Les Détectives du Yorkshire – 06 – Rendez-vous avec la ruse : Julia Chapman [LC avec Bianca]

Titre : Les Détectives du Yorkshire – 06 – Rendez-vous avec la ruse

Auteur : Julia Chapman
Édition : Robert Laffont – La bête noire (22/10/2020)
Édition Originale : Date with Deceit (2021)
Traduction : Dominique Haas & Stéphanie Leigniel

Résumé :
La mort aime tromper son monde.
Enquêter sur un adultère ? Ce n’est pas vraiment le rêve de Samson et Delilah, les détectives de l’Agence de Recherche des Vallons.

Seulement voilà, la demande vient de Nancy Taylor, une femme charmante à laquelle on ne peut rien refuser. L’infidèle, quant à lui, est le maire, mais aussi un respectable homme d’affaires et l’ex-beau-père de Delilah. Diable ! Le duo de détectives va devoir marcher sur des œufs…

Or Samson et Delilah découvrent qu’une affaire peut en cacher une autre.

Et que ruses, fourberies ou tromperies sont bien plus présentes à Bruncliffe qu’ils ne le croyaient.

Critique :
Ne comptez pas, avec ce sixième opus, rester le cul bien au chaud à vous bâfrer des délicieux mets de la Pâtisseries des Monts !

Sauf si vous appartenez au gang des p’tits vieux de Fellside Court… Et encore, vu les enjeux et le suspense, les dents de vos dentiers risquent de s’entrechoquer !

Avec Samson et Delilah, on commence toujours par des petites enquêtes qui semblent simples et non dangereuses. Puis on se rend ensuite compte qu’on vient de mettre les pieds dans un panier de crabes des plus dangereux.

Sur la couverture, les chasseurs ont l’air d’innocents chasseurs du coin, des types sympas qui ont envie de tirer sur des pigeons d’argile, mais croyez-moi, on n’a absolument pas envie de les croiser dans une ruelle sombre, ni même éclairée…

S’il faudra attendre un certain moment avant d’avoir un mort au dessert, n’allez pas croire que ce qui se déroulera avant sera une promenade de santé ou que le suspense ne sera pas au rendez-vous ! Tous les ingrédients sont réunis (et bien cuisinés) pour vous tenir en haleine durant tout le roman.

Le mort m’a réjoui, je sais, ce n’est pas bien, mais voilà, on apprécie plus certains personnages que d’autres et là, j’ai explosé de joie à la nouvelle de son meurtre. Par contre, impossible de trouver qui l’avait commis ! Les mobiles ne manquaient pas, mais le timing était plus que serré pour les possibles coupables.

Sans spolier quoi que ce soit, les mystères commencés dans le premier tome continue d’avancer vers la bonne direction : chaque tome apporte quelques réponses, chaque tome voit la nasse se rapprocher doucement de l’autre Méchant du récit et la question que l’on se pose, c’est : quand va-t-il tomber ?

Le final est rythmé, bourré de suspense et comme toujours, ce n’est pas parce que leurs enquêtes du roman sont terminées qu’on peut se la couler douce. Non, il arrive toujours une merde de dernière minute et là, l’autrice nous laisse sur un suspense diabolique.

Heureusement, le tome 7 est prévu pour le 25 novembre. Faudra juste pas le laisser traîner trop longtemps…

Cela fait plaisir d’avoir découvert cette série et d’en être au tome 6 sans avoir connu de déception avec les personnages, l’univers, les enquêtes… Ce sont des cosy mystery, certes, mais de très bonne qualité littéraire.

Une LC réussi avec Bianca !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°95], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°77] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

Pietà : Daniel Cole

Titre : Pietà

Auteur : Daniel Cole
Édition : Robert Laffont – La bête noire (01/07/2021)
Édition Originale :
Traduction : Magali Duez

Résumé :
Tuer est son art, vous serez son chef-d’œuvre…

Londres, hiver 1989.

Un corps est retrouvé dans Hyde Park par la Metropolitan Police. La victime a gelé dans une position pour le moins inattendue : celle du Penseur de Rodin. Mais quelque chose cloche dans son regard : ce bleu intense, perçant…

Quelques jours plus tard, nouveau crime. Cette fois, ce sont les corps d’une mère et de son fils que l’on découvre, réplique exacte de la Pietà de Michel-Ange.

Londres va bientôt se transformer en musée macabre, mais personne ne le sait encore…

Critique :
Le crime est banal, la logique est rare : voilà ce que disait Holmes. Il est facile de tuer quelqu’un, il est plus difficile de faire en sorte de ne pas se faire attraper ou de donner à ses victimes une exposition digne d’un musée macabre.

Imaginez que vous laissiez votre première victime dans la position du penseur de Rodin… Tout de suite, vous passez d’une catégorie dans l’échelle des serial-killer inventifs et vous laisserez le sergent Benjamin Chambers bien emmerdé face à tel meurtre.

Dans ce récit qui sort des sentiers battus en ce qui concerne les postures des cadavres, j’ai apprécié que l’équipe de flics qui enquêtent ne soient pas des super-flics qui savent tout et à qui tout réussi. Ils ne pourront pas postuler pour un emploi au sein des Experts bien connus. On est loin aussi des équipes soudées et des chefs compétents de ces mêmes séries.

Ils sont assez réalistes, avec leurs problèmes, leurs erreurs, leur naïveté (l’agent Winter) ou leur côté borderline un peu trop poussé (l’inspectrice stagiaire Jordan Marshall). Mais au moins, ils sont persévérants, tenaces et n’hésiteront pas à outrepasser les ordres du grand chef, qui lui mérite la médaille du connard en chef. Pas très réaliste, leur chef.

Pas de côté morbide dans les scènes de crimes, l’auteur ne fera pas de la surenchère ou du voyeurisme, à tel point que vous devrez faire marcher votre imagination pour vous faire une image mentale desdites scènes : gore ou pas gore, vous êtes maître de vos pensées. On appréciera ou pas, c’est au choix.

Le fait de diviser le récit en deux périodes distinctes (1989 et 1996) apportera aussi une autre atmosphère à ces crimes puisque 7 ans plus tard, l’équipe initiale, dispersée, devra bosser avec la nouvelle inspectrice stagiaire, miss Jordan Marshall. Et repartir sur les cold-case de 1989 avec des nouveaux cadavres tout frais de 1996.

Le récit est addictif, les dialogues sont légers, apportant souvent une petite note d’humour, même si la naïveté du l’agent Winter m’a passablement énervée sur la seconde moitié du récit.

Si l’identité du coupable est assez vite connue (à la moitié), le tout sera de savoir s’ils parviendront à le coincer et à mettre fin à cette série de crimes où les victimes terminent en œuvre d’art, mais non montrables dans un musée… Ou alors au musée des horreurs (et des senteurs, parce qu’à un moment donné, ça commence à sentir, un corps mort).

Dans les bonnes choses, je soulignerai que c’est un thriller addictif, avec un modus operandi qui sort de l’ordinaire, trois d’enquêteurs qui n’ont rien des professionnels soudés de la série des Experts (eux, c’est du cinéma) et qui vont devoir bosser en schmet (en douce) de la hiérarchie pour résoudre cette succession de crimes sordides.

Vous ne verrez plus certaines œuvres d’art de la même manière…

Si ce n’est pas le thriller du siècle, il n’en reste pas moins qu’il fait le job et qu’il procure une belle dose d’adrénaline. Hélas, il lui manque un petit je-ne-sais-quoi, un petit supplément d’âme, un petit truc qui le rendrait vraiment génial. Il est bon, mais il y avait moyen de mieux faire encore…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°95], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°76]  et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

 

Sherlock Holmes et le démon de Noël : James Lovegrove

Titre : Sherlock Holmes et le démon de Noël

Auteur : Sherlock Holmes et le démon de Noël
Édition : James Lovegrove
Édition Originale : Sherlock Holmes and the Christmas Demon (2019)
Traduction : Arnaud Demaegd

Résumé :
1890. Peu avant Noël, Sherlock Holmes et John Watson reçoivent à Baker Street la visite d’une nouvelle cliente. Eve Allerthorpe, fille aînée d’une dynastie prestigieuse, mais quelque peu excentrique du Yorkshire, se trouve dans une profonde détresse : elle se croit possédée par un démoniaque esprit de Noël.

Eve doit hériter d’une fortune à condition d’être saine d’esprit, mais il semble que quelque chose – ou quelqu’un – menace son équilibre mental.

Holmes et Watson partent enquêter au château de Fellscar, demeure familiale des Allerthorpe, mais s’aperçoivent vite que l’affaire est plus complexe qu’il y paraît.

Un autre esprit hante la famille ; et lorsque l’on découvre le cadavre d’un membre de la maisonnée, le duo comprend que nul n’est au-dessus de tout soupçon…

Critique :
Sûr et certain, le Père Noël est une ordure ! La preuve s’il en est : Sherlock Holmes est à sa poursuite ! Pas parce que le Père Nowel n’a rien mis dans ses petits souliers, mais parce que c’est un voleur !

Ce polar historique mettant en scène Holmes & Watson commençait déjà bien, avec une petite résolution d’enquête, à quelques jours de Noël.

Cette course poursuite pour attraper le voleur va apporter à Holmes une autre affaire qui semble sentir le fantastique, puisque une jeune se dit poursuivie par la malédiction du Thurrick Noir.

Si vous vous demandez ce que c’est que cette créature, je vous rassure de suite, rien à voir avec les bestioles de Lovecraft ! C’est juste le pendant du Zwart Piet chez les Hollandais ou du Père Fouettard chez les Belges et Français du Nord. C’est celui qui vient punir les enfants pas sages du tout.

Ce que j’ai apprécié, dans ce roman, c’est que pour une fois, on se retrouve avec un Holmes et un Watson sans créatures fantastiques. Oui, ça sent le fantastique, mais y croire ne le fait pas apparaître et Holmes est un esprit terre à terre.

L’enquête, sans être trop courte, évite l’écueil du trop long. C’est juste ce qu’il faut en nombre de pages pour garder du suspense, l’intérêt du lecteur et le récit évite de s’éterniser juste pour ajouter des pages. Le format des nouvelles convenant toujours mieux aux enquêtes de Holmes, si on fait trop long, généralement, on s’enlise et ça n’avance plus.

Les personnages, sans être canoniques à 100%, sont tout de même fort proches des originaux et l’auteur a bien mis en avant l’amitié qui unit Holmes et Watson. Les déductions du maître sont présentes, son caractère assez cynique aussi. Bref, c’est un véritable plaisir que de suivre le duo durant cette enquête, à quelques jours de Noël.

Le scénario est bien ficelé, l’enquête est bien menée et j’avoue n’avoir pas tout vu venir, comme quoi, le Maître dépassera toujours sa pauvre élève.

La plume est tout ce qu’il y a de plus correcte, agréable à suivre, avec des véritables passés simples et même quelques subjonctifs imparfaits ! Non, pas de bol, ce n’était pas les conjugaisons des verbes « savoir » et « recevoir »… Seuls les initiés comprendront et rigolerons un bon coup.

Anybref, c’est un excellent pastiche holmésien, qui relève le niveau de toutes les bouses que l’on a produit et que l’on produit encore. Sans être le policier de l’année, il tire bien son épingle du jeu, ou son fagot de bouleau (les enfants pas sages comprendront) pour rester dans le folklore du Thurrick.

À lire sans nécessairement écouter tomber la neige, impassible manège… Mais à lire bien au chaud sous un plaid, car dans le Yorkshire, ça caille !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°XX], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°75] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

 

Cendres : Johanna Marines [LC avec Bianca]

Titre : Cendres

Auteur : Johanna Marines
Édition : Snag (04/04/2019)

Résumé :
Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés.

Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre.

Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ?

Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu’il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille…

Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

Critique :
Londres, 1888… Une période que j’apprécie tout particulièrement. Facile, je n’y ai pas vécu.

C’est comme les bas-fonds londoniens, ils sont plus supportables lorsque l’on est assis dans son canapé, le ventre plein, un café chaud à portée de main et le chauffage qui fait son job.

Commençons par les points positifs de ce polar historique : le petit côté steampunk était bien vu. Sans en faire trop (ce que certains reprocheront), l’autrice a ajouté quelques détails du genre dans son récit : chevaux et oiseaux automates, ainsi que des prothèses.

Le steampunk n’est pas envahissant et si vous n’êtes pas accro au genre, cela passera comme une lettre à la poste. Par contre, si vous en vouliez plus, vous serez de la revue.

Londres : personnage important de l’histoire, c’est une ville encrassée par le smog que vous découvrirez, une ville sale, noire, remplie de suie des usines et, de temps en temps, un smog mortel descend sur la ville. Angoisses durant la lecture garanties.

Les bas-fonds : vous êtes plongés dedans, la misère grouille comme les rats, c’est l’horreur. L’autrice décrit bien ces maisons faites de tôles, cette misère qui touche tout le monde, y compris les plus petits. Sans oublier qu’un tueur éventreur rôde dans les ruelles.

Les personnages sont attachants (Agathe, Nathaniel et Luna la tête de mule), mais manque un chouia de profondeur, tout en étant stéréotypés. Ce n’est pas vraiment un problème, le bât blessant plus au niveau du Méchant, qui est méchant tout simplement et qui est aussi visible qu’un gilet jaune devant des phares, sur une route déserte.

Ce polar historique, je l’ai dévoré, il est addictif, l’écriture est simple, faite de répétitions pour certaines descriptions, mais bon, ça passe sans soucis.

Là où ça grince dans la prothèse métallique, c’est justement avec le Méchant que l’on venir avec ses gros sabots et dont on ne saura pas pourquoi il est passé du côté super obscur de la Force. Nous n’en saurons pas plus non plus sur l’Éventreur (qui n’est pas le sujet du roman, mais puisqu’il y joue du couteau, on aurait pu aller plus loin).

Certes, dans la vie, nous n’avons jamais les explications, mais purée, dans un roman, l’autrice étant aux commandes, elle peut très bien ajouter des pages et nous expliquer le pourquoi du comment.

Lors du final, très glauque, très violent, pas happy end du tout, on a l’impression qu’on nous l’a joué à l’envers et on referme le livre avant l’horrible sensation qu’il manque quelque chose : ces foutues putains d’explications !

Déjà que l’autre enquête, avec les déterrés, se finit un peu brusquement, trop facilement… Si en plus, l’intrigue principale ne nous donne pas toutes les réponses, ça vous donne un goût s’inachevé. J’aurais aimé connaître les motivations du Méchant autre que je suis méchant, point barre. Et aussi savoir si un des personnage, de par son comportement assez sec, a voulu en fait protéger Agathe.

Maintenant, ces bémols, ce ne sont que les miens, personnels, ce que j’aurais aimé savoir…

Cela ne m’a pas empêché d’apprécier cette lecture, addictive, même en devinant très vite qui était le méchant et en comprenant ce qui se cachait sous les disparitions des jeunes filles (mais pourquoi des blondes ?)… Le final, assez violent, était par contre inattendu. J’avais espéré un mini happy end.

Une LC avec Bianca réussie ! Nous avons fait de bonnes pioches ces derniers temps. Si vous voulez lire son avis, suivez le lien !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°XX] et le Haunted reading bingo du Challenge Halloween 2021 chez Lou & Hilde – Dark London.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sacrées sorcières (BD) : Pénélope Bagieu et Roald Dahl

Titre : Sacrées sorcières (BD)

Scénariste : Pénélope Bagieu (d’après l’oeuvre de Roald Dahl)
Dessinateur : Pénélope Bagieu

Édition : Gallimard Jeunesse (29/01/2020)

Résumé :
Les enfants sont répugnants!
Ils puent! Ils empestent!
Ils sentent le caca de chien!
Rien que d’y penser, j’ai envie de vomir!
Il faut les écrabouiller!
Les pulvériser!
Écoutez le plan que j’ai élaboré pour nettoyer l’Angleterre de toute cette vermine…

Attention ! Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire et ressemblent à n’importe qui. Mais elles ne sont pas ordinaires. Elles passent leur temps à dresser les plans les plus démoniaques et elles détestent les enfants.

La Grandissime Sorcière compte bien les faire tous disparaître. Seuls un jeune garçon et son extravagante grand-mère semblent capables de l’en empêcher…

Critique :
La version roman m’avait bien plu et j’ai voulu tester la version graphique. Il m’a fallu du temps avant de pouvoir le faire, mais c’est chose faite.

Si les graphismes, au départ, m’ont un peu déstabilisées, surtout celui de la grand-mère, toute petite, après, je m’y suis habituée et j’ai particulièrement apprécié les dessins des souris.

Le côté dramatique est particulièrement bien rendu : un petit garçon a perdu ses parents, el voici orphelin, avec pour seule famille sa grand-mère, déjà âgée, aux manières peu orthodoxes (elle fume le cigare et joue au casino). La vie est injuste, dès les premières pages, on nous le rappelle.

Sa mamy va alors lui raconter une drôle d’histoire avec des sorcières, mais des vraies, pas comme celles accusées injustement d’en être. Là, j’ai retrouvé les explications que je venais de lire dans le livre de Mona Chollet « Sorcières » et en fin d’ouvrage, Pénélope Bagieu remercie justement Mona Cholet…

Bien vu d’avoir ajouté ces explications afin de bien discerner les pauvres femmes accusées de sorcelleries parce qu’elles vivaient de manière indépendante et les vraies sorcières qui ne sont que des espèces de femmes déguisées en femmes : perruques pour cacher leurs crânes chauves, gants pour cacher les doigts crochus, souliers à talons pour masquer leurs pieds sans orteils.

L’adaptation en bédé est réussie ! Les personnages sont touchants, plein de justesse, sans jamais sombrer dans le pathos et l’autrice a juste remplacé le gamin grassouillet qu’était Bruno Jenkins par une jeune fille intrépide et pleine de verve. Bien vu, le duo marche bien, il se complète et la jeune fille est plus dynamique que le gosse du roman (qui était raillé à cause de son poids et de sa gourmandise).

En 300 pages, l’autrice arrive à replacer tout ce qui était important dans le roman, à commencer son histoire doucement, à poser les décors, avant d’envoyer le gamin et sa mamy dans un hôtel anglais, au bord de la plage de Brighton, où notre jeune garçon va rencontrer son destin et faire basculer celui d’autres personnes.

C’est enlevé, dynamique, les dessins sont parfaits pour cet album, on s’attache à cette petite grand-mère au lunettes énormes, à l’épaisse chevelure mauve, qui n’arrête pas de palabrer et d’appeler son petit-fils par toute sorte de petits noms d’animaux.

Attention, le récit est noir ! Déjà que nous avons un orphelin, une grand-mère qu’il a peur de perdre (elle est âgée, mais ne le dites pas devant elle), qu’il a peur des sorcières et que ces dernières ne veulent pas moins éradiquer tous les enfants de la surface de la planète !

et le Haunted reading bingo du Challenge Halloween 2021 chez Lou & Hilde (Sorcières).

Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – Tome 2 – Trois petites souris : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin

Titre : Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – T02 – Trois petites souris

Scénariste : Philippe Charlot
Dessinateur : Xavier Fourquemin

Édition : Vents d’Ouest (10/02/2021)

Résumé :
A Blackchurch, Lord Harold enquête sur une affaire de bétail noyé. Il se rend vite compte qu’il dérange dans ce quartier de Londres où personne, des hautes sphères de la société londonienne jusqu’à la pègre des bas-fonds, ne souhaite le voir fouiner.

Critique :
Ma premoère rencontre avec Lord Harold n’avait pas été concluante, mais comme j’avais décidé de lui laisser une seconde chance, j’ai tenu parole.

Le premier tome s’adressait avant tout à une public jeune, adepte d’humour potache et j’avais trouvé que le scénario manquait un peu de profondeur.

Ce deuxième tome relève le niveau : il y a toujours une dose d’humour, mais je l’ai trouvé moins potache, justement.

Le jeune Lord Harold, toujours au commissariat de Blackchurh (dans les bas-fonds), va s’employer à lever les mystères du premier album et à tenter de mettre fin à la conspiration menée par le méchant de l’album.

Bon, Lord Harold est un malin jeune homme, il a de la suite dans les idées et tel L’Agence Tout Risque version aristo, il va faire en sorte que le Méchant tombe dans ses filets.

Ça reste bon enfant, on a tout de même du mystère du suspense, des péripéties, des retournements de situations, des traitres, des pièges et l’ensemble tient la route, même si nous ne saurons pas comment Lord Harold construit certains de ses pièges…

Les auteurs ont tout de même poussé un peu plus loin la réflexion et sont allé plus loin qu’une simple affaire de rivalités entre deux bandes de malfrats dans le quartier malfamé. On a du complot, du beau complot. Peut-être pas crédible à 100%, mais pour les enfants, ça passera.

Les personnages sont un peu caricaturaux, sans trop de finesse, hormis pour les trois femmes du pub et les dessins de Xavier Fourquemin m’ont rappelés ceux de la saga du « Train des orphelins ».

Une bédé jeunesse qui remonte la pente par rapport au premier album, qui offre un charmant petit moment de lecture, qui offre aussi sa part de mystère et d’enquête. Lord Harold est un jeune homme sympathique, qui veut bien faire, tout en sachant qu’il devrai de temps en temps passer outre de la loi dans ce quartier.

Nous avons beau être dans les bas-fonds de Londres, dans un quartier pire que celui de Whitechapel, comme nous sommes dans de la bédé jeunesse, cela reste correct, pour ne pas froisser les plus jeunes.

Tout compte fait, c’est rafraichissant, ce deuxième volet ! On ne révolutionnera rien, mais cela offre quelques moments de détente, sans se prendre la tête, tout en ayant du plaisir, même si ça ne restera pas dans les annales.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°XX], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°XX], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°00], et le Haunted reading bingo du Challenge Halloween 2021 chez Lou & Hilde (Dark London / Jeunesse).

Dracula : Roy Thomas et Mike Mignola (Versions N&B et Couleurs)

Titre : Dracula (Versions N&B et Couleurs)

Scénariste : Roy Thomas
Dessinateur : Mike Mignola
Traduction : Janine Bharucha

Éditions : Comics USA (1994) / Delcourt (2018)

Résumé :
Il y 25 ans, Mike Mignola adaptait le classique film de Francis Ford Coppola basé sur le roman Dracula de Bram Stoker. Longtemps resté épuisé, ce trésor caché revient dans une édition couleur remastérisée digne de ce nom.

Transylvanie, 1462. Vlad Drakul laisse la belle Elisabeta pour guerroyer contre l’envahisseur turc. Revenu victorieux du combat, il découvre qu’elle s’est suicidée à la fausse nouvelle de sa mort.

Éperdu de douleur, il abjure sa foi en l’église et en appelle aux puissances du sang pour venger et retrouver sa bien-aimée à l’aide de pouvoirs obscurs. Il devient alors un vampire connu sous le nom de Dracula.

Critique :
Dracula de Bram Stoker, je le connais bien (lu le roman deux fois) et je connais encore plus l’adaptation faite par Francis Ford Coppola (que j’ai du voir 36 fois au moins).

Donc, lire l’adaptation du film (lui même adapté du roman) en bédé, ça pourrait sembler être une redite…

C’est en une sans en être car malgré tout, la mémoire efface certains détails et la version bédé a le mérite d’aller au plus rapide.

Possédant la version couleur, je me suis faite prêter la version en noir & blanc afin de comparer les deux éditions. Lisant la version N&B, je comparais ensuite la page avec celle de la version couleur.

Ce ne sont pas tout à fait les mêmes : la traduction est un peu différente entre les deux, certains graphismes ont été revus, mais dans l’ensemble, peu de différence, si ce n’est que l’on perçoit mieux les dessins avec les couleurs qu’en version N&B.

Si l’histoire est une adaptation assez fidèle du film (mais avec moins de détails), si j’ai pris plaisir à me remettre en mémoire, on ne pourra pas dire que les dessins de Mike Mignola m’auront apportés de la jouissance visuelle.

Trop d’ombres dans les visages et dans les décors. Cela brouille la perception que l’on aimerait avoir des personnages, cela cache les expressions des visages et réduisent l’endroit dans lequel ils évoluent à leur plus simple expression.

Ces zones d’ombres sont les mêmes dans la version couleurs, mais justement, les couleurs apportent un peu plus de détails aux cases et de ce point de vue-là, je préfère la version colorisée de 1994.

Comme je le disais plus haut, l’adaptation est assez fidèle, mais adapter un film en version bédé implique des coupes dans le récit, des ellipses et le bât a blessé un peu car cela donnait l’impression d’être face à un récit décousu.

Évidemment, l’adaptation n’était pas simple : le film de Coppola était long (et bon) puisque le cinéaste avait donné un passé à Dracula, humanisant le vampire, plus que le roman original de Stoker.

Adapter c’est donc trancher, couper, décapiter, renoncer… Le fait d’avoir encore en mémoire une grande partie du film m’a permis de ne pas perdre pied dans ce récit haché.

Anybref, ce ne sera pas un coup de coeur, ni pour les dessins, ni pour l’adaptation générale en bédé. Et ce, quelque soit la version (colorisée ou pas).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°74] et le Haunted reading bingo du Challenge Halloween 2021 chez Lou & Hilde (5. Vampires).

 

Sherlock vs Cthulhu – 02 – Les psychoses neurales : Lois H. Gresh

Titre : Sherlock vs Cthulhu – Tome 2 – Les psychoses neurales

Auteur : Lois H. Gresh
Édition : Ynnis (10/02/2021)
Édition Originale : Sherlock Holmes VS. Cthulhu: The Adventure of the Neural Psychoses (2018)
Traduction : Thomas Bauduret

Résumé :
Le combat épique entre la logique froide de Sherlock Holmes et l’horreur indicible de Cthulhu continue !

La monstrueuse portée d’Amelia Scarcliffe va bientôt voir le jour, grouillant des hérauts de Cthulhu. Ses chants appellent la folie, la mort… mais aussi une fortune infinie. Et Moriarty fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre la main dessus, quitte à abattre les murs entre un monde d’horreurs indicibles et le nôtre.

Après l’affrontement entre Sherlock Holmes et l’Ordre de Dagon, d’affreuses créatures ont commencé à hanter la Tamise, tandis que la démence s’est emparée des rues de Whitechapel.

Alors que les hommes de main de Moriarty sèment la terreur en se confrontant aux membres de la secte, seuls Holmes et le docteur Watson peuvent remédier à la situation. Mais pourront-ils trouver l’origine de cette psychose avant que Watson n’en devienne la victime ?

Critique :
Cette fois-ci, c’est terminé, le troisième tome ne sera pas lu par moi ! La coupe est pleine, n’en jetez plus…

La lecture du premier tome avait déjà en dents de scie, celle du deuxième fut une catastrophe sans nom faite de soupirs et de sauts de pages.

Si dans le premier tome j’avais apprécié les 200 premières pages, ici, je ne saurais dire combien de pages j’ai vraiment appréciées… Celles consacrées au final, ce qui ne fait pas énormément de pages !

Qu’est-ce qui m’a bloqué dans ma lecture ? Je ne saurais trop le dire. L’auteur n’écrit pas comme un pied, il y avait de la logique dans sa narration, ce n’était pas erratique. Les personnages de Holmes et Watson, vus par l’auteur, ne m’ont jamais emballés, mais c’est une histoire de goût.

Pour tout dire, je me suis ennuyée dans le récit, rien ne trouvait grâce à mes yeux et ce fut donc laborieux d’arriver à la page 100. Après, je ne me suis plus embarrassée avec les scrupules, j’ai tracé la route jusqu’à l’affrontement final avec une sale bête et puis basta, j’ai refermé le livre et je ne perdrai pas mon temps à lire le troisième et dernier opus.

Autant où la trilogie consacrée à Holmes vs Cthulhu de Lovegrove était montée en puissance au fil des tomes, autant celle-ci fait le contraire. Si le premier tome de l’autre trilogie ne m’avait pas emballé, les deux autres oui et j’avais terminé cette trilogie contente.

Ici, on part dans l’autre sens : ça commence moyen puis ça s’enfonce, alors, je n’ose imaginer pour le dernier tome !

Bah, sans rancune, ce n’était pas pour moi, j’ai assez de livres dans ma PAL pour m’offrir des frissons littéraires.

Je dois encore couver un virus littéraire parce qu’avec mes dernières lectures, c’est où ça passe (et donc, j’adore) ou ça casse et je passe royalement à côté. Pour le moment, pas d’entre deux, c’est tout ou rien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°62] et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°74].

Dans la tête de Sherlock Holmes – Tome 2 – L’Affaire du ticket scandaleux : Cyril Lieron et Benoit Dahan

Titre : Dans la tête de Sherlock Holmes – Tome 2 – L’Affaire du ticket scandaleux

Scénariste : Cyril Lieron et Benoit Dahan
Dessinateur : Benoit Dahan

Édition : Ankama Éditions (24/09/2021)

Résumé :
Alors que Sherlock Holmes et le Dr Watson sont sur la piste du magicien chinois Wu-Jing, le ministre des Colonies Britanniques est à son tour visé.

Cette fois, ce sont les plus hautes sphères de l’État qui sont frappées. Quel genre de complot le sulfureux mage peut-il bien tramer ?

Le célèbre détective est décidément confronté à un personnage aussi secret qu’inquiétant et il n’est pas au bout de ses surprises…

Critique :
Alors là, une fois de plus, je m’incline bien bas et tant pis pour mes raideurs ! Voilà une bédé intelligente et foutrement bien faite !

Non seulement le scénario de l’enquête tient la route parfaitement, non seulement il n’y a pas d’élément fantastique et en plus, tout se tient, tout est clair et le fil rouge est toujours là pour vous guider, même quand il se casse.

Si j’avais dû penser à un album pareil, je pense que j’aurais fini mes jours à l’hôpital psychiatrique. En tant que lectrice, je termine au panthéon de la bédé, au summum du plaisir livresque.

Donner aux lecteurs (et lectrices) le plaisir de se retrouver DANS la tête de Sherlock Holmes au moment de ses déductions, de ses pensées lorsqu’il fume 5 pipes pour résoudre cet épineuse énigme dont je ne m’étais pas doutée de la solution finale avant de la découvrir par transparence (suggérée par les auteurs).

Ce qu’il se passe dans la tête de Holmes est bien imaginé, bien mis en scène, bien illustré (ah, la biblio avec les livres importants) et durant toute l’histoire, nous suivrons donc ce fameux fil rouge illustrant le fil de l’enquête.

Les auteurs ont même pensé à ajouter un plan de Londres pour nous montrer la route suivie par Holmes et Watson, en fiacre. La cerise sur le gâteau déjà somptueux…

L’Angleterre ne sortira pas grandie du final… Nos nations n’ont pas à se gausser, elles n’en sortiraient pas grandies non plus !

Une excellente bédé mettant en scène un Sherlock Holmes tel que je l’apprécie le plus : suivant une enquête, faisant des déductions, entraînant un pauvre Watson dans son sillage, qui, comme nous, ne comprendra pas avant de se trouver face à leur ennemi, qui, heureusement, n’est pas Moriarty !

Une bédé intelligente, innovante, surprenante (même si je ne suis plus surprise puisque j’ai lu le premier tome direct après sa sortie), qui ne sombre jamais dans l’excès et qui réussi à ne pas se prendre les pieds dans le tapis.

L’exercice n’était pas simple, vu la particularité de ce récit qui nous plonge dans la tête de Holmes et qui nous montre, au travers de petits médaillons, les différents indices récoltés. Qu’ils soient importants ou pas…

Génial, tout simplement !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°58], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°73], et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages).

Loveday & Ryder – Tome 4 – Le secret de Briar’s Hall : Faith Martin [LC avec Bianca]

Titre : Loveday & Ryder – 04 – Le secret de Briar’s Hall

Auteur : Faith Martin
Édition : HarperCollins Noir (02/06/2021)
Édition Originale : A Fatal Secret (2020)
Traduction : Hanna Chahchoub et Alexandra Herscovici-Schiller

Résumé :
Oxford, Pâques 1961.
A Briar’s Hall, propriété de la famille de Lacey, une chasse aux œufs est organisée pour les enfants du village.

Eddie, 11 ans, disparaît. Son corps est retrouvé dans un puits. Si l’enquête du coroner conclut à un accident tragique, le Dr Clement Ryder, médecin légiste, a des doutes.

Lorsque Martin de Lacey, le propriétaire du manoir, vient lui faire part du souhait du père de l’enfant de relancer l’enquête, Clement obtient de la police locale que Trudy Loveday soit affectée à l’affaire.

C’est tout le petit monde de Briar’s Hall et de la famille de Lacey qu’il faudra étudier de près…

Critique :
Que ça fait du bien de retrouver mes Sherlock Holmes & John Watson en version Dr Clement Ryder & Trudy Loveday.

Attention, Holmes reste en tête du classement des meilleurs détectives et dira même, ironiquement, que Ryder n’a pas observé !

Quant à Poirot, il lui rétorquerait que s’il avait utilisé ses petites cellules grises, il aurait trouvé la solution de ce meurtre crapuleux…

Balancer un gamin de 11 ans dans un puits après lui avoir brisé la nuque, c’est crapuleux. Mais, est-ce bien un crime ou tout simplement un accident dû à de la négligence ??

Une fois de plus, Faith Martin va disséquer la société oxfordienne de 1961, celle où les femmes avaient juste le droit de se taire, de faire des gosses, de cuisiner et de s’occuper de leurs maris (dans l’ordre que vous voulez).

Ce cosy-mystery n’est pas fait pour les lecteurs qui souhaitent du trépidant car il ne se passe pas grand-chose durant cette enquête, si ce n’est des secrets de famille qui ne sentent pas bon en 1961… C’était il y a 60 ans et pourtant, quels progrès avons-nous fait depuis ?! Beaucoup et peu, en même temps.

Une fois de plus, j’ai pris plaisir à suivre ce duo d’enquêteurs atypiques dont on sent l’amitié naissante, le respect l’un pour l’autre, malgré les petits secrets que l’un cache à l’autre, et vice-versa. Il est difficile pour un homme d’âge mûr d’avouer sa maladie et il est difficile pour une jeune fille de parler de sa dispute avec ses parents.

Entrant par la grande porte dans une famille anglaise traditionnelle, nos deux amis auront bien du mal à ne pas se faire refouler par le dragon qui garde la porte et aurait préféré qu’ils passent par la porte de service, comme du temps de la reine Victoria. Dragon qui veille sur la famille et sur ses petits secrets.

L’enquête policière n’est pas trépidante, mais je ne me suis pas ennuyée à la suivre, dévorant ce 4ème épisode avec le même appétit que d’habitude tant j’apprécie découvrir la vie des années 60 en Angleterre (même si nous étions sans droit, nous les femmes), qu’elle soit du côté des prolétaires que des nantis.

Pour une fois, Loveday & Ryder n’ont pas été plus perspicaces que moi et ça me soulage, parce que moi non plus je n’avais rien vu venir !

Sans révolutionner le monde du polar, sans révolutionner les romans sociétaux, sans approfondir un sujet de société important (dont j’aurais aimé en apprendre plus), ce polar reste dans la lignée des premiers : un duo qui marche, qui évolue, des enquêtes lentes sans être ennuyantes, une immersion dans la société d’Oxford, des petits mystères ajoutés au récit.

Le genre de policier à lire sans prise de tête, l’esprit délivré de toute contrainte, les doigts de pieds en éventail et un mojito à côté de vous (ou tout autre boisson). C’est une lecture détente, sans pour autant qu’elle soit simpliste ou neuneu.

Une LC réussie, cette fois-ci, avec ma copinaute Bianca. Son avis rejoint le mien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°19] et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°72].