu du pastiche de son personnage dans une nouvelle intitulée « Comment Watson comprit le truc » qui figurait dans un tout petit livre destiné à une maison de poupée, haute d’un mètre, et destinée en cadeau à la reine Mary, l’épouse de George V.

Anybref, ce recueil de 4 nouvelles est savoureux, se déguste avec une bonne tasse de thé par temps pluvieux, avec un sourire béat de satisfaction affiché sur les lèvres.

Certes, il est toujours difficile de penser et d’écrire comme un auteur, mais certains y sont arrivés et la preuve est dans ce 4ème tome des Avatars de Sherlock Holmes.

On a des références canoniques, des déductions du détective, la nouvelle de Conan Doyle est drôle et fait penser à l’épisode de la Granada « Le patient à demeure » et la fameuse scène d’ouverture chez le barbier où Watson se lançait dans le jeu de la déduction avec Holmes, se plantant royalement.

« L’Affaire de la caisse en bois » aurait pu être tirée du canon holmésien tant elle semble familière, comme si nous l’avions lue un jour dans un recueil des aventures officielles du grand détective londonien.

« L’Affaire du curieux canari » fera connaître à Holmes un échec, comme il en eut quelques uns dans sa carrière, notamment lorsqu’il avait sous-estimé le danger qui menaçait la personne visée.

Quant à « L’Énigme de la main invisible », elle entraînera nos deux compères à Paris, pendant l’affaire Dreyfus (pour le commencement) et nous croiserons Mme Marguerite Steinheil, la maîtresse de celui qui « se voulait César, mais ne fut que Pompée » (Félix Faure), celle qui fut surnommée ensuite « La pompe funèbre ».

Oui, ELLE ! Cette histoire coquine qui donna lieu à ce joli jeu de mot, inventé après, sans aucun doute, que l’on mis dans la bouche (oups) du prêtre appelé à l’Élysée en catastrophe pour administrer les derniers sacrements : « Le président a-t-il encore sa connaissance ? — Non, monsieur l’abbé, elle est sortie par l’escalier de service ».

Dans leur nudité, les deux corps enchevêtrés évoquaient de façon saisissante un détail de quelque tableau figurant un massacre. Félix Faure était un homme bien bâti, séduisant dans le genre robuste. À l’approche des soixante ans, il avait une tête large, des yeux bleu pâle et une longue moustache. Il gisait sur le ventre, nu comme un ver, son corps massif, inerte, affalé d’une manière qui ne pouvait signifier à mes yeux qu’une seule chose. Sous lui, emprisonnée par son poids, sans le moindre vêtement sur le dos, se trouvait Marguerite Steinheil. Son visage et ses épaules étaient mouchetés de gouttes de sang provenant du nez ou de la bouche du mourant.

Anybref, cette enquête, différente des autres, se déroulera sur 10 années, même si, entre temps, Holmes laissa tomber cette histoire pour y revenir le moment opportun.

Assurément, pour ce petit recueil de nouvelles apocryphes, on est dans le haut de gamme. Dommage que ce soit si court, mais quand c’est bon, on peut se contenter d’avoir un goût de trop peu vu qu’on a tutoyé les anges.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°80.

La dame en blanc : W. Wilkie Collins [LC avec Bianca]

Titre : La dame en blanc

Auteur : W. Wilkie Collins
Édition : Libretto (2011)
Édition Originale : The Woman in White (1860)
Traducteur : Lucienne Lenob

Résumé :
Une nuit, Walter Hartright, jeune professeur de dessin, porte secours à une mystérieuse « dame en blanc » que semble poursuivre une obscure menace.

La jeune femme, parmi des propos incohérents, laisse entendre qu’elle est familière d’un lieu où il doit prochainement se rendre le manoir de Limmeridge, perdu dans les brumes du Nord pour enseigner la peinture aux deux pupilles de Mr Fairlie, Marian Halcombe et Laura Fairlie.

Une fois sur place, à sa grande stupeur, Walter se rend compte que Laura ressemble étrangement à cette mystérieuse créature fantomatique, tout droit échappée d’un asile…

Fervent défenseur de la cause féminine, il sent alors se nouer autour de lui un implacable complot : des mariages arrangés, voire meurtriers ; des hospitalisations de force par d’honorables familles soucieuses d’écarter des témoins gênants ; une société secrète qui fait poignarder les traîtres à sa cause…

Critique :
Non, pas de bol, la dame blanche dont on parle ici n’a pas de coulis chocolat, ni de chantilly… C’est une vraie dame en blanc et pas un dessert glacé.

Pourtant, cette dame en blanc, elle te glace les sangs, tout de même, lorsqu’elle surgit derrière toi, la nuit, alors que tu marches sur un chemin te menant vers la ville de Londres.

À croire que c’est un fantôme… Mais non, elle est faite de chair et d’os, mais vu ainsi, on dirait qu’elle n’a pas toutes ses frites dans le même cornet ou toutes ses pralines dans le même ballotin.

Il fallait qu’elle soit au bout du rouleau pour demander de l’aide à Walter Hartright, personnage sans relief, un peu falot, mais pas un salaud et c’est ce qui fait son charme car il est droit, honnête, franc et a un coeur pur.

C’est ce qui le perdra, lui qui tombera éperdument amoureux de la belle Laura, la demi-soeur de Mariam, alors qu’il est leur prof de dessin, hébergé chez leur hypocondriaque d’oncle souffrant des nerfs, Frederick Fairlie. Une balle pour cet homme qui ne supporte aucun bruit et qui est aussi lâche que le plus grand des lâches.

Anybref… On est loin de Londres, dans le Cumberland, mais les droits des femmes sont les mêmes qu’ailleurs : quels droits ?

Ben nous n’en avions pas et l’auteur ne se prive pas pour dénoncer cette absence de droits sur notre argent, notre corps, nos décisions et il tire aussi sur cette Angleterre puritaine, pudibonde, raciste et où la parole donnée à un mort vaut que l’on sacrifie sa vie en épousant un rustre qui n’en veut qu’à votre fortune.

Une épouse se doit d’obéir à son mari, point à la ligne. Une femme non mariée se doit d’obéir aux hommes de sa famille, point barre. Ce que l’on reproche à certains pays ou certaines mentalités rétrogrades étaient d’applications dans nos pays il n’y a même pas 200 ans.

Ce roman choral donne l’impression que l’on assiste à un récit fait pour un jury d’assises et que le jury, c’est nous.

Après le récit de Walter, nous aurons celui de Mariam et ainsi de suite, chacun des protagonistes nous donnera sa version des faits, son témoignage, ses pensées, ses actes, nous permettant de dresser un tableau plus juste de ce qui se déroule sous nos yeux.

Alors oui, la galerie des personnages est riche, certains auront un rôle plus important que d’autres, certains seront mis sur le côté jusqu’à ce qu’il refassent irruption dans le récit et une chose est sûre, ce roman a beau faire 666 pages, je ne me suis pas emmerdée une seule seconde.

L’auteur m’a happée avec sa plume qui sait décrire des ambiances, limite gothique, parfois, poétique, lyriques, même, quand les personnages s’attachent à leur morale, leurs devoirs que nous enverrions sur les roses à notre époque.

Dans cette Angleterre d’avant l’exposition universelle (1850), dans les campagnes, on est attaché au qu’en-dira-t-on, à la bienséance, à la morale, qui doit être sans tache, aux origines des gens, les riches étant toujours les chefs à cette époque.

On vibre pour nos trois personnages principaux, on se pose des questions sur le fameux secret que détient notre dame en blanc un peu folle, on se demande si le comte Fosco joue un double-jeu ou pas, on se laisse séduire par lui… Le suspense est présent tout au long du récit et j’ai lu durant de nombreuses heures d’affilée pour le terminer au plus vite, tant j’avais envie de savoir la fin.

Si cette histoire se déroulait après les années 2000, nos deux tourteaux seraient partis en se foutant pas mal des conventions, auraient baisé comme des castors et rien de toute cette horrible mésaventure ne serait arrivée.

Nous aurions perdu un grand roman, hélas, car l’auteur le maîtrise du début à la fin et on pardonne les deus ex machina, le côté guimauvien de leur amour, le fait que Walter ait pris la plus belle des deux sœurs au lieu de regarder la beauté intérieure de Mariam, la moins belle.

Un grand roman qui mérite sa 28ème place au classement de la Crime Writers’ Association en 1990.

Pas de regrets pour cette LC même si Bianca lui a trouvé des longueurs et moi pas. D’ailleurs, je l’ai bouffé sur deux jours sans voir passer le temps.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°69, le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook et Le pavé de l’été chez Sur Mes Brizées (Juillet 2019-Septembre 2019) – 666 pages.

Agatha Raisin enquête – Numéro Spécial – Le Noël d’Agatha – Gare au pudding [Par Dame Ida, Spécialiste Mondiale Très Reconnue de la fiction Agathienne Contributrice Bénévole]

Les Enquêtes d’Agatha Raisin – Numéro Spécial : LE NOEL D’AGATHA – GARE AU PUDDING

Par Dame Ida, Spécialiste Mondiale Très Reconnue de la fiction Agathienne

Contributrice Bénévole

INTRO : Agatha Raisin, notre détective privée bien connue, n’a pas de projet de voyage au bout du monde pour échapper aux fêtes de Noël qui ont la fâcheuse habitude de renvoyer les célibataires à leur solitude, même lorsqu’ils sont invités quelque part !

Voilà qu’elle se pique de l’idée saugrenue de devenir Dame Patronnesse et d’inviter toutes les personnes âges seules de Carsely pour un Noël qui va évidemment s’avérer tragique, puisque chaque aventure d’Agatha Raisin est inaugurée par le refroidissement définitif d’un habitant de son village qui détient le record mondial de mort violente/habitant …

RÉSUMÉ : Agatha est d’humeur pensive en l’approche des fêtes de fin d’année et en discute avec sa bonne amie, Mrs Bloxby, la femme du pasteur qui lui, malgré son devoir de charité chrétienne ne cache jamais rien de son acrimonie à l’adresse de notre héroïne préférée.

Voilà que devant l’incontournable tasse de thé qui se doit d’occuper les mains quand on papote outre-Manche, Agatha est prise d’une illumination et imagine pour une fois de ne pas s’exiler très loin du monde occidental et de ses traditions en attendant que Noël soit passé, mais d’affronter ces fêtes en faisant le bien !

La voilà décidée à organiser un réveillon chez elle, et d’y inviter toutes les personnes âgées isolées de Carsely dont Mrs Bloxby l’aide à dresser la liste. Il y en a six au total… Plus ou moins valides, plus ou moins sympathiques… Mais ça n’est pas grave, Agatha s’y connaît en personne pas sympathiques et sait ne pas s’en laisser conter et les remettre à leur place si besoin.

Mrs Bloxby prendra la précaution cependant de lui rappeler qu’elle est peut être une bonne organisatrice d’événements de com’ mais que côté organisation de repas, elle est parfois à côté de la plaque, notamment lorsqu’il s’agit de cuisiner autrement qu’en réchauffant une barquette au micro-onde !

Evidemment, Agatha reste Agatha… Et s’accroche à l’idée qu’elle n’est pas moins capable qu’une autre, mais… reconnaissant qu’elle pourrait se laisser déborder en devant gérer ses inviter et la cuisine en même temps, elle admettra l’idée de faire appel à un traiteur…

Sauf pour l’inévitable Christmas Pudding flambé qu’elle se fait un point d’honneur à confectionner elle-même avec l’aide de son ancien collaborateur Roy Silver célibataire lui-même et qui s’est invité chez Agatha pour les fêtes.

Munie du livre de cuisine le plus facile à suivre qui soit du Royaume Uni et de tous les ingrédients requis, les acheter n’étant pas un problème pour Agatha, la voilà partie dans un massacre pâtissier en règle, puisque notre détective n’a pas appris que la pâtisserie, c’est de la chimie et que ça suppose de suivre les étapes à la lettre, et de respecter les proportions au gramme près, sans parler des temps et mode de cuisson, ou les temps de refroidissement…

Et pourquoi réduire en poudre ou en morceau un ingrédient dont on imagine qu’il pourrait « fondre » tout seul comme par magie ? Bref, vous l’aurez deviné ce pudding promet d’être immonde, et le coup d’insecticide passé dessus pour chasser les mouches qui l’ont attaqué n’a certainement rien arrangé…

Roy essaie de rattraper le coup et de cacher la misère en le recouvrant d’un glaçage caramel qu’il maîtrise, et au terme d’un réveillon bien arrosé au cours duquel les esprits de nos chers aînés se sont un peu échauffés, voilà que le moment où les employés du traiteur s’en vont et que l’instant d’apporter le dessert arrive…

Or, tandis qu’Agatha adopte une position improbable pour essayer de flamber son « œuvre » selon l’usage, l’un des petits vieux, pervers notoire qui lui avait offert un string en remerciement de son invitation, lui passe la main sous la jupe pour lui tripoter les fesses.

Allez savoir pourquoi, mais Agatha n’a pas trop apprécié, et le pudding dégoulinant a fini sur la tête de l’obsédé, qui s’écroula raide mort sur le coup…

Evidemment, l’une des invitées crie au meurtre alors que les autres témoins de la scène voulaient protéger Agatha… Mais il fallait bien faire venir la police, l’ambulance etc… Bill Wong prend les choses en main…

Mon avis : Les amateurs de séries anglaises connaissent la tradition qui courre outre-Manche et selon laquelle chaque producteur fait un épisode « spécial » pour Noël.

En général ces épisodes sont l’occasion de retrouver les personnages qui ont accompagné les spectateurs tout au long de l’année, autour d’un épisode ayant sa propre trame scénaristique détachée de la trame habituelle de la série.

Le plus souvent il est question de Noël également. Il s’agit d’une parenthèse, d’un trêve des confiseurs…

Souvenez-vous ! Ils nous ont fait le coup entre les saisons 3 et 4 de Sherlock avec l’Effroyable Fiancée… Et Même Downton Abbey nous avait gratifiés d’un épisode à l’humour tout sauf victorien (qui n’est d’ailleurs pas inclus au coffret)…

Anybref, et bien, cette aventure d’Agatha Raisin est à considérer comme étant dans cette veine. D’autant qu’il ne s’agit pas d’un roman mais d’une courte nouvelle qui n’atteint pas la quarantaine de pages. Autant dire que c’est vite lu… Et que c’est loin de ressembler à un Agatha Raisin habituel.

Mais rassurez-vous, c’est gratuit ! C’est en effet un petit cadeau offerts aux amis d’Agatha, lors de l’achat d’un autre volume… Et pour tromper le couillon en épaississant d’avantage le volume du livre, on rajoute autant de page en vous mettant le début du premier tome des enquêtes d’Agatha…

Bref, le petit cadeau à faire circuler aux amis pour leur donner envie d’en savoir plus sur la détective la plus gaffeuse du Commonwealth !

Comme c’est court, on retrouve assez peu de personnages secondaires habituels… Mrs Bloxby au début… Bill Wong assez brièvement…

Et Roy qui va partager le réveillon avec elle. Exit Sir Charles et James Lacey ! Les six invités d’Agatha sont de parfaits inconnus…

Comme l’ensemble ne fait que quelques pages, difficile de ne pas spoiler pour vous donner mon avis. Donc… ne lisez pas la suite si vous ne voulez pas en savoir trop…

Quoi que dans ces quelques pages, le style et la description des situations abracadabrantes brillent plus que l’intrigue qui elle est d’une platitude parfaite. En fait il n’y en a pas vraiment.

Personne n’aura évidemment la gougeâterie de faire le lien entre le fait qu’Agatha se sente vieillir et son soudain intérêt pour les personnes âgées… Ni entre l’âge de l’auteur et le plaisir qu’elle a pris pour brosser rapidement les portraits de six petits vieux…

On aura deux morts et un mariage en 40 pages… Mais pas l’ombre d’un assassin. L’innocence d’Agatha triomphant assez rapidement après une autopsie la mettant hors de cause : son pudding n’avait pas tué son invité obsédé…

Cela étant, elle aurait probablement eu huit morts par empoisonnement s’il avait été mangé… Mais bon… Un mariage et deux enterrements… ça me rappelle un film anglais tiens…

Mon impression de l’aventure 17 n’avait pas été très engageante et j’avais dit attendre l’auteur au tournant.

Evidemment, cette brève nouvelle gratuite n’est pas à considérer comme étant la 18e aventure… et je n’exigerai pas le même traitement d’une intrigue en 40 ou 150 pages…

Donc… Je réserve encore ma décision sur la nécessité de confier d’autorité et en urgence la franchise Agatha à quelqu’un de plus doué que l’auteure actuelle.

PS du Cannibal Lecteur : dans 4 mois, c’est Noël !!! (maintenant que j’ai foutu le bordel, je me casse).

 

Harry Potter – T04 – Harry Potter et la coupe de feu ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Harry Potter – T04 – Harry Potter et la coupe de feu

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2001/2007/2011/2016/2017) / Gallimard (2000)
Édition Originale : Harry Potter, book 4: Harry Potter and the goblet of fire (2000)
Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé :
Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d’un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie.

Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit…

Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter.

Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d’immenses défis.

Critique :
L’exercice de la relecture est toujours périlleux car on pourrait ne pas retrouver les excellentes sensations de l’époque et en ressortir déçu(e).

Parfois, c’est l’effet inverse qui se produit et on se surprend à prendre encore plus de plaisir lors de la relecture qu’il y a 17 ans.

Autant j’avais encore des souvenirs de lecture du tome 3, autant il ne m’en restaient plus beaucoup du tome 4 et ce fut donc une véritable redécouverte, même si, eu fil des pages, des petits souvenirs sont, tels Mathilde, revenus.

Lors de ma première lecture, j’avais trouvé Harry Potter chiant à toujours reporter à plus tard l’ouverture de son oeuf en or, à ne pas vouloir écouter la voix de la raison qu’était celle de Hermione qui lui disait de bosser un peu plus, de s’y prendre plus tôt.

Son petit égo m’avait aussi énervée, lui qui refusait l’aide des autres mais de dédaignait pas celle de ses amis.

Avec le recul, j’ai compris Harry, il n’est pas différent de nous, au final, à toujours procrastiner pour certaines tâches. Moi-même je faisais pareil avec mes matières à étudier… Là, Harry m’a plutôt envoyé de brûlantes piqûres de rappel. Shame on me de l’avoir si mal jugé à l’époque de ma première lecture.

Si mettre en récit un jeune garçon qui entre dans une école de sorcellerie n’est pas d’une créativité folle, l’univers que J.K. Rowling a développé dans ses romans est lui, d’une richesse époustouflante, incomparable tant il est réaliste, proche du nôtre, de l’Histoire, pas toujours glorieuse de l’Homme, tant ses personnages sont évolutifs, mûrissants avec l’âge et riches de profondeur (m’en fout si c’est pas correct, moi, je me comprends).

Les deux premiers tomes étaient de la littérature enfantine, on le sentait bien dans l’écriture, dans la manière d’être des personnages qui, à l’époque, avaient 11 ans, comme leurs lecteurs.

Dans le tome 3, on sentait venir le basculement et là, pour le tome 4, la littérature jeunesse est loin derrière nous, comme si l’auteure en avait eu plein le cul d’écrire pour les enfants où comme si elle avait eu envie de faire évoluer son écriture et ses récits avec l’âge de ses personnages principaux et de son lectorat.

L’univers de Harry Potter est un mélange savant de collèges Anglais huppés, où ne sont admis que les enfants de famille riche, ou du moins, d’une certaine élite. Les 4 Maisons de Poudlard sont autant de fraternités comme il en existe dans les universités, les Sangs Purs et les Sang-De-Bourbe ne sont jamais que les idées nauséabondes des partis fascistes (dont un mis au point une solution finale) ou celles des grandes écoles dans lesquelles les boursicoteurs ne sont jamais bien vus.

Voldemort qui revient au pouvoir et que certains ne veulent pas voir, croire, c’est aussi une montée d’un extrémisme que certains continuent de nier ou de regarder ailleurs, pensant ainsi que leur petit monde tranquille va le rester.

Rita Skeeter (à qui on sketerait – casser – bien la gueule) la journaliste fouille-merde n’est jamais que l’apanage de certains journaleux qui sont prêts à tout pour publier un scoop, même à inventer des faits ou à les déformer, juste pour faire le buzz.

C’est aussi une manière pour Rowling de mettre en garde ses lecteurs sur leurs manières de s’informer, sur le fait qu’il ne faut pas lire n’importe quel journal mais bien choisir ceux qui informent et pas ceux qui déforment.

C’est aussi un tacle contre les fake-news qui nous inondent de plus en plus sur la Toile et que nous ne connaissions pas encore en 2001. Rita est une productrice de fake-news et tout le monde croit ce qu’elle écrit.

Anybref, Harry Potter est une oeuvre énorme à analyser et avec les années qui ont passées, on redécouvre d’autres choses, d’autres messages, d’autre parallèles avec notre monde à nous.

Ce tome 4, c’est aussi un sacré pavé de 784 pages qui se lisent toutes seules, sans même se fatiguer, sans même voir le temps passer car ce tome regorge d’actions, d’amitié, de disputes, de petites tensions, de mystères, de suspense, de violence (dans son final) et là on se dit que non, nous ne sommes pas au pays des Bisounours et qu’un pas vient d’être franchi.

J’ai mieux apprécié cette relecture que je ne le pensais et ce tome 4 a fait un bon dans les émotions ressenties et dans mes romans préférés de la saga, sans pour autant détrôner le tome 3 qui lui est indétrônable.

Quant à ma copinaute de LC, Bianca, pour elle, c’est un coup de coeur et pour le moment, c’est son préféré.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°20, le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook et Le pavé de l’été chez Sur Mes Brizées (Juillet 2019 – Septembre 2019).

Scotland Yard – Tome 1 – Au cœur des ténèbres : Dobbs & Stéphane Perger

Titre : Scotland Yard – Tome 1 – Au cœur des ténèbres

Scénariste : Dobbs
Dessinateur : Stéphane Perger

Édition : Soleil (04/07/2012)

Résumé :
Londres, 1890. L’inspecteur Tobias Gregson est une des valeurs montantes du Yard.

Mais sa carrière serait accélérée s’il n’était pas considéré comme un humaniste trop sensible et avant-gardiste, et surtout s’il n’avait pas pour fonction principale d’être le défouloir quotidien de son supérieur Lestrade.

Alors lorsqu’un transfert de prisonniers ne se passe pas comme prévu, Gregson se retrouve au placard.

Un blâme qui va vite se transformer en opportunité afin de démontrer sa vraie valeur aux yeux du patron des patrons, le commissionner Fix.

À la tête d’une équipe atypique réunissant un gamin des rues, ancien informateur de Sherlock Holmes, un médecin psychiatre aux méthodes atypiques ainsi que son étrange assistante, Gregson va faire alliance avec le diable : coopérer avec la pègre londonienne pour traquer deux fous extrêmement dangereux qui ont profité du fiasco de l’opération de transfert pour se volatiliser.

Deux aliénés mentaux qui vont apprendre aux citoyens de Londres la signification du mot terreur. À leurs côtés, plongez à votre tour au cœur des ténèbres…

Critique :
Londres, décembre 1889… Décidément, je suis abonnée au Londres de l’époque de Jack l’Éventreur, moi. Et, une fois de plus, me voici plongée dans des crimes sordides.

Oui, j’aime ça…

Ici, point d’élément fantastique, point de van Helsing, chasseurs de vampires ou de toute autre créature de la nuit aux dents longues et pointues.

Non, pas de ça, même si le criminel est digne d’un Dracula point de vue des sentiments… C’est vous dire son empathie envers ses victimes. Un sadique de la pire espèce.

Par contre, point de vue références littéraires de l’époque, ça foisonne ! En ce qui concerne la plupart, je les ai tous croisé dans le canon holmésien.

Que du beau linge : l’inspecteur Lestrade (en version moins sympa que dans les aventures de Sherlock Holmes originales), l’inspecteur Gregson (défouloir de Lestrade, ici, sinon, il apparaît dans quelques récits de Sherlock Holmes), Bradstreet, le colonel Moran, âme damnée du professeur Moriarty (cité mais pas croisé), Wiggins, ancien des « Baker Street Irregulars », employé par Sherlock Holmes (cité lui aussi, mais non présent).

Pour le reste de la littérature, citons le docteur Seward qui est présent dans Dracula de Bram Stoker, présent aussi dans la bédé, aux côtés du commissioner Fix, discutant d’un certain Phileas Fogg.

Dernière référence, l’assistante du docteur Seward, Faustine Clerval, était présente dans « Mister Hyde contre Frankenstein ».

Que des têtes connues !

Mais que font-ils, tous ces gens connus, dans cette bédé ?

Et bien, vu que deux criminels jugés extrêmement intelligents et tout aussi extrêmement dangereux ont joués les filles de l’air, une partie de ces personnages vont atteler à les retrouver en menant une enquête et quelques investigations avec l’aide de la pègre londonienne.

Mariage contre-nature ? Oui, mais la pègre préfère coopérer avec la maison poulaga, dans son intérêt. Enfin, la coopération ne se fera qu’avec Gregson.

Vous pourriez penser que l’intrigue n’est donc pas d’une folle originalité puisque consacrée à une évasion et à des meurtres. Croyez-moi, il n’en est rien.

La narration devient rapidement captivante, surtout vu la manière dont le livre commence : deux filles poursuivies dans Hyde Park, munies d’un collier fort étrange… et d’un type qui vous ficherait les chocottes si vous le croisiez !

Le scénariste se base aussi sur des luttes internes au Yard, sur Lestrade qui déteste Gregson et qui a Wiggins en horreur, sur la traque des deux prédateurs avec l’aide d’un médecin psychiatre, sur cette alliance contre-nature avec la pègre, sur cette foule de personnages qui restent tout à fait crédibles et séduisants.

Un récit qui se dévore.

Et le graphisme de Stéphane Perger ?

Une sacrée surprise ! M’attendant à des dessins « habituels », dirais-je, quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant des dessins aux lavis et en aquarelle…

Spécial, mais au bout de deux pages, j’étais dedans. Ce genre de dessins donnent des ambiances différentes de celles auxquelles je suis habituée.

Cela donne de la lumière sur certaines scènes tandis que d’autres sont plus sombres. Certaines scènes sont même dénuées de décor, ne gardant que le personnage et un fond « uni ». Cela renforce les expressions des personnages, le lecteur n’étant pas distrait par les décors.

Le seul bémol à l’époque ? Ben, c’est que le second tome n’était pas paru ! Oui, j’avais grand envie de lire la suite, même si l’auteur n’avait pas terminé l’album par un cliffhanger comme j’aurais pensé qu’il le ferait.

Pas un sadique, l’homme. Merci à lui.

La critique de ce premier album, je l’avais posté sur mon site, maintenant, je la rapatrie sur le blog, je fais du regroupement de fiches et vous trouverez la chronique du tome 2 à cet endroit : Scotland Yard – Tome 2 – Poupées de sang.

Le petit dictionnaire de Sherlock Holmes : Marc Lemonier

Titre : Le petit dictionnaire de Sherlock Holmes

Auteur : Marc Lemonier
Édition : City Edition (16/11/2011)

Résumé :
Sherlock Holmes est immortel. Plus d’un siècle après sa dernière aventure officielle, il occupe toujours une place de premier ordre au royaume des détectives. Films, pastiches, suites, livres, séries télévisées : Holmes est partout…

Dans ce petit dico, l’auteur part sur les traces de l’œuvre de Conan Doyle, de sa genèse jusqu’à nos jours. Lieux, personnages, objets fétiches, enquêtes, moments clés de sa vie : vous serez incollable sur le dandy détective.

Comment a-t-il rencontré le fameux docteur Watson ? Qui étaient ses parents ? Comment a-t-il disparu en combattant le professeur Moriarty ?

Et au fait, savez-vous que Holmes n’a jamais prononcé le mot « Élémentaire » ?

Critique :
Lorsque je suis tombée sur ce bouquin, je me suis dit que cela serait amusant de le posséder et de faire grossir mes étagères Sherlock Holmes.

Bien souvent, je cherche dans ma mémoire le réalisateur d’un film ou un détail d’une aventure et rien ne surgit (oui, Alzheimer fait des ravages).

Si, à ce moment là, vous n’avez aucun ordinateur allumé, c’est assez embêtant.

Un dictionnaire résoudrait parfaitement ce problème.

Ne vous attendez pas à de grandes révélations en le lisant. Une grande partie de l’ouvrage se trouve sur le site de la SSHF.

Le dico peut, toute fois, se révéler utile en cas de plantage de PC ou de flemme de l’allumer pour vérifier un détail (attention, pas un détail trop petit, juste une indication). Il se lit plaisamment installé dans le canapé, tasse de thé à la main.

L’auteur nous cite souvent des passages entiers du canon, comprenant dialogues ou descriptions. Lorsqu’il nous donne le titre de l’aventure canonique, en dessous, il note le titre en V.O, sa date de publication, l’endroit où elle fut publiée ainsi que son abréviation officielle en bas du texte.

Lemonier nous parle aussi de quelques films sur Holmes, dont les deux derniers de Ritchie, la série Sherlock de la BBC, celle de la Granada, des villes citées dans le canon, des personnages (quelques uns, les plus importants), de quelques acteurs qui ont interprétés Holmes à l’écran, des untold stories,…

Mais sans trop entrer dans les détails. le strict minimum.

Toutefois, il y a des erreurs et quelques oublis importants à mes yeux :

Page 22 : « L’aventure de Wisteria Lodge » (WIST) où l’auteur du dico oublie un détail monumental. Cette histoire commence en effet par Watson qui nous écrit ceci : « Dans mes notes je retrouve la date : fin mars 1892. le temps était froid, et gris, le vent soufflait. Holmes avait reçu un télégramme et il avait griffonné la réponse. » 1892 ? Holmes étant disparu aux chutes le 4 mai 1891. L’erreur canonique aurait dû être soulignée dans le dico, je trouve.

P 43 : parlant de Jeremy Brett qui incarna le détective, il a cette phrase étrange « Il ne lui manque que la haute stature ». Sachant que Brett mesurait 1,88 m et que Holmes en faisait 1,80 m, je me demande ce que Lemonier a voulu dire par-là. N’aurait-il pas vérifié les tailles de ces deux hommes ? Ou alors, il n’aime pas Brett et trouve qu’il n’interprétait pas brillamment Holmes…

P 48-49 : Les titres des recueils (Adventures, Memoirs, Return) sont en gras, les nouvelles qui les composent en italique, notées l’une à la suite de l’autre. Avant de passer au titre du recueil suivant, il y a un espace. Les nouvelles auraient gagnées en clarté à être mise l’une en dessous de l’autre, mais bon.

Par contre, le correcteur n’a pas vu que « His last bow » n’était pas en gras et se trouvait directement sous les titres composant « The return », sans l’espace de séparation requis. Pareil pour « The casebook ». Cela donne un gros plaquage sur la fin.

P 56 : « Quand il s’ennuie un peu, le détective se shoote avec une solution à 7% de cocaïne ! » C’est noté texto ainsi. Punaise, dit ainsi, on dirait un camé de la pire espèce.

P 67 : C’est « LA cycliste solitaire » ou « LE cycliste solitaire » ? Pourtant, il me semblait avoir lu que, d’après des notes manuscrites de Conan Doyle, il visait bien l’homme qui suivait mademoiselle Violet Smith et que c’était « Le » et pas « La ». Une histoire de sexe, encore une fois. L’inconvénient de la langue anglaise, c’est le « the » qui ne vise personne en particulier (The Adventure of the Solitary Cyclist).

Page 73 : « inspecteur « Greyson »?? Dans le canon, c’est l’inspecteur GREGSON !! La faute. Carton rouge.

Page 82 : Dans « L’Employé de l’agent de change », la Franco-Midland est rebaptisée « Les Quincailliers de la Franco-Midland » et serait donc ainsi (en ces termes) présente dans le Canon. Ce qui ferait du président un plagiaire de Conan Doyle si cet intitulé se trouvait bien dans le Canon. Hors, c’est lui qui l’a inventé de toute part pour le site de la SSHF.

Page 94 : on apprend que la série Granada est interrompue par le décès de Brett. Il n’en est rien. Jeremy Brett était pourtant encore bien vivant quand il embrassa publiquement le président à la fin de la soirée télévisée organisée en 1994 pour marquer la fin de la série…

P 165 : erreur lamentable dans le titre en V.O des « Propriétaires de Reigate » qui devient « The Red-Headed League » au lieu de « The Reigate Squires ». L’abréviation REIG et la date de publication sont les bonnes.

P 207 : Il parle de Lady Eudoria Vernet Holmes, mère d’Enola, de Sherlock et de Mycroft. Cette femme est un personnage fictif des livres de Nancy Springer. Lemonier nous signale ensuite qu’elle a été enlevée. Erreur ! Elle a disparu, oui, personne ne sait où ni pourquoi, mais très vite ils comprennent qu’elle a disparu de son plein gré. Désolé, mais on  ne mélange pas les faits canoniques avec les apocryphes.

P 210 : le violon de Holmes. L’auteur nous signale qu’il l’a acheté son Stradivarius pour une bouchée de pain à un brocanteur. Était-ce si compliqué de donner plus de détails ? Comme quoi il valait au moins 500 guinées et qu’il l’avait payé 55 shillings à un brocanteur juif de Tottenham Court Road (The Adventure of the Cardboard Box).

P 210 : le violon, toujours. Lemonier nous parle de Holmes cherchant à découvrir la note qui ferait immobiliser les mouches. Cette expérience est celle de Holmes/Robert Downey Jr dans le film de Ritchie, mais ce n’est pas précisé. Pour l’histoire des mouches et de l’expérience avec le violon, cela provient d’un film avec Rathbone (« Les aventures de Sherlock Holmes ») auquel Ritchie rendait hommage dans son premier opus…

Bref, un peu trop d’erreur pour un dictionnaire !! Un peu trop d’approximations et de mélange entre la fiction et le canon.

Vinland Saga – Tome 13 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 13

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa (13/11/2014)

Résumé :
Thorfinn a tourné le dos à sa vie de mercenaire et aspire aujourd’hui à une vie de non-violence. mais après la fuite avortée de Gardar et Arneis, qui s’est soldée par la mort de plusieurs des hommes du Serpent ainsi que de Gardar lui-même.

Arneis , Throfinn et Einar sont ligotés et enfermés dans la grange pour attendre leur châtiment.

Quelques jours plus tard, Maître Ketil revient clandestinement à la ferme au bord du bateau de Leif, après que le roi, bien décidé à le déposséder de ses richesses l’a accusé de haute-trahison.

Lorsqu’il apprend le sort d’Arneis, Ketil sombre dans une folie meurtrière et décide d’entrer en guerre contre le roi Knut…

Critique :
NON ?? Ben si, l’auteur a osé… Rien que pour cela, je le maudis car c’est très vache, le coup qu’il a fait à un personnage que j’appréciais beaucoup, même si c’est sa mort qui va décider Thorfinn à chercher le Vinland, cette terre vierge de tout et d’en faire un pays où la violence, l’esclavage, les meurtres, la guerre, n’existeront pas.

Le monde des Bisounours existe peut-être, mais en attendant de jouer à Christophe Colomb sur les terres de Trump, va falloir sauver sa peau parce que le roi Knut a attaqué la propriété de maître Ketil et que ça chauffe pour les miches de certains.

Knut, le roi Anglais qui vient des pays nordiques a bien évolué dans cette saga et est passé de couillon pleurnicheur à roi sans merci, prêt à tout pour remplir ses coffres, quand à maître Ketil, qui était un esclavagiste que j’appréciais car modéré, il est descendu dans mon estime lorsqu’il a pété un câble sur Arneis…

Deux autres qui ont pétés des câbles, ce sont ses deux fils, Thorgeir et Ormar. Si Thorgeir est un fana de la guerre et des combats, s’il a fait partie de l’armée du roi Knut, le voici bien décidé à ce que son roi ait un aller simple pour le terminus des prétentieux et il est décidé aussi à entraîner son frangin couillon et pleutre dans ce régicide.

Les dessins sont magnifiques et, pour une fois, je ne me plains pas que dans ce manga, toutes les tronches des personnages se ressemblent ou me font penser à d’autres d’une série concurrente.

Niveau psychologie des personnages, ils sont toujours aussi fouillés et évoluent au fil des pages, le blondin excité s’étant calmé alors que son pote Einar a soudainement la haine qui l’étreint et on peut le comprendre.

Ce tome sonne le glas du statut d’esclave de nos deux amis, Thorfinn et Einar et je suis impatiente de voir vers quels nouveaux flots les tomes suivants vont nous emmener.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019- juillet 2020) – N°10.

Juste avant de mourir : S. K. Tremayne [LC avec Bianca]

Titre : Juste avant de mourir

Auteur : S. K. Tremayne
Édition : Presses de la cité (21/03/2019)
Édition Originale : Just Before I Died (2018)
Traducteur : Isabelle Maillet

Résumé :
Pourquoi tu m’as fait ça, maman ?

Kath, Adam et leur petite Lyla, intelligente mais renfermée, habitent une ancienne ferme isolée en plein milieu de la lande, dans le Devon.

Un jour, Kath se réveille aux urgences après avoir été victime d’un grave accident de voiture. Elle n’a aucun souvenir des circonstances l’ayant conduite au drame.

De retour chez elle, choquée mais heureuse de retrouver sa famille, elle déchante vite : Lyla dessine d’étranges motifs et répète qu’elle voit un homme sur la lande.

Quant à Adam, il paraît en vouloir terriblement à son épouse, pour une raison que cette dernière ne s’explique pas.

Autour de la maison, Kath tombe sur des mises en scène macabres…

Alors que le comportement de Lyla devient de plus en plus inquiétant, Kath apprend que c’est en essayant de se suicider qu’elle a fini à l’hôpital. C’est le choc. Et le début de flash-backs angoissants qui vont la conduire elle aussi vers cet inconnu qui hante la lande.

Prêtant sa plume à un drame familial qui interroge le poids de l’hérédité, les liens du couple et le mystère qui entoure les enfants atteints du syndrome d’Asperger, le maître du thriller atmosphérique revient avec un quartet brumeux qui laissera le lecteur hagard, ivre de secrets inavouables et de stupéfiantes révélations.

Critique :
♫ Dis maman, pourquoi t’as fait un plongeon ? ♪

♪ Puisqu’il faut choisir, À mots doux je peux le dire, Sans contrefaçon, Maman dans l’eau a fait un plongeon ♫ (1)

Lorsqu’on est une gamine atteinte d’un syndrome d’Asperger ou d’un autisme latent (les parents n’ont pas consulté), apprend que sa maman a voulu se suicider en fonçant en bagnole dans une retenue d’eau, ça la fout mal.

Pourtant, à bien y réfléchir, Kath, la mère de Lyla, n’avait pas de bonnes raisons de vouloir mettre fin à ses jours.

Quand vous êtes une mère que tout le monde regarde avec pitié parce que l’on pense que vous avez fait une tentative de suicide, que votre mari vous en veut pour cet acte, que votre fille, déjà en proie à des problèmes à cause de son asperger, commence à battre la campagne en pensant que vous avez voulu l’abandonner…

Et si en prime, vous avez des trous de mémoire sur la semaine précédent cet accident et sur ce qui s’est passé dans votre tête à ce moment là, pour enquêter sur ce que vous pensez ne pas être une tentative de suicide, ça va pas être facile.

Voilà un thriller psychologique comme je les aime, avec des mystères, des phénomènes bizarres, une impression d’être épiée, un mari que vous avez vu mais qui vous jure que non, il n’était pas là, je vous jure que vous avez une petite sueur froide au milieu des sueurs chaudes provoquées par la canicule et son jour le plus chaud.

Nous sommes sur la lande du Dartmoor et s’il n’y a pas le chien maudit des Baskerville, il y a tout de même un truc de pourri au Dartmoor, en plus du brouillard, des tourbières meurtrières et de l’hiver…

L’auteur a su jouer avec ses personnages, alternant des points de vues, de manière à ce qu’on l’on frissonne, que l’on se pose des questions et que l’on en suspecte certains, sans toutefois dévoiler trop, trop vite, mais en nous laissant mariner dans notre jus le plus longtemps possible avant de balancer son final.

À un moment donné, j’avais compris. C’était sordide, mais j’avais capté.

Pour son final, on a du rythme, du suspense et elle joue avec nos nerfs, d’ailleurs, je lui garde un chien de ma chienne aussi et cet auteur passe directement sur ma kill-list avec les Norek et Minier.

Un thriller psychologique qui m’a amené un peu de frissons mais pas assez que pour faire diminuer la température caniculaire de ce 25 juillet où l’on a fait exploser tous les records.

Bianca a moins apprécié, de son côté. Partie avec une avance de 12 chapitres pendant que je me liquéfiais, elle avait toujours une confortable avance avant que je ne passe les grands braquets et que je fasse tout péter et que je ne termine l’étape avec des heures d’avance.

(1) Sur l’air de « Sans contrefaçons » de Mylène Farmer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2019-2020) – N°7.

Cormoran Strike – Tome 4 – Blanc Mortel : Robert Galbraith [Par Dame Ida, pigiste occasionnelle mais non rémunérée en homard ou en tailleurs]

Titre : Cormoran Strike – Tome 4 – Blanc Mortel

Auteur : Robert Galbraith
Édition : Grasset (10/04/2019)
Édition Originale : Cormoran Strike, book 4: Lethal White (2018)
Traducteur : Florianne Vidal

Présentation Babelio :
Lorsque Billy, un jeune homme perturbé, vient demander l’aide du détective privé Cormoran Strike pour enquêter sur un crime dont il pense avoir été témoin durant son enfance, Strike est perplexe.

Billy, de toute évidence, est psychologiquement instable et ne parvient pas à se souvenir de nombreux éléments concrets. Il semble néanmoins sincère et son histoire crédible. Mais avant que Strike n’ait le temps de l’interroger, Billy, paniqué, parvient à s’enfuir.

Afin de percer le mystère de l’histoire racontée par Billy, Strike et Robin Ellacott autrefois son assistante et désormais sa partenaire à l’agence s’engagent sur un chemin sinueux à travers les bas-fonds de Londres jusqu’à un sanctuaire secret au cœur du Parlement, puis dans un magnifique mais sinistre manoir de la campagne anglaise.

Alors que l’enquête s’avère labyrinthique, la vie de Strike est également loin d’être rectiligne : sa nouvelle notoriété en tant que détective l’empêche désormais d’opérer en sous-main, comme à son habitude.

De plus, sa relation avec son ancienne assistante devient plus périlleuse que jamais Robin lui est certes indispensable professionnellement, mais leur relation personnelle se complique de jour en jour…

Blanc mortel nous propose à la fois un mystère captivant et un nouvel épisode haletant de l’histoire de Cormoran Strike et Robin Ellacott. Le livre le plus romanesque de Robert Galbraith.

Résumé :
On avait laissé Robin et Cormoran le jour du mariage de celle-ci avec son fiancé Mattew, juste après la résolution très médiatisée de l’affaire précédente. Et bien c’est précisément là qu’on les retrouve au début de ce nouveau volume des enquêtes de Cormoran Strike.

Un Cormoran Strike à la trogne bien amochée d’ailleurs, ce qui détonnera quelque peu lors du pince fesse très mondain voulu par les deux familles…

Et il n’est pas seul à avoir trinqué. Cette affaire a mis Robin en danger et réveillé chez elle les traumatismes du passé qui ne manqueront pas de lui compliquer la tâche pour la nouvelle enquête qu’on vient leur confier.

Robin part dans une lune de miel calamiteuse avec son nouveau mari nombriliste et narcissique qui aura la maladresse d’effacer les textos envoyés par Cormoran pour la réembaucher…

Ah oui… disons que leur collaboration avait un peu souffert juste avant la résolution de leur dernière affaire…

Petite trahison de Mattew que Robin ne lui pardonnera pas facilement et qui mettra un second ver dans le fruit… Et au fil des pages… d’autres vers aussi gros que des pythons viendront se joindre au festin… Mais je ne vais pas tout vous raconter non plus…

D’ailleurs la vie privée de Strike n’est pas plus glorieuse… Il s’est bien trouvé une jeune femme plutôt sympa mais… il a un peu de mal à s’en rendre compte, trop abîmé par les montagnes russes que lui a fait vivre l’aristocratique Charlotte pendant seize ans…

Et v’là que l’ombre de cette pétasse névrosée va venir taper à nouveau l’incruste dans cette affaire qui va encore conduire notre Cormoran devenu LE détective privé à la mode de Londres, dans le grand monde britanniques.

Oui… Billy le schizo a fait irruption au bureau pour leur blablater une histoire décousue de meurtre d’enfants avant de se sauver, mais ça n’est pas pour cela qu’un ministre de sa Gracieuse Majesté vient carrément appeler Strike à l’aide pour régler l’odieuse affaire de chantage (les affaires de chantage sont toujours odieuses) dans laquelle il se trouve empêtré.

Oh… Et figurez-vous qu’il semblerait y avoir des connexions avec l’affaire de Billy ! Quel curieux hasard !

Et voilà Robin propulsée en immersion dans les corridors du Parlement sous couverture… A coller des micros (pratique parfaitement illégale au demeurant!), afin d’oublier sa lune de miel calamiteuse et son couple qui bat de l’aile !

Critique :
Y a un truc qui commence à me lasser dans les romans et les films policiers aujourd’hui… C’est le coup des deux affaires qui a priori n’ont rien à voir l’une avec l’autre et qui d’une façon miraculeuse se trouvent connectées…

Le pire c’est quand elles ont une solution commune… ça tombe bien au moment où j’écris je ne sais pas encore la fin, donc je ne peux pas vous en dire trop…

Oui j’écris souvent mes billets lorsque j’en suis au 8/10e du livre… Une habitude pour éviter de trop spoiler malgré moi…

Bref… JK Rolling… Là… vous me décevez ! C’est un gros poncif du genre… Je sais que vous aimez jouer avec ça, mais là ce coup des deux affaires en une ça me lasse… mais ça me lasse…

Et puis… Je m’étais déjà un peu énervée après Robin la fois précédente : qu’est-ce qu’elle s’emmerde avec ce mec (Mattew) qui vit en orbite géostationnaire autour de son nombril et qui voudrait contrôler sa vie et la voir rentrer dans les petites cases que son esprit étriqué lui assigne !

Flûte quoi ! Voilà trois livres qu’elle s’en plaint de ce mec… et malgré tout elle l’épouse ! Comme l’autre qui nous chantait « J’y crois encooooooore… »…

Pffff ! Elle, si futée et courageuse en matière d’enquête, concernant sa vie privée elle joue sa courge décérébrée en se laissant porter passivement  par les événements avec ce plouc…

Bon… OK… la quatrième enquête va amorcer un virage décisif (quoi que vu le temps qu’il lui faut… je ne sais pas si il sera aussi décisif et si elle se montrera plus dégourdie après!)… Il lui aura fallu le temps tout de même !

Ce décalage entre sa vivacité intellectuelle et le temps qu’elle prend pour se bouger face à ce crétin est un scandale ! Epicétou…

Et puis… Depuis le premier livre on voit Cormoran et Robin se tourner autour… Se rapprocher… prendre leurs distances… Une valse-hésitation sur laquelle on chanterait volontiers « Si tu avances quand je recule… comment veux-tu comment veux-tu que je t’enCENSURE ? »…

C’est comme Agatha et James (enfin je ne leur souhaite pas que ça soit tout à fait pareil!)… On sait qu’ils vont finir dans le même lit un jour !

Le temps qu’ils prennent pour ça est superflu au XXIe siècle !!! Merde quoi ! Personne ne leur a dit ? On aurait l’impression de lire le script des « feux de l’amour » s’il n’y avait pas d’enquête !

Au ciné la première scène de sexe entre les personnages principaux est en moyenne à la 42e minutes il paraît… Et ben là… ça se fait attendre.

Anybref vous l’avez compris, les atermoiements de tous ces gens en matière de vie privée me fatiguent un peu au bout du quatrième tome car ça devient un peu répétitif malgré les mariages des uns, les ruptures des autres, ou les nouvelles aventures qui se dessinent.

Dans le fond des émotions, et ressentis c’est toujours pareil et personne n’agit en fonction de ce qu’il ressent !

Pfff… Soit les anglais sont franchement compliqués en matières de cœur (je dirais carrément très névrosés puisqu’il faut toujours se trouver des empêchements pour vivre ce qu’on voudrait spontanément vivre)…

Soit JK Rolling devrait laisser tomber ce registre là… Après Harry Potter et le policier je lui déconseille franchement de s’essayer aux romans à l’eau de rose !

Voilà ! J’ai vomi mon fiel !

Maintenant je peux parler de ce qui m’a vraiment plu ! Parce que cette enquête une fois de plus nous fait découvrir de nouveaux univers du monde londonien. Les parlementaires… La politique… Les petites magouilles…

Et puis d’obscures histoires de familles recomposées dignes du feuilleton de la succession de Johnny !

Avec toujours ces coups de griffes acérés dont JK Rolling est coutumière à l’égard de la société de caste made in England où les gens ne doivent surtout pas se mélanger, et où ils doivent juste se toiser en affichant leur mépris respectif les uns envers les autres…

Et là nous allons aussi découvrir une meute assez intéressante d’activistes de l’ultra gauche britanniques (oui, oui… ça existe!).

Et puis Robin et Strike… même s’ils sont étrangement con-cons en matière de vie amoureuse… et bien ils savent aussi me rester sympathiques et attachants et je les retrouve toujours comme des amis de longue date à chaque fois que je parcours les pages nous narrant leurs aventures.

D’ailleurs… les autres personnages sont aussi bien campés, hauts en couleurs… et même quand on ne les aime pas, il faut bien reconnaître que l’auteure sait faire ce qu’il faut pour les rendre bien vivants et authentiques.

L’intrigue ? Quoi l’intrigue ? Ah oui… c’est un polar à la base… Ne l’oublions pas ! Et bien elle est excellente ! Habituellement, je commence à avoir un peu d’expérience et vois souvent le vilain venir de loin avec ses gros sabots…

Et bien là… J’ai renoncé à le chercher tant il y a de pistes possibles et de sous intrigues qui se croisent et s’entremêlent.

Un sacré casse-tête. On voit Cormoran chauffer des neurones tandis que Robin s’éparpille dans sa quête aux indices endossant plusieurs personnages différents… C’est franchement prenant.

En résumé : un avis en demi-teinte.

On retrouve nos personnages avec le même plaisir, s’affairer sur une enquête complexe et passionnante, même si hélas le caractère un peu répétitif de leurs vies privées respectives finit par être un peu lassant… mais… l’amorce de quelques changements s’annonce et laisse espérer un tome 5 un peu plus original. Je l’attends de pied ferme !